Guantanamo, prison bientôt gériatrique


Guantanamo, là ou des gens sont emprisonnés sans inculpation, ni jugement. Il semble que cette prison, appartenant aux États-Unis, aille rester encore en fonction pendant 25 ans. En attendant, cette prison s’est modernisé pour répondre aux besoins des prisonniers qui ne sont plus tout jeune
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Guantanamo, prison bientôt gériatrique

 

Guantanamo, prison bientôt gériatrique

AFP

Centre médical dédié, salles de gym, salle d’opération: l’armée américaine a modernisé le centre de détention de Guantanamo pour l’adapter à des prisonniers vieillissants qui ont de grandes chances d’y finir leurs jours, donnant à la célèbre prison controversée des airs de service gériatrique.

Un déambulateur est glissé dans le coin d’une chambre du centre médical flambant neuf que les militaires américains ont fait visiter cette semaine à un petit groupe de journalistes.

Le lit médicalisé ressemble à tous les autres, la chaise roulante et l’équipement médical de la chambre aussi. Seule différence, l’absence de fenêtre, remplacée par une lucarne en verre dépoli, et un grillage en guise de cloison. De l’autre côté du couloir, un fauteuil percé.

Le plus vieux des 40 prisonniers actuellement détenus sur la base militaire de Guantanamo Bay, à la pointe sud-est de l’île de Cuba, a 71 ans. Le plus jeunes a 37 ans et la moyenne d’âge des détenus est de 46 ans.

Les Etats-Unis, qui les accusent d’avoir participé à divers attentats, notamment ceux du 11-Septembre, les considèrent comme trop dangereux pour être libérés et l’un d’eux a été condamné l’an dernier à la détention à perpétuité.

Conscients que ces détenus ne partiront plus, les Etats-Unis ont décidé de pérenniser la prison de Guantanamo et le Pentagone a ordonné au commandant de la force opérationnelle qui la dirige, l’amiral John Ring, de s’assurer qu’elle puisse rester ouverte pendant encore 25 ans.

« On a beaucoup réfléchi à la façon de se préparer à accueillir une population de détenus âgés et aux infrastructures qu’il fallait mettre en place pour le faire en toute sécurité et de façon humaine », explique le capitaine Anne Leanos, porte-parole du centre de détention.

Avec un budget de 12 millions de dollars, une annexe de la prison a été transformée en hôpital de campagne dernier cri avec une salle d’opération et une salle de radiologie équipée d’un scanner IRM, ainsi qu’une salle d’urgence et de soins intensifs de trois lits.

Pour faire tourner cette clinique, l’armée déploie pour des rotations de 6 à 9 mois trois médecins, un assistant thérapeute, trois psychiatres et 11 infirmières, explique le médecin-chef de l’établissement, dont l’identité n’est pas révélée pour des raisons de sécurité.

Le centre médical qui a ouvert en mars 2018 est désert ce jour-là, mais le médecin-chef l’assure, il est opérationnel.

Aucun détenu n’a aujourd’hui besoin d’une chaise roulante, mais tout est prévu si le besoin survient: le centre médical est équipé de rampes d’accès.

Les patients souffrent de maladies fréquentes à leur âge: diabète, hypertension, maladies gastro-intestinales, troubles moteurs, explique le médecin militaire.

Au premier étage, le service psychiatrique est équipé de deux cellules converties en chambres de consultation. Une troisième cellule, entièrement vide, est capitonnée: c’est la chambre d’isolement où l’on place temporairement les détenus victimes d’une crise psychotique.

Comme les autres militaires déployés à Guantanamo, les psychiatres de la prison ne restent en général que 9 à 12 mois sur place, ce qui limite la portée de leurs interactions avec les détenus.

Depuis l’ouverture de la prison de Guantanamo en 2002, 9 détenus sont morts sur place, dont 7 se sont suicidés. Un prisonnier a succombé à un cancer et un autre à une crise cardiaque.

Aucune information n’est donnée sur l’état de santé de chaque détenu mais les journalistes présents apprennent au détour d’une phrase qu’« un prisonnier modèle observe en ce moment un jeûne non religieux », l’euphémisme choisi par les responsables de la prison pour les grèves de la faim que les prisonniers observent régulièrement en signe de protestation.

La majorité des détenus à Guantanamo n’ont jamais été inculpés ni jugés. Et, même si de tels actes sont plus rares, certains se rebellent encore.

Ainsi, un prisonnier est sous le coup de mesures disciplinaires à l’issue d’un incident avec les gardiens, indique l’amiral John Ring.

