Des exercices pour améliorer l’autonomie des aînés


Suite a des hospitalisation ou quelque chose de similaire, les ainés ont tendance a devenir plus sédentaire et le risque de chute est plus grand. Le fait de prescrire des exercices pour les ainés aidera probablement à les faire qu’une simple recommandation.
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Des exercices pour améliorer l’autonomie des aînés

 

Les exercices sont prescrits au patient par son... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

Les exercices sont prescrits au patient par son médecin au même titre que la médication qu’il devra prendre. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation, et cela ajoute une certaine urgence à la chose.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

Les personnes âgées ont souvent tendance à se sédentariser au terme de leur hospitalisation, ce qui les rend encore plus fragiles et augmente leur risque de chutes et donc d’une nouvelle hospitalisation.

Un nouveau programme développé par deux chercheuses montréalaises pourrait toutefois briser ce cercle vicieux en permettant aux médecins de prescrire aisément des exercices physiques à leurs patients âgés au moment de leur congé, de manière à accentuer leur autonomie.

Mylène Aubertin-Leheudre et Marie-Jeanne Kergoat, qui enseignent respectivement au département des sciences de l’activité physique et à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, ont mis au point un « arbre décisionnel » basé sur deux « tests » : le lever de la chaise – qui mesure la capacité cardiorespiratoire du patient – et un test d’équilibre qui permet de savoir si le patient est à risque ou non de chuter.

Ces deux tests fournissent un score au physiothérapeute ou au médecin, ce qui mène ensuite à l’un des 27 programmes d’exercices qui ont été créés.

Et c’est là une facette cruciale de cette approche : les exercices sont prescrits au patient par son médecin au même titre que la médication qu’il devra prendre. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation, et cela ajoute une certaine urgence à la chose.

« Le médecin dit à son patient, ‘Basé sur votre test, je vous prescris ce programme d’activité physique à faire à la suite de votre séjour hospitalier pour continuer à être autonome et redevenir en forme’ », a précisé Mme Aubertin-Leheudre.

À raison de 15 ou 20 minutes par jour, les patients sont par exemple invités à se lever plusieurs fois d’une chaise d’affilée sans se tenir avec les mains, à faire le balancier sur une jambe et l’autre en se tenant après une table, à se déplacer de côté ou en avant et en arrière, à lever les genoux en alternance en ayant une table à côté d’eux, ou encore à se mettre sur la pointe des pieds ou les talons en alternance.

Les chercheurs espéraient que la vingtaine de participants à leur projet effectueraient leurs exercices trois fois par semaine. Ils les ont plutôt faits quatre ou cinq fois.

D’emblée, l’étude a démontré une amélioration de la vitesse de marche et de l’équilibre des aînés. Aucune augmentation du nombre de chutes n’a été détectée. Les aînés ont aussi fait état d’une meilleure qualité de vie.

La prochaine étape du projet consistera à comparer le recours aux services de santé des patients qui auront fait ces exercices à celui des patients qui ne l’auront pas fait.

https://www.lapresse.ca

Les médecins devraient-ils prescrire la marche à leurs patients?


C’est un fait quand un médecin prescrit généralement les patients sont plus enclins de suivre l’ordonnance. Alors, prescrire la marche, il est possible que cela puisse inciter plusieurs personnes à marcher, quoique cela devrait inné que sans être un sportif, la marche demeure un sport idéal
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Les médecins devraient-ils prescrire la marche à leurs patients?

 

WALKING FEET

La prescription formelle de marche par un médecin, combinée à l’utilisation d’un podomètre, peut augmenter de 20 % le nombre de pas quotidiens réalisés par les patients, selon une étude menée par l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

Cela s’accompagne en plus de bienfaits mesurables sur la santé, comme une baisse de la glycémie et de la résistance à l’insuline chez les personnes souffrant d’hypertension et de diabète de type 2.

L’étude a été menée auprès de 364 patients et 74 médecins dans différents hôpitaux de Montréal. Tous les patients continuaient leur routine médicale habituelle avec leur médecin, mais certains d’entre eux devaient effectuer, en plus, un nombre de pas donné et les quantifier à l’aide d’un podomètre. Après un an, les patients s’étant vu prescrire de la marche avaient effectué 1200 pas de plus par jour en moyenne que les autres. En outre, on note chez les deux tiers de ces patients une baisse de la glycémie, et parfois une amélioration de la résistance à l’insuline.

