Le Saviez-Vous ► Les mystères de la science – Pourquoi cède-t-on au syndrome de Stockholm ?


Qu’est-ce qui provoque le syndrome de Stockholm de certaines victimes. Les raisons ne sont pas très claires, mais c’est peut-être par raison de survie que ces personnes sont même prêtes à endosser une cause qui était probablement contraire à leur valeur
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Les mystères de la science – Pourquoi cède-t-on au syndrome de Stockholm ?

 

En 1974, Patricia Hearst prit fait et cause pour les membres de l'ALS qui l'avaient kidnappée.

En 1974, Patricia Hearst prit fait et cause pour les membres de l’ALS qui l’avaient kidnappée.

L’une des victimes les plus célèbres du syndrome de Stockholm est Patty Hearst, l’héritière de la famille Hearst, kidnappée en 1974. Deux mois après avoir été enlevée par l’Armée de libération symbionaise (ALS), elle participa à l’attaque d’une banque de San Francisco, puis demeura avec le groupe jusqu’à ce que le FBI le capture, en 1975.

Le comportement de Hearst est typique des victimes du syndrome de Stockholm. L’expression est née après l’attaque de la Kreditbanken de Stockholm, en 1973. Prisonniers dans la chambre forte pendant six jours, les otages prirent le parti de leurs ravisseurs contre la police qui venait les libérer. L’un d’eux créa même un fonds de soutien pour les défendre.

Le FBI estime que le syndrome apparaît dans un peu moins de 30% des cas de prises d’otages. Le plus souvent, il se manifeste par une violente crise émotionnelle quand l’otage

  • 1) ne peut s’échapper et est soumis à l’autorité d’étrangers ;
  • 2) est isolé du monde extérieur ;
  • 3) craint pour sa vie ;
  • 4) n’est pas brutalisé par le ravisseur.

On s’interroge encore sur la nature du terrain psychologique qui en favorise la manifestation. Pour les psychologues freudiens, privée de son autonomie, la victime régresse vers un état infantile. Pour d’autres, il s’agit simplement d’une réponse non-intentionnelle mais rationnelle au danger. Les prisonniers doivent faire preuve d’une extrême sensibilité aux humeurs de leur ravisseur ; nouer un lien de sympathie diminue le stress et donne aux victimes l’illusion que se montrer amical est un moyen sûr d’éviter la violence.

Par la rédaction

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17 dessins représentent ce que ressentent les schizophrènes… et c’est glaçant.


Que ressentent les schizophrènes ? Les écouter mettre des mots à leurs émotions seraient peut-être ardue surtout en temps de crise. Mais le dessin est probablement le meilleur langage pour eux d’exprimer le trouble, le combat, les cauchemars, l’orage, leur souffrance, bref toute la tourmente intérieure.
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17 dessins représentent ce que ressentent les schizophrènes… et c’est glaçant.

 

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La schizophrénie est une maladie mentale intense et impitoyable aux symptômes multiples, comme entendre des voix, perdre toute notion de réalité, ou avoir des comportements sociaux anormaux. Souvent, cela s’accompagne de symptômes moins graves, comme la dépression ou l’anxiété.

Il va sans dire que la combinaison de ces troubles peut être très difficile à supporter. 50% des malades schizophrènes appartiennent aussi à la catégorie des malades dépendants de certaines drogues, utiles pour gérer leur maladie.

Mais d’autres ont recours à quelque chose de moins néfaste afin d’exprimer leur souffrance intérieure.

Les œuvres qui suivent ont été créées par des personnes atteintes de schizophrénie. Bien que certaines des œuvres puissent être troublantes pour un spectateur lambda, elles aident leurs créateurs à visualiser le chaos qui règne dans leur tête. Cela rend plus supportable l’intensité constante de leurs pensées. (source: viralnova)

1.) “L’électricité vous fait flotter”, de Karen Blair, atteinte de schizophrénie.

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2.) Remarquez la variété d’émotions représentées, les créatures tumorales qui émanent de la tête de l’homme, et qui représentent la confusion provoquée par la maladie.

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3.) Ces deux photos ont été prises par un schizophrène inconnu, qui tentait de capturer sur la pellicule le cauchemar abstrait de ses pensées.

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4.) Ça ressemble à un cauchemar.

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5.) Ce dessin incroyablement complexe est l’œuvre d’Edmund Monsiel, artiste schizophrène du début du vingtième siècle.

