J’aurais voulu être


Professeur de vie, oui ca serait un beau métier, mais dans le fond nous avons tous a apprendre et a enseigner a ce que nous rencontrons .. nous avons tous de belles choses a partager .. un don de nous ..a transmettre
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J’aurais voulu être

 

J’aurais voulu être professeur de vie.
 
J’aurais appris aux enfants, aux adultes aussi tout ce qui n’est pas écrit dans les livres.

Je leur aurais appris les choses délicates et précieuses de la vie :
qu’un amour entretenu ne s’use pas, que la seule liberté qui vaille la peine d’être vécue est la liberté d’être, qu’il est important de prendre le temps pour regarder la fuite ou l’immobilité d’un nuage, pour suivre le vol d’un oiseau, qu’il est possible de se laisse surprendre par l’infini vivance des choses de la vie.

J’aurais tenté de leur faire découvrir :
qu’il est vital d’apprendre à s’aimer,à se respecter, à se définir,
qu’il est encore plus important de ne pas se laisser enfermer par les jugements négatifs, de résister aux rumeurs, de ne pas se laisser polluer par les messages toxiques qui peuvent venir de ceux qui prétendent nous aimer ou mieux savoir pour nous.

J’aurais semé en eux le goût de la curiosité pour ne pas se laisser entraîner par les idées toutes faites, par les modes ou de rester immobilisé par les conditionnements qui s’imposent insidieusement.

J’aurais essayé de leur apprendre à remettre en cause leurs croyances
quand elles sont devenues des certitudes terroristes, pour laisser plus de place à l’imprévisible de la vie ».

Professeur de vie, quel beau métier à inventer.

Jacques Salomé – N’oublie pas l’éternité – Albin Michel

À Sorel-Tracy : La fin des amitiés Facebook entre profs et élèves


Avec les médias sociaux comme Facebook, les vidéos … certains pensent que tout est permis et il y a eu du débordement qui a entacher la réputation de professeur et causer du trouble avec les élèves .. Je pense que certains règlements sont nécessaire même si parfois cela semble rigide ..
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À Sorel-Tracy  : La fin des amitiés Facebook entre profs et élèves

 

À Sorel-Tracy - La fin des amitiés Facebook entre profs et élèves

Finies les amitiés Facebook entre élèves et professeurs à Sorel-Tracy, en Montérégie.

© Agence QMI / Archives

Agence QMI

SOREL-TRACY – La Commission scolaire de Sorel-Tracy s’attend désormais à ce que son personnel adopte un comportement éthique, et ce, même en dehors des heures de classe.

Finies les amitiés Facebook entre élèves et professeurs à Sorel-Tracy, en Montérégie. Les photos de professeurs qui font un peu trop la fête sont à proscrire sur leur page personnelle.

Voilà le contenu d’une nouvelle politique d’utilisation des médias sociaux et des nouvelles technologies qui sera adoptée par la commission. Les comportements des professeurs sur leur lieu de travail, mais aussi dans leur quotidien, seront désormais désapprouvés.

«Nous n’avions pas de politique qui encadrait l’utilisation des ordinateurs et des médias sociaux, a expliqué le directeur des communications de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Éric Choinière. Avant, c’était plus libre. Oui, nous laissons à la disposition des membres du personnel et des élèves de l’équipement, mais nous leur rappelons leurs responsabilités.»

Règles de conduite

Avec l’avènement des médias sociaux et prochainement, des tablettes électroniques en classe, la commission souhaite que chacun se conforme à des règles de conduite.

Dans cette politique, qui entrera en vigueur le 1er mai prochain, on parle entre autres du respect de la vie privée, de droit d’auteur et on interdit le téléchargement, l’utilisation abusive à des fins personnelles ou illégales des ressources informationnelles, la propagande et le harcèlement sous toutes ses formes.

«C’est tolérance zéro pour le harcèlement ou l’intimidation, a mentionné M. Choinière. Nous voulons que les personnes qui utilisent notre équipement aient une base et qu’ils sachent que l’on ne peut pas les utiliser n’importe comment. Nous interdisons, par exemple, aux personnes de les utiliser pour harceler d’autres personnes ou pour enfreindre la loi comme pour aller sur des sites pornographiques.»

Professeurs et médias sociaux

On rappelle également aux professeurs leurs responsabilités envers l’établissement même en dehors des heures de travail et sur les médias sociaux. On leur demande de ne pas exposer des renseignements confidentiels, faire de la diffamation ou parler au nom de la commission scolaire.

