L’eau potable


C’est une bonne question. Alors des entreprises, des usines polluent l’eau, s’en sorte assez bien, alors que se battre contre eux pour respecter l’environnement, sont comme des épées dans l’eau (l’eau contaminée)
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L’eau potable

 

Il y a quelqu’un qui va devoir expliquer pourquoi vouloir de l’eau potable propre fait de nous activistes et pourquoi proposer de détruire l’eau avec des produits chimiques ne fait de vous des terroristes

Winona LaDuke Anishinaabe

Une commission scolaire condamnée à verser 15 000$ à un élève brûlé


Faut que jeunesse se passe, mais il arrive des malheureux événements auraient pu être évité avec de bonnes informations
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Une commission scolaire condamnée à verser 15 000$ à un élève brûlé

 

Le 26 février 2015, un élève de l'école... (Photo Robert Skinner, La Presse)

Le 26 février 2015, un élève de l’école secondaire Saint-Maxime a voulu faire une blague à son « grand ami » en lui lançant de l’hydroxyde de sodium dans les cheveux, explique la Cour du Québec dans un récent jugement.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

 

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

La Commission scolaire de Laval devra payer plus de 15 000 $ à un écolier brûlé jusqu’au cerveau par la solution chimique versée sur sa tête par un camarade de classe parce que son professeur de chimie a « banalisé » la dangerosité du produit, un ingrédient du Drano.

Le 26 février 2015, le mauvais plaisantin de l’école secondaire Saint-Maxime voulait faire une blague à son « grand ami » en lui lançant de l’hydroxyde de sodium dans les cheveux, explique la Cour du Québec dans un récent jugement.

L’élève l’avait volé dans son cours de chimie et croyait qu’il aurait l’effet d’une poudre à gratter.

Mais « il s’avère que l’hydroxyde de sodium est un produit très corrosif et toxique lorsqu’on y ajoute de l’eau », écrit le juge Richard Landry.

Et ce qui devait arriver arriva : pris d’une sensation de brûlure, la victime « met de la neige et de la glace à l’endroit d’où provient la douleur », amplifiant la blessure. « Le produit chimique atteint [son] cerveau », décrit la décision.

Après des semaines de traitements quotidiens et de douleurs, le jeune homme de 15 ans s’en est finalement sorti avec une plaque de peau sans cheveux sur son cuir chevelu, ainsi qu’un traumatisme psychologique.

RESPONSABILITÉ DE L’ÉCOLE

Au coeur du débat : la description qu’a faite le professeur de chimie Éric Berthiaume du produit chimique avant la mauvaise blague.

« La preuve prépondérante démontre que les consignes de sécurité concernant l’usage de l’hydroxyde de sodium sont loin d’avoir été aussi claires et précises que l’ont laissé entendre l’enseignant et la responsable des travaux pratiques », qui disaient en avoir expliqué les dangers aux écoliers, a écrit le juge Landry.

Le jeune plaisantin, lui, jurait que M. Berthiaume avait plutôt qualifié de « feeling weird » l’effet du produit sur ses doigts.

Si les élèves avaient été informés clairement « du caractère hautement corrosif et toxique » du produit, « jamais [l’adolescent] n’en aurait déversé sur la tête de son meilleur ami pour faire une blague ».

« Bien que son geste soit répréhensible, c’est la banalisation du produit qui est la cause déterminante de ce drame. »  Extrait de la décision

Résultat : 

« l’école a manqué à ses devoirs » et doit être tenue responsable des conséquences de la blessure.

Ces conséquences, écrit le juge Landry, vaudraient normalement une compensation de 20 000 $ : la victime a souffert et doit vivre avec « une plaie très apparente ». « D’un caractère plutôt enjoué, il déteste dorénavant les blagues et cela a engendré un mauvais caractère qu’on ne lui connaissait pas, détaille la décision. Il est plus nerveux et sa confiance en soi a été affectée. »

Mais comme sa famille a poursuivi aux petites créances, le juge Landry a dû diminuer la somme accordée à 15 000 $, le maximum prévu.

