Les vastes incendies rendent l’air vicié dans une partie de la Californie


La Californie a des troubles respiratoires du moins sur une partie de son territoire. Avec plusieurs incendies qui durent depuis des semaines, une fumée malsaine enveloppe l’air. Ce qui est le plus terrible, est qu’un de ces feux est fait par un pyromane.
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Les vastes incendies rendent l’air vicié dans une partie de la Californie

 

Les environs de Lake Elsinore sont enveloppés d'une... (PHOTO Patrick Record, AP)

Les environs de Lake Elsinore sont enveloppés d’une fumée dense et toxique.

PHOTO PATRICK RECORD, AP

 

ROBYN BECK, ELODIE MAZEIN
Agence France-Presse
LAKE ELSINORE, WASHINGTON

Près d’un mois après le début de vastes incendies qui perdurent en Californie, l’air est tellement vicié dans une partie de cet État que les autorités conseillent aux personnes les plus sensibles de rester à l’intérieur.

«Les images satellites détectent une fumée étendue ce matin provenant des incendies dans l’ouest des États-Unis, qui se déplacent vers le nord-est à travers les Rocheuses vers l’ouest et le centre du Canada, puis vers le sud à travers les plaines du nord» des États-Unis, a indiqué vendredi matin le service météorologique américain (NWS).

La forêt nationale de Kaibab, en Arizona, signalait vendredi matin que «les incendies dans l’ouest créent un brouillard régional» dans la région.

Mais c’est surtout dans le nord de la Californie et le sud de l’État voisin de l’Oregon que les relevés sur la qualité de l’air étaient les plus mauvais, avec un air «malsain» voire «très malsain» à proximité des brasiers les plus importants, les incendies Mendocino Complex et Carr.

Le premier, détenteur depuis le 6 août du record du plus destructeur en superficie, était circonscrit à 60 %, selon un bilan à 10 h du service des pompiers de Californie Calfire.

Constitué de deux foyers mitoyens au nord de San Francisco, il a réduit en cendres plus de 124 000 hectares depuis le 27 juillet et détruit près de 120 maisons.

Plus au nord, près de la ville de Redding, l’incendie «Carr» était maîtrisé à 51 % vendredi matin et avait détruit plus de 73 400 hectares. Trois pompiers et cinq civils sont morts du fait de cet incendie, qui a démarré le 23 juillet.

Il est à ce stade, pour la Californie, le dixième plus destructeur en superficie et le treizième plus meurtrier.

Un pyromane présumé

Au total, depuis le début mi-juillet de cette vague de gros incendies dans l’État le plus peuplé des États-Unis, au moins dix personnes sont mortes.

L’un des derniers à avoir commencé, lundi, est l’incendie Holy, situé à une centaine de kilomètres au nord de San Diego et qui a rapidement pris de l’ampleur. Selon le dernier bilan disponible, il a quasiment doublé de taille entre jeudi soir et vendredi matin, passant de 4000 hectares à plus de 7300 hectares.

Un homme de 51 ans, Forrest Gordon Clark, a été arrêté et devait être formellement inculpé vendredi devant un juge du comté d’Orange pour notamment incendie volontaire avec circonstances aggravantes, destruction de propriétés habitées, incendie de forêt. Il risque la prison à vie.

Shane Sherwood, chef des pompiers de ce comté, a expliqué que le feu avait commencé «près» de l’habitation du quinquagénaire dans le Holy Jim Canyon. «Nous sommes en train d’enquêter sur la façon dont le feu a débuté».

Selon plusieurs témoignages, les autorités ont découvert des «preuves physiques» sur place ayant conduit à considérer Forrest Gordon Clark comme le suspect numéro un.

Avant son arrestation, il avait affirmé à des journalistes qu’il n’avait rien à voir avec ce sinistre:

«Je n’ai aucune idée» de ce qui s’est passé, avait-il dit. «J’étais endormi. J’avais mis des bouchons d’oreilles».

«Je me suis réveillé et mes affaires brûlaient», avait-il ajouté.

Plus de 7400 maisons et plus de 21 400 personnes ont été évacuées à cause du Holy Fire, d’après les services forestiers. De nouvelles évacuations obligatoires ont été instaurées vendredi matin et des écoles fermées face à l’avancée rapide des flammes.

«Il y a des moyens énormes à travers tout le pays, mais nous sommes en compétition avec un certain nombre de feux du nord au sud de la Californie, mais aussi au niveau national», a remarqué Kate Kramer, porte-parole de la Cleveland National Forest. «Mais au fur et à mesure que ces incendies sont maîtrisés, des pompiers sont libérés et ils peuvent venir ici en renfort».

