L’intelligence des poules serait sous-estimée


Les poules sont intelligentes beaucoup plus que l’on pourrait croire. Vous en doutez ? Alors, il y a de quoi à vous surprendre, si vous lisez la suite ….
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L’intelligence des poules serait sous-estimée

 

Les poules ne passent généralement pas pour des animaux très intelligents. Pourtant leurs capacités n’auraient rien à envier à la plupart des autres oiseaux et des mammifères : elles ont de notions d’arithmétique, éprouvent des émotions et ont même de la personnalité.

La poule est l’animal domestique le plus présent dans le monde : il y a plus de poules que d’Hommes sur Terre ! Mais cet oiseau souffre de nombreux préjugés et n’est généralement pas considéré comme un animal doué d’intelligence, contrairement à d’autres oiseaux comme le corbeau. Et pourtant… Dans un article paru dans Animal Cognition, Lori Marino, une spécialiste du comportement animal passe en revue les recherches récentes sur la psychologie, le comportement et les émotions de la poule.

L’auteur a expliqué dans phys.org que les poules « sont perçues comme dépourvues de la plupart des caractéristiques psychologiques que nous reconnaissons dans d’autres animaux intelligents et sont généralement considérées comme possédant un faible niveau d’intelligence par rapport à d’autres animaux. L’idée même de la psychologie du poulet est étrange pour la plupart des gens ».

Voici quelques-unes des capacités des poules. Tout d’abord, elles ont un sens de la numération, des capacités arithmétiques de base comme d’autres animaux, et peuvent distinguer des quantités. Elles possèdent des capacités visuelles et spatiales : lorsqu’il s’agit de picorer en groupe, elles reconnaissent leur place dans l’ordre, grâce à l’observation. Les poules apprennent les unes des autres. Elles raisonnent par déduction, une capacité que les humains développent vers l’âge de sept ans.

Les poules communiquent entre elles et peuvent sonner l’alerte en cas de danger. © gosphotodesign, Fotolia

Les poules communiquent entre elles et peuvent sonner l’alerte en cas de danger. © gosphotodesign, Fotolia

Un oiseau capable de comportements sociaux complexes

Les poules perçoivent les intervalles de temps et anticipent des événements à venir. Elles prennent des décisions en fonction de ce qui est le mieux pour elles : elles font preuve de self-control si elles ont compris qu’elles pouvaient obtenir de meilleures récompenses alimentaires.

La communication chez la poule est aussi relativement complexe puisqu’elle utiliserait au moins 24 vocalises différentes. Elles peuvent se servir de ces sons comme alarme, pour signaler un danger par exemple. Cette capacité à prévenir le groupe d’une menace la rapproche d’autres animaux sociaux et intelligents, comme les primates.

Les poules éprouvent des émotions positives ou négatives, comme la peur ou l’anxiété. Elles possèdent aussi une forme d’empathie appelée contagion émotionnelle. Elles ont leur personnalité propre, leurs comportements sont sophistiqués : elles peuvent faire des discriminations entre individus et leurs interactions sociales sont parfois considérées comme « machiavéliques ». Les mamans poules présentent quant à elles des traits typiquement maternels.

La conclusion de l’auteur est que les poules sont aussi complexes du point de vue cognitif, émotionnel et social que la plupart des autres oiseaux et mammifères.

http://www.futura-sciences.com/

Pourquoi vous aimez manger des cookies avec votre café


Si vous sentez une bonne odeur de brioches ou de biscuits en magasinant, ne soyez pas dupe, c’est une question de marketing pour mieux vendre un bon café
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Pourquoi vous aimez manger des cookies avec votre café

 

Repéré par Lucie de la Héronnière

Une expérience de marketing sensoriel prouve que des odeurs liées au café peuvent clairement nous donner envie d’en consommer.

«Une nouvelle étude prouve que la combinaison café-cookies est profondément ancrée dans votre cerveau», signale Extra Crispy.

D’après une étude menée par des chercheurs suédois, l’odeur des cookies pourrait en effet stimuler les ventes de café.

