Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que le syndrome du voyageur ?


Le syndrome du voyageur, peut être interpellé différemment selon le pays visité. Il arrive que des personnes éprouvent un tel choc que des symptômes de cette affection apparaissent. Cela peu être causé par la déception, la beauté ou encore le dépaysement total.
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Qu’est-ce que le syndrome du voyageur ?

fleuve Gange Inde

Les bords du Gange en Inde. Crédits : MaxPixel/Domaine Public

par Marine

Le dépaysement : voilà ce que nous recherchons bien souvent lors des vacances. Et selon les destinations, tout le monde peut se confronter à des façons de vivre totalement différentes !

Il s’avère que parfois ces nouveautés sont trop difficiles à appréhender, ce qui déclenche chez certain·e·s une curieuse affection : le syndrome du voyageur. Quelles en sont les causes, et comment se manifeste-t-il ? 

Des modes de vie différents

En vérité, le syndrome du voyageur peut en cacher plusieurs, selon qui nous sommes et en fonction de la destination de vacances. Par exemple, nombreux sont les touristes japonais à éprouver le syndrome de Paris. Ceux-ci sont en effet pris de court par le contraste saisissant entre l’image romantique qu’ils peuvent avoir de la ville des amoureux et la réalité. Quant au syndrome de Stendhal, il touche les personnes qui se rendent à Florence. Les touristes se trouvent alors  subjugués et mal à l’aise devant la beauté de la ville et de ses trésors culturels.

L’affection qui nous intéresse ici est aussi appelée le syndrome de l’Inde – ce pays étant le plus susceptible de déclencher les symptômes. Il touche donc la plupart du temps des Occidentaux. Pourquoi ? Parce que le mode de vie et les codes qui animent les habitants sont tout simplement très différents. De la spiritualité à la façon d’honorer leurs défunts, en passant par la foule et la notion différente de pudeur en public… La rencontre peut être rude à gérer pour une personne ayant l’habitude de vivre « à l’occidentale ».

Les signes qui ne trompent pas

Personne n’est à l’abri du syndrome de l’Inde. En revanche, il est aisé d’en reconnaître les premiers symptômes pour réagir de manière appropriée. Au même titre que beaucoup d’affections psychologiques, le syndrome du voyageur se traduit par des signes assez identifiables. Ils traduisent généralement l’anxiété et la fébrilité. Notons les palpitations, le sentiment d’oppression et de dépression ou encore la tristesse. Ceux-ci se manifestent dès l’arrivée dans le pays.

Au cours du voyage, ces signaux peuvent se transformer et s’accentuer, laissant parfois place à des hallucinations et à un sentiment de dépersonnalisation. Une prise en charge par un·e spécialiste est alors vivement conseillée. D’ailleurs, il existe en Inde une cellule de psychiatrie spécialement dédiée à la prise en charge des touristes français victimes du syndrome du voyageur (elle est gérée par le consulat).

Que tout le monde se rassure, les symptômes s’estompent progressivement. Une fois le voyage achevé et les habitudes retrouvées, il n’en paraît plus rien. Afin d’éviter au maximum d’éprouver le syndrome de l’Inde, mieux vaut anticiper son séjour en se renseignant à l’avance sur le pays. En tout cas, cette destination est des plus intéressantes pour les voyageur·euse·s qui souhaitent changer du quotidien !

https://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que la nomophobie ?


Avec les smartphone, une nouvelle phobie a fait son apparition et à été nommé en 2018 nomophobie. Cette peur de se retrouver sans téléphone à une époque ultra-connecté. On ne veut rien manqué, on partage tout sur l’Internet. Partout, on voit des gens rivés sur leur téléphone portable que ce soit en autobus, en marchant, en famille, au restaurant, c’est tellement partout qu’on doit interdire le téléphone au volant ou à vélo.
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Qu’est-ce que la nomophobie ?

Symptôme d’une époque ultra-connectée, la nomophobie serait le reflet de nos multiples dépendances numériques. Entre peurs fantasmées et réalités hétéroclites, décryptage d’un phénomène de société difficilement appréhendé.

“Votre temps d’écran était inférieur de 25% la semaine dernière, pour une moyenne de 4h et 12 minutes par jour.”

Comme chaque dimanche, avec une assiduité qui frise la provocation, mon téléphone estime utile de réduire à néant toute mon estime de moi en me rappelant à mon piètre statut de junkie numérique, chiffres et statistiques à l’appui. Le pire, c’est que je ne lui ai rien demandé.

D’autres modèles de smartphones proposent aussi de bloquer l’usage de certaines applis au bout d’un certain temps écoulé ou de passer en mode noir et blanc pour nous inciter à lâcher notre précieux téléphone. L’origine de ces innovations technologiques aux allures de garde-fous électroniques ? La nomophobie ou la peur irraisonnée de se retrouver sans son téléphone portable.

