Prostitution → Attention à vos filles


On essaie d’enrayer la prostitution met malheureusement se sont les filles qui perdent d’un coté comme l’autre alors que leur  »clients » ne sont pas mit souvent sous arrêt. Quand je pense que certains veulent que la prostitution soit légalisé . alors que la plupart des filles ont été simplement recruté par un ou plusieurs hommes qui savent manipuler leur cible
Nuage

Prostitution  → Attention à vos filles

Prostitution - Attention à vos filles

Émilie a réussi à tourner le dos à la prostitution grâce aux intervenants du Centre jeunesse de la Montérégie, notamment Carole Demers qui dirige le projet Mobilis, une ressource dédiée aux intervenants du CJM qui interviennent auprès des jeunes prostituées.

© Sarah-Maude Lefebvre/Agence QMI

Alors qu’ils sont aux prises avec près de 200 cas d’adolescentes qui se prostituent, les centres jeunesse de la région métropolitaine demandent aux parents d’être vigilants : le recrutement par les gangs de rue est plus présent que jamais, à l’école comme dans les réseaux sociaux.

«Les parents doivent être à l’affût. Qui fréquente votre enfant? Qui se cache derrière ses 500 amis Facebook? Tomber sous l’emprise d’une gang de rue, ça n’arrive pas seulement aux petites filles qui ont un parcours difficile», lance Martin Pelletier, responsable des programmes en sexualité, toxicomanie et gangs de rue au Centre jeunesse de Montréal (CJM).

Sans vouloir être alarmiste, ce dernier croit que beaucoup de parents devraient «arrêter de se fermer les yeux», car la prostitution, «ça n’arrive pas qu’aux autres.»

Chaque année, M. Pelletier voit défiler au CJM une trentaine de jeunes filles qui se prostituent, souvent à la suite de mauvaises fréquentations.

Le scénario est quasiment identique à Laval, où on estime que 30 % des adolescentes placées vivent cette problématique, ainsi qu’à Longueuil où 263 demandes d’aide à ce sujet ont été enregistrées au cours des trois dernières années.

«C’est sûr que les adolescentes qui ont une mauvaise estime de soi ou qui traversent une période difficile sont plus à risque, affirme Carole Demers du Centre jeunesse de la Montérégie.

«Mais les parents doivent savoir que le recrutement se fait un peu partout, à l’arrêt d’autobus, au centre commercial. Et même dans un endroit qu’on pense protégé comme l’école. Les parents doivent le savoir et en parler avec leur enfant.»

L’adolescence, rappelle Martin Pelletier, est une période où les filles cherchent à se sentir «valorisées».

«Les filles tombent en amour avec un gars qui les traite comme une princesse. Elles ne considèrent pas cela comme de la prostitution, même si le gars en question les maltraite», dit-il.

«J’ai vu un cas où une mère est rentrée à la maison après le travail pour y trouver sa fille en compagnie d’un homme d’âge mûr. Elle pensait que c’était le père d’une amie de sa fille. Elle a eu tout un choc. Sa fille l’avait rencontré sur Facebook et l’homme lui procurait un petit côté valorisant qu’elle cherchait et n’avait pas trouvé ailleurs. Elle venait pourtant d’une famille bien normale.»

Même si le nombre de jeunes filles qui plongent dans la prostitution demeure relativement peu élevé, les intervenants des centres jeunesse s’accordent pour dire que les parents doivent demeurer prudents.

«Informez-vous sur le phénomène, insiste Mme Demers. Parlez-en avec votre enfant. Vaut mieux prévenir que guérir.»

* * *

«Les adultes ferment les yeux»

«Le gars est trop charmeur. Il te dit qu’il est en amour avec toi et que tu es la plus belle. Toi, tu veux juste trop croire ce qu’il te dit et tu tombes.»

Émilie (nom fictif) a 17 ans. Elle s’est prostituée pendant son adolescence. Après s’en être sortie, elle a failli chuter à nouveau l’été dernier.

Aujourd’hui, elle déplore le fait que les «adultes» ferment les yeux sur le recrutement de mineures, alors que cela se passe souvent «sous leur nez».

Les filles ciblées

«Les médias parlent tout le temps des gangs de rue. Mais nous, on ne les voit pas comme ça.Cesont juste les gars un peu bad qui traînent devant l’école et dont on se méfie peu», raconte Émilie.

«Moi, ce sont des gars de mon école avec qui je traînais qui m’ont proposé la première fois de faire des massages érotiques. Au début, je ne les croyais pas.

«Mais tout va tellement vite. J’ai presque craqué une deuxième fois. J’avais même changé mon horaire d’école pour être libre pendant les heures les plus payantes de la journée. Heureusement, je me suis ressaisie à temps.»

Des experts

«Il faut arrêter de faire comme si ça n’existait pas, affirme Émilie. Ces gars-là sont des experts en manipulation et savent repérer les filles en mal d’amour.»

http://fr.canoe.ca