Le Saviez-Vous ► 35 mythes sur la santé très répandus qui méritent de disparaître


Avec le temps, il y a beaucoup de croyances sur la santé et avec les réseaux sociaux, ces mythes sont plusieurs fois partager. Bien que la science ne peut pas tout affirmer comme faux ou vrai, bien des points doivent faire une mise à jour.
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35 mythes sur la santé très répandus qui méritent de disparaître

 

Mythe sur la santé : le jus de fruit est meilleur que les boissons gazeuses.

iStock/sturti

Par Charlotte Hilton Andersen, RD.com

Votre mère disait que les carottes donnent de bons yeux : elle avait tout faux! Des spécialistes font le point sur ces mythes soi-disant santé qu’on vous a rabâchés toute votre vie.

 

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Mythe : les déodorants peuvent causer le cancer

« Cela fait un titre accrocheur, mais quelques chercheurs ont employé des techniques montrant une corrélation et non un lien causal – et c’est une énorme différence. Les humains et le monde où nous vivons sont très complexes : il est donc improbable qu’un seul comportement suffise à causer le cancer. Ce qui est en jeu, c’est sans doute un mélange composite d’héritage génétique, et de facteurs environnementaux et comportementaux. De plus, les études de suivi n’ont pu confirmer le lien établi. » Amsden

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Mythe sur la santé : les carottes améliorent la vuei

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Mythe : les carottes améliorent la vue

« Même si les carottes sont excellentes pour combler un petit creux, et qu’elles contiennent du béta-carotène, un précurseur de la vitamine A, la conversion de celui-ci en vitamine A dans l’organisme est limitée. En Amérique du Nord, presque tout le monde a de la vitamine A stockée en abondance dans le foie. Et même si nous y ajoutons des suppléments de béta-carotène ou de vitamine A, cela ne modifiera en rien ‘l’erreur de réfraction de l’œil’ ou l’ordonnance pour de nouvelles lunettes dont vous avez besoin pour y voir clair. » Jeff Anshel, docteur en optométrie, membre de l’Académie américaine d’optométrie, E Street Eyes et fondateur de la Ocular Nutrition Society.

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Mythe : L’eau en bouteille est meilleure que l’eau du robinet

« Les ventes mondiales d’eau embouteillée ont explosé ces dernières décennies à cause du préjugé douteux selon lequel l’eau de source est plus saine et plus propre que l’eau qui sort du robinet. L’eau en bouteille n’est ni pire ni meilleure que l’eau du robinet puisqu’à plus de 50 pour 100, ce n’est que… de l’eau du robinet. En outre, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) publie des données détaillées sur la qualité de l’eau, que l’industrie de l’eau embouteillée se garde bien de vous transmettre. » Dr Morton Tavel, professeur émérite de médecine clinique, Faculté de médecine de l’Indiana

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Mythe : il faut mettre du beurre ou de la glace sur une brûlure

« Les dommages causés par une brûlure sont dus en grande partie à la réaction inflammatoire cutanée. Le meilleur moyen de limiter l’enflure de la peau brûlée est de l’immerger immédiatement dans l’eau froide. Logique, non ? Cela soulage, et le corps sait comment se protéger. Par contre, le beurre va répandre très efficacement la chaleur, ce qui fera pire que mieux. Quant à la glace, elle peut endommager les cellules et on a aussi montré qu’elle aggravait les brûlures. » Dr Amy Baxter, urgentiste en pédiatrie, fondatrice des laboratoires MMJ

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Mythe : on peut purifier l’organisme avec des « régimes détox »

« Les gens sont obsédés par l’idée de trouver une cure rapide qui va traiter tous leurs problèmes de santé, mais le problème, c’est qu’elle n’existe pas. Les soi-disant cures détox à base de jus ou autres liquides n’ont pas ces pouvoirs exceptionnels de vous aider à perdre du poids tout en clarifiant votre teint, ou même en purgeant votre système de ses toxines – c’est le travail de votre foie, et il remplit très bien son office. Au lieu de chercher un régime détox éclair, essayez d’intégrer à vos habitudes de vie quelques changements modestes mais significatifs. Mon plan détox favori est de mettre à mon agenda un voyage de plein air dans un lieu où la réception sur cellulaire est mauvaise. » Elizabeth Trattner, spécialiste en acupuncture (AP), docteure en médecine orientale et intégrative

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Mythe sur la santé : le vaccin contre la grippe peut vous donner la grippe.

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Mythe : le vaccin contre la grippe peut vous donner la grippe

« Les virus contenus dans le vaccin ont été tués : ils sont donc inactifs, et le vaccin ne peut donc pas vous donner la grippe. Il peut y avoir de faibles effets secondaires, comprenant sensibilité, rougeur ou enflure au point d’injection; faible fièvre et/ou de la douleur. Ces effets apparaissent peu après l’injection et durent généralement un ou deux jours. Chez la majorité des personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe, celuici n’a entraîné aucun problème sérieux. » Jeremy Blais, docteur en pharmacie, CVS Pharmacy

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Mythe : les humains utilisent seulement 10 pour 100 de leur cerveau

« C’est absolument faux. Nous utilisons la totalité de notre cerveau la majeure partie du temps. Par exemple, une tâche simple comme se servir un verre d’eau exige une activité neuronale dans cinq zones distinctes du cerveau, pour signaler la soif, coordonner les mouvements, donner le signal de satiété et se tenir debout pendant toute l’opération. Si une tâche si ordinaire exige tant d’efforts et de coordination, imaginez quelle quantité de matière grise la mécanique quantique met à contribution! En conclusion, nous utilisons une grande partie de notre cerveau pour la plupart des tâches, simples ou compliquées. » Dr Abhishiek Sharma, praticien en neurochirurgie à Scottdale, Arizona

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Mythe : sortir les cheveux mouillés va vous rendre malade

« C’est le virus, et non l’air froid, qui vous rend malade. Sans exposition au virus du rhume, vous pouvez sortir par un froid intense, les cheveux dégoulinants, et il sera impossible que vous vous enrhumiez. En fait, il existe de nos jours une catégorie entière de personnes qui recherchent le froid pour améliorer immunité et performance. Y a-t-il une corrélation? Oui. Mais selon des recherches récentes, c’est parce que le rhinovirus, qui cause le rhume ordinaire, prolifère par basses températures. Mais le froid en lui-même ne cause pas le virus. » Amsden

Une autre raison de la prévalence du rhume en hiver, c’est que les gens ont tendance à rester plus souvent à l’intérieur, ce qui implique plus de contacts avec les autres, plus de temps passé dans un air recyclé, donc plus d’exposition au virus du rhume..