« Beaucoup de ces messieurs sont encore en guerre avec les Etats-Unis », explique-t-il. « Ils poursuivent la guerre par le biais de ces petits actes de résistance. »

17/10/2018 17:20:27 –          Base américaine de Guantanamo (Cuba) (AFP) –    

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Le Saviez-Vous ► 7 catégories de tourisme noir


Peut-être vous êtes de ceux que les vacances ne riment pas avec plage. Le tourisme pour vous seraient plus relié à l’histoire. Il y a des sites à visiter qui donne des leçons à l’humanité, alors que d’autres, c’est carrément pour l’argent et non vraiment pour la cause. Tous ces lieux doivent  être marqué de  notre respect, des gens y vécut.
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7 catégories de tourisme noir

 

Voici sept endroits qui aident à saisir les différents types de tourisme noir.

Sites commémoratifs

Comme à Hiroshima, à Auschwitz ou à New York, ce sont des endroits où on met l’accent sur la mémoire des victimes, où leur histoire est honorée. Ce sont eux qui nous enseignent les leçons.

Catastrophes naturelles

Comme à Armero, à Pompéi ou à Fukushima (Colombie, Italie, Japon). Ces trois endroits ont subi les foudres de dame Nature et on y a préservé d’une quelconque façon les ruines et les souvenirs.

Mausolées

Ce sont des endroits liés directement aux rituels entourant la mort, avec des éléments solennels, comme les cimetières, ou d’autres qui présentent la mort sans fioritures, comme les Catacombes de Paris (où l’on retrouve plus de 6 millions de squelettes).

Champs de bataille

Des lieux de batailles sanglantes qui ont changé le cours de l’histoire et fauché la vie de milliers de soldats, comme à Gettysburg et à Waterloo. Plusieurs de ces sites reconstituent les batailles annuellement, comme c’est le cas pour se remémorer la Guerre civile américaine.

Génocides

Du musée commémoratif de Kigali, qui rappelle le génocide du Rwanda de 1994 et ses victimes, aux champs de la mort du Cambodge. Les sites de torture sont aussi englobés dans cette catégorie.

Scènes de meurtres

Du bâtiment Dakota, où John Lennon a été assassiné, à l’East End Street de Londres, où Jack l’éventreur a commis plusieurs de ses crimes.

Prisons

Des sites les plus impénétrables, comme Alcatraz, jusqu’aux plus macabres et anciens, comme les cellules sombres et humides de Castillo de San Felipe, à Carthagène, en Colombie.

 

Par Luz Lancheros

Metro World News

http://journalmetro.com

37 cellules de prison à travers le monde


Des prisons à travers le monde pour loger des criminel à court ou à long terme. Il y a des prisons qui sont dignes d’une chambre d’hôtel, propre, colorés, alors que d’autres, sont des prisons bien ordinaires et ailleurs, ce n’est qu’un entassement de prisonniers.
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37 cellules de prison à travers le monde

 

Prison d’Aranjuez, à Aranjuez, en Espagne

Prison de Bastøy, à Horten, en Norvège

Prison de Luzira, à Kampala, en Ouganda

Prison pour femmes à sécurité moyenne de San Diego, à Carthagène, en Colombie

Prison de Halden, à Halden, en Norvège

Prison de Norgerhaven, à Veenhuizen, aux Pays-Bas

Penal De Ciudad Barrios, à Ciudad Barrios, à San Miguel, en El Salvador

HMP Addiewell, à Lothian, en Écosse

Prison Black Dolphin, à Sol-Iletsk, en Russie

Prison d’Onomichi, à Onomichi, au Japon

Prison de Champ-Dollon, à Genève, en Suisse

La prison de Maula, à Lilongwe, en Malawi

Prison civile d’Haïti, à Arcahaie, en Haïti

Prison Skien d’Oslo, à Oslo, en Norvège

Prison Landsberg, à Landsberg Am Lech, en Allemagne

Prison de Quezon City, à Quezon City, aux Philippines

Prison d’Evin, à Téhéran, en Iran

ADX Florence, au Colorado, aux États-Unis

Otago Corrections Facility, à Milburn, en Nouvelle-Zélande

Prison d’État de San Quentin, à San Quentin, en Californie

Quartier pénitentiaire des Nations Unies, à l’extérieur de La Haye, aux Pays-Bas

Prison d’Abashiri, à Abashiri, au Japon

Centre Provincial de Détention et de Réhabilitation de Cebu (CPDRC), à Cebu, dans la province de Cebu, aux Philippines

