Le centre de recyclage de pneus de Minto brûle depuis bientôt une semaine


Depuis la nuit du 20 au 21 décembre, un incendie s’est déclarée dans un centre de recyclage de pneu au Nouveau-Brunswick au Canada. On n’éteint pas un tel feu comme un feu de forêt. Imaginez la fumée, l’odeur, l’eau contaminée pour la population environnante. Comme l’eau ne peut pas éteindre, les pompiers espère que le sable puisse étouffer les flammes.
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Le centre de recyclage de pneus de Minto brûle depuis bientôt une semaine

Fumée sur le site où s'activent des pompiers.

Les autorités estiment avoir déversé environ 2300 chargements de sable sur les pneus pour étouffer les flammes.

Radio-Canada

Cela fait une semaine qu’un incendie fait rage dans un centre de recyclage de pneus usagés à Minto, au Nouveau-Brunswick.

Les flammes consument les pneus entreposés sur les terrains de l’entreprise Tire Recycling Atlantic Canada Corporation (TRACCTire Recycling Atlantic Canada Corporation) depuis la nuit du 20 au 21 décembre.

Le prévôt des incendies du Nouveau-Brunswick, Micheal Lewis, a affirmé vendredi après-midi que les pneus qui brûlent devraient être complètement recouverts se sable dans les prochaines 24 heures.

Après avoir arrosé le bâtiment de l’entreprise la première journée, les pompiers ont changé de stratégie le lendemain, et ont entrepris de déverser sur les pneus des quantités importantes de sable pour éteindre le feu.

Ce sont environ 3000 allers et retours, jour et nuit, qui ont été effectués depuis, a relaté M. Lewis.

Des équipes de 21 services d’incendie étaient au travail dans les 36 premières heures suivant le début de l’incendie. Cela représentait environ 130 pompiers, indique Michael Lewis. Depuis, de quatre à six pompiers sont sur les lieux en tout temps, précise-t-il.

Ce sont tous des pompiers volontaires, et plusieurs ont évidemment travaillé à combattre l’incendie la nuit et le jour de Noël.

Le prévôt des incendies tient à remercier la communauté.

« Le soutien et le support qu’on a eu dès le début, avec la nourriture et tout ça, c’est vraiment bien. Toute la communauté est vraiment patiente, on veut la remercier », dit Michael Lewis.


La quantité et la densité de la fumée continuent de baisser dans le secteur, mais les avis de mauvaise qualité de l’air et de l’eau restent en vigueur.

Les citoyens reliés au système d’alimentation du parc industriel ont dû cesser de consommer leur eau lundi dernier.

Quant aux propriétaires dont la résidence est alimentée par un puits, les autorités leur conseillent d’être attentifs à tout changement de couleur ou d’odeur de l’eau.

Épaisse fumée noire s'échappant d'un incendie de pneus.

L’incendie dégageait au début un immense panache de fumée.

PHOTO : CBC / GARY MOORE

Personne n’a été évacué. On ne rapporte aucune hospitalisation. 

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Les tâches ménagères nuisent à la qualité de l’air


Faire la cuisine, le ménage affecte la qualité de l’air dans une maison. Ce n’est pas nécessaire malgré tout d’abandonner le balayage, lessive et tout le tra la la … Une bonne aération pour changer l’air de la maison est tout aussi efficace.
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Les tâches ménagères nuisent à la qualité de l’air

 

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

Les tâches ménagères comme la cuisson et l’entretien nuisent à la qualité de l’air de nos maisons, affirme une étude américaine, mais une experte indépendante croit qu’il n’y a pas lieu de trop s’alarmer.

Faire bouillir de l’eau au-dessus d’une flamme augmenterait les niveaux de polluants atmosphériques gazeux et de particules en suspension. Préparer des rôties le matin enverrait aussi des particules dans l’air. Et des produits comme le shampoing, le parfum et les nettoyants seraient des sources de composés organiques volatils.

Les chercheurs de l’Université du Colorado ont beau prétendre que la qualité de l’air à l’intérieur de nos maisons est comparable à celle d’une grande ville polluée, il ne faut probablement pas y voir une excuse pour manger exclusivement au restaurant ou cesser de laver le plancher.