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6.) Ce dessin a été découvert dans un vieil asile, et est l’oeuvre d’un schizophrène paranoïaque.

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7.) Une représentation abominable de la maladie, par Erik Baumann.

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8.) En 1950, depuis l’hôpital psychiatrique où il se trouvait, Charles Steffen a commencé à créer des œuvres de ce type sur du papier d’emballage. Son obsession pour le concept de transformation est très claire.

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9.) Cet artiste souffre d’un cas particulièrement rare de schizophrénie paranoïaque, qui le soumet à des hallucinations visuelles. L’une de ces visions est une entité nommée “Wither”, montrée ici.

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10.) Une représentation étrange, glauque, mais probablement fidèle, de ce à quoi ressemble la schizophrénie vue de l’intérieur.

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11.) Cette œuvre, intitulée “Motifs de manies” montre la schizophrénie comme une menace obscure et vague.

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12.) Karen May Sorensen a récemment commencé à repousser les limites de sa “folie” en publiant sur son blog des dessins et des peintures créés sous l’influence de plus ou moins de médicaments.

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13.) Une série de tableaux de chats, produits par Louis Wain dans les années 1900. Elles montrent bien une lente descente dans la folie, par le biais de multiples épisodes schizophrènes.

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14.) Johfra Draak a dessiné cette illustration schizophrène de l’Enfer de Dante en 1967.

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15.) Une autre production de Draak. Remarquez à nouveau le personnage à deux têtes.

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16.) Cette artiste schizophrène a l’impression d’être prise au piège.

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17.) Cette oeuvre tente de reproduire les hallucinations auditives associées à la maladie.

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Nous ne pourrons probablement jamais savoir ce que cela fait d’être dans la tête d’un schizophrène. Mais heureusement, nous pouvons nous en rapprocher grâce à ces œuvres d’art. Et elles ont beau sembler négatives et effrayantes, leur existence permet aux artistes de coucher leurs peurs sur le papier, et de s’en soulager un peu.

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Le Saviez-Vous ►L’Effet Lucifer, ou la douloureuse expérience de Stanford


Je me souviens d’avoir entendu parler de cette expérience quand j’étais plus jeune. Une curieuse façon que l’être humain le plus pacifique peut se comporter dans certaines situations de pouvoir.Et dire que ceux qui venaient de l’extérieur rendre visite, n’ont pas demander d’arrêter cette expérience. On peut juger, mais si c’était nous qui aurait été les cobayes
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L’Effet Lucifer, ou la douloureuse expérience de Stanford

Zimbardo est une sommité dans le milieu de la psychologie et la sociologie. Cette très grande notoriété, il la doit en partie grâce à une expérience qu’il a mené en 1971 dont le but était de mieux comprendre les comportements humains en milieu carcéral. Petit retour sur ce jeu de rôles qui ne manque pas de piquant.

Sélectionnons 24 adultes sains d’esprit, issus de tous milieux sociaux. Après tirage au sort, 12 d’entre eux joueront le rôle de prisonniers, les 12 autres celui de gardiens de prison. Et, afin d’acclimater tout ce joli monde, faisons durer l’expérience pendant 3 semaines.

Pour pousser le réalisme jusqu’au bout, équipons les gardiens d’une matraque et permettons-leur de rentrer chez eux après leur service, tout comme le feraient de « vrais » gardiens. Quant aux prisonniers, habillons-les avec des uniformes jaunes et dépersonnalisons-les en les appelant par des numéros. Et comme tout cela ne suffit pas, accrochons une chaîne à leurs pieds pour leur rappeler leur état de déchéance!

Le but du jeu étant d’analyser le comportement « naturel » de l’être humain, ne transmettons aucune consigne ni formation particulière aux « gardes »: donnons-leur simplement la responsabilité de la prison et qu’ils se débrouillent!

Allez, poussons encore plus loin le réalisme! Faisons arrêter les prisonniers par surprise par la Police locale, et faisons leur subir le même traitement qu’à des vrais délinquants.

Bon, vous l’admettrez, c’est difficile de faire une simulation plus réaliste!

