Trump n’en doute pas : il mérite le Nobel de la paix


Ce n’est pas la modestie qui l’étouffe comme on dit chez-moi. Quelle arrogance ! Ce n’est certes pas le prix de la paix qu’il devrait recevoir, mais pour la discorde, le mensonge et bien d’autres choses.
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Trump n’en doute pas : il mérite le Nobel de la paix

PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS

Lorsqu’une poignée d’élus républicains avaient émis l’idée qu’il reçoive le prestigieux prix pour sa gestion de l’épineux dossier nord-coréen, Donald Trump avait longtemps commenté l’idée. 

(Nations unies) Pour Donald Trump, l’équation est simple : il mérite le prix Nobel de la paix à plusieurs titres, mais les dés sont pipés

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Je pourrais obtenir le prix Nobel de la paix pour beaucoup de choses s’ils l’attribuaient de manière honnête, mais ce n’est pas le cas », a lancé lundi le président américain en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York.

Ce n’est pas la première fois que le milliardaire républicain, toujours très sensible aux comparaisons avec ses prédécesseurs, évoque le Nobel.

Lorsqu’une poignée d’élus républicains avaient émis l’idée qu’il reçoive le prestigieux prix pour sa gestion de l’épineux dossier nord-coréen, il avait longtemps commenté l’idée. 

« Ils l’ont donné à (Barack) Obama immédiatement après son arrivée au pouvoir et il n’avait pas la moindre idée de la raison pour laquelle il l’avait reçu », a-t-il poursuivi lundi.

« Vous savez quoi ? C’est l’une des rares choses sur lesquelles j’étais d’accord avec lui », a-t-il ajouté, amusé.

En recevant le prix Nobel, le 10 décembre 2009, Barack Obama avait reconnu d’entrée « la controverse considérable » suscitée par cette récompense surprenante à l’aube de son premier mandat.

« Je suis au début, et non à la fin, de mes travaux sur la scène mondiale », avait-il lancé.

Au-delà de Barack Obama, trois autres présidents américains ont déjà reçu le prestigieux prix : Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson et Jimmy Carter.

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Trump mérite-t-il le prix Nobel de la paix?


Il est vrai que Barak Obama a eu un prix Nobel qui a surpris bien des gens alors qu’il était à son premier mandat, mais que si Donald Trump a un jour un prix Nobel de la paix, se serait à mon avis une insulte lui qui prône le droit des armes en dépit des victimes chaque année aux États-Unis. Même si Kim Jong Un, promet une dénucléarisation et que les Corée Nord et Sud finissent par s’entendre, ce serait certes une bonne chose, mais de là à mérité le prix Nobel c’est insensé à cause de l’ensemble de ses propos et de ses décisions. Bref, cela serait vraiment désolant de rabaisser ce prix a ce Président
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Trump mérite-t-il le prix Nobel de la paix?

 

Donald Trump recevra-t-il le prix Nobel de la paix? © afp.

Source: AFP

Une décennie après Barack Obama, Donald Trump pourrait-il se voir décerner le prix Nobel de la paix pour sa gestion de l’épineux dossier nord-coréen?

L’idée même, poussée par une poignée d’élus républicains, fait bondir ses détracteurs aux Etats-Unis et au-delà. Et laisse nombre d’observateurs sans voix tant ce débat apparaît prématuré. Reste que cette petite musique est douce aux oreilles de l’homme d’affaires septuagénaire, arrivé au pouvoir sans la moindre expérience politique, militaire ou diplomatique et dont la soif de reconnaissance n’est plus à démontrer.

« C’est très gentil, merci. C’est très gentil », a-t-il répondu samedi, tout sourire, à ses partisans dans le Michigan qui scandaient « No-bel! No-bel! ». « Je veux juste faire le boulot », a-t-il ajouté, non sans avoir prononcé lui-même, ravi, le mot « Nobel », comme pour mieux le savourer.

« C’était très généreux de sa part de faire cette déclaration », a-t-il lancé mardi, depuis le Bureau ovale, évoquant les propos du président sud-coréen Moon Jae-in qui a laissé entendre que le locataire de la Maison Blanche pouvait avoir la prestigieuse récompense à sa place. « Le principal est d’y arriver », a-t-il aussi ajouté.

L’ouverture enregistrée sur la péninsule coréenne, l’approche d’un sommet entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, et l’hypothèse d’une éventuelle dénucléarisation – sur laquelle tout reste à faire – nourrissent de fait l’espoir d’un tournant historique dans cette partie du monde.

Mais aussi spectaculaires que soient les images et les symboles, nombre d’analystes soulignent qu’il est tôt, très tôt, trop tôt, pour spéculer sur l’issue des négociations en cours avec le régime dirigé d’une main de fer par la dynastie des Kim depuis près de 70 ans.

« Surréaliste »

Pour Aaron David Miller, ancien diplomate et négociateur dans plusieurs administrations démocrates comme républicaines, les discussions sur l’attribution du prix Nobel à Donald Trump ont un côté « surréaliste » tant elles sont prématurées. Mais « si la diplomatie va dans la bon sens », c’est un scénario « concevable », explique-t-il à l’AFP.

Sur le fond, ces spéculations renvoient au débat – passionné – sur le rôle exact du président américain dans l’ouverture diplomatique en cours. Des deux côtés, les raisonnements sont poussés jusqu’à l’absurde: soit en affirmant que le président des Etats-Unis Trump n’a joué aucun rôle dans ce qui ce se passe sur la péninsule coréenne, soit en lui attribuant absolument tous les mérites de l’évolution en cours.

