Seriez-vous prêt à affronter un ouragan?


Les alertes météos nous avertissent quand il y a un danger, il serait bon de prendre le temps de préparer avant qu’une catastrophe naturelle puisse nous tomber dessus.
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Seriez-vous prêt à affronter un ouragan?

 

Un résident de Cape Hatteras, en Caroline du Nord, se prépare au passage de l'ouragan Irene, en août 2011, en barricadant les fenêtres de sa maison.

Un résident de Cape Hatteras, en Caroline du Nord, se prépare au passage de l’ouragan Irene, en août 2011. Photo : Reuters/Jose Luis Magana

Le passage des ouragans Harvey et Irma cause bien des maux chez nos voisins du Sud. Mais il pourrait arriver qu’un cyclone provoque la destruction de bâtiments au Canada, comme lors du passage de Hazel, en 1954, ou de Juan, en 2003, qui ont fait des morts ici. Seriez-vous prêt en cas d’ouragan? Voici quelques conseils pour faire face à la tempête.

Il est important de connaître les risques pour votre région. Au Canada, ce sont les provinces de l’Est qui sont concernées pendant la période des ouragans, qui s’étend de juin à novembre.

Les Canadiens peuvent s’informer en tout temps sur le site du Centre canadien de prévision des ouragans, pour connaître en temps réel la situation concernant leur localité.

Si les autorités vous demandent d’évacuer votre résidence, faites-le.

Protégez votre maison

À l’approche d’un ouragan, il est recommandé d’ancrer tout ce qui pourrait être emporté ou arraché par le vent, comme le mobilier de jardin ou les poubelles – ils peuvent causer des blessures et des dommages importants. Les fenêtres et les portes de la maison devraient être barricadées à l’aide de panneaux de contreplaqué et le toit consolidé pour éviter l’infiltration de vent.

Le site Préparez-vous du gouvernement canadien recommande de couper les branches et les arbres morts afin de diminuer le risque qu’ils tombent sur votre maison pendant une tempête.

Ceux qui vivent dans une maison mobile devraient en fixer solidement la structure et se réfugier dans un bâtiment plus sécuritaire en prévision de l’arrivée de l’ouragan.

Faites des provisions

En situation d’urgence, les services de base comme l’eau, l’électricité, le gaz ou le téléphone pourraient être coupés.

C’est donc une bonne idée de faire provision d’eau (deux litres par personne par jour, pour au moins trois jours, de préférence en petites bouteilles) et de nourriture (préférablement non périssable, comme des conserves ou des aliments secs), de se munir de piles, d’une radio et d’une lampe de poche. On peut aussi penser à de l’huile à chauffage ou à une génératrice.

D’ailleurs, on devrait toujours avoir à notre portée une trousse de premiers soins contenant bandages, antiseptiques, analgésiques et médicaments sur ordonnance.

Il peut également être utile de garder de l’argent en petites coupures et de la monnaie, car les distributeurs automatiques pourraient cesser de fonctionner.

À l’extérieur

Si une tempête violente approche et que vous êtes à l’extérieur, réfugiez-vous dans un bâtiment sécuritaire.

Si l’œil de l’ouragan passe sur votre secteur, sachez qu’il y aura une accalmie de quelques minutes. Vous devez vous assurer de rester dans un endroit sûr. Il faut garder en tête qu’après le passage de l’œil, les vents vont s’élever à nouveau, en sens contraire, et parfois avec encore plus de force, fait remarquer le gouvernement canadien.

Les autorités recommandent de se tenir loin des côtes, en raison des vagues déferlantes et des rafales puissantes.

Pensez à faire le plein d’essence de votre voiture. Si vous devez prendre votre auto après le passage de l’ouragan, évitez de conduire dans des endroits inondés, puisqu’il pourrait y avoir du courant.

Pensez à vos proches

La Croix-Rouge recommande de discuter avec votre famille des règles de sécurité à suivre lors d’un ouragan, ce qui aide à calmer les craintes. Elle conseille aussi de vérifier si vos proches, vos amis et vos voisins vulnérables ont besoin d’une aide particulière.

Si vous avez le temps, pensez à mettre vos documents précieux en sécurité.

Dans une perspective de préparation aux ouragans à plus long terme, le gouvernement recommande de protéger votre maison, par exemple en vous assurant que le sous-sol et les fondations sont à l’abri des inondations, et que vous êtes munis d’une assurance habitation appropriée.

D’ailleurs, la Croix-Rouge a une application qui peut vous aider à vous préparer à l’arrivée d’un ouragan.

http://ici.radio-canada.ca

Le virus du Nil


La seule arme que nous avons contre le virus du Nil présentement est la prévention. Aucun antibiotique ou vaccin n’est présentement efficace sur les moustiques qui sont vecteurs de ce virus et qui le transmet aux oiseaux et aux humains …
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Le virus du Nil

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Pour voyager de l’un à l’autre, le virus du Nil utilise un moyen ingénieux : les insectes qui piquent les oiseaux et les humains.

Comme dans bien des secteurs de la santé, la prévention demeure ici notre meilleure alliée.

En 1978, alors que j’étudiais en biologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, j’obtins comme emploi d’été le privilège de travailler avec le groupe de recherche en démoustication sous la direction des professeurs Jean-Pierre Bourassa et Antoine Aubin. Une de mes tantes avait alors ironisé en disant qu’il n’était pas nécessaire de faire des études universitaires pour élever des maringouins. Mal lui en prit, car aujourd’hui, il n’aurait été des efforts de ces pionniers, nous serions encore bien plus démunis face au virus du Nil. À ce chapitre, le Québec a adopté une approche novatrice en tentant de diminuer les populations de moustiques à l’aide d’un agent biologique non dommageable pour l’humain : le Bacillus thuringiensis israelensis. Ce microorganisme s’attaque efficacement aux larves des maringouins, c’est ce qui s’appelle tenter de tuer le mal dans l’œuf. Comme le souligne un document rédigé pour le ministère de l’Environnement par le Dr. Jean O. Lacoursière, entomologiste et professeur associé, et le Dr. Jacques Boisvert, microbiologiste et professeur titulaire du département de chimie-biologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières en 2004 ( http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/virus-nil/bti/ ) :

« Autorisés au Canada depuis 1982, les produits à base de Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) sont couramment utilisés dans le contrôle des populations de moustiques et de mouches noires. Depuis 2002, on les utilise pour contrôler les populations de moustiques vecteurs du virus du Nil occidental au Québec. »

Pas fou, ce virus du Nil. Il ne se contente pas d’infecter les oiseaux, mais trouve aussi preneur chez les humains. Pour voyager de l’un à l’autre, il utilise un moyen ingénieux : les insectes qui piquent les oiseaux et les humains. Nous avons donc ici 4 intervenants : le virus qui cause l’infection, deux victimes (les oiseaux et les humains) et un vecteur, l’insecte piqueur comme le maringouin. Pour garder le niveau d’infection le plus bas possible, nous avons donc 4 possibilités d’intervention.

