Le Saviez-Vous ► Pourquoi les sièges d’avion sont bleus


La plupart des compagnies aériennes ont des sièges bleus dans leur avion. Ce n’est pas vraiment une question de design, mais plus une affaire de psychologie pour que les voyageurs se sentent moins angoissés. Et si vous avez vraiment peur en avion, essayer d’avoir une place vers l’arrière pour avoir une chance de survie en cas de crash. Cela vous rassure ?
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Pourquoi les sièges d’avion sont bleus

 

KAZUHIRO NOGI / AFP

KAZUHIRO NOGI / AFP

Repéré par Boris Bastide

Repéré sur The Independent

Il y a une très bonne raison à cela.

Stéphane Pottier, directeur du design de l’agence MBD, expliquait alors:

«Prenons le végétal: personne n’a pensé que ces motifs pourraient être ringards d’ici dix ans. Le but du design, c’est que dans l’avenir, on le juge comme faisant partie d’une époque. Et puis, vous payez quelqu’un pour faire quelque chose d’intéressant: si le design est tout bleu, c’est forcément moins attrayant pour le client et pour le designer.»

Ce choix du tout bleu, pourtant, a été fait par de très nombreuses compagnies aériennes. Il suffit de taper «plane seats» dans Google pour mesurer l’uniformité des choix esthétiques. Certains tirent parfois un peu plus vers le violet ou le gris, mais globalement la même teinte habille tous les appareils. Et un article de The Independent nous en donne aujourd’hui l’explication.

D’après les études en psychologie, le bleu a un effet apaisant pour l’esprit.

«C’est une couleur qui suggère la paix, analyse le site Color Psychology. C’est celle de la mer calme et du ciel dégagé, deux éléments que l’on associe au calme, à la clarté, à la sérénité. Le bleu permet aussi de ralentir les battements du cœur et la respiration. Il aide à la relaxation et à la méditation.»

Privilégiez l’arrière de l’avion

Shelly Zundell, un des managers de l’entreprise de Design Teague qui collabore avec Boeing, a expliqué à un des sites de la marque:

«L’idée, c’est que les gens se sentent un peu comme à la maison avec des couleurs relaxantes et des motfis reposants.» 

D’où également les formes légèrement arrondies des sièges qui doivent rassurer encore davantage les passagers.

Si tout cela ne suffit toujours pas à calmer vos éventuelles angoisses en vol, sachez que la place la plus sûre se situe à l’arrière de l’avion. D’après les données de Popular Mechanics, c’est, en effet, là que les chances de survie sont les plus grandes en cas de crash de l’appareil. À croire que les passagers qui plébiscitent la business class, et donc l’avant de l’avion, préfèrent pouvoir rentrer en dernier et sortir en premier de l’avion, moins souffrir des turbulences et du bruit du moteur que d’assurer leur sécurité en cas de péril extrême. 

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Le Saviez-Vous ► Histoires de pleine lune


La lune, l’astre de la nuit qui inspire toujours les amoureux, les poètes et les scientifiques. La nouvelle lune, la pleine lune, la lune bleue, l’éclipse lune … sont toujours des phénomènes intéressants. Et il y a les croyances comme celle du loup-garou, ou encore des trucs de grand-mère pour des vêtements plus blancs qui n’est parait-il pas tout à fait faux, sans compter les naissances et certaines maladies mentales …
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Histoires de pleine lune

A full moon rises behind U.S. Border Patrol... (photo Mike Blake, archives reuters)

A full moon rises behind U.S. Border Patrol agent Josh Gehrich as he sits atop a hill while on patrol near Jacumba, California, U.S., November 14, 2016. REUTERS/Mike Blake SEARCH « WILD HORSE » FOR THIS STORY. SEARCH « WIDER IMAGE » FOR ALL STORIES. TPX IMAGES OF THE DAY

PHOTO MIKE BLAKE, ARCHIVES REUTERS

 

ISABELLE MORIN
La Presse

L’astre de la nuit a joué divers rôles dans l’histoire de l’humanité, dont celui d’horloge naturelle. Il a aussi servi de prétexte pour expliquer l’inexplicable. Jamais il ne nourrit autant l’imaginaire que lorsqu’il est bien rond dans le ciel.

LE MOTEUR DES MARÉES

La Lune attire à des degrés divers tout ce qui est sur Terre – de la croûte terrestre, qui se soulève de 10 à 20 cm deux fois par jour, aux grandes étendues d’eau. Cette attraction se manifeste de manière évidente dans le phénomène des marées : comme l’eau est fluide, elle se répartit autrement sur la surface de la Terre, donnant l’impression que l’océan se gonfle et se rétracte.