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Mythe sur la santé : si vous avez l’esprit logique, vous êtes « cerveau gauche » ; les artistes sont « cerveau droit ».

iStock/Geber86

Mythe : si vous avez l’esprit logique, vous êtes « cerveau gauche » ; les artistes sont « cerveau droit »

« Aucune preuve significative n’étaye la croyance populaire selon laquelle les personnes logiques utilisent l’hémisphère gauche, et les personnes créatives, l’hémisphère droit. Ce mythe persistant est fondé sur les premières opérations chirurgicales sur des patients épileptiques : dans le but d’attribuer des fonctions distinctes à différentes parties du cerveau, on a déterminé que l’information visuospatiale était mieux traitée dans l’hémisphère droit, tandis que l’information verbale était mieux traitée dans l’hémisphère gauche. Mais des scanners du cerveau sur des sujets sains ont montré que les activités logiques aussi bien que créatives provoquent l’activation de réseaux neuronaux situés autant dans l’hémisphère gauche que dans le droit. » Sharma

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Mythe : il faut boire huit verres d’eau par jour

« Vous devez boire à votre soif, et non pour vous plier à une quantité de verres fixée arbitrairement. L’hydratation de votre peau vous préoccupe? Dites-vous qu’il faudrait que vous soyez drastiquement et dangereusement déshydraté(e) (une privation d’eau de plusieurs jours) avant que votre peau montre des signes de détresse. La peau se dessèche beaucoup plus vite pour des raisons externes (faible humidité ou hydratation), que pour des raisons internes. Dr Neal Schultz, dermatologue à New York, fondateur de DermTv.com et créateur de BeautyRx.

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Mythe : la dysfonction érectile, c’est psychologique

« La dysfonction érectile n’est pas ‘’entièrement dans la tête’’, et peut être l’indice de problèmes plus graves, comme une maladie vasculaire. Les chercheurs ont établi des liens solides entre la DE et le diabète, le taux élevé de cholestérol, le tabagisme, l’hypertension, l’obésité et les maladies cardiaques. Ce n’est pas une situation dont on se sort par la pensée positive. »

Dr Harland Thomas Holman, médecin au Spectrum Health Medical Group

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Mythe sur la santé : les vaccins, c’est seulement pour les enfants.

iStock/gpointstudio

Mythe : Les vaccins, c’est seulement pour les enfants

« Être adulte ne veut pas dire qu’on en a fini avec les vaccins. L’injection contre le tétanos a été mise à jour pour y inclure le vaccin contre la coqueluche, recommandé tous les 10 ans. Si le tétanos est rare, les épidémies de coqueluche sont en augmentation, et la prévention devient particulièrement importante si vous avez de jeunes enfants dans la famille. Toute personne qui fume, qui a une maladie cardiaque chronique ou qui a plus de 65 ans devrait envisager le vaccin contre la pneumonie et contre le zona. Et n’oubliez pas le vaccin annuel contre la grippe. » Holman

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Mythe : si vous pouvez marcher dessus, il n’y a rien de cassé

« Si, après une blessure, vous pouvez bouger le pied, la cheville ou une autre partie du corps et marcher, cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de fracture. Les ligaments, les tendons et les muscles tiennent les os ensemble, donc un os cassé peu encore participer au mouvement. Mais marcher avec un os brisé peut dans certains cas provoquer un déplacement ou une division qui nécessitera une correction par un chirurgien orthopédiste, avec pose d’un plâtre ou parfois même une opération chirurgicale. » Dr Steven Neufeld, chirurgien orthopédiste aux Centers for Advanced Orthopaedics

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Mythe sur la santé : les crèmes solaires donnent le cancer.

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Mythe : les crèmes solaires donnent le cancer

« Certains patients croient que les produits chimiques contenus dans les écrans solaires peuvent causer le cancer. Pourtant, cela n’a jamais été prouvé, et les études qui lient les deux sont largement douteuses. Si on analyse un échantillon de personnes, celles qui mettent de la crème solaire risquent beaucoup plus d’avoir un cancer de la peau et ont des types de peaux plus clairs. Ces personnes sont donc naturellement sujettes au cancer de la peau et mettent de la crème solaire parce qu’elles attrapent facilement des coups de soleil. Ce qui ne veut pas dire que la crème cause le cancer, mais que sans crème, elles auraient un taux de cancer de la peau encore plus élevé !» Dr Eric Meinhart, dermatologue chez California Dermatology Specialists

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Mythe : faire craquer ses jointures peut donner de l’arthrose

« Des recherches récentes ont été incapables d’établir un lien entre l’arthrose et le craquement des jointures. La plupart des études plus anciennes sur le sujet se basaient sur l’auto-évaluation par les participants de leurs habitudes en ce domaine pendant un bon nombre d’années, établissant ensuite une corrélation avec l’apparition de l’arthrose. Mais les études fondées sur la mémoire des gens ne sont jamais très fiables, et le risque d’arthrose augmente naturellement avec l’âge. » Amsden

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Mythe : on marche mieux pieds nus

« C’est maintenant une tendance très répandue d’affirmer que ne pas porter de chaussures est bon pour les pieds. Sauf que ce n’est pas nécessairement vrai. Marcher pieds nus peut exposer vos pieds aux coupures, aux égratignures, aux blessures et même aux mycoses des ongles. » Neufeld

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Mythe sur la santé : un régime sans gluten vous aidera à perdre du poids.