Publiée dans la revue Diabetes, Obesity, and Metabolism, cette étude serait la première à prouver qu’une ordonnance de pas remise par un médecin peut s’avérer bénéfique pour la santé du patient.

Il est recommandé de faire au moins 10 000 pas par jour pour ressentir les bienfaits de l’exercice sur notre santé. Les personnes qui font moins de 5000 pas par jour s’exposeraient à un risque élevé d’hypertension et de diabète de type 2 – des maladies qui peuvent occasionner une crise cardiaque, un infarctus ou une cécité

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Winston Churchill s’est fait faire une ordonnance pour boire de l’alcool pendant la prohibition


Quoi de mieux, que d’avoir une bonne prescription pour avoir le droit de consommer une substance interdite ! Qu’importe la raison, si elle est valable ou non
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Winston Churchill s’est fait faire une ordonnance pour boire de l’alcool pendant la prohibition

 

Lors d’une visite à Manhattan le 13 décembre 1931 Churchill a fait l’erreur classique d’un anglais en Amérique, regarder du mauvais côté de la route avant de sortir d’un taxi ce qui lui a valu de se faire renverser par une voiture.

L’accident a été assez sérieux pour qu’il soit admis à l’hôpital et qu’il doive reporter une série de conférences.

Cependant il a profité de cette mésaventure pour se faire prescrire par le Dr. Otto Pickhardt une dose d’alcool quotidienne de façon à pouvoir boire alors que la prohibition était en vigueur aux États-Unis.

Ceci certifie qu’après son accident, la convalescence de Winston Churchill nécessite qu’il consomme des boissons alcoolisées en particulier à l’heure des repas.
La quantité est naturellement indéfinie mais le minimum serait de 250 centimètres cubes.

Dr. Otto Pickhardt

http://www.laboiteverte.fr/

Vers la fin des ordonnances manuscrites?


Si un pharmacien n’arrive pas à lire une prescription, il essaie de rejoindre le médecin traitant du patient, mais cela n’est pas toujours possible. L’idée de suivre l’exemple de New-York aux États-Unis, semble faire son chemin, mais cela prendra un certain temps
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Vers la fin des ordonnances manuscrites?

 

Prescription

PHOTO : ISTOCKPHOTO

Un texte de Jean François Bouthillette de l’émission Les Années lumière

Depuis la semaine dernière, les médecins de l’État de New York ne peuvent plus prescrire de médicaments que par voie électronique, sauf exception. Chez nous, médecins et pharmaciens sont nombreux à réclamer le même virage, pour la sécurité des patients.

La loi I-STOP est entrée en vigueur le jour des Pâques dans cet État américain. Elle oblige les médecins à transmettre désormais toutes leurs prescriptions directement au pharmacien, par voie électronique – sauf dans certaines situations exceptionnelles. Exit, donc, les bonnes vieilles ordonnances manuscrites sur papier.

Cette initiative vise d’abord à lutter contre l’acquisition frauduleuse d’opiacés, dont l’abus est devenu un fléau, à New York comme ailleurs en Amérique du Nord. L’État espère aussi limiter par là le nombre non négligeable d’erreurs dues à des prescriptions illisibles.

À en perdre son latin

Non, les pattes des mouches du médecin ne sont pas que du folklore. De notre côté de la frontière non plus, d’ailleurs.

« C’est un vrai enjeu, les ordonnances difficiles à lire, confirme Pierre-Marc Gervais, pharmacien propriétaire à Montréal. Ce n’est pas rare, dans ma pratique », dit-il, en montrant des exemples d’ordonnances illisibles récentes, où la calligraphie négligée du prescripteur ne peut que laisser pantois.

Les chiffres et les lettres de certaines pourraient être confondus avec d’autres, ou encore avec des hiéroglyphes.

C’est parfois une menace à la sécurité du patient, explique le pharmacien.

Le risque, c’est un sous-dosage qui n’amène pas les résultats qu’on veut, ou un surdosage, avec des effets secondaires qui peuvent être importants. Pierre-Marc Gervais, pharmacien

M. Gervais dit arriver souvent à déchiffrer le message en se fiant au contexte et à son expérience, ou en communiquant avec le médecin. Or, ce dernier n’est pas toujours accessible, parce qu’il passe d’un milieu à un autre, part en vacances, opère pendant de longues heures.

