Les métiers de l’avenir : quand les besoins changent


Il y a des métiers ou même des professions qui ont disparus, ou sur le point de disparaître. D’autres sont en pleine évolution, d’autres encore, ne sont pas encore créer, mais les besoins se font sentir
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Les métiers de l’avenir : quand les besoins changent

Un homme tape sur un clavier d'ordinateur.

L’enjeu de la sécurité informatique risque d’aller de croître en importance au cours des prochaines années.

PHOTO : SHUTTERSTOCK


Vous vous questionnez à savoir quels sont les métiers de l’avenir? Nous avons quelques réponses. Alors, les emplois de demain sont : coiffeur-thérapeute, gardien de données personnelles et sommelier en cannabis, selon l’Institut Brookfield, qui publiera une étude sur le sujet lundi.

C’est ce qui ressort notamment d’un rapport intitulé L’Emploi en 2030, qui sera publié lundi par l’Institut Brookfield pour l’innovation + l’entrepreneuriat.

Pour aboutir à ces prédictions, ce groupe de réflexion qui se consacre à la prospérité économique avait notamment organisé, ce printemps, six ateliers partout au pays, sessions auxquelles ont participé 120 experts.

Par petits groupes, les participants devaient notamment évaluer comment la demande de plusieurs professions déterminées devrait changer au cours des 10 à 15 prochaines années.

Dans le cadre d’un exercice plus ludique, ces mêmes spécialistes devaient notamment imaginer comment les interactions complexes entre la technologie, les tendances sociales et les préoccupations environnementales allaient faire évoluer le marché du travail.

« Service de sagesse »

Parmi les facteurs de changement évalués, on retrouvait notamment l’intelligence artificielle, les chaînes de blocs et des problèmes tels que la rareté des ressources ou la solitude découlant de l’essor de la virtualité numérique.

Pour pallier la perte d’habiletés sociales chez les plus jeunes, Diana Rivera, économiste à l’Institut Brookfield, prévoit ainsi l’avènement de services de sagesse dans les écoles, qui pourraient transformer le traditionnel poste de conseiller en orientation en une forme de mentorat plus holistique.

Les experts devaient ensuite dresser une liste de nouvelles professions qui pourraient susciter des vocations au sein de la nouvelle génération.

Voici donc un aperçu de quelques métiers d’avenir (ou pas).

Coiffeur-thérapeute

Personne capable de régler les soucis surgissant à l’extérieur comme à l’intérieur de votre crâne. Selon Diana Rivera, les discussions sur le sujet ont été vraiment fascinantes, en particulier à l’ère de Queer Eye, l’émission de téléréalité qui consiste autant à ranimer votre psychisme blessé que votre garde-robe fanée.

Il y a un niveau de confiance élevé lorsque vous vous asseyez sur leur chaise, c’est donc déjà un obstacle surmonté. Avec une bonne formation, les stylistes sont vraiment bien placés pour offrir de puissants conseils. Diana Rivera, économiste à l’Institut Brookfield

Enquêteur du web caché

Ces enquêteurs pourraient épauler la police pour infiltrer des réseaux criminels ou être embauchés comme enquêteurs privés pour révéler les secrets d’un adversaire politique.

Il y a des gens qui sont très habiles pour trouver des informations, et monnayer cela. Diana Rivera

Dans la même branche, on retrouverait le métier de gardien des données personnelles. Un travail qui consiste à protéger les données de ses clients contre l’action malveillante de pirates, de concurrents ou de gouvernements.

Les besoins dans l’industrie canadienne de la cybersécurité devraient atteindre les 28 000 travailleurs d’ici 2021, a affirmé Lisa Kearney, fondatrice et PDG de Women CyberSecurity Society, un organisme à but non lucratif qui soutient les femmes et les filles intéressées par les carrières dans le domaine de la cybersécurité.

Sommelier en cannabis

Des pots remplis de feuilles séchées de cannabis sur des étagères.

La gamme des produits en vente est amenée à se diversifier avec la commercialisation prochaine des produits comestibles à base de cannabis.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / BRENNAN LINSLEY

Le marché légal du cannabis est en pleine croissance depuis sa légalisation et de nouvelles fenêtres vont encore s’ouvrir avec la commercialisation des produits comestibles cet hiver.

Il existe déjà des sommeliers pour obtenir les meilleurs accords entre un mets et un vin ou une bière. Alors, pourquoi pas des conseils pour trouver le meilleur cannabis à déguster avec son pouding chômeur?

Parmi les autres métiers imaginés : styliste virtuel, facilitateur de mobilité ou encore consultant en réduction de la consommation.

L’Institut précise que tout le travail réalisé ne vise pas à prédire l’avenir, mais plutôt à susciter la réflexion et à mettre en lumière la façon dont la demande de compétences pourrait changer en fonction de l’interaction de tendances multiples.

Cette initiative doit aboutir en 2020 à la diffusion d’un rapport stratégique qui détaillera quelles seront les compétences les plus recherchées sur le marché de l’emploi dans la prochaine décennie.

D’après un texte de Brandie Weikle, CBC News

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Tueurs en série: la troublante relation entre leur emploi et les meurtres commis


Étudier les tueurs en séries ne doit pas être une mince affaire et doit donner des sueurs froides. Il semble qu’il y ait des éléments communs qui les relient. Leur profession ! Certains s’en servent pour mieux cibler leurs victimes alors que d’autres intègrent leurs crimes à leur travail.
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Tueurs en série: la troublante relation entre leur emploi et les meurtres commis

 

Joseph James DeAngelo, 72 ans, soupçonné d'être le «Golden State Killer», responsable d'au moins une douzaine de meurtres et de 50 viols dans les années 1970 et 1980, est traduit en justice à la Cour supérieure du comté de Sacramento, en Californie. Les professions exercées par DeAngelo correspondent au profil des tueurs en série et des psychopathes. 

ASSOCIATED PRESS

Joseph James DeAngelo, 72 ans, soupçonné d’être le «Golden State Killer», responsable d’au moins une douzaine de meurtres et de 50 viols dans les années 1970 et 1980, est traduit en justice à la Cour supérieure du comté de Sacramento, en Californie. Les professions exercées par DeAngelo correspondent au profil des tueurs en série et des psychopathes.

