Le cerveau particulier des psychopathes


L’idéal pour reconnaitre les criminels psychopathes est de voir les premiers signes dès l’enfance. Avec l’imagerie, il serait probablement possible de confirmer les risques et d’agir en prévention
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Le cerveau particulier des psychopathes

 

Un psychopathe 

Photo :  iStockphoto

Des anomalies dans de nombreuses parties du cerveau des criminels violents psychopathes ont été révélées par des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) réalisés à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et au King’s College London au Royaume-Uni.

Les chercheurs Sheilagh Hodgins et Nigel Blackwood expliquent que ces particularités se trouvent dans des parties du cerveau associées à l’apprentissage de la punition et de la récompense.

Dans les pénitenciers canadiens, un détenu sur cinq reçoit un diagnostic de psychopathie.

« Les criminels ayant ce profil présentent des taux supérieurs de récidives et ne répondent pas bien aux programmes de réhabilitation. Comme notre recherche révèle une anormalité qui sous-tend ces comportements, elle pourrait appuyer les interventions afin de prévenir le comportement violent ainsi que les thérapies comportementales visant à réduire le nombre de récidives. »— Pre Sheilagh Hodgins

Les criminels psychopathes se distinguent des autres contrevenants de plusieurs façons.

Généralement, les criminels sont très sensibles à la menace ainsi qu’aux comportements colériques et agressifs. Toutefois, les psychopathes réagissent faiblement aux menaces, restent froids et exercent une violence délibérée.

De plus en plus de données probantes démontrent que les deux profils de criminels, avec ou sans psychopathie, présentent plusieurs anomalies, propres à chacun, dans leur développement cérébral dès l’enfance.

Les chercheurs expliquent qu’il est essentiel d’identifier les mécanismes neuraux qui sous-tendent le comportement violent persistant du psychopathe afin de mettre au point des initiatives qui préviennent les crimes et des programmes de réhabilitation qui réduisent le nombre de récidives.

L’étude incluait la participation de 12 criminels violents avec trouble de la personnalité antisociale et psychopathie, 20 criminels violents avec trouble de la personnalité antisociale sans psychopathie et 18 hommes non criminels en bonne santé.

Les chercheurs ont découvert que les criminels violents atteints de psychopathie, lorsque comparés aux criminels violents sans psychopathie et aux non-criminels, démontrent des réactions anormales aux punitions dans le cortex cingulaire postérieur et dans l’insula lorsqu’une réponse auparavant récompensée était punie. D’autres travaux avaient aussi montré des anomalies dans les fibres nerveuses de la matière blanche reliant ces deux zones. Le fonctionnement du cerveau des criminels violents sans psychopathie, quant à lui, s’est révélé similaire à celui des non-criminels.

« Ces résultats suggèrent que le cerveau des criminels violents avec psychopathie est caractérisé par une organisation particulière du réseau des neurones qui sert à apprendre au moyen des punitions et des récompenses. »— Nigel Blackwood

Cette connaissance est précieuse pour l’établissement de programmes visant la prévention de la criminalité violente.

La plupart des crimes violents sont commis par des individus qui présentent des problèmes de comportement dès le plus jeune âge. Des interventions basées sur l’apprentissage qui cibleraient les mécanismes du cerveau à l’origine de ce type de comportement et, par le fait même, les modifieraient réduiraient de façon importante le nombre de crimes violents.

http://ici.radio-canada.ca/

Le gourou meurtrier Charles Manson va se marier en prison


Je ne comprends toujours pas ce qui peut pousser une personne à vouloir se marier avec une personne comme Charles Manson. Elle y voue une véritable adoration envers ce tueur en série. Je ne comprends pas non plus comment ce type de prisonnier peut avoir une autorisation de se marier qui de toute manière ne pourra probablement jamais sortir de prison vivant
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Le gourou meurtrier Charles Manson va se marier en prison

 

Selon la presse américaine, il s'agit d'une jeune... (Photo d'archives)

Selon la presse américaine, il s’agit d’une jeune femme de 26 ans au visage fin et doux qui a découvert la «philosophie» de M. Manson quand elle était adolescente et qui a déménagé à Corcoran pour pouvoir lui rendre visite.

Photo d’archives

Agence France-Presse
LOS ANGELES

Le gourou meurtrier Charles Manson, emprisonné depuis plus de quarante ans pour une série de crimes dont l’assassinat de Sharon Tate, qui était l’épouse du réalisateur Roman Polanski, va convoler en prison avec une jeune femme.

«Il a obtenu une licence de mariage», a indiqué lundi à l’AFP une porte-parole de l’administration des prisons de Californie (CDCR), ajoutant que la date de la cérémonie n’était pas encore fixée.

Selon le site internet du comté de Kings, où se trouve la prison de Corcoran où il est détenu, à 300 kilomètres au nord-ouest de Los Angeles, la demande d’autorisation de mariage date du 7 novembre et la future femme de M. Manson, âgé de 80 ans, s’appelle Afton Elaine Burton.

Selon la presse américaine, il s’agit d’une jeune femme de 26 ans au visage fin et doux qui a découvert la «philosophie» de M. Manson quand elle était adolescente et qui a déménagé à Corcoran pour pouvoir lui rendre visite.

La jeune femme, qui se fait désormais appeler «Star», avait déclaré sur CNN au mois d’août qu’elle se considérait déjà comme sa femme.

«Je suis totalement avec lui, et il est totalement avec moi. Je suis née pour ça, vous savez?», avait-elle alors déclaré sur la chaîne d’informations.