Lolostock/Shutterstock

Mythe : un régime sans gluten vous aidera à perdre du poids

« Les seules personnes à avoir besoin d’un régime sans gluten, ce sont celles qui ont reçu un diagnostic de maladie coeliaque. Les malades soumis à un régime sans gluten perdent du poids à cause des aliments éliminés de leur alimentation, ce qui fait baisser leur apport calorique quotidien. » Suzanne Fisher, maître en sciences, diététicienne et nutritionniste agréée, consultante en nutrition chez Fisher Enterprises.

Cette diminution des calories peut en fait avoir un impact négatif sur votre santé. À moins d’avoir une intolérance au gluten, éviter le gluten n’a aucun avantage pour la santé.

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Mythe : si vous avez eu la grippe cet hiver, vous ne l’attraperez pas une autre fois

« Mais s’agissait-il de la grippe ou d’un autre virus? De plus, il existe chaque année plusieurs souches de grippe en circulation, et être contaminé(e) par une souche ne vous protège pas des autres. » Dr Daniel McGee, pédiatre à l’Hôpital pour enfants Helen DeVos

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Mythe sur la santé : il faut se rincer la bouche après s’être brossé les dents

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Mythe : il faut se rincer la bouche après s’être brossé les dents

« La plupart des pâtes dentifrice contiennent une dose de fluor qui aide à combattre la formation des caries en reminéralisant l’émail dentaire. Si vous vous rincez la bouche avec du rince-bouche ou de l’eau, vous ne laissez pas aux ingrédients actifs le temps d’agir, et vous n’en tirez pas tout le bénéfice. Trop de mes patients ont ce problème et ils me regardent d’un air outré quand je leur dis que pendant presque toute leur vie, ils ont fait les choses de travers. » Eugene Gamble, chirurgien parodontiste

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Mythe : les glucides font grossir

« Beaucoup de gens évitent les glucides pour tenter de perdre du poids, mais ceux-ci ont leur place dans un régime alimentaire équilibré et ils sont indispensables, surtout si vous faites de l’exercice. L’important, c’est le type d’hydrate de carbone. Par exemple, les grains entiers comme l’avoine, l’orge, les pâtes de blé entier, le pain et le riz brun, ainsi que les fèves et les lentilles apportent une incroyable quantité de fibre, de vitamines et de minéraux. Sans mentionner que ces types de glucides aident à abaisser les risques de maladie cardiaque, de diabète, de certains cancers et du syndrome métabolique. Et ils contribuent aussi à maintenir un poids santé. » Kim Melton, diététiste agréée.

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Mythe : si on fait de l’exercice, on peut manger ce qu’on veut

« En matière de perte et de maintien du poids, le régime est roi. Bien des personnes prennent prétexte de l’exercice pour se disculper d’avoir succombé à la malbouffe. Malheureusement, la plupart des gens (et les machines d’exercice) ont tendance à surestimer le nombre de calories brûlées pendant une séance, ce qui leur donne le faux sentiment de ‘’pouvoir manger n’importe quoi’’, avec la prise de poids qui s’ensuit inéluctablement. Si vous voulez vraiment perdre du poids, vous devez analyser sérieusement votre alimentation et faire le virage vers les aliments riches en nutriments; l’exercice seul ne suffit pas. » Tory Tedrow, diététiste agréée, CNSC (clinicienne certifiée en soutien nutritionnel), directrice de la nutrition pour ContentChecked

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Mythe : le secret d’un ventre plat, ce sont les abdos

« On ne peut pas cibler une zone précise du corps pour la tonifier ou y brûler un excès de graisse. À eux seuls, les redressements assis et le travail sur les abdos n’ont pas fait la preuve de leur efficacité pour donner un ventre plat, mais un régime alimentaire équilibré associé à un programme d’exercices vous fera perdre du poids sur l’ensemble du corps, et vous verrez votre ventre devenir plus plat. »Jessica Arber, entraîneuse privée et directrice certifiée de la mise en forme en milieu de travail

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Mythe : les suppléments probiotiques peuvent guérir tous les maux de ventre

« Il n’y a aucune étude scientifique à l’appui de la plupart des bienfaits revendiqués par l’industrie des suppléments probiotiques. Les patients ont plutôt intérêt à ajouter simplement à leur alimentation des produits fermentés – yogourt, kéfir et kombucha – plutôt que d’acheter ces suppléments ruineux. » Dr Neil Stollman, gastroentérologue dans la région de San Francisco Bay

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Mythe sur la santé : la toxicomanie est une preuve de faiblesse, de manque de maîtrise de soi.

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Mythe : la toxicomanie est une preuve de faiblesse, de manque de maîtrise de soi

« L’accoutumance est une maladie chronique du cerveau. Elle a été reconnue comme telle par l’Association médicale américaine (AMA) et d’autres organismes médicaux depuis 1987. Cette maladie n’a rien à voir avec la moralité ou le choix personnel : elle est plutôt liée à la chimie du cerveau. L’accoutumance créé des changements dans le cerveau, qui affectent la prise de décision et le contrôle de soi d’un individu. » Joseph Garbely, docteur en ostéopathie, directeur médical et vice-président des services médicaux aux Caron Treatment Centers

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Mythe : des petits repas échelonnés tout au long de la journée valent mieux que trois gros repas

« En ce qui concerne vos repas, le facteur le plus important n’est pas leur nombre mais l’équilibre des macronutriments dans chacun d’eux. Idéalement, il vous faut plus de 50g par jour de fibres végétales. C’est plus essentiel que de ‘’garder un bon taux de sucre dans le sang’’ en faisant des petits repas. L’objectif principal, c’est d’assurer le bien-être de ses intestins grâce à des repas riches en macronutriments, dont les fibres végétales et les bons gras. » Stella Metsovas, nutritionniste et auteure de Wild Mediterranean