Michael Arntfield

Professeur associé de criminologie et de littérature anglaise à l’Université Western

L’occupation professionnelle et les meurtres effectués en série sont souvent reliés et certains emplois, tant à temps plein qu’à temps partiel, sont étrangement surreprésentés chez ce type de tueurs.

L’arrestation l’an dernier de l’insaisissable Golden State Killer, dans ce qui a été sans doute la plus difficile et troublante constellation d’affaires non résolues interconnectées de l’histoire américaine, a soulevé plus de questions que de réponses.

L’une de ces questions est de savoir comment un cambrioleur, violeur et meurtrier en série a pu agir dans de si nombreux endroits simultanément et, tout comme dans le cas de Paul Bernardo au Canada, sans que les autorités policières ne puissent faire de connexions entre ces crimes commis dans plusieurs villes différentes.

Une autre question, évidemment, est de savoir comment un policier comme Joseph DeAngelo, la personne accusée d’être le tueur du Golden State, finalement trahi par son ADN, a pu faire preuve d’une telle brutalité sadique au cours de sa carrière brève et troublée au sein des forces policières.

Des questions semblables ont été soulevées par le passé à propos d’autres criminels, tueurs en série, dont les emplois inoffensifs, voire vertueux, ont semblé dissimuler les horreurs qu’ils commettaient en se camouflant sous un vernis de respectabilité. On pense à ce Canadien tristement célèbre, le colonel Russell Williams (qui a déjà piloté un avion de dignitaires, entre autres la reine Élisabeth), et au propriétaire moins connu d’une boutique d’électronique, un homme d’affaires bien en vue de Nashville, Tom Steeples, qui a tué trois personnes pour le simple plaisir avant de se suicider alors qu’il était en garde à vue.

En fait, l’occupation et les meurtres en série sont souvent reliés et certains emplois, tant à temps plein qu’à temps partiel, sont étrangement surreprésentés chez les tueurs en série. Si bien qu’au cours des 50 dernières années, certaines tendances dominantes sont apparues.

Comme exposé dans mon livre récent, Murder in Plain English,ces occupations sont réparties en quatre catégories selon les qualifications, la formation et le roulement. Certaines pourraient vous surprendre, d’autres pas.

Répartition des emplois des tueurs en série

— Trois premiers métiers spécialisés des tueurs en série: 1. Machiniste/assembleur d’aéronef; 2. Cordonnier; 3. Rembourreur automobile.

— Trois premiers métiers semi-spécialisés des tueurs en série: 1. Travailleur forestier/arboriste; 2. Camionneur; 3. Gérant d’entrepôt.

— Trois premiers métiers non spécialisés des tueurs en série: 1. Manœuvre (déménageur, paysagiste, etc.); 2. Bagagiste d’hôtel; 3. Pompiste.

— Trois premières professions/fonction publique: 1. Agent de police/sécurité; 2. Personnel militaire; 3. Autorité religieuse.

Évidemment, toutes les personnes qui occupent ces emplois ne sont pas des tueurs en série ni sont susceptibles de le devenir!

Mais il y a quelque chose concernant ces emplois qui attire viscéralement les délinquants ou qui nourrit les impulsions des tueurs en série en devenir, ce qui fait qu’ils sont curieusement surreprésentés dans cette classe rare de meurtriers.

DeAngelo, le tueur présumé du Golden State, par exemple, a effectivement occupé trois de ces emplois au cours de sa vie: agent de police, militaire (il avait précédemment fait partie de la marine) et, de façon marginale, camionneur, bien que sa carrière après son emploi de policier (il a été congédié en 1979 pour vol à l’étalage) se soit passée en grande partie comme mécanicien pour une flotte de camions frigorifiés d’une épicerie.

Époque révolue

Après un examen plus attentif de ces occupations, on découvre une époque révolue en termes d’emplois disponibles — des occupations qui, tout en étant répandues et accessibles aux tueurs des années 60, 70 et 80 — sont maintenant largement désuètes. Le marché de l’emploi change et, par conséquent, la relation troublante, mais légitime entre le meurtre et le travail.

Le passage vers une économie typiquement contractuelle, basée sur les services et propulsée par la technologie, ce qu’on appelle souvent le travail précaire, parallèlement avec la disparition des cheminements de carrière plus traditionnels, auront évidemment des effets marqués non seulement sur les emplois occupés par les délinquants, mais aussi sur la façon dont ils s’emparent de leurs victimes.

Tel qu’abordé dans mon livre à venir, Monster City, il y a eu une hausse abrupte de meurtres en série à Nashville avec l’éclosion de la «nouvelle» musique country dans les années 80 et 90, offrant aux tueurs en devenir un accès à de nouvelles victimes.

Les tueurs en série se servaient jadis du couvert de leur emploi pour traquer et attraper une victime spécifique ou des types de victimes (Dennis Rader, Roger Kibbe et Bruce Mendenhall nous viennent tous immédiatement à l’esprit). Mais une nouvelle recherche indique que les activités de loisir comme la musique, incluant les interactions en ligne, pourraient être la nouvelle voie qu’utilisent les tueurs en série pour se tenir à l’affût de leurs victimes.

C’est aussi là où, mentalement, ils mettent en scène leurs crimes: à mi-chemin entre un espace public hors ligne et un univers professionnel en régression.

Dans ce croquis, le tueur en série Bruce McArthur comparaît par vidéo devant un tribunal de Toronto en...

CP/ALEXANDRA NEWBOULD Dans ce croquis, le tueur en série Bruce McArthur comparaît par vidéo devant un tribunal de Toronto en avril 2018.

Dans ce contexte, nous verrons probablement arriver — en revenant une fois de plus sur le tueur en série de Toronto, Bruce McArthur, qui a plaidé coupable en février et écopé de 25 ans de prison ferme —des catégories professionnelles-récréatives floues pour classifier ces tueurs. Elles impliquent des dimensions de vie à la fois en ligne et hors ligne et ce nouveau paradigme nous forcera à ajuster la liste des emplois les plus communs parmi les tueurs en série.

