Cet ensei­gnant philip­pin de 22 ans est tout le temps confondu avec ses élèves


Voir juste le visage, on croit voir un jeune garçon au primaire, mais en réalité, il a 22 ans. Cela s’explique par un retard de croissance et il n’a pas mué, ce qui lui donne aussi une voix assez jeune.
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Cet ensei­gnant philip­pin de 22 ans est tout le temps confondu avec ses élèves


par  Adrien Gingold

Heureu­se­ment qu’il les dépasse de quelques centi­mètres, car cet ensei­gnant philip­pin de 22 ans a l’air aussi jeune que ses élèves. Et pour cause, Ian Fran­cis Manga, qui n’a jamais vrai­ment fait sa puberté, a une tête d’en­fant.

Dans un repor­tage de l’émis­sion Stand for Truth, Ian raconte qu’il s’ex­plique son retard de crois­sance du fait qu’il a toujours été un enfant malade. Ce qui ne l’a pas empê­ché de réus­sir ses examens d’en­sei­gnant et d’être aujourd’­hui devenu profes­seur des écoles.

À 22 ans, il est en charge des classes de mater­nelle et de primaire de la Mater El-Roi School de Saint-Joseph du Mont.

Rien à signa­ler selon l’ad­mi­nis­tra­tion de cette dernière, qui souligne que Ian est « un profes­seur sérieux qui adore les enfants».

Cons­cient de son appa­rence pouponne, le profes­seur qui n’a toujours pas mué et ne mesure qu’1,62 m et avoue prendre soin de choi­sir « des vête­ments et des chaus­sures de vrai adulte ».

« En tant qu’en­sei­gnant, vous devez servir de modèle. Malgré mon visage et mon rôle de grand frère, quand je donne mes cours, mes élèves me prennent très au sérieux », confirme-t-il.

Source : Stand for Truth

https://www.ulyces.co/

La puberté précoce chez les filles liée aux composants chimiques de produits cosmétiques


Les produits cosmétiques par ses composantes chimiques peuvent avoir un impact direct chez la puberté précoce des jeunes filles
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La puberté précoce chez les filles liée aux composants chimiques de produits cosmétiques

 

Getty Images

Une récente étude américaine prouve qu’il existe un lien entre produits chimiques issus des cosmétiques qu’utilisent les jeunes filles et leurs mères et la puberté précoce de ces mêmes jeunes filles.

Menée par l’université de Berkeley en Californie et publiée dans Human Reproduction, l’étude prouve que des composants chimiques tels que les phtalates, les parabens ou les phénols sont responsables de la puberté précoce des jeunes filles.

Les phtalates se trouvent souvent dans les produits cosmétiques tels que les déodorants, parfums, vernis à ongle, utilisés comme fixateurs. En parallèle, les phtalates sont souvent présents dans les emballages plastiques. Les parabens sont quant à eux des composants chimiques utilisés comme conservateurs. Pour finir, les phénols, notamment le triclosan et la benzophénone, sont utilisés pour augmenter la durabilité des produits.

Les recherches ont permis de découvrir que les jeunes filles exposées à ces trois produits chimiques avaient une propension plus élevée à avoir une puberté précoce. Ce sont notamment les filles dont les mères avaient le plus fort taux de phtalate de diéthyle et de parabens qui présentaient le plus gros risque d’une puberté avancée.

L’équipe de chercheurs est partie du constat d’une hausse de la puberté précoce chez les jeunes filles ces 10 dernières années pour réaliser cette étude.

La professeure Harley, meneuse de l’étude, et ses collègues ont analysé les données de 338 couples mères-enfants de la phase de grossesse à l’adolescence. Durant la grossesse des mamans, des tests d’urine et des questionnaires ont été réalisés. Les chercheurs ont ensuite analysé l’urine et le développement des 179 filles et 159 garçons issus de ces grossesses lorsqu’ils étaient âgés de 9 à 13 ans.

Les trois composants chimiques cités précédemment ont été retrouvés dans 90% des échantillons, à l’exception du triclosan (type de phénol) qui a été détecté dans 73% des échantillons d’urine issus des femmes enceintes et 69% des échantillons issus des enfants de neuf ans.

À chaque fois que la dose de phtalate était doublée, en comparaison à un indicateur de base, le développement des poils pubiens chez une jeune fille arrivait un mois et trois semaines plus tôt que l’âge moyen. À chaque fois que la base de triclosan était doublée, en comparaison à un indicateur de base, les menstruations arrivaient un mois plus tôt que la moyenne.