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Mythe : le savon en pain est un nid à bactéries ; le savon liquide est plus propre

« Les gens pensent que les savons en pain sont sales et abritent des germes, mais aucune étude fiable ne le prouve. Cependant, certaines marques de savon peuvent être irritantes pour la peau parce qu’elles contiennent des ingrédients nettoyants agressifs qui privent la peau de ses huiles et de ses graisses naturelles. L’important, c’est ce que le savon contient et non sa forme solide ou liquide. » Dr Terrence Keaney, spécialiste en dermatologie pour Dove

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Mythe : les aliments mangés après 20 h se transforment directement en graisse

« Ce ‘’truc de régime’’ est une fable; les aliments absorbés le soir ne sont pas métabolisés différemment des autres. Peut-être est-ce juste un moyen de vous dissuader de manger des aliments malsains le soir, au moment où la fatigue émousse vos bonnes résolutions. Par contre, je recommande fortement une collation santé avant le coucher aux personnes qui essaient de perdre du poids. » Shawn M. Talbott, docteur en sciences, spécialiste en nutrition certifié, biochimiste nutritionnel et auteur de Best Future You

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Mythe : le sexe oral et anal sont une alternative sûre aux relations sexuelles classiques

« Les pratiques sexuelles orales et anales sont des comportements à risque pour plusieurs raisons. Le papillomavirus humain (VPH), l’infection sexuellement transmissible la plus commune, se transmet par le sperme. On sait que le VPH peut causer le cancer du col et du pénis, mais il peut aussi causer le cancer de l’anus, de la bouche et de la gorge. D’autres infections sexuellement transmissibles, comme la gonorrhée, peuvent aussi se développer dans la bouche et la gorge. De plus, le sexe anal à répétition peut endommager les muscles qui aident à contrôler la défécation, causant un état nommé le prolapsus anal, où une partie du rectum glisse en dehors de l’anus.» Dr Elyse Watkins, professeure adjointe en études d’assistanat médical à l’Université de High Point

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Mythe sur la santé : les enfants sont les meilleurs dormeurs.

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Mythe : les enfants sont les meilleurs dormeurs

« L’expression archiconnue ‘’dormir comme un bébé’’ fait du sommeil de l’enfant la quintessence même du dodo paisible. Mais le corps de l’enfant a pourtant des défis particuliers à relever pour respirer pendant le sommeil. L’organisme en croissance n’a pas encore développé de larges amygdales et une langue suffisamment volumineuse, ce qui peut causer des difficultés respiratoires durant la nuit. Des facteurs comme le régime alimentaire, l’utilisation de tasse à bec verseur, la durée de l’allaitement maternel et des allergies peuvent aussi avoir une influence sur la qualité du sommeil de l’enfant. » Dr Mark Burhenne, docteur en chirurgie dentaire, auteur de The 8-Hour Sleep Paradox

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Mythe : le chocolat est un aliment santé

« Croquer un carré de chocolat noir procure de bons antioxydants, mais si on force la dose, le tableau est différent car les effets nuisibles vont peser plus lourd que les avantages. Le chocolat est hélas l’un de ces aliments-réconfort qui invitent aux abus. Comme il est riche en gras et en sucre, il n’est évidemment pas à ranger dans les trucs miracle pour perdre du poids. Si vous désirez profiter des bienfaits des antioxydants (et du goût sublime) sans contrarier vos efforts pour maigrir, limitez-vous à un carré par jour de chocolat noir, à 70 pour 100 de cacao solide au minimum. » Dr Robert Zilter, membre du Collège des médecins américains (FACP), membre de l’Académie américaine de pédiatrie (FAAP), spécialiste de l’obésité au Scottdale Weight Loss Center.

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Mythe : les talons hauts sont mauvais pour les pieds

« Porter des talons hauts sans discontinuer peut raccourcir vos tendons d’Achille, et causer de la douleur et des blessures. Cependant, ce n’est pas parce qu’un soulier est plat qu’il ne va pas vous faire mal aux pieds. Et aucun type de chaussure ne prévient ou ne cause les oignons, puisque cette malformation est en grande partie héréditaire. Le mieux, c’est de varier tout au long de la semaine la hauteur de vos talons et le type de souliers. Et s’ils vous font mal, enlevez-les!» Dr Joan Oloff, podiatre et conceptrice de chaussures

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Mythe : sans entraînement, vos muscles vont se transformer en graisses

« De nombreuses personnes qui ont pris du muscle en faisant de l’exercice pensent si elles arrêtent, cette masse musculaire va se transformer en gras. Mais le tissu musculaire et le tissu adipeux sont très différents, faits de types de cellules distincts, comme, par exemple, l’os et la peau. Quand les personnes musclées perdent la forme, elles prennent souvent du poids, et à cause de cette couche de graisse excédentaire sur le muscle, leur corps paraît moins ferme et leurs muscles ont l’air de s’être transformés en gras, mais ce n’est pas le cas. » Smoliga

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Mythe : le jus de fruit est meilleur que les boissons gazeuses

« Les fruits entiers et les légumes sont excellents pour votre santé, mais le problème du jus de fruit, c’est qu’il est riche en sucre et pauvre en fibres, ce qui fait rapidement grimper votre insuline. Le sucre est alors injecté dans les cellules adipeuses puis converti en graisse. De plus, la consommation de jus de fruit augmente l’apport alimentaire, alors que l’eau le réduit. Au lieu de remplacer les boissons gazeuses par le jus de fruit, optez pour les boissons sans calories : eau, thé noir ou café. » Zilter

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Mythe : l’arthrite et les os qui craquent, ça fait partie du vieillissement

« L’arthrite n’est pas seulement une maladie de gens âgés (sous forme d’ostéoarthrose). Divers types d’arthrite, par exemple l’arthrite rhumatoïde et le lupus néonatal, frappent des jeunes, et même des enfants. Et il y a bien des choses à faire dès maintenant pour prévenir l’arthrose ou l’empêcher d’empirer. Ne l’acceptez pas comme une conséquence inéluctable du vieillissement. » Dr Nathan Wei, directeur clinique du Arthritis Treatment Center de Frederick, au Maryland