Le risque, évidemment, c’est que l’«occupation» en question est toujours en train de changer. Une «occupation» désigne-t-elle par exemple un poste principal, un engagement à temps partiel, ou même juste un passe-temps rémunéré?

Les passe-temps ainsi que les professions à considérer?

Peut-elle aussi comprendre un passe-temps non rémunéré par lequel une personne se définit? Une consultation rapide des principaux «influenceurs» et «réseauteurs ouverts» de LinkedIn, par exemple, révèle que plusieurs personnes inscrivent en fait leurs passions et passe-temps, et non leur emploi rémunéré, comme occupation première.

Dans le cas McArthur, nos constatons que même s’il correspond à la catégorie «manœuvre», en tant que paysagiste et non juste comme tondeur de gazon, de même que propriétaire de sa propre entreprise, il ne répond à aucune définition professionnelle claire.

Et pourtant, comme nous l’avons déjà appris par la découverte morbide du charnier sur la propriété d’un client sur Mallory Crescent à Toronto, l’occupation de l’accusé était primordiale dans la commission des crimes et dans la façon dont il a disposé des victimes — elle faisait partie intégrante de son modus operandi.

Alors que plusieurs tueurs se servent de leur emploi comme prétexte pour attraper des victimes vulnérables, obtenir de l’information ou assouvir des fantasmes de violence pour des raisons que ne nous ne comprenons pas encore entièrement, dans le cas de McArthur, l’occupation a facilité l’aboutissement de de ses crimes, et non leur inspiration, comme dans le cas du «cannibale de Milwaukee», Jeffrey Dahmer. Ce dernier a déjà admis que son travail comme opérateur dans une fabrique de chocolat avait éveillé en lui des pulsions d’homicides et de nécrophiles qu’il aurait autrement écartées.

Qu’en est-il des psychopathes?

Alors que nous commençons à redessiner la carte associant les cheminements des carrières et les meurtres en série, il peut aussi être utile d’observer une autre liste plus connue des occupations surreprésentées chez les psychopathes.

Même si les psychopathes ne sont pas tous des tueurs en série, la psychopathie — ou à tout le moins, la possession de traits psychopathes — est un dénominateur commun chez les tueurs en série, les agresseurs sexuels et la plupart des criminels violents.

Voici leurs 10 premières occupations selon un psychologue de l’Université d’Oxford:

  1. PDG ou cadre d’entreprise
  2. Avocat
  3. Personnalité des médias
  4. Vendeur
  5. Chirurgien
  6. Journaliste ou chef d’antenne
  7. Policier
  8. Autorité religieuse
  9. Chef cuisinier
  10. Divers postes de fonctionnaires (militaire, conseil municipal, service correctionnel, etc.)

En recoupant les deux listes, nous pouvons voir que même au sein d’une économie en perpétuel changement, certains emplois semblent toujours plus attirants pour des personnes au sujet desquelles nous serons stupéfaits d’apprendre plus tard qu’elles avaient réussi à s’acquitter de ce type de travail tout en étant des monstres parmi nous. Tueurs en série: la troublante relation entre leur emploi et les meurtres

La version originale de cet article a été publiée sur La Conversation.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les stéréotypes sur les femmes en science vus par les enfants


Aujourd’hui, le marché du travail dans le domaine des sciences est aussi ouvert aux femmes. Malheureusement, les stéréotypes sont difficiles à changer. Ce qui est curieux, avec l’analyse des dessins, ceux de 5 et 6 ans n’ont pas vraiment de préjugés, mais c’est en vieillissant que les stéréotypes s’installent surtout vers l’adolescence. Il y a encore beaucoup de travail à faire dans l’éducation des enfants pour l’équité des emplois
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Les stéréotypes sur les femmes en science vus par les enfants

 

Une petite fille fait un dessin, assise à un bureau; devant elle se trouve un microscope.

Une fillette fait un dessin. Photo : iStock/Alek Zotoff

Lorsqu’on lui demande « dessine-moi un scientifique », moins d’un enfant sur trois aux États-Unis représente une femme. Bien que cette proportion ait augmenté depuis les années 1960, les enfants plus âgés catégorisent toujours la science comme un métier d’homme, un stéréotype susceptible d’influencer les jeunes filles qui voudraient faire carrière en science.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les stéréotypes sont quelque chose de difficile à renverser. Plusieurs chercheurs évaluent leurs effets sur les enfants pour comprendre à quel moment et dans quel contexte ces préjugés sont inculqués, mais aussi comment cette influence change d’une génération à l’autre.

Pour voir l’évolution de la perception des femmes en science, des chercheurs en psychologie à l’Université Northwestern, en Illinois, ont vérifié leur représentation dans plus de 20 000 dessins de jeunes âgés de 5 à  8 ans. Ces dessins ont été produits dans 78 études échelonnées sur cinq décennies.

Le dessin est un outil important dans ce type d’études, car il permet de voir ce qui a été inculqué sans que l’enfant eût nécessairement appris à mettre des mots sur les concepts.

Un homme scientifique

Ce dessin d’un homme scientifique est l’un des 5000 produits dans le cadre de l’étude entre 1966 et 1977.  Photo : David Chambers

L’analyse, publiée dans le journal Child Developpment, indique qu’on est passé d’une moyenne de 1 % de dessins de femmes scientifiques dans les années 1960 à 28 % aujourd’hui. Pour les chercheurs, cette hausse montre que les stéréotypes sur les femmes en science ont diminué dans la culture populaire à laquelle les jeunes sont exposés.

Décortiquer les chiffres permet par ailleurs de constater à quel moment leur perception du monde commence à changer. À 5 ou 6 ans, les garçons comme les filles dessinent en des proportions semblables des scientifiques hommes et femmes.

Par contre, ce rapport change à partir de l’âge de 7 ou 8 ans : les filles comme les garçons dessinent de moins en moins de femmes scientifiques. À l’âge de 15 ou 16 ans, 75 % des filles et 98 % des garçons dessinent un homme.

Les chercheurs croient que, durant cette période, les adolescents sont exposés à l’idée que ce secteur d’emploi est encore majoritairement masculin. Cette perception se transpose dans leurs dessins.