Le “mal du siècle” 

Couronné “mot de l’année” en 2018 par le Cambridge Dictionnary, ce terme résulte de l’ingénieuse contraction de “no mobile phone phobia”, une expression anglo-saxonne découlant du phénomène d’hyper-connectivité ambiant dicté par l’omniprésence d’Internet et des réseaux sociaux. Et pour cause, la nomophobie renvoie à l’ensemble des angoisses plus ou moins envahissantes qui peuvent nous envahir à l’idée d’être privée de notre smartphone adoré, dont 73% des français sont aujourd’hui équipés (source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC). Un week-end en rase campagne sans réseau, une soirée avec une batterie à 3% ou pire, une journée entière au bureau avec le portable tombé dans le creux du canapé : autant de situations qui plonge le nomophobe, novice ou avéré, dans un désarroi auréolé de crainte et d’ anxiété.

“Je déteste quand j’oublie mon téléphone chez moi. Je me sens vraiment toute nue quand je ne l’ai pas ! Avec toujours cette sensation désagréable que je vais rater le coup de fil du siècle. Du coup, quand je m’en rend compte dans le métro, dès que j’arrive au bureau, je mets un statut sur Facebook pour prévenir mes contacts. C’est ridicule, je sais, mais je peux pas m’en empêcher”, avoue Sandra, 30 ans.

On reconnaît également le nomophobe à sa capacité à consulter compulsivement son téléphone toutes les 2 minutes ou à scroller inlassablement son écran quand il a le malheur de l’avoir à portée de main.

“Je crois que je suis arrivé à un stade où je ne me rends même plus compte que je suis en train de “checker” mon téléphone. C’est devenu un tic : je regarde l’heure, je vérifie que je n’ai pas de notifications ou j’ouvre compulsivement Instagram, sans même vraiment savoir pourquoi”, confie Tomas, 28 ans.

En 2016, le très en-vue créateur Simon Porte Jacquemus, alors âgé de 26 ans, confiait même dans les colonnes de Stylist avoir frôlé la tendinite du pouce tant il passait du temps sur son smartphone.

Génération nomophobe

Au-delà de l’anecdote, cette confession un brin honteuse du presque trentenaire est symptomatique de ce terrible mal qui ronge sa génération et la suivante, tous sexes et genres confondus. En 2018, une étude OpinonWay/Smerep révélait ainsi que 20% des étudiants passaient plus de 6h par jour sur leur téléphone.

“Bien sûr, les plus vulnérables sont les adolescents et les jeunes adultes chez lesquels se retrouver sans portable signifie risquer de vivre un isolement insupportable.” explique le Dr Anne Marie Lazartigues*, psychiatre et psychothérapeute basée à Paris.

« Quand mon portable a dû partir en réparation, ce qui m’a réellement manqué a été de ne pas pouvoir communiquer avec le monde extérieur. Je voulais prévenir de mon retard ? Pas de téléphone ! Je voulais raconter une anecdote de ma journée ? Pas de téléphone ! Un joli coucher de soleil que j’aurai aimé immortaliser ? Pas de téléphone !” se souvient Katia, 31 ans. “On dit souvent que l’on se coupe du monde lorsque l’on est accro à son téléphone mais, étrangement, je ne m’étais jamais sentie si seule qu’en étant sans. »

Une angoisse de performance qui pousse à vouloir sans cesse être joignable

La nomophobie, un “mal du siècle” qui répondrait à des problématiques sociales, relationnelles mais également professionnelles, 60% des Français consultant leurs mails via leurs smartphones.

“Ayant une angoisse de performance qui les pousse à vouloir sans cesse être joignables, les trentenaires ne peuvent pas non plus se passer d’avoir leur portable en permanence à portée de main”, ajoute la spécialiste.

“J’aimerai bien passer moins de temps sur mon téléphone mais en réalité, je n’ai pas vraiment le choix avec mon travail, je dois vraiment être toujours connecté”, confirme ce responsable en communication politique qui a préféré rester anonyme.

Problème ?

“Cette utilisation compulsive du portable finit par avoir des conséquences néfastes sur la vie sociale, professionnelle ou familiale, ne serait-ce que du fait de son caractère chronophage”, prévient le Dr Lazartigues.

En effet, qui n’a jamais remarqué ses couples qui, en plein dîner en tête-à-tête, bloquent sur leur portable respectif pendant de longues minutes ? Ces réunions d’équipe improductives où tous les participants ont les yeux rivés sur leur écran ? Ces apéros entre amis qui virent aux concours de like et de selfies ?

“Malgré sa dénomination, la nomophobie nous semble entrer davantage dans la catégorie des addictions que dans celle des phobies. D’ailleurs, elle n’est pas reconnue dans les nomenclatures psychiatriques.” précise l’experte.

D’autres spécialistes incitent par ailleurs à la prudence face à ses termes un brin galvaudés qui témoignent des habituelles craintes générées par l’arrivée de nouvelles technologies. Certains soulignent également comment la nomophobie est devenu le parfait alibi d’une foire marketing aux digital detox des plus lucratives.

Dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

Etre attentif aux difficultés, aux manquements ou encore aux erreurs qui résultent directement de notre usage excessif de téléphone : telle semble être la première façon de désamorcer toute potentielle dérive.

“Il a fallu que je frôle l’accident de voiture parce que je conduisais tout en consultant mon téléphone pour que je commence à me poser des questions. C’est vraiment idiot”, poursuit Tomas.

 Prêtez également attention à votre comportement : dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

On peut ensuite se fixer progressivement des limites et s’autodiscipliner en se forçant à laisser son doudou numérique dans une autre pièce que celle où l’on dort, à couper les notifications ou à le ranger dans son sac-à-main pendant une réunion de famille.

“C’est bête mais, désormais, j’essaie de faire en sorte que la dernière chose que je regarde avant de m’endormir soit le visage de mon copain à côté de moi et pas une énième story sur Instagram”, rajoute Sandra.

Autre piste de réflexion conseillée par les spécialistes : celle du modèle que l’on souhaite donner à nos charmantes têtes blondes sur les bienfaits d’un usage modéré des nouvelles technologies. Difficile en effet de réprimander votre pré-ado sur son addiction smartphonesque quand vous avez vous-même le nez toujours collé dessus !

À moins que vous ne comptiez sur ce fameux rapport hebdomadaire généré par son téléphone dernier cri qui le rappellera à l’ordre avant même que vous n’ayez eu le temps de le faire. 

*Le Dr Anne Marie Lazartigues, psychiatre, psychotherapeute et sexologue, spécialisée dans les thérapies, reçoit dans son cabinet du 4e arrondissement de Paris.
** Source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC

https://www.marieclaire.fr/,

Le Saviez-Vous ► Les troubles bipolaires en 5 points


Quand une personne de notre entourage est atteinte de troubles bipolaires, cela peut être difficile à gérer à cause de son comportement tantôt euphorique, tantôt dépressif.
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Les troubles bipolaires en 5 points

 

Mama-Belle-and-the-kids/Shutterstock.com

En chiffres. Les troubles bipolaires touchent 1,2% de la population. Ils se situent 6erang parmi des maladies génératrices de handicap. Dans 10 à 15% des cas, ils conduisent le patient au suicide !

C’est quoi un trouble bipolaire ? Anciennement appelée maladie maniaco-dépressive, il s’agit d’une maladie mentale sévère. Elle se caractérise par une alternance exagérée de périodes dépressives et d’excitation. Entre ces deux phases, la personne retrouve un état normal. On estime que pour 30% des patients, l’apparition de leur maladie remonte à l’adolescence.

Quels sont les symptômes ? Comme évoqué précédemment, les troubles bipolaires se décomposent en deux phases. La phase d’excitation est caractérisée par une hyperactivité, une euphorie, une volubilité mais aussi des troubles de l’appétit, une réduction du besoin de sommeil, une irritabilité…

La phase dépressive est au contraire marquée par une grande tristesse, des idées suicidaires, une perte d’énergie et de l’estime de soi, des difficultés de concentration, un sentiment de culpabilité…

Des causes mal définies. Les causes du trouble bipolaire ne sont pas complètements connues. C’est une maladie multifactorielle. Un facteur génétique d’abord : le risque est 10 fois plus élevé si l’un des 2 parents est lui-même bipolaire.

Des facteurs biologiques ensuite : plusieurs études ont montré des anomalies des médiateurs chimiques au niveau du cerveau des patients. En effet, une diminution du taux de noradrénaline et de sérotonine est observée dans la dépression, alors que dans la manie, les taux de noradrénaline sont élevés…

Une prise en charge complexe.

« Les traitements sont divers », note la Fédération pour la recherche sur le cerveau. « Mais le principal est le traitement par le lithium (un sel qui a la propriété de stabiliser l’humeur) ou les thymorégulateurs pour combattre l’état dépressif. Ces traitements diminuent la fréquence et l’intensité des troubles mais nécessitent une surveillance biologique constante. Un traitement par électrochocs peut aussi être proposé lorsque les médicaments ont échoué, avec un effet régulateur de l’humeur. Enfin, une psychothérapie de soutien est très utile. »

  • Source : Fédération pour la recherche sur le cerveau
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon

https://destinationsante.com/

 

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?


Syndrome de Diogène ou bien le trouble du désordre compulsif est une maladie mentale qui ne se guérit pas avec des médicaments. Homme ou femme de tout âge peut en être atteint. Le danger à ce syndrome est cette accumulation disparate qui peut amener les cafards, incendie, etc
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Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?

 

Pile de vêtements et autres objets
Le syndrome de Diogène touche environ 30 000 personnes en France. Ce trouble mental est caractérisé par un besoin irrépressible d’amasser des objets de toute nature (dont des détritus) dans son logement.