Pour cette expérience de marketing sensoriel, 100 personnes ont été équipées de lunettes suivant leurs mouvements oculaires… Ce qui permet de savoir exactement ce qui attire leur attention, et pendant combien de temps.

C’est «une méthode de recherche puissante pour comprendre le processus de prise de décision du consommateur», selon la vidéo.

Ils ont aussi rempli des questionnaires.

Les participants se sont baladés dans une rue commerçante. Comme l’explique le site ScienceNordic, les cobayes ne savaient pas qu’ils allaient être exposés à une bonne odeur (soit de cookies aux pépites de chocolat juste sortis du four, soit de café et de brioche) ou bien à aucune odeur, en passant devant un café.

Engagement visuel, souvenir, achat

Les paramètres testés étaient «l’engagement visuel, le souvenir et l’intention d’achat».

Par rapport au groupe non exposé aux odeurs, la volonté d’acheter quelque chose dans le café est supérieure de 40% pour les participants exposés au fumet de café et de brioche. Et ce souhait est encore supérieur de 21% en plus pour les personnes profitant du parfum les cookies.

En outre, les groupes avec odeurs alléchantes étaient 50% plus conscients des enseignes et autres informations extérieures des cafés que le groupe «sans odeur». Ils avaient aussi une meilleure mémoire de ce qu’ils avaient vu.

Le groupe «cookies» a également passé plus de temps à regarder les menus sur le trottoir, 6 secondes en moyenne… Et a associé des sentiments plus positifs à l’enseigne de café suédoise devant laquelle flottait ce doux fumet.

«Les parfums liés au café attirent l’attention sur le café et augmentent les souvenirs visuels. Cela entraîne une intention d’acheter», dit Poja Shams, enseignant à l’Université de Karlstad.

En bref, comme le résume ExtraCrispy, «l’odeur du cookie aux pépites de chocolat a le pouvoir d’appeler dans votre esprit les plus chaleureux souvenirs et le sentiment que la satisfaction va être imminente».

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Le "syndrome de Paris", mystérieux mal des Japonais


C’est étrange comme syndrome ! Déçu par la ville de Paris, alors qu’ils en rêvaient tant, développent un syndrome pouvant aller jusqu’à la dépression
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Le « syndrome de Paris », mystérieux mal des Japonais

 

Déçus par la réalité de la capitale,  une vingtaine de Japonais sont victimes de ce trouble chaque année.

Le phénomène est marginal mais il est bien réel : chaque année, le « syndrome de Paris » touche une vingtaine des Japonais installés dans la capitale française. Identifié dans les années 1980 par le Dr. Hiroaki Ota, psychiatre japonais qui exerçait à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, ce trouble est lié à un choc culturel, une forte déception qui peut engendrer jusqu’à la dépression.

Pourquoi un tel choc ? Où est le Paris des cartes postales, capitale du romantisme et du luxe, ou celui d’Amélie Poulain ? Lorsqu’ils arrivent dans la capitale, certains Japonais rêvant de cette ville merveilleuse découvrent que toutes les maisons ne sont pas rutilantes, toutes les rues propres et tous les habitants sveltes et bien habillés. Plongés dans le quotidien parisien, la désillusion est grande pour certains. Ainsi, une des premières choses que Sayaka, 28 ans, a vu en arrivant en France il y a un mois, est un pickpocket à l’œuvre. Un choc pour cette Japonaise qui a choisi de venir travailler à Paris dans une agence de voyage.

« J’ai aussi vu des gens qui jettent leurs mégots par terre après avoir fumé, c’est inhabituel pour un Japonais », souligne-t-elle au micro d’Europe 1.

tour eiffel, paris

© REUTERS

« Des personnalités fragiles ». Si Sayaka parvient à s’accommoder de ces différences culturelles, quelques-uns de ses compatriotes ne surmontent pas le choc. Le « syndrome de Paris » frappe en particulier les femmes, les jeunes de moins de trente et ceux qui sont installées à Paris pour plusieurs mois, voire plusieurs années.