Des études avaient déjà été réalisées sur des rats, prouvant que les phénols, les parabens, et les phtalates étaient des perturbateurs endocriniens qui avaient, de ce fait, une influence sur les hormones naturelles du corps. Cette nouvelle étude prouve que ces composants chimiques ont un réel impact sur le développement naturel des enfants vers l’adolescence.

http://journalmetro.com/

L’adolescence s’étend désormais de 10 ans jusqu’à 24 ans


On croit devoir prolongé l’adolescence de 10 à 24 ans pour plusieurs raisons, la puberté apparaît plus jeune, le cerveau n’a pas fini de se développer avant l’âge de 20 ans, voir même 30 ans, les études durent plus longtemps, et les responsabilités se prennent plus tard …
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L’adolescence s’étend désormais de 10 ans jusqu’à 24 ans

 

La période de l’adolescence semble s’allonger.

La période de transition entre l’enfance et l’âge adulte semble de plus en plus longue pour beaucoup de monde : il est temps de la redéfinir.

Bénédicte Salthun-Lassalle

 

Ma fille a eu ses règles à l’âge de 10 ans ; Louis se comporte déjà comme un adolescent depuis qu’il est entré en 6e ; mon fils fait encore ses études à 25 ans et vit toujours à la maison… Voilà, pour les jeunes d’aujourd’hui, des comportements assez classiques qui reflètent une évolution de nos sociétés depuis un siècle. De sorte que Susan Sawyer, de l’hôpital pour enfants à Melbourne en Australie, et ses collègues, après analyse de la littérature scientifique, suggèrent qu’il est temps de redéfinir la durée de l’adolescence, la phase de transition entre l’enfance et l’âge adulte : elle s’étendrait désormais entre 10 et 24 ans.

De 14 à 19 ans en moyenne : c’est la période officielle de l’adolescence (avant que vous lisiez cet article). Mais elle est trop restrictive aujourd’hui. Plusieurs facteurs expliquent sa prolongation. D’abord, la puberté arrive bien plus tôt dans presque toutes les populations, à l’âge de 10 ans environ et non plus à partir de 14 ans. En moyenne, les filles britanniques ont ainsi leurs premières règles dès 12 ans. En cause : une alimentation plus importante dans les pays développés et un meilleur niveau de vie qui accélèrent le développement biologique. Ensuite, d’autres paramètres physiologiques ont évolué. Les dents de sagesse apparaissent souvent après l’âge de 25 ans et le cerveau n’a pas fini sa maturation avant l’âge de 20 ans, voire 30 ans selon certains neuroscientifiques. D’où un développement cognitif prolongé.

Enfin, des facteurs sociaux sont en jeu. On entre dans l’âge adulte, avec son lot de responsabilités, plus tard, car on réalise souvent de plus longues études supérieures. On vit en couple ou on se marie donc souvent après 30 ans, de sorte que l’arrivée du premier enfant est aussi repoussée. Les jeunes restent ainsi plus longtemps sous le même toit que leurs parents.

En tenant compte de tous ces changements, Susan Sawyer et ses collègues estiment que l’on peut biologiquement et socialement considérer que l’adolescence dure de 10 à 24 ans. Est-ce une bonne nouvelle ? Chacun se fera son opinion. Mais il faudrait peut-être adapter certaines lois, politiques sociales et services publics pour tenir compte du fait qu’à 20 ans, on n’est pas encore adulte…

http://www.pourlascience.fr

Le Saviez-Vous ► 5 mythes sur la puberté


L’adolescence, bien des adultes, on oublié bien côtés de l’adolescence et pourtant, dans les grandes lignes c’est un peu la même chose
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5 mythes sur la puberté

 

Adolescents et adultes partagent quelques fausses idées et stéréotypes sur la période de la puberté et les changements qui l’accompagnent.

La puberté est un passage compliqué dans la vie de chaque personne. Les changements physiques et hormonaux, associés à une confusion et à un manque d’informations, sont la porte ouverte aux mythes sans fondement. Les adolescents préfèrent souvent demander conseil à des amis plutôt qu’à des adultes afin de mieux comprendre leur corps et leur sexualité. Résultat : les fausses idées n’arrêtent pas de circuler. Même constat pour les parents, qui nourrissent parfois des stéréotypes incorrects.

Les ados font la grasse matinée parce qu’ils sont paresseux. Vrai ou faux ?

