Twitter: de la pornographie juvénile y circule librement


Qu’est qui se passe dans la tête de ces gens qui trouvent n’importe quel moyen pour assouvir leurs perversions. Alors qu’on apprend que Google prend les grands moyens dans les mois avenir … Voilà que Twitter devient un réseau privilégié pour ces malades
Nuage

 

Twitter: de la pornographie juvénile y circule librement

 

Twitter:

Photo Archives / Reuters

Michel Jean

 

Des images révoltantes d’enfants agressés sexuellement circulent librement sur Twitter. Une enquête de TVA Nouvelles montre que les pédophiles et les cyberprédateurs s’y affichent impunément et qu’ils utilisent le deuxième réseau social en importance pour faire circuler de la pornographie juvénile.

TVA Nouvelles a recensé des centaines et des centaines de profils où l’on affiche et distribue du matériel illégal. Ces images, ainsi que les comptes Twitter, proviennent des quatre coins du globe. Beaucoup viennent d’Asie et du Moyen-Orient, mais il y en a également en Amérique du Sud.

«C’est triste à dire, mais ce n’est pas une priorité», déplore Me Justin Roberge, d’Au-delà des Frontières, une organisation internationale qui combat l’exploitation sexuelle des enfants.

L’avocat rappelle que peu importe d’où elles viennent, les images restent du matériel criminel.

«Si c’était des enfants québécois qui se faisaient exploiter, déplore-t-il, il y aurait des interventions beaucoup plus rapides.»

PROSTITUTION VIA WEBCAM

Des réseaux de prostitution juvénile, via webcam, utilisent également Twitter pour offrir les services de mineurs et recruter des clients. La Sureté du Québec a refusé d’accorder une entrevue à la caméra de TVA Nouvelles. Mais le sergent-détective Frank Goldschmidt, qui dirige l’escouade spécialisée dans la lutte à l’exploitation sexuelle des enfants de la Police provinciale ontarienne, confirme que le fléau est important. La province voisine consacre plus de budget et arrête plus de cyberprédateurs que le Québec.

«Malgré tous nos efforts, le nombre de victimes explose», explique M. Goldschmidt.

Les policiers ne sont pas les seuls à paraître dépassés par l’ampleur du phénomène. Twitter semble l’être également. Dans un courriel, le siège social de l’entreprise en Californie affirme ne pas tolérer l’exploitation sexuelle des enfants.

«Nous suspendons constamment des comptes qui font la promotion où contiennent des éléments reliés à l’exploitation sexuelle des enfants», peut-on lire.

«Le problème, c’est que beaucoup des entreprises de haute technologie n’arrivent pas à contrôler leurs réseaux», soutient le sergent-détective Frank Goldschmidt.

Certaines y arrivent mieux que d’autres cependant. Comme Google qui vient d’annoncer la mise au point d’une nouvelle technologie qui va permettre de bloquer 100 000 recherches de pornographie. Malgré ses prétentions, on attend toujours des gestes semblables de la part de Twitter.

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