Plusieurs recherches sont en cours pour mettre sur pied un vaccin, mais aucune n’a encore des résultats concrets.

On pourrait vouloir agir sur le virus même, en l’éliminant avec un médicament quelconque. Mais les antibiotiques sont inefficaces contre les virus. Plusieurs recherches sont en cours pour mettre sur pied un vaccin, mais aucune n’a encore des résultats concrets.

Autre champ possible d’intervention : les moustiques vecteurs. Il serait impossible d’éliminer tous les maringouins, mais si on parvient à diminuer sensiblement le nombre de moustiques dans une région donnée, on réduit de beaucoup le risque de transmission des oiseaux aux humains. C’est ce que l’on tente de faire avec le projet de démoustication.

Héma-Québec a annoncé que toutes ses réserves de sang ainsi que le sang provenant de tous les donneurs seraient examinés et vérifiés.

    Finalement, les scientifiques ont découvert que le virus pouvait se transmettre aussi par des transfusions sanguines et par des dons d’organes. Héma-Québec a annoncé que toutes ses réserves de sang ainsi que le sang provenant de tous les donneurs seraient examinés et vérifiés. Quant aux dons d’organes, le risque est minime par rapport aux avantages souvent essentiels pour la vie du receveur. Le virus pourrait aussi être transmis par le lait maternel si, évidemment, la mère est porteuse.

    En ce qui concerne les symptômes, Santé Canada nous apprend sur son site:

    « Les symptômes peuvent aller de bénins à graves. La plupart des personnes (70 à 80 %) infectées au virus du Nil occidental ne ressentent aucun symptôme.

    Certaines personnes ont des symptômes bénins qui peuvent comprendre :

  • fièvre

  • maux de tête

  • courbatures

  • éruption cutanée légère

  • ganglions lymphatiques enflés

    Les premiers symptômes apparaissent généralement de 2 à 15 jours après l’infection.

    Toute personne infectée risque de développer des symptômes et des effets plus graves pour sa santé. Les adultes de 50 ans ou plus et les personnes ayant une affection sous-jacente ou un système immunitaire affaibli ont toutefois un risque plus élevé.

    Très peu de personnes (moins de 1 % des personnes infectées au virus) développeront des symptômes graves et auront des effets sur leur santé. Dans nombre de ces cas, l’infection peut affecter le système nerveux central, soit les tissus du système nerveux du cerveau et la moelle épinière.

    Les symptômes graves peuvent inclure :

  • apparition rapide de maux de tête importants

  • forte fièvre

  • raideurs au cou

  • nausées ou vomissements (parfois les deux)

  • difficulté à avaler

  • somnolence

  • confusion

    Vous pouvez aussi ressentir des symptômes graves comme :

  • pertes de connaissance

  • manque de coordination

  • faiblesse musculaire

  • paralysie

    En général, le rétablissement peut prendre une semaine dans les cas bénins. Dans des cas graves, la personne peut ressentir divers effets sur sa santé pouvant aller de plusieurs mois à quelques années après l’infection initiale par la maladie. Certains cas graves de la maladie peuvent entraîner la mort. »

    Toujours sur ce même site, on apprend que :

    « Le virus du Nil occidental est une maladie relativement nouvelle en Amérique du Nord. Ses effets à long terme ne sont pas entièrement compris. La plupart des personnes, même celles qui présentent des symptômes et des effets graves sur leur santé, se rétablissement complètement. D’autres connaissent des problèmes de santé permanents.

    Ces problèmes peuvent comprendre :

    • des effets sur la condition physique, notamment :

      • une faiblesse musculaire à long terme et une paralysie

      • fatigue

      • maux de tête

      • effets sur l’état mental, notamment :

        • confusion

        • dépression

        • problèmes de concentration et perte de mémoire

        • effets sur la capacité fonctionnelle, notamment :

          • difficulté à préparer des repas

          • capacité diminuée à faire des activités physiques extérieures

          • difficulté à faire les tâches quotidiennes, p. ex. le magasinage

        Quant aux traitements, ils peuvent varier d’une simple surveillance avec traitement des symptômes lorsqu’il s’agit de conditions bénignes à des hospitalisations dans les cas les plus sévères.

        Comme dans bien des secteurs de la santé, la prévention demeure ici notre meilleure alliée. Les règles de prévention individuelle consistent à éviter les piqures d’insectes en portant surtout le matin et le soir (ou en tout temps si on fréquente des endroits où il y a beaucoup de moustiques) des vêtements qui couvrent tout le corps (ne pas oublier le bas des jambes et les pieds). On peut enduire les parties restantes d’un insecticide. Ne pas oublier de vérifier l’état des moustiquaires de votre maison, chalet ou tente. Il ne faudrait tout de même pas permettre à l’ennemi d’entrer dans la maison et la recommandation vaut aussi bien dans les grandes villes qu’en campagne.

        Rappelons que cette année fut et demeure idéale pour la prolifération des insectes piqueurs, le printemps ayant été pluvieux et frais et les canicules ne s’étant pas vraiment produites. Ces conditions météorologiques font en sorte que les marres d’eau (lieux de prédilection pour la multiplication des insectes) ne se sont pas évaporées et qu’elles continuent donc de fournir à ces insectes des conditions idéales de prolifération, et ce même à la fin du mois d’août.

        http://quebec.huffingtonpost.ca/

        Le Saviez-Vous ► La vitamine C prévient le rhume ? Faux


        La vitamine C est importante pour la santé, cependant dire qu’elle agit préventivement contre le rhume n’est pas tout à fait vrai. Sauf, pour certains groupes spécifiques, mais pour les gens en général, prendre des suppléments de vitamine C est de l’argent dépenser pour pas-grand-chose
        Nuage

         

        La vitamine C prévient le rhume ? Faux

         

        VITAMIN C

        Agence Science-Presse  |  Par Le Détecteur de rumeurs

         

        Voilà près de 50 ans qu’on vante les mérites de la vitamine C pour la prévention et le traitement des rhumes. Pourtant, la prise de suppléments d’acide ascorbique pour prévenir l’apparition d’un épisode de rhume semble tout à fait inutile… ou presque.