Neve Tirza, à Ramla, en Israël

Maison d’arrêt de Bois-d’Arcy, à Yvelines, en France

Las Colinas Detention And Reentry Facility, à Santee, en Californie

Prison de San Pedro, à La Paz, en Bolivie

Prison de l’île Petak, à Vologda, en Russie

Rikers Island Prison, à New York, aux États-Unis

Prison d’État de Pelican Bay, à Crescent City, en Californie

HM Prison Dartmoor, à Princetown, en Angleterre

Prison pour femmes El Buen Pastor, à Bogota, en Colombie

Prison de Bordeaux, à Montréal, au Canada

Prison Altiplano, à Almoloya De Juarez, au Mexique

Desembargador Raimundo Pénitencier Vidal Pessoa, à Manaus, au Brésil

Prison centrale de Kashimpur, à Gazipur, au Bangladesh

Federal Correctional Institution, à El Reno, en Oklahoma

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Le Saviez-Vous ► Des ossements de détenus noirs au Texas rappellent la persistance d’une forme d’esclavage


Suite à une découverte d’ossements sur le terrain d’une ancienne prison au Texas aux États-Unis. Ces ossements tous des prisonniers noirs. Cela vient rappeler le triste sort de ces hommes qui furent arrêter souvent pour des pacotilles. Ils étaient condamnés aux travaux forcés en était louer a des blancs pour travailler gratuitement.
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Des ossements de détenus noirs au Texas rappellent la persistance d’une forme d’esclavage

 

Le drapeau confédéré, symbole des Etats sudistes pro-esclavage. | Joe Raedle / AFP

Le drapeau confédéré, symbole des Etats sudistes pro-esclavage. | Joe Raedle / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Washington Post

Dans le Sud des Etats-Unis jusqu’au début du XXe siècle, les hommes noirs pouvaient être arrêtés pour presque rien et condamnés au travail forcé.

Au Texas, des archéologues ont récemment découvert des ossements enterrés sur le site d’une ancienne prison et viennent de confirmer qu’il s’agissait d’os appartenant à environ quatre-vingt-quinze hommes noirs morts entre 1878 et 1911. Ce cimetière et ces cadavres n’étaient signalés par aucune inscription, et la découverte a été faite par hasard sur le chantier de construction d’une nouvelle école.

Elle rappelle un chapitre choquant de l’histoire du sud des États-Unis: après la fin officielle de l’esclavage, plusieurs États avaient trouvé une façon de perpétuer le travail forcé des Noirs en utilisant un système juridique inique.

Des hommes loués à des propriétaires

De la fin du XIXe siècle au début du XXe, les États du sud «louaient» ainsi leurs détenus à des entreprises privées pour lesquelles ces hommes travaillaient gratuitement dans des conditions épouvantables. Si des historiens parlent à ce sujet «d’esclavage sous un autre nom», c’est aussi parce que ces hommes étaient arrêtés et condamnés aux travaux forcés pour presque rien.

Par exemple, des lois contre le «vagabondage» faisaient que la police pouvait arrêter des hommes noirs juste parce qu’ils étaient dans la rue et ne travaillaient pas. Et comme les personnes arrêtées ne pouvaient pas payer les amendes, elles pouvaient se retrouver condamnées à un an de travaux forcés. Parler avec une femme blanche pouvait aussi mener à des inculpations.

Les détenus étaient ensuite loués à des propriétaires de plantations de canne à sucre, de mines ou de compagnies ferroviaires. Le Capitole du Texas a été ainsi construitavec le travail forcé de ces prisonniers. Dans le cas des ossements découverts cette année, il s’agissait de travailleurs des plantations de cannes à sucre, aux mains d’anciens propriétaires d’esclaves.

Rien qu’au Texas, plus de 3.500 prisonniers sont ainsi morts dans ces camps de travail forcé entre 1866 et 1912, jusqu’à ce que des législateurs interdisent finalement cette pratique.

Reginald Moore, un historien et militant qui cherchait ce type de cimetière depuis des années au Texas, travaille désormais en partenariat avec la municipalité pour créer un mémorial et peut être transférer les ossements dans un cimetière.

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Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse


Je suis sidérée !!! Au Texas, la détention et séparation des familles migrantes sont une affaire d’argent. Des prisons privées font leur fortune avec les migrants, sans parler les avocats, et toutes personnes qui peuvent faire de l’argent. Il y a même des sociétés de crédit pour ces étrangers. Ils osent appeler cela une industrie !
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Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse

 

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers... (Photo Associated Press/Agence des services frontaliers américains)

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

PHOTO ASSOCIATED PRESS/AGENCE DES SERVICES FRONTALIERS AMÉRICAINS

Agence France-Presse
El Paso

 

Pour les militants bénévoles qui leur viennent en aide, tenter de tirer profit des situations humaines souvent dramatiques des migrants est «répugnant». Mais au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité économique juteuse pour les prisons privées, les usuriers ou autres avocats sans scrupule.

Le grand État du sud des États-Unis est au coeur de la crise née de la politique de «tolérance zéro» du président Donald Trump, qui a provoqué la séparation de plus de 2300 enfants de leurs parents arrêtés après avoir franchi la frontière américaine.