Quand la Lune est aux antipodes du Soleil, comme c’est le cas lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, l’influence de ces deux astres s’additionne, provoquant ainsi des marées plus fortes. Ce phénomène est amplifié lorsque la Lune est à son périgée – autrement dit, au point de son orbite le plus proche de la Terre, ce qui se produit tous les 13 mois.

La prochaine pleine lune périgéenne, ou « super lune », aura lieu le 1er janvier 2018. Comme c’est l’hiver et qu’il y a plus de tempêtes, on peut d’ores et déjà anticiper des inondations sur les côtes, prévient Marc Jobin, astronome au Planétarium de Montréal.

« S’il n’y a pas de glace qui s’est formée pour protéger le rivage, Percé est mieux d’attacher son reste de bord de mer ! »

La durée d’un cycle lunaire est en moyenne de 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 3 secondes.

DES TROUS PARTOUT

La Lune est constituée essentiellement de roche. Comme il n’y a ni eau, ni air, ni sable pour offrir une résistance ou éroder sa surface, n’importe quel caillou qui y tombe forme un trou.

À CHAQUE PLEINE LUNE SON NOM

Chez les anglo-saxons, chaque pleine lune porte un nom qui lui est propre selon le mois et les événements qui s’y rapportent : par exemple, la pleine lune des fraises (Full Strawberry Moon) a lieu en juin, la pleine lune de neige (Full Snow Moon), en février.

LA LUNE BLEUE

« Blue Moon ». Ces mots vous évoquent peut-être une célèbre chanson. Sachez qu’ils font aussi référence à la deuxième pleine lune d’un même mois. La dernière lune bleue a eu lieu en juillet 2015 ; les prochaines, en janvier et mars 2018. Lorsqu’on dit « once in a blue moon » (une fois par lune bleue), on veut dire qu’une chose n’est pas impossible, mais qu’elle ne risque pas de se présenter de sitôt !

DES VÊTEMENTS PLUS BLANCS QUE BLANCS

Étendre ses vêtements dehors les nuits de pleine Lune les rendrait plus blancs et pourrait même venir à bout des taches tenaces, selon une croyance de grands-mères.

« Il y a une part de vrai dans cette histoire, mais ce n’est pas à cause de la Lune elle-même, soutient Robert Lamontagne. Lorsqu’elle nous paraît très claire, c’est que le ciel est sans nuages et que le taux d’humidité est faible. Les nuits sont alors plus fraîches. Il se crée donc un peu plus de rosée qui va blanchir les draps, parce qu’elle est légèrement oxygénée, un peu comme du peroxyde. »

LA FACE CACHÉE DE LA LUNE

La Lune tourne sur elle-même à un rythme semblable à celui de sa révolution autour de la Terre. Résultat, on voit toujours la même face de notre satellite, à peu de choses près, et ce, peu importe où l’on se situe sur le globe. Les Soviétiques n’ont réussi l’exploit de photographier sa face cachée qu’en 1959.

Son côté visible de la Terre n’est cependant pas dénué d’intérêt. Dans ses dessins, certains décèlent le visage d’un sympathique personnage. Les populations de l’hémisphère Sud y voient plutôt un lapin. Pour l’observer (et épargner le prix d’un billet d’avion), renversez complètement la tête par soir de pleine lune.

QUAND HERGÉ S’INSPIRE DE COLOMB

Beaucoup de fausses croyances sont associées à la Lune, mais en découlent tout de même de bonnes histoires vraies. Sachant qu’une éclipse lunaire allait se produire, Christophe Colomb aurait utilisé ses connaissances en astronomie auprès des tribus aborigènes qui le gardaient captif, en menaçant de faire disparaître la Lune. Hergé s’est par la suite inspiré de cette histoire dans Tintin et le temple du Soleil, à une nuance près : Tintin tire profit d’une éclipse solaire.

LA LÉGENDE DES LOUPS-GAROUS

Selon le folklore populaire, des hommes se transforment en loups les soirs de pleine Lune. Jusqu’au XVIIIe siècle, ces présumées créatures étaient pourchassées. Des hommes ont d’ailleurs payé ces croyances de leur vie à la suite d’horribles souffrances. Des maladies pourraient avoir été à l’origine de ces croyances, comme le mentionne l’un des fondateurs de l’Organisation pour la science et la société, Ariel Fenster, dans un extrait de son blogue publié dans Sciencepresse.ca.