        Origine de la rumeur

        Peu de gens savent que cette croyance a été popularisée par Linus Pauling. Ce chimiste américain a remporté le Nobel dans son domaine en 1954, en plus de gagner un Nobel de la paix en 1962.

        Mais c’est surtout en raison de ses propos controversés sur la vitamine C qu’on se souvient de Pauling aujourd’hui. Dès la fin des années 1960, le chimiste postule que pour maintenir une bonne santé, vivre plus longtemps et prévenir les maladies, il faut consommer des doses de vitamines C beaucoup plus grandes que les apports journaliers recommandés. Il ira jusqu’à prendre lui-même 18 000 mg de vitamine C par jour, soit 200 fois la dose recommandée de 90 mg !

        Emballé, il publie en 1970 le livre Vitamin C and the Common Cold (La vitamine C et le rhume). Il y recommande de prendre 1000 mg par jour de vitamine C afin de diminuer le risque de contracter un rhume, d’en réduire sa durée et sa sévérité. C’est 11 fois la dose journalière recommandée.

        Le livre de Pauling connaît un immense succès. Vers le milieu des années 1970, plus de 50 millions d’Américains suivent ses recommandations et les ventes de vitamine C quadruplent aux États-Unis. Les pharmaciens et les manufacturiers se félicitent de ce qu’ils appellent « L’effet Linus Pauling » sur leurs affaires, mais les scientifiques ne sont pas si enthousiastes. De nombreuses études menées en double-aveugle démontrent que la vitamine C n’a pas plus de valeur qu’un placebo pour combattre le rhume. Pauling refuse d’y croire et va même jusqu’à affirmer que des doses élevées de vitamine C prises au quotidien peuvent guérir le cancer. Mais ça, c’est une autre histoire et le Détecteur de rumeurs y reviendra dans un prochain texte.

        Pauling était-il atteint de « Nobelite » un symptôme qui semble pousser certains lauréats à adopter des théories étranges et non scientifiques dans les années qui suivent l’attribution de ce prix ? Toujours est-il que l’entêtement de Linus Pauling lui fit perdre le respect de la communauté scientifique et le fit tomber dans l’oubli jusqu’à sa mort en 1994… des suites d’un cancer.

        Autant d’épisodes de rhume

        Mais qu’en est-il de la recherche sur la vitamine C et la prévention du rhume aujourd’hui ? Une méta-analyse du groupe Cochrane, publiée en 2013, s’est intéressée aux résultats de 29 études effectuées auprès de plus de 11 000 participants. Elle a démontré que la prise de vitamine C sur une base régulière n’est pas efficace pour prévenir le rhume chez l’humain. En d’autres mots, le nombre d’épisodes de rhume demeure le même, que l’on prenne ou non de la vitamine C.


        Des rhumes qui durent à peine moins longtemps

        Les résultats de l’analyse montrent que la prise régulière de suppléments de vitamine C diminuerait la durée du rhume de 8 % en moyenne chez les adultes et de 14 % en moyenne chez les enfants. La plupart des études ont obtenu ces résultats avec des doses de 1 000 mg par jour.

        Cette diminution semble significative, mais il faut la mettre en perspective. On estime qu’un adulte connait 2 ou 3 épisodes de rhumes par année, pour une moyenne de 12 jours par an. Prendre 1 000 mg de vitamine C tous les jours réduirait donc le nombre moyen à 11 jours. Un enfant, pour sa part, serait malade 24 jours en moyenne au lieu de 28 jours. D’un point de vue pratique et économique, il semble donc peu raisonnable d’ingérer des mégadoses de vitamine C tout au long de l’année si les seuls effets bénéfiques anticipés sont de réduire chaque épisode de rhume de quelques heures.

        Par ailleurs, la prise de vitamine C ne diminuerait pas la gravité des symptômes. En d’autres termes, on ne se sent pas moins malade.


        Quelques exceptions

        Des études ont toutefois démontré que la prise quotidienne de suppléments de vitamine C peut réduire les chances d’attraper un rhume chez certains groupes spécifiques de personnes, comme les soldats dans des environnements subarctiques, les skieurs et les marathoniens.

        Verdict

        Pour la population générale, la prise de suppléments de vitamine C dans le but de prévenir l’apparition d’un épisode de rhume ou de le guérir semble peu intéressante, voire tout à fait inutile.

        – Eve Beaudin en collaboration avec Extenso

        À savoir sur la vitamine C

        – La dose journalière de vitamine C recommandée est de 90 mg pour les hommes et de 75 mg pour les femmes.

        – Une alimentation équilibrée permet normalement de recevoir cette dose journalière.

        – Les meilleures sources sont les fruits citrins (oranges, pamplemousses), les baies, les légumes comme les tomates, les pommes de terre, le brocoli, les épinards, etc. Pour des informations additionnelles à ce sujet, consultez ce document.

        – Pour la population générale, les suppléments de vitamines C ne sont pas recommandés. Les grandes agences de santé publique ne recommandent pas non plus d’en prendre pour prévenir ou traiter un rhume.

        – Notre organisme ne peut pas emmagasiner de la vitamine C. Le surplus ingéré se retrouve dans l’urine.

        – La dose maximum tolérable est de 2 000 mg. Au-delà de ce seuil, on peut avoir des nausées, des diarrhées, des troubles gastro-intestinaux ou développer des pierres aux reins.

        L’astuce du Détecteur de rumeurs

        Quand il s’agit de vérifier une information touchant à la recherche en santé, le Détecteur de rumeurs recommande le Groupe Cochrane, une organisation internationale, indépendante et à but non lucratif. Plus de 37 000 contributeurs dans plus de 130 pays élaborent les revues systématiques Cochrane sur les effets des traitements ou des interventions dans tous les domaines touchant à la santé. Elles constituent une des sources de données en santé les plus fiables. Des milliers de revues scientifiques sont disponibles en ligne dans la Bibliothèque Cochrane. Elles peuvent être consultées par les professionnels de la santé et par le grand public, mais seules les conclusions des analyses sont disponibles gratuitement.

        http://quebec.huffingtonpost.ca/

        Une « femme fatale » pour neutraliser ce coléoptère nuisible


        Il est vrai que ces insectes ont fait des dégâts considérables parmi les frênes en Amérique du Nord. Dans mon quartier, plusieurs sont morts et ont été enlever par la ville. L’avantage de cet appât, c’est que ce n’est pas des insectes modifiés, ni un insecticide … Reste à savoir si cela serait assez efficace
        Nuage

         

        Une « femme fatale » pour neutraliser ce coléoptère nuisible

         

        Rebecca Hale, équipe du NGM. Coléoptères : Jonathan Lelito, département de l'agriculture des États-Unis (USDA), Leurre : Akhlesh Lakhtakia et Stephen Swiontek

        Rebecca Hale, équipe du NGM. Coléoptères : Jonathan Lelito, département de l’agriculture des États-Unis (USDA), Leurre : Akhlesh Lakhtakia et Stephen Swiontek

        Mourir en tentant de s’accoupler avec un leurre électrifié est une triste fin. Mais l’entomologiste Michael Domingue n’a aucun scrupule à tuer les agriles du frêne car, depuis 2002, ces coléoptères ont ravagé des centaines de millions de frênes blancs, originaires d’Amérique du Nord.