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Mythe sur la santé : rester assis est aussi dangereux que fumer.A Lot Of People/Shutterstock

Mythe : rester assis est aussi dangereux que fumer

Vous avez peut-être entendu dire que ‘’la chaise, c’est la nouvelle cigarette’’. Et vous pensez que chaque fois que votre postérieur se pose sur une chaise, vous perdez une année de ce qui vous reste de vie. Rien de tel. Avoir un travail de bureau qui oblige à de longues stations assises, tout en veillant à avoir des activités au dehors, c’est très différent de mener une vie sédentaire 24 h par jour et sept jours sur sept. Si vous faites assez d’exercice et vous levez de votre chaise à peu près toutes les demi-heures, tout ira bien pour vous, selon une étude dirigée par la Clinique Mayo.

https://www.selection.ca/

Le contenu des couches de votre bébé possède des pouvoirs insoupçonnés


La restauration de l’équilibre intestinale pourrait bien se faire avec les excréments des bébés. Il semble en effet, que les bébés pourraient aider à une bonne digestion en stimulant la production d’acides gras à chaîne courte, dans un système digestif qui en a pas.
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Le contenu des couches de votre bébé possède des pouvoirs insoupçonnés

 

par Brice Louvet

Une récente étude suggère que certains types de bactéries extraites des excréments de bébé pourraient favoriser la production d’acides gras à chaîne courte dans les intestins humains.

Du caca de bébé pour mieux digérer ? Des chercheurs de la Wake Forest School of Medicine, en Caroline du Nord (États-Unis), expliquent dans Scientific Reports avoir mis au point un « cocktail » probiotique dérivé de souches de bactéries intestinales présentes dans les excréments des bébés. Celui-ci serait capable d’aider notre corps à produire des acides gras à chaîne courte (AGCC). Ce fut du moins le cas chez la souris et dans un milieu simulant l’intestin humain. Le caca de bébé pourrait-il alors contribuer à une meilleure digestion ? Possible.

« Les acides gras à chaîne courte sont un élément clé d’une bonne santé intestinale », note Hariom Yadav, professeur adjoint de médecine moléculaire à la Wake Forest School of Medicine et principal auteur de l’étude.

« Les personnes atteintes de diabète, d’obésité, de maladies auto-immunes et de cancers ont souvent moins d’acides gras à chaîne courte. Leur augmentation peut être utile pour maintenir ou même restaurer un environnement intestinal normal et, espérons-le, améliorer la santé ».

Ainsi, un probiotique contenant les microbes contenus dans les excréments de nourrissons pourrait permettre de stimuler la production d’acides gras à chaîne courte, dans un système digestif qui en serait dépourvu.

Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs expliquent avoir isolé 10 souches bactériennes sur 34 échantillons d’excréments de bébés – cinq espèces de bactéries Lactobacillus et cinq espèces d’Enterococcus. Ils ont ensuite sélectionné les souches jugées capables de fabriquer un cocktail probiotique de microbes pouvant non seulement survivre dans des intestins plus âgés, mais qui pourrait également stimuler la production d’acides gras à chaîne courte. Des tests effectués chez la souris et dans un environnement simulant les intestins humains ont alors montré que l’équilibre intestinal pouvait effectivement être restauré.

« Ce travail fournit des preuves que ces probiotiques d’origine humaine pourraient être utilisés comme traitements pour les maladies humaines associées au déséquilibre du microbiome intestinal et à la diminution de la production d’acide gras à chaîne courte dans l’intestin », conclut le chercheur.

Source

https://sciencepost.fr

Allergie à l’arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure


Les allergies les plus courantes sont aux fruits de mer, au lait de vache, aux oeufs et aux cacahuètes (arachides). Et ceux qui sont atteint doivent faire attention et lire les étiquettes ou demander si leur denrée ne contient un aliment auquel ils sont allergique Chez les enfants, ils faut qu’ils apprennent très tôt les risques. En Australie, on croit avoir trouvé un traitement à long terme qui pourrait être bénéfique à ceux qui sont allergiques aux arachides a environs 70 à 80 %
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Allergie à l’arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure

 

Allergie à l'arachide: des chercheurs australiens annoncent une avancée majeure

pilotl39 – Fotolia

SYDNEY | Des chercheurs australiens ont annoncé une avancée majeure pour les personnes souffrant d’allergie à l’arachide, parfois mortelle, grâce à un traitement à base de probiotiques qui pourrait selon eux devenir à terme un remède.

Au cours d’essais cliniques conduits par les scientifiques de l’Institut de recherche Murdoch pour les enfants à Melbourne en 2013, des enfants souffrant d’allergie à l’arachide s’étaient vus administrer des probiotiques accompagnés de faibles doses de protéines d’arachides pendant une période de 18 mois.

A l’issue de ces tests, 80% de ces enfants pouvaient tolérer l’arachide.

Quatre ans plus tard, cette recherche, publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet atteste que 70% de ces enfants soumis aux tests peuvent encore consommer aujourd’hui des cacahuètes sans réaction indésirable.

«L’importance de cette découverte est que ces enfants peuvent manger des cacahuètes comme ceux qui n’ont aucune allergie à l’arachide», a indiqué Mimi Tang, chercheuse principale de l’étude.

«Cela prouve que notre traitement est efficace sur le long terme, jusqu’à quatre ans après l’avoir terminé, il est sûr», a ajouté l’experte. «Cela suggère également que la possibilité d’une tolérance est un objectif réalisable concernant le traitement de l’allergie alimentaire.»

Les chercheurs ont affirmé que l’étude de Murdoch fournit «la preuve importante qu’une guérison peut être possible concernant l’allergie à l’arachide».