La lycanthropie clinique est un trouble psychiatrique selon lequel un sujet se croit transformé en loup. En raison d’un dérèglement hormonal, l’hypertrichose provoque une pilosité excessive, notamment au visage. Les personnes atteintes d’un type de porphyrie présentent, quant à elles, différentes caractéristiques des loups-garous, dont une sensibilité à la lumière ainsi qu’une coloration rougeâtre des ongles et des dents causée par la destruction de certains tissus.

Source d’hystérie et d’autres maux

Il y a quelques années, un chercheur de l’Institut de recherche sur les exoplanètes, le professeur Pierre Bastien, a analysé les anciens registres des naissances de la colonie française, des données « pures », puisqu’il n’y avait pas d’obstétrique ou d’électricité à l’époque. Ses statistiques ont permis de constater qu’il n’y a aucune corrélation entre la pleine Lune et le nombre de naissances.

La professeure à l’École de psychologie de l’Université Laval Geneviève Belleville s’est quant à elle intéressée à l’influence de cet astre sur la santé mentale. En passant en revue les cas de 771 personnes qui se sont présentées aux urgences entre 2005 et 2008, son équipe a pu constater qu’il n’y a aucun lien entre la pleine Lune et la détresse psychologique.

L’un des arguments évoqués pour expliquer ces croyances est que la Lune a une influence sur les marées. Puisque le corps humain est composé à plus de 60 % d’eau, il serait forcément soumis au même phénomène. Suivant cette logique, nous pourrions voir des marées dans notre bain, commente l’astrophysicien Robert Lamontagne, de l’Université de Montréal.

 « Cet effet ne fonctionne que sur les grandes quantités d’eau et de sol, précise-t-il. Un camion qui passe dans la rue en face de chez vous a plus d’effet sur votre corps que la Lune. »

Les croyances sont malgré tout tenaces, même au sein du personnel médical.

« Il existe ce qu’on appelle « la prophétie autoréalisante », c’est-à-dire que lorsqu’on a une croyance particulière, on est plus attentif aux informations qui confirment cette croyance, soutient Geneviève Belleville. Il y a juste les gens qui croient aux miracles qui voient des miracles. Les gens qui croient à l’influence de la pleine Lune vont voir l’influence de la pleine Lune. »

Des phénomènes liés à la pleine lune

 

Éclipses de Lune

 

Lors d’une éclipse lunaire, le Soleil, la Terre et la Lune se trouvent alors sur le même axe.

PHOTO BEN CURTIS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

C’est nécessairement à la pleine lune que les éclipses lunaires se produisent. Soleil, Terre et Lune sont alors dans le même axe.

« Lorsque l’alignement est vraiment parfait, la Lune passe directement dans l’ombre de la Terre », explique l’astronome Marc Jobin, ce qui peut durer aussi peu que quelques minutes à près de 3 h 30 min

Avis aux voyageurs : on pourra cette année observer une éclipse lunaire partielle le 7 août dans l’océan Indien.

Quand la lune rougit

La Lune doit les teintes dorées ou orangées qu’elle arbore parfois à la poussière, à l’humidité et à d’autres particules en suspension dans l’air agissent à l’instar d’un filtre et rougissent la lumière.

PHOTO PETER KOMKA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La Lune se couvre parfois de teintes dorées ou orangées.

« L’été, il y a souvent des périodes de canicule, ce qui sous-entend qu’il y a beaucoup de poussière, d’humidité et d’autres particules en suspension dans l’air, dit le spécialiste du Planétarium. Elles agissent comme un filtre et rougissent la lumière, particulièrement lorsque les astres sont très bas, comme au lever de lune. »

La super Lune

La Lune est alors à son point le plus près de la Terre – son « périgée ». Elle peut ainsi paraître jusqu’à 14 % plus grosse et 30 % plus brillante qu’à l’ordinaire.

http://www.lapresse.ca/

L’intelligence des poules serait sous-estimée


Les poules sont intelligentes beaucoup plus que l’on pourrait croire. Vous en doutez ? Alors, il y a de quoi à vous surprendre, si vous lisez la suite ….
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L’intelligence des poules serait sous-estimée

 

Les poules ne passent généralement pas pour des animaux très intelligents. Pourtant leurs capacités n’auraient rien à envier à la plupart des autres oiseaux et des mammifères : elles ont de notions d’arithmétique, éprouvent des émotions et ont même de la personnalité.