Zimbardo observe attentivement les comportements de chacun, le lieu étant bien sûr truffé de caméras de surveillance. Mais, très vite, il perd totalement le contrôle de son expérience. Il assiste à des comportement outrageux et dégradants des gardes à l’encontre des prisonniers: punitions physiques, manipulations psychologiques, refus de l’utilisation des sanitaires, et même humiliations sexuelles. Le pire, c’est que la nuit venue, lumières éteintes, alors que les gardiens pensent ne plus être filmés, les gardiens poussent encore plus loin le sadisme, ce qui tend à prouver qu’ils ont conscience de leurs mauvais agissements…

L’expérience de Zimbardo prend un tel visage que celui-ci est obligé d’y mettre fin avant son terme: plusieurs « prisonniers » présentant des troubles émotionnels et des traumatismes très graves.

Zimbardo - L'effet Lucifer

Philip Zimbardo – L’effet Lucifer (Photo: Chronicle/Michael Maloney)

Tout comme dans les vraies prisons, les prisonniers avaient le droit de recevoir des visites de la part de leur famille, amis, assistantes sociales, etc… Parmi ce nombre important de visiteurs, aucun d’entre eux ne s’est jamais insurgé contre l’immoralité d’une telle expérience… Affligeant.

Tout comme l’expérience de Milgram, l’expérience de Stanford montre les mécanismes de l’obéissance à une institution. Elle prouve également une chose: les hommes agissent en fonction des situations auxquelles ils sont confrontés, et non suivant leurs propres personnalités.

Alors, bien sûr, il est facile de se dire que non, décidément, nous, nous n’agirions jamais de la sorte. Mais l’Histoire démontre hélas le contraire: comment expliquer, sinon, les atrocités commises par des gens autrefois respectables durant les nombreuses guerres atroces du XXè siècle, à S21, ou ailleurs?

Il faut croire que c’est finalement Thomas Hobbes (et Plaute avant lui) qui avait raison, l’Homme est bien un loup pour l’Homme.

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Le Saviez-Vous ► Phobies bizarres


On connaît presque tous des gens qui ont des phobies des araignées, du noir ou autre, mais certains ont des phobies vraiment bizarres et qui peuvent être vraiment handicapante pour ceux qui éprouvent une peur maladive
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Phobies bizarres

Poule

Peur des hauteurs, des serpents, des araignées : ces phobies sont connues et relativement courantes. Mais le cerveau humain étant une machine complexe, il ne faut pas se surprendre si  certaines personnes développent des peurs qui peuvent nous sembler vraiment étranges.

par Caroline Bouffard

La pédiophobie ou la peur des poupées

Poupées

Cette phobie est plus répandue qu’on ne le pense. Elle serait liée à une phobie plus large, l’automatonophobie, qui est la peur de tout objet qui ressemble à un être humain (les marionnettes de ventriloques, les mannequins, les statues de cire, etc.).

La coulrophobie ou la peur des clowns

Clown

Beaucoup d’enfants ont peur des clowns. Certains spécialistes expliquent cette peur par le fait qu’il est difficile de deviner les intentions du clown en raison du maquillage qui camoufle ses traits et ses expressions.

Alektorophobie (gallinophobie) ou la peur des poulets

Poule

Cette phobie serait associée à la peur des oiseaux en général. Les gens qui souffrent d’une forme sévère d’alektorophobie ont aussi peur des œufs et des poulets morts (mais pas du poulet cuit).

Carpophobie ou la peur des fruits

Fruits

Il s’agit d’une phobie très rare. Elle peut être associée à certains fruits ou s’étendre à tous. Le fait de ne pas manger de fruits peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. 

Hylophobie ou la peur de la forêt

Forêt

Les gens qui en souffrent ont une peur irrationnelle des arbres et des forêts ou plutôt de ce que la forêt pourrait cacher.

Ombilicophobie ou la peur des nombrils

Nombril

Cette peur peut inclure le fait de toucher ou de se faire toucher le nombril ou la vue de quelqu’un qui touche son nombril.  Les gens qui en souffrent disent souvent qu’ils sont pris de nausée quand on touche leur nombril.

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Le Saviez-Vous ► 9 points communs que les gens heureux partagent


Être heureux, est-ce possible ? Qu’est-ce qu’ont les gens heureux que les autres n’ont pas ? Il semble avoir une constante pour trouver être fondamentalement heureux. Et oui, ce n’est pas facile, pour X raisons, mais pourtant cela est réalisable à la condition de faire une prise de conscience de soi-même
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9 points communs que les gens heureux partagent

 

gens heureux

Le bonheur. Voilà un terme très souvent mentionné par tout un chacun lorsque l’on pose la question “que désirez-vous dans la vie ?” Un compagnon aimant, un métier passionnant et bien payé, et voyager autour du monde sont aussi au nombre des réponses les plus communes, mais ces réponses ne sont qu’un moyen pour arriver à une fin : le bonheur.