« Le Dr. Ota avait remarqué qu’au moins un patient sur trois avait déjà des antécédents psychologiques au Japon », souligne pour Europe 1 le Dr. Alain Stern, chef du service psychiatrie à l’hôpital américain de Paris. « Ce sont des personnalités fragiles qui croient dans ce Paris merveilleux. »

Surviennent alors des « signes dépressifs, de l’anxiété, une perte de l’estime de soi brutale, un sentiment de déréalisation, d’étrangeté », liste le Dr. Stern. « Ces jeunes Japonais sont perdus. La déception active chez eux ce sentiment d’échec, de frustration. Ils se mettent à déprimer comme on pourrait le faire devant un deuil : c’est le deuil d’une image idéalisée. »

Pourquoi le Japon ?

Les Japonais sont particulièrement vulnérables car « leur pays s’est culturellement ouvert à l’Occident au XIXe siècle », note le Dr. Stern, à l’époque où l’image véhiculée de Paris, « c’était Versailles, Montmartre et le Moulin Rouge ». En outre, « leur culture et leur langue sont tellement différentes que le choc culturel est très important », à commencer par le code de politesse : au Japon, « on ne contredit pas son interlocuteur, on ne coupe pas la parole à l’autre », poursuit le Dr. Stern. « Or, les Parisiens ont le verbe haut, manient facilement la blague, estiment ouvertement leur ego, contestent, râlent… »

Mais cette incapacité à surmonter un choc culturel ne concerne pas que les Japonais à Paris. Des « syndromes du voyageur » ont par exemple été identifiés à Jérusalem et à Florence où ce sont respectivement les sites religieux et l’abondance d’œuvres qui provoquent des troubles psychiques auprès de certains visiteurs.

De mieux en mieux pris en charge, le « syndrome de Paris » est même anticipé par les sociétés japonaises qui mutent des employés en France. Pour les visiteurs qui développeraient ce trouble sur place, le traitement le plus efficace est toutefois radical : quitter Paris et retourner dans leur pays.

http://www.europe1.fr/

Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie – Gage de sainteté ou de beauté? Une question d’époques..


On croit peut-être que l’anorexie est une maladie récente, alors qu’en fait, elle semble venir de bien plus loin dans le temps. L’histoire de l’Impératrice Sissi (qui est complétement différente du film avec Romy Schneider) démontre qu’elle aurait souffert d’anorexie, ainsi que d’autres comme des religieuses qui par soucis mystiques auraient aussi souffert de cette maladie
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Il était une fois la maladie – Gage de sainteté ou de beauté? Une question d’époques..

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

Impératrice d’Autriche, Élisabeth, mieux connue sous le pseudonyme Sissi, ne semble pas avoir connu la vie idyllique que la légende a retenu. Elle semblait très mal s’acclimater à la vie de château et à son rôle social. Avec une belle-mère qui ne l’appréciait pas beaucoup et un époux occupé par les guerres contre Napoléon III, Sissi n’était guère heureuse. Rongée par les remords pour la mort en bas âge de sa fille Sophie, elle dépérissait littéralement. Elle avait à peine 22 ans lorsqu’on lui diagnostiqua une tuberculose dont elle se remettra pourtant.

Impératrice d’Autriche Élisabeth (Sissi)

Pour combler un tant soit peu le vide laissé par son mari parti en guerre, elle ouvre un hôpital et y consacre tout son temps. Lorsqu’il n’y a pas assez de travail, elle fait de longues et épuisantes randonnées à cheval. Puis elle se met à fumer, ce qui était extrêmement mal vu pour une femme à cette époque. Mais plusieurs l’imitent, au grand dam des bonnes gens du palais. Une de ses cousines, l’archiduchesse Mathilde, voulant dissimuler sa cigarette lors de l’arrivée impromptue de son père, mit le feu a ses vêtements et mourut brûlée vive.

