Une photo truquée d’une survivante de fusillade devient virale


Faut vraiment être croche, tricheur pour rester polie,  de véhiculer une photo truquée pour disqualifier Emma Gonzalez qui avec d’autres adolescents se battent pour un meilleur contrôle des armes. Cette chère constitution américaine a été remplacée par une cible de tir en papier. Pour dire qu’elle va trop loin. Les amateurs d’armes ont-ils peur que ces jeunes vont réussir à changer les choses ?
Nuage

 

Une photo truquée d’une survivante de fusillade devient virale

 

WASHINGTON — Une animation et une photo truquée qui semblent montrer l’une des survivantes de la fusillade dans une école secondaire de la Floride en train de déchirer la Constitution américaine se sont répandues comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, dans les dernières heures.

L’image d’Emma Gonzalez a été trafiquée à partir d’une photo qui apparaissait dans le magazine «Teen Vogue» du 23 mars, sur laquelle elle déchirait une cible de tir en papier.

 

Photo truquée

Photo réelle

Les responsables de la publication ont signalé sur Twitter qu’il s’agissait d’une fausse photo (la vraie est celle du bas)

L’animation et la photo, ainsi que des articles sur le sujet, ont été partagés près de 70 000 fois sur les réseaux sociaux.

Les défenseurs des droits en matière d’armes à feu ont utilisé cette image afin de démontrer que les militants pour un meilleur contrôle des armes allaient trop loin. Ces derniers ont exprimé leur colère face à la prolifération de cette photo truquée.

La jeune Emma Gonzalez a livré un discours avec d’autres élèves de l’école de Parkland, en Floride, à une grande manifestation qui a eu lieu samedi à Washington pour réclamer un meilleur contrôle des armes à feu. Son discours a été largement partagé sur les réseaux sociaux.

http://journalmetro.com

La fusillade de Las Vegas prouve qu’il est encore trop facile de se procurer une arme aux États-Unis


Pour avoir une arme pas besoin d’aller chez l’armurier, juste aller au Wal Mart. Il aurait 300 millions d’armes qui circule aux États-Unis, qui représente une arme par habitant. De ses 30 000 millions d’armes, il y a 30 000 personnes qui meurent chaque année et sur ce nombre 3 000 enfants … Tout cela parce que les Américains tiennent à leur droit constitutionnel permettant d’être armé défendue grâce au lobbysme. Tous ceux qui s’y opposent sont écrasés par la Cour Suprême.
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La fusillade de Las Vegas prouve qu’il est encore trop facile de se procurer une arme aux États-Unis

 

LA FUSILLADE DE LAS VEGAS PROUVE QU’IL EST ENCORE TROP FACILE DE SE PROCURER UNE ARME AUX ETATS-UNIS

Jean-Eric Branaa

On trouve des armes même au Wal-Mart du coin. Il suffit de le mettre dans son panier!

Cela coûte environ 300 dollars. Pas plus. Ce petit jouet est un AK-47 ou un AR15 ou un M16 ou une Kalachnikov. On ne se rend pas compte, vu de France, à quel point il est facile d’acheter une arme aux États-Unis, même ce type d’armes automatiques. Officiellement, ces armes ne peuvent pas tirer en rafale lorsqu’elles sont vendues dans le pays; un « petit inconvénient » qui se contourne facilement. La vidéo qui circule depuis ce matin sur les réseaux sociaux démontre qu’on peut donc se procurer des M16 débridés.

La question des armes revient incessamment dans le débat public américain. Bill Clinton avait tenté d’en limiter la prolifération, en tentant d’imposer une maigre limite qui consistait à obliger l’acheteur à revenir deux jours après sa commande, histoire d’empêcher les tueries commises sous l’emprise d’une colère incontrôlée. Mais la Cour Suprême avait retoqué la bonne idée: car elle contrevenait à la liberté qui est inscrite dans la Constitution fédérale, dans son célèbre article 2, qui célèbre le droit à tous les Américains de posséder une arme. Le résultat est édifiant: on trouve des armes même au Walmart du coin. Il suffit de le mettre dans son panier!

Barack Obama a, lui aussi, tenté de pousser un projet de loi contre les fusils d’assaut. La tuerie de Newton avait révulsé beaucoup d’Américains qui ne comprennent plus que la vie de leurs enfants soit ainsi mise en danger, qu’elle puisse être arrachée par le premier fou venu. C’était le 14 décembre 2012, vingt écoliers âgés de 6 à 7 ans sont tombés sous les balles d’un tueur solitaire à Newtown, dans le Connecticut, ironiquement situé à une cinquantaine de kilomètres de la manufacture Colt le célèbre fabricant d’armes.