«Plusieurs professeurs désirent être amis avec leurs élèves, mais nous leur déconseillons de le faire que ce soit sur les médias sociaux ou en dehors de l’école, a souligné Éric Choinière. L’enseignant doit conserver son autorité et être un modèle. C’est certain qu’il perd sa crédibilité si des parents ou un élève l’a vu sur une “brosse” pendant la fin de semaine.»

Sanctions graves

La politique prévoit des sanctions si un des utilisateurs ne respecte pas ses règles.

«Dépendamment de la gravité de l’infraction, cela peut aller de la réprimande à l’interdiction d’avoir accès aux ressources informationnelles, a-t-il dit. Cela peut également se rendre jusqu’au congédiement ou à la suspension de l’école pour un élève.»

De plus, la commission se réserve le droit, dans des circonstances particulières, d’accéder aux matériels informatiques.

«L’article, paru sur les fonctionnaires de la fonction publique, a forcé plusieurs institutions à réfléchir, a fait savoir le directeur des communications. Même si nous respectons la vie privée du personnel, on se laisse le droit de vérifier ce qui se passe et de contrôler ce qui se fait pendant les heures de travail.»

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Cyber-intimidation Des élèves de la CSRDN suspendus


Cette semaine les médias ont mis a jour la violence que subissent les professeurs (Violence envers les profs Un véritable fléau ) cette fois-ci du moins, les directeurs des commissions scolaires concernés ont fait front commun pour agir contre le groupe qui intimidait le professeur …
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Cyber-intimidation Des élèves de la CSRDN suspendus

Cyber-intimidation - Des élèves de la CSRDN suspendus

© Agence QMI / Archives

Agence QMI
Christian Asselin

SAINT-JÉRÔME – 25 personnes, dont certains élèves de la Commission scolaire Rivière-du-Nord (CSRDN), ont été rencontrées par les policiers mardi après-midi à la suite de la publication d’une page sur Facebook qui encourageait la violence envers les professeurs.

Selon les informations obtenues, la page Facebook, qui a été retirée, a incité les internautes à donner un mauvais parti à leur professeur à une date et une heure précise, soit le vendredi 14 octobre à 13 h. L’investigateur serait un élève de l’école secondaire des Haut-Sommet de Saint-Jérôme.

«C’est inacceptable, a déclaré Nadyne Brochu, conseillère en communication à la CSRDN. Pour nous, c’est tolérance zéro face à la cyber-intimidation. Les élèves impliqués qui fréquentent notre commission scolaire ont été interpellés et suspendus», a-t-elle précisé, avant d’ajouter que les directeurs de toutes les écoles concernées se sont mobilisés afin de mettre en place les mesures nécessaires d’intervention.

«Les élèves devront suivre, en compagnie de leurs parents, une formation donnée par les policiers. S’ils se présentent à cette formation, ils pourront réintégrer leur milieu scolaire.»,a-t-elle précisé.

Les personnes interceptées par les policiers sont celles qui avaient accepté de «devenir ami» avec l’événement créé sur Facebook. Elles proviennent de Saint-Jérôme, mais aussi d’ailleurs dans les Laurentides et des régions de Laval et Lanaudière. Certains amis de l’événement sont des étudiants du secondaire ou du cégep alors que d’autres ne sont plus aux études. Parmi eux, on retrouve un élève du premier cycle du secondaire.

«On souhaite que nos élèves apprennent de leurs erreurs. C’est pour cette raison que les interventions sont axées sur la prévention plutôt que la répression. Nous aurons plus de chances de les atteindre ainsi», a conclut Mme Brochu.

Les profs de la CSRDN en sécurité

Le journal de Montréal titrait en une de son édition du lundi 17 octobre «Des centaines de profs agressés». On y a faisait entre autres état des centaines d’enseignants du secondaire, à Montréal, en Montérégie et dans la région de Québec, qui sont victimes chaque année d’actes de violence par leurs élèves. Certains de ces actes ont même été commis par des élèves du primaire.

Bien qu’aucune statistique n’ait été compilée dans les Laurentides à cet effet, le président du syndicat des enseignants à la CSRDN, Jean Dumais, s’est fait rassurant.

«Il est certain qu’il arrive parfois que nos professeurs soient victimes de violence, mais je n’ai pas d’épisodes particuliers en tête.»,a-t-il dit. Il a ajouté qu’un professeur d’une école secondaire de Saint-Jérôme avait été victime de cyber-intimidation il y a deux ans et qu’il avait simplement été changé d’école. Les choses ont donc bien changé.