La poule est l’animal domestique le plus présent dans le monde : il y a plus de poules que d’Hommes sur Terre ! Mais cet oiseau souffre de nombreux préjugés et n’est généralement pas considéré comme un animal doué d’intelligence, contrairement à d’autres oiseaux comme le corbeau. Et pourtant… Dans un article paru dans Animal Cognition, Lori Marino, une spécialiste du comportement animal passe en revue les recherches récentes sur la psychologie, le comportement et les émotions de la poule.

L’auteur a expliqué dans phys.org que les poules « sont perçues comme dépourvues de la plupart des caractéristiques psychologiques que nous reconnaissons dans d’autres animaux intelligents et sont généralement considérées comme possédant un faible niveau d’intelligence par rapport à d’autres animaux. L’idée même de la psychologie du poulet est étrange pour la plupart des gens ».

Voici quelques-unes des capacités des poules. Tout d’abord, elles ont un sens de la numération, des capacités arithmétiques de base comme d’autres animaux, et peuvent distinguer des quantités. Elles possèdent des capacités visuelles et spatiales : lorsqu’il s’agit de picorer en groupe, elles reconnaissent leur place dans l’ordre, grâce à l’observation. Les poules apprennent les unes des autres. Elles raisonnent par déduction, une capacité que les humains développent vers l’âge de sept ans.

Les poules communiquent entre elles et peuvent sonner l’alerte en cas de danger. © gosphotodesign, Fotolia

Les poules communiquent entre elles et peuvent sonner l’alerte en cas de danger. © gosphotodesign, Fotolia

Un oiseau capable de comportements sociaux complexes

Les poules perçoivent les intervalles de temps et anticipent des événements à venir. Elles prennent des décisions en fonction de ce qui est le mieux pour elles : elles font preuve de self-control si elles ont compris qu’elles pouvaient obtenir de meilleures récompenses alimentaires.

La communication chez la poule est aussi relativement complexe puisqu’elle utiliserait au moins 24 vocalises différentes. Elles peuvent se servir de ces sons comme alarme, pour signaler un danger par exemple. Cette capacité à prévenir le groupe d’une menace la rapproche d’autres animaux sociaux et intelligents, comme les primates.

Les poules éprouvent des émotions positives ou négatives, comme la peur ou l’anxiété. Elles possèdent aussi une forme d’empathie appelée contagion émotionnelle. Elles ont leur personnalité propre, leurs comportements sont sophistiqués : elles peuvent faire des discriminations entre individus et leurs interactions sociales sont parfois considérées comme « machiavéliques ». Les mamans poules présentent quant à elles des traits typiquement maternels.

La conclusion de l’auteur est que les poules sont aussi complexes du point de vue cognitif, émotionnel et social que la plupart des autres oiseaux et mammifères.

http://www.futura-sciences.com/

Pourquoi vous aimez manger des cookies avec votre café


Si vous sentez une bonne odeur de brioches ou de biscuits en magasinant, ne soyez pas dupe, c’est une question de marketing pour mieux vendre un bon café
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Pourquoi vous aimez manger des cookies avec votre café

 

Repéré par Lucie de la Héronnière

Une expérience de marketing sensoriel prouve que des odeurs liées au café peuvent clairement nous donner envie d’en consommer.

«Une nouvelle étude prouve que la combinaison café-cookies est profondément ancrée dans votre cerveau», signale Extra Crispy.

D’après une étude menée par des chercheurs suédois, l’odeur des cookies pourrait en effet stimuler les ventes de café.

Pour cette expérience de marketing sensoriel, 100 personnes ont été équipées de lunettes suivant leurs mouvements oculaires… Ce qui permet de savoir exactement ce qui attire leur attention, et pendant combien de temps.

C’est «une méthode de recherche puissante pour comprendre le processus de prise de décision du consommateur», selon la vidéo.

Ils ont aussi rempli des questionnaires.

Les participants se sont baladés dans une rue commerçante. Comme l’explique le site ScienceNordic, les cobayes ne savaient pas qu’ils allaient être exposés à une bonne odeur (soit de cookies aux pépites de chocolat juste sortis du four, soit de café et de brioche) ou bien à aucune odeur, en passant devant un café.

Engagement visuel, souvenir, achat

Les paramètres testés étaient «l’engagement visuel, le souvenir et l’intention d’achat».

Par rapport au groupe non exposé aux odeurs, la volonté d’acheter quelque chose dans le café est supérieure de 40% pour les participants exposés au fumet de café et de brioche. Et ce souhait est encore supérieur de 21% en plus pour les personnes profitant du parfum les cookies.