Changer les perceptions

Le dessin d'une femme scientifique

Les chercheurs ont analysé les dessins d’enfants effectués dans le cadre de 78 études échelonnées sur cinq décennies.  Photo : Courtoisie : Vasilia Christidou

L’évolution des dessins dans le temps suit toutefois la tendance observée sur le marché du travail.

Depuis les années 1960, le nombre de femmes en science a augmenté, passant par exemple aux États-Unis de 28 % de femmes en biologie à 49 %.

Malheureusement, c’est un des rares domaines à atteindre la parité. Ainsi, en chimie, on est passé de 28 % à 35 % et en physique, de 3 % à 11 %.

Cette étude n’est pas qu’une question d’art visuel. Les stéréotypes ont un rôle important à jouer dans ce qu’un enfant croit être capable de réussir ou non.

L’étude confirme une tendance déjà observée depuis un moment. En 2017, par exemple, une autre étude montrait qu’à partir de l’âge de 7 ans, les enfants commençaient à associer davantage l’intelligence aux garçons. Pour les chercheurs, il est donc essentiel de poursuivre le travail d’éducation.

Bien que la situation s’améliore, certains domaines d’études et d’emplois restent, à l’image de la science, toujours peu accessibles aux femmes.

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Rien qu’une infirmière


Ceux qui considèrent que les infirmières ne sont qu’un métier comme un autre, devraient suivre une infirmière pendant une journée mouvementée et ils verraient que cette profession est bien plus qu’être une simple infirmière. Moi, je le sais, car j’ai travaillé auprès de ces hommes et femmes qui ont choisi ce métier pendant quelques années. Il faut aimer se donner aux autres, c’est une vocation,. Bref, tout métier a sa raison d’être et est utile à la population au moment où ils en ont besoin
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Rien qu’une infirmière

 

 

© Facebook/Caitlin Brassington

On dit que derrière chaque grand homme se cache une femme. Mais il est tout aussi vrai que derrière chaque grand docteur se cache une infirmière.

Ma mère est une infirmière et je me souviens qu’elle était vraiment fatiguée en rentrant à la maison. Et ça, c’était quand je pouvais la voir rentrer, parce que normalement je serai déjà endormie depuis longtemps.

Comme beaucoup d’autres infirmières, ma mère travaillait 24 heures sur 24.

Nous louons souvent les médecins pour leur beau travail et ils le méritent, mais on oublie souvent le travail difficile et important des infirmières. Sans elles, je ne pense pas que la plupart des docteurs seraient capables de faire leur travail et je pense que si vous demandez à n’importe quel docteur, il sera probablement d’accord.

Donc, nous avons décidé de partager une histoire d’une infirmière de Toowoomba, en Australie, pour honorer toutes les infirmières.

Son nom est Caitlin Brassington. Un jour, en octobre dernier, le commentaire d’une personne parlant d’elle en tant qu’infirmière l’a vraiment touchée. Elle a donc décidé de poster cette histoire sur sa page Facebook.

Son post a depuis été partagé plus de 5,000 fois et s’est répandu comme une trainée de poudre.

 

Voilà ce que Caitlin a dit ce jour-là.

« Rien qu’une infirmière. »

« Je suis de retour à la maison d’une journée de travail vraiment épuisante, ayant l’air très ordinaire avec mes vêtements d’hôpitaux. En route pour la maison aujourd’hui je me suis arrêté à la boutique pour acheter du lait et j’ai croisé une connaissance. Elle ne m’a jamais vue en uniforme et m’a dit qu’elle venait tout juste de réaliser que je n’étais « rien qu’une infirmière ». »

« Wôw ! Durant les 18 ans de carrière, j’ai entendu cette phrase beaucoup, beaucoup de fois, mais aujourd’hui ça m’a agacée. Ne suis-je rien qu’une infirmière ? »

© Shutterstock

« J’ai aidé à mettre au monde des bébés, dont beaucoup avaient besoin d’une aide pour prendre leur premier souffle, et néanmoins je ne suis rien qu’une infirmière. »

« J’ai tenu la main des patients et me suis assurée qu’ils gardent leur dignité pendant qu’ils prenaient leur dernier souffle, et néanmoins je suis rien qu’une infirmière. »

« J’ai conseillé des parents en deuil après la mort d’un enfant, et néanmoins je ne suis rien qu’une infirmière. »

« J’ai fait des réanimations cardio-respiratoires et j’ai ramené des patients à la vie, et néanmoins je ne suis rien qu’une infirmière. »

« Je suis les yeux, les oreilles et les mains des officiers médicaux avec la capacité d’évaluer, traiter et gérer vos maladies, et néanmoins je ne suis rien qu’une infirmière. »

© Shutterstock

« Je peux ausculter les deux poumons d’un nouveau-né et évaluer lequel peut avoir un problème d’arrivée d’air, et néanmoins je ne suis rien qu’une infirmière. »

« Je peux éduquer des patients, des soignants, et des infirmières juniors, et néanmoins je ne suis rien qu’une infirmière. »

« Je manquerais les Noëls, les anniversaires de mes enfants, et les spectacles scolaires pour venir travailler pour prendre soin des gens qui vous sont chers, et néanmoins je ne suis rien qu’une infirmière. »

© Shutterstock

« Je peux gérer un arrêt cardiaque chez un nouveau-né, un enfant ou un adulte, et pourtant je ne suis qu’une infirmière. »

« Je peux vous dire le dosage de l’adrénaline ou de l’amiodarone dont votre enfant aura besoin pour le ramener à la vie en fonction de son poids, et pourtant je ne suis qu’une infirmière. »

« J’ai l’expérience et la connaissance pour sauver la vie des gens. Alors, si je suis juste une infirmière, je suis ridiculement fière de l’être ! »

Photo de couverture : Flickr/COD Newsroom

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Quelle est la probabilité que votre métier soit remplacé par un robot ?


Pour ma part la robotisation a de bons côtés, mais de là à remplacer une multitude d’emploi. La question que je me pose, si le chômage et les gens sans revenus n’ont plus de travail alors comment survivre au milieu de ces robots. Est-ce de la science fiction de s’inquiéter quand on entend parler des avancées technologiques de la robotique ?
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Quelle est la probabilité que votre métier soit remplacé par un robot ?