« Faire des rôties, ça fait des particules, c’est sûr, c’est de la cuisson, a expliqué la professeure Caroline Duchaine, une experte de l’Université Laval qui étudie les bioaérosols et leurs effets sur la santé respiratoire des humains exposés. Cela étant dit, c’est une question de ventilation et de changement d’air des maisons. Si on entre quelque part et que ça sent la cuisson, c’est certain qu’il y a des particules dans l’air. Mais est-ce que notre vie est en danger ? Non. »

Et quand exposition il y aura, ce sera habituellement sur du court terme, poursuit-elle. Les maisons ont un taux de changement d’air naturel et si la maison est bien ventilée, les particules s’en vont, « mais c’est toujours une question de dose ».

« Quelqu’un qui se fait cuire des rôties huit fois par jour, c’est quand même moins que fumer dans la maison, en termes de particules, a-t-elle dit. Mais ça pourra être différent au niveau du cumul d’exposition : j’ai une vieille voiture, j’habite proche d’une autoroute… Ce sont des facteurs de risque […] un million de fois [pires] que de se faire des rôties. »

Les sources d’émissions de particules sont multiples à l’intérieur d’une maison, des petits électroménagers jusqu’aux feux de foyer en passant par les désodorisants que l’on branche dans une prise de courant. Même l’odeur qui émane d’une imprimante au laser démontre qu’elle dégage aussi des particules, et des chercheurs australiens suggèrent de toujours l’installer dans un endroit plus aéré et jamais dans une pièce fermée comme un bureau.

« Moi, tous les trucs branchés, jamais je ne mettrais ça dans ma maison, a confié Mme Duchaine. Par contre, quand je soupe, je mets quand même des chandelles sur la table, ça ne me dérange pas et à date tout va bien. »

Les conséquences pour la santé d’une exposition à ces particules sont bien connues. En termes de pollution atmosphérique, on évoque souvent les particules PM2.5, à savoir des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (un micron équivalant à un millionième de mètre).

« Quand on parle de la combustion, on tombe de l’ordre du nanomètre [un milliardième de mètre, NDLR], a expliqué la chercheuse. [Ces particules] se comportent ni plus ni moins que comme des gaz. Ce sont des particules ultrafines qui vont entrer dans la circulation sanguine […] et induire des réactions inflammatoires. »

Les recherches de la professeure Duchaine ont porté, il y a quelques années, sur les aspirateurs, et elle a constaté que certains modèles, au moment du démarrage, émettaient des concentrations de particules comparables à un moteur diesel.

« Les particules provenaient probablement des composantes en plastique qui tournent et qui frottent et qui s’usent, mais aussi du contenu biologique du sac, a-t-elle expliqué. Donc j’ai trouvé des bactéries et des moisissures dans l’air, juste à faire rouler le moteur, sans bouger l’aspirateur. Donc avec un modèle qui coûte un peu plus cher, on a des composantes qui émettent moins de particules au niveau de la friction du moteur, le moteur chauffe moins, et aussi un sac plus étanche. »

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Des chercheurs ont modifié génétiquement une plante pour qu’elle dépollue nos intérieurs


Avant on faisait des croissements pour avoir de nouvelles variétés de plantes, aujourd’hui on ajoute des gènes qui peuvent provenir d’animaux. En effet, les scientifiques ont ajouté un gène de lapin sur une plante dans le but de purifier la pollution intérieure. Cela fonctionne en laboratoire, reste à savoir si dans une maison, cela serait tout aussi efficace. Cependant, les fenêtres que l’on ouvrent au moins 1 fois par jour est tout aussi efficace.
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Des chercheurs ont modifié génétiquement une plante pour qu’elle dépollue nos intérieurs

 

Crédits : Université de Washington

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

On évoque assez souvent la capacité qu’auraient les plantes d’intérieur à purifier l’air de nos logements. S’il s’agit là d’un fait pas toujours avéré, des chercheurs américains ont bel et bien modifié génétiquement une plante pour lui donner cette même capacité !

La qualité de l’air intérieur

Si la pollution atmosphérique fait craindre le pire en termes de qualité de l’air, il faut savoir que l’air intérieur est souvent davantage pollué qu’à l’extérieur. En effet, de nombreuses substances sont concentrées, provenant entre autres des produits d’entretien, de la peinture et divers aérosols, ou encore du tabagisme, du chauffage au fioul ainsi que des bougies parfumées.

Des chercheurs de l’Université de Washington (États-Unis) ont expliqué leur travail dans une publication du 19 décembre 2018 dans la revue Environmental Science and Technology. Il y est question d’une plante d’intérieur très commune ayant tout de même une particularité : celle-ci a été modifiée génétiquement. Ainsi, cette plante OGM contient un gène de lapin destiné à purifier l’air intérieur.