«Le professeur était menacé de mort. Quand la direction de l’école a trouvé l’élève en question, elle ne voulait pas le sanctionner. L’élève a tout simplement été changé d’école. Cette fois, la CSRDN a agit rapidement, preuve que la commission scolaire est consciente de la gravité du geste posé».

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Violence envers les profs Un véritable fléau


On sait qu’à l’école ce n’est pas toujours rose, que la violence existe, On s’imagine surtout que cette violence est axée entre étudiants, mais il y a aussi une autre réalité qui est tout aussi inquiétante celle de la violence des élèves envers les professeurs. Des parents qui s’en foutent complètement mais sont prêt a montré les dents s’ils soupçonnent des professeurs violents auprès de leur rejeton .. Je crois qu’il y a plusieurs facteurs tel que les parents ont délaissé l’éducation quasi totale aux professeurs, la violence dans les films, vidéo, jeux, les enfants laissés trop souvent a eux même .. le délaissement du vouvoiement, les gangs etc …
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Violence envers les profs  Un véritable fléau

Violence envers les profs - Un véritable fléau

Les actes de violence sont fréquents dans certaines écoles du Québec où des élèves se présentent parfois armés en classe.

© Pierre-Paul Poulin / Agence QMI

Sarah-Maude Lefebvre

Des centaines d’enseignants québécois sont victimes chaque année d’actes de violence de la part de leurs élèves, a appris le Journal. De l’agression physique aux menaces de mort, les «profs» en voient de toutes les couleurs et se taisent bien souvent, par peur de représailles.

Au fil d’une enquête s’étendant sur plusieurs semaines, le Journal a réussi à dresser un portrait inédit de la violence dans le système scolaire québécois.

Une tâche pas toujours facile, car malgré les demandes répétées du milieu de l’éducation et même l’intervention du Vérificateur général du Québec, en 2005, aucune statistique récente sur la violence dans les écoles n’est disponible.

Les données inédites obtenues par le Journal sont troublantes. L’an dernier, plus de 2 000 agressions contre des enseignants ont été documentées à Montréal, à Québec ainsi qu’en Montérégie. Uniquement dans la métropole, plus de 400 agressions physiques et verbales ont été recensées, en 2010-2011, par l’Alliance des professeurs de Montréal.

Au cours des deux dernières années, 2 871 élèves de la Commission scolaire de Montréal ont d’ailleurs fait l’objet d’une sanction, comme une suspension, en raison de leur comportement violent.

 

Le portrait n’est guère plus reluisant ailleurs au Québec (voir image ci-contre) et le Journal a recueilli de nombreux témoignages d’enseignants vivant dans la peur.

Michel*, un professeur cumulant plus de 20 ans d’expérience, a été agressé à plusieurs reprises durant sa carrière.

«La population ne se doute pas, à quel point on vit, des choses difficiles, confie-t-il. J’ai été battu par un gang de rue et frappé en plein corridor. J’ai aussi été victime de cyberintimidation. Ce n’est pas toujours rose dans nos écoles.»

Des rapports n’ont rien changé

En 2009, le directeur du Groupe de recherche sur les environnements scolaires, Michel Janosz, avait sonné l’alarme lorsqu’il avait remis au ministère de l’Éducation deux rapports sur la violence dans les écoles primaires et secondaires.

«Ce rapport confirme une évidence: il y a de la violence dans les écoles […] violence envers les élèves, violence envers les enseignants, la violence se présente sous diverses formes», écrivait-il à l’époque, déplorant «l’inexistence au Québec d’une base de données fiable» sur le phénomène.

Deux ans plus tard, rien n’a changé, dénonce-t-il.

«Nous avons pourtant proposé au ministère de l’Éducation de faire un monitorage de la situation dans les établissements scolaires, dit-il. Ce sont plutôt les écoles qui ont hérité de cette tâche, sans les outils nécessaires. J’avais prévenu le ministère que ça ne marcherait pas.»

La peur au ventre

Pendant ce temps, les enseignants sont «laissés seuls à eux-mêmes» et ont «peur», dénoncent plusieurs syndicats d’enseignement.

«Nous ne sommes même pas capables d’avoir un portrait juste de la situation», critique Luc Ferland du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île, à Montréal.

«Les enseignants craignent que la direction d’école ne les prenne pas au sérieux ou qu’elle remette en question leur capacité de gestion de classe. Bon nombre de profs préfèrent donc se taire et vivre dans la peur», dit-il.