FAUX. C’est un classique : les adolescents se couchent tard et dorment jusqu’au début de l’après-midi dès qu’ils sont en week-end ou en vacances. Mais ce comportement n’est pas forcément provoqué par de la paresse. Le cycle de sommeil de l’organisme se modifie pendant l’adolescence, rappelle le site Medical Daily. Il devient donc plus difficile de se coucher avant 23 heures. Et puisqu’un adolescent a besoin de 8 à 10 heures de sommeil, il récupère pendant la matinée.

Les ados font n’importe quoi à cause des hormones. Vrai ou faux ?

VRAI ET FAUX. Des études ont prouvé que les hormones ne sont pas les seules responsables du comportement des adolescents. Le cerveau se modifie rapidement, à partir de l’âge de 12 ans, et peut provoquer une modification des habitudes définie par les parents comme « du grand n’importe quoi ! »

La puberté commence avec les premières règles. Vrai ou faux ?

FAUX. Les premières règles se déclenchent entre 18 mois et deux ans après le début de la puberté. L’âge exact, généralement avant 13 ans, varie en fonction des personnes.

On ne tombe pas enceinte pendant les règles. Vrai ou faux ?

FAUX. Une grossesse est moins probable pendant le cycle menstruel, mais toujours possible. Les femmes sont fertiles pendant les jours qui précèdent et qui suivent l’ovulation, et la durée de vie du sperme peut jouer sur le risque de grossesse.

La malbouffe provoque de l’acné. Vrai ou faux ?

FAUX. De nombreuses personnes accusent les adolescents qui souffrent d’acné d’avoir abusé de sucreries ou d’aliments gras. Or, ce problème de peau est provoqué par l’augmentation de la production d’huile liée aux hormones. Mais une mauvaise alimentation reste néfaste pour la santé et pour l’aspect de la peau en général.

http://www.santemagazine.fr

#CommeUneFille: la campagne qui a révolutionné les mentalités décryptée par Judy John


Je me souviens de cette vidéo et je l’avais géniale. Il semble que je ne sois pas la seule car cette vidéo faite en 2014 a fait le tour du monde en 2015 et couronner en 2015 par un prix Emmy. C’est important de changer les mentalités envers les jeunes filles
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#CommeUneFille: la campagne qui a révolutionné les mentalités décryptée par Judy John

 

Judy John de l’agence Leo Burnett Canada à Toronto est à l’origine de la campagne #CommeUneFille – #LikeAGirl – consacrée par un Emmy, rien de moins, sans mentionner les nombreuses distinctions recueillies au cours des deux dernières années. Elle participait dernièrement à la conférence Infopresse « Forum femmes, leadership et communication » programmée avec brio par Adrien Tombari – Responsable des contenus, conférences et journaliste.

Judy John a accepté de revenir pour nous sur cette campagne qui a clairement participé à révolutionner les mentalités ces deux dernières années.

Retour sur la campagne

La campagne #CommeUneFille lancée en juin 2014 démontrait que le début de la puberté et les premières règles correspondent au moment de leur vie où les filles ont le moins de confiance en elles, et que des mots durs peuvent peser lourdement dans cette chute de confiance. Visionnée plus de 90 millions de fois dans le monde entier au cours de 2015, c’est peu de dire que la campagne a eu un vrai impact mondial!

Judy, vous avez reçu un Emmy pour la campagne #LikeaAGirl de Always, quel sentiment avez-vous ressenti?

« Ce fut un honneur incroyable de gagner un Emmy. C’est d’autant plus difficile qu’une seule campagne est récompensée par année. Nous étions très excités à l’idée de cette reconnaissance par les gens et par ce Prix.» – Judy John de Leo Burnett Canada.

Comment la campagne est-elle née?

« Ces trente dernières années, Always, la marque, s’est faite l’avocate des jeunes femmes, en participant à l’éducation de millions d’adolescentes au moment de la puberté. On a mené des recherches qui ont démontré que les jeunes femmes perdent en confiance à ce moment tournant de leur vie, significativement, plus que les garçons. Il en est ressorti que 89% des femmes se rendent compte que les mots peuvent être blessants, spécialement pour les jeunes filles. Ce fut le postulat de départ.»

Il y a des croyances qui perdurent à tort

Cette étude a aussi permis de soulever l’existence de certaines croyances qui portent à croire que le talent et les habilités relèvent de la génétique. Un peu comme la couleur des yeux par exemple. En réalité, le cerveau fonctionne comme un muscle et il se développe, s’adapte et se renforcit avec la pratique et l’exercice. Nos capacités à effectuer une tâche ou encore pratiquer et d’y exceller ne relève en rien de votre génétique, peu importe que vous soyez une fille ou un garçon.