Au passage, le principal auteur de l’étude Stuart Strand rappelle que les plantes sont relativement inefficaces dans la purification de l’air. L’intéressé évoque une dépollution plus souvent obtenue par des interactions microbiennes avec des bactéries présentes dans la terre.

Un gène “détox”

Afin d’obtenir leur plante agissant en qualité de bio-filtre, les chercheurs ont utilisé un gène présent chez le lapin. Celui-ci a pour mission de coder l’enzyme cytochrome P450 2e1. Présente chez les mammifères en général, cette enzyme dégrade les composés toxiques situés dans le foie, entre autres le benzène et le chloroforme.

Le gène en question a ensuite été transféré dans le génome d’un Epipremnum aureum, une plante plus connue sous le nom de lierre du diable. Or, cette plante a plusieurs avantages, car celle-ci n’a pas besoin de beaucoup d’entretien ni même d’arrosage. De plus, les scientifiques disent avoir ajouté au végétal un gène de fluorescence pour lui donner un look plus attrayant.

Des tests concluants

Les chercheurs ont bien sûr pratiqué des tests afin de vérifier les capacités de la plante. Ainsi, du lierre modifié et du lierre normal ont été placés dans des tubes à essai et exposés à des polluants pendant plus d’une semaine. À la fin de l’expérience, les tubes de lierre OGM montraient une chute de 90 % de la présence de benzène, contre 10 % pour la plante normale. En revanche, ces résultats sont le fruit d’une expérience en laboratoire, et les chercheurs ne s’en cachent pas.

« La dépollution n’est réellement efficace que si les plantes sont placées dans un endroit clos avec un système permettant de faire circuler l’air sur les feuilles, comme un ventilateur », a rappelé Stuart Strand.

Enfin, si les recherches se poursuivent à l’heure actuelle afin de trouver un moyen de combiner d’autres gènes pour davantage de performance, le meilleur moyen afin de dépolluer l’intérieur reste encore d’ouvrir les fenêtres.

Sources : Genetic Engineering & Biotechnology NewsFutura Sciences

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L’ozone mine la qualité de l’air


Beaucoup de changements ont été faits pour diminuer la destruction de la couche d’ozone qui nous protège des rayons UV. Ce qui a entrainer une baisse de plusieurs polluants. Le problème, c’est que cette couche d’ozone devient maintenant un problème en se trouvant plus bas que la stratosphère à cause des changements climatiques. Les conséquences peuvent amener à des problèmes pulmonaires.
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L’ozone mine la qualité de l’air

 

Les Québécois respirent globalement du meilleur air aujourd'hui que pendant les... (Photo 123RF)

PHOTO 123RF

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

(SAGUENAY) Les Québécois respirent globalement du meilleur air aujourd’hui que pendant les années 70. Mais un polluant vient faire de l’ombre au tableau : l’ozone, une molécule qui peut causer des problèmes respiratoires et contre laquelle on ne peut malheureusement pas faire grand-chose.

Jean-Philippe Gilbert, étudiant à la maîtrise en sciences géographiques à l’Université Laval, a compilé toutes les statistiques disponibles sur ce qui se trouve dans l’air québécois et a partagé ses résultats au congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas).

« On respire du bon air. On n’a rien à envier à personne », constate-t-il. Les filtres sur les cheminées des usines et l’amélioration des procédés ont permis une « baisse drastique » des grosses particules en suspension dans l’air. La concentration des particules plus petites a aussi diminué, ainsi que la presque totalité des 10 polluants étudiés par M. Gilbert.

La seule exception est donc l’ozone, dont la concentration a grimpé de 50 % en 40 ans. On aime l’ozone lorsqu’il se trouve dans la stratosphère, où il nous protège des rayons UV. Le problème survient quand il descend dans les basses couches de l’atmosphère. Or, c’est ce qui se passe à cause des changements climatiques. Le phénomène est complexe : l’air plus chaud en basse altitude fait de la pression sur la stratosphère au-dessus de l’équateur. Celle-ci se retrouve alors poussée vers le nord et finit par transmettre une partie de son ozone dans notre air. Ironiquement, certains polluants capables de détruire l’ozone sont aujourd’hui plus rares, ce qui exacerbe le problème.

Dans ce cas, impossible de mettre un filtre sur une cheminée pour régler le problème.

 

« Outre essayer de s’adapter, il n’y a pas grand-chose à faire », estime Jean-Philippe Gilbert.

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Les plantes d’intérieur, une arme verte antipollution ?