Les gens heureux – vraiment heureux, a contrario des gens qui ne le sont qu’en apparence – ont bien des points communs, que vous pouvez découvrir ci-dessous.

Bien entendu, cette liste est très loin d’être exhaustive, et ses éléments ne sont que les caractéristiques les plus communes des gens heureux, rien de plus.

1. Ils s’aiment tels qu’ils sont.

Écrit ainsi, cela peut paraître particulièrement égocentrique, mais en vérité, cela veut simplement dire qu’ils sont à l’aise dans leurs baskets. Ils s’acceptent physiquement, ils restent toujours constants face à la désapprobation (ou l’approbation) d’autrui, et ils font des efforts considérables pour profiter au maximum de leur expérience de vie, plutôt que de s’auto-apitoyer, et de se complaire dans leurs défauts et autres faiblesses.

2. Ils voient les relations humaines comme une extension de leur expérience de vie, et non pas comme ce sur quoi elle repose.

Les relations, qu’elles soient amicales, familiales ou amoureuses, sont l’une des parties intégrantes de l’expérience humaine. Malheureusement, nombreux sont ceux qui laissent l’existence de ces relations, leur absence, ou leur valeur supposée, diriger leur vie, et influencer leur bien-être.

D’après mon expérience, les gens vraiment heureux sont capables de se contenter de leur seule compagnie, et perçoivent les relations avec autrui comme une formidable extension de leur propre vie intérieure. C’est lorsque l’on ne se tourne pas vers autrui pour combler un vide intérieur, ou pour ressentir quelque chose, que l’on forme bien souvent les relations les plus solides et durables.

3. Ils accueillent le changement.

La vie est une leçon perpétuelle, et les gens heureux en sont conscients. Non seulement sont-ils ouverts au changement, mais ils prennent vraiment en compte les suggestions, ils respectent toutes les opinions, et reçoivent les critiques avec maturité et sagesse.

4. Ils applaudissent le succès d’autrui plutôt que de se mesurer à celui-ci.

La jalousie ne pardonne pas. Nous sommes tous capables d’accomplir nos objectifs dans la vie, et nous sommes les seuls à pouvoir nous motiver pour le faire. Plutôt que d’observer autrui, et de se comparer à ceux qui ont du succès, les personnes vraiment heureuses les applaudissent, et utilisent ce succès comme un modèle à suivre pour se motiver dans leur propre quotidien.

5. Ils ne se complaisent pas à jouer les victimes.

Nous avons tous été les “victimes” de quelque chose, dans notre vie. Que ce soit une rupture amoureuse inattendue, un renvoi professionnel, ou même une situation de violence domestique. Les gens vraiment heureux sont ceux qui ne se complaisent pas à jouer constamment les victimes.

Ils choisissent de transformer cette situation en force, plutôt que d’en faire un symbole de leur faiblesse, ou bien une preuve qu’ils devraient être traités différemment.

6. Ils vivent dans le présent.

Se souvenir du passé ou imaginer le futur peuvent être des passe-temps très amusants en soi, mais c’est dans le présent que tout se fait. Les gens heureux en ont conscience. Non seulement en ont-ils conscience, mais c’est justement là qu’ils trouvent la motivation de profiter au maximum du présent.

Et vivre dans le présent a par ailleurs des avantages certains lorsque vient le moment de se relaxer : vous pouvez vous y immerger complètement, sans jamais être obnubilé par d’éventuels problèmes futurs.

7. Ils savent que tout arrive pour une bonne raison, et qu’il n’y a pas de hasard.

Allant de pair avec leur refus de jouer les victimes, les gens heureux font souvent le choix de faire confiance en la vie, et en son déroulement naturel. Ils savent que rien n’est jamais trop compliqué à gérer, et décident d’accueillir à bras ouverts les embûches que la vie leur réserve, plutôt que d’en avoir peur.

8. Ils refusent de laisser l’argent diriger leur monde.

Dans notre monde, l’argent est un mal nécessaire pour survivre, et par conséquent, bon nombre d’entre nous passons le plus clair de notre temps à travailler pour en acquérir. Mais les gens heureux ne laissent pas l’argent contrôler leur existence.

