Réaliser que l’on est un chat, c’est dur


Les chats se reconnaissent-ils devant un miroir ? Certains semblent vouloir attaquer, d’autres ont peur et d’autres comme ma Fripouille regarde, mais ne s’y intéresse pas du tout
Nuage

 

Réaliser que l’on est un chat, c’est dur

 

Un chat tétanisé par son reflet ©SKYBUZZ 24

Un chat tétanisé par son reflet ©SKYBUZZ 24

Un chat s’observe dans le miroir et semble tétanisé par son reflet. Reconnaissance ou pas ?

Mettez un chat face à un miroir, vous pourriez bien assister à divers comportements. Ici, le chat semble tout bonnement atterré par son propre reflet. Reconnaissance ou effroi ? La reconnaissance de soi est une question qui a souvent été posée dans le règne animal.Le psychologue américain, Gordon G. Gallup, aeffectué de nombreux tests miroirs chez les chimpanzés en 1970. Pour cela, il appliquait une gommette sur eux et testait leur réaction devant leur reflet. La majorité cherchaient à l’enlever, et s’étaient donc reconnus.

Concernant les chats, c’est une toute autre affaire. Leur rapport au miroir évolue au cours du temps selon le coach en comportement animalier,

Joël Dehasse : les jeunes chatons de 4 à 5 semaines jouent avec leur reflet et à 4-5 mois passent plus de temps à s’observer. Dans tous les cas, il n’y a pas de reconnaissance.

Pour la comportementaliste animalière et spécialiste du chat, Marie-Hélène Bonnet, les chats « peu intelligents » verront un congénère qu’ils essaieront d’attaquer. Les exemples de ce genre affleurent sur le net. Tandis que les plus malins ignoreront l’image devant l’absence d’odeur, seule source de reconnaissance entre eux. 

http://www.sciencesetavenir.fr/

Quels sont les situations stressantes pour le chat et les moyens de l’apaiser ?


Les animaux aussi peuvent éprouver de l’ennui, du stress, et autre problème relier a la santé mentale animale. Il y a moyens d’éviter ou du moins atténuer des situations stressantes pour l’animal
Nuage

 

Quels sont les situations stressantes pour le chat et les moyens de l’apaiser ?

 

chat stress

Ennui, solitude, changement, nouveauté : comme nous, les chats sont parfois soumis à un stress intense, et il est important d’agir vite pour éviter les graves conséquences que cette angoisse peut engendrer.

Comme nous l’explique Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, « le stress est l’ennemi du chat, il faut veiller à le limiter au maximum ».

Comment savoir si mon chat est stressé ?

Marquages de territoire intempestifs dans la maison, agressivité, perte d’appétit ou au contraire boulimie, apathie, léchage compulsif, sont autant de signes qui doivent vous alerter.

Dès que vous percevez ces premiers signes, rendez-vous chez votre vétérinaire car il pourrait s’agir d’un trouble physiologique.

L’ennui

Un chat qui s’ennuie est un chat stressé. Même s’il passe une grande partie de son temps à dormir, il a besoin d’activités, tant pour sa santé que pour son moral.

© Flickr – Elvis Pucar

Arbre à chat pour se percher et observer, griffoir pour épargner le canapé, jouets à chasser et jeux d’intelligence : laissez à votre chat de quoi s’occuper durant vos absences et n’oubliez pas de jouer un peu avec lui chaque jour.

Les chats aiment se cacher, tachez donc aussi d’offrir à votre compagnon des endroits douillets où se réfugier.

Le changement

Les chats sont des animaux territoriaux et routiniers qui détestent que l’on change leurs habitudes. Un nouveau meuble, un déménagement, l’arrivée d’un enfant, ou d’un autre compagnon à 4 pattes… sont autant de situations qui peuvent s’avérer bouleversantes pour un chat.

© Flickr –  Páris Neto

C’est pourquoi il est très important de bien préparer son animal lorsqu’un changement va venir perturber son environnement. Donner au chat un linge imprégné de l’odeur de bébé avant le retour de la maternité, répandre la sienne dans la chambre de l’enfant, ou en cas de déménagement aux 4 coins de la maison et surtout les lieux de passage, installer ses petites affaires selon un agencement similaire à celui de l’ancienne maison : il existe fort heureusement bien des moyens pour aider le chat à s’adapter au changement.

Il existe également des produits à base de phéromones qui agissent efficacement contre le stress, ainsi que des compléments alimentaires contenant une molécule relaxante fabriquée naturellement par les nourissons lors de l’allaitement.