« Alors, on trouve un plan B, raconte-t-il. On vérifie avec un collège, ici en pharmacie, ou à l’aide des réseaux sociaux. »

Quelques pharmaciens, en effet, ont constitué un groupe privé, sur Facebook, qui n’est accessible qu’aux membres de l’Ordre des pharmaciens du Québec. D’une dizaine de membres, il y a deux ans, le groupe est rapidement passé à plus de 4000 membres – soit plus de la moitié des pharmaciens québécois!

Chaque jour, ce type d’appel à l’aide y circule, photos des prescriptions problématiques à l’appui, dont on a camouflé les informations sur les patients. Et les collègues commentent.

On se montre les prescriptions et on demande aux confrères de confirmer ou d’infirmer notre intuition. Des fois, ça marche, des fois pas. Mais la plupart du temps, avec la force du nombre, on y arrive! Pierre-Marc Gervais

Les opiacés, un fléau

Les détournements de prescriptions aussi sont un problème, au Canada. On estime que plus de 400 000 Canadiens vivent avec une dépendance aux opiacés. La plupart de ces personnes ne sont pas des héroïnomanes fréquentant les piqueries, comme on peut l’imaginer. Il s’agit plutôt, pour la plupart, de patients sans histoire, traités pour la douleur et restés accrochés, après un traitement, faute de vigilance ou d’un suivi adéquat.

Les opiacés comme la morphine, la codéine, l’hydromorphone, l’oxycodone et le fentanyl, des médicaments sur ordonnance, sont prisés sur le marché noir.

« On estime qu’environ 5 % du marché des opiacés sont des médicaments obtenus par des ordonnances falsifiées, raconte le pharmacien Pierre-Marc Gervais. Par exemple, si le médecin prescrit 10 comprimés, le patient peut ajouter un zéro, ou transformer le « 1 » en « 5 »… Des carnets de prescriptions sont volés dans les cliniques ou les hôpitaux, aussi. »

Les pharmaciens interceptent beaucoup de ces ordonnances falsifiées, mais ils ne peuvent pas tout voir, souligne M. Gervais. La prescription électronique, transmise directement au pharmacien par un système sécurisé, compliquerait la tâche aux faussaires, dit-il.

Médecins et pharmaciens impatients

Au Collège des médecins du Québec, on confirme que les erreurs dues aux ordonnances illisibles et les abus d’opiacés sont deux préoccupations importantes.

« Les prescriptions électroniques, ce serait souhaitable tout de suite, aujourd’hui! » affirme sans détour le Dr Charles Bernard, président du Collège, qui dit travailler « très fort » à l’instauration la plus rapide possible des prescriptions électroniques, mais aussi, plus largement, du dossier médical électronique.

Ces outils qui permettraient, dit-il, un plus grand contrôle et un meilleur suivi des prescriptions.

« Malheureusement, ce n’est pas encore réalisable au Québec », déplore-t-il, rappelant que si plusieurs cliniques et l’ensemble des pharmacies ont déjà ces outils informatiques, l’implantation du Dossier santé Québec continue de piétiner dans les hôpitaux.

On doit mettre en relation les établissements de santé, les cliniques et les pharmacies en communauté pour que tout ce monde-là se parle. Le Dr Charles Bernard

Même son de cloche du côté de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

« Du côté des pharmacies, on est prêt », dit son président, Bertrand Bolduc. « Mais il faut être deux pour valser », ajoute-t-il, référant lui aussi à la lenteur de l’implantation des outils électroniques dans le réseau de la santé.

Un système sécurisé et des prescriptions électroniques seraient un grand pas dans la bonne direction pour la sécurité du patient, croit-il aussi.

« On va le voir dans l’État de New York, où on va avoir des résultats assez rapidement ».

Pas suffisant pour la lutte à l’abus d’opiacés

Les ordonnances électroniques permettront sans doute de limiter la falsification de prescriptions, croit la Dre Marie-Ève Morin, qui reçoit de nombreux patients toxicomanes dans sa clinique de Montréal. Beaucoup sont dépendants aux opiacés.