Le nom “Diogène” ne provient pas du découvreur de la maladie mais d’un philosophe grec. Cet homme décédé en 324 avant JC avait pour habitude de vivre dans un tonneau, seul et sans lien social.

Ce comportement n’est pas sans danger pour le malade et son entourage. L’accumulation d’objets hétéroclites dans un lieu confiné favorise l’apparition de bêtes nuisibles comme des cafards, des souris et des rats et cet entassement facilite la propagation des incendies. La montagne de détritus peut également constituer un risque important d’effondrement qui peut mettre en péril les occupants .

Le syndrome de Diogène n’est pas une maladie, mais un comportement qui découle parfois d’un problème psychiatrique. Ainsi, les jeunes atteints de ce mal souffrent souvent de schizophrénie alors que les personnes plus âgées sont fréquemment atteintes de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, chez 44% des «Diogènes», aucune pathologie n’est identifiée.

Ce trouble peut toucher des personnes de tout âge, aussi bien les femmes que les hommes. Malheureusement à l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament pour remédier à ce comportement. Des aides peuvent permettre à la personne souffrant de la maladie de Diogène de réduire l’amoncèlement d’objets et de déchets.

Les personnes atteintes de cette pathologie vivent souvent seules et sont très réfractaires à toute aide matérielle ou psychologique. L’identification des personnes présentant ce syndrome est souvent réalisée grâce à l’aide des voisins incommodés par les odeurs des déchets laissés à l’abandon. Dans certains cas, il est aisé de repérer les individus souffrant du syndrome de Diogène en raison de leur apparence négligée et de l’absence flagrante d’hygiène corporelle. Mais d’autres personnes peuvent être parfaitement intégrée à la société et leur trouble n’est découvert que par hasard comme lors de la visite d’un médecin.

Une hospitalisation peut être envisagée pour les cas les plus graves, mais il est préconisé de ne pas perturber la vie quotidienne d’un malade souffrant du syndrome de Diogène au risque d’aggraver son état voire de le pousser au suicide.

https://www.chosesasavoir.com/

Le Saviez-Vous ► Le syndrome de Noé : cette maladie mentale qui pousse les gens à “collectionner” des animaux


On voit des fois aux nouvelles, des animaux qui sont dans des conditions lamentables dans un espace restreint. Il se peut que la personne qui recueille ces animaux le font avec une bonne attention de les sauver, mais sont incapable de s’en occuper adéquatement. Il est important de retirer les bêtes tout en s’assurant que la personne ait un soutient psychologique.
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Le syndrome de Noé : cette maladie mentale qui pousse les gens à “collectionner” des animaux

 

chat câlin femme genoux humain

Crédits : iStock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Peut-être connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui souffre de ce syndrome. Si c’est le cas, contactez immédiatement une association de protection animale

Le syndrome de Noé, c’est quoi ?

Le syndrome de Noé est avant tout une maladie mentale qui peut toucher n’importe lequel d’entre nous. Comme son nom l’indique, elle fait référence au personnage de Noé et à son désir de sauver tous les animaux de la Terre grâce à son arche.

Les personnes atteintes du syndrome de Noé, qui sont le plus souvent des femmes âgées vivant seules, ont à peu près le même souhait que Noé. Elles veulent sortir de la rue ou de la maltraitance tous les animaux qu’elles rencontrent. Malheureusement, ce noble souhait devient petit à petit un acte compulsif et elles se mettent à littéralement accumuler les animaux. Elles deviennent alors incapables de garantir à tous une santé correcte et les associations retrouvent bien souvent dans les appartements de ces personnes des centaines d’animaux entassés les uns sur les autres dans des conditions d’hygiène déplorables. Ils sont le plus souvent affamés, voire gravement malades.

La plupart du temps, les personnes souffrant du syndrome de Noé ne se rendent même pas compte qu’elles font souffrir leurs animaux. Au contraire, elles leur sont particulièrement attachées.

Animaux adoptés aux USA

Le syndrome de Noé est le besoin irrépressible d’adopter toujours plus d’animaux de compagnie, parfois au détriment de leur santé.

© CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Que faire si l’on soupçonne un proche d’être atteint du syndrome de Noé ?

Généralement, les personnes malades ne laissent jamais personne entrer chez eux, ce qui les rend difficiles à détecter. Mais quelques signes ne trompent pas.

Si vous connaissez quelqu’un qui a pour réputation d’être un véritable « refuge » à lui tout seul ou qui parle énormément de ses nombreux animaux alors que vous savez qu’il habite dans un minuscule appartement, n’hésitez pas à contacter une association de protection animale, telle que la SPA.

Non seulement vous pourrez sauver de nombreux animaux victimes de maltraitance, mais en plus vous pourrez encourager la personne malade à se faire soigner. Attention, lorsque leurs animaux leur sont retirés, les personnes atteintes du syndrome de Noé doivent immédiatement être prises en charge, certaines pouvant ne pas supporter la séparation d’avec leurs animaux et mettre fin à leurs jours.