        Pour les neutraliser, Michael Domingue et ses collègues de l’université d’État de Pennsylvanie ont créé une « femme fatale », au sens propre du terme : une fausse femelle, équipée d’une pile destinée à électrocuter tous les mâles qui tenteraient de la féconder.

        À l’aide d’une imprimante 3D, les scientifiques ont fabriqué une version rudimentaire de l’appât, que les agriles mâles ont regardé sans toucher. Les chercheurs ont aussi réalisé un modèle plus réaliste, avec la même teinte émeraude et la même texture de surface réfléchissante que celles d’une carapace d’agrile. Lors de tests avec de vraies femelles mortes et un leurre très ressemblant (ci-dessus, le troisième en partant de la gauche), chaque camp a eu un succès à peu près équivalent auprès de la gent masculine.

        Dans les zones encore non touchées par les agriles du frêne, disposer des pièges avec des appâts permettrait aux scientifiques de détecter la prolifération des coléopères et de prendre des mesures préventives.

        Patricia Edmonds

        http://www.nationalgeographic.fr/

        Les raisons du zéro victime de l’ouragan Matthew à Cuba


        Nous avons beaucoup à apprendre de Cuba pour survivre lors d’une catastrophe naturelle qui est plus ou moins prévisible comme les ouragans. Lors de l’ouragan Matthew, ils ont eu des dégâts comme ailleurs, mais aucun mort, grâce a leur système d’alerte
        Nuage

         

        Les raisons du zéro victime de l’ouragan Matthew à Cuba

         

        © reuters.

        Cuba est l’un des seuls pays à n’avoir déploré aucune perte humaine après le passage de l’ouragan Matthew la semaine dernière. Pour les experts, cette performance est essentiellement due à l’efficacité du système de prévention et d’alerte local, internationalement réputé.

        Ouragan le plus puissant à frapper les Caraïbes depuis près de 10 ans, Matthew a fait au moins 473 morts en Haïti, dix-sept dans le sud-est des Etats-Unis et quatre en République Dominicaine lors de sa progression meurtrière. Touché sur sa pointe orientale, Cuba n’a déploré aucune perte humaine, malgré d’impressionnantes destructions dans plusieurs villes, coupées momentanément du reste du pays.

        « Cuba dispose de protocoles exceptionnels, dans leur préparation comme dans leur application. C’est une gestion très organisée et toutes les mesures sont mises en place avec comme priorité la sauvegarde des vies humaines. C’est un exemple au niveau régional », explique Laura Melo, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) à Cuba.

        Depuis les ravages de l’ouragan Flora (1.200 morts en 1963), la Défense civile mène chaque année un exercice national de réponse aux désastres naturels juste avant la saison cyclonique, qui court de juin à novembre. Dans ce cadre, les autorités mobilisent efficacement armée, volontaires, responsables du parti unique, administrations provinciales et locales, pompiers, ainsi que les antennes de la Croix-Rouge de chaque municipalité.

        Système pyramidal

        « Si vous demandez à un Cubain ce qu’est la défense civile (…) il vous dira, c’est nous tous. Tout le monde participe », souligne Alexis Lorenzo Ruiz, psychologue et membre du Réseau latinoaméricain de psychologie en urgences et catastrophes.

        Un système pyramidal et intégré où chacun tient son rôle, permettant de toucher les habitants directement.

        « Lors de la phase d’alerte, nous avons rendu visite à chaque personne et la campagne médiatique a beaucoup aidé », explique Annia Navarro Furones, responsable de la Croix-Rouge à Baracoa, une des villes les plus touchées par Matthew.

        La chance a aussi joué en faveur de ce bilan vierge en pertes humaines. L’ouragan, qui prenait la direction de villes à forte densité de population telles que Guantanamo ou même Santiago de Cuba, s’est légèrement dérouté vers l’est au dernier moment… au détriment d’Haïti.

        « Dans d’autres pays, les habitants peuvent être réticents à quitter leurs maisons, notamment par crainte des vols, mais ici les gens s’exécutent car ils ont confiance dans le système. Cela aide beaucoup », souligne le représentant local d’une organisation internationale.

        « Les phénomènes comme Matthew provoquent des dégâts importants sur les habitations, les infrastructures comme les routes, sur la distribution d’électricité et d’eau. Ce qui pose l’exigence énorme de répondre rapidement. Mais là encore la mobilisation est extrêmement rapide avec des systèmes très bien établis », explique Laura Melo du PAM, qui a prévu d’acheminer nourriture et entrepôts provisoires dans les zones touchées.

        Dans les quatre localités les plus touchées, Maïsi, Baracoa, Imias et San Antonio del Sur, « le travail fut intensif et rapide, notamment dans le nettoyage des rues et dans la mise en place de points de vente d’aliments à prix régulés », détaille Joel Gomez, responsable de l’ONG Oxfam – l’une des rares présentes à Cuba – dans la province de Guantanamo.

        Une semaine après le passage de Matthew, la majorité des voies d’accès à ces villes ont été rouvertes, « l’eau a déjà commencé à être rétablie et on travaille pour la rendre potable. Le rétablissement de l’électricité est pour l’instant le plus compliqué », notamment à Baracoa où « 90% du réseau est par terre », poursuit M. Gomez.