Dans une brève entrevue téléphonique, sa mère s’est dite satisfaite du jugement.

« Je suis allée devant la justice pour faire respecter les droits de mon fils et pour rien d’autre », a-t-elle affirmé, ajoutant que son fils continuait à vivre avec les conséquences de l’événement.

La Commission scolaire de Laval n’a pas voulu commenter le jugement.

Le mauvais plaisantin, lui, a été suspendu pour une semaine juste après les faits.

« Cet événement a mis un terme à sa grande amitié » avec la victime, selon son témoignage.

http://www.lapresse.ca/

Des polluants organiques retrouvés dans les abysses


Il n’y a vraiment pas de quoi à être fière si en plus de polluer la terre, le ciel, et même l’espace qu’en plus, cette pollution a atteint les profondeurs des abysses
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Des polluants organiques retrouvés dans les abysses

 

Même la fosse des Mariannes, le point le plus profond de la Terre, est polluée. Une pollution organique d'origine humaine, invisible à l'œil nu. © USFWS/Flickr.

Même la fosse des Mariannes, le point le plus profond de la Terre, est polluée. Une pollution organique d’origine humaine, invisible à l’œil nu. © USFWS/Flickr.

Par Valentine Delattre

Des crustacés prélevés dans des fosses océaniques entre 7.000 et 10.000 mètres de profondeur contiendraient des polluants créés par l’Homme, d’après des chercheurs britanniques.

FOSSES. La pollution humaine… atteint même les profondeurs insondables des océans. Des chercheurs de l’Université d’Aberdeen, au Royaume-Uni, ont détecté des polluants d’origine humaine dans des fosses de l’océan indopacifique. Ils ont collecté de petits crustacés appelés amphipodes dans la fosse des Kermadec, au large de la Nouvelle-Zélande (jusqu’à 10 kilomètres de profondeur) et dans la fosse des Mariannes. Située à l’est des îles Mariannes dans l’océan Pacifique, cette fosse est officiellement l’endroit le plus profond sur Terre : le plancher océanique y est situé à 11 kilomètres de profondeur. A titre de comparaison, le mont Everest culmine « seulement » à 8 kilomètres d’altitude

Dans ces deux fosses, les amphipodes contiennent de grandes quantités de polluants d’origine humaine, d’après les chercheurs. Ces derniers ont présenté leurs résultats, pas encore publiés, lors d’un colloque à Shangai (en Chine) le 8 juin 2016. Les polluants en question sont des composés organiques (contenant des atomes de carbone) persistants, donc très difficiles à éliminer. Leur nom : des polybromodiphényléthers (PBDE), des produits chimiques utilisés pour l’extraction pétrolière et pour ignifuger des matières plastiques et des textiles, suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Mais aussi des PCB (polychlorobiphényles), des composés industriels cancérigènes qui servaient à fabriquer du plastique, interdits dans de nombreux pays depuis la fin des années 1970 (en France, leur fabrication et leur utilisation est prohibée depuis 1987). Or ces polluants ont été retrouvés en grandes quantités.

Dans la fosse des Mariannes, les amphipodes contiennent 15 fois plus de PCB que ceux de la fosse des Kermadec, soit « encore plus que les estuaires de deux rivières parmi les plus polluées en Chine, la Rivière aux Perles et le Liao », d’après Alan Jamieson (coauteur de l’étude) sur le site internet de la revue scientifique Nature.

La fosse des Kermadec, quant à elle, remporte la palme des PBDE : ses habitants en contiennent 5 fois plus que ceux de la fosse des Mariannes. Une concentration plus élevée que dans les zones côtières de Nouvelle-Zélande, d’après les chercheurs.

« Tout est connecté »

« C’est vraiment surprenant de trouver des polluants aussi profondément dans l’océan et à des concentrations aussi élevées », s’étonne Jeffrey Drazen, chercheur en écologie marine à l’Université d’Hawaii.