Source

https://animalaxy.fr/

Votre chat est prêt à vous tuer, selon la science


Ben oui, si les chats étaient plus gros, ils pourraient être aussi dangereux que les lions ! Ce n’est vraiment pas le cas !! Il y a des s conclusions d’études qui fait sourire.
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Votre chat est prêt à vous tuer, selon la science

Les chats présentent une personnalité similaire aux lions d’Afrique, selon une étude. [PATRICK PLEUL / DPA / AFP]

Les chats ne seraient pas que de gentilles boules de poils qui vous réchauffent lors des longues soirées d’hiver. Derrière cette apparence rassurante se cache un animal sauvage, expliquent les scientifiques. 

Une étude menée par les chercheurs de l’Université d’Edimbourg(Ecosse) et le zoo du Bronx à New York avance ainsi que la personnalité des chats domestiques est similaire à celle des chats sauvages et autres félins.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé le test de personnalité intitulé « modèle des big five« , utilisé fréquemment en psychologie. Celui-ci permet d’établir un type de personnalité en fonction de cinq critères : l’extraversion, le caractère consciencieux, l’ouverture à l’expérience, l’agréabilité et le névrotisme.

LES CHATS PROCHES DES LIONS D’AFRIQUE

En appliquant ce test aux chats et à différents animaux sauvages, les chercheurs ont ainsi établi qu’il n’existait aucune différence entre la personnalité des chats et celle des lions d’Afrique : ils aiment dominer, sont impulsifs, anxieux et colériques.

Pour résumer, s’ils étaient plus grands, ils n’hésiteraient sans doute pas à tuer leur maître. Mais rassurez-vous, les chats peuvent aussi être affectueux, joueurs et sociables… comme peuvent l’être les lions.

Maintenant que vous connaissez les intentions de votre chat, voici une infographie pleine d’humour issue du site oatmil.com qui pourrait vous aider à anticiper d’éventuels mauvais coups.

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https://www.cnews.fr/

Le Saviez-Vous ► Du berceau à la tombe Gate­way Drug : une histoire du Happy Meal


Lors du 14 janvier dernier à cause du Shutdown, Donald Trump a servi à la Maison Blanche du Mcdonald à des joueurs de football.. De quoi faire frémir Michelle Obama !!! C’est une des raisons de revenir sur l’histoire des Happy Meal, ce que nous appelons en français les Joyeux festin pour enfants. En passant, l’origine de ces Joyeux festin n’est pas tout à fait américain, mais l’idée viens du Guatémala. C’est toute une stratégie pour habituer très jeune les enfants a aimer la malbouffe. Malgré les scandales, les oppositions sur les jouets, les calories, les Joyeux festin sont difficile à détrôner.
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Du berceau à la tombe Gate­way Drug : une histoire du Happy Meal

 

 

Pour les enfants, le menu iconique de Ronald est le premier d’une longue série de repas à McDonald’s. Il façonne ainsi leur dépendance à la marque.

 

par Ulyces

Du drive à la Maison-Blanche

Dans la luxueuse salle de récep­­tion de la Maison-Blanche, un major­­dome s’attèle à allu­­mer chaque bougie des chan­­de­­liers rococo qui ont été dispo­­sés sur une impo­­sante table laquée. Les rideaux lourds, les tapis épais et le portrait d’Abra­­ham Lincoln accro­­ché au mur contri­­buent à créer une atmo­­sphère feutrée et solen­­nelle, malgré la dizaine de jour­­na­­listes présents pour l’évé­­ne­­ment. Anachro­­nisme un brin gros­­sier, des boîtes colo­­rées estam­­pillées McDo­­nald’s jurent avec les plats en argent sur lesquelles elles ont été amon­­ce­­lées.

 

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Donald Trump s’ap­­prête ce lundi 14 janvier 2019 à rece­­voir les cham­­pions des Clem­­son Tigers, une équipe univer­­si­­taire de foot­­ball améri­­cain origi­­naire de Caro­­line du Sud.

« Ce ne sont que des bonnes choses, de la bonne nour­­ri­­ture améri­­caine. Si c’est améri­­cain, j’aime ça ! » clame-t-il aux jour­­na­­listes qui lui demandent s’il préfère le Filet-O-Fish ou le Big Mac. 300 burgers, des frites par milliers, et quelques pizzas : ce jour-là, le président améri­­cain sert sa « nour­­ri­­ture favo­­rite », qu’il a d’ailleurs payée de sa poche. Plus tard, les joueurs défi­­le­­ront devant les sauces Deluxe et les couverts en argent dans leurs élégants costumes, les plateaux en plas­­tique du DoMac ayant été rempla­­cés par des assiettes en porce­­laine.