Au retour de la guerre qu’il perdit, son mari la délaissa aux profits de nombreuses maîtresses, et Sissi sombra encore une fois et se remit à tousser. Elle retourna en cure et commença une étrange collection de photos de femmes. Elle revint à Vienne, mais n’avait qu’un seul désir : voyager de par le vaste monde, ce qu’elle fit le plus souvent possible, négligeant ses trois enfants, son mari et ses devoirs impériaux.

C’est qu’Élisabeth cachait un secret : sa peur démesurée de prendre du poids.

Et en 1860, elle utilisa les mêmes trucs qui sont encore en vogue aujourd’hui : peu de nourriture et un maximum d’activités physiques. Ainsi, elle ne se nourrit que de lait et de bouillon de poulet. Lorsqu’on constata qu’elle manquait de vitamines, elle modifia sa diète et ne mangeait que huit oranges par jour. Elle s’astreignait à deux heures de gymnastique chaque matin et s’adonnait à la marche forcée et à l’équitation quotidiennement aussi.

Avec un tel régime, son poids ne dépassera jamais les 50 kilogrammes, elle qui mesurait tout de même 1 m 72 (indice de masse corporelle :16,9). C’est pourquoi, a posteriori, bien des gens croient qu’elle a toujours souffert d’anorexie.

L’histoire d’un miracle devenu maladie

C’est un illustre médecin iranien du XIème siècle, Avicenne, qui fit la première description de la maladie. Puis le Moyen-Âge vit apparaître ce que les médecins appelèrent anorexia mirabilis. Cette perte «miraculeuse» de l’appétit était l’apanage de jeunes religieuses faisant partie de communautés mystiques. Elles réussissaient ainsi à se couper de tout plaisir de la chair et offraient à Dieu ce sacrifice ultime. Certaines prétendaient même ne se nourrir que d’une hostie par jour lors de leur messe.

Le destin tragique de Catherine de Sienne

Catherine de Sienne 

Au XIVème siècle, naît d’une famille de vingt-deux enfants Catherine qui, suite aux décès de ses trois sœurs préférées, entre en religion dans l’ordre des sœurs de la Pénitence de saint Dominique. Elle mange très peu et jamais de viande, se fait vomir régulièrement, se flagelle et ne dort que quelques heures par jour. Elle en vient à ne pratiquement plus manger du tout et cesse même de boire. Elle meurt à 33 ans et est canonisée en 1461 : sainte Catherine de Sienne.

On doit au médecin anglais Richard Morton la première description médicale de l’anorexie dans son livre paru en latin en 1689. Le livre portait surtout sur la tuberculose. Mais le Dr Morton avait noté que certaines personnes semblaient arriver à un état de dépérissement semblable à celui provoqué par la tuberculose. Il découvrit que ces personnes, sans causes apparentes, semblaient refuser de s’alimenter. Il nomma la maladie : la consomption ou phtisie nerveuse, dont les symptômes principaux sont le manque flagrant d’appétit, le refus de se nourrir, l’aménorrhée, l’hyperactivité, la constipation et la cachexie

L’inanition hystérique

Il faudra attendre près d’un siècle plus tard pour connaître de nouveaux développements. Ceux-ci viendront d’un psychiatre français, Charles Lasèque, qui décrit la maladie comme étant d’origine mentale et lui donne le nom d’inanition hystérique.

Il considère que cette maladie est une anomalie intellectuelle, un trouble central et héréditaire dû à un refoulement plus ou moins conscient d’un désir.

W. Gull propose quelques années plus tard le terme «anorexie nerveuse» (anorexia nervosa) qu’il attribue à des troubles du système nerveux central et à l’hérédité.

Au début des années 1890, le professeur Charles Huchard propose une distinction entre anorexie gastrique et anorexie mentale. Freud, quant à lui, parlera d’une association entre anorexie et mélancolie vers 1895.

Une thèse avait aussi cour à l’époque à savoir que l’anorexie pouvait être causée par une maladie de l’œsophage ou encore un rétrécissement de l’estomac.