Le psychopathe a déjà été marié deux fois, à Rosalie Jean Willis (1955-1958) et à Candy Stevens (1959-1963).

Le commanditaire de la mort de l’actrice Sharon Tate, alors qu’elle était enceinte de huit mois et demi, avait fait une énième demande de libération anticipée en 2012, qui lui a été refusée.

Le meurtrier à la croix gammée tatouée sur le front doit attendre 12 ans avant de pouvoir en présenter une nouvelle.

Charles Manson avait été condamné à mort avec quatre de ses disciples en août 1969 pour la mort de 7 personnes. Leurs peines avaient ultérieurement été commuées en prison à perpétuité.

Il avait formé dans les années 60, dans le désert californien, une communauté, la Manson Family, se prenait pour la réincarnation du Christ et avait fomenté une série de meurtres pour provoquer l’avènement d’une lutte entre Blancs et Noirs dont il pensait que les premiers ressortiraient victorieux.

http://www.lapresse.ca

7 signes pour détecter un vrai psychopathe


Avoir dans son entourage un psychopathe est très destructeur. Ce genre de personne n’a pas vraiment de moralité et a une facilité de manipuler son entourage
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7 signes pour détecter un vrai psychopathe

 

On emploie souvent le terme de « psychopathe » mais sans savoir vraiment ce qu’il veut dire. Voici les 7 signes révélateurs de cette maladie.

Il ne ressent rien pour les autres

Les psychopathes ne ressentent rien pour les autres mais seulement pour eux. Ils ressentent bien biologiquement des émotions mais psychologiquement les troubles caractériels de leur maladie viennent troubler et altérer le ressenti de ces émotions. Ils n’ont aucun sentiment envers les autres. Toute émotion est ramenée à eux de n’importe quelle façon. Les autres ne sont que des objets qui servent à assouvir leurs envies.

Ce problème d’absence d’empathie explique pourquoi ils n’ont aucune morale et donc aucune limite à faire du mal à autrui physiquement et moralement. D’où leur dangerosité.

Il n’avoue jamais sa culpabilité

Mensonges, manipulations, violence… Les psychopathes sont prêts à tout pour que chaque chose conviennent à leurs envies. Tout individu, lorsqu’il n’agit pas comme le psychopathe le souhaite, lui rappelle cette réalité qu’il déteste. Il n’est pas question de déni ou de fuite de la réalité, un psychopathe cherche juste à la modifier pour qu’elle soit conforme à l’idée que lui se fait. Si quelqu’un agit différemment, il fera tout pour le détruire. Et s’il fait du mal c’est uniquement parce que les autres l’ont bien cherché.

Jamais de leur faute ? Jamais un psychopathe n’avoue sa culpabilité. Il cherche à trouver n’importe quoi pour se justifier ou tente de manipuler l’autre pour lui faire croire que tout est de sa faute.

« Pour satisfaire sa personnalité narcissique jamais le psychopathe ne doit baisser dans l’estime des autres. Il n’y a aucune préoccupation pour le sort de la victime, aucune expression d’amour et de remords » explique J.Reid Maloy, professeur de psychatrie à l’université de Californie, dans son ouvrageLes psychopathes.

Il dévalorise les autres sans cesse

Le psychopathe vit dans une réalité qu’il se fabrique. Tous les autres individus extérieurs le sortent de cette réalité et lui rappellent ce qu’il déteste. En conséquent, il a tendance à rabaisser les autres plus bas que terre continuellement. C’est une sorte d’extériorisation agressive afin de détruire tout ce qui peut lui faire mal. Un moyen d’attaquer les autres pour être sûr qu’il ne le blesse pas un jour. Etant un être tourné sur lui même, le psychopathe ne prendra pas le risque que quelque chose puisse toucher à l’estime qu’il a de lui. Pour arriver à ses fins, il est prêt à tout. Néanmoins il est important de ne pas confondre un pervers narcissique qui rabaisse pour son plaisir avec un psychopathe qui souffre d’une maladie violente beaucoup plus dangereuse

Aucune relation sociable durable

Contrairement à ce qu’on croit, les psychopathes ont quelques facilités à nouer des liens avec les autres. Mais ces liens ne durent jamais. Comme une pause au milieu de la maladie, les psychopathes ont besoin des autres pour tester la réalité. Le problème c’est qu’à cause de leurs caractéristiques narcissiques, colériques et paranoïaques n’importe quelle personne viendra un jour heurter leur susceptibilité et déchaîner leur colère sans même le vouloir. Comme un mécanisme de défense, le malade va tenter de détruire l’autre, moralement ou physiquement. Quoiqu’il arrive, les psychopathes finissent par être isolés.

Paranoïaque, il s’énerve rapidement

C’est dans son caractère colérique que l’on ressent le plus l’aspect d’un psychopathe. Cette particularité s’apparente à une sorte de délire paranoïaque parce qu’il veut être constamment admiré et envié.

« Les personnes réelles sont perçues comme des objets familiers mais néanmoins maléfiques qui attaquent et qui méritent la rage du psychopathe » explique J.Reid Maloy dans son livre Les psychopathes.

Un événement bénin, une petite insulte ou même un regard de travers peuvent suffir à renvoyer au psychopathe l’impression qu’on ne le voit pas comme il le souhaiterait.

« L’expérience consciente de rage dans le processus psychopathique débouche typiquement sur la violence en l’absence de structuration du surmoi » ajoute l’auteur.