 

Les robots aussi font du sport

Surprise ! Les sportifs ont 28 % de voir leur emploi remplacé par un robot au cours des 20 prochaines années.

JENS MEYER/AP/SIPA

Damien Desbordes Journaliste

Quelles sont les chances (ou les risques) que vous soyez remplacé par un robot d’ici 20 ans ? Un service web de data-visualisation vous permet de le découvrir, selon le métier que vous exercez, et de comprendre ce qui vous rend indispensable.

La robotisation : un thème minutieusement décortiqué par la science-fiction depuis les années 1920. Aujourd’hui, la menace est réelle, mais elle pèse surtout sur les travailleurs, de plus en plus nombreux à voir leur poste remplacé par une machine autonome. A l’heure où les robots diversifient leurs compétences, une équipe de chercheurs, développeurs et journalistes britanniques, a souhaité informer le grand public avec cette plateforme : Will a robot take your job ?

Je suis un…

Il suffit d’entrer son métier dans un mini-moteur de recherche pour découvrir la probabilité qu’il soit automatisé d’ici 20 ans, selon leurs travaux. Le programme s’appuie sur des données récoltées en 2013, au Royaume-Uni, par Michael A. Osborne et Carl Benedikt Frey, de l’université d’Oxford. Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont trié l’ensemble des tâches professionnelles en 9 catégories (négociation, persuasion, soin à la personne, dextérité manuelle…), associant à chacune un niveau d’automatisation attendu.

La robotique ferait des merveilles dans les tâches à haut niveau de précision, mais aussi quand il s’agit de travailler dans des espaces confinés. 

Michael Osborne et Carl Frey avancent que « les professions qui requièrent une subtilité de jugement sont de plus en plus sensibles à l’informatisation. La capacité de prise de décisions objective d’un algorithme représente un avantage sur les opérateurs humains ».

Les tâches non routinières ne seraient en outre pas complètement hors d’atteinte.

L’étude d’Osborne et Frey annonce que « l’écriture de textes légaux et la conduite de camions seront automatisés d’ici peu, tandis que les plaidoiries d’avocats ne le seront pas ».

 Pour obtenir leurs probabilités, les chercheurs ont associé la probabilité d’automatisation de chaque tâche avec le temps consacré à celle-ci. Et ce, pour chaque profession.

Résultat : les démarcheurs par téléphone auraient 99 % de chances de ne plus être humains dans 20 ans. De l’autre côté de l’échelle on trouve les managers d’hôtel, avec seulement 0,4 % de chance se voir remplacer par des robots. Helena Blancafort, directrice de la société de rédaction automatique de textes Syllabs, ne veut pas entendre parler de grand remplacement :

« C’est une légende de dire que les robots vont piquer le travail de tout le monde parce qu’ils ne coûtent rien. En fait, ils ont un coût non négligeable. »

Comment sauver son poste

Cette data-visualisation, hébergée par la BBC, ne se contente pas de tirer la sonnette d’alarme. Elle propose des pistes. Ce qu’il faut faire et ne pas faire pour se rendre indispensable. Les activités à cultiver sont donc : la discussion, par nature incertaine, donc très difficile à automatiser. Mais aussi la créativité et l’assistance à autrui (les auteurs parlent d’intelligence sociale). Cela dit, les professions médicales ne sont pas à l’abri pour autant. Trois ans après la publication de ces données, le robot Watson d’IBM a contribué à diagnostiquer une leucémie et indiquer des pistes pour un traitement adapté.

Le 22 février 2017, Emmanuel Macron a confié son point de vue sur la question au généticien Axel Kahn. « L’automatisation par les robots, cela a un sens et une existence industrielle. Ce que moi je propose, c’est une vraie révolution en accompagnement de notre système de chômage et de formation professionnelle. »

Avec les récentes avancées en Machine Learning (l’apprentissage des machines), en vision artificielle, statistiques computationnelles et autres sous-champs de l’intelligence artificielle, tous les métiers sont concernés. A part, peut-être, les fabricant de robots. 

Mais puisque c’est une prédiction, il faut prendre cet outil avec des pincettes. Les données datent de 2013 et elles ont été prélevées au Royaume-Uni. Or, depuis, les connaissances ont beaucoup évolué dans ce domaine instable qu’est la robotique. Des imprévus juridiques pourraient également survenir. L’Europe travaille actuellement à définir le statut légal des robots. Ils pourraient un jour devenir des « personnes électroniques ». Il reste aussi énormément d’incertitudes vis-à-vis des travailleurs. Accepteront-ils de se laisser remplacer ? Il faudrait retenter l’expérience en 2035 pour voir si les chercheurs ont été visionnaires. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Hydrobiolo quoi ? Hydrobiologiste !


On sait qu’il existe des professions qui étudient tout ce qui peut s’étudier, mais beaucoup, nous sont inconnues. Ces professions sont combinées aux sciences, telles que médecine, astronomie ou comme ici la biologie et de ces sciences il y a des spécialités dont l’hydrobiologie
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Hydrobiolo quoi ? Hydrobiologiste !

 

L’hydrobiologie, c’est être pêcheur scientifique ! - crédits Marie Mézière-Fortin

Marie Mézière-Fortin

L’hydrobiologie… en avez-vous déjà entendu parler ? Non ? Pourtant, je suis sûre que vous êtes un hydrobiologiste qui s’ignore…

– Avez-vous déjà pris le temps d’observer les insectes en bord de cours d’eau ?
– Avez-vous déjà élevé des tétards dans un bocal pour les voir se transformer en grenouille ?
– Êtes-vous déjà allé à la pêche ?
– Trouvez-vous les grandes tourbières ou les zones humides reposantes ?

Si vous répondez oui à l’une de ces questions, vous êtes déjà un hydrobiologiste amateur…

De mon côté, j’ai fait de ces centres d’intérêts ma passion puis, de ma passion mon métier… je suis hydrobiologiste depuis plus de 10 ans !

Mais concrètement, c’est quoi l’hydrobiologie ?

L’hydrobiologie, c’est tout « simplement » la biologie des eaux douces. Simplement n’est pas le bon terme car cette science est parfois complexe. On pourrait croire que c’est une toute petite part de l’écologie mais elle rassemble de nombreuses disciplines.