Donald Trump explique avoir fait ce choix de menu à cause du manque d’em­­ployés dispo­­nibles à la Maison-Blanche, suite au shut­­down du gouver­­ne­­ment qui a débuté le 22 décembre. En refu­­sant de signer une loi budgé­­taire qui n’in­­clue pas les crédits néces­­saires à l’érec­­tion d’un mur à la fron­­tière mexi­­caine, le milliar­­daire a imposé la ferme­­ture de certaines admi­­nis­­tra­­tions en atten­­dant qu’un accord soit trouvé. La passion du Président pour McDo­­nald’s était déjà connue. Comme nombre d’Amé­­ri­­cains, Donald Trump a été nourri par la chaîne de fast-food dès l’en­­fance.

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Les accros au McDo d’aujourd’­­hui seraient-ils donc les initiés au Happy Meal d’hier ?

Une étude publiée en 2009 souligne le fait que, « contrai­­re­­ment aux substances telles que l’al­­cool et la nico­­tine, où la consom­­ma­­tion initiale débute souvent à l’ado­­les­­cence, les aliments riches en matières grasses et en sucre sont initia­­le­­ment ingé­­rés pour la plupart des gens pendant l’en­­fance ou petite enfance ».

Un condi­­tion­­ne­­ment précoce à la malbouffe qui empê­­che­­rait l’édu­­ca­­tion du palais et le lais­­se­­rait à son état primaire.

« Nous forgeons notre goût en grande partie dans l’en­­fance. Son éduca­­tion commence in utero, puis elle se fait par l’ex­­pé­­rience », confirme la diété­­ti­­cienne nutri­­tion­­niste Magali Walko­­wicz.

« Les enfants ne doivent pas manger tels ou tels aliments parce qu’ils les aiment, mais apprendre à les aimer parce qu’ils les mangent. S’ils consomment trop souvent des aliments au goût stan­­dar­­disé, cette éduca­­tion sera compro­­mise », explique-t-elle, assu­­rant qu’il est « très facile d’en­­tre­­te­­nir l’ap­­pé­­tence des enfants pour de tels aliments ».

Les jeunes sont donc la cible parfaite des Happy Meal, conçus d’après Magali Walko­­wicz par « des entre­­prises agro-alimen­­taires qui dépensent des millions pour créer des aliments qui enchantent les papilles gusta­­tives des enfants, qui les confortent dans leur gour­­man­­dise primaire et déclenchent des sensa­­tions addic­­tives ».

Steven Witherly, scien­­ti­­fique en alimen­­ta­­tion, a ainsi publié en 2007 une étude dans laquelle il détaille ce qui rend certains aliments – telles que les frites – plus addic­­tifs que d’autres.

Il explique que l’in­­dus­­trie agro-alimen­­taire inves­­tit avant tout dans « l’oro­­sen­­sa­­tion mémo­­rable, qui corres­­pond au ressenti lorsque vous mangez un aliment conçu pour créer une sensa­­tion en bouche mémo­­rable pour votre cerveau et géné­­rer une envie de reviens-y », résume Magali Walko­­wicz.

Si l’on ajoute à ces recettes savam­­ment étudiées un marke­­ting d’une redou­­table effi­­ca­­cité, il est envi­­sa­­geable que le Happy Meal laisse une trace indé­­lé­­bile dans la vie des consom­­ma­­teurs.

« Avoir régu­­liè­­re­­ment en bouche des aliments étudiés pour leurs plaire condi­­tionne les enfants à en consom­­mer. Ce qui entre ensuite en jeu, c’est le souve­­nir des expé­­riences alimen­­taires, et c’est ici que la psycho­­bio­­lo­­gie de la malbouffe joue vrai­­ment contre les enfants, car leur cerveau enre­­gistre ces sensa­­tions », explique Magali Walko­­wicz.

Confron­­tés à une publi­­cité McDo­­nald’s, « leur cerveau déclen­­chera les souve­­nirs du moment où ils en ont mangé, et cela peut provoquer des réponses physiques, comme la sali­­va­­tion et la faim de cet aliment ».

Le menu de Ronald sera alors vu à tout jamais comme une comfort food aussi déli­­cieuse et rassu­­rante que la made­­leine de Proust ou les coquillettes au jambon.

Cajita feliz

 

Pour atti­­rer les familles dans ses restau­­rants, McDo­­nald’s a d’abord cher­­ché à se donner une image de tonton sympa. Mais le Happy Meal n’est pas né chez l’Oncle Sam. Tout a commencé dans les années 1970, au Guate­­mala, sur les banquettes de la fran­­chise tenue par Yolanda Fernán­­dez de Cofiño.

En 1974, son époux achète les droits pour ouvrir le tout premier restau­­rant McDo­­nald’s du pays. Pour l’ai­­der, madame Fernán­­dez de Cofiño décide d’aban­­don­­ner son rôle de mère au foyer, et les ventes finissent enfin par décol­­ler. Alors qu’elle tient la seule et unique caisse de son restau­­rant, Yolanda Fernán­­dez de Cofiño assiste au ballet des mères de famille, obli­­gées d’ache­­ter en grande quan­­tité pour combler leurs enfants.