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

À sa construction en 1983, celui de Houston était la première prison privée de l’histoire moderne des États-Unis. Ses propriétaires, CoreCivic (ex-Corrections Corporation of America) et GEO Group, sont les deux plus grosses entreprises pénitentiaires du pays, toutes deux cotées en bourse.

CoreCivic exploite au Texas quatre centres de détention sous contrat avec l’autorité fédérale de l’immigration et des douanes, tandis que GEO en gère trois autres, plus un quatrième en construction. Au niveau national, les deux groupes ont affiché en 2017 des chiffres d’affaires cumulés de quatre milliards de dollars.

Lobbying

«Nous apprécions énormément la confiance que l’autorité de l’immigration et des douanes continue de nous manifester», affirmait l’an dernier le président de GEO George Zoley en annonçant un nouveau contrat pour un montant de 110 millions de dollars avec le gouvernement fédéral.

Selon le think tank In The Public Interest, une telle privatisation du système pénal pousse ses acteurs à promouvoir l’incarcération massive y compris pour des délits mineurs, comme l’entrée illégale sur le territoire.

Ensemble, les deux groupes pénitentiaires «ont dépensé plus de dix millions de dollars en soutien à des candidats politiques et près de 25 millions en lobbying depuis 1989», souligne ce groupe de recherche dans un récent rapport.

«C’est une industrie qui fait pression en faveur de peines plus longues» et «plus sévères, car à chaque fois qu’un lit est occupé, elle gagne de l’argent», explique à l’AFP l’avocate spécialiste des migrations Jodi Goodwin, bénévole pour l’ONG Migrant Center for Human Rights.

«C’est dégoûtant, c’est répugnant», lâche-t-elle.

La polémique autour de la séparation des familles a aussi mis en lumière le rôle des centres, également exploités par des opérateurs privés, où ont été placés les enfants retirés à leurs parents à la frontière.

Selon le site d’informations Texas Tribune, il y a 31 centres de rétention pour mineurs dans cet État, dont les plus controversés sont ceux de Southwest Key Programs qui, selon Bloomberg, recevra plus de 450 millions de dollars du gouvernement cette année. Sous contrat avec le Bureau fédéral pour la réinstallation des réfugiés, ces «refuges» ont parfois été accusés de maltraitance, notamment le plus grand, nommé «Casa Padre», installé dans un ancien hypermarché Walmart et qui accueille plus de 1400 garçons.

Mais toutes ces sociétés florissantes ne sont pas les seules à tirer profit de l’immigration clandestine.

Plus cher pour les migrants

«C’est une industrie, et elle est en pleine croissance», dit à l’AFP l’économiste William Glade, de l’Université du Texas. «Notre système judiciaire est riche en opportunités pour les avocats» et d’autres professions, «et ils ne vont pas se priver de les exploiter et de les faire perdurer», ajoute-t-il.

Les migrants sont centraux dans l’économie des villes poussiéreuses qui jalonnent la frontière inhospitalière entre le Texas et le Mexique, comme McAllen, Hidalgo ou El Paso: les cabinets privés d’avocats spécialisés dans l’immigration et les sociétés de crédit qui octroient des prêts en échange d’une simple signature jouxtent les magasins de bottes de cow-boy et les lecteurs de tarots.

Le centre d’El Paso a ainsi vu la multiplication de sociétés qui prêtent de l’argent aux détenus incapables de payer la caution fixée par le juge pour être libérés en attendant le traitement de leur dossier.

Pour les crimes de droit commun, leur commission est normalement de 10 % du montant de la caution. Mais s’agissant des sans-papiers, le prix s’envole: Lachica Bonds facture par exemple 20 % du montant de la caution pour les étrangers accusés d’être entrés illégalement aux États-Unis, plus 500 dollars de frais de dossier.

Un commerce rémunérateur, puisque «la plupart des cautions sont comprises entre 10 000 et 15 000 dollars», voire «25 000 pour un cas que je suis actuellement en train de traiter», rapporte à l’AFP un employé sous couvert d’anonymat.

Une fois libérés, les migrants doivent porter des bracelets électroniques, vendus aux autorités par BI Incorporated, une filiale de GEO Group. Interrogés par l’AFP, ses employés à El Paso ont refusé de communiquer le prix d’un bracelet électronique

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Le Saviez-Vous ► L’homme qui a utilisé l’art moderne pour torturer des détenus


Comment peut-on avoir des idées aussi affreuses et leur faire prendre forme. C’est un homme né en France d’une famille d’origine austro-hongroise. Ils ont dû quitté le pays pour s’installer en France. Des années plus tard, il imagine des cellules prisons qui rendraient fou n’importe qui. Des moyens de tortures avec une armoire laissant la victime dans une position désagréable pendant plusieurs heures et d’autres idées qui empêche toutes personnes à se reposer et en perdre la raison
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L’homme qui a utilisé l’art moderne pour torturer des détenus

 

Extrait de la couverture d'«El hombre de las checas» de Susana Frouchtmann

Extrait de la couverture d’«El hombre de las checas» de Susana Frouchtmann

Jacques Besnard

Durant la guerre d’Espagne, Alphonse Laurencic a dessiné des cellules de l’enfer à Barcelone: les «checas».