Ils restent toujours dans leurs moyens, mais ils A) ne laissent jamais l’argent les empêcher de s’adonner à une passion financièrement risquée, B) ne laissent jamais l’argent être le seul facteur responsable de leur malheur, C) ne se plaignent jamais du peu d’argent en leur possession.

Avec un peu d’imagination, il est possible de tout faire, et considérer que l’argent est le seul moyen d’arriver à ses fins est particulièrement dommageable pour cette créativité et cette imagination.

9. Ils cherchent des solutions en eux-mêmes.

Généralement, une personne heureuse le sera parce qu’elle a compris que le changement le plus puissant et radical, c’est celui qui commence en soi. Prendre conscience de ceci, et utiliser cette prise de conscience comme une fondation pour toute votre existence, amène des résultats remarquables.

Il existe des milliers de livres, de mantras, de techniques et d’astuces pouvant nous aider à trouver des solutions à nos problèmes, mais ils nécessitent tous une chose pour être vraiment efficaces : une prise de conscience personnelle, sur laquelle s’appuyer.

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6 volontaires testent les futures missions vers Mars


Et voilà que la Nasa continue ces expériences et tests pour un éventuel départ sur Mars One en 2030. Enfin, qu’ils le fassent ou non, je pense que ce genre d’expérience pourrait être bénéfique pour le côté psychologique, car même sur terre, c’est une situation qui pourrait être plausible pour diverses raisons
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6 volontaires testent les futures missions vers Mars

 

6 volontaires testent les futures missions vers Mars

Photo AFP

Jean-Louis Santini

 

WASHINGTON – Trois femmes et trois hommes sont enfermés depuis une semaine et pour huit mois dans un dôme isolé à Hawaii. Leur mission: préparer pour la NASA les futurs astronautes à vivre harmonieusement pendant un long périple vers Mars.

«On ne comprend pas encore complètement tous les risques psychologiques et les moyens de les éviter et la Nasa n’entreprendra pas de mission vers Mars tant que cela ne sera pas résolu», explique Kimberly Binsded, professeur de sciences informatiques à l’Université de Hawaii.

La NASA envisage le premier vol habité vers la planète rouge pas avant les années 2030, une mission d’au moins deux ans.

Kimberly Binsded est la principale responsable de cette expérience financée par l’agence spatiale américaine, menée dans le cadre du programme du «Hawaii Space Exploration Analog and Simulation», aussi appelé Hi-Seas.

Deux précédentes expériences avec également six volontaires, mais d’une durée de seulement deux et quatre mois, ont déjà eu lieu au Hi-Seas pour étudier l’alimentation, la préparation des repas et «l’ennui» suscité par le fait de toujours manger un peu la même chose.

Une dernière mission d’un an avec six autres personnes est prévue à partir d’août 2015.

La grand danger est le sentiment d’être isolé, ce qui peut conduire à la dépression et au dysfonctionnement du groupe contraint de vivre ensemble dans un espace restreint pendant une longue période et sans possibilité d’y échapper, ajoute la professeur Binsded.

De plus, vu la distance de Mars à la Terre, le temps des communications est long, jusqu’à vingt minutes dans les deux sens, ce qui complique le travail de l’équipe de contrôle sur la Terre pour aider et soutenir les astronautes en cas de crise, rappelle-t-elle précisant que cette mission se concentre sur «la cohésion de l’équipage et ses performances».

«C’est également le premier équipage du Dôme qui passera des fêtes importantes comme l’Action de grâce, Noël et le Nouvel an. Il sera intéressant de voir comment leur moral en sera affecté», relève la scientifique.

Les chercheurs expliquent qu’ils ont cherché à recruter des personnes – ils ont reçu 150 demandes pour cette expérience – dont le profil est proche de celui d’un astronaute, que ce soit pour les qualifications professionnelles que pour les traits psychologiques.

Huit minutes de douche

 

Le type de personnalité recherchée est celui de «quelqu’un avec des nerfs solides, de nature optimiste et qui se distrait aisément». «Les grands émotionnels» sont écartés d’emblée, soulignent-ils.

L’équipe a retenu la formule d’un nombre égal de femmes et d’hommes mais aurait pu aussi bien choisir d’avoir quatre hommes et deux femmes ou l’inverse, mais pas une seule femme ou un seul homme, est-il souligné.

