Le chemin de l’amour élucidé chez un papillon de nuit


L’étude des papillons de nuit pourraient aider à mieux engager une lutte contre les insectes ravageurs en contrôlant leurs comportements sexuels ainsi que les appareils pour mieux détecter tout produits toxiques
Nuage

 

Le chemin de l’amour élucidé chez un papillon de nuit

 

À l’état domestique où le bombyx de mûrier a été réduit, le mâle, plus petit que la femelle, est pourvu d’ailes grises qu’il agite continuellement et d’antennes très développées pour déceler l’odeur émise par la femelle (une phéromone nommée bombykol). Trois jours après la fécondation, la femelle pond entre 300 et 700 œufs. © CSIRO, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

L’énigme de la rencontre amoureuse entre le mâle et la femelle chez le papillon de nuit vient d’être résolue à l’aide des mathématiques. L’explication réside dans la trajectoire des particules odorantes émises par la reine du soir et la sensibilité olfactive de ses prétendants.

Du nez, du flair… le bombyx du mûrier (Bombyx mori) mâle n’en manque pas pour trouver une partenaire. Il est en effet apte à sentir dans l’air le séduisant parfum de la dame grâce à des antennes sur lesquelles sont placées de nombreuses sensilles, des brins micrométriques directement reliés à ses neurones sensoriels.

Des naturalistes français avaient rapporté ce comportement il y a plus d’un siècle, mais la communauté scientifique planche encore pour comprendre comment ces lépidoptères détectent, parfois à des centaines de mètres de distance et dans des conditions atmosphériques variables, les hormones sexuelles (ou phéromones) émises par les femelles en période de reproduction. Quand le vent se lève, le signal olfactif peut devenir sporadique, il peut même disparaître pendant de longues périodes de temps.

Une équipe de chercheurs annonce avoir élucidé le mystère, dans un article de la revue Physical Review X. Massimo Vergassola, biophysicien à l’université de Californie à San Diego, aux États-Unis, et ses collaborateurs ont commencé par déterminer l’intensité et la durée des signaux de phéromone. Ils ont ensuite validé les résultats à l’aide de données de terrain, de simulations numériques et d’expériences de contrôle en laboratoire.

Espèce originaire du nord de la Chine, la forme larvaire du bombyx du mûrier se nourrit de feuilles de mûrier blanc ou noir, d'où son nom. Appelée ver à soie, la chenille est élevée depuis des siècles pour la précieuse fibre qu'elle sécrète en une bave abondante (sériciculture). En durcissant, cette matière se transforme en un fil unique de soie brute, pouvant atteindre 1.500 m de long, avec lequel la chenille se fabrique un cocon. © Gorkaazk, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0
Espèce originaire du nord de la Chine, la forme larvaire du bombyx du mûrier se nourrit de feuilles de mûrier blanc ou noir, d’où son nom. Appelée ver à soie, la chenille est élevée depuis des siècles pour la précieuse fibre qu’elle sécrète en une bave abondante (sériciculture). En durcissant, cette matière se transforme en un fil unique de soie brute, pouvant atteindre 1.500 m de long, avec lequel la chenille se fabrique un cocon. © Gorkaazk, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Des résultats utiles en agriculture et en robotique

Bilan : les phéromones peuvent être perçues par les mâles s’ils se trouvent dans un cône de détection s’étalant jusqu’à 1.000 mètres en aval de la source d’émission. Les signaux seraient le plus souvent détectés par bouffées intermittentes de quelques millisecondes, en dehors desquelles les insectes ne les détecteraient point.

Ces découvertes permettraient des applications dans l’agriculture : en contrôlant le comportement des insectes exposés à des phéromones, la capacité reproductive des ravageurs envahissants ou des porteurs de maladies pourrait être limitée.

Ces travaux « pourraient aussi aider les ingénieurs à améliorer la conception des renifleurs, ces robots olfactifs guidés par les parfums chimiques pour détecter des bombes, des produits chimiques toxiques et des fuites inflammables », ajoute Massimo Vergassola. Pendant que le bombyx du mûrier continuera, lui, à chercher l’amour.

http://www.futura-sciences.com

L’âne vert


Des fois il y a des habitudes qui durent et durent depuis des années, et ce n’est peut-etre pas la meilleur chose pour évoluer … Il faut savoir mettre un peu d’imagination pour arriver a faire des changements sans que l’entourage se heurte a de nouvelles façon de faire
Nuage

L’âne vert

Il fut un temps où les femmes devenues veuves n’avaient pas le droit de sere marier, quel que soit leur âge. Aucune n’osait enfreindre cette loi et toutes celles à qui ce malheur était arrivé, menaient le reste de leur vie dans la solitude
et la tristesse.

Une femme, toutefois, qui se retrouva dans cette triste condition, n’avait pas l’intention d’y rester : elle était jeune, riche, belle, courtisée par de nombreux prétendants disposés à l’épouser.

Décidée à résoudre son problème, elle recourut au stratagème suivant :Elle fit teindre son âne d’un beau vert émeraude et ordonna à son écuyer detraverser la ville en chevauchant l’animal, le jour du marché, aux heures les plus
bondées
. L’écuyer obéit.

Une foule de gens se rassembla pour voir cette bête étrange. Les uns posaient des questions, les autres faisaient des commentaires ou se moquaient. Chacun avait son mot à dire jusqu’à ce que l’âne retourne à son
étable.

La semaine suivante, la femme fit repeindre l’âne en vert et demanda à son écuyer de refaire le même parcours. À nouveau, les gens accoururent en disant:

"Mais qu’est ce que cela veut dire ? Qu’est ce qui se passe ?"

Cependant, beaucoup de gens, qui avaient vu la chose la semaine précédente, continuèrent à vaquer à leurs affaires sans se soucier de l’âne vert.

La troisième fois, il n’y avait plus que quelques enfants et certains curieux qui riaient devant l’âne et les fois suivantes, plus personne.

L’âne vert traversait la cité sans que personne ne daigne lui jeter un regard.

J’ai compris, dit la femme, quand elle vit l’issue de son expérience. Je peux me remarier tranquillement.

Les gens en parleront tout au plus pendant un mois et quand ils en auront pris l’habitude,
ils prendront la chose normalement et je vivrai
en paix. C’est ce qu’elle fit; depuis ce jour, si une veuve a envie de se remarier, elle le fait et personne ne s’en étonne.

Pourquoi il vaut la peine de persévérer si les autres résistent aux changements que nous mettons en place.