        Face aux besoins, le gouvernement cubain ne lance jamais d’appel à l’aide internationale, mais il accepte parfois des offres d’assistance bilatérales d’Etats, des Nations unies ou d’ONG triées sur le volet. 

        http://www.7sur7.be/

        Au lieu de se moquer, aidons les seniors à mieux comprendre internet


        Les personnes âgées veulent profiter d’internet en toute quiétude sans être obligées de se méfier de tout. Si on ne fait que donner des directives directes, ils disent souvent : Je ne connais rien, c’est trop compliqué, je ne suis pas bon là-dedans. Pourtant, ce n’est pas compliqué, mais nous devons prendre le temps de discuter, de conseiller ..
        Nuage

         

        Au lieu de se moquer, aidons les seniors à mieux comprendre internet

         

        Mireille Caunesil, considérée en 2010 comme «la doyenne de l'internet» I PHILIPPE DESMAZES / AFP

        Mireille Caunesil, considérée en 2010 comme «la doyenne de l’internet» I PHILIPPE DESMAZES / AFP

        Jamie Winterton

        Directrice stratégique

        Traduit par Nora Bouazzouni

        Ce n’est pas parce qu’ils sont bêtes que les seniors se font arnaquer sur internet. C’est parce qu’on ne leur apprend pas à s’en prémunir.

        En juin dernier, l’internet tout entier a poussé un «aaawww» en découvrant l’histoire de cette grand-mère très polie qui commençait et finissait chacune de ses recherches sur Google par s’il vous plaît et merci.

        «Je me suis dit que comme quelqu’un avait dû mettre [ces résultats] là, il fallait le remercier, a-t-elle expliqué à la Canadian Broadcasting Corp.Pour tout vous dire, je ne sais pas comment ça marche. Ça reste un mystère pour moi.»

        Si les jeunes américains constituent la majorité des internautes, les seniors, eux, sont plus nombreux à s’y mettre que leurs enfants. En 2015, 81% des Américains âgés de 50 à 64 ans disaient se servir d’internet au moins de manière occasionnelle, tout comme 58% des 65 ans et plus. Une ressource fantastique pour les seniors, en particulier pour les personnes à capacité physique restreinte. Internet leur permet de rester en contact plus facilement avec leur famille, se découvrir de nouvelles passions et communiquer avec des gens qui partagent leurs centres d’intérêts.

        Les victimes idéales

        Mais ce nouveau monde qui s’ouvre à eux n’est pas tendre avec les personnes les plus vulnérables.

        D’après le FBI, les seniors sont des cibles privilégiées des escroqueries sur internet «car ils sont les plus susceptibles d’avoir des “bas de laine”, d’être propriétaires de leur maison ou d’avoir une excellente solvabilité –ce qui fait d’eux les victimes idéales».

        De plus, «les gens nés dans les années 1930, 1940 et 1950 ont reçu une éducation basée sur la politesse et la confiance. Les malfaiteurs profitent de cela, sachant qu’il est compliqué, voire impossible pour ces personnes de dire “non” ou bien de leur raccrocher au nez». Des escrocs conscients de l’exceptionnelle vulnérabilité de cette population et qui rivalisent d’imagination pour exploiter leurs faiblesses.

        Certaines de ces cyberarnaques copient leurs méthodes sur celles du porte-à-porte, des escroqueries par courrier ou par téléphone, excepté qu’elles tirent désormais profitent de l’incroyable efficacité des communications sur internet. Pensez à toutes ces histoires déchirantes reçues par e-mail, conclues par des demandes de virements exorbitants; ces sollicitations pour des associations caritatives imaginaires; ces prix ou ces cadeaux gagnés; ou encore toutes ces menaces de clôturer un compte en banque, résilier une mutuelle ou suspendre des remboursements de la sécu dans le but de récupérer des données personnelles.

        Ou, plus courant, ce stratagème visant à faire apparaître une fenêtre pop-up sur l’ordinateur d’un internaute, l’informant que sa machine a été infectée et va s’éteindre à moins de laisser un tiers y accéder. Ou bien ce message, vraisemblablement envoyé par un proche, enjoignant l’utilisateur à aller «voir ce super site!». Ces combines ne touchent pas que les seniors, mais ceux qui les envoient partent du principe que leur méconnaissance des usages du web en font des cibles privilégiées, plus faciles à piéger.

        L’ordinateur, un problème?

        Alors, que faire? De nombreux éditeurs de logiciels et autres professionnels de la sécurité, exaspérés par le succès de ces arnaques en tous genres, estiment qu’on ne peut rien pour ces soi-disant «utilisateurs débiles» et leurs mots de passe moisis. S’il est vrai, au sens tautologique, que vider internet de tous les êtres humains en ferait un réseau exceptionnellement sûr, être «débile» et être «mal informé» sont deux choses très différentes. Des tas de gens intelligents n’ont simplement aucune idée de comment se prémunir des escroqueries sur internet –les seniors, par exemple.

        Comme l’écrivait sur Slate la journaliste Josephine Wolff, dans son article judicieusement intitulé Dire que les humains sont le «maillon faible» de la sécurité informatique est dangeureux et n’aide personne, autant d’erreurs de jugement prouvent que c’est la technologie qui est en échec face aux humains, pas l’inverse.

        «Un ordinateur est censé améliorer la vie des gens, dit-elle, et pourtant, bizarrement, on a fini par leur dire que c’était eux, le problème.»

        Arracher papi et mamie de leur clavier (ou quiconque ne sait pas quoi faire devant une pop-up jargonneuse sur les contrôles ActiveX) n’est clairement pas la solution. Mais à voir le rythme auquel se multiplient les escroqueries visant les seniors, nous devrions être capables de mieux informer ce public particulièrement vulnérable. De nombreuses ressources pédagogiques sur la cybersécurité et les données privées sont pourtant mises à disposition des seniors, notamment par l’Association américaine des personnes retraitées, (AARP), mais ne parviennent pas, semble-t-il, à toucher leur cible. Pour comprendre ce qui empêche ces informations de circuler correctement, j’ai dû contacter des personnes qui ne travaillent pas dans la sécurité informatique et qui ne sont pas, comme moi, des digital natives. Il me fallait des gens très, très différents de moi. J’ai donc appelé mes parents.

        Dialogue entre générations

        Ma mère est assistante juridique dans un grand cabinet d’avocats, et elle le fait très bien. Elle navigue entre les détails les plus complexes des législations fiscale et immobilière, telle une Isabelle Autissier du droit. Avant de prendre sa retraite, mon père a travaillé dans le secteur bancaire –simple guichetier, il a terminé vice-président. Ce sont des gens très intelligents, mais qui n’ont pas grandi avec internet.

        -«Donc, ai-je commencé, affalée dans le canapé de la maison où j’ai grandi, où est-ce que vous allez pour trouver des informations sur la sécurité informatique?»

        -«On t’appelle», ont-ils répondu à l’unisson, sans la moindre hésitation.

        -«Bon, OK, mais imaginez que je travaille, je ne sais pas, pour l’Office national des forêts. Vous iriez où?»