Les membres du groupe sont assez jeunes, âgés de 26 à 38 ans, mais des personnes plus âgées ne sont pas rejetées pour autant. Ainsi, un des remplaçants a plus de 50 ans.

Les six volontaires disposent chacun d’une très petite chambre, juste la place d’un lit simple, d’une chaise et d’un mini-bureau.

Au total, le dôme fait 10 mètres de diamètre pour une superficie de 140 mètres carré sur deux niveaux. Il est installé à 2400 mètres d’altitude sur le volcan Mauna Loa, dont le sol rappelle celui de Mars.

Le courrier électronique est le seul moyen de communication avec l’extérieur. Les transmissions sont retardées vingt minutes pour simuler la situation sur Mars.

Ils n’ont droit qu’à huit minutes de douche par semaine et ne peuvent pas sortir à l’extérieur du dôme sans être dans un scaphandre spatial qui simule celui que porteraient des astronautes sur Mars, mais sans le système de maintient des fonctions vitales.

Les six participants, cinq Américains et une Canadienne, doivent faire quatre sorties par semaine de deux heures chacune pour mener des expériences scientifiques comme ils le feraient sur la planète rouge.

Le groupe est formé d’un ingénieur aérospatial de la Nasa, de deux étudiantes, dont une prépare sa maitrise d’ingénierie et l’autre son doctorat, d’un microbiologiste, d’un ingénieur des matériaux composites et d’une spécialiste des piles photovoltaïques qui cherche à monter son entreprise.

Cette dernière, Martha Lenio, une Canadienne de 34 ans, est le leader de l’équipe, retenue pour être le commandant de bord.

«Ils vont être soumis à toute une batterie de différents tests psychologiques pour sonder leur humeur, comment ils se comportent les uns avec les autres et examiner leurs capacités cognitives et comment ils changent au cours de cette expérience», a précisé la professeur Binsted

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Le Saviez-Vous ► Le fou rire qui a secoué la Tanzanie pendant six mois


Il y a plus de 50 ans, une mystérieuse maladie épidémique est apparue, la maladie du rire. Étrangement, elle ne touchait qu’un certain groupe de personnes, en bas de l’échelle sociale. La cause n’est pas connue à ce jour
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Le fou rire qui a secoué la Tanzanie pendant six mois

 

| Christelle Henault

Dire que tout a peut-être commencé par une blague, ou un banal sourire et un échange de regards qui ont dégénéré. Plus de cinquante ans après, l’épidémie de rire la plus spectaculaire de l’histoire fait toujours fantasmer le public et passionne les chercheurs. D’autant qu’elle garde bien des zones d’ombre, à commencer par son facteur déclenchant.

Cet incroyable fou rire a secoué le Tanganyika, aujourd’hui la Tanzanie, pays de l’Afrique anglophone. Il est parti au début des années 1960 de trois écolières avant de se propager à des centaines de personnes, déstabilisant toute une communauté pendant six mois – dix-huit, selon certains. La description médicale des cas et l’investigation clinique ont été détaillées en 1963 par deux praticiens locaux, les docteurs Rankin et Philip, dans une revue médicale africaine, le Central African Medical Journal.

Ce 30 janvier 1962, à Kashasha, un village de la côte ouest du lac Victoria, « trois élèves commencent à se comporter d’étrange manière ».

La maladie s’étend vite dans ce pensionnat pour filles de 12 à 18 ans tenu par des missionnaires.

Les symptômes ? Des crises soudaines de rire mais aussi de pleurs, dont la durée varie de quelques minutes à quelques heures. Ces accès, entrecoupés de moments de répit, s’accompagnent d’agitation, voire de gestes violents lors des tentatives de contention. Les troubles peuvent durer jusqu’à seize jours, et ils sont contagieux.

 « Chaque patient a eu des contacts très récents avec un individu souffrant de la maladie », écrivent les docteurs Rankin et Philip.

UNE ORIGINE INCONNUE

Le 18 mars 1962, soit moins de deux mois après le déclenchement de l’épidémie dans l’école de Kashasha, 95 des 159 filles scolarisées sont touchées. L’établissement est fermé. Une deuxième vague de ce que la population baptise « enwara yokusheda » (« maladie du rire ») ou « akajanja » (« folie ») touche 57 élèves entre le 21 mai 1962 et la fin juin, après la réouverture de l’école. Mais à mesure que les pensionnaires sont renvoyées chez elles, l’épidémie s’étend. Leurs proches sont contaminés, d’abord les enfants et les adolescents, puis les adultes également. Dans l’agglomération de Nshamba, 217 habitants sur 10 000 sont affectés en deux mois. Plusieurs écoles doivent fermer.

