Une année record pour la punaise velue


Il semble que la malheur des humains et des animaux fasse le bonheur de certains insectes … La sècheresse qui a frappé le Québec cet été a rendu notre environnement sèche .. et un parasite en a profité pour se multiplier .. Ceux qui ne peuvent arroser il  est préférable de laisser l’herbe plus haute, d’ailleurs un jardinier connu avait déjà dit il y a quelques années que nous devions changer certaines de nos habitudes sur la tonte de pelouse
Nuage

 

Une année record pour la punaise velue

 

 

La punaise velue prolifère cette année au Québec.

Photo : IQDHO

La punaise velue prolifère cette année au Québec.

Les conditions estivales favorisent la prolifération de cet insecte s’attaquant au gazon

 

La canicule et la sècheresse qui ont prévalu ces dernières semaines favorisent l’éclosion de la punaise velue, un insecte qui s’attaque aux pelouses et les fait jaunir. Plusieurs régions du Québec sont durement touchées, et déjà on parle d’une année record pour ce parasite.

La punaise velue, également appelée punaise des céréales, est connue au Québec depuis quelques décennies déjà. Mais cette année, elle frappe beaucoup plus fort que par les années précédentes.

« C’est vraiment une année marquante pour les punaises, elle est plus dramatique que les autres », constate Bruno Fortin, de l’Association des services en horticulture ornementale du Québec.

« Tous nos membres, un peu partout au Québec, nous communiquent le fait qu’il y a des punaises sur leur terrain. Des avis phytosanitaires, envoyés par le Centre d’expertise en horticulture ornementale du Québec [IQDHO] il y a un mois déjà, faisaient état de la présence de la punaise dans toutes les régions du Québec et prévoyaient beaucoup de dommages. Et ça se concrétise. Depuis les derniers mois, on voit beaucoup de dommages un peu partout. »

Les régions les plus sévèrement touchées sont, selon l’association, les grandes régions de Montréal, Québec et Trois-Rivières, l’Estrie, la Montérégie, la Haute-Côte-Nord et le Saguenay. Mais, dans l’ensemble, ce sont toutes les régions qui sont plus touchées que d’habitude, note le spécialiste des pelouses.

Plusieurs éléments ont permis cette prolifération record. Dans un premier temps, les températures clémentes de l’hiver ont permis aux punaises velues de survivre en plus grand nombre, terrées dans le sol qui n’a pas gelé en profondeur. Davantage d’oeufs ont donc été pondus au printemps et, depuis, le temps chaud et sec a permis à l’insecte de subsister. La punaise velue suce la sève du gazon, provoquant la mort de la plante.

« Le premier signe d’une infestation de punaises est le jaunissement de la pelouse par petites plaques inconstantes, constate Bruno Fortin. Mais cette année, avec la sècheresse qui fait des dommages, il est plus difficile pour les gens de faire la différence entre les dommages causés par la sècheresse et ceux causés par la punaise velue. »

D’autant plus que ces insectes adorent le soleil. Ils s’attaquent donc aux pelouses exposées au soleil, ce qui augmente la confusion pour les propriétaires de pelouses, qui attribuent souvent les ravages de l’insecte au manque d’eau. D’où l’importance de faire du dépistage, selon Bruno Fortin.

« Si l’on voit des plaques jaunes, il faut aller voir le pourtour, là où c’est vert et jaune, et fouiller le terrain avec les mains, comme si on voulait aller voir le fond de la tête d’un individu. On va voir si ça se met à fourmiller. »

La forme de l’insecte évolue au fil de l’été. Les nymphes ne sont pas plus grosses qu’une tête d’aiguille. Elles sont rouge orangé avec des bandes sur l’abdomen. Les ailes apparaissent par la suite et la couleur passe du brun au noir jusqu’à ce que l’insecte atteigne la taille d’une fourmi noire.

« On ne peut pas se tromper. Quand on en voit, c’est toujours beaucoup en même temps. On parle de centaines ou de milliers de punaises, selon l’infestation. »

Pour prévenir et éloigner les parasites, mieux vaut arroser sa pelouse régulièrement, car la punaise velue déteste les sols humides. Une bonne hydratation aide également le gazon à récupérer de ces attaques. Dans le cas où la règlementation municipale interdit l’arrosage des pelouses par temps sec, Bruno Fortin recommande de garder la pelouse haute pour garder l’humidité au sol.

« Plus une pelouse est en santé, mieux elle va résister et récupérer », conclut-il.

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