D’après Mimi Tang, «il s’agit d’une avancée majeure dans l’identification d’un traitement pour les allergies alimentaires dans les sociétés occidentales.»

Les allergies alimentaires touchent un enfant sur 20 et deux adultes sur 100, les plus répandues étant les réactions aux fruits de mer, au lait de vache, aux oeufs et aux cacahuètes.

L’allergie à l’arachide est l’une des causes les plus courantes de l’anaphylaxie, une réaction d’intolérance potentiellement fatale.

http://fr.canoe.ca

Selon des chercheurs espagnols Meilleur pour la santé avec des excréments de bébé


 

Je trouve quelque fois que le titre d’un billet laisse pas mal perplexe. Car on s’entend que les saucisses ne sont pas faites avec des selles de bébé, mais bien la culture de certaines bactéries ce qui est complètement différent, quoique pas très ragoutant
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Selon des chercheurs espagnols

Meilleur pour la santé avec des excréments de bébé

 

Meilleur pour la santé avec des excréments de bébé

Crédit photo : archives, Reuters

TVA Nouvelles

Des chercheurs espagnols ont réussi à créer de la saucisse sèche plus saine grâce à des excréments de bébé.

Les bactéries se trouvant dans ces excréments participeraient en effet à rendre le saucisson plus sain pour le consommateur, un peu comme les yogourts probiotiques, selon une étude rapportée parLive Science.

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont recueilli 43 selles de bambins en bonne santé et âgés de moins de six mois pour mettre en culture deux bactéries très présentes à cet âge-là : lelactobacillus et le bifidobacterium, des probiotiques.

«Ces saucisses pourront donner la possibilité aux consommateurs d’inclure encore plus de produits probiotiques à leurs menus», a expliqué l’une des auteures de cette étude, la microbiologiste de l’Institut de recherche sur l’alimentation et l’agriculture de Catalogne (IRTA), Anna Jofré.

Depuis toujours les microbes aident à confectionner un nombre incalculable de produits de consommation journaliers tels que le pain, le fromage ou la bière.

http://tvanouvelles.ca/

La flore intestinale joue avec notre mental


Pour faire suite  » PSYCHOSOMA – Guérir des maladies mentales en soignant l’intestin, ce « deuxième cerveau » ? » Des conclusions d’études intéressantes sur la microbiote intestinale qui semble expliquer certaines maladies intestinaux certes mais aussi l’asthme, allergie et santé mentale. Probablement, nous verrons dans les années avenir des nouveaux traitements dans ces maladies grâce a la compréhension des bactéries qui peuplent notre intestin
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La flore intestinale joue avec notre mental

 

Une visiteuse marche à l’intérieur ce qui est considéré comme le plus grand modèle de l’Europe d’un intestin monté dans la ville de Dresde : l’installation a été construite pour informer le public du fonctionnement de cet organe, des maladies intestinales et de la prévention de cancer. | AFP/NORBERT MILLAUER

Chaque être humain héberge dans son intestin un écosystème composé de dix fois plus de bactéries que notre corps ne contient de cellules. L’ensemble des génomes de ces microorganismes constitue ce que les biologistes appellent le métagénome intestinal humain.

Objet d’intenses recherches, il a été la vedette du congrès international MetaHIT, qui a réuni 600 chercheurs à Paris du 19 au 21 mars.

Les outils moléculaires et bio-informatiques permettent aujourd’hui de décrire la diversité des 10 000 milliards de bactéries qui colonisent notre tube digestif et forment le microbiote intestinal, ce que l’on appelait il n’y a pas si longtemps la flore intestinale. Formé durant l’accouchement, à partir de la flore fécale et vaginale maternelle, cet organe, non palpable alors que son poids peut atteindre deux kilogrammes, assure des fonctions essentielles pour l’hôte qui l’héberge à demeure. Ces microbes contribuent à la conversion des aliments en nutriments et en énergie, de même qu’à la synthèse de vitamines indispensables à l’organisme. Ils participent également à la maturation du système immunitaire. De récentes expériences chez la souris apportent un nouvel éclairage sur l’implication du microbiote intestinal dans plusieurs pathologies humaines non digestives, dont certaines en lien avec le fonctionnement cérébral.

Des études épidémiologiques ont montré que le microbiote intestinal des enfants asthmatiques diffère de celui des enfants sains et qu’il existe un risque accru de survenue d’un asthme en cas d’administration d’antibiotiques aux premiers âges de la vie. De même, les enfants nés par césarienne, non exposés aux bactéries vaginales et fécales de leur mère à la naissance, ont un microbiote intestinal différent des enfants accouchés par voie naturelle et présentent un risque plus élevé de développer un asthme.

Une étude canadienne, publiée dans la dernière livraison d’EMBO Report et présentée au congrès MetaHIT, montre que l’administration chez la souris de certains antibiotiques en période néonatale peut augmenter la susceptibilité à développer un asthme allergique. L’expérience, conduite par l’équipe de Brett Finlay, de l’Université de Colombie-Britannique à Vancouver (Canada), a comparé l’impact de deux antibiotiques, la streptomycine et la vancomycine, sur le microbiote intestinal de souriceaux nouveau-nés et a évalué leur capacité à favoriser l’apparition d’un asthme allergique après exposition à un allergène. Le traitement par streptomycine a eu un effet limité sur le microbiote intestinal et sur la maladie asthmatique, alors que la vancomycine a entraîné une importante réduction de la diversité microbienne intestinale et a augmenté la sévérité de l’asthme.

En revanche, aucun des deux antibiotiques n’a eu d’impact chez la souris adulte, ce qui montre qu’il existe une période critique, au début de la vie, durant laquelle une modification du microbiote intestinal peut perturber le développement du système immunitaire et entraîner une sensibilisation allergique.

« C’est la première fois qu’une étude montre que le microbiote intestinal joue réellement un rôle dans la survenue de l’asthme », souligne le professeur Finlay.