En 2014, des chercheurs britanniques avaient trouvé des polluants organiques persistants comme des PCB dans des poissons des grands fonds. Mais les chercheurs s’étaient alors arrêtés à 2.000 mètres de profondeur.

Cette étude montrerait que « tout est bel et bien connecté » et que l’océan profond ne serait pas épargné par la pollution. Gravité oblige, tout ce qu’on jette à l’eau précipite au fond des océans, analyse Alan Jamieson : « Quand les polluants tombent dans les fosses, ils n’ont nulle part où aller. Alors ils s’accumulent. »

 Les chercheurs craignent un dérèglement de la « pompe à carbone » naturelle de l’océan : des bactéries qui, en consommant le dioxyde de carbone atmosphérique, contribuent à atténuer le changement climatique.

« Si ces activités sont affectées par toute cette pollution des grands fonds, je me demande ce qu’il adviendra du cycle du carbone en général… ».

Reste maintenant à attendre la publication de l’étude, pour vérifier le bienfondé de ses craintes.

http://www.sciencesetavenir.fr/

DES MÉDECINS SUSPECTENT UN PRODUIT CHIMIQUE DE MONSANTO


On a associé le virus Zika et la malformation crânienne des bébés, mais jusque-là, il n’y a pas de preuves scientifiques. Des médecins en Amérique du Sud, eux croient qu’il y a une coïncidence entre le produit chimique Monsanto ajouté à l’eau pour enrayer les moustiques qui donnent la dengue. Donc le virus Zika serait moins grave que la transmission de la dengue
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DES MÉDECINS SUSPECTENT UN PRODUIT CHIMIQUE DE MONSANTO

 

Des médecins suspectent un produit chimique de Monsanto

Au Brésil, un bébé de 4 mois atteint de microcéphalie, une grave malformation crânienne que les autorités du pays attribuent à l’infection des mères par le virus Zika.© Nacho Doce/Reuters

Le 12 février 2016
VANESSA BOY-LANDRY
@boylandry

Des médecins argentins et brésiliens écartent le virus Zika dans l’apparition de graves malformations crâniennes chez les nouveaux-nés au Brésil. Et mettent en cause l’utilisation d’un insecticide de Monsanto censé protéger de la dengue.

Le virus Zika ne serait pas à l’origine de la dramatique augmentation d’atrophies crâniennes et cérébrales des nouveaux-nés en Amérique du Sud. C’est ce qu’avance un groupe de chercheurs argentins, dans unrapport coordonné par le Dr Avila Vazquez, pédiatre spécialisé en néonatalogie, le 3 février dernier. Pourtant, avec 1,5 million de microcéphalies en quelques mois, le Brésil avait lancé l’alerte en novembre dernier, incriminant le virus transmis par les moustiques dans l’apparition de graves malformations congénitales et de troubles neurologiques.

« La détection de milliers de cas de malformations congénitales chez des enfants dont les mères, enceintes, habitent dans des zones où le gouvernement brésilien a ajouté du pyriproxifène à l’eau potable, ne relève pas d’une coïncidence, bien que le ministère de la Santé mette en cause le virus Zika dans ces dommages », commentent les médecins.

Le pyriproxyfene est un inhibiteur de croissance des larves de moustique, dont l’emploi est recommandé par l’OMS pour lutter contre la prolifération de la dengue. Les moustiques contaminés par l’insecticide disséminent eux-mêmes le poison qui, en provoquant chez eux des aberrations morphologiques ou fonctionnelles (malformations), les tue ou les rend stériles. Soit une technique d’autodissémination.