Pourquoi #CommeUneFille?

«Tu cours comme une fille » ou « tu vises comme une fille » sont des insultes assez communes qu’on a toutes entendues. Always souhaitait changer cette perception négative en la déclinant en une série de situations amusantes. La campagne visait à aider les filles, particulièrement au moment où elle entre dans la puberté, et de se sentir fières et confiantes lorsqu’elles font des choses #CommeUneFille.»

L’impact a été énorme!

« La vidéo a été visionnée par plus de 90 millions de fois dans le monde entier au cours de 2015! Après le visionnement de la vidéo #CommeUneFille, la plupart des répondants (76 pour cent des femmes âgées entre 16 et 24 ans et 59 pour cent des hommes) ont déclaré que la vidéo avait changé leur perception de la phrase « comme une fille », d’après la deuxième vague de l’enquête consacrée à la puberté et la confiance.Je pense qu’il faut que nous continuions à aider les gens à repenser et redéfinir les mots et phrases que l’on utilise dans notre société et qui impliquent que les filles sont inférieures. Une campagne comme celle-ci #CommeUneFille a démontré que l’on pouvait faire évoluer les mentalités.»

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Cet étrange village où des filles deviennent des garçons à la puberté


Une maladie génétique très rare a l’échelle mondiale, mais plus marquée en République Dominicaine et en Papouasie-Nouvelle-Guinée : Des enfants naissent fille et deviennent des hommes avec toutes les caractéristiques masculines à la puberté. Cette maladie rare connue depuis plusieurs années a quand même permis de mettre sur pied un médicament pour l’hypertrophie de la prostate, un problème connu par beaucoup d’hommes
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Cet étrange village où des filles deviennent des garçons à la puberté

 

 

Un enfant sur 50 est concerné. © FINE VANIA/SIPA

Un enfant sur 50 est concerné. © FINE VANIA/SIPA

Par Lise Loumé

Souffrant d’une maladie génétique rare, des jeunes Dominicaines voient leurs organes génitaux prendre un aspect masculin vers l’âge de 12 ans.

À Salinas, un village isolé de République dominicaine, environ un enfant sur cinquante naît avec des organes génitaux féminins avant de développer un pénis à la puberté, vers l’âge de 12 ans. Un phénomène incroyable qui vient de faire l’objet d’un documentaire sur la BBC. Des journalistes ont interviewé quelques jeunes concernés par cette maladie rare et surnommés « Guevedoces » (traduisez « pénis à 12 ans »). À l’instar de Johnny, appelé Felicita à sa naissance parce qu’il n’avait ni testicules ni pénis visibles.C’est seulement en approchant de la puberté que ses organes génitaux masculins se sont développés.

Une maladie rare à l’origine d’un médicament couramment prescrit

Comment expliquer ce phénomène ? Dans les années 1970, le Dr Julianne Imperato-McGinley, du Weill Medical College de New York, a été l’une des premières scientifiques à s’intéresser à cette maladie génétique rare. Selon ces travaux, si ces enfants, nés avec des chromosomes XY, n’ont pas d’organes génitaux masculins visibles à leur naissance, c’est parce qu’ils présentent une carence en enzyme 5-alpha-reductase, chargée de convertir la testostérone en dihydrotestostérone. Or cette dernière est à l’origine du développement du pénis. Ainsi, alors que ces enfants ont des chromosomes masculins XY dès leur naissance, ils développent une apparence physique féminine. Mais à leur puberté, une deuxième poussée de testostérone entraîne le développement d’organes génitaux masculins (pénis et testicules) et de caractères sexuels secondaires (muscles du torse, etc.). Dans la plupart des cas, leurs organes sexuels fonctionnent normalement.

En 1974, le Dr Imperato-McGinley a également remarqué que ces enfants avaient des prostates particulièrement petites. Cette information a été portée à la connaissance de Roy Vagelos, directeur de recherche au laboratoire pharmaceutique international Merck. Il décide de lancer des recherches aboutissant à la mise au point du finastéride, un médicament qui bloque l’action de l’enzyme 5-alpha-réductase. Utilisé actuellement par des millions de personnes, il permet de traiter l’hypertrophie de la prostate, véritable fléau pour de nombreux hommes.

COUTUMES. Cette maladie génétique, plutôt répandue à Salinas, serait très rare à l’échelle mondiale, rapporte la BBC. Certains villages en Papouasie-Nouvelle-Guinée connaissent ce même phénomène, et les enfants sont appelés « turnims » (traduisez « ceux qui vont devenir des hommes »), précise The Independant.