Au moment de la publication de l’article, en 1963, l’épidémie est loin d’être sous contrôle.

« La maladie se propage encore à d’autres villages, cela interfère avec l’éducation des enfants et il y a une peur considérable dans la population », soulignent les deux médecins.

Face à ce phénomène inexpliqué, ils mènent une véritable enquête de santé publique : prises de sang, ponctions lombaires afin d’isoler une cause infectieuse. Sans résultat. L’hypothèse d’une intoxication alimentaire des écoliers est aussi éliminée. Dès lors, Rankin et Philip penchent pour une hystérie collective, avec une forte composante culturelle. Les trois fillettes à l’origine de l’épidémie sont toujours restées muettes quant aux raisons qui ont déclenché leur premier fou rire.

LE RIRE, EXPRESSION D’UNE GÊNE

Depuis, bien des chercheurs se sont intéressés à cet épisode. Et à ceux qui ont suivi. Car les hilarités collectives sont loin d’être exceptionnelles en Afrique centrale et de l’Est. Dans leur passionnant Outbreak, the Encyclopedia of Extraordinary Social Behavior (Anomalist Books, 2009), qui recense plus de 300 phénomènes de foule, l’historien Hilary Evans et le sociologue Robert Bartholomew racontent par le menu plusieurs épidémies de rire qui ont éclaté dans les années 1960 et 1970 dans des pays comme l’Ouganda, la Tanzanie, la Zambie. Au Bostwana aussi, où, en 1976, au moins 93 collégiens se retrouvent en transe, avec des accès de rire, de pleurs mais aussi de violence – ils lancent des objets sur leurs camarades et leurs professeurs. Persuadés qu’il s’agit d’un phénomène d’envoûtement, des villageois demandent à la direction de l’école de faire venir un guérisseur, mais l’administration refuse et ferme l’établissement pendant trois semaines.

Pourquoi de telles hystéries collectives émergent-elles en Afrique à cette époque ? Et si les fous rires sont un symptôme de la somatisation d’une angoisse, qu’est-ce qui pouvait stresser à ce point les jeunes Africains ? Les années 1960-1970 sont celles de la décolonisation. Or cette épidémie de rire au Tanganyika a démarré en janvier 1962, juste après la proclamation d’indépendance, le 9 décembre 1961. Des sociologues tel Bartholomew soulignent aussi l’importance des « conflits émotionnels » vécus par des enfants élevés dans des milieux hypertraditionnels, puis exposés à des idées radicalement différentes dans les écoles.

La personnalité et le profil socioculturel des individus ont sans doute aussi joué un rôle. Ainsi, le fou rire géant de 1962 a atteint des adultes, mais aucun chef de village, professeur, policier ou autre lettré, selon l’article de 1963.

« Les non-intellectuels, les pauvres et les individus très collectivistes sont davantage touchés dans les épidémies psy, note le psychiatre Patrick Lemoine. Il ne faut pas oublier que dans une foule en proie à un phénomène hystérique, c’est la capacité à être à l’unisson, c’est-à-dire à s’oublier pour se fondre dans la collectivité, qui en est un des moteurs. »

« Le rire, c’est très culturel. En Afrique comme en Asie, c’est un moyen d’exprimer une gêne », ajoute Jean-Bruno Renard, professeur de sociologie à l’université de Montpellier.

Selon lui, cette épidémie d’hilarité est à rapprocher d’une autre forme d’hystérie collective survenue plus récemment sur ce même continent.

« En 1996-1997, toute l’Afrique de l’Ouest a été saisie par une rumeur panique prétendant que des sorciers, en touchant l’épaule d’un homme ou en lui serrant la main, rétrécissaient, voire faisaient disparaître, le sexe de leur victime », rapporte le sociologue dans De source sûre (Payot, 2005), coécrit avec l’anthropologue Véronique Campion-Vincent. L’affaire avait même pris un tournant inquiétant puisque « des émeutes et même des lynchages secouèrent la Mauritanie, la Côte d’Ivoire et le Mali ».

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