Les plantes peuvent-elles améliorer la qualité de l’air dans une maison. Il semble que cela n’est pas prouvé scientifiquement. Pour la pollution intérieure, l’aération demeure le meilleur atout. Été comme hiver, il est préférable de le faire le matin et plus tard le soir et non quand il y a plus de pollution dehors comme en après-midi (l’hiver, aérez votre logement entre 8h et 11h le matin ou entre 22h à minuit le soir et évitez d’aérer entre 14h et 18h. l’été, aérez votre logement entre 21h et 10h, quand l’air est le plus frais et évitez d’aérer entre 11h et 17h.)
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Les plantes d’intérieur, une arme verte antipollution ?

 

Certaines plantes peuvent absorber des polluants présents dans l'air. Elles sont dites « antipollution ». Toutefois, pour améliorer la qualité de l'air, rien ne vaut une bonne aération quotidienne de son intérieur. © Tpsdave CCO

Certaines plantes peuvent absorber des polluants présents dans l’air. Elles sont dites « antipollution ». Toutefois, pour améliorer la qualité de l’air, rien ne vaut une bonne aération quotidienne de son intérieur. © Tpsdave CCO

 

Michel Caron

Ingénieur agricole

 

Pour assainir son cadre de vie, rien ne vaut une aération régulière de son intérieur. Il existe par ailleurs des plantes ayant la particularité d’absorber certains polluants. Sont-elles intéressantes pour nos maisons ?

Futura a mené l’enquête.

Que faire pour améliorer la qualité de l’air de sa maison ? Première réponse : aérer ! Par ailleurs, certaines plantes peuvent absorber des polluants présents dans l’air. Mais qu’en est-il en conditions réelles, dans l’habitat ?

Formaldéhyde, xylène, benzène, toluène, etc. sont des composés chimiques qui polluent votre habitation à longueur d’années, sans que vous puissiez vous en rendre compte. On les trouve en effet dans des spécialités du commerce que vous utilisez couramment comme les peintures, les détergents, les cosmétiques et des produits d’entretien. Certaines de ces substances seraient responsables, selon des spécialistes, d’allergies, de maladies respiratoires, de fatigue chronique et on les soupçonnerait même d’être parfois cancérogènes.

Or, des travaux (voir ici par exemple) ont démontré que la plupart de nos plantes d’intérieur possèdent la faculté de transformer lesdites substances indésirables en particules propres ! Toutefois, ne nous y trompons pas : pour améliorer la qualité de l’air intérieur, il est surtout primordial de bien aérer et ventiler les pièces.

L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) estime ainsi :

« L’argument « plantes dépolluantes » n’est pas validé scientifiquement au regard des niveaux de pollution généralement rencontrés dans les habitations et des nouvelles connaissances scientifiques dans le domaine. En matière d’amélioration de la qualité de l’air intérieur, la priorité reste la prévention et la limitation des sources de pollution (entretenir les chauffe-eau et chaudières, réduire l’utilisation de produits chimiques ménagers…) accompagnées d’une ventilation ou plus généralement d’une aération des locaux (entretien du système de ventilation, ne pas bloquer les orifices d’aération, ouvrir les fenêtres quelques minutes tous les jours…) ». 

Quoi qu’il en soit, la culture de quelques-uns de ces végétaux apportera beaucoup de charme à vos différentes pièces…

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Feux en Californie : « Ça ressemble à un paysage post-apocalyptique »


La Californie, n’en fini plus avec ses incendies, de gros dommages matériels, de cultures, d’animaux s’en suite. La qualité de l’air devient un problème important. Le pire c’est les vents qui s’en mêlent et comme tisons qui viennent s’emparer de plus de terrain, les pompiers les appellent des yeux de chats
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Feux en Californie : « Ça ressemble à un paysage post-apocalyptique »

 

Automobiles dans une rue sous un ciel enfumé

Les microparticules émises par les brasiers détériorent la qualité de l’air en Californie. Photo : Radio-Canada/Étienne Leblanc

Après une accalmie de quelques heures, les feux en Californie ont repris de l’ampleur. Les autorités pourraient devoir les combattre pendant encore des mois. Et des feux aussi intenses et fréquents semblent devenir la « nouvelle norme ». Nos envoyés spéciaux sont sur place pour nous rapporter les derniers développements et prendre le pouls d’une population durement éprouvée, mais déterminée.