Vous aimez l’art abstrait de Vassily Kandinsky? Les tableaux de l’inclassable Paul Klee? Le suprématisme de Kasimir Malevitch? Alphonse Laurencic aussi. Sauf que ce Français n’a pas utilisé leurs œuvres pour que ses convives les admirent, mais pour s’en inspirer dans le but de torturer des captifs.

Laurencic est au cœur d’un livre qui vient de sortir, El hombre de las checas, et fait grand bruit en Espagne. Son objectif: comprendre comment son imagination a pu enfanter des cellules de prison aussi horribles.

Commandées par le service d’information militaire

Pour bien cerner cette histoire, il faut tout d’abord rappeler le contexte de cette période sombre qui a marqué l’Espagne. En 1936, après le coup d’État de l’armée, deux camps s’affrontent: les nationalistes et les républicains du Front populaire.

Dans le second, le Service d’information militaire (SIM), un service de contre-espionnage, est créé à l’été 1937 pour débusquer les espions infiltrés ou les ennemis présumés. Parmi ces derniers, des nationalistes, mais aussi des anarchistes et des communistes libertaires anti-staliniens.

Pour les faire parler, des cellules appelées «checas» sont créées. À l’intérieur de ces gêoles basées principalement dans trois villes –Madrid, Valence et Barcelone– et inspirées par celles de l’Union soviétiqueTchéka» étant le nom de la police politique combattant les ennemis du bolchevisme), plus de 8.500 personnes ont été tuées.

Si le SIM n’a pas attendu Laurencic pour construire ces cellules, c’est bien le Français qui a imaginé les plus perverses.

Armoires diaboliques

À la demande des chefs du SIM, Laurencic a d’abord dessiné des pièces dans lesquelles les détenus étaient placés dans des armoires d’une hauteur variant de 1m40 à 1m60, de cinquante centimètres de largeur et quarante de profondeur. Les hommes y étaient enfermés pendant des heures, évidemment incapables de se tenir droit.

Dessin des «cellules armoires» | DR

Ils pouvaient s’asseoir, mais le siège était incliné, de façon à ce qu’ils soient toujours sur la pointe des pieds. L’espace était tellement étroit que le détenu ne pouvait changer de position, de même qu’il lui était impossible de se protéger les pupilles de l’ampoule électrique constamment allumée au niveau de leur visage.

«Urduena [l’un des bourreaux, ndlr] pensait que le fait de rester cinq à dix minutes dans cette position saurait calmer les plus récalcitrants», expliquait Laurencic lors de son procès.

Dessins qui rendent fou

Laurencic a également utilisé les couleurs pour faire craquer les détenus dans quatre «cellules psychotechniques», en privilégiant des vitraux verts.

C’est Santiago Garces, le chef du SIM, qui lui a conseillé cette couleur «triste, lugubre, comme un jour de pluie, qui prédispose à la mélancolie et à la tristesse».

Carnet de dessins des cellules d’Alphonse Laurencic | DR

Ces pièces construites dans l’ancien jardin du couvent de Santa Maria Magdalena Madres Agustinas, situé dans la rue Vallmajor de Barcelone, étaient toutes goudronnées –à l’intérieur comme à l’extérieur– et orientées vers le sud, de telle sorte qu’elles étaient quasiment constamment baignées par la lumière du soleil.

On imagine sans mal la peine que les détenus avaient pour respirer, en raison de la chaleur étouffante et de l’odeur.

Dessin d’une «cellule psychotechnique» | DR

Autre ignominie, le «lit». Mesurant 1m50 de long et soixante centimètres de large, il était incliné de vingt degrés, pour éviter que le détenu puisse se reposer: quand ce dernier s’endormait, son corps s’affaissait.

Il était également impossible de marcher dans la cellule, puisque des briques étaient apposées sur le sol. Pour déstabiliser encore davantage les prisonniers, une horloge était quotidiennement avancée de quatre heures, sans qu’ils ne puissent s’en apercevoir.