POUR LES CHERCHEURS ARGENTINS, LES MALFORMATIONS SONT APPARUES AVEC L’INSECTICIDE DE MONSANTO

Le pyriproxifène, insecticide fabriqué par une filiale japonaise de Monsanto (Sumitomo Chemical), et utilisé depuis dix-huit mois au Brésil, est donc mis en cause par le groupe de chercheurs qui notent par ailleurs que les précédente épidémies de Zika, maladie relativement bénigne (et moins dangereuse que la dengue) n’avaient pas causé jusque-là de malformations congénitales chez les nouveaux-nés, y compris dans des zones où 75% de la population étaient infectée. Ils font la corrélation entre l’emploi récent de ce produit chimique et le phénomène nouveau des microcéphalies dans le pays. Et rapportent que « sur 404 microcéphalies au Brésil, seulement 17 (4,2 %) étaient positifs sur le virus Zika ». 

 UNE ASSOCIATION BRÉSILIENNE POINTE LE DANGER ET L’INEFFICACITÉ DU CONTRÔLE CHIMIQUE DES MOUSTIQUES

Des conclusions que rejoignent les chercheurs d’Abrasco, une association scientifique sur l’évolution des politiques de santé publique au Brésil. Son rapport pointe la responsabilité probable du pyriproxifène dans l’apparition de microcéphalies. Et condamne la stratégie de contrôle chimique des moustiques qui, expliquent les chercheurs, pollue tant l’environnement que les personnes sans diminuer le nombre de ces insectes.  

L’Oms saura d’ici à quelques semaines si le virus Zika est responsable des microcéphalies et des troubles neurologiques (syndrome de Guillain-Barré), la preuve scientifique n’a pour l’heure pas encore été apportée.

http://www.parismatch.com/

L’air intérieur est plus nocif que l’air extérieur


Avec la température qui baisse et l’hiver qui s’en vient, il est préférable d’aérer à tous les jours notre intérieur, mais la pollution intérieure est vraiment un problème malgré tout, à cause des produits chimiques qui circulent dans les maisons. Une pollution qui est pire a l’intérieur qu’à l’extérieur
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L’air intérieur est plus nocif que l’air extérieur

 

 

nocivité air intérieur

© ThinkStock

On entend tous les jours des plaintes au sujet de la qualité de l’air extérieur. Mais saviez-vous que l’air que nous respirons dans nos rues est bien moins pollué que l’air circulant dans vos maisons ?

C’est une certitude. Confirmée par un rapport parlementaire de janvier 2008, puis par le Haut Comité de santé publique (HCSP) en janvier 2009, qui affirmait :

« Les concentrations de très nombreux polluants y sont plus importantes qu’à l’extérieur. »

En ville, comme à la campagne, ceux qui s’imaginent encore à l’abri des agressions une fois refermée la porte de chez eux se trompent lourdement : on recense notamment 300 produits chimiques dans les domiciles ! Même faire le ménage peut rendre malade ! Car on utilise de plus en plus de produits ménagers très sophistiqués, trop agressifs et concentrés.

Pourquoi cette pollution ?

Matériaux de construction, mobilier, peintures, produits d’entretien et de bricolage, cosmétiques, etc., tous les produits de consommation courante contiennent des substances chimiques qui se répandent allègrement dans l’atmosphère des habitations.

« Nos logements étant de mieux en mieux isolés, pour cause d’économies d’énergie, nous y sommes davantage exposés car l’air y est plus confiné », souligne Ludivine Ferrer, directrice de l’Asef, qui rassemble près de 2 500 médecins préoccupés par ces problèmes.

Et ce, même si on aère bien. Les insecticides, par exemple, restent plus longtemps en suspension dans l’air de la maison qu’à l’extérieur. Et quand on se met de la laque le matin, on asperge sa maison de redoutables composés organiques volatils (COV).

http://www.topsante.com/

Le Saviez-Vous ► 7 aliments qui ne valent pas la peine d’être achetés bio


L’alimentation bio est très populaire pour ceux qui veulent éviter les produits chimiques employer sur les plants et fruits. Donc qui dit bio, dit payer plus cher. Pourtant, il semble qu’on étiquette facilement bio sur des aliments qui n’ont pas vraiment de risques pour le consommateur
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7 aliments qui ne valent pas la peine d’être achetés bio

 

Le bio est tendance depuis déjà une vingtaine d’années, avec ses promesses de saine alimentation et de meilleure santé pour seulement quelques cents ou dollars de plus. Mais après des années à passer les étiquettes au peigne fin et à essayer différents produits, nous en sommes venus à la conclusion que le bio n’est pas toujours meilleur. En fait, selon la Columbia University, une étude menée en 2012 aurait révélé que les aliments bio ne présentaient pas d’avantage significatif d’un point de vue nutritionnel et n’aidaient pas à réduire le taux d’incidence du cancer.