Au-delà d’un climat politique dans lequel « il est devenu quasiment impossible pour un parti de saluer les succès d’un autre », la personnalité de Trump, et « son incapacité à penser en termes de ‘nous’ plutôt que ‘je' », renforce encore les antagonismes, relève Aaron David Miller. « L’aversion des démocrates à l’idée qu’il se voit attribuer le Nobel est étroitement mêlée à leur aversion pour lui », souligne-t-il.

Pour les fervents partisans de Donald Trump, le sommet historique à venir, totalement inimaginable il y a quelques mois, est la preuve que ce président au style volontiers abrupt peut casser les codes, faire bouger les lignes, réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

Un groupe d’une vingtaine d’élus républicains a adressé mercredi un courrier au comité norvégien du Nobel, lui demandant d’examiner le cas de Donald Trump pour 2019 en reconnaissance de « son travail sans relâche pour apporter la paix dans le monde ».

Pour ses farouches opposants, à l’inverse, les actes de sa jeune présidence, sa remise en cause de nombre de piliers du multilatérisme, mais aussi ses mots, son style, ses diatribes, devraient le disqualifier par avance dans la course au Nobel.

Roosevelt, Wilson, Carter et Obama

L’attribution du célèbre prix à son prédécesseur démocrate, Barack Obama, quelques mois seulement après sa prise de fonctions, avait suscité la surprise, et de vives réactions. « Je suis au début, et non à la fin, de mes travaux sur la scène mondiale« : lançait-il le 10 décembre 2009 à Oslo, reconnaissant d’entrée « la controverse considérable » suscitée par cette récompense surprenante à l’aube de son premier mandat.

Au-delà de Barack Obama, trois autres présidents américains ont déjà reçu le prestigieux prix: Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson et Jimmy Carter. Dans l’attente du sommet Trump-Kim, et des tractations diplomatiques – longues et difficiles – qui s’annoncent, certains optent pour l’humour

. Dans le Washington Post, l’éditorialiste Dana Milbank s’est amusé à imaginer le discours d’acceptation de Donald Trump, le 10 décembre 2018 à Oslo, reprenant ses tics de langage. « Ceux qui me détestent et qui mentent disent que je ne mérite pas cette récompense. (…) Faux! J’ai été vraiment très intelligent quand j’ai fait la paix avec Rocket Man. En le traitant de petit et gros et en disant que je le détruirais complètement par le feu et le colère avec mon gros bouton nucléaire, je l’ai forcé à négocier ».

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« Ne plus tolérer cette folie », dit une rescapée d’Hiroshima en recevant le Nobel de la paix


Qui est mieux placé pour militer contre les armes nucléaires qu’une personne a été présente quand une bombe atomique a été lancé sur Hiroshima ? Cette femme qui a reçu le prix Nobel de la paix, sait de quoi elle parle pour  les conséquences négatives des armes nucléaires
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« Ne plus tolérer cette folie », dit une rescapée d’Hiroshima en recevant le Nobel de la paix

 

Setsuko Thrulow, une rescapée d'Hiroshima, derrière un lutrin.

Setsuko Thurlow, membre de la campagne d’ICAN et survivante d’Hiroshima, pendant son discours à la cérémonie du prix Nobel de la paix, dimanche, à Oslo. Photo : Reuters/Norsk Telegrambyra AS

En recevant le prix Nobel de la paix dimanche à Oslo, la Torontoise Setsuko Thurlow a raconté son histoire vécue le 6 août 1945 à Hiroshima pour qu’on ne tolère plus jamais « cette folie ».

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS

« Je n’avais que 13 ans lorsque les États-Unis ont largué la première bombe atomique sur ma ville, Hiroshima. Je me souviens encore vivement de ce matin-là. À 8 h 15, j’ai vu de la fenêtre un éclair blanc bleuté aveuglant. Je me rappelle avoir eu la sensation de flotter dans l’air, relate-t-elle. J’ai repris conscience dans le silence et les ténèbres, je me suis retrouvée coincée par le bâtiment effondré. J’ai commencé à entendre les faibles cris de mes camarades de classe : « Mère, aide-moi. Dieu, aide-moi ». »

La rescapée du bombardement atomique d’Hiroshima recevait le prix Nobel de la paix au nom des militants antinucléaires de la Campagne pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

Elle a profité de la cérémonie pour rappeler que « chaque seconde de chaque jour, les armes nucléaires mettent en danger tous ceux que nous aimons et tout ce qui nous est cher. Nous ne devons plus tolérer cette folie ».

Afin d’éviter une autre utilisation de la bombe atomique, Beatrice Fihn, directrice générale de la campagne internationale ICAN, aussi présente pour recevoir le prix, a appelé les pays possédant l’arme nucléaire à adopter le traité contre les armes atomiques de l’Organisation des Nations unies (ONU).

« Il permet de faire un choix entre deux fins : la fin des armes nucléaires ou la fin du monde », a-t-elle dit lors de la cérémonie.

ICAN est une coalition de 468 organismes non gouvernementaux qui milite pour le traité de l’ONU sur l’interdiction des armes nucléaires, adopté par 122 pays en juillet dernier. Cependant, le texte n’a été signé par aucune des neuf puissances nucléaires mondiales. D’ailleurs, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont, contrairement à l’habitude, décidé d’envoyer des diplomates de second rang à la cérémonie de remise du prix plutôt que leur ambassadeur.

Pour ces pays, l’arme atomique reste encore un outil dissuasif permettant d’éviter les conflits. Il n’est donc pas question de s’en défaire.

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