La jeûneuse de Tutbury

Ann Moore

L’histoire de cette femme pieuse a débuté en Angleterre au début du XIXème siècle. D’abord reconnue pour sa très grande piété, cette pécheresse repentie commença en 1807 une anorexie qui allait devenir célèbre jusqu’en Amérique. Mais le fait allait fournir une lutte épique entre les tenants de l’anorexie comme étant une maladie, et ceux qui croyaient qu’elle était d’origine miraculeuse.

Après une première observation qui laissait chacun bien ancré dans son clan, on finit par découvrir en 1812 qu’Ann Moore se nourrissait en catimini en très petites quantités et laissait croire qu’elle ne prenait ni vivres, ni eau, et que seule l’intervention divine la maintenait en vie.

L’imposture démasquée fit histoire tout au long de ce siècle.

Sarah Jacob

Un autre cas similaire vit le jour au pays de Galles en 1867 avec une jeune fille de 12 ans, Sarah Jacob, dont les parents disaient qu’avec l’aide de Dieu, leur fille ne se nourrissait que d’un minuscule morceau de pomme quotidiennement. Flanqué d’infirmières incorruptibles, on se mit donc à observer la jeune Sarah 24 heures sur 24. Au bout de 6 jours, la jeune fille s’affaiblissait dangereusement et on demanda aux parents l’autorisation de cesser l’expérience et d’alimenter Sarah. Plutôt que de perdre la face, ceux-ci refusèrent. Le 10ième jour, la jeune fille mourut donc et les parents furent condamnés à des peines de prison pour leur comportement. Dès lors, l’origine mystique de l’anorexie perdit toute crédibilité.

Origines psychologiques ou physiologiques?

Le début du vingtième siècle sera marqué des descriptions de Gilles de la Tourette et Pierre Janet, qui seront les premiers à souligner l’importance de la perception de l’image corporelle chez les anorexiques. La Tourette précise que les patientes ne souffrent pas d’un manque d’appétit mais plutôt d’un refus d’appétit.

Les causes d’origines psychologiques semblent bien avoir reçu l’assentiment de toute la communauté médicale, du moins jusqu’en 1914 où un pathologiste allemand, Morris Simmonds, établit une relation entre la glande pituitaire et l’anorexie. Des causes endocriniennes alimentent alors le débat scientifique et il faudra attendre au milieu du siècle avant que la thèse psychologique ne refasse surface et que l’on comprenne que les manifestations physiologiques et endocriniennes sont des conséquences et non des causes de l’anorexie.

On estime aujourd’hui qu’environ 1 % des femmes de 15 à 35 ans souffrent d’anorexie. Les hommes sont 10 fois moins nombreux à en être atteints. L’hérédité joue un rôle puisque la fréquence de la maladie est dix fois plus élevée chez les parentes au premier degré que dans un groupe témoin.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ►Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse


Le mal du pays a déjà été une maladie reconnue par nos ancêtres. Le traitement, laisser le temps agir, sortir, voir des gens. Si c’est pour des soldats, des médecins pouvaient prescrire une permission d’aller visiter les siens … Avec le va et viens de la population mondiale, cette maladie semble refaire surface et revenir une maladie qui se doit d’être traitée
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Le mal du pays était autrefois une maladie très sérieuse

 

 Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s'ils souffraient de mal du pays.  | fdecomite via Flickr CC License by

Au XVIIIe siècle, les soldats pouvaient obtenir une permission s’ils souffraient de mal du pays. | fdecomite via Flickr CC License by

Jusqu’au XXe siècle, les symptômes dépressifs causés par un déracinement étaient traités médicalement.

Erasmus et échanges universitaires, WWOOFing, travail au pair, couchsurfing,programmes Vacances Travail Nous voyageons aujourd’hui beaucoup plus que nos ancêtres (et plus tôt). La popularisation des études à l’étranger, la réduction du temps et du coût des transports et la diversification des modes d’hébergement incitent les gens à élargir leurs horizons, et parfois même à s’expatrier pour une plus ou moins longue durée. Un aspect n’est pas nouveau, néanmoins: le mal du pays.