« Si on arrêtait les falsifications de prescriptions, pensez-vous qu’il y aurait tout d’un coup moins d’opiomanes? lance-t-elle. Ça n’empêchera pas l’achat illégal d’opioïdes sur Internet, la diversion, le vol de médicaments. »

Ça ne compenserait pas non plus le manque de suivi des patients traités avec des opiacés, pour éviter qu’ils n’en deviennent dépendants, souligne-t-elle.

En Ontario, l’an passé, 1 élève du secondaire sur 10 disait avoir consommé des opiacés pour s’amuser, d’après le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves.

« Dans 70 % des cas, ce n’est pas d’une ordonnance falsifiée que la drogue venait, dit la Dre Morin : c’était de la pharmacie familiale. »

http://ici.radio-canada.ca/

Une «prescription» pour marcher


Je trouve intéressant comme initiative a faire bouger les gens qui sont aux prises avec des maladies que l’exercice aiderait à améliorer leur habitude de vie. Puis même si ce n’est pour que pour une saison, rien n’empêche de continuer pendant le reste de l’année
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Une «prescription» pour marcher

 

Deux parcours sont prévus à chaque séance, un... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Deux parcours sont prévus à chaque séance, un rapide et un pour ceux dont le pas est un peu plus lent.

PATRICK WOODBURY, LEDROIT

JUSTINE MERCIER
Le Droit

Ils souffrent d’hypertension, de diabète ou encore d’un haut taux de cholestérol. Ils ont tous reçu une «prescription» bien particulière du personnel soignant du Groupe de médecine familiale (GMF) de Gatineau: accumuler des cubes énergie. Comment? En bougeant, tout simplement.

C’est ainsi que depuis le 9 juin, ces patients se retrouvent deux matins par semaine afin de marcher pendant 30 minutes, accompagnés de deux membres de l’équipe du GMF du boulevard Maloney Est.

Le concept des cubes énergie, qui vient du Grand défi Pierre Lavoie, prévoit que chaque tranche d’exercice de 15 minutes procure un cube. La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a conclu le printemps dernier une entente de partenariat afin que les médecins de famille «prescrivent» des cubes énergie pour favoriser de saines habitudes de vie.

L’équipe du GMF de Gatineau a réussi à jongler avec les horaires de cinq de ses professionnels afin d’y dégager deux demi-heures par semaine pour embarquer dans l’aventure des cubes énergie, explique l’infirmière clinicienne Josée Brassard.

Avec leurs tenues d’exercice et leurs espadrilles aux pieds, Mme Brassard et sa collègue nutritionniste Isabelle Gagnon étaient au rendez-vous, hier matin, pour accueillir les six participants du jour. Il y en a parfois plus, parfois moins. Deux parcours sont prévus chaque fois: un rapide, et un pour ceux dont le pas est un peu plus lent.

«Il y a beaucoup de patients qui travaillent ou qui ont une mobilité réduite, alors on a recruté ceux qui pouvaient, souligne Mme Brassard. […] Tu sais, quand une mère voit ses enfants grandir et qu’elle en est fière, et bien c’est un peu comme ça que je me sens avec eux.»

Gilles St-Laurent, un patient diabétique, a ajouté ces deux marches hebdomadaires aux promenades qu’il prenait de sa propre initiative.

«On a du plaisir dans le groupe, et ça nous aide à rester en forme», a-t-il lancé. Jean Canuel, lui, a décidé d’essayer après que son médecin lui eut indiqué que son taux de cholestérol était élevé.

Depuis le début juillet, il a perdu dix livres, a-t-il dit avec fierté.

Madeleine Lacelle et son conjoint diabétique, Denis Racine, apprécient aussi les moments passés avec le groupe, au sein duquel une solidarité s’est créée au cours de l’été. Josée Brassard n’a pas manqué l’occasion de rappeler à M. Racine, pendant la marche, qu’un verre de jus d’orange est bien mieux qu’une gâterie au chocolat pour faire remonter sa glycémie.

L’activité des cubes énergie du GMF de Gatineau prendra fin jeudi prochain, et des prix de participation seront remis pour l’occasion. Déjà, les participants souhaitent que l’activité reprenne l’été prochain, et plusieurs songent à profiter des centres commerciaux pour marcher à l’abri des intempéries au cours des prochains mois. À défaut d’y accumuler des cubes énergie, ils continueront à prendre soin de leur vie.