La tromperie continuelle

Une personne atteinte de psychopathie a conscience du mal qu’elle cause à l’autre. Pour éviter que les autres ne fassent quelque chose qui lui déplaise ou l’angoisse, elle utilise la tromperie. Il y a une réelle intention de manipulation des autres pour le dénuer de tout attribut. Par ce moyen, le psychopathe est sûr de dominer et satisfaire sa personnalité narcissique.

Psychopathie : 3% d’hommes et 1% de femmes

La psychopathie est une maladie grave très peu connue qui touche 3% d’hommes et 1% de femmes.

C’est un trouble permanent du développement comportementale caractérisé par des comportements associables impulsifs et pour lesquels le sujet ne ressent aucune culpabilité.

Ce trouble psychologique peut intéragir et/ou accentuer d’autres troubles comme la schizophrénie ou la dépression bipolaire. Il existe plusieurs degrés dans la maladie pouvant aller de la psychopathie modérée à un passage à l’acte criminel et dangereux pour les autres. Elle ne peut être diagnostiquée avant 18 ans mais en générale on peut toujours constater des antécédents au cours de l’adolescence.

Source

Les psychopathes, essai de pathologique dynamique, J.Reid Maloy, 2011, Editions Frison-Roche.

http://www.medisite.fr/

Les 10 métiers où l’on trouve le plus de psychopathes


Il semble que certaines professions intéressent plus les psychopathes probablement pour le pouvoir, il n’est pas obligé d’avoir de l’empathie et peut manipuler plus facilement les gens .. Mais, cela ne veut pas dire qu’ils sont tous des psychopathes ou du moins qu’ils peuvent tous être violents
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Les 10 métiers où l’on trouve le plus de psychopathes

 

PSYCHOPATHES – C’est le blogueur américain Eric Barker qui, sur l’édition américaine du Huffington Post, propose cette liste. Elle ne vient pas de nulle part puisqu’il la tire de la lecture de l’ouvrage The Wisdom of Psychopaths, traduisez « La sagesse des psychopathes » écrit par le psychologue Kevin Dutton, qui fait lui-même un peu peur.

Kevin Dutton sait pourtant de quoi il parle. Franc-tireur de l’analyse des psychopathes, il en est l’un des principaux vulgarisateur dans le monde anglo-saxon et dirige une grande enquête nationale sur les psychopathes en Grande-Bretagne, tout cela pour mieux déterminer qui ils sont. Car sa grande thèse, c’est que les psychopathes ne sont pas tous des meurtriers.

D’après le site Psychologies.com, la psychopathie concerne 3% des hommes et 1% des femmes. Les psychopathes sont donc bien plus nombreux qu’on le croit. Et à en juger par la liste des métiers où on en recense le plus, ils sont clairement parmi nous.

Mais commençons par les 10 métiers où l’on trouve le moins de psychopathes: Aide soignant, infirmière, psychothérapeute, artisan, esthéticien/styliste, enseignant, artiste, médecin et comptable.

Ces professions impliquent du rapport humain et nécessitent une implication émotionnelle tout en offrant peu de pouvoir. De par leur nature, les psychopathes ne seraient pas attirés par ces métiers. En revanche, les situations qui impliquent de prendre des décisions précises, détachées des émotions leur vont très bien. Pas étonnant lorsqu’on sait que les symptômes de la psychopathie regroupent l’indifférence, l’irresponsabilité, l’absence de culpabilité et l’asociabilité.

Qu’est-ce qu’un psychopathe? Si on pense immédiatement au tueur en série des films hollywoodiens, on se trompe. C’est plus compliqué que ça. D’après Wikipedia, un psychopathe est sujet à un trouble de la personnalité qui a été décrit comme étant caractérisé par des émotions peu profondes (en particulier une crainte réduite), un manque d’empathie, de l’égocentrisme, de l’impulsivité, de l’irresponsabilité, de la manipulation et un comportement antisocial comme un mode de vie criminel et instable.

Il n’existe aucun consensus concernant le critère symptomatique et de nombreuses discussions sont établies concernant les causes éventuelles et des possibilités de traitements. Malgré les termes similaires, les psychopathes sont rarement psychotiques. Les psychopathes ne sont pas tous violents; ils utilisent la manipulation pour obtenir ce qu’ils souhaitent. En général, ce sont des individus qui se soucient de ce que les autres pensent d’eux et les utilisent pour atteindre leur but.

La thèse de Kevin Dutton, mais aussi d’autres psychologues, est que la psychopathie se caractérise plus par des tendances à, que par une nature propre aux psychopathes. Pour résumer, on pourrait dire qu’on ne naît pas psychopathe, on le devient, même si certains individus peuvent être prédisposés à développer tel ou tel type de comportement.

De quoi expliquer le pourquoi du comment des 10 métiers où l’on trouve le plus de psychopathes:

1) PDG

2) Avocat

3) Médias

4) Vendeur

5) Chirurgien

6) Officier de police

7) Journaliste

8) Hommes d’église

9) Chef cuistot

10) Les fonctionnaires

http://www.huffingtonpost.fr/

Facebook : vos mises à jour peuvent révéler si vous êtes un psychopathe ou non


Je pense qu’on peut percevoir la personnalité de certains contacts sur Facebook, et autres réseaux sociaux, mais a savoir s’ils sont des psychopathes en puissance … Enfin bref, je me demande si cette étude peut servir a quelque chose, point de vue enquête criminelle
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Facebook : vos mises à jour peuvent révéler si vous êtes un psychopathe ou non

Votre statut Facebook en dit plus que ce ne vous pensez Crédit Reuters

C’est ce que démontrent des scientifiques suédois qui ont pour cela analysé les statuts de 300 Américains en les associant à des tests de personnalité.