En outre, les groupes avec odeurs alléchantes étaient 50% plus conscients des enseignes et autres informations extérieures des cafés que le groupe «sans odeur». Ils avaient aussi une meilleure mémoire de ce qu’ils avaient vu.

Le groupe «cookies» a également passé plus de temps à regarder les menus sur le trottoir, 6 secondes en moyenne… Et a associé des sentiments plus positifs à l’enseigne de café suédoise devant laquelle flottait ce doux fumet.

«Les parfums liés au café attirent l’attention sur le café et augmentent les souvenirs visuels. Cela entraîne une intention d’acheter», dit Poja Shams, enseignant à l’Université de Karlstad.

En bref, comme le résume ExtraCrispy, «l’odeur du cookie aux pépites de chocolat a le pouvoir d’appeler dans votre esprit les plus chaleureux souvenirs et le sentiment que la satisfaction va être imminente».

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Le "syndrome de Paris", mystérieux mal des Japonais


C’est étrange comme syndrome ! Déçu par la ville de Paris, alors qu’ils en rêvaient tant, développent un syndrome pouvant aller jusqu’à la dépression
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Le « syndrome de Paris », mystérieux mal des Japonais

 

Déçus par la réalité de la capitale,  une vingtaine de Japonais sont victimes de ce trouble chaque année.

Le phénomène est marginal mais il est bien réel : chaque année, le « syndrome de Paris » touche une vingtaine des Japonais installés dans la capitale française. Identifié dans les années 1980 par le Dr. Hiroaki Ota, psychiatre japonais qui exerçait à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, ce trouble est lié à un choc culturel, une forte déception qui peut engendrer jusqu’à la dépression.

Pourquoi un tel choc ? Où est le Paris des cartes postales, capitale du romantisme et du luxe, ou celui d’Amélie Poulain ? Lorsqu’ils arrivent dans la capitale, certains Japonais rêvant de cette ville merveilleuse découvrent que toutes les maisons ne sont pas rutilantes, toutes les rues propres et tous les habitants sveltes et bien habillés. Plongés dans le quotidien parisien, la désillusion est grande pour certains. Ainsi, une des premières choses que Sayaka, 28 ans, a vu en arrivant en France il y a un mois, est un pickpocket à l’œuvre. Un choc pour cette Japonaise qui a choisi de venir travailler à Paris dans une agence de voyage.

« J’ai aussi vu des gens qui jettent leurs mégots par terre après avoir fumé, c’est inhabituel pour un Japonais », souligne-t-elle au micro d’Europe 1.

tour eiffel, paris

© REUTERS

« Des personnalités fragiles ». Si Sayaka parvient à s’accommoder de ces différences culturelles, quelques-uns de ses compatriotes ne surmontent pas le choc. Le « syndrome de Paris » frappe en particulier les femmes, les jeunes de moins de trente et ceux qui sont installées à Paris pour plusieurs mois, voire plusieurs années.

« Le Dr. Ota avait remarqué qu’au moins un patient sur trois avait déjà des antécédents psychologiques au Japon », souligne pour Europe 1 le Dr. Alain Stern, chef du service psychiatrie à l’hôpital américain de Paris. « Ce sont des personnalités fragiles qui croient dans ce Paris merveilleux. »

Surviennent alors des « signes dépressifs, de l’anxiété, une perte de l’estime de soi brutale, un sentiment de déréalisation, d’étrangeté », liste le Dr. Stern. « Ces jeunes Japonais sont perdus. La déception active chez eux ce sentiment d’échec, de frustration. Ils se mettent à déprimer comme on pourrait le faire devant un deuil : c’est le deuil d’une image idéalisée. »

Pourquoi le Japon ?

Les Japonais sont particulièrement vulnérables car « leur pays s’est culturellement ouvert à l’Occident au XIXe siècle », note le Dr. Stern, à l’époque où l’image véhiculée de Paris, « c’était Versailles, Montmartre et le Moulin Rouge ». En outre, « leur culture et leur langue sont tellement différentes que le choc culturel est très important », à commencer par le code de politesse : au Japon, « on ne contredit pas son interlocuteur, on ne coupe pas la parole à l’autre », poursuit le Dr. Stern. « Or, les Parisiens ont le verbe haut, manient facilement la blague, estiment ouvertement leur ego, contestent, râlent… »

Mais cette incapacité à surmonter un choc culturel ne concerne pas que les Japonais à Paris. Des « syndromes du voyageur » ont par exemple été identifiés à Jérusalem et à Florence où ce sont respectivement les sites religieux et l’abondance d’œuvres qui provoquent des troubles psychiques auprès de certains visiteurs.