Un texte de Janic Tremblay

Un serpent de feu sillonne la forêt dans les montagnes de Carpinteria. On devine à distance l’intensité des flammes qui illuminent la nuit. L’incendie est en train de tout raser. De nombreux curieux vont et viennent pour constater de visu la progression du feu. Angela Busi regarde désespérément la montagne qui se consume devant elle en tentant d’immortaliser la scène sur son téléphone.

« Cela me désole. C’est triste de voir la végétation s’envoler en fumée. Surtout qu’au printemps dernier on avait eu droit à une floraison exceptionnelle. C’était vert partout. En ce moment, cela ressemble plutôt à un paysage post-apocalyptique. Et ce n’est pas terminé! »

Les feux en Californie, la nuit

Les feux en Californie, la nuit Photo : Radio-Canada/Janic Tremblay

Tout a commencé il y a une semaine, quand les bourrasques de Santa Ana se sont mises à souffler. Ces vents naissent quand une zone de haute pression s’installe dans les montagnes de la Sierra Nevada et pousse l’air dans les vallées. Là, les vents chauds et pratiquement dépourvus d’humidité prennent de la vitesse et assèchent tout sur leur passage. À la moindre étincelle, tout peut s’embraser.

C’est ce qui s’est produit il y a quelques jours. Ces mêmes vents ont aussi transporté des tisons ailleurs, parfois sur des dizaines de kilomètres, ce qui a multiplié les foyers d’incendie. Ces tisons, on ne les distingue pas ce soir. Mais on les devine tout de même. Les milliers de pompiers à pied d’oeuvre pour contenir les incendies les ont déjà trop vus. Tant et tellement qu’ils leur ont trouvé un nom : les yeux de chats. Quiconque a déjà marché ou couru dans le noir armé d’une lampe de poche peut en témoigner : les yeux des félins tapis dans l’obscurité percent parfois la nuit de façon inquiétante. Les tisons dévastateurs qui ont rougi le ciel des banlieues du nord-ouest de Los Angeles sont justement comme des chats prêts à fondre sur une proie.

Cinq camions de pompiers alignés sous un ciel enfumé

Camions de pompiers à Carpintiera Photo : Radio-Canada/Étienne Leblanc

Les dommages sont considérables. Plus de 900 kilomètres carrés ont été ravagés par les flammes. Environ 500 maisons et maisons mobiles ont brûlé. Des récoltes entières ont été anéanties pour cette année et peut-être aussi pour la prochaine en raison de l’accumulation de cendre. Des dizaines de chevaux sont morts lorsque leur écurie a pris feu. Selon certains comptes rendus, certaines bêtes, rendues folles par la catastrophe, auraient même galopé jusqu’à s’effondrer sans vie.

Presque miraculeusement, les incendies n’ont fait jusqu’ici qu’une seule victime humaine : une septuagénaire qui a péri dans un accident de voiture.

Il y a cependant d’importantes conséquences sur la santé humaine. La qualité de l’air oscille entre mauvaise et médiocre dans certains secteurs. L’atmosphère est chargée de toutes sortes de micro-particules nocives libérées par les brasiers. Dans la région d’Ojai, l’indice de qualité de l’air atteint les plus hauts niveaux sur les échelles de mesure. De nombreuses personnes aux prises avec des problèmes respiratoires se sont présentées dans les hôpitaux.

La situation préoccupe de toute évidence l’Agence régionale de santé publique, qui encourage très fortement le port de masques de protection et en distribue un peu partout. Le message passe. Les gens qui s’aventurent ou travaillent à l’extérieur sont nombreux à les porter.

Un serveur dans un restaurant porte un masque pour se protéger des particules et de la fumée.

Serveur dans un restaurant qui porte un masque pour faire le ménage à l’extérieur. Photo : Radio-Canada/Janic Tremblay

Chaque nuit, le feu gruge un peu plus dans les montagnes. Le soleil se lèvera bientôt. On aura une meilleure idée de l’étendue de la dévastation.

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Le brouillard meurtrier de Londres de 1952 enfin expliqué


Une énigme vieille de 64 ans d’un brouillard meurtrier à Londres a été résolue grâce au smog de la Chine
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Le brouillard meurtrier de Londres de 1952 enfin expliqué

 

Un épais brouillard sur la place Piccadilly Circus

Un épais brouillard s’étend sur la place Piccadilly Circus, à Londres, le 6 décembre 1952. Photo : Getty Images

Le 5 décembre 1952, un épais brouillard recouvre la ville de Londres. Jusque là, rien d’extraordinaire : Londres et le brouillard, ça va de pair. Le problème, c’est que lors des semaines qui ont suivi, des milliers de personnes sont mortes de problèmes respiratoires. Pourquoi?