Vendredi matin, Calfire répertoriait neuf incendies et les prévisions météo faisaient craindre de nouveaux foyers.

«Un système très chaud et sec se maintient au-dessus de l’ouest avant de se déplacer vers le nord des Rocheuses et des plaines ce week-end», a prévenu le NWS. «De nombreux feux continuent de brûler à travers la région et un front froid arrivant dans le nord-ouest pourrait exacerber le problème».

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Des oiseaux pyromanes mettent le feu en Australie


Qu’est-ce qui cause les incendies à part l’homme et les phénomènes naturels ? Les oiseaux ? Quelle drôle d’idée !!! Pourtant, en Australie, certaines espèces d’oiseaux sont la 3 ème cause d’incendie. Ils le font pour se nourrir. En prenant un bâton fumant, ils le jettent dans une zone susceptible d’avoir des reptiles, grenouilles, insectes qu’ils puissent attraper au moment de la fuite.
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Des oiseaux pyromanes mettent le feu en Australie

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

Dans le bush australien, des incendies se déclarent parfois. Outre la chaleur, les éclairs et des bêtises humaines, une famille inattendue de pyromanes a été débusquée : certaines espèces d’oiseaux.

 La rumeur sur leur culpabilité couraient depuis longtemps et les aborigènes rapportent des témoignages accablants. Leur compilation ne laisse plus planer le doute…

Un incendie est une catastrophe écologique qui peut détruire la vie, la faune, la flore, sur des milliers d’hectares. Or, parfois, ce sont bel et bien des oiseaux qui mettent le feu Ce comportement pyromane a été décrit en Australie par différentes personnes dont les témoignages ont été compilés dans une nouvelle étude parue dans The Journal of Ethnobiology.

Les oiseaux en cause étaient le milan noir Milvus migrans, le milan siffleur Haliastur sphenurus et le faucon bérigora Falco berigora. D’après LiveScience, les auteurs ont identifié 12 groupes d’aborigènes dans lesquels des personnes disaient avoir vu des rapaces mettre le feu. Les oiseaux agissaient soit seuls soit en groupe.

Par exemple, un aborigène appelé Waipuldanya a expliqué en 1962 dans une autobiographie :

« J’ai vu un faucon ramasser un bâton fumant dans ses griffes et le laisser tomber dans une nouvelle parcelle d’herbe sèche à un demi-mile [800 m], puis attendre avec ses compagnons l’exode fou de rongeurs et de reptiles brûlés et effrayés ».

 

Les rapaces mettent délibérément le feu pour se nourrir des animaux qui en seront les victimes. © ssmalomuzh, Fotolia

Les rapaces mettent délibérément le feu pour se nourrir des animaux qui en seront les victimes. © ssmalomuzh, Fotolia

    Les rapaces se nourrissent des victimes des incendies

    Deux des auteurs ont aussi décrit leurs propres observations. Ainsi, en 2016, l’un d’eux, Robert Gosford, expliquait sur le site IFLScience :

    « Les reptiles, les grenouilles et les insectes sortent du feu, et il y a des oiseaux qui attendent devant, juste au pied du feu, en attendant de les attraper ».Mark Bonta, un autre auteur, a expliqué que « certains rapaces relancent des feux éteints ou déplacent des feux à travers des barrières qui pourraient autrement entraver la propagation du feu ».

    Certains rapaces relancent des feux éteints ou déplacent des feux

    Le scenario est donc souvent celui-ci : les oiseaux récupèrent des bâtons, des herbes dans une végétation en feu, voire dans des feux de cuisine allumés par des humains, s’enfuient avec et les relâchent plus loin, dans des zones intactes.

    Une personne a ainsi expliqué que les oiseaux « sortaient de nulle part » lorsque l’on allumait un feu.

    Cette technique incendiaire permet aux rapaces opportunistes d’attraper des animaux qui fuient les lieux de  l’incendie ou de se nourrir des restes de ceux qui sont morts dans le feu. Si les feux attirent beaucoup d’oiseaux et qu’il n’y a pas assez de proies pour tout le monde, un rapace a tout intérêt à mettre le feu un peu plus loin…

    Après l’Homme et les éclairs, les oiseaux pourraient être la troisième cause d’incendies dans le bush australien. Le risque que les rapaces font peser sur les incendies devrait donc être sérieusement pris en compte.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des rapaces du bush australien récupèrent des brindilles en feu.

  • Ils les transportent plus loin et sont à l’origine de nouveaux incendies.