Dis moi comment tu utilises Facebook et je te dirai si tu es psychopathe. C’est en somme ce que permet de savoir les résultats d’une étude menée par des scientifiques suédois. En effet, selon le quotidien The Local, des chercheurs de l’Académie Shalgrenska à Goteborg et de l’Université de Lund ont analysé les statuts Facebook de 300 Américains en les associant à des tests de personnalité. Les résultats de cette enquête sont édifiants. Ils permettent de savoir si nous avons des tendances psychopathes ou non.

Plus précisément, les scientifiques ont demandé à leurs cobayes utilisateurs de Facebook de répondre à quelques questions visant à tester un certain nombre de leurs traits de personnalité tels que le narcissisme, la générosité ou encore la névrose. Ensuite, les sujets testés ont soumis une sélection de statuts sur Facebook. Sélection qui a été passée au crible par un algorithme mesurant l’importance des mots et mis au point spécialement pour l’occasion. Résultat : les chercheurs ont découvert que le statut Facebook de certaines personnes pouvait fournir des indices sur leur personnalité.

Ainsi selon le professeur Danilo Garcia, « ceux qui ont une personnalité proche du psychopathe ont eu tendance à répondre le plus souvent négativement aux formulations évoquées » y compris concernant la prostitution, la décapitation ou la pornographie.

Les scientifiques ont ajouté être surpris que Facebook ne permettent de révéler que les traits sombres de la personnalité : à savoir si oui ou non nous sommes narcissiques, psychopathes ou machiavéliques.

Cependant pas que quoi s’inquiéter pour autant.

En effet, selon le professeur Sikstrom, « même si vous avez des traits de personnalités d’un psychopathe sur Facebook cela ne veut pas dire que vous êtes pour autant un psychopathe ».

Ouf !

http://www.atlantico.fr

Psychopathes : un chercheur en neurosciences spécialiste de la question découvre qu’il en est un


Cela doit faire bizarre de faire des recherches des particularités du cerveau des psychopathes alors que ces données montrent justement que le scientifique est lui-même un psychopathe sans pour autant être un tueur .. Il démontre donc par ses résultats que la famille, l’environnement qu’un enfant tel que lui grandit peut faire toute la différence
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Psychopathes : un chercheur en neurosciences spécialiste de la question découvre qu’il en est un

 

psychopathes chercheur

Il fait des recherches sur les psychopathes… et découvre qu’il est lui-même un psychopathe. | David Jones via Getty Images

PSYCHOPATHE – C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Ou du scientifique qui mène tellement bien ses recherches qu’il en devient l’objet. Un après-midi d’octobre 2005, James Fallon regardait sereinement les scans de cerveaux de tueurs en série. Il ne faisait rien de plus que son travail, qui consistait à chercher un point commun dans le cerveau des psychopathes. Ce qu’il ne soupçonnait pas, c’est qu’il découvrirait que lui aussi, était un potentiel meurtrier.

James Fallon analysait donc des milliers d’images de cerveaux de meurtriers, certains schizophrènes ou dépressifs, d’autres avec des cerveaux normaux. Il raconte au Smithsonian que

« Par un heureux hasard, je faisais aussi une étude sur Alzheimer, et dans ce contexte, j’avais des scans de cerveau de moi et de toute ma famille juste sur mon bureau. »

Dans cette pile de scans de cerveaux de sa famille, il y en a un qui attire son attention. Sur ce scan, les zones du cerveau liées à l’empathie, à la moralité et au contrôle de soi, montrent une faible activité… Et ce sont ces zones qui sont en jeu dans la psychopathie. Il vérifie immédiatement s’il ne s’agit pas d’une erreur. Pas de bol, les scans sont tout à fait corrects.

Horreur, malheur, il y a un psychopathe dans sa famille.

Dans ce cas, il n’y a plus de secret qui compte. A bas l’anonymat, il décide de savoir à qui est ce cerveau. Et alors qu’il pensait certainement que les choses ne pourraient pas être pire… il s’avère que ce cerveau, c’est le sien. Il ne comprend pas, et remet même ses recherches en question:

« Je n’ai jamais tué ni violé qui que ce soit. Donc la première chose que j’ai pensé c’était que mon hypothèse était peut-être fausse, et que ces zones de cerveau ne reflètent pas la psychopathie ou un comportement meurtrier. »

James Fallon fait donc d’autres recherches, en psychopathie neurologique et comportementale. Il fait également des tests génétiques. Verdict: allèles qui prédisent un fort potentiel agressif, violent et peu d’empathie. Plus moyen de tourner autour du pot, il finit par l’admette: il est un psychopathe.

Un psychopathe d’accord, mais un bon psychopathe

Mais un bon psychopathe. Celui qu’il appelle le « psychopathe pro-social », c’est-à-dire qui a des difficultés pour l’empathie mais qui maintient un comportement social acceptable.

Comment expliquer que quelqu’un qui a un cerveau de psychopathe, n’est pas violent, mais stable, et réussit scientifiquement? James Fallon explique que le diagnostique est souvent flou: certains psychopathes ne tuent pas, mais ont simplement des comportements psychopathiques.

Et pour cause, James Fallon est loin d’être un ange.

« J’ai un esprit de compétition odieux. Je ne laisse pas mes petits-enfants gagner des jeux. Je suis une sorte d’enfoiré qui fait des trucs débiles qui gonflent les gens. »

D’accord, mais pourquoi, lui, parviendrait-il à tempérer son comportement psychopathique et pas les autres? C’est là qu’il invoque l’environnement, familial notamment, lui qui était fut un temps purement déterministe.