 « Elles gaspillaient beau­­coup d’argent. Moi qui ai cinq enfants, j’ai pensé : “Il faut créer un menu spécial pour les petits, avec un hambur­­ger, des pommes de terre, un petit Sundae, et un bonbon ou un petit cadeau, pour que la mère n’ait plus l’im­­pres­­sion d’avoir dila­­pidé son argent” », raconte-t-elle.

Yolanda Fernán­­dez de Cofiño

Elle invente alors l’an­­cêtre du Happy Meal, « le menu de Ronald », et finit par le présen­­ter lors d’une conven­­tion, devant des respon­­sables améri­­cains du marke­­ting. L’idée de Yolanda Fernán­­dez de Cofiño remonte jusqu’au siège de McDo­­nald’s à Chicago, et inspire les respon­­sables de la marque, qui font alors appel à Bob Bern­­stein et à son agence de pub, Bern­­stein-Rein.

 « Ils se sont occu­­pés d’ajou­­ter une boîte, des jouets de première classe, et c’est comme ça qu’est née la Cajita Feliz [le nom du Happy Meal en Amérique latine] », résume la femme d’af­­faires.

En 1977, Bob Bern­­stein colla­­bore ainsi avec des illus­­tra­­teurs pour concoc­­ter le packa­­ging idéal. Une première version du Happy Meal est testée la même année à Kansas City où elle remporte un franc succès. La jolie boîte contient alors un burger, une portion de frites, un soda et des cookies.

Le premier Happy Meal vendu à grande échelle appa­­raît fina­­le­­ment en 1979. Il décline le thème du cirque. En plus de leur menu, les enfants découvrent dans la boîte un pochoir, un porte-monnaie et une gomme. La même année, McDo­­nald’s trouve le parte­­naire d’une vie pour sa nouvelle inven­­tion : le cinéma. Le Happy Meal revêt alors les couleurs du film Star Trek, offrant aux enfants des images et des puzzles à l’ef­­fi­­gie de Spock. Un emblème de la culture pop améri­­caine est né.

« C’est simple, je ne me suis pas rendue compte que j’avais inventé quelque chose de si impor­­tant », déclare aujourd’­­hui Yolanda Fernán­­dez de Cofiño.

En 1987, McDo­­nald’s trouve un nouvel allié et s’as­­so­­cie à Disney pour placer dans ses Happy Meal des figu­­rines Cendrillon, mais le plus gros succès arrive en 1997. Le fast-food place alors les Teenie Beanie, ces peluches à l’ef­­fi­­gie d’ani­­maux irré­­sis­­tibles, dans ses boîtes en carton. McDo­­nald’s en vend 100 millions en un an. Certains maga­­sins, à court de peluches, assistent à des scènes d’émeute, de bagarres et d’in­­ter­­ven­­tions poli­­cières.

Tama­­got­­chi, Furby, Barbie, Hot Wheels, et autres figu­­rines Space Jam : Ronald est ensuite toujours là où les enfants l’at­­tendent, et sait exac­­te­­ment quels jouets sont au cœur de leurs caprices. Au fil du temps, les collec­­tions deviennent cultes, s’im­­posent comme des emblèmes qui se vendent encore aujourd’­­hui à prix d’or sur eBay.

Mais après l’ex­­ci­­ta­­tion des années 1990 vient fina­­le­­ment la prise de conscience, lors de la décen­­nie suivante. L’obé­­sité infan­­tile est au cœur du débat, chaque calo­­rie est comp­­tée, et le gras saturé, le sel et le sucre conte­­nus dans le Happy Meal deviennent le mal incarné. En 2002, dix adoles­­cents déposent plainte contre McDo­­nald’s, esti­­mant que la chaîne et son redou­­table marke­­ting sont respon­­sables de leurs problèmes de santé. Premier géant alimen­­taire accusé d’un tel fait, la firme, empê­­trée dans une mauvaise campagne de presse, doit prendre des mesures.

Le siège du palais

Des mesures forcées, mais elles aussi très bien marke­­tées. En 2004, McDo­­nald’s vante ainsi un choix de menu plus large et plus sain pour son Happy Meal, qui comprend des pommes, des portions de frites plus petites, ou encore une brique de lait à 1 % de matière grasse. De la poudre aux yeux, si l’on en croit les diété­­ti­­ciens :

« McDo­­nald’s met en avant le nombre de calo­­ries idéal de ses menus et ses efforts nutri­­tion­­nels sur le choix des viandes, pois­­sons, et blé, mais le Happy Meal n’est abso­­lu­­ment pas un menu adapté aux besoins nutri­­tion­­nels d’un enfant », estime ainsi Magali Walko­­wicz. « Lorsqu’on se penche sur la qualité des calo­­ries du Happy Meal, c’est plutôt inquié­­tant. Le menu tel qu’il est composé par les enfants est très riche en glucides à fort impact sur la glycé­­mie », souligne-t-elle.