  • Les oiseaux se nourrissent des animaux qui fuient l’incendie

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La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques


Au Québec, nous sommes heureusement très loin de la moyenne des feux en été, ailleurs le feu est destructeur. En Californie, ça brûle fort et a plusieurs endroits. Certains sont naturels alors qu’au moins un feu est causé par un pyromane récidiviste, une horreur ! Pour plusieurs, c’est toute une vie qui part en fumée
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La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques

 

Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

Vents violents, températures caniculaires et végétation desséchée contribuent à une série d’incendies dantesques en Californie forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir les flammes.

 

« L’activité des feux a bondi ces dernières semaines, en nombre mais aussi en dangerosité », remarque Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence de prévention et d’information californienne sur les incendies.

Le redoutable feu de Blue Cut, dans la forêt nationale Angeles au sud de la Californie, ceux de Soberanes et Chimney au centre de cet Etat de l’ouest américain, le plus peuplé du pays, et enfin le « Clayton fire » au nord, font actuellement rage, déplaçant des communautés entières. 

Deux jours après avoir démarré pour des raisons encore inconnues, l’incendie de Blue Cut s’étendait sur 12.545 hectares et n’était maîtrisé qu’à 4%. Caractérisé par une vitesse fulgurante à cause de rafales de vent à 50 km/h, il semble « courir vers vous« , remarque Michael Lopez, porte-parole d’Inciweb, site d’information sur les incendies.

Il a placé plus de 82.500 personnes sous ordre d’évacuation obligatoire, dont tous les habitants des petites villes de Wrightwood et Lytle Creek. Jeudi 18 août au soir, une petite partie des résidents d’Hesperia, Oak Hills ou de Phelan allaient être autorisés à retourner chez eux, a indiqué le bureau du shérif de San Bernardino. Beaucoup des évacués avaient trouvé refuge chez des proches. Alors que les motels de la région sont pleins, ou ont doublé leurs prix, et que les résidents n’ont pas le droit de retourner chez eux, certains se trouvent forcés de recourir aux centres d’hébergement d’urgence. Colette Martinez, 50 ans, réfugiée avec son mari et son fils dans le centre de la Croix-Rouge installé dans le lycée Sultana à Hesperia, oscillait entre soulagement d’être en sécurité et angoisse :

« on ne sait pas si on aura une maison dans laquelle retourner », a-t-elle expliqué à l’AFP, les larmes aux yeux.

Paysages apocalyptiques

Aucun décès n’est pour l’heure à déplorer. Deux pompiers se sont retrouvés encerclés mardi par les flammes mais n’ont été que légèrement blessés. Les évaluations sur le nombre de bâtiments détruits étaient en cours. Parmi eux, le mythique motel et restaurant de l’ancienne route 66, le Summit Inn, a été totalement rasé par les flammes. Datant de 1952, il avait été rendu célèbre par des clients comme Elvis Presley. Le long de l’autoroute 138, collines et montagnes arborées ou broussailleuses ont été transformées en paysages apocalyptiques : des arbres, des voitures carbonisées, des routes couvertes de cendres, un ciel sombre traversé d’avions répandant des produits chimiques. Toute la région est enveloppée d’une épaisse fumée âcre et noire.

Près de 1.600 pompiers venus de tout le sud de la Californie combattent les flammes ou participent aux opérations d’évacuation. Plus au nord, près de Santa Barbara, un nouveau foyer, le Rey Fire, a débuté jeudi 18 août dans l’après midi et s’est propagé à une vitesse stupéfiante à 200 hectares. Encore 150 km plus haut environ, près de San Luis Obispo et de ses vignobles, le feu de Chimney avait quant à lui détruit ou abîmé 52 bâtiments, et n’était qu’au tiers maîtrisé après cinq jours. Celui de Soberanes près de la spectaculaire falaise de Big Sur a mobilisé près de 5.000 pompiers. Maîtrisé aux deux tiers, il a calciné en quatre semaines plus de 32.000 hectares et a causé la mort d’un conducteur de bulldozer.

Pyromane récidiviste

Quatre mille personnes ont également dû fuir face au Clayton Fire, causé par un pyromane arrêté par les autorités et suspecté d’être multi-récidiviste. Ce brasier près des régions viticoles de Sonoma et Napa a déjà détruit 268 bâtiments.

Depuis le début de l’année, environ 4.600 feux se sont déclarés en Californie et ont dévasté 121.000 hectares, d’après Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence californienne de prévention et information sur les feux. 

« La saison des feux s’étend, elle dure maintenant toute l’année », constate Michael Lopez. 

Sept personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année en Californie à cause des feux, des dizaines ont été blessées, précise Daniel Berlant, interrogé par l’AFP. 