Dès 1553, un Joachim du Bellay isolé pendant quatre ans à Rome exprimait ses Regrets et son amour pour sa région natale. Si le mal du pays est aujourd’hui pris un peu à la légère, traité avec des conseils à l’emporte-pièce comme «Tu verras, tu vas t’habituer» et «Sors, rencontre des gens, ça va passer», ces symptômes étaient traités avec beaucoup plus de sérieux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, rappelle le New York magazine. Les médecines européenne et américaine traitaient, en effet, le mal du pays comme une vraie maladie, qui pouvait même être fatale si elle n’était pas traitée.

Dans son livre The Book of Human Emotions (Le livre des émotions humaines), la philosophe Tiffany Watt Smith évoque notamment le cas de soldats suisses au XVIIe siècle qui, aspirant à rentrer chez eux, furent frappés de léthargie et de tristesse à l’évocation de leur pays natal. Certains se privèrent même de nourriture, et moururent sur place. En 1688, relate Smith, le médecin suisse Johannes Hofer publia un rapport sur cette étrange épidémie, la nommant «nostalgie», contraction des termes grecs nostos, le retour, et algos, la douleur.

Le mal du pays à l’origine du terme «nostalgie»

Jusqu’au début du XXe siècle où le terme a commencé à changer de signification, la «nostalgie» était un terme médical utilisé pour décrire un désir fort, potentiellement dangereux, de retourner dans son pays natal.

Même si tous les médecins n’étaient pas d’accord sur les symptômes, nuance Susan Matt, historienne à la Weber State University,«plusieurs descriptions concordent: essoufflement, palpitations cardiaques, dysenterie, fièvre, problèmes pulmonaires».

«Cela pouvait aussi se traduire par un désir ardent, puis le corps commençait à se renfermer sur lui-même.»

En comparaison, seul un soldat durant la Première Guerre mondiale a succombé à la «nostalgie». La mobilisation de l’Ouest, la multiplication des voyages et un goût de l’aventure dans l’air du temps sont un début d’explication, selon le New York Magazine. Pas sûr non plus que le mal du pays ait été une excuse suffisante pour échapper à la bataille de Verdun, malgré une indubitable envie des soldats de rentrer chez eux. Dans son livre Homesickness: An American History (Le mal du pays: une histoire américaine), Susan Matt évoque aussi la tolérance des médecins pendant la guerre de Sécession. Il n’était pas rare qu’un soldat obtienne une permission car sa maison, ses proches lui manquaient. Plus de 5.000 soldats ont ainsi été diagnostiqués de nostalgie, et 74 soldats de l’Union en sont morts. 

Le mal du pays pourrait de nouveau être considéré comme un sujet plus sérieux qu’une déprime passagère ressentie lors de la première quinzaine de son Erasmus. Une étude publiée en 2011, menée sur des immigrants latino-américains à Barcelone, présente le stress engendré par une expatriation comme un facteur de risque pour l’anxiété et la dépression. Le mal du pays est traité de plus en plus sérieusement et parfois mêmeconsidéré comme un état clinique, pouvant être soigné grâce un suivi psychologique ou des antidépresseurs.

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Le Saviez-Vous ► Les phobies les plus insolites


Les phobies sont vraiment handicapantes pour ceux et celles qui en souffrent. Certaines sont plus connues que d’autres, mais voici des phobies moins connues
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Les phobies les plus insolites

 

phobies

Les phobies nous collent à la peau. Si certaines sont plutôt communes et pas franchement surprenantes comme la peur des araignées ou celle des serpents, d’autres entrent aisément dans la catégorie « étrange et insolite ».

Cathisophobie – Peur de s’assoir

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Une phobie qui peut se révéler extrêmement handicapante au quotidien. Ce trouble peut-être déclenché à la suite d’une grave crise hemorroïdaire. Pour les cas les plus graves elle peut-être due à des sévices physiques. Les personnes qui en souffrent transpirent fortement et ont le souffle court lorsqu’elles sont obligées de s’asseoir.

Pediophobie – Peur de poupées

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Cette étrange phobie ne concerne pas seulement les poupées démoniaques qui ont fait les beaux jours du genre épouvante-horreur dans les années 1990. Ce trouble symbolise en réalité la peur de la représentation factice d’êtres sensibles et concerne aussi les mannequins présentés en vitrine et les robots.