Si le rôle qu’exerce le microbiote intestinal dans la maturation du système immunitaire est largement reconnu, il est plus difficile, à première vue, « de concevoir que la flore intestinale puisse avoir un impact sur les fonctions cérébrales et le comportement », reconnaît le professeur Stephen Collins, gastroentérologue de l’université MacMaster d’Hamilton (Canada). Plusieurs études chez l’animal ont pourtant contribué à renforcer le concept d’un « axe intestin-cerveau ».

Schématiquement, ce réseau bidirectionnel permet au cerveau d’influer sur les activités motrices, sensitives et sécrétoires du tube digestif et à l’intestin d’exercer une action sur les fonctions cérébrales. L’équipe du professeur Collins a montré qu’un traitement oral d’une semaine par plusieurs antibiotiques chez la souris adulte induit des perturbations de la composition des populations bactériennes du côlon, un comportement anxieux, ainsi qu’une élévation du taux d’une protéine impliquée dans la croissance et la survie des neurones, le BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), dans l’hippocampe et l’amygdale, régions du cerveau respectivement impliquées dans la mémoire et l’apprentissage d’une part, l’humeur et la mémoire d’autre part. L’arrêt de l’antibiotique a permis de restaurer le comportement normal des rongeurs.

Récemment, cette équipe a conduit une expérience qui exploite le fait que deux souches de souris n’ayant pas le même comportement naturel diffèrent également par la composition de leur flore intestinale. Les souris d’une souche sont timides et anxieuses alors que celles de l’autre souche montrent une grande tendance à explorer leur environnement. Elevées dans des conditions stériles, les deux souches de souris, dépourvues de germes intestinaux, ont été transplantées avec le microbiote intestinal de l’une ou l’autre souche. Résultat : les chercheurs ont inversé le comportement des rongeurs, les souris timides devenant de vraies exploratrices et vice-versa !

Pour Stephen Collins, « les bactéries résidentes intestinales pourraient produire des substances actives sur le cerveau. Dans les années à venir, la transcriptomique et la métabolomique, techniques permettant d’analyser le fonctionnement génétique et l’activité métabolique du microbiote intestinal, seront essentielles pour déterminer quelle bactérie produit telle molécule neuroactive, seule ou en coopération avec d’autres communautés microbiennes, et sur quelle cible la bactérie interagit ».

Son équipe vient de montrer que le cerveau peut également avoir un impact sur le microbiote intestinal. Les chercheurs ont utilisé un modèle de dépression chez la souris par ablation chirurgicale des bulbes olfactifs. Chez ces souris rendues anxieuses et très sensibles au stress, les chercheurs ont observé une altération du microbiote intestinal de même qu’une augmentation du taux intracérébral de CRF, un neuromédiateur du stress libéré par l’hypothalamus. L’étape suivante a été d’injecter du CRF dans le cerveau de souris normales. Cette injection a eu pour conséquence de perturber la flore intestinale. L’axe intestin-cerveau est donc bien bidirectionnel.

Les travaux des chercheurs canadiens ont notamment révélé que les perturbations du microbiote intestinal chez les souris opérées et celles qui ont reçu du CRF en intra-cérébral sont associées à un changement de la motilité du côlon.

« Ces nouveaux résultats permettent de penser que les perturbations de la chimie du cerveau observées chez les patients souffrant de pathologies neuropsychiatriques, comme l’autisme, la dépression et la schizophrénie, peuvent modifier la physiologie du côlon, en l’occurrence le transit intestinal, et impacter la composition de la flore intestinale », estime Stephen Collins.

La reconnaissance de l’existence de l’axe intestin-cerveau revêt une grande importance dans les maladies inflammatoires chroniques intestinales et dans le syndrome de l’intestin irritable (SII). Une pathologie psychiatrique est en effet observée chez 60 % à 85 % des patients souffrant de SII, le plus fréquent des troubles fonctionnels intestinaux qui affecte 10 % à 12 % de la population générale et se manifeste par une douleur abdominale, une constipation, une diarrhée ou une alternance de ces deux symptômes. Chez la souris présentant une inflammation intestinale chronique modérée, l’administration de probiotiques peut normaliser le comportement et la chimie du cerveau.

Autre pathologie où le microbiote intestinal est fortement soupçonné de jouer un rôle central : les douleurs abdominales récurrentes (DAR) de l’enfant, pathologie qui affecte 15 % à 45 % des enfants d’âge scolaire.

« Nos travaux montrent que la flore bactérienne intestinale des enfants souffrant de douleurs abdominales récurrentes et du syndrome de l’intestin irritable est différente de celle des enfants sains, avec une composition anormalement élevée de certaines espèces bactériennes », indique le professeur James Versalovic, du département de pathologie du Baylor College of Medicine et du service de pédiatrie du Texas Children’s Hospital d’Houston (Etats-Unis).

Il souhaite « développer de nouvelles stratégies de manipulation microbienne par des interventions nutritionnelles, l’administration de probiotiques ou d’antibiotiques, afin de renforcer et favoriser les populations microbiennes bénéfiques ou celles capables de résister à la maladie ».

Le dialogue thérapeutique avec ce monde intérieur ne fait que commencer.

Marc Gozlan

Lexique

Microbiote intestinal Anciennement dénommé flore intestinale, il est constitué de l’ensemble des bactéries qui colonisent notre tube digestif. Il se forme durant l’accouchement, dès la rupture des membranes, à partir de la flore fécale et vaginale maternelle, puis se constitue par le biais de l’alimentation et le contact avec l’environnement, pour se stabiliser vers l’âge de 2 ans.

Métagénome intestinal humain Ensemble des génomes des bactéries qui colonisent l’intestin de l’homme.

Métagénomique Discipline qui permet de déterminer la présence et la fréquence des gènes microbiens présents dans le microbiote intestinal.

Métagénomique quantitative Technique consistant à extraire la totalité de l’ADN fécal pour ensuite amplifier un grand nombre de séquences génétiques. Chaque séquence est plus ou moins amplifiée selon l’abondance ou la rareté du gène bactérien correspondant.