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Toxicos malgré eux


Une prescription pour la douleur, on peut s’y habituer assez vite et quand le médicament ne fait plus effet, on peut recevoir quelque chose de plus fort, puis un jour, c’est une dépendance aux antidouleurs. Dans les centres de désintoxication, ce n’est plus donc plus la même clientèle, mais des gens qui en principe n’auraient pas dû se retrouver dans cette situation
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Toxicos malgré eux

 

En quelques années, la clientèle des centres de traitement de la dépendance a... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Katia Gagnon
La Presse

En quelques années, la clientèle des centres de traitement de la dépendance a radicalement changé de visage.

«Avant, personne ne suivait un traitement pour la dépendance à 70 ans parce qu’il avait eu une hernie. On ne voyait jamais la mère de famille diagnostiquée pour le côlon irritable. Aujourd’hui, on voit un changement bord en bord dans notre pratique: c’est monsieur et madame Tout-le-Monde qui a mal au dos et qui a dérapé dans les antidouleurs.»

Les clients que la Dre Marie-Ève Goyer reçoit dans son bureau du Centre de recherche et d’aide pour narcomanes (CRAN) sont de plus en plus souvent à des années-lumière de l’image type du toxicomane, un drogué qui s’injecte de l’héroïne au fond d’une ruelle.

«J’ai eu une cliente hôtesse de l’air qui échangeait de petits services avec son voisin âgé qui avait une prescription d’opiacés. Elle descendait ses vidanges, par exemple, et il lui donnait des antidouleurs», illustre-t-elle.

Même au Québec, pourtant bon élève au Canada en ce qui a trait à la prescription de narcotiques, la consommation de médicaments antidouleurs a fait des ravages. Parlez-en à Sarah, qui nous a demandé de changer son nom. La jeune femme a commencé à prendre de la morphine en 2008, à la suite d’un accouchement qui a mal tourné.

«Ça m’a complètement scrapé le dos. Et c’est là que le bal des antidouleurs a commencé», raconte-t-elle.

D’opération en opération, les médecins lui prescrivent des antidouleurs de façon quasi continue pendant des années. Avant sa seconde opération au dos, elle s’aperçoit qu’elle ne peut plus se passer de la morphine.

«Au début, les médecins t’en prescrivent facilement. Mais un moment donné, ils finissent par voir le danger, et ils paniquent. Ils ne veulent plus t’en prescrire.»

Confronté à une conjointe qui souffre le martyre, le mari de Sarah lui trouve de la morphine sur le marché noir. Pour obtenir d’autres ordonnances, elle consulte d’autres médecins.

«Tu deviens rusé, tu prépares ton discours.»

 Elle se fait prescrire divers produits, toujours plus forts, jusqu’aux timbres de Fentanyl, un puissant opiacé.

«Un jour, je suis allée à l’hôpital et ils n’en revenaient pas que je sois sur les timbres: qu’est-ce que tu fais là-dessus? C’est pour les mourants, ces affaires-là!»

Jamais les médecins qui avaient Sarah devant eux n’auraient pu se douter qu’ils avaient affaire à une toxicomane. Coupe de cheveux étudiée, lunettes de designer, la jeune femme au nez mutin, qui a aujourd’hui 39 ans, a le look parfait de la jeune professionnelle.

Ordonnance: méthadone

Sarah a fini par aboutir dans le bureau de la Dre Marie-Ève Morin.

«Généralement, quand je reçois un patient, c’est qu’il n’y a plus aucun docteur qui veut les voir. Mais il y a toujours un médecin qui lui a prescrit ces médicaments au départ, sans nécessairement que le patient soit informé des risques… dit la Dre Morin. C’est pathétique! On a créé un problème.»

«Tous les jours, je vois des gens qui ont consulté pour une entorse lombaire et se sont fait prescrire des narcotiques, parfois puissants. Et une partie de ces patients a développé une dépendance. Il y a eu une dérive, c’est clair», dit le Dr Jean-Pierre Chiasson, directeur de la clinique Nouveau départ, où on traite ces nouveaux toxicomanes.