Les critiques ne faiblissent donc pas. Et de plus en plus de respon­­sables dénoncent le marke­­ting agres­­sif de la marque.

 « On est révolté par les marchands de tabac qui font de la publi­­cité auprès des jeunes, mais nous restons les bras croi­­sés lorsque les firmes alimen­­taires font de même. Pour­­tant, nous pour­­rions affir­­mer que les effets néfastes d’une mauvaise alimen­­ta­­tion sur la santé publique sont compa­­rables à ceux du tabac », souli­­gnait en 2013 Kelly Brow­­nell, profes­­seur de psycho­­lo­­gie et santé publique à Yale.

Le youtu­­beur le plus regardé au monde aime aussi le Happy Meal
Crédits : Ryan’s Toys Review/YouTube

Présent dans les écoles améri­­caines, à la télé­­vi­­sion, à travers les dessins animés et les jouets, McDo­­nald’s est omni­­pré­sent dans la vie des enfants, afin de pouvoir se rappe­­ler à leur bon souve­­nir lorsqu’ils seront adultes. Dans l’étude McDo­­nald’s and Chil­­dren’s Health: The Produc­­tion of New Custo­­mers menée en 2007, un scien­­ti­­fique montrait que les enfants de trois à cinq ans issus d’une famille à faibles reve­­nus préfé­­raient ainsi le goût des hambur­­gers, du poulet, des frites, des carottes ou du lait s’ils pensaient que les produits prove­­naient de McDo­­nald’s, que cela soit avéré ou non.

Une tendance qui prouve que les enfants « asso­­cient la marque aux aliments qu’ils aiment, tandis qu’elle crée un poten­­tiel à vie d’obé­­sité et de surcon­­som­­ma­­tion de produits riches en graisses et peu nutri­­tifs », expliquait Corpo­­ra­­tions and Health Watch dans son rapport.

L’or­­ga­­ni­­sa­­tion souli­­gnait égale­­ment que plus de la moitié des enfants de 9 à 10 ans inter­­­ro­­gés pensaient que « Ronald McDo­­nald savait très bien ce qu’il y avait de mieux à manger pour eux ».

« Le déve­­lop­­pe­­ment de la publi­­cité adres­­sée aux enfants a été motivé par des efforts pour augmen­­ter non seule­­ment la consom­­ma­­tion actuelle, mais aussi celle du futur. En misant sur le fait que les souve­­nirs nostal­­giques d’une marque conduisent à toute une vie d’achats, les entre­­prises prévoient désor­­mais des stra­­té­­gies de campagnes “du berceau à la tombe” », explique le jour­­na­­liste d’in­­ves­­ti­­ga­­tion Eric Schlos­­ser dans son livre Fast Food Nation: The Dark Side of the All-Ameri­­can Meal.

Pour certains, la solu­­tion passe notam­­ment par le retrait des jouets des Happy Meal, qui motivent souvent les enfants plus que la nour­­ri­­ture.

« Il existe de nombreuses preuves en science sociale sur les effets des jouets gratuits. Cette nour­­ri­­ture est faite pour promou­­voir une consom­­ma­­tion addic­­tive et compul­­sive chez les enfants et les adultes », estime ainsi le profes­­seur de droit Joel Bakan dans son livre Child­­hood Under Siege.

La solu­­tion est-elle donc de bannir carré­­ment les Happy Meal de la vie des enfants ? Pas néces­­sai­­re­­ment, assure Magali Walko­­wicz.

« Trop frus­­trés, ils pour­­raient adop­­ter un compor­­te­­ment alimen­­taire anar­­chique dès qu’ils seront sans surveillance », explique la diété­­ti­­cienne. « Il faut leur apprendre que le McDo­­nald’s n’est pas là pour nour­­rir leur orga­­nisme mais pour leur faire plai­­sir, qu’il doit être occa­­sion­­nel. S’ils ont une vraie éduca­­tion nutri­­tion­­nelle, ils s’en détour­­ne­­ront d’eux mêmes tôt ou tard, car lorsque l’on a un palais éduqué à la vraie nour­­ri­­ture, au véri­­table goût des aliments, le McDo­­nald’s n’est tout simple­­ment pas possible ! » affirme-t-elle.

Quant à la passion du président améri­­cain pour la marque, peut-être vient-elle fina­­le­­ment d’ailleurs que d’une boîte Happy Meal.

 « Trump et l’in­­dus­­trie de la fast-food sont moti­­vés exac­­te­­ment par la même chose : la cupi­­dité pure », explique Eric Schlos­­ser. « Peut-être que son amour pour la junk food aidera à persua­­der les enfants à ne jamais s’en appro­­cher… » espère-t-il avec ironie.


Couver­­ture : Gate­­way drug.

 

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