« On approche des mille » bâtiments détruits, constate-t-il. L’an dernier avait été « particulièrement destructeur avec 2.000 habitations détruites ». M. Berlant rappelle que la saison des feux, qui dure habituellement jusqu’en octobre, est loin d’être terminée.

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Les pompiers australiens craignent «un méga-incendie»


L’Australie vit en ce moment une situation d’urgence du a la chaleur excessive et de la sécheresse qui cause nombre d’incendies de brousse qui a détruit en plus des villages qui se trouvent sur sa route. Ce qui vient s’ajouter à ce drame, des adolescents qui s’amusent à rajouter un peu plus de travail aux pompiers en allumant des feux ici et là
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Les pompiers australiens craignent «un méga-incendie»

 

Dévastation dans les Blue Mountains près du Mont... (Photo AFP)

 

Dévastation dans les Blue Mountains près du Mont Victoria.

PHOTO AFP

WILLIAM WEST
Agence France-Presse
Mont Victoria, Australie

Les pompiers australiens tentaient lundi de circonscrire plusieurs feux de brousse dans le sud-est du pays, afin d’éviter qu’ils ne se rejoignent et créent ainsi «un méga-incendie», à proximité de Sydney.

Plus de 200 habitations ont déjà été détruites et 120 autres endommagées par les incendies qui sévissent depuis plusieurs jours dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud en proie à la sécheresse et à des températures anormalement élevées.

Des dizaines de feux ont été éteints, mais 63 continuaient de progresser et 17 étaient considérés comme hors de contrôle. Une épaisse fumée blanche continuait de flotter au-dessus de Sydney, poussant les autorités à appeler la population à rester chez elle autant que possible et à éviter les sports de plein air.

La priorité pour les services de secours était de maîtriser un mur de feu de 300 km de périmètre qui a déjà ravagé 43 000 hectares (430 km2) près de Lithgow, une bourgade à deux heures de route à l’ouest de Sydney.

Les pompiers craignent que la montée prévue des températures mardi et mercredi accroisse encore la violence du feu et le réunisse avec un autre incendie, dans les Montagnes bleues, ce «méga-incendie» pouvant alors menacer plusieurs zones habitées.

«Je ne pense pas avoir jamais utilisé le mot  »méga-incendie »», a déclaré le chef des pompiers de l’État, Shane Fitzsimmons. «Mais en se basant sur les données météo disponibles, il est fort probable que ces deux incendies (…) vont fusionner à un moment donné».

Les pompiers ont passé la nuit et la plupart de la journée de lundi à mettre en place des pare-feux afin d’empêcher un tel scénario.

200 habitations des Montagnes bleues réduites en cendres

Un autre foyer, qui avait réduit en cendres 200 habitations dans les Montagnes bleues la semaine dernière, a enregistré un regain de violence et atteint désormais le niveau d’urgence sur une échelle des feux.

«Les feux au sol restent mouvants et difficiles pour les pompiers, et très sensibles aux vents et aux températures élevées que nous connaissons actuellement», a ajouté le responsable des services d’incendies.

Shane Fitzsimmons a en revanche démenti que les quelque 76 000 habitants des Montagnes bleues, une chaîne de montagnes à une centaine de km de Sydney, allaient être évacués. La population du village de Bell a cependant été invitée à quitter les lieux.

Dans d’autres bourgades de cette chaîne montagneuse, les autorités ont demandé aux habitants de rester chez eux mais de se préparer à l’éventualité d’être privés d’électricité plusieurs jours durant.

C’est le cas notamment du village de Mount Wilson où fut tournée une partie de «Gatsby le magnifique» avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de Gatsby.

L’État de Nouvelle-Galles du Sud (sud-est de l’Australie), qui connaît ses pires incendies depuis près d’un demi-siècle, a déclaré dimanche l’état d’urgence, ce qui autorise les pompiers à évacuer de force les habitants, qui risquent une amende s’ils n’obéissent pas.

Un garçon de 11 ans a été formellement inculpé pour deux incendies volontaires commis la semaine dernière sur le littoral au nord de Sydney, dont l’un a entraîné l’évacuation de centaines de personnes.

Un autre jeune pyromane, âgé de 15 ans, a été arrêté dans l’une de ces deux enquêtes tandis qu’un troisième, âgé de 14 ans, est poursuivi pour un foyer démarré près de Rutherford, une banlieue de Sydney, et rapidement éteint.

Les autorités ont également fait état de cas isolés de pillages dans les bourgs évacués. Le Premier ministre de l’État Barry O’Farrel a appelé la police à pourchasser les «ordures» qui s’y livreraient.