On y étudie tous les milieux aquatiques continentaux – les rivières, les lacs, les mares, les tourbières, etc. – et tout ce qui y vit : les poissons bien sûr mais aussi les plantes, les insectes, les grenouilles, les crustacés… Et par-dessus tout, les liens sont très étroits avec les autres sciences : l’hydraulique, la géologie, la chimie, la pédologie (étude des sols et de leur formation).

Et au final que fait un hydrobiologiste ?

Mon métier consiste donc principalement à effectuer un diagnostic de l’état des milieux aquatiques. C’est parfois un véritable jeu de détective où l’on cherche à comprendre les dysfonctionnements et en trouver les causes. C’est aussi un jeu d’explorateur lorsque l’on recherche l’espèce rare !

Concrètement, nous effectuons des inventaires, des analyses et des mesures « sur le terrain » nous permettant d’établir un bilan de l’état de santé du milieu et des peuplements.

Quand une rivière est abîmée physiquement ou chimiquement, c’est souvent la biologie qui va nous en dire plus. En effet, là où les analyses d’eau nous fournissent une image à un instant « T » – et donc parfois nous faire passer totalement à côté d’un élément – la biologie nous dira si la vie peut se développer dans le milieu étudié.

L’objectif est toujours d’accumuler des connaissances et surtout de trouver des solutions de préservation ou d’amélioration de la qualité des sites. Parfois les objectifs rejoignent aussi la recherche pour mieux comprendre la biologie de certaines espèces.

Si il y a un domaine où il reste beaucoup à apprendre, c’est bien celui-ci. Il y a d’ailleurs de nombreux spécialistes :

– les diatomistes : spécialiste des diatomées (microalgues unicellulaires)
– les spécialistes du zoo-plancton
– les spécialistes des invertébrés
– les spécialistes des poissons
– les botanistes
et bien d’autres.

Que ce soient les diatomées, les poissons ou les plantes, toutes nous indiquent l’état de santé d’un cours d’eau.

Poissons et écrevisses

Vous l’aurez compris, chacun peut trouver son organisme de prédilection ! Pour ma part, je me suis spécialisée dans les poissons (ichtyologie) ainsi que dans les écrevisses (astacologie). Je me passionne tout particulièrement pour les espèces les plus rares, pour lesquelles nous mettons en place des mesures de protection.

Au final, c’est un métier passionnant et varié sur le terrain, au labo, derrière un ordinateur et en réunion pour présenter les résultats… Mais la part la plus délicate consiste souvent à convaincre de l’intérêt de tout ça ! Il faut rester en cohérence avec la réalité économique et les usages qui sont faits des rivières.

Ce que j’aime particulièrement c’est ce travail d’équipe entre les différents acteurs de la gestion de l’eau .
Je suis tellement passionnée par ce mêtier méconnu que j’ai choisi de partager mes expériences et diffuser mes connaissances en hydrobiologie en rédigeant un blogue « L’hydrobioblog :
http://hydrobioloblog.blogspot.fr/

 

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Le Saviez-Vous ► 14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes


 

Des pionnières ont ouvert la voie sur des professions que seuls les hommes étaient roi et maître. Elles ont passé pardessus les multiples préjugés pour atteindre une grande carrière qui a permis aujourd’hui à ce que d’autres femmes puissent le pas
Nuage

 

14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes

Quelles ont été les premières femmes à être pilote, astronaute, médecin, journaliste, agent de police, juge, avocate?

On a tendance à l’oublier, mais l’histoire de l’humanité a longtemps été, surtout, l’histoire des hommes. Ce n’est que depuis un peu plus de 100 ans que les femmes peuvent actuellement exercer, ou presque, les mêmes métiers que les hommes.

Voici quelques-unes de ces pionnières dans des métiers anciennement réservés aux hommes.

La première médecin

 14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes

Sur la photo, Elizabeth Blackwell, vers 1870.

(Crédit photo: Hulton Archive/Getty Images)

Quand Elizabeth Blackwell a été acceptée au collège médical de New York en 1847 (elle avait 26 ans), ce fut presque par accident. Le doyen et la faculté responsables de l’évaluation des candidats n’ont pas su quoi penser de sa demande.

Pensez, une femme à l’école de médecine? En 1847?

Ils ont donc demandé aux 150 étudiants mâles de la classe de voter, en stipulant que même si un seul d’entre eux refusait que cette femme soit admise, le collège la refuserait. Les jeunes hommes ont trouvé la demande tellement ridicule qu’ils ont cru que c’était une blague… et l’ont acceptée.

C’est ainsi qu’en 1849, Elizabeth Blackwell est devenue la première femme à obtenir un diplôme en médecine aux États-Unis. Elle est aussi la première femme membre de l’Ordre des médecins de la Grande-Bretagne. Elle est morte en 1910, à l’âge de 89 ans.

La première avocate

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(Crédit photo: historyofiowa.wikispaces.com)

Née le 23 mai 1846, Belle Aurelia Babb, qui deviendra plus tard Arabella Mansfield, est devenue la première femme avocate aux États-Unis, et dans le monde, en 1869, à l’âge de 23 ans.

Malgré une loi de l’état de l’Iowa, où elle résidait, qui restreignait les applications aux mâles blancs de plus de 21 ans, elle obtint la permission de passer l’examen du barreau qu’elle réussit avec de très hauts résultats. Cette même année, l’Iowa fut le premier état américain à accepter que les femmes puissent devenir avocates.

Arabella n’a cependant jamais vraiment pratiqué, se concentrant sur l’enseignement. Elle a été très active dans le mouvement pour les droits des femmes.

Décédée le 1er août 1911, elle n’aura pas vu la culmination du mouvement en 1920, avec le 19e amendement de la Constitution américaine qui permet, enfin, le vote des femmes.

 

La première journaliste d’investigation

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Sur la photo, la journaliste américaine Elizabeth Cochrane, en 1890. Elle écrivait sous le nom de Nellie Bly.