Métagénomique fonctionnelle Technique visant à identifier les gènes microbiens intestinaux impliqués dans une grande variété de fonctions, notamment le dialogue entre le microbiote intestinal et les cellules humaines.

Transcriptomique Science qui permet l’analyser des ARN codés par l’ADN du métagénome bactérien.

Protéomique Science qui permet l’analyse des protéines synthétisées par les ARN bactériens.

Métabolomique Science qui permet l’identification des métabolites (petites molécules) issus de l’activité des populations bactériennes du microbiote intestinal.

Probiotiques Microorganismes (bactéries, levures) qui, après avoir été ingérés vivants en quantité suffisante, exercent un effet bénéfique sur la santé.

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PSYCHOSOMA – Guérir des maladies mentales en soignant l’intestin, ce « deuxième cerveau » ?


Un billet sur la psychologie, mais en parlant des intestins. Curieux ? Peut-être pas. ! Le corps humain est très complexe qu’il serait possible qu’un mauvais fonctionnement de l’intestin puisse avoir des répercussions sur certain comportement traité en psychiatrie
Nuage

 

PSYCHOSOMA – Guérir des maladies mentales en soignant l’intestin, ce « deuxième cerveau » ?

 

 

Des enfants jouent dans une maquette géante d’intestin installée sur une place du centre-ville de Lyon, en 2010. (AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK)

Nul hôpital psychiatrique ni médicament ne parvenaient à guérir Mary de ses troubles obsessionnels compulsifs et de ses troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité – qui se manifestaient par des pensées effrayantes et des comportements répétitifs.

 Jusqu’au jour où, raconte The Verge, un psychiatre de Boston aborda sa maladie sous un angle différent.

Il lui demanda comment allait son intestin, si elle avait des problèmes de digestion, de constipation, de reflux acide… La réponse était oui. Le médecin lui prescrivit des probiotiques, ces« bactéries bénéfiques qui habitent notre intestin ».

L’effet fut probant, tous les symptômes ayant disparu au bout d’un an. Rien d’étonnant pour le psychiatre, le docteur Greenblatt, pour qui

« l’intestin est vraiment notre second cerveau ».

« Il y a plus de neurones dans l’appareil digestif que partout ailleurs, excepté le cerveau », explique-t-il.

Selon une émission de France Inter, il y a en effet 100 à 200 millions de neurones dans le système digestif, qui communique avec l’encéphale grâce au nerf vague.

D’après l’article de The Verge, ce type d’approche, inhabituelle en psychiatrie, est de plus en plus explorée par la science. Certes, on connaît depuis longtemps les liens entre certaines émotions et états mentaux – la peur, l’anxiété ou la dépression par exemple – et l’appétit ou la digestion. Mais les scientifiques n’y voyaient qu’une communication du cerveau vers le ventre.

« Maintenant, une nouvelle compréhension des billions de microbes vivant dans notre intestin révèle que cette communication ressemble plus à une super autoroute à plusieurs voies qu’à une route en sens unique », explique The Verge.

Des découvertes qui invitent à cesser de séparer totalement le cerveau du reste du corps, estime James Greenblatt.

Des études en laboratoire ont ainsi montré que des souris privées de bactéries avaient un comportement plus à risque, et montraient des signes d’une plus grande anxiété ; ou bien qu’en transplantant des bactéries d’un groupe de souris timides à un autre groupe de souris audacieuses, on modifiait significativement leur comportement. Il semblerait que, selon une autre étude sur des humains, même des probiotiques en compléments alimentaires puissent altérer le fonctionnement du cerveau – un résultat à prendre toutefois avec prudence.

Ces études touchent à un « vaste, complexe et mystérieux royaume du corps humain : environ 90 % de nos cellules sont en fait des bactéries, et les gènes des bactéries sont plus nombreux que les gènes humains, dans un rapport de 99 à 1 », affirme le site américain.

Les bactéries commencent à pulluler en nous à partir de l’accouchement et de nos premiers contacts avec le monde. Des recherches montrent que c’est le développement de ce microbiome (milieu où vit la microflore de notre organisme) dans les premières années de la vie qui peut être déterminant pour la santé mentale de l’adulte.

Ce lien étant reconnu, la question de l’action sur ces bactéries pour soigner des troubles mentaux reste ouverte.

« Les scientifiques ne sont pas encore exactement certains de quelles espèces de microbes font partie d’un microbiome sain, ni si certaines souches de bactéries sont absolument vitales pour les fonctions mentales, ou si la clé est un juste équilibre [de ces micro-organismes]« , conclut The Verge.

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Certains aliments peuvent soulager les symptômes d’allergie


Vivre avec des allergies n’est pas chose facile, certains vivent avec des allergies a tous les jours .. Peut t’on diminuer l’impact des allergies ? Il semblerait que oui avec certains aliments. Cela vaut peut-être la peine d’essayer surtout que cela fait partie d’une bonne alimentation
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Certains aliments peuvent soulager les symptômes d’allergie

 

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Il existe certains aliments qui peuvent atténuer les symptômes des allergies.

Les personnes qui souffrent d’allergies vivent parfois un calvaire en contact avec l’allergène en question. Les symptômes vont de l’urticaire, aux gonflements des yeux ou du visage, des maux estomac, etc. Mais sachez que certains aliments peuvent réduire vos symptômes.

Selon le Live Strong, les probiotiques contenus dans le yaourt stimulent l’immunité et augmentent la résistance aux allergènes.

Même chose pour les légumes comme les tomates, les aubergines, les concombres, les courgettes et les haricots qui réduisent les symptômes d’allergie et les crises d’asthme.

Vous pouvez aussi vous tourner vers la vitamine C et les antioxydants contenus dans les fruits comme les oranges, les kiwis, les mangues, les fraises, les ananas et les papayes.

Si vous n’êtes pas allergique au miel, c’est aussi une bonne option. Une cuillerée par jour aide à produire des anticorps en regard aux allergènes

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