Le Saviez-Vous ► Les singes — Pharmaciens


La pharmacologie n’est pas juste un art des êtres humains, des animaux savent se servir des plantes pour se soigner tel que les primates
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Les singes — Pharmaciens

Si les grands singes sont dotés de bien des aptitudes les rapprochant de nous, il s’avère que les primates peuvent même jouer aux pharmaciens… Ceux que nous appelons les grands singes – chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans – pourraient même nous en apprendre dans le domaine pharmaceutique grâce à la zoopharmacognosie.

Sabrina Krief, vétérinaire et Maître de conférence au Muséum national d’Histoire naturelle en France, explique que les chimpanzés consomment en effet différentes plantes pour leurs vertus thérapeutiques ou encore pour se guérir.

À travers leurs expéditions pour étudier le phénomène “d’automédication” chez les primates, ils ont notamment observé un singe souffrant de diarrhées qui se nourrissait d’écorces d’un arbre en particulier, l’Albizia Grandibracteata, et guéri au bout de quelques jours. Une fois en laboratoire, les chercheurs ont confirmé les bienfaits de l’écorce.

Autre observation, les chimpanzés peuvent aussi marier différents “ingrédients” pour leurs bienfaits. Si les chercheurs se demandent encore comment ils se transmettent ce savoir, l’homme semble avoir quelques nouvelles leçons à tirer de son lointain cousin.

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Pour détecter les mensonges, faisons confiance à notre subconscient


Les tricheurs, les menteurs envoient souvent des signaux que notre subconscient capte a l’insu de notre conscient. Probablement, que notre première impression serait plus fiable que l’on pense pour détecter les menteurs
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Pour détecter les mensonges, faisons confiance à notre subconscient

 

 

Détecter le mensonge n’est pas toujours une tâche aisée et nous le faisons mal lorsque nous y réfléchissons. En revanche, notre subconscient nous aide bien mieux à saisir la vérité. © Geralt, www.pixabay.com, DP

Détecter le mensonge n’est pas toujours une tâche aisée et nous le faisons mal lorsque nous y réfléchissons. En revanche, notre subconscient nous aide bien mieux à saisir la vérité. © Geralt, http://www.pixabay.com, DP

Les êtres humains sont plutôt mauvais pour repérer les menteurs. Sauf s’ils font confiance à leurs préjugés, issus de leur subconscient, qui permettent d’avoir une opinion rapide sur la fiabilité des personnes. Une position souvent plus pertinente que lorsqu’on écoute notre partie consciente.

Menteurs et tricheurs invétérés sont plutôt indésirables dans nos sociétés humaines. Pourtant, malgré des millénaires de pratiques du langage, l’évolution ne nous permet pas de déceler les individus malhonnêtes à la seule écoute de leur discours. De nombreuses études tombent sur des résultats concordants : on se trompe en moyenne une fois sur deux, avec un taux de réussite de 54 %. Autant jouer à pile ou face.

Pourtant, d’autres recherches en médecine forensique, en neurologie ou en primatologie suggèrent que les contrevérités se repèrent mieux dans des processus mentaux moins conscients. Pourquoi ? L’acte de mentir s’accompagne souvent de comportements particuliers, comme le regard fuyant face à son interlocuteur que nos sens percevraient et que notre cerveau intégrerait.

Leanne ten Brinke, psychologue à l’université de Californie, Berkeley, et ses collègues ont mis au point un protocole pour confirmer les travaux précédents, considérant que l’observation d’un humain en plein mensonge activerait des concepts cognitifs associés avec la déception. Leurs conclusions, publiées dans Psychological Science, sont concordantes avec leurs suppositions.

Usual Suspects : des préjugés détectent les menteurs

Dans un premier temps, des étudiants étaient invités à pénétrer seuls dans une pièce dans laquelle se trouvaient 100 dollars sur une étagère. Ils avaient deux options : voler l’argent ou ne pas y toucher. Par la suite, ils subissaient un interrogatoire filmé : tous devaient affirmer qu’ils étaient innocents. Dans le lot donc, des menteurs et des personnes sincères.

Si tous les menteurs avaient le nez de Pinocchio, la tâche nous serait simplifiée…
Si tous les menteurs avaient le nez de Pinocchio, la tâche nous serait simplifiée… © Kewl, Flickr, cc by 2.0

Ces vidéos étaient présentées à 72 autres étudiants, qui avaient pour mission de distinguer les innocents des coupables. Une mission seulement moyennement honorée, puisqu’ils n’ont démasqué que 43 % des voleurs et n’ont cru que 48 % des citoyens honnêtes. Des résultats cohérents donc.

Mais l’investigation ne s’arrête pas là. Les participants étaient soumis à un test d’associations implicites, qui prend en compte le temps nécessaire pour classer les gens dans des catégories, à partir des idées reçues de chacun, basées sur des indices sensoriels individuels. Et dans ces cas de figure, les menteurs étaient bien plus souvent associés à des mots comme « mensonger » ou « trompeur ». À l’inverse, les sujets intègres ont été plutôt rangés dans les catégories « honnête » ou « valide ».

Écouter son subconscient quand il parle

Pour les auteurs, cette seconde partie des données s’explique potentiellement par le ressenti du subconscient. Les tricheurs manifestent certains signaux que nous n’interprétons pas toujours consciemment mais que notre cerveau remarque malgré tout et intègre à sa réflexion. Ces à priori, bien que loin d’être systématiquement fiables, permettent de se faire une opinion rapidement sur les gens et ainsi savoir s’ils sont dignes de confiance ou non.

En se plaçant dans une optique évolutive, cette aptitude à juger vite (et mieux) nous permet de limiter les interactions avec des menteurs. Leur compagnie nous met mal à l’aise, ce qui nous pousse à les éviter. Nos premières impressions sont donc parfois les bonnes…

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