« J’étais aimé, et ça m’a protégé« , explique-t-il simplement. Sans oublier d’y ajouter une dose de libre arbitre: « Depuis que j’ai trouvé tout cela, j’ai fait un effort pour essayer de changer mon comportement. J’ai fait plus consciemment des choses qui sont considérées comme la bonne chose à faire, et pensé plus aux sentiments des autres. »

Au lieu de garder tout ça pour lui, James Fallon a donné une interview à la radio, et a même écrit un livre, « The Psychopath Inside« . Mais attention, précise-t-il:

« Je ne fais pas ça parce que je suis soudainement sympa, je fais ça par fierté – parce que je veux montrer à tout le monde et à moi-même que je peux me sortir de là. »

Au final, il admet lui-même que ce n’était pas vraiment une surprise. Il a toujours su qu’il adorait manipuler les gens. Et il a hérité d’une belle lignée de meurtriers dans sa famille, 7 au total, dont Lizzie Borden, célèbre accusée du meurtre à la hache de son père et de sa belle-mère en 1892.

Pour conclure, on rappellera que le site d’information bidon Le Gorafi avait ainsi titré un article:

« Une profileuse découvre qu’elle était elle-même responsable de six meurtres, trois braquages et deux enlèvements « .

Comme quoi, la réalité rattrape parfois la fiction.

http://www.huffingtonpost.fr/

Le cerveau d’un psychopathe démystifié


Peut-on guérir un psychopathe quand  pour lui la douleur des autres est une source de récompense ?
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Le cerveau d’un psychopathe démystifié

 

Photo Fotolia

Des chercheurs analysent le cerveau de détenus pour mieux comprendre le phénomène des psychopathes, grâce à des tests par résonnance magnétique.

The National Library of Medicine rapporte les résultats de cette recherche, qui s’est effectuée en milieu carcéral auprès de 121 détenus volontaires.

Se déroulant dans une prison à sécurité modérée des États-Unis, les analyses ont été effectuées sous forme de tests par résonnance magnétique, qui cherchaient à définir le type de réponse observable au cerveau des sujets, lorsque ceux-ci étaient placés devant diverses situations imaginaires.

En plaçant des photographies dures et décrivant de la douleur humaine physique devant les sujets, les chercheurs pouvaient ensuite définir quelles zones du cerveau s’activaient, selon les circonstances.

Il est troublant de constater, dans le rapport publié dans le Frontiers in Human Neuroscience, que les détenus diagnostiqués comme psychopathes ne réagissent pas de la même façon qu’un humain considéré comme normal, mais plutôt de la même façon que lorsqu’ils sont placés en situation positive ou de récompense.

Ces résultats démontrent non seulement la véracité des théories précédemment avancées, mais pourraient également permettre la création de traitements pour aider ces biens tristes patients.

On estime à 1 % le nombre de psychopathes présents dans la population, un chiffre qui grimperait à 23 % en milieu carcéral.

http://sante.canoe.ca

Le Saviez-vous ► Top 13 des enfants tueurs


Quand on parle de tueur, de meurtres sordides, on pense naturellement à des adultes. Mais il existe des enfants qui ont tué de sang froid. Certains ont été Vraiment sadiques. On se demande bien comment un enfant peut arriver à un tel résultat.
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Ted Bundy, ces tueurs aux noms connus qui, à l’image de Charles Manson, se voient parfois élever au rang de rock star. L’histoire semble cependant moins prompte à retenir le nom des tueurs quand ceux-ci ne dépassent pas les 15 ans d’âge. Et pourtant, aussi dérangeant que cela puisse être, les enfants tueurs existent et l’actualité est émaillée de ces faits-divers glaçants. Attention, certains détails sont un peu crus, âmes sensibles passez votre chemin.

1. Mary Bell – Royaume-Uni

Source photo : listverse

Comme pas mal d’enfants tueurs, Mary Bell effraie par la gratuité totale de ses actes. En 1968, à la veille de ses 11 ans, elle étrangle le petit Martin Brown, 4 ans, dans une maison abandonnée. Quelques jours après, accompagnée d’une de ses amies, elle rentre par effraction dans un orphelinat et saccage l’endroit. On y retrouvera des mots où elle avouait ses crimes, mais les policiers pensèrent qu’il s’agissait d’une farce de mauvais gout.

En juillet de la même année, les 2 fillettes kidnappèrent Brian Howe, un garçonnet de 3 ans, avant le tuer dans une friche avoisinante. Le garçon fut étranglé avant que Mary ne grave un M sur son ventre à l’aide d’une lame de rasoir. La fillette en a profité pour couper quelques cheveux de sa victime, lui lacérer les jambes et mutiler son sexe.

Les spécialistes qui traitèrent Mary Bell pendant et après son procès expliquent son comportement psychopathe par l’enfance très difficile de la jeune tueuse : sa mère prostituée aurait à plusieurs reprises tenté de la tuer. Elle l’aurait par ailleurs forcée à avoir des relations sexuelles avec certains de ses clients. Tout cela avant l’âge de 10 ans. Elle est sortie de prison en 1980 à l’âge de 23 ans.

2 et 3. Jon Venables et Robert Thompson – Royaume-Uni

Source photo : listverse

La mère de James Bulger ne se doutait pas qu’en laissant son fils de 3 ans devant le boucher pendant quelques minutes, elle venait de le condamner. Jon Venables et Robert Thompson, tous 2 âgés de 10 ans, avaient un objectif très simple. Ils voulaient isoler l’enfant afin qu’il se fasse renverser par un véhicule. Pendant leur marche de plus de 3km, ils malmenèrent James en le frappant et en le faisant tomber sur la tête. Arrivés sur une voie ferrée, ils lui jetèrent de la peinture dans les yeux avant de le lapider et de le frapper à coup de briques et de barres de fer. Avant de partir, ils placèrent son corps sur les rails et le recouvrirent partiellement de briques. D’après les médecins légistes, le petit Jamie était mort avant que le train ne le percute.