Deipnophobie – Peur de converser lors d’un dîner

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A l’approche des fêtes de fin d’année, les personnes souffrant de cette phobie deviennent anxieuses. En effet, celles-ci sont terrifiées à l’idée d’adresser la parole à leurs convives lors d’un dîner. Certaines sont même prêtes à couper les ponts avec leur entourage afin d’échapper à ces séances de torture improvisée.

Eisoptrophobie – Peur des miroirs

phobies wtf miroir

Plus que la peur des miroirs, il s’agit surtout de la peur d’entrer en contact avec un monde étrange et surnaturel à travers un miroir. Les victimes de ce troubles sont extrêmement anxieuses et superstitieuses et ont généralement conscience que leur peur incontrôlable est irrationnelle.

Demonophobie – Peur des démons

phobies wtf demon

Cette peur anormale et persistante des êtres maléfiques peut se révéler extrêmement handicapante. Comme pour l’Eisoptrophobie, les personnes qui en souffrent ont majoritairement conscience que leur peur est irrationnelle. Celles-ci ne supportent pas les endroits sombres et abandonnés et ne sont pas particulièrement adeptes des films traitant de l’exorcisme.

Pentheraphobie – Peur de la belle-mère

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Voici probablement la phobie la plus commune de cette liste. Extrêmement commune en Occident, elle est souvent tournée en ridicule dans les comédies sentimentales. Si vous êtes marié et que vous en souffrez, la solution la moins risquée semble être le divorce… ou le regrettable accident.

Automatonophobie – Peur des marionnettes de ventriloque

phobies wtf marionnette ventriloque

Comme son nom l’indique, cette phobie caractérise les personnes qui ont une peur maladive des marionnettes de ventriloque. Semblable à la pédiophobie vue un peu plus haut, elle reste moins handicapante puisque les ventriloques et leurs marionnettes sont plutôt rares.

Agyrophobie – Peur de traverser une rue

phobies wtf belle mere croisement routier

Elle caractérise les personnes qui détestent traverser les rues, les carrefours et les voies de circulation en général. Celle-ci est indépendante de la peur des engins motorisés. Évidemment, vivre en ville avec une telle phobie relève du calvaire.

Mageiorocophobie – Peur de cuisiner

phobies wtf cuisiner

Ce trouble est extrêmement handicapant pour les personnes vivant seules puisque celles-ci risquent d’avoir une alimentation déséquilibrée. Les personnes qui souffrent de Mageiorocophobie peuvent être extrêmement intimidées lorsqu’elles rencontrent des cuisiniers confirmés ou des chefs étoilés.

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Le Saviez-Vous ► Clinomanie


 

Il y a des jours, que nous aimerions bien rester coucher toute la journée, mais dans quelques cas rare, cela devient une obsession qui peut apporter d’autres troubles physiques
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Clinomanie

 

clinomanie

La clinomanie est la tendance de certaines personnes, en général atteintes de neurasthenie, à garder le lit. Image : © Megan Jorgensen

Recherche obsédante du lit ou de la position couchée.

Le clinomane ne doit pas être confondu avec le grabatoire.

La clinomanie, appelée aussi « manie lectuaire », est une obsession assez rare dans laquelle la psychanalyse voit une régression vers le comportement de l’enfant au berceau ou même une tentative de retour au sein maternel.

J.-M. Sutter

Plus clairement

La clinomanie est un trouble psychiatrique caractérisé par le refus de se lever que manifeste un sujet. La personne préfère rester constamment couchée. Généralement ce sont les personnes souffrant de neurasthénie, de schizophrénie ou d’une importante dépression qui présentent une clinomanie. Bien entendu, ce comportement anormal entraine de nombreux autres troubles. On retrouve notamment des troubles digestifs tels qu’une constipation très importante avec unfécalome (accumulation de selles au niveau du rectum). Les escarres sont également très courantes.

réf :

http://univers.grandquebec.com/

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/