        -«Il n’y a nulle part part où trouver de bonnes infos» a répondu mon père, après un instant de réflexion. La télé m’angoisse, parce qu’elle joue sur la peur, mais sans fournir de réponse.»

        -«Donc vous pensez qu’il faudrait une espèce de programme pédagogique sur la cybersécurité? Qui soit à la portée de tous?»

        Ma mère a froncé les sourcils et secoué la tête. «Non, je ne crois pas. S’ils passaient ce genre de chose, les gens zapperaient sûrement sur Star Trek.» Elle n’avait pas tort.

        -«J’apprends beaucoup de choses au travail, a-t-elle ajouté. On a un chouette service informatique. Je pourrais aussi prendre des cours à la fac. Mais ce genre de choses n’intéresse pas les gens dont ce n’est pas le métier.»

        -«Mais ce que t’apprennent les gens au travail ne s’applique pas forcément à la maison,a nuancé mon père. J’ai davantage de quoi être inquiet ici qu’avant, au bureau.»

        Mon père a raison, l’apprentissage de l’informatique sur le lieu de travail n’est pas exhaustif. Mais ça les a vraiment aidés. Par exemple, ils sont passés maîtres dans l’art de débusquer le spear-phishing. Ils savent qu’un e-mail n’est pas toujours ce qu’il prétend être, qu’il peut s’agir d’une entourloupe imaginée par quelqu’un qui connaît bien leurs habitudes, ce qu’ils aiment ou n’aiment pas, et utilise ces données pour les pousser à cliquer sur un lien malveillant ou à fournir des informations personnelles.

        Méfiance, méfiance

        «Je suis devenu paranoïaque quand j’ouvre un e-mail, m’a avoué mon père. D’abord, il faut s’assurer de connaître l’expéditeur.»

        Très bon conseil. Au travail de ma mère, le service de sécurité informatique envoie même de faux messages de spear-phishing aux employés qui, s’ils cliquent, les redirigent vers des ressources pédagogiques sur la cybersécurité. C’est une super idée –mais qui nécessite d’embaucher quelqu’un qui s’y connaît.

        «Il faut que ce soit tous publics, insiste ma mère. J’aime bien apprendre de nouvelles choses, mais il faut que ça aille vite. Quels éléments doivent me faire tiquer? Ça peut être des choses bizarres dans l’adresse e-mail, par exemple. Ou bien le fait de ne jamais cliquer sur un lien qu’on nous envoie si on ne sait pas ce qu’il y a derrière. Ce sont des choses qui peuvent servir à tout un chacun.»

        On a continué à parler de sécurité sur internet et mes parents ont reconnu que sans leur service informatique (et dans un univers parallèle où je serais garde forestière), ils n’auraient aucune information adéquate sur le sujet. Puisque les 65 ans et plus représentent aujourd’hui 13% de la population des États-Unis, et que ce chiffre est en augmentation, on ne peut laisser aux employeurs l’entière responsabilité de la sécurité de nos seniors sur internet.

        J’ai quitté le domicile parental plutôt satisfaite de leurs connaissances sur le sujet. Je mesurai aussi leur chance: ils ont beaucoup appris grâce à leur service informatique, et leur fille qui travaille dans la sécurité en ligne s’engage, dès qu’ils seront tous deux à la retraite, à les tenir au courant des évolutions en matière de cyber-escroqueries. Il est difficile de créer de nouvelles passerelles d’apprentissage, surtout si elles doivent être accessibles à tous. Comme me l’a rappelé ma mère, la caricature du senior incapable d’apprendre de nouvelles choses ne s’applique pas à la majorité des personnes concernées. Le problème, ce n’est pas la capacité d’apprentissage des seniors; c’est qu’il n’y a personne pour leur apprendre quoi que ce soit.

        Une solution: vous

        Certains employeurs se sont donné pour mission de remplir ce rôle, mais ça ne suffit pas. Quand ils auront pris leur retraite, les gens auront toujours besoin d’aide pour continuer d’assurer leur protection sur internet. Comme mentionné plus haut, l’AARP a d’excellentes ressources à disposition des seniors, des astuces pour empêcher l’usurpation d’identité ou repérer le spear-phishing sur les réseaux sociaux aux fiches expliquant ce qu’est le ransomware –mais il faut les chercher pour les trouver. Certaines associations de seniors ont commencé à proposer des cours sur la sécurité informatique. Une intention louable, mais ceux qui en ont le plus besoin ne pourront ou ne voudront pas forcément en profiter. La télé caricature éhontément le sujet et la couverture médiatique grand public est bien trop sporadique pour que l’on puisse compter sur elle pour toucher un maximum de gens.

        Mais si vous êtes inquiet pour vos parents, il reste une solution: vous. Alors préparez-leur un bon gâteau au chocolat, asseyez-vous avec eux et parlez d’internet. Il y aura peut-être un malaise, comme le jour où vous avez eu la discussion. Mais en matière de cybersécurité, la seule façon d’avancer, c’est la protection –et non l’abstinence. Et qui sait, ils ne seront peut-être pas les seuls à apprendre quelque chose.

        http://www.slate.fr/

        Le réveil précoce des tiques, vecteurs de la maladie de Lyme


        J’ai mis un billet sur ce sujet, il y a quelques jours. Cependant, les tiques sont de plus en plus présentes dans certaines régions sud du Canada et de plus en plus tôt. Les moyens de préventions pour les chiens devront donc commencé aussi plus tôt et finir plus tard a la fin de l’automne
        Nuage

         

        Le réveil précoce des tiques, vecteurs de la maladie de Lyme

         

        Tique du cerf, aussi appelée tique de l'ours

        Tique du cerf, aussi appelée tique de l’ours   PHOTO : CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION

        Un texte d’Ève Christian

        Le nouveau climat qui prévaut depuis quelques années nous force à changer nos habitudes. Si vous avez un chien, sachez que les tiques à pattes noires sont de retour et que votre compagnon canin devra avancer la prise de son médicament préventif saisonnier.

        Au lieu d’être prise en juin comme c’était le cas il y a quelques années, la première dose doit être prise en avril et la dernière se prendra idéalement quand la neige s’installera de nouveau, en novembre ou en décembre prochain.

        Ces tiques sont bien celles qui peuvent transmettre la fameuse maladie de Lyme. Elles n’attendent pas le retour du temps chaud pour se réveiller de leur hibernation. Dès que la température atteint 4 degrés Celsius, même pour une journée, elles sortent de leur torpeur, grimpent sur une herbe haute à l’affût d’un passant, chien ou humain, pour s’y agripper et prendre leur repas sanguin, qui leur servira à évoluer au prochain stade du développement. Même le retour de quelques jours ou nuits sous le point de congélation ne les empêchera pas de faire leur travail.