Nous ne disons pas que limiter votre exposition aux pesticides, hormones et autres produits chimique est une mauvaise chose, mais vous n’avez certainement pas besoin de vous plier en quatre pour trouver une alternative bio et plus coûteuse à tous les aliments.

Voici donc une liste d’aliments qui ne valent pas la peine d’être achetés bio selon Kitchen Daily:

Le sirop d’érable

Le sirop d’érable biologique est vendu à un prix exorbitant, mais mieux vaut épargner quelques dollars et acheter le produit conventionnel, a dit Carolyn Dimitri, professeure associée en alimentation à l’université de New York, à Real Simple.

«Le sirop d’érable est généralement récolté en forêt. On n’y retrouve d’ordinaire ni pesticides ni fertilisants, peu importe si l’étiquette indique « bio » ou non».

La noix de coco

Les produits de la noix de coco – huile, eau, lait – jouissent d’une grande popularité ces temps-ci, en particulier en raison de l’engouement pour le régime paléo. Mais nul besoin de dépenser des fortunes en produits bio, puisque plusieurs études démontrent que les produits de la noix de coco – même ceux utilisant toutes les parties du fruit, incluant l’écorce – contiennent très peu de pesticides, et parfois même aucun.

Les produits emballés

Ce ne sont pas juste les produits frais qui peuvent porter l’étiquette bio, de nombreux produits transformés et emballés se prétendent aussi bio. Mais ne vous laissez pas duper: selon le Wall Street Journal,

«les produits emballés perdent beaucoup de leur valeur nutritive après la cuisson et la transformation».

Le saumon

Les consommateurs consciencieux prennent le temps de vérifier la provenance des produits d’origine animale. Choisir le poisson bio peut donc paraître une bonne idée. Mais pas nécessairement, rectifie la Fondation David Suzuki. Actuellement au Canada, la régulation entourant le saumon bio est plutôt laxiste. Donc vous pourriez aussi bien payer plus cher et quand même être exposé à des pesticides.

Les herbes séchées

«Les herbes et épices constituent une partie tellement minime de notre alimentation que ça ne vaut pas la peine de se soucier de savoir si elles sont bio ou non», a indiqué au Dail Mail la docteure Sarah Schenker de la British Nutrition Foundation.

Les ananas

Voilà un autre aliment duquel on ne mange pas la peau, donc pas besoin de dépenser pour des ananas biologiques. Tout comme les avocats, les ananas font partie de la liste des 15 aliments «propres» de l’Environmental Working Group, c’est-à-dire que ce sont les aliments qui contiennent le moins de pesticides d’après le Département de l’Agriculture des États-Unis et la Food and Drug Administration (FDA).

Les avocats

Les avocats ont une peau très épaisse que la plupart des pesticides ne peuvent pas pénétrer. À moins que vous ne mangiez l’écorce ou léchiez l’extérieur de l’avocat, vous ne craignez donc rien. De plus, les avocats bio ont une durée de vie inférieure aux avocats réguliers et pourriront beaucoup plus vite.

http://quebec.huffingtonpost.ca

La nouvelle malbouffe


J’ai trouvé les descriptions des nouvelles saveurs de la malbouffe très convaincante pour être dégoutée juste en lisant. Mais aussi, une horreur que quasi tout ce qu’on achète à l’épicerie est tout sauf bon pour la santé
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La nouvelle malbouffe

 

La malbouffe n’est plus ce que vous croyez.