De mieux en mieux pris en charge, le « syndrome de Paris » est même anticipé par les sociétés japonaises qui mutent des employés en France. Pour les visiteurs qui développeraient ce trouble sur place, le traitement le plus efficace est toutefois radical : quitter Paris et retourner dans leur pays.

http://www.europe1.fr/

Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie – Gage de sainteté ou de beauté? Une question d’époques..


On croit peut-être que l’anorexie est une maladie récente, alors qu’en fait, elle semble venir de bien plus loin dans le temps. L’histoire de l’Impératrice Sissi (qui est complétement différente du film avec Romy Schneider) démontre qu’elle aurait souffert d’anorexie, ainsi que d’autres comme des religieuses qui par soucis mystiques auraient aussi souffert de cette maladie
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Il était une fois la maladie – Gage de sainteté ou de beauté? Une question d’époques..

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

Impératrice d’Autriche, Élisabeth, mieux connue sous le pseudonyme Sissi, ne semble pas avoir connu la vie idyllique que la légende a retenu. Elle semblait très mal s’acclimater à la vie de château et à son rôle social. Avec une belle-mère qui ne l’appréciait pas beaucoup et un époux occupé par les guerres contre Napoléon III, Sissi n’était guère heureuse. Rongée par les remords pour la mort en bas âge de sa fille Sophie, elle dépérissait littéralement. Elle avait à peine 22 ans lorsqu’on lui diagnostiqua une tuberculose dont elle se remettra pourtant.

Impératrice d’Autriche Élisabeth (Sissi)

Pour combler un tant soit peu le vide laissé par son mari parti en guerre, elle ouvre un hôpital et y consacre tout son temps. Lorsqu’il n’y a pas assez de travail, elle fait de longues et épuisantes randonnées à cheval. Puis elle se met à fumer, ce qui était extrêmement mal vu pour une femme à cette époque. Mais plusieurs l’imitent, au grand dam des bonnes gens du palais. Une de ses cousines, l’archiduchesse Mathilde, voulant dissimuler sa cigarette lors de l’arrivée impromptue de son père, mit le feu a ses vêtements et mourut brûlée vive.

Au retour de la guerre qu’il perdit, son mari la délaissa aux profits de nombreuses maîtresses, et Sissi sombra encore une fois et se remit à tousser. Elle retourna en cure et commença une étrange collection de photos de femmes. Elle revint à Vienne, mais n’avait qu’un seul désir : voyager de par le vaste monde, ce qu’elle fit le plus souvent possible, négligeant ses trois enfants, son mari et ses devoirs impériaux.

C’est qu’Élisabeth cachait un secret : sa peur démesurée de prendre du poids.

Et en 1860, elle utilisa les mêmes trucs qui sont encore en vogue aujourd’hui : peu de nourriture et un maximum d’activités physiques. Ainsi, elle ne se nourrit que de lait et de bouillon de poulet. Lorsqu’on constata qu’elle manquait de vitamines, elle modifia sa diète et ne mangeait que huit oranges par jour. Elle s’astreignait à deux heures de gymnastique chaque matin et s’adonnait à la marche forcée et à l’équitation quotidiennement aussi.

Avec un tel régime, son poids ne dépassera jamais les 50 kilogrammes, elle qui mesurait tout de même 1 m 72 (indice de masse corporelle :16,9). C’est pourquoi, a posteriori, bien des gens croient qu’elle a toujours souffert d’anorexie.

L’histoire d’un miracle devenu maladie

C’est un illustre médecin iranien du XIème siècle, Avicenne, qui fit la première description de la maladie. Puis le Moyen-Âge vit apparaître ce que les médecins appelèrent anorexia mirabilis. Cette perte «miraculeuse» de l’appétit était l’apanage de jeunes religieuses faisant partie de communautés mystiques. Elles réussissaient ainsi à se couper de tout plaisir de la chair et offraient à Dieu ce sacrifice ultime. Certaines prétendaient même ne se nourrir que d’une hostie par jour lors de leur messe.