Mais contrairement à la République dominicaine où la transformation de l’enfant en homme est marqué par une célébration joyeuse, en Papouasie-Nouvelle Guinée, « ils sont rejetés par leur famille et la société », explique une anthropologue de l’université de Berkeley (États-Unis).

http://www.sciencesetavenir.fr/

La puberté des garçons survient plus tôt


On a l’impression que les enfants paraissent plus vieux que dans notre temps. Et effectivement la puberté est plus tôt,.  Est-ce mieux ou pas .. selon les spécialistes .. ils semblerait que non pour plusieurs raisons
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La puberté des garçons survient plus tôt

 

La puberté des garçons commence de un à deux ans plus tôt qu'auparavant, selon... (Photo Ap)

PHOTO AP

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

La puberté des garçons commence de un à deux ans plus tôt qu’auparavant, selon une étude américaine parue l’automne dernier. Les causes et les conséquences de ce changement sont différentes de ce qu’on a observé sur la puberté précoce des filles, qui est étudiée depuis une vingtaine d’années.

«La puberté masculine est moins bien étudiée parce que son début est moins évident que pour les filles», explique l’auteure principale de l’étude parue dans la revue Pediatrics, Marcia Herman-Giddens, de l’Université de la Caroline-du-Nord.

«Les garçons eux-mêmes ne remarquent pas que leurs testicules deviennent plus gros ou qu’ils ont des poils. Il faut attendre que la voix mue, quand la puberté est déjà bien avancée. Chez les filles, il y a les seins, les règles.»

L’étude a analysé les dossiers de 4100 garçons de 6 à 16 ans aux États-Unis. Le début de la puberté survenait en moyenne à 9 ans pour les Noirs et à 10 ans pour les Blancs. Un peu plus de 2% des Blancs commençaient leur puberté avant l’âge de 7 ans, et 8% avant 9 ans. Moins de 10% des Blancs commençaient leur puberté après 13 ans.

«C’est de six à deux ans plus tôt que dans les deux seules autres études sur la puberté masculine, qui datent de 30 à 40 ans», dit la psychologue, qui s’est illustrée en 1997 en documentant la précocité de la puberté chez les filles (quatre mois plus tôt par rapport aux années 80).

L’une des questions qui restent à résoudre est la durée de la puberté.

«Chez les filles, elle commence plus tôt, mais l’âge des règles n’a pas changé», explique Elizabeth Susman, psychologue à l’Université d’État de Pennsylvanie.

«Pour les garçons, on ne sait pas.»

L’une des études de Mme Susman, publiée en 2010, a montré que le développement des seins précède l’apparition des poils pubiens chez 66% des filles, alors que la croissance des testicules précède l’apparition des poils pubiens chez 91% des garçons.

Causes et conséquences incertaines

Les causes de la puberté précoce sont différentes chez les hommes et les femmes.

«On pense que les produits chimiques qui agissent sur l’hormone endocrine, notamment présents dans les shampoings, jouent un rôle pour les filles, dit Mme Herman-Gidens. Mais évidemment, pour les garçons, ce serait le contraire. L’obésité semble aussi jouer un rôle chez les filles, mais les résultats sont mitigés pour les garçons. Je pense qu’il faut regarder l’environnement d’une manière générale, la télévision, le régime alimentaire. Des études ont montré que, lors des famines de l’après-guerre, en Europe, la puberté des garçons a été retardée.»

Pour ce qui est des conséquences, un risque accru de cancer de la prostate est probable, selon Mme Herman-Gidens. Emily Walvoord, pédiatre de l’Université de l’Indiana et auteure du livre Why Puberty is Precocious (2009), souligne qu’il y a aussi des effets psychologiques.

«Les filles précoces peuvent se faire faire des avances alors qu’elles sont trop jeunes, dit la Dre Walvoord. D’une manière générale, les garçons précoces font la fierté de leurs parents. Mais il pourrait y avoir un risque accru d’usage d’alcool ou de drogue et d’autres comportements dangereux. Paraître plus vieux que son âge est un fardeau pour les deux sexes.»

Proportions de garçons pour qui a commencé la puberté

6 ans: 0,5%

> 7 ans: 2%

> 8 ans: 2%

> 9 ans: 8%

> 10 ans: 26%

> 11 ans: 40%

> 12 ans: 72%

> 13 ans: 92%

> 14 ans: 97%

> 15 ans: 97%

> 16 ans: 99%

SOURCE: Pediatrics

http://www.lapresse.ca