Certes, les hamburgers dégoulinants de graisse, les frites saturées d’huile surchauffée et autres morceaux de poulet reconstitués font toujours partis du tableau des horreurs alimentaires mais la nature même de la malbouffe, celle qui nous engraisse et nous rend gravement malade, a changé.

Aujourd’hui, la vraie malbouffe est tous les jours dans nos assiettes.

Elle mélange des dizaines de produits chimiques- dont certains cancérigènes- sans que jamais vraiment personne n’ait mesuré l’effet d’accumulation dans nos organismes.

La nouvelle malbouffe se cache derrière le nom de produits impossibles à lire, est conçue en laboratoire, repose sur un redoutable assemblage de saveurs artificielles, à l’odeur de notre enfance, à le pouvoir de brouiller notre sens critique, est vendue par des champions du marketing et crée une forme d’addiction.

SAVEURS

Le phénomène n’est pas récent, il date de l’introduction dans notre alimentation de produits conditionnés par les géants de l’agro-alimentaires.

Des produits qui ne coutent pas grand chose à produire et dont la vente rapporte.  Ils représentent aujourd’hui la vaste majorité des étalages de vos supermarchés.

En gros, une fois élimé les fruits, les légumes et les produits frais, ils occupent tout le reste.

Ce qui est nouveau par contre, c’est cette course en avant des fabricants à renouveler sans cesse son offre.

L’idée est simple : sous le prétexte d’un nouveau format, de nouvelles saveurs, vous vendre un aliment qui, justement, en est de moins en moins un.

CHIPS

Aux États-Unis, le phénomène à une ampleur considérable. Mais que l’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas d’une tendance uniquement américaine.

L’envahissement de nos assiettes par la « frankein-food  »  va de pair avec la pandémie d’obésité. Et la planète entière est touchée.

Parmi ses nouveaux produits, les chips New Flavor  Lay’s (une marque de produits apéritifs qui appartient au géant Pepsico).

Le concept consiste à produire des chips – artificiellement – aromatisés avec les parfums les plus fous et suite aux suggestions décalées des fans du produit.

Pourquoi ? Pour attirer un public plus jeune (des consommateurs pour la vie) et capter l’attention des médias sociaux (publicité gratuite).

Après un coup d’essai il y a quelques mois, Lay’s vient de sortir ces nouveaux produits. Que, par curiosité, j’ai décidé de tester pour vous.

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SALSA MANGUE

Pour ma petite expérience gustative, j’ai demandé à mes enfants, deux adolescents, de me seconder puisque ils correspondent plus ou moins à la cible de Lay’s.

L’idée était de se concentrer sur l’odeur à l’ouverture, le premier sentiment en bouche, l’évolution du goût puis l’impression une fois avalée.

Nous avons décidé de débuter par les chips Salsa Mangue.

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Ce sont à priori les chips qui nous étonnent le moins. Les mélanges de sauces salsa sont très populaires aux USA et nous avons déjà dégusté – et aimé – plusieurs d’entre elles à la mangue.

A l’ouverture de paquet s’échappe un léger fumet d’orange.  En bouche, on retrouve d’abord – et presque exclusivement – la mangue. Du moins, une mangue outrancière, complètement artificielle et bien trop douce.

En quelques secondes, le premier sentiment disparait pour être remplacé par un mélange écoeurant d’ail et d’asperges. Du moins, je crois.

Mais le vrai problème est dans la consistance de la chips. Aucun croustillant, pire très rapidement, nous avons tous les trois le sentiment d’avoir un morceau de carton en bouche. Je n’exagère pas, la chips a vraiment la consistance du papier mâché.

Une fois avalée, mauvaise surprise, la chips continue de nous « habiter ». Du moins, ce sentiment de s’être brossé les dents avec du dentifrice à l’oignon. Une pâte à dent périmée en plus.

Plusieurs verres d’eau seront nécessaires pour libérer nos papilles gustatives. Et le plus fou, c’est la Salsa Mangue est la meilleure du lot.