Le destin tragique de Catherine de Sienne

Catherine de Sienne 

Au XIVème siècle, naît d’une famille de vingt-deux enfants Catherine qui, suite aux décès de ses trois sœurs préférées, entre en religion dans l’ordre des sœurs de la Pénitence de saint Dominique. Elle mange très peu et jamais de viande, se fait vomir régulièrement, se flagelle et ne dort que quelques heures par jour. Elle en vient à ne pratiquement plus manger du tout et cesse même de boire. Elle meurt à 33 ans et est canonisée en 1461 : sainte Catherine de Sienne.

On doit au médecin anglais Richard Morton la première description médicale de l’anorexie dans son livre paru en latin en 1689. Le livre portait surtout sur la tuberculose. Mais le Dr Morton avait noté que certaines personnes semblaient arriver à un état de dépérissement semblable à celui provoqué par la tuberculose. Il découvrit que ces personnes, sans causes apparentes, semblaient refuser de s’alimenter. Il nomma la maladie : la consomption ou phtisie nerveuse, dont les symptômes principaux sont le manque flagrant d’appétit, le refus de se nourrir, l’aménorrhée, l’hyperactivité, la constipation et la cachexie

L’inanition hystérique

Il faudra attendre près d’un siècle plus tard pour connaître de nouveaux développements. Ceux-ci viendront d’un psychiatre français, Charles Lasèque, qui décrit la maladie comme étant d’origine mentale et lui donne le nom d’inanition hystérique.

Il considère que cette maladie est une anomalie intellectuelle, un trouble central et héréditaire dû à un refoulement plus ou moins conscient d’un désir.

W. Gull propose quelques années plus tard le terme «anorexie nerveuse» (anorexia nervosa) qu’il attribue à des troubles du système nerveux central et à l’hérédité.

Au début des années 1890, le professeur Charles Huchard propose une distinction entre anorexie gastrique et anorexie mentale. Freud, quant à lui, parlera d’une association entre anorexie et mélancolie vers 1895.

Une thèse avait aussi cour à l’époque à savoir que l’anorexie pouvait être causée par une maladie de l’œsophage ou encore un rétrécissement de l’estomac.

La jeûneuse de Tutbury

Ann Moore

L’histoire de cette femme pieuse a débuté en Angleterre au début du XIXème siècle. D’abord reconnue pour sa très grande piété, cette pécheresse repentie commença en 1807 une anorexie qui allait devenir célèbre jusqu’en Amérique. Mais le fait allait fournir une lutte épique entre les tenants de l’anorexie comme étant une maladie, et ceux qui croyaient qu’elle était d’origine miraculeuse.

Après une première observation qui laissait chacun bien ancré dans son clan, on finit par découvrir en 1812 qu’Ann Moore se nourrissait en catimini en très petites quantités et laissait croire qu’elle ne prenait ni vivres, ni eau, et que seule l’intervention divine la maintenait en vie.

L’imposture démasquée fit histoire tout au long de ce siècle.

Sarah Jacob

Un autre cas similaire vit le jour au pays de Galles en 1867 avec une jeune fille de 12 ans, Sarah Jacob, dont les parents disaient qu’avec l’aide de Dieu, leur fille ne se nourrissait que d’un minuscule morceau de pomme quotidiennement. Flanqué d’infirmières incorruptibles, on se mit donc à observer la jeune Sarah 24 heures sur 24. Au bout de 6 jours, la jeune fille s’affaiblissait dangereusement et on demanda aux parents l’autorisation de cesser l’expérience et d’alimenter Sarah. Plutôt que de perdre la face, ceux-ci refusèrent. Le 10ième jour, la jeune fille mourut donc et les parents furent condamnés à des peines de prison pour leur comportement. Dès lors, l’origine mystique de l’anorexie perdit toute crédibilité.

Origines psychologiques ou physiologiques?

Le début du vingtième siècle sera marqué des descriptions de Gilles de la Tourette et Pierre Janet, qui seront les premiers à souligner l’importance de la perception de l’image corporelle chez les anorexiques. La Tourette précise que les patientes ne souffrent pas d’un manque d’appétit mais plutôt d’un refus d’appétit.

Les causes d’origines psychologiques semblent bien avoir reçu l’assentiment de toute la communauté médicale, du moins jusqu’en 1914 où un pathologiste allemand, Morris Simmonds, établit une relation entre la glande pituitaire et l’anorexie. Des causes endocriniennes alimentent alors le débat scientifique et il faudra attendre au milieu du siècle avant que la thèse psychologique ne refasse surface et que l’on comprenne que les manifestations physiologiques et endocriniennes sont des conséquences et non des causes de l’anorexie.