*: nom fictif

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Des témoignages troublants

MONTRÉAL: Agressée devant sa classe

Cinthia n’en croyait pas ses yeux lorsque son élève, un grand gaillard de secondaire V, l’a empoignée devant sa classe l’an dernier, furieux qu’elle lui ait confisqué son iPhone. «Il m’a tiré par le bras et je me suis retrouvée prise entre lui et mon bureau. Il m’a alors demandée en riant si j’avais peur, son visage n’étant qu’à quelques centimètres du mien», raconte-t-elle. Après l’avoir «engueulée», ce dernier a finalement quitté la classe, sous les yeux ébahis des autres élèves. Cinthia en a été quitte pour l’inflammation d’un nerf cervical ainsi qu’une bonne frousse. Son élève ne s’est toutefois pas arrêté là et a commencé à l’intimider sur Facebook. Ce n’est qu’après plusieurs demandes de Cinthia que la direction de l’école a finalement suspendu le jeune homme…pendant la période du temps des Fêtes.

THETFORD MINES: Poignardée avec un crayon

Fatigué d’attendre son tour pour pouvoir poser une question, un adolescent de Thetford Mines a poignardé son enseignante de trois coups de crayon, en octobre 2010. L’affaire a fait grand bruit à l’époque et l’enseignante ne s’en est toujours pas remise, malgré un long congé de maladie. Son syndicat a dû argumenter pendant des semaines avec la direction avant que l’élève ne soit changé d’école. Finalement, une plainte déposée à la police a accéléré le processus. Selon l’enseignante, la douleur ressentie a été si vive, qu’elle a cru sur le coup être frappée à l’aide d’un «couteau X-Acto». Encore aujourd’hui, elle éprouve des difficultés à enseigner.

MONTRÉAL: Battu par un gang de rue

Fort d’une expérience de plus de 20 ans dans le monde de l’éducation, Michel a été témoin à plusieurs reprises d’actes de violence au cours de sa carrière. Néanmoins, il ne pensait jamais un jour être victime d’un gang de rue. Un après-midi, à la sortie des classes, il surprend un groupe de jeunes qu’il ne connaît pas en train de passer à tabac un élève de l’école. Il s’interpose immédiatement. «J’ai tenté de leur faire peur avec ma grosse voix, mais ça n’a pas fonctionné. Je me suis couché sur l’élève pour le protéger et j’ai été frappé à sa place. Je n’ai jamais eu aussi peur.» Une fois sa triste besogne achevée, le gang a quitté la cour d’école et n’est jamais revenu.

OUTAOUAIS: Il casse le nez d’un autre élève

Enseignante au primaire, Valérie a perdu tous ses moyens lorsqu’un élève aux prises avec un grave trouble de comportement a pris le contrôle de sa classe. «Les parents refusaient toutes formes d’évaluations. Il faisait des crises toutes les semaines. Il frappait, grognait et lançait des chaises ou des pupitres. Il a même cassé le nez d’un autre élève», raconte-t-elle. L’élève a été retourné à la maison en milieu d’année scolaire, lorsqu’il a mordu le directeur qui tentait de le maîtriser pendant une de ses crises.

Hausse des demandes à la CSST

Deuxième groupe en importance au Québec en matière de violence en milieu de travail, les enseignants multiplient les demandes d’aide à la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST), depuis dix ans, observe un chercheur qui s’inquiète de l’importance du phénomène.

Le personnel du secteur de l’éducation est en effet celui qui fait le plus de réclamations à la CSST pour des lésions attribuables à la violence en milieu de travail, après le secteur de la santé.

«C’est très inquiétant», soupire Angelo Soares, professeur de sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Celui qui a mené plusieurs recherches sur le harcèlement psychologique affirme que le phénomène est «troublant», voire «choquant», et il presse les autorités "d’intervenir".

La pointe de l’iceberg

«On nous dit de ne pas nous inquiéter, car le nombre de réclamations a baissé depuis deux ans, mais, sur dix ans, la tendance est à la hausse et on reste les bras croisés», dénonce-t-il.

«En plus, ce n’est que la pointe de l’iceberg. Les données de la CSST ne montrent pas l’ampleur du phénomène. Beaucoup d’enseignants se taisent sur ce qu’ils vivent et ne vont pas contacter la CSST après une agression, car ils croient que c’est trop compliqué.»

«La population a de la misère à s’imaginer qu’il y a de la violence au primaire et au secondaire. Mais ça existe. Il faut faire de la prévention. Oui, les profs ont accès à des programmes d’aide aux employés quand ils sont victimes d’une agression. Mais quand ça arrive, le mal est déjà fait et c’est la preuve que la prévention n’a pas fonctionné.»

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