Un manque de sevrage

Si les vétérinaires et comportementalistes n’ont de cesse de le répéter, ce n’est pas pour rien : un chaton n’est pas correctement sevré avant ses 14 semaines environ, au moment où sa mère le rejette.

Durant la phase très importante du sevrage psychosocial, la mère apprendre à ses chatons comment se comporter et les limites à ne pas dépasser. Si le petit est retiré à sa mère avant la fin de cet apprentissage, il risque de stresser dans de nombreuses situations qu’il ne saura pas comment affronter.


© Flickr –  Lachlan Rogers

Une thérapie comportementale, accompagnée de fleurs de bach, peut pallier à ce manque, si le sevrage n’est pas intervenu trop tôt et que le chaton a donc reçu un début d’apprentissage, souligne Marie-Hélène Bonnet.

Par Sophie Le Roux Crédits photo : Lisa Yarost – Flickr

http://wamiz.com/

Psychologie animale : les animaux sont-ils jaloux?


Les animaux peuvent-ils éprouver de la jalousie, ou bien, cela serait un moyen d’attirer l’attention. Il peut s’agir aussi de changement dans son environnement, dans ses habitudes …
Nuage

 

Psychologie animale : les animaux sont-ils jaloux?

 

Crédits photo : iStock

La jalousie animale existe-t-elle? Vous connaissez la scène : le chat qui s’étend en travers du clavier au moment où vous vous mettez au travail ou les bonds frénétiques du chien quand vous décidez de regarder un film. Ils ne font plus l’objet de votre attention ? Ils deviennent jaloux ! Du moins, c’est ce que vous croyez.

Les spécialistes du comportement animal ne s’accordent pas sur l’existence de la jalousie chez les animaux domestiques.

« On sait qu’ils ont des émotions simples, comme la colère », dit Paul Morris, professeur de psychologie à l’Université de Portsmouth, en Angleterre.

Des études sur la psychologie animale ont aussi démontré que nombre d’espèces expriment des sentiments de peur, de surprise, de joie et de panique.

Les animaux familiers peuvent sans doute éprouver des sentiments plus complexes, comme la jalousie, suppose le professeur Morris.

Plusieurs études ont révélé que les non-primates pouvaient aussi éprouver des « émotions secondaires » comme la culpabilité, la honte ou la fierté. Mais si l’étude des émotions primaires, telles que la peur ou la colère, s’appuie sur des réactions neurobiologiques ou physiologiques, les données sur les émotions secondaires des animaux reposent toujours sur l’interprétation humaine, et donc indirecte, de leur comportement.

Jalousie ou non, les animaux familiers angoissent et attendent plus de leur propriétaire que le gîte et le couvert.

« Si on se soucie du bien-être d’un animal, il est important de comprendre ses besoins affectifs, ne serait-ce que parce qu’une détresse émotionnelle a des conséquences physiques », explique Paul Morris.

Le stress peut causer une hausse du rythme cardiaque et de la tension artérielle, affecter les systèmes reproducteur et gastro-intestinal. Il peut aussi, comme chez l’homme, rendre plus vulnérable aux infections virales et bactériennes.

De grands changements, comme l’arrivée d’un bébé, sont susceptibles de créer chez nos animaux une anxiété semblable à la convoitise. Certains chiens, possessifs envers les objets et les gens qu’ils chérissent, se montrent agressifs envers quiconque menace leurs biens, explique Dorothy Litwin, spécialiste torontoise du comportement animal.

« Souvent interprétés comme de la jalousie, ces comportements visent, en réalité, à protéger, dominer et attirer l’attention. »

Pour faciliter la transition et réduire le stress, Mme Litwin conseille de prévoir les changements d’habitudes et de familiariser à l’avance votre animal au nouveau rythme du foyer.

« Si vous comptez lui interdire le canapé quand bébé sera là, commencez à le faire coucher dans son panier le soir, avec un os ou un jouet. »

L’arrivée d’un autre animal peut aussi être une source de stress. Dorothy Litwin raconte qu’un de ses chiens, une femelle, grogne ou foudroie du regard le plus jeune dès qu’il veut se joindre à leurs câlins sur le canapé :

« Elle tente de contrôler l’accès à une chose qui compte pour elle : mon attention. »

Accorder séparément du temps à chaque animal peut aider, tout comme une activité commune amusante afin de les inciter à nouer des liens. Et pour décourager toute rivalité, félicitez-les chaudement dès qu’ils fraternisent.

Prenez le temps de faire des ajustements progressifs, pour votre bien et celui de vos animaux. Un animal heureux est un animal en bonne santé, et tout le monde y gagne.

http://selection.readersdigest.ca/