Barack Obama n’a donc pas réussi non plus à faire quoi que ce soit. Hillary Clinton a alors promis pendant sa campagne de s’attaquer à cette question, tout en précisant dans chacun de ses meetings « qu’elle n’est pas pour une remise en cause du droit à posséder une arme », juste à en limiter l’accès pour les armes les plus dangereuses, ces fameux fusils mitrailleurs. Elle était tiraillée entre le désir d’agir et la peur de perdre des millions de voix.

On estime qu’il y a plus de 300 millions d’armes en circulation aux États-Unis, soit une par habitant.

Car la question des armes à feu est particulièrement polémique dans ce pays. Les défenseurs de ce droit sont très organisés et très déterminés. Et ils sont soutenus par des lobbies puissants, dont la célèbre NRA (National Rifle Association), qui dépensent des centaines de milliers de dollars en procès. On estime qu’il y a plus de 300 millions d’armes en circulation aux États-Unis, soit une par habitant. Donald Trump s’est montré très vindicatif sur cette question et a défendu ce droit sacro-saint:

« Moi président, personne ne vous volera ce droit » a-t-il affirmé.

Et il était régulièrement acclamé pour cela.

Le problème est bien connu: l’association de défense du droit à posséder une arme se bat bec et ongle contre toute tentative de limitation. Leur lobbying est puissant et très actif. C’est grâce à eux, en grande partie que ce droit a survécu et qu’il est totalement légal de porter une arme, même dans les lieux publics et que ce droit est reconnu dans 44 États sur 50 et est régulièrement réaffirmé par la Cour Suprême. Lorsque les autorités locales s’y opposent, c’est donc les tribunaux qui les y obligent: le 16 juillet 2014, c’est symboliquement la capitale fédérale qui était rappelée à l’ordre par une Cour d’appel et qui mettait ainsi fin à une des législations les plus restrictives des États-Unis. Les élus de la ville ont donc voté à contrecœur, quelques jours plus tard, une loi qui autorise visiteurs et habitants à porter une arme. Ils n’ont pu ajouter pour seule restriction qu’un « elle ne doit pas être visible ».

Les gouvernements successifs semblent impuissants face à ce phénomène et restent le plus souvent réduits à quelques prises de position plus ou moins entendues.

Alors, oui, les tragédies sont nombreuses et alimentent régulièrement le débat: 30 000 personnes meurent chaque année victime d’armes à feu, dont 3000 enfants. Les gouvernements successifs semblent impuissants face à ce phénomène et restent le plus souvent réduits à quelques prises de position plus ou moins entendues. Les timides propositions pour toucher au sacro-saint amendement sont régulièrement repoussées et ceux qui ne veulent pas qu’on y touche peuvent dormir tranquilles: les sondages indiquent que de moins en moins d’Américains sont favorables à des lois sur le contrôle des armes. Au nom de leur liberté individuelle, disent-ils.

Et régulièrement, dans les journaux du pays, on lit des comptes-rendus de drames affreux, comme celui d’aujourd’hui à Las Vegas, avec un bilan qui laisse sans voix. Que ce soit une attaque terroriste ou l’oeuvre d’un déséquilibré ne changera rien à cette donnée du problème: l’homme était armé et son fusil automatique a semé la mort.

EDITIONS PRIVAT

Jean-Eric Branaa, Trumpland: portrait d’une Amérique divisée – Ed. Privat, à paraître le 12octobre 2017.

Ce billet de blogue a d’abord été publié sur le HuffPost France.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Seuls les pro-armes peuvent stopper Clinton, dit Trump


Je crois que les élections américaines sont les plus suivies au monde à cause des frasques de Donald Trump. Ces propos sont vraiment ambigus qu’une personne moindrement dérangée pourrait pour le prendre au mot pour se sentir d’une forme de mission
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Seuls les pro-armes peuvent stopper Clinton, dit Trump

 

La campagne de Trump a immédiatement trouvé le... (PHOTO REUTERS)

La campagne de Trump a immédiatement trouvé le soutien du puissant lobby des armes à feu, la NRA, qui a appelé à voter pour le second amendement et par conséquent pour le candidat répulicain.

PHOTO REUTERS

MICHAEL MATHES
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a laissé entendre mardi que seuls les défenseurs du port d’arme étaient à même de stopper son adversaire démocrate Hillary Clinton ou les juges qu’elle pourrait nommer à la Cour suprême américaine, provoquant un nouveau tollé.