Arrêtés et condamnés, les 2 enfants tueurs furent libérés après 8 ans d’incarcération avec de nouvelles identités demeurées secrètes. Il y a peu de temps cependant, Venables a refait surface en étant arrêté après avoir téléchargé de la pédopornographie. Il devrait cependant être de nouveau libéré dans les jours à venir.

4. Graham Young – Royaume-Uni

Source photo : murderpedia

Graham Young s’inscrit dans la lignée quelque peu romanesque des empoisonneurs. Dès son plus son âge, il est fasciné par les poisons et leurs effets sur l’homme ainsi que par les tueurs tels que Dr. Hawley Crippen, William Palmer ou encore Adolf Hitler. Deux passions quelque peu inquiétantes si vous voulez notre avis. Il commence très vite à expérimenter ses concoctions sur les premiers cobayes qui lui tombent sous la main : sa famille et ses amis. Diarrhées, vomissement, ça ne va pas fort pour la famille Young. En 1962, c’est la mère de la nouvelle femme du père Young qui meurt. Elle est la première victime du jeune Graham, alors âgé de 14 ans.

Arrêté après qu’un de ses profs ait trouvé un peu bizarre ses cahiers plein de notes et de dessins d’hommes mourants, il est incarcéré dans un hôpital haute-sécurité. Cela ne l’empêchera pas d’empoisonner plusieurs de ses codétenus. Libéré à 23 ans, il s’installe chez sa soeur et se remet très vite à sa petite manie. Suite à la mort par empoisonnement de deux de ses collègues, Young est renvoyé en prison où il finira sa vie.

5. Barry Dale Loukaitis – Washington, E-U

Source photo : listverse

Le fait que sa mère cocue et jalouse ait prévu de se suicider le jour de la Saint-Valentin, en lui annonçant qu’il devrait faire de même, a peut-être un peu déstabilisé Barry Dale Loukaitis. Le fait d’être souvent moqué et brimé à l’école n’a pas dû beaucoup aider non plus. Toujours est-il qu’un jour de février, Barry fait irruption dans son cours de mathématiques vêtu comme un cow-boy du Far West. Et armé comme tel. Il ouvre alors le feu sur ses camarades et son professeur, hurlant au milieu de la panique générale : « C’est quand même mieux que les maths hein ? »

Son but était ensuite de prendre des étudiants en otage et de s’en servir pour sortir de l’école sans soucis. C’était sans compter sur le courage d’un professeur d’EPS qui arriva à neutraliser le jeune homme de 15 ans. Loukaitis purge en ce moment deux peines de prison à perpétuité auxquelles s’ajoutent 205 années. Pour être bien sûr.

6. Lionel Tate – Floride, E-U

Source photo : murderpedia

Lionel Tate est la personne la plus jeune à avoir été condamnée à perpétuité : il n’avait que 12 ans. Il fut condamné pour le meurtre d’une fillette de 6 ans que sa mère gardait à l’époque. Personne ne sait vraiment ce qui s’est passé. Lionel a d’abord affirmé qu’ils jouaient au catch et qu’il avait voulu faire « comme les pro », ce qui laissait sous-entendre la thèse d’un accident. Cependant, différentes contradictions ainsi que les analyses des légistes pointaient vers une autre direction : la fillette aurait subi de nombreux traumatismes au ventre, au crâne et aux côtes, au total plus de 35 blessures. Tate changea alors sa version en affirmant lui avoir sauté dessus depuis les escaliers.

Condamné à perpétuité, sa sentence fut diminuée en 2004 et il fut libéré en raison du procès peu équitable que l’enfant avait reçu, notamment car il ne comprenait pas, à l’époque, les charges retenues contre lui. Il est depuis retourné en prison et purge une peine de 30 ans pour avoir braqué à main armée un livreur de pizza.

7, George Stinney – Caroline du Sud, E-U

Source photo : listverse

Les États-Unis sont fans des records pénitentiaires. Avant le record de la plus jeune perpétuité avec Lionel Tate, ils détenaient déjà celui de la plus jeune personne exécutée aux XXe siècle. Bizarrement il s’agit là aussi d’un jeune homme noir, cette fois au début des années 40, une époque pas vraiment réputée pour sa tolérance.

George Stinney était âgé de 14 quand, le 16 juin 1944, il fut exécuté pour le meurtre de deux fillettes de 11 et 8 ans, retrouvées dans une fosse boueuse. Le jeune homme avoua très vite (même s’il n’existe aucune preuve écrite de ses aveux), mais ne pu être correctement défendu durant son procès (qui ne dura qu’une journée) puisque ses parents avaient été chassés de la ville.

Aujourd’hui encore, certaines personnes essayent de faire rouvrir le cas « Stinney » tant les conditions de son procès et de son exécution sont sujettes à controverse.

8. Eric Smith – New-York, E-U

Source photo : murderpedia

Le 2 août 1993, le petit Eric Smith, âgé de 13 ans, parvint à isoler un garçonnet de 4 ans, Derrick Robie, dans un bois. Après l’avoir étranglé et frappé au visage avec des pierres, il lui fit subir de multiples sévices, parfois sexuels. Il avoua tout quelques jours après l’enterrement de sa victime.