(Crédit photo: Interim Archives/Getty Images)

De son vrai nom Elizabeth Jan Cochrane, Nellie Bly est née le 5 mai 1864 en Pennsylvanie. Suite à une lettre envoyée au rédacteur en chef d’un quotidien de Pittsburgh en protestation à une rubrique sexiste, elle se voit offrir un poste au journal local.

Vite reléguée aux pages féminines, elle quitte Pittsburgh pour New York où Joseph Pulitzer l’engage en 1887.

Son premier article traite d’un asile de fous pour femmes. Elle se fait passer pour malade et s’invente des problèmes psychiatriques pour s’y faire interner et pouvoir décrire les conditions épouvantables des patientes.

En 1888, Nellie Bly fait le tour du globe pour tenter de battre le record de Phileas Fogg, le héros duTour du monde en 80 jours, de Jules Verne. Elle le réussira en 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes. Elle est ainsi la première femme à faire le tour du monde sans être accompagnée par un homme.

En 1895, elle épouse le millionnaire Robert Seaman et, à sa mort, prend la direction de ses entreprises, jusqu’à leur fermeture suite à des activités louches de certains employés.

Elle reprend alors sa carrière de journaliste et oeuvre pour le droit de vote des femmes. Elle sera reporter de guerre durant la Première Guerre mondiale. Elle meurt à 57 ans, à New York.

La première cinéaste

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Sur la photo, Alice Guy, en 1913.

(Crédit photo: Wikipédia)

Alice Guy, de son vrai nom Alice Ida Antoinette Guy, est née le 1er juillet 1873, en France. Elle est la première femme cinéaste au monde.

Poussée par la nécessité de gagner sa vie, Alice devient en 1894 secrétaire au comptoir général de la photographie. L’entreprise est rachetée un an plus tard par Léon Gaumont. Tout un nouveau monde s’ouvre alors devant la jeune femme, celui du cinéma.

Avec son premier film, La fée aux choux, tourné en1896, elle devient la première réalisatrice de l’histoire du cinéma. Elle s’installe aux États-Unis en 1907, fonde sa propre maison de production en 1910, la Solax Company, et devient ainsi la première femme créatrice d’une société de production de films.

Elle a tourné plus de 600 films, de tous les genres, du western au fantastique. Elle est morte en 1968, à 72 ans.

 

La première vétérinaire

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(Crédit photo: icelegendsaustralia.com)

Isabelle Bruce Reid est née le 21 décembre 1883 à Melbourne, en Australie. Elle a grandi dans le domaine familial rural et développe très jeune un grand intérêt pour les animaux, surtout les chevaux.

Après des études où elle se distingue par ses performances, elle montre un talent certain pour le chant (elle est soprano), mais ses parents considèrent qu’une carrière sur la scène est déplacée pour une jeune femme de son statut social. Ils l’encouragent cependant quand elle décide de s’inscrire au Collège vétérinaire de Melbourne en 1902.

En 1906, elle est l’un des cinq étudiants à passer l’examen et la seule à le réussir. Le 21 novembre, elle devient la première femme vétérinaire reconnue au monde. Elle meurt en 1945, à l’âge de 62 ans.

 

La première pilote

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Sur la photo, la baronne Raymonde de Laroche au volant de son avion.

(Crédit photo: Topical Press Agency/Getty Images)

Née le 22 août 1882, à Paris, Élisa Léontine Deroche commence une carrière artistique, sous le nom de baronne Raymonde de Laroche. Elle est ensuite initiée au pilotage et obtient son brevet le 8 mars 1910, ce qui en fait la première femme à obtenir un brevet de pilote au monde.

Quelques semaines après l’obtention de son diplôme, elle a un accident alors qu’elle concourt pour le « Prix des Dames » lors de la grande semaine d’aviation à Reims. Les commentaires fusent: l’aviation, ce n’est pas pour les femmes.

Dès 1912, Raymonde de Laroche se remet à piloter, remporte la « Coupe Femina » en 1913 et obtient le record féminin du plus long vol en circuit fermé en franchissant 323 kilomètres.

Elle meurt le 18 juillet 1919 quand son instructeur, qui est aux commandes de l’avion, percute le sol en voulant faire un looping. Tous deux sont tués sur le coup. Elle a 37 ans.

La première policière

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(Crédit photo: Wikipedia)

Alice Stebbins Wells est la première policière des États-Unis et dans le monde.

Née le 13 juin 1873, elle devient d’abord ministre du Culte. Suite à sa pétition réclamant de l’aide pour les femmes et les enfants victimes de crimes, elle joint le département de police de Los Angeles en 1910.

Elle a 37 ans. Jusque-là, les femmes n’étaient engagées que comme geôlières dans les prisons pour femmes.

Alice Stebbins Wells a par la suite fondé l’Association internationale des policières et a voyagé partout aux États-Unis et au Canada pour promouvoir le rôle des policières.

Deux ans après elle, deux autres femmes sont devenues policières.

Elle est devenue sergente en 1940 et est morte en 1957, à l’âge de 84 ans.

 

La première ingénieure

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(Crédit photo:csc.matco.ro)

Elisa Leonida Zamfirescu, née en Roumanie le 10 novembre 1887, est la première femme européenne à devenir ingénieure.

Sa mère était fille d’ingénieur et son frère est lui aussi devenu ingénieur. À cause cependant des préjugés de l’époque quant à la place des femmes dans le domaine scientifique, Elisa est rejetée lors qu’elle veut s’inscrire à l’École des ponts et chaussées de Bucarest.

Elle persévère et est finalement acceptée à l’Académie royale de technologie de Berlin. Elle reçoit son diplôme d’ingénieure en 1912.

De retour en Roumanie, elle travaille à l’Institut de géologie, joint les rangs de la Croix-Rouge pendant la Première Guerre mondiale et se marie. Après la guerre, elle retourne à l’Institut de géologie où elle dirige plusieurs laboratoires et participe à de nombreuses études, tout en enseignant la physique et la chimie. Elle est morte en 1973, à l’âge de 86 ans.

 

La première hôtesse de l’air

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(Crédit photo: dot.state.mn.us)

Ellen Church, infirmière de profession, est la première hôtesse de l’air de l’histoire.