        Un cycle bisannuel

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        PHOTO : ALAN G. BARBOUR ET WOLFRAM R. ZÜCKERT

        Le cycle de développement de cet acarien est assez compliqué.

        Les oeufs sont pondus au printemps de la première année. Durant l’été, les larves se développent et s’accrochent à des souris à pattes blanches ou à des tamias rayés pour prendre leur premier repas de sang, qui les transformera en nymphes à l’automne.

        Elles hivernent ensuite pour se réveiller au printemps de la deuxième année et prendre leur deuxième repas sanguin. C’est là que tout se joue. Si elles ont été contaminées par des souris porteuses de la bactérie Borrelia Burgdorferi, c’est à ce repas-là qu’elles risquent de transmettre la maladie. Une fois rassasiées, les nymphes tombent au sol et deviendront des adultes à l’automne.

        La femelle prendra alors le troisième et dernier repas de sang de sa vie pour nourrir ses oeufs, qu’elle pondra au printemps, après son hibernation. En résumé, la contamination est plus risquée tôt au printemps et jusqu’en mai-juin, puis à l’automne.

        Transmission de la bactérie causant la maladie de Lyme

        Tiques à pattes noires

        Tiques à pattes noires   PHOTO : RADIO-CANADA

        Une fois sur le corps de son hôte, la tique plante dans la peau ses deux chélicères (des appendices venimeux situés sur sa tête) et y ouvre un chemin pour y insérer le rostre suceur de sang; cet ancrage peut prendre de 24 à 48 heures. Le repas suivra et la tique se décrochera quelques jours après.

        Mais attention : ce n’est pas parce qu’une tique est sur un hôte qu’elle lui transmettra nécessairement la maladie de Lyme. On est en sécurité si elle n’a pas été contaminée par la bactérie Borrelia lors de son premier repas, sur la souris.

        Cependant, si la tique est contaminée, mais qu’on réussit à la retirer avant 24 à 48 heures, elle n’aura pas le temps de s’ancrer et le risque d’infection sera réduit. C’est pourquoi, après une promenade dans les bois ou les hautes herbes, il est important d’inspecter notre corps; surtout si on ne portait ni pantalons longs, ni manches longues, ni souliers fermés ou si on n’avait pas appliqué d’insecticides.

        Et n’oublions pas toutou. Sur le chien, une tique accrochée peut ressembler à une tétine, d’au plus 10 millimètres. Elle est oblongue, comme un grain de riz, et sa couleur varie de brun pâle à rougeâtre ou gris foncé, selon son état d’engorgement. Mais la distinction entre une excroissance et une tique n’est pas évidente.

        Pour reconnaître une tique à pattes noires, cliquez ici.

        Des signes indicatifs

        Un jeune garçon est infecté par la bactérie causant la maladie de Lyme

        Un jeune garçon est infecté par la bactérie causant la maladie de Lyme   PHOTO : ICI RADIO-CANADA

        Au stade de nymphe, l’acarien sera difficilement visible. Donc si en plus, vous ressentez les symptômes d’un rhume, n’hésitez pas à consulter un médecin, Sur notre corps, un érythème rond et rouge comme une cible, environ de la grosseur d’un 2 $, peut nous indiquer qu’on est l’hôte d’une tique. et ce, même si au bout de quelques jours, l’érythème et le « rhume » disparaissent. Suivront probablement les symptômes de la deuxième phase signalant des problèmes neurologiques, cardiaques ou articulaires; puis ceux de la troisième phase, encore plus importants.

        Pour détecter l’infection, des tests sérologiques sont proposés autant aux humains qu’aux chiens; le cas échéant, des antibiotiques pourraient soigner le malade. Mais le taux de succès est variable, selon la gravité.

        Comment retirer une tique?

        La manoeuvre pour retirer une tique bien ancrée dans l’épiderme est très délicate. Les gants sont de mise pour nous protéger de la contamination si l’abdomen de la tique est déjà rempli de sang. Ensuite, on glisse les deux pattes d’une pince spéciale (ou à sourcils) de part et d’autre de la tique tout près de la peau. Doucement, on tourne la pince comme pour dévisser la tique qui devrait se retirer facilement, complètement.

        Il ne faut jamais tirer, car la tête risque de rester dans l’épiderme; un secours médical sera alors nécessaire pour retirer la tête.

        Cliquez ici pour voir la manoeuvre à faire pour retirer une tique.

        Un territoire de plus en plus grand

        Il y a une vingtaine d’années, d’après les vétérinaires consultés, la tique à pattes noires était peu présente au Canada, mais on l’observait chez nos voisins américains. Cependant, son aire de répartition s’est agrandie : elle est maintenant bien installée dans le sud du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et en Nouvelle-Écosse. Mais puisque ces acariens se fixent aux oiseaux qui propagent leurs larves sur le sol, aucune région n’est exemptée.

        Carte des régions affectées par la maladie de Lyme (2014)

        PHOTO : AGENCE DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU CANADA

        Les données du gouvernement canadien répertoriaient 128 cas de maladie de Lyme en 2009. Six ans plus tard, en 2015, les données préliminaires comptaient 707 cas. Cette maladie étant à déclaration obligatoire, les chiffres sont mis à jour constamment. Et les tiques Ixodes Scapularis ne quitteront pas nos régions de si tôt.

        Merci aux vétérinaires consultés pour leurs précieuses informations : Jacques Dancosse, du Biodôme de Montréal, et Joël Bergeron, de l’Hôpital vétérinaire des Seigneuries, à Boucherville.

        http://ici.radio-canada.ca/

        7 réflexes pour prévenir la tendinite


        Une tendinite, c’est douloureux, et tout le monde peut en faire un jour l’expérience. On peut toujours essayer de la prévenir, mais si cela échoue mieux vaut consulté
        Nuage

         

        7 réflexes pour prévenir la tendinite

         

        Auteur:  Elena Bizzotto

          Douloureuses et handicapantes, les tendinites sont difficiles à soigner. La meilleure arme pour en venir à bout reste la prévention.

          Même si elles concernent principalement les sportifs, les tendinites peuvent toucher n’importe qui. Il suffit d’une mauvaise posture de travail ou de la répétition d’un mauvais geste pour provoquer des lésions douloureuses au niveau des tendons.