Eric était souvent la cible de moqueries à cause de ses épaisses lunettes, de ses cheveux roux et de ses oreilles décollées, mais cela n’explique pas la hargne et la violence de son crime. Un psychologue a diagnostiqué chez lui un trouble explosif intermittent qui l’empêcherait de contrôler ses pulsions, mais cela n’a jamais été vérifié.

Malgré plus d’une demi-douzaine d’appels, il est aujourd’hui toujours emprisonné.

9 et 10. Jasmine Richardson et Jeremy Steinke – Canada

Source photo : murderpedia

Jasmine Richardson ou quand la passion adolescente et l’horreur macabre se rencontrent : les parents de Jasmine, alors âgée de 12 ans, lui avaient interdit de voir son petit ami, un homme de 23 ans appelé Jeremy Steinke. Sans doute manipulée par ce dernier, la jeune fille accepta de prendre part à ce qui s’avéra être un bain de sang. Steinke se rendit au domicile des Richardson afin de tuer les parents de sa petite amie. Il se dirigea ensuite à l’étage et força Jasmine à poignarder son petit frère âgé de 8 ans.

Dans une cavalcade qui rappelle étrangement le film Tueurs Nés (Steinke a affirmé avoir regardé ce film juste avant de passer à l’acte), les 2 amoureux s’enfuirent avant d’être rapidement rattrapés et condamnés.

Lors du procès, on se rendit vite compte que la jeune Jasmine n’avait pas été manipulée et qu’elle avait elle-même souvent demandé à son petit ami de tuer sa famille.

11. Alyssa Bustamante – Missouri, E-U

Source photo : murderpedia

Le plus effrayant dans l’affaire d’Alyssa Bustamante est le sang-froid et le recul avec lequel la jeune fille de 15 ans s’est livrée à ses atrocités. Utilisant sa petite soeur comme appât, elle parvint à isoler une fillette de 9 ans dans une zone boisée isolée. Après l’avoir poignardée violemment, elle lui trancha la gorge. Sa seule motivation ? « Voir ce que ça faisait. »

Dans son journal intime, elle explique même y avoir pris un certain plaisir. S’il est difficile d’expliquer le passage à l’acte d’Alyssa, plusieurs psychologues évoquèrent sa dépression et ses multiples tentatives de suicide afin de relever la fragilité de la jeune fille.

Condamnée à perpétuité avec possibilité d’appel, elle est aujourd’hui toujours en prison.

12 . Joshua Phillips – Floride, E-U

Source photo : murderpedia

Le 3 novembre 1998, la petite Maddie Clifton, 8 ans, disparait. Toute la région de Jacksonville se mobilise pour la retrouver, sans succès. Son jeune voisin, Joshua Phillips, participe d’ailleurs aux recherches.

Sept jours plus tard, la mère de ce dernier constate une fuite sur le matelas à eau de son fils. En inspectant de plus près la fuite, elle découvre le cadavre de Maddie, caché sous le lit de son fils.

Phillips, alors âgé de 14 ans, explique qu’il jouait au baseball avec Maddie et qu’il l’a frappée à l’oeil avec sa batte, par accident. Pris de panique, il a trainé la fillette jusque dans sa chambre où il l’a étranglée avec le câble de son téléphone pendant près de 15 minutes. Comme cela ne fonctionnait pas, il l’a poignardée une dizaine de fois avant de la frapper de nouveau avec sa batte.

Condamné pour meurtre, Phillips purge aujourd’hui une peine à perpétuité sans possibilité d’appel, bien que sa mère tente depuis plusieurs années de faire revoir sa sentence.

13 Jesse Pomeroy – Massachussetts, E-U

Source photo (creative commons) : wikipedia

Né en 1859 à Charlestown, Jesse Pomeroy est une énigme. On sait peu de choses sur sa vie avant ses 11 ans, âge auquel il commença à séquestrer d’autres enfants avant de les déshabiller et de les torturer à l’aide d’épingles et de couteaux. Il fut attrapé et envoyé en camp de redressement jusqu’à ses 21 ans. C’est tout du moins ce qui était prévu puisqu’il fut libérer un an et demi après pour bonne conduite.

À peine sorti, il kidnappa et tua Katie Curran, une fillette de 10 ans, et fut aussi accusé du meurtre d’un enfant de 4 ans dont le corps fut retrouvé dans la baie de Dorchester. Condamné à la prison à vie, il passa le plus clair de sa sentence à l’isolement et mourut de causes naturelles à 72 ans.

Et faites de beaux rêves.

Source : CvltNation, ListVerse, Murderpedia

http://www.topito.com/

Les psychopathes, des êtres à « empathie variable »


Si on pense que cette étude sur la compréhension de l’absence des émotions chez le psychopathe pourrait être un traitement en vue de sa réhabilitation, il faudrait qu’il soit pris au moment ou les premiers signes se font sentir.
Nuage

 

Les psychopathes, des êtres à « empathie variable »

 

La série Dexter diffusée sur les ondes de Showtime aux États-Unis met en scène un spécialiste dans l'analyse de traces de sang, Dexter Morgan, qui est un tueur en série psychopathe.La série Dexter diffusée sur les ondes de Showtime aux États-Unis met en scène un spécialiste dans l’analyse de traces de sang, Dexter Morgan, qui est un tueur en série psychopathe. Photo :  Showtime

 

Les œuvres de fiction nous présentent souvent les psychopathes tels Hannibal Lecter ou Dexter comme des êtres sans émotion incapables d’empathie, cette capacité à se mettre dans la peau d’un autre et d’imaginer ses émotions.