Le bilan humain reste toutefois mineur avec un seul mort recensé, un homme de 63 ans décédé probablement d’une crise cardiaque en tentant de protéger sa maison contre les flammes au nord de Sydney où des riverains ont évoqué un feu «d’apocalypse».

Les incendies de brousse sont fréquents en Australie pendant l’été austral, de décembre à février. En 2009, un incendie dans l’État de Victoria (sud) avait tué 173 personnes et réduit en cendres des milliers d’habitations.

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Incendies : des chiens traqueurs de pyromanes


Les chiens avec leur flair avec un entrainement spécifique sont des compagnons de travail vraiment fantastique et peuvent trouver un détail qui serait passé inaperçu a l’homme malgré sa technologie
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Incendies : des chiens traqueurs de pyromanes

 

Stéphanie Dano, maréchal des logis, accompagnée de Fidji, son berger malinois,capable de  «reconnaîtreles sept substances les plus couramment employées par les incendiaires».

Stéphanie Dano, maréchal des logis, accompagnée de Fidji, son berger malinois,capable de  «reconnaîtreles sept substances les plus couramment employées par les incendiaires». Crédits photo : dr

Depuis 2011, les gendarmes forment des bergers malinois pour démasquer les criminels.

L’année dernière, la France a été le théâtre de 870 incendies par jour. Soit quelque 36 sinistres recensés chaque heure! Face à ce déluge de feux indéterminés et pour en évaluer une éventuelle cause criminelle en des temps records, la gendarmerie mise désormais sur le flair du chien. Depuis 2011, cinq bergers belges accompagnent des enquêteurs dans des pavillons calcinés ou des décombres de locaux industriels.

Spécialisés en recherche d’accélérateurs d’incendie, ces limiers à quatre pattes sont programmés pour détecter sans faillir l’odeur du gasoil, l’essence, le white-spirit mais aussi l’alcool à brûler, le fioul domestique ou encore l’acétone.

«Au total, ils peuvent reconnaître les sept substances les plus couramment employées par les incendiaires, explique le maréchal des logis-chef Stéphanie Dano, ayant depuis le 13 avril dernier la responsabilité de Fidji, une jeune chienne malinois de deux ans. L’intervention des chiens facilite le travail des techniciens d’investigation criminelle. Équipés de grosses machines parfois lentes à explorer des grandes surfaces, ils sont contraints de multiplier les prélèvements sur les lieux des sinistres. Ce qui fait perdre beaucoup de temps et dépenser pas mal d’argent en analyses…»

Quatorze semaines  de dressage

Désormais, la plus infime trace suspecte, n’excédant pas parfois les 45 microlitres, est identifiée par la truffe de l’animal. Ces renifleurs d’hydrocarbures ont été formés au Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie à Gramat, dans le Lot.

«Ils ont appris à déceler l’odeur des substances inflammables en jouant, explique Stéphanie Dano. Pour assimiler ces effluves caractéristiques, les maîtres-chiens mettent une compresse imbibée dans un tube troué, que le chien doit retrouver en furetant.»

Le jouet est enfoui dans des broussailles, sous du gazon, en plein vent, au milieu d’odeurs parasites ou à côté d’une nourriture alléchante. À la fin du stage, rien ne doit plus détourner les bêtes de leur mission.

Quatorze semaines suffisent à aiguiser le flair jusqu’à une quasi-infaillibilité. Sur le terrain, ces détecteurs d’incendie criminels sont déployés pendant des séquences de vingt minutes maximum entrecoupées de périodes de repos, afin de permettre la réhydratation des animaux dont le flair est vite saturé par les cendres. Par ailleurs, ils ne peuvent intervenir qu’après refroidissement total du site, sachant que chaque chien est équipé d’étranges «chaussons de protection» pour protéger ses coussinets d’éventuelles brûlures.

Considérés comme de vaillants militaires, ces précieux quadrupèdes sont immatriculés et peuvent même être médaillés pour acte de bravoure. À la recherche de spécimens à la fois sociables et à l’aise dans les milieux périlleux ou hostiles, les gendarmes expérimentent désormais d’autres races capables de mieux se faufiler dans les décombres. Et n’excluent pas d’engager de petits springers, mélanges de cockers et d’épagneuls, sur de futures scènes de crimes.

Récemment, un propriétaire d’un pavillon incendié a été démasqué après qu’un chien dressé eut reniflé une trace d’hydrocarbure… sur un fer à repasser découvert dans les décombres. Après avoir nié, l’homme est passé aux aveux en garde à vue. Les pompiers, qui avaient d’abord diagnostiqué un court-circuit accidentel, n’y avaient vu que du feu.

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