Pour couronner le tout, les murs étaient incurvés et couverts de motifs géométriques –cubes, dés, damiers, spirales, points, cercles, lignes horizontales– de différentes couleurs, ainsi que d’œuvres abstraites et surréalistes inspirées notamment par l’école du Bauhauset ses figures majeures: Kandinsky, Moholy-Nagy, Itten

«Laurencic avait travaillé dans le Berlin de la République de Weimar en tant que musicien et décorateur. Il s’est imprégné de toutes les sources de l’école du Bauhaus, très à la mode dans les années où il y a vécu, entre 1926 et 1933», explique Susana Frouchtmann, auteure de l’ouvrage qui lui est consacré et qui a découvert par hasard leur «lien de parenté».

Portrait de l’auteure Susana Frouchtmann | Gabriel Sendra

Choquante découverte

La journaliste est désormais une spécialiste de la vie de Laurencic. Trois ans auparavant, pourtant, l’Espagnole ne connaissait rien ou presque de l’histoire de cet homme qui fut le mari de Meri, sa gouvernante lorsqu’elle était enfant.

La photo de Meri Laurencic en 1988 au mariage d’Ana, la sœur de Susana | Collection Susana Frouchtmann

Meri était une femme âgée de plus cinquante ans, qui fumait souvent une cigarette que le père de Susana lui tendait avec son café, après le repas. Une femme aux cheveux courts et ondulés, bien apprêtée, mais qui s’habillait toujours de la même manière: jupe droite, chemisier sous un cardigan, chaussures avec un talon moyen. Une femme qui leur faisait réciter leurs leçons, leur apprenait les bonnes manières, mais qui était «distante» et «trop peu exigeante compte tenu de son rôle».Une femme revenue dans sa vie vingt-sept ans plus tard, en lisant un article de presse.

«Ce fut un vrai choc. Je savais seulement que son mari avait été accusé de collaborer avec “les rouges”, mais je ne savais rien d’autre. Dans ma famille, comme dans la plupart de familles espagnoles, le silence a prévalu. Tout le monde a beaucoup souffert pendant la guerre civile espagnole. Meri faisait partie de ce silence que ma propre famille a imposé. Elle-même n’a jamais parlé de son passé –du moins, à nous, les enfants. Mes parents, sans aucun doute, connaissaient bien leur histoire.»

Susana Frouchtmann commence à creuser le sujet et à prendre des notes. Son cahier s’est noirci jusqu’à rassembler suffisamment de matière pour en faire un livre, que l’écrivaine a voulu narratif. Dans cette enquête approfondie de 252 pages, elle remonte les différentes étapes biographiques d’Alphonse Laurencic.

Jeunesse nomade et mondaine

Durant les premières années de sa vie, Alphonse Laurencic et sa famille ont souvent été amenés à déménager, notamment en raison du métier de son père Julio, éditeur d’une revue.

L’histoire commence à Enghien-les-Bains, en région parisienne, où Alphonse naît en juillet 1902 et où ses parents se sont installés deux ans plus tôt. Son père réalisait alors le catalogue des Expositions universelles de différentes villes européennes. Alphonse Laurencic en a profité pour visiter Paris, la Côte d’Azur, les Alpes ou Gand. Il mène jusqu’en 1914 une enfance «agréable»,«cosmopolite», «mondaine», bénéficiant «d’un haut niveau de vie», comme le décrit Susana dans son livre.

En raison de son origine austro-hongroise, la famille est obligée de quitter la France. Elle s’installe en Espagne, neutre durant la Première Guerre mondiale. Le père lance une nouvelle revue, La Maravillas de España, qui rencontre un énorme succès et obtient la reconnaissance du roi Alphonse XIII, ce qui lui permet de côtoyer l’élite barcelonaise. Le fils fait alors ses classes dans une école catholique bourgeoise.

Alphonse Laurencic s’engage à 19 ans dans la Légion espagnole, avec laquelle il part combattre au Maroc. Il file un an plus tard chez une tante maternelle à Graz, en Autriche, où il rencontre sa future femme, Meri.

Le couple part à Berlin en 1929; Alphonse y officie comme décorateur, directeur d’orchestre de danse et de jazz. En Allemagne, les époux Laurencic découvrent la liberté, l’art, l’architecture. C’était juste avant l’arrivée du Troisième Reich.

Dessin de Meri par Alphonse Laurencic | Collection Susana Frouchtmann

Espion véreux

Avant de fuir d’Allemagne, Alphonse réussit également à travailler pour le Deutsche Allgemeine Zeitung et à obtenir une carte de presse pour représenter les intérêts du journal à l’étranger.

Arrivé en Espagne, il s’affilie à la Confédération nationale du travail (CNT), le plus important des syndicats anarchistes. Lorsque la guerre éclate, il devient un agent du contre-espionnage.