Un texte d’Ève Christian

Cet épisode de pollution, le plus meurtrier de l’histoire européenne, n’a été expliqué que tout récemment, à la suite de recherches sur le smog en Chine.

Il était une fois…

Le 4 décembre, un vaste anticyclone recouvre la capitale du Royaume-Uni. Avec lui, une situation d’inversion de températures se produit; c’est-à-dire que la masse d’air chaud surplombe celle d’air froid, alors que la majorité du temps, c’est le contraire qui arrive.

Les températures chutent; il fait froid. Très froid. Les Londoniens utilisent alors grandement leur poêle à charbon pour se chauffer. La pollution qui s’en dégage s’ajoute à celle déjà omniprésente des usines et des centrales électriques alentour. Le ciel devient sombre.

Le vent étant léger, la fumée n’arrive pas à se dissiper et en raison de l’inversion thermique, l’air froid et la pollution sont cloués au sol.

Le phénomène dure cinq jours pendant lesquels les transports sont interdits tant la visibilité est réduite. La fumée pénètre même dans les édifices, causant l’annulation de plusieurs activités (cinéma, spectacles…)

Les hôpitaux se remplissent de dizaines de milliers de personnes qui éprouvent des difficultés respiratoires. Plusieurs semaines après, on dénombre plus de 12 000 morts de tous âges, certains présentant un haut niveau d’acide sulfurique dans le corps. Des milliers d’animaux aussi perdent la vie.

Un brouillard pollué

Que s’est-il passé cette fois-là? Londres est pourtant habituée aux brouillards; pourquoi celui-là a-t-il été aussi meurtrier?

D’abord, il a duré plusieurs jours et, puisqu’il faisait très froid, le chauffage au charbon a été utilisé en grande quantité. Mais pourquoi ce brouillard a-t-il été si nocif?

Jusqu’à tout récemment, les scientifiques n’avaient pas la réponse. Bien sûr, on savait que les émissions créées par la combustion du charbon étaient la cause de la plupart des décès. Mais le processus chimique exact qui a mené au mélange meurtrier de brouillard et de pollution n’a été découvert qu’en octobre dernier.

Le brouillard de Londres expliqué par le smog de Chine

Une rue de Pékin sous le smog et un soleil obscurci

Le smog obscurcit le jour à Pékin le 17 mars 2016. Photo : Getty Images

Ce sont des relevés pris dans l’atmosphère de deux grandes mégapoles parmi les plus polluées de Chine (Pékin et Xi’an) couplés à des expériences de laboratoire et analysés par une équipe de chimistes internationaux qui ont permis de trouver le coupable : le dioxyde d’azote.

Voici les explications chimiques

Données connues : Le sulfate contribue grandement au brouillard et des particules d’acide sulfurique se forment à partir du dioxyde de soufre libéré par la combustion du charbon.

Donnée inconnue : La façon dont le dioxyde de soufre se transforme en acide sulfurique.

À partir des recherches, on apprend que cette transformation est facilitée par le dioxyde d’azote, un autre sous-produit de la combustion du charbon, et qu’il se forme initialement sur le brouillard naturel. Ce dernier étant constitué de gouttelettes d’eau, ses particules sont plus grandes de plusieurs dizaines de micromètres et l’acide formé est donc suffisamment dilué.

Mais quand le brouillard s’est évaporé, à Londres en 1952, ce qui est resté au-dessus de la ville, était une brume constituée de fines particules acides. Un peu comme si une pluie acide sèche avait recouvert la ville.

Après le charbon, le diesel

À l’époque, les conséquences de ce brouillard funeste ont démontré qu’il était important et urgent de se préoccuper de la qualité de l’air. Quatre ans plus tard, afin d’améliorer la qualité du charbon de chauffage et de contrôler les sources domestiques de pollution, le Parlement britannique adopte une loi, le Clean Air Act.

Des mesures pour réduire la pollution ont été mises en place : comme le remplacement du charbon par du gaz naturel et l’éloignement des usines et des centrales électriques du centre-ville.

Évidemment, cela a aidé. Un temps. Mais Londres demeure l’une des villes les plus polluées d’Europe. En grande partie en raison du nombre croissant des voitures fonctionnant au diesel. Au début des années 2000, 18 % des véhicules fonctionnaient au diesel, alors qu’en 2013, c’était 42 % des véhicules qui roulaient avec ce carburant; sans pour autant que la technologie en matière de pollution ait évolué

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