Originaire de l’Iowa, passionnée d’aviation et détentrice d’un brevet de pilote, elle voulait devenir commandant de bord. Mais les compagnies aériennes refusaient à l’époque de confier leurs appareils à des personnes soumises à des « variations hormonales ».

En 1930, elle convainc pourtant le responsable deUnited Airlines d’engager des infirmières, comme elle, plutôt que les stewards masculins qui sont alors la norme.

Elle est engagée, à l’essai, pendant trois mois, avec sept autres jeunes filles qui toutes, selon les critères d’embauche, doivent avoir moins de 25 ans, peser moins de 52 kilos et mesurer moins de 1,58 m, à cause de l’exiguïté des cabines.

Elles doivent aussi être infirmières et… blanches.

Ces premières skygirls, comme on les appelle alors, gagnent 125 $ par mois, pour 100 heures de vol. L’essai s’avère un succès, les passagers masculins sont emballés. Bientôt, toutes les compagnies aériennes suivront le pas.

Quant à Ellen Church, elle devra cesser de voler un an et demi après son premier vol, suite à un accident de voiture. Elle meurt en 1965, à l’âge de 61 ans, après une chute de cheval.

 

La première Première Ministre

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Sur la photo, Sirimavo Bandaranaike, premier ministre du Ceylan (Sri Lanka), le 19 octobre 1964, à Londres.

Crédit photo: Keystone/Getty Images)

Sirimavo Bandaranaike est née le 17 avril 1916, au Ceylan.

Elle est la première femme de l’histoire contemporaine à occuper le poste de premier ministre d’un pays, ce qu’elle a réussi à trois reprises.

Après avoir accédé à la tête du Parti de la liberté du Sri Lanka, elle devient première ministre du pays de 1960 à 1965, de 1970 à 1977, puis de 1994 à 2000, l’année de sa mort.

Sa fille, Chandrika Kumaratunga, est elle-même présidente lors du troisième mandat de Sirimavo en tant que premier ministre.

La première astronaute

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Sur la photo, Valentina Tereshkova, photographiée juste avant son décollage, le 16 juin 1963.

(Crédit photo: Central Press/Getty Images)

Valentina Terechkova est devenue en 1963, à 26 ans, la première femme astronaute de l’histoire.

Simple ouvrière textile à 18 ans, elle est choisie parmi plus de 400 candidates pour devenir la première femme dans l’espace. Elle est encore aujourd’hui la seule femme à avoir effectué un voyage en solitaire dans l’espace, du 16 au 19 juin1963, et la plus jeune cosmonaute à le faire.

Après son premier et unique vol, la Soviétique épouse le cosmonaute Andrian Nikolaïev et donne naissance à une petite fille. Le couple se sépare, Valentina reprend ses études et obtient son diplôme d’ingénieur en aéronautique en 1969. Elle devient ensuite instructrice et obtient le grade de major général de l’armée de l’air.

En 1971, elle devient membre du comité central du Parti communiste de l’Union soviétique et députée. Il faudra attendre 19 ans avant qu’une autre femme aille dans l’espace.

 

La première Première Ministre d’un pays musulman

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Sur la photo, Benazir Bhutto durant sa dernière campagne électorale à Rawalpindi, le jour de son assassinat.

(Crédit photo: AAMIR QURESHI/AFP/GettyImages)

Benazir Bhutto est née à Karachi le 21 juin 1953. Elle a dirigé le Parti du peuple pakistanais (fondé par son père, Zulfikar Ali Bhutto) de 1984 à 2007 et été deux fois première ministre du Pakistan, devenant ainsi la première femme élue démocratiquement à la tête d’un pays à majorité musulmane.

Son père a été à la tête du Pakistan de 1971 à 1977. Benazir Bhutto est l’une des figures marquantes du Pakistan. En 1987, elle épouse l’homme d’affaires Asif Ali Zardani, qui devient coprésident en 2008.

Benazir a été assassinée le 27 décembre 2007 lors d’un attentat-suicide, deux mois seulement après son retour d’exil (qui aura duré quatre ans).

Elle venait de terminer un discours en vue des prochaines élections quand un terroriste s’est fait exploser, la tuant ainsi qu’au moins 10 autres personnes.

En août 2013, l’ex-président pakistanais Pervez Musharraf a été officiellement accusé de ce meurtre.

 

La première chef de l’année

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Sur la photo, Anne-Sophie Pic lors de la préparation du dîner de gala du Festival de Cannes, le 14 mai 2013.

(Crédit photo: Ian Gavan/WireImage pour Electrolux)

Anne-Sophie Pic est née le 12 juillet 1969 en France. Elle est issue d’une lignée de chefs restaurateurs primés au Guide Michelin: André Pic, son grand-père, 3 étoiles à partir de 1934, et son père, Jacques Pic, 3 étoiles à partir de 1973.

Après le décès de Jacques Pic, c’est le frère d’Anne-Sophie qui reprend l’entreprise familiale, La Maison Pic, mais les résultats sont médiocres et quelques années plus tard, Anne-Sophie prend à son tour la direction du restaurant.

Le 24 septembre 2007, elle est élue « chef de l’année » par les 8000 chefs répertoriés dans le guide Michelin. Elle est la première femme à obtenir ce prix, créé en 1987.

En 2011, elle a reçu le Prix Veuve Clicquot de la Meilleure Femme-chef du Monde.

La première directrice générale du Fonds monétaire international

 14 pionnières dans des métiers réservés aux hommes

Sur la photo, Christine Lagarde lors d’une conférence pendant le sommet des femmes les plus influentes organisé par le magazine Fortune, le 15 octobre 2013, à Washington, DC.

(Crédit photo: Paul Morigi/Getty Images pour FORTUNE)

Christine Lagarde est née le 1er janvier 1956, à Paris. Après une formation en droit et une carrière au sein d’un cabinet d’avocats américain, elle occupe en France le poste de ministre déléguée au Commerce extérieur de 2005 à 2007 et de ministre de l’Agriculture et de la Pêche en 2007.

Elle devient ministre de l’Économie de 2007 à 2011, ce qui fait d’elle la première femme à occuper ce poste dans un pays du G8.

Le 5 juillet 2011, elle est nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) qui regroupe 188 pays, à la suite de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, devenant ainsi la première femme à occuper cette fonction.

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