«La CNT pensait qu’il pourrait être très utile, car étant étranger et accrédité en tant que journaliste, il aurait pu se mélanger parmi tous les groupes de gauche qui “gouvernaient” Barcelone. Mais finalement, en tant qu’espion, il ne leur était pas très utile. Laurencic ne s’est jamais senti impliqué dans le conflit politique.»

Les partisans de la République sont très divisés; des conflits éclatent dans leurs rangs, notamment entre les communistes et les anarchistes, mais aussi entre les communistes fidèles à l’Internationale (le Parti communiste d’Espagne, ou PCE) et les anti-staliniens (le Parti ouvrier d’unification marxiste, ou POUM).

À Barcelone, deux camps vont s’affronter: les milices CNT-FAI (pour Fédération anarchiste ibérique) alliées au POUM contre les autorités de la République et de la Généralité de Catalogne, l’UGT (l’Union générale des travailleurs, un syndicat socialiste), le Parti communiste d’Espagne (PCE) et le Parti socialiste unifié de Catalogne(PSUC).

Les premiers sont défaits; le POUM est dissous et la majorité des dirigeants sont persécutés, emprisonnés, torturés ou tués.

La CNT perd son influence au profit de l’UGT, auquel Laurencic avait également adhéré. Il parvient à rester en poste au ministère de l’Ordre public de Barcelone en tant qu’interprète, mais se fait finalement arrêter en juillet –pas pour ses activités politiques, mais pour des magouilles financières.

Profitant de sa position au service au contre-espionnage, Laurencic a vendu de faux passeports puis détourné des fonds dans le but d’aider de riches étrangers à sortir du pays, en échange de sommes importantes.

Laurencic est incarcéré avec son frère et Meri dans la «checa» de Vallmajor, avant d’être transférés dans d’autres geôles, dont celle de Sainte Ursule à Valence –une prison qui va lui inspirer de nombreux éléments de ses propres «checas».

Les deux frères reviennent à Vallmajor en avril 1938, où ils atterrissent dans des camps de travail. Ils endurent quatorze heures de labeur par jour sans pouvoir se laver, se changer et avec seulement un repas quotidien.

«Il n’a jamais été torturé», tient à préciser Susana Frouchtmann.

Après neuf mois de détention, Alphonse parvient finalement à s’attirer les sympathies du SIM, avec qui il collabore dans le but d’améliorer ses conditions de vie. C’est le chef suprême du service, Santiago Garces, qui le place en liberté surveillée et le nomme architecte en chef.

«Il les a convaincus qu’il pouvait les aider. C’était un séducteur. Il n’était certainement pas architecte, mais il savait correctement dessiner. Il décorait également les maisons des dirigeants.»

Laurencic restera en poste jusqu’à la fin de la guerre et la victoire des nationalistes. Durant son procès, il justifiera sa collaboration avec le SIM en expliquant avoir tenté d’obtenir des informations pour «saboter la cause rouge».

Des arguments qui ne convaincront pas: le 9 juillet 1936, Alphonse Laurencic est fusillé pour rébellion militaire au camp de la Bota à Barcelone, à seulement 37 ans.

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Le Saviez-Vous ► Morgue et histoire


C’est peut-être glauque comme sujet, mais il est intéressant que la morgue ait déjà été un verbe qui (hautain, arrogance) De plus, les morgues du moins en France n’avait pas au début un lieu spécifique pour les cadavres. Il est à noter aussi qu’il fut une époque que les cadavres non identifiés étaient mis en exposition pour le public et ce qui a attiré même le tourisme qui était considéré comme un spectacle. Heureusement, les choses ont bien changé
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Morgue et histoire

A l’origine, le terme « morguer » signifie « regarder avec hauteur », traiter quelqu’un avec arrogance.

Dans les prisons du 17ème siècle, la morgue désigne le lieu où l’on tient les nouveaux prisonniers pendant un bref moment afin que les guichetiers les dévisagent pour pouvoir les reconnaître ensuite. Par la suite, la morgue devient le lieu où l’on cherche à reconnaître les cadavres. A Paris, dès le moyen-âge, les cadavres trouvés dans les rues étaient pris en charge par l’Hôpital Sainte-Catherine avant d’être inhumés au cimetière des innocents. La prison du Châtelet sert également de lieu de dépôt pour les corps. Au 18ème siècle, il est possible de les observer afin de les identifier.

Au début du 19ème siècle, c’est l’Ile de la Cité qui accueille la morgue au sein d’un bâtiment spécialement dédié. En 1868, un nouveau bâtiment est construit à l’initiative du baron Haussmann ; il comprend un amphithéâtre, une glacière et une salle d’exposition. Les cadavres non identifiés sont alors exposés au public derrière une vitre pendant trois jours. Des milliers de personnes viennent tous les jours observer les défunts ainsi présentés, faisant de la morgue un lieu de spectacle que les touristes étrangers intègrent à leur circuit de visite. C’est seulement au début du XXème siècle, en 1907, que la morgue ferme ses portes au public ; désormais, il faut disposer d’une autorisation spéciale pour y pénétrer. La morgue devient l’Institut médico-légal en 1914 ; elle est transférée dans le 12ème arrondissement, le long du Quai de la Rapée, en bord de Seine.