Or, des travaux réalisés par des chercheurs néerlandais montrent que ces personnes possèdent en quelque sorte un « interrupteur d’empathie » qu’ils peuvent allumer ou fermer selon leur volonté.

Cette réalité expliquerait pourquoi les psychopathes sont capables d’être si durs et si charmants.

Le chercheur Christian Keysers de l’Université de Groningen affirme que cette nouvelle connaissance change notre perception de ce trouble de la personnalité.

Explications

Dans ces travaux, 18 criminels psychopathes et 26 autres personnes ont subi un examen du cerveau par résonance magnétique pendant qu’ils regardaient des extraits vidéo dans lesquels ils voyaient une personne en blesser une autre. On leur a demandé de compatir avec la douleur ressentie par la personne blessée.

Les régions cérébrales liées à la douleur n’ont pas été spontanément activées pour les psychopathes alors qu’elles l’étaient pour le groupe témoin. Toutefois, la différence entre les deux groupes s’est grandement estompée lorsque les chercheurs ont spécifiquement demandé aux participants de se mettre dans la peau des personnes (des acteurs) qui ressentaient la douleur.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Brain pensent que leurs résultats montrent que les psychopathes ne sont pas simplement des individus froids incapables de ressentir leurs émotions et celles des autres.

La réalité serait plus complexe, selon eux. Ils auraient bel et bien une capacité d’empathie, mais posséderaient un genre d’interrupteur qu’ils peuvent mettre à « marche » ou à « arrêt » et qui serait par défaut à « arrêt ».

Le fait qu’ils puissent remettre l’interrupteur à « marche », au moins dans certaines situations, montre qu’il y a de l’espoir sur le plan thérapeutique, notent les chercheurs. Ainsi, après un traitement approprié, l’interrupteur pourrait être replacé à « marche », ce qui permettrait d’envisager une réhabilitation.

Qu’est-ce que la psychopathie?
C’est un trouble de la personnalité caractérisé par un comportement antisocial, impulsif, un détachement émotionnel vis-à-vis de l’autre, et un manque de culpabilité. Elle peut entraîner des comportements destructeurs sur le plan psychologique ou physique.

http://www.radio-canada.ca

Au moins un dirigeant d’entreprise sur 25 est un psychopathe


Il y a des psychopathes partout, grâce a leur manipulation, leur charme, ils peuvent monter des échelons dans une entreprise sans pour autant avoir les qualités requises. Ce ne sont pas tous des tueurs mais ils peuvent infligés de grandes souffrances a autrui sans ressentir de l’empathie
Nuage

 

Au moins un dirigeant d’entreprise sur 25 est un psychopathe

 

Photo: Jack Nicholson dans le film Shining (perché sur un nid de coucou)

Les psychopathes qui par nature sont charmeurs et manipulateurs ont naturellement une partie des qualités ou des défauts requis pour prendre le pouvoir dans les entreprises ou ailleurs…

Ils ne sont pas forcément ces tueurs en série qui vivent reclus, au contraire. En tout cas, une étude américaine très sérieuse menée par le célèbre professeur de psychologie new yorkais Paul Babiak et citée par le Guardian souligne que les psychopathes peuvent très longtemps dissimuler leur maladie mentale derrière leur statut et en charmant et manipulant leur entourage.

Dans un documentaire réalisé par la BBC qui sera diffusé le 7 septembre (Are you good or evil (Etes-vous bon ou mauvais)) où il révèle les conclusions de son étude,

Paul Babiak explique que «les psychopathes ne sont pas vraiment les personnes que nous pensons qu’elles sont. En fait, vous pouvez vivre et même être marié avec un psychopathe pendant plus de 20 ans et ne pas savoir que c’est un ou une malade mentale dangereuse et insensible.».

Les psychopathes sont capables d’infliger les pires souffrances aux autres sans éprouver de culpabilité.

Paul Babiak a découvert ce qu’il appelle les «psychopathes qui réussissent».

«Une grande part du problème tient au fait que ce que nous cherchons chez nos dirigeants peut être facilement imité par les psychopathes», souligne-t-il.

Paul Babiak et le professeur Bob Hare de l’Université de Colombie britannique au Canada, un expert reconnu en psychologie et en psychopathie, ont construit un questionnaire en 111 points qui permet de découvrir les psychopathes «cachés». Bob Hare estime que pas moins de 1% des Américains peuvent être considérés comme des psychopathes.

Bien sûr, les psychopathes dirigeants d’entreprises et cadres supérieurs ne sont pas vraiment performants ou efficaces, mais ils sont capables de gravir les échelons en masquant leurs échecs et leurs faiblesses en usant de leur charme vis-à-vis de leurs supérieurs et de leurs subordonnés.

«Plus le psychopathe est atteint, meilleure est son apparence, son charisme et ses talents d’orateur […] Bonne apparence et performance lamentable. Il faut considérer les psychopathes comme des personnes ayant à leur disposition une large palette de comportements: le charme, la manipulation, l’intimidation, tout ce qui est nécessaire pour qu’ils parviennent à leurs fins», souligne Paul Babiak .

Un psychopathe peut se mettre dans votre peau intellectuellement mais pas émotionnellement, expliquent les professeurs.

«Ils peuvent savoir ce que vous pensez, ils peuvent regarder votre langage corporel, écouter ce que vous dites, mais ils ne peuvent pas ressentir ce que vous ressentez» conclut M. Babiak.

Ils ne ressentent pas la douleur des autres, c’est pourquoi parfois emportés par leur instinct destructeur ils l’infligent sans compter.

http://www.slate.fr