On estime aujourd’hui qu’environ 1 % des femmes de 15 à 35 ans souffrent d’anorexie. Les hommes sont 10 fois moins nombreux à en être atteints. L’hérédité joue un rôle puisque la fréquence de la maladie est dix fois plus élevée chez les parentes au premier degré que dans un groupe témoin.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ►Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse


Le mal du pays a déjà été une maladie reconnue par nos ancêtres. Le traitement, laisser le temps agir, sortir, voir des gens. Si c’est pour des soldats, des médecins pouvaient prescrire une permission d’aller visiter les siens … Avec le va et viens de la population mondiale, cette maladie semble refaire surface et revenir une maladie qui se doit d’être traitée
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Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse

 

 Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s'ils souffraient de mal du pays.  | fdecomite via Flickr CC License by

Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s’ils souffraient de mal du pays. | fdecomite via Flickr CC License by

Jusqu’au XXe siècle, les symptômes dépressifs causés par un déracinement étaient traités médicalement.

Erasmus et échanges universitaires, WWOOFing, travail au pair, couchsurfing,programmes Vacances Travail Nous voyageons aujourd’hui beaucoup plus que nos ancêtres (et plus tôt). La popularisation des études à l’étranger, la réduction du temps et du coût des transports et la diversification des modes d’hébergement incitent les gens à élargir leurs horizons, et parfois même à s’expatrier pour une plus ou moins longue durée. Un aspect n’est pas nouveau, néanmoins: le mal du pays.

Dès 1553, un Joachim du Bellay isolé pendant quatre ans à Rome exprimait ses Regrets et son amour pour sa région natale. Si le mal du pays est aujourd’hui pris un peu à la légère, traité avec des conseils à l’emporte-pièce comme «Tu verras, tu vas t’habituer» et «Sors, rencontre des gens, ça va passer», ces symptômes étaient traités avec beaucoup plus de sérieux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, rappelle le New York magazine. Les médecines européenne et américaine traitaient, en effet, le mal du pays comme une vraie maladie, qui pouvait même être fatale si elle n’était pas traitée.

Dans son livre The Book of Human Emotions (Le livre des émotions humaines), la philosophe Tiffany Watt Smith évoque notamment le cas de soldats suisses au XVIIe siècle qui, aspirant à rentrer chez eux, furent frappés de léthargie et de tristesse à l’évocation de leur pays natal. Certains se privèrent même de nourriture, et moururent sur place. En 1688, relate Smith, le médecin suisse Johannes Hofer publia un rapport sur cette étrange épidémie, la nommant «nostalgie», contraction des termes grecs nostos, le retour, et algos, la douleur.

Le mal du pays à l’origine du terme «nostalgie»

Jusqu’au début du XXe siècle où le terme a commencé à changer de signification, la «nostalgie» était un terme médical utilisé pour décrire un désir fort, potentiellement dangereux, de retourner dans son pays natal.

Même si tous les médecins n’étaient pas d’accord sur les symptômes, nuance Susan Matt, historienne à la Weber State University,«plusieurs descriptions concordent: essoufflement, palpitations cardiaques, dysenterie, fièvre, problèmes pulmonaires».

«Cela pouvait aussi se traduire par un désir ardent, puis le corps commençait à se renfermer sur lui-même.»

En comparaison, seul un soldat durant la Première Guerre mondiale a succombé à la «nostalgie». La mobilisation de l’Ouest, la multiplication des voyages et un goût de l’aventure dans l’air du temps sont un début d’explication, selon le New York Magazine. Pas sûr non plus que le mal du pays ait été une excuse suffisante pour échapper à la bataille de Verdun, malgré une indubitable envie des soldats de rentrer chez eux. Dans son livre Homesickness: An American History (Le mal du pays: une histoire américaine), Susan Matt évoque aussi la tolérance des médecins pendant la guerre de Sécession. Il n’était pas rare qu’un soldat obtienne une permission car sa maison, ses proches lui manquaient. Plus de 5.000 soldats ont ainsi été diagnostiqués de nostalgie, et 74 soldats de l’Union en sont morts. 

Le mal du pays pourrait de nouveau être considéré comme un sujet plus sérieux qu’une déprime passagère ressentie lors de la première quinzaine de son Erasmus. Une étude publiée en 2011, menée sur des immigrants latino-américains à Barcelone, présente le stress engendré par une expatriation comme un facteur de risque pour l’anxiété et la dépression. Le mal du pays est traité de plus en plus sérieusement et parfois mêmeconsidéré comme un état clinique, pouvant être soigné grâce un suivi psychologique ou des antidépresseurs.

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