L’INSTITUT MÉDICO-LÉGAL

Il reçoit les corps des défunts dont le décès est survenu sur la voie publique, les morts violentes, les corps non identifiés, les défunts dont la mort est considérée comme suspecte, ou encore par mesure d’hygiène publique. En cas de décès criminel ou suspect, l’Institut procède à une autopsie. L’autopsie peut également être menée afin de déterminer si les causes de la mort sont naturelles, ou liées à un accident, une maladie…

LA CHAMBRE MORTUAIRE

La chambre mortuaire désigne le lieu de conservation des corps au sein d’un établissement de santé ; il s’agit en général d’un grand hôpital.

 La loi précise que « les établissements de santé publics ou privés doivent disposer d’au moins une chambre mortuaire dès lors qu’ils enregistrent un nombre moyen annuel de décès au moins égal à 200 ».

Les corps sont déposés dans la chambre mortuaire dans les 24h suivant le décès. C’est un service gratuit au cours des trois premiers jours. Les agents de la chambre mortuaire peuvent également proposer leurs prestations à la famille du défunt : toilette mortuaire, maquillage… Le corps peut ainsi être conservé jusqu’à la mise en bière et aux obsèques. En cas d’absence, la chambre mortuaire peut conserver les corps jusqu’à 10 jours après le décès.

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États-Unis: plus de 500 ans de prison pour un pédophile


Pour une fois que ce n’est pas une sentence bonbon. Même s’il ne fera jamais toutes ces années car, il mourra probablement bien avant. Il ne nuira plus aux enfants
Nuage

 

États-Unis: plus de 500 ans de prison pour un pédophile

 

Par RédactionThe Associated Press

PENSACOLA, Fla. Un pédophile américain qui a violé un garçonnet de trois ans à de multiples reprises a été condamné à trois peines de prison à vie, plus 495 ans.

Un jury de la Floride a reconnu l’homme de 22 ans coupable de 36 accusations de pédophilie mardi. Le juge John Miller lui a alors imposé trois peines de prison à vie consécutives, auxquelles il a ajouté 495 années d’incarcération.

Les procureurs affirment que l’individu a photographié et filmé les agressions pendant deux mois, en 2016. Il a été dénoncé par sa femme, qui a trouvé les images sur son téléphone portable.

Elle a témoigné contre lui mardi. Elle a dit aux jurés avoir reconnu son mari et l’enfant.

Deux autres hommes qui avaient communiqué avec l’agresseur au sujet des photos et des vidéos sont eux aussi derrière les barreaux.

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Un juge indien met un gang d’ânes en prison pour avoir mangé des arbres


Franchement, on arrête les animaux au lieu des propriétaires et quand on pense que les agresseurs dans ce pays, ne sont pas toujours mis en prison, c’est vraiment un non-sens
Nuage

 

Un juge indien met un gang d’ânes en prison pour avoir mangé des arbres

Crédits : NDTV

Dans un pays où la vie des vaches est sacrée, personne n’échappe à la loi, raconte l’Indian Times. Huit ânes ont été relâchés cette semaine de la prison d’Orai, dans l’État d’Uttar Pradesh au nord du pays, après avoir passé quatre jours en détention. Ils avaient été incarcérés pour avoir dévoré de jeunes arbres le 24 novembre dernier. Il y en avait pour 850 euros (1288 $ cad) de dégâts.

Leur propriétaire, un certain Kamlesh, les a laissés brouter sur une propriété privée, malgré les avertissements répétés des autorités. Le gang de mules a donc été mis sous les verrous, une situation que Kamlesh n’avait jamais envisagé. Avec l’aide d’un policier, il a finalement réussi à faire libérer ses animaux, en promettant de les remettre sur le droit chemin et de ne plus les laisser « brouter dans des zones résidentielles ou d’importance publique ».

« Il n’y a pas de loi qui permette d’arrêter des ânes », explique le surintendant de la prison. « Nous les avons confinés pendant quatre jours pour donner une leçon à leur propriétaire, qui ne prêtait aucune attention à nos avertissements. »

La scène surréaliste de la libération, filmée par la chaîne de télévision locale NDTV, montre les huit animaux, certains baissant la tête l’air penaud, d’autres sortant la tête haute, dans une attitude de défiance pour le moins amusante.

Source : The Indian Times

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