BACON MAC & CHEESE

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Honnêtement, ce test a failli s’arrêter à l’ouverture du paquet. L’odeur qui s’en dégage m’a retourné le coeur et j’ai bien failli devoir me précipiter dans les toilettes pour vomir.

Un mélange repoussant de gras et d’odeur de pieds. Pas la petite odeur après une chaude journée mais celle de compétition, du gars qui ne s’est pas changé de chaussettes pendant trois semaines. Et qui n’a pas pris de douche non plus.

L’idée de mettre une de ces chips en bouche est repoussante. Mais justement, c’est ce qui fait rire mes enfants.

La première impression confirme l’odeur. Ce n’est pas du bacon mais directement un morceau de couenne, du gras pur que l’on aurait fait rissoler dans gras double. L’envie de cracher est – je crois- contournée par une quantité phénoménale de sel. Tellement que peu à peu, vos papilles gustatives ne sont pas en mesure de sentir autre chose.

Du moins pour quelques secondes, car ensuite, le « fromage » attaque. J’ai honte d’utiliser le terme de fromage moi qui suis un véritable amateur.

Là, immédiatement, on visualise un filament jaune et synthétique, celui qui sort des « bombes à fromage ».

Comme celui-ci :

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Si la consistance est meilleure que celle de la salsa mangue, son arrière-goût est encore plus étrange. Peut-être celui qui consisterait à un morceau de savon aromatisé à la graisse de porc ?

CAPPUCCINO

Nous avons donc gardé le « fleuron » de la nouvelle collection pour terminer. La chips aromatisé au Cappuccino.

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L’emballage nous apprend que la création a été envoyé par Chad Scott, un résident de la banlieue de Las Vegas et, dit-il, un accro des chips et du café.

A l’ouverture, le fumet qui s’échappe du paquet est clairement celui du cappuccino. On se croirait dans un Starbucks. Un Starbucks sans système d’aération tellement le tout est saturé.

En bouche, c’est l’horreur. Instantanée.

D’abord, le sentiment de prendre une bouchée de sucre en poudre.

Ici, si le salé a été remplacé par le doux, la quantité reste la même. On ne fait pas dans la dentelle. Ce n’est plus un produit apéritif, c’est un dessert. Un que l’on donnerait comme punition.

D’ailleurs, mon plus grand, se refuse d’aller plus loin.

Il faut dire que rapidement le sucre est remplacé par la « fameuse » saveur cappuccino. Un goût à vous dégouter à tout jamais de l’idée même de rentrer dans un Starbuck.

Imaginez un mélange qui aurait brûlé de café instantané, de lait qui aurait tourné et de pomme de terre rance. Le tout dominé par de la cannelle. Et du sucre. Encore et encore…

Une fois péniblement avalées, les chips cappuccino continuent à vous habiter. Vos doigts, vos lèvres, votre langue, votre bouche, votre haleine. Tout se retrouve contaminé par une odeur écoutante.

Donner une « note » au produit est tout simplement impossible. Du mois, sauf si l’on décide de vanter ses qualités répulsives.

GLACE

En réalité, le pire de l’expérience se déroule après l’étape de « dégustation ». Pendant plus de trente minutes – effet placebo ou pas – nous avons eu des nausées et des crampes d’estomac. Deux phénomènes que l’on retrouve parfois associés à la combinaison et l’ingestion de certains produits chimiques que l’on retrouve dans notre alimentation quotidienne.

Les frites Lay’s ne sont pas une exception. Il y a quelque jour, une mère de famille américaine a constaté qu’une glace de marque Walmart ne fondait jamais.

Oui, vous avez bien lu : une crème glacée, placée toute la journée au soleil du mois de juillet, ne fond pas. Pourquoi ? La présence de conservateurs et autres arômes artificiels.

Des produits chimiques vendus à bas prix que nous ingurgitons du matin au soir, sans vraiment nous préoccuper de leur origine et  leurs effets à long terme.

Pourtant l’enjeu est de taille : la survie, la santé et le bien-être de l’espèce humaine

William Reymond

http://blogues.journaldemontreal.com/