La déclaration du milliardaire et candidat du parti républicain dans la course à la Maison-Blanche a en effet été interprétée par de nombreux médias et observateurs comme un appel à user de la violence pour stopper Mme Clinton ou des juges.

«En gros, Hillary veut abolir le second amendement» de la Constitution, qui garantit le droit de posséder des armes, a déclaré M. Trump lors d’une réunion électorale à Wilmington, en Caroline du Nord.

«Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n’y a rien que vous puissiez faire, les gars», a dit M. Trump. «Quoique, avec le second amendement – peut-être qu’il y a une solution, je ne sais pas», a-t-il ajouté, laissant sa phrase en suspens.

L’équipe de campagne de Donald Trump n’a pas tardé à publier un communiqué face au déferlement de critiques, intitulé «communiqué de la campagne Trump sur les médias malhonnêtes».

Elle y affirme que le milliardaire voulait dire que le groupe très soudé de défenseurs du port d’armes empêcherait Mme Clinton d’être élue en votant massivement pour Donald Trump.

Soutien du lobby des armes 

«Cela s’appelle le pouvoir d’unifier – les supporters du second amendement sont très dynamiques et sont complètement unis, ce qui leur confère un grand pouvoir politique», a écrit Jason Miller, principal conseiller en communication de M. Trump.

Et l’ancien maire de New York Rudolph Giulani de lui venir en aide:

«Ce qu’il (Trump) voulait dire, c’est que vous avez le pouvoir de voter contre elle (Clinton)», a-t-il dit lors d’un autre meeting du candidat républicain en Caroline du Nord.

M. Trump a immédiatement trouvé le soutien du puissant lobby des armes à feu, la NRA, qui a appelé sur Twitter à soutenir le second amendement et par conséquent à voter pour Donald Trump.

Seule la Cour suprême serait à même de modifier cet amendement. L’un des neuf postes est vacant depuis la mort mi-février du juge ultra-conservateur Antonin Scalia, et la Cour est désormais divisée entre 4 progressistes et 4 conservateurs.

Il y a de fortes chances qu’il revienne au successeur de Barack Obama – dont le candidat désigné est dans les limbes devant le blocage du Sénat républicain – de nommer le nouveau juge.

C’est l’un des enjeux cruciaux de cette présidentielle. Nommés à vie, ces juges ont un pouvoir énorme sur les questions de société.

Mais l’argument de la campagne du milliardaire n’a pas vraiment convaincu, si l’on en croit la réaction sur les réseaux sociaux.

Le directeur de campagne de Hillary Clinton, Robby Mook, a lui aussi rapidement réagi, en accusant M. Trump d’utiliser un «langage dangereux».

«Une personne qui cherche à devenir président des Etats-Unis ne devrait pas lancer un appel à la violence sous quelle que forme que ce soit», a-t-il souligné. 

«Saisissants» 

Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut, où 20 enfants ont été abattus dans une école par un déséquilibré armé d’un fusil-mitrailleur en 2012, s’est dit dégoûté.

«Ce n’est pas un jeu, des gens instables armés de puissantes armes à feu et une haine irrationnelle pour Hillary vous écoutent, @realDonaldTrump», a tweeté le sénateur. «Abject», a renchéri le parlementaire démocrate David Cicilline.

La réprobation s’est élevée également dans le camp républicain.

L’ex-directeur de la CIA Michael Hayden a qualifié ces propos d’«extrêmement saisissants», qui «suggèrent soit une référence de très mauvais goût à un assassinat politique et une tentative d’humour, soit un incroyable manque de sensibilité».

Il fait partie de cinquante républicains ayant exercé d’importantes fonctions dans l’appareil américain de sécurité nationale qui ont dénoncé lundi l’ignorance et l’incompétence de Donald Trump.

Dans une lettre ouverte publiée dans le New York Times, ils ont estimé que le milliardaire serait «le président le plus dangereux de l’histoire américaine».

L’influente sénatrice Susan Collins est allée dans le même sens mardi, affirmant dans le Washington Post qu’il «ne mérite» pas la Maison-Blanche et qu’elle ne le soutiendra pas.

Le Secret Service – qui assure la sécurité de hautes personnalités et notamment des deux candidats – a dit être «au courant» des commentaires de M. Trump, sans préciser s’il avait l’intention d’enquêter.

http://www.lapresse.ca/