          « Constitué pour l’essentiel de fibres de collagène produites par des cellules spécialisées, le tendon est peu vascularisé, se régénère mal et vieillit assez vite. Des microtraumatismes ou des lésions plus étendues peuvent survenir s’il est trop sollicité. Sa cicatrisation lente – au moins trois mois – est perturbée par la répétition de lésions dont le cumul le fragilise », explique le docteur Hervé Bard, cité parLe Figaro.

          Le principal facteur de risque est l’âge, mais également le surpoids et certains médicaments. La bonne nouvelle est que certains gestes préventifs peuvent aider à anticiper et à limiter la douleur.

          Les habitudes au quotidien

        • Boire de l’eau tout au long de la journée pour limiter les risques de déshydratation ;

        • Veiller à son hygiène bucco-dentaire car les dents sont reliées au système nerveux et aux tendons et certaines infections peuvent provoquer des tendinites ;

        • Maintenir une bonne posture au travail, le dos droit et les pieds à plat, et utiliser éventuellement un appui-bras ergonomique pour soulager le poignet lorsqu’on travaille devant un ordinateur.

          La prévention pendant le sport

        • S’échauffer avant l’entraînement et s’étirer après ;

        • Prévoir le bon équipement : des chaussures adaptées pour les coureurs et un bon cordage pour les raquettes au tennis ;

        • Adapter l’intensité de l’effort, qui doit être progressif, et prévoir des temps de pause ;

        • En cas de douleur, s’arrêter immédiatement et se reposer pour éviter les blessures graves. Si la douleur ne passe pas, consulter un médecin avant de reprendre le sport

        http://www.santemagazine.fr/

        Cet élève a trouvé une solution contre les attaques de requins (même si son prof la trouvait nulle)


        Voilà un étudiant qui croyait à son projet malgré la mauvaise note de son professeur. Aujourd’hui, tout le monde ou presque ont un smartphone donc plus facile de rejoindre les gens pour alerte en cas de danger
        Nuage

         

        Cet élève a trouvé une solution contre les attaques de requins (même si son prof la trouvait nulle)

         

        SHARK AUSTRALIA

        Ce requin de 5 mètres a été aperçu le 18 janvier par l’Australien Jarryd Maddern et mis en ligne sur la page FB Shark Alert South Australia. | Jarryd Maddern

        Facebook et les enseignants ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde. L’Australien Anton Covino en a fait les frais. Son enseigant lui demandait de travailler sur un projet de prévention des attaques de requin. Il y répondit en créant une page Facebook pour recenser les alertes dans le sud de l’Australie en temps réel. Mais la page en question n’a pas été du goût du pédagogue, qui lui a attribué un maigre C+.

        Depuis, Anton Covino a pris sa revanche puisque la page comptabilise plus de 58 000 likes.

        « Elle est même devenue la plus connue d’Australie en matière de prévention des attaques de requin », raconte-t-il au HuffPost, lors d’un entretien téléphonique.

        Le concept de cette page est simple: toute personne pouvant attester de la présence d’un requin près des côtes peut le notifier immédiatement sur la page « Shark Alert South Australia » et sur l’application « Dorsal App, qui envoie des alertes sur Smartphone dès que la présence d’un squale est signalée ». On peut accompagner l’alerte d’une photo ou d’une vidéo. Et surtout les coordonnées géographiques de l’endroit où le squale a été repéré. Les personnes qui ont aimé la page ou téléchargé l’application reçoivent les notifications en temps réel et peuvent ainsi éviter les endroits à risque.

        A la création de cette page en mars 2014, Anton n’espérait pas dépasser les 1000 abonnés. Il s’est finalement fait repérer par Dorsal App. Mais Anton Covino cultive l’image d’utilité publique de son projet:

        « j’y travaille bénévolement, je ne veux pas toucher d’argent sur la diminution des risques pour les nageurs et les surfeurs. »

        L’Australie occupe la deuxième place sur le podium des régions les plus touchées par les attaques de requin. En 10 ans (de 2004 à 2014), elle a subi 123 attaques dont 15 mortelles. Le chiffre peut paraître dérisoire mais les coups de mâchoire sont spectaculaires et ils cristallisent toute l’attention. L’assaut en juillet 2015 du surfeur Mike Fanning en Afrique du Sud filmé en direct a beaucoup ému. A la suite de cela, l’Australie du Sud a mis en place un plan de prévention. Mais le respect de l’animal et de son environnement semblent primer. C’est d’ailleurs pour cela que l’application d’Anton Covino est plébiscitée: elle privilégie le respect des animaux et la prévention, et évite la chasse aux requins.

        « L’idée est le partage du territoire », précise Anton.

        Avec de tels mots, nul doute que son enseignant lui aurait attribué une meilleure note

        http://quebec.huffingtonpost.ca/

        Les caries n’auraient pas toutes besoin d’être réparées


        Ah les caries, le cauchemar de bien des gens obligé d’aller chez le dentiste. La dentisterie aussi évolue pour le mieux et il semble qu’un nouveau traitement préventif peut aider arrêter l’évolution de la carie voir même inverser le processus.
        Nuage

         

        Les caries n’auraient pas toutes besoin d’être réparées

         

        Les chercheurs ont découvert qu'il est même possible... (PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE)

        Les chercheurs ont découvert qu’il est même possible d’arrêter, de renverser et de prévenir la carie.

        PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE

        La Presse Canadienne

        Les caries dentaires n’ont pas toutes besoin d’être réparées en utilisant les méthodes traditionnelles, prévient une étude australienne.

        Les chercheurs ont découvert qu’il est même possible d’arrêter, de renverser et de prévenir la carie.

        L’auteur principal de l’étude, le docteur Wendell Evans de l’Université de Sydney, a expliqué que la carie n’est pas un problème progressif aussi rapide qu’on le croyait. Bien au contraire, a-t-il dit, il faut en moyenne de quatre à huit ans avant qu’une carie ne progresse de la couche extérieure de la dent (l’émail) jusqu’à la couche interne (la dentine).

        Un protocole mis au point par le docteur Evans et son équipe, le CMS (pour Caries Management System), prévoit l’application d’une laque à forte concentration de fluorure sur la carie, une attention particulière au brossage à la maison et des restrictions à la consommation d’aliments sucrés entre les repas.

        Le CMS a été mis à l’essai pendant sept ans en différents endroits, sous la supervision d’une agence fédérale australienne. Le risque de carie aurait été abaissé de manière considérable et le recours aux obturations dentaires réduit de 30 à 50 %.

        Le docteur Evans estime que l’étude démontre qu’une approche préventive comporte des avantages marqués comparativement aux pratiques courantes.

        Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Community Dentistry and Oral Epidemiology.

        http://www.lapresse.ca/