La solution se résume généralement en un mot pour ces patients morphinomanes: la méthadone.

«Quand on a parlé de méthadone, je capotais, raconte Sarah. Pour moi, c’était pour les héroïnomanes!»

Mais elle a fini par accepter le traitement que lui proposait Marie-Ève Morin. Avec la méthadone, elle a pu arrêter totalement sa consommation de morphine.

«Aujourd’hui, je suis clean», dit Sarah.

«Il y a des gens qui ont des emplois, des enfants, qui sont des fonctionnaires et qui viennent chercher leur dose de méthadone chaque semaine à la pharmacie. Personne ne pourrait se douter de ça, même pas leurs voisins», souligne le pharmacien Vincent Roy.

Mais il y a un hic: les médecins québécois doivent obtenir une formation pour avoir le droit de prescrire de la méthadone. Seulement 1% des médecins québécois la détiennent. Peu de praticiens veulent s’occuper de cette clientèle.

«Ça fait qu’il y a des listes d’attente d’un an pour la méthadone. Alors les gens ont le temps de déraper solide», fait remarquer la Dre Goyer.

Les patients qui ont développé une dépendance à la morphine sont ainsi pris dans un cercle vicieux: c’est la médecine qui a créé leur problème… et renâcle ensuite à le régler avec le produit qui convient. Une situation aberrante, concluent à l’unisson les Dres Goyer et Morin.

Les médecins spécialistes en dépendances font pourtant tout leur possible pour former leurs collègues afin de dépister et d’aider les narcomanes. Le CRAN, où travaille Marie-Ève Goyer, offre chaque année des séances de formation à des dizaines de médecins. Bien du travail reste à faire, croit la Dre Morin.

«Il faut améliorer la formation des médecins en traitement de la douleur chez des patients toxicomanes. C’est complexe, mais essentiel… et ça commence à peine».

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7 mythes sur la santé : Le vrai et le faux des prescriptions de nos grands-mères


Le bouillon de poulet pour soulager la grippe, le rhume, le lait pour dormir, du 7 up dégazéifier pour la gastro …  sont-ils vraiment des petites recettes miracles .. ou du moins ils aideraient a réconforté contre nos maux
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7 mythes sur la santé

Le vrai et le faux des prescriptions de nos grands-mères.

1. Boire du bouillon de poulet pour soigner un rhume


Il faut remonter à la Grèce antique, puis au Moyen Âge pour retrouver les premières « prescriptions » de bouillon de poulet pour soigner les rhumes. Et le truc est connu un peu partout sur la planète, même en médecine chinoise.

De nombreuses études ont été effectuées pour comprendre les effets de ce bouillon. Parfois contradictoires, elles n’ont pas permis de percer complètement le mystère. Tout au plus, quelques conclusions communes.

1- Le bouillon ne guérit pas le rhume ou la grippe, mais il peut en atténuer certains symptômes.
2- La chaleur qui se dégage du bouillon de poulet est plus efficace que l’eau chaude pour augmenter la fluidité des sécrétions nasales. En boire permet de dégager les voies respiratoires et d’éviter ou de réduire la congestion.
3- Le bouillon de poulet aurait des vertus anti-inflammatoires. Des chercheurs attribuent ces effets à la teneur élevée en cystéine de la chair de poulet. Cet acide aminé, libéré dans le bouillon pendant la cuisson, aurait des propriétés biochimiques semblables à celles de l’acétylcystéine, parfois prescrite pour les bronchites ou infections respiratoires.
4- Autre conclusion commune : le bouillon de poulet maison est nutritif et réconfortant. Deux propriétés essentielles pour dorloter un enrhumé!

Et les bouillons commerciaux? Les experts ne s’entendent pas sur leurs vertus, mais leur haute teneur en sodium et leur faible apport en protéines les classent derrière le bouillon maison.

2. Manger des carottes, c’est bon pour les yeux


Pour bien fonctionner, l’appareil oculaire a besoin d’une alimentation équilibrée et riche en vitamine A. Cette dernière est nécessaire à la régénération du pourpre rétinien. Celui-ci, secrété par la rétine, stimule les bâtonnets, une des composantes de l’œil nécessaires à la vision nocturne. Sans l’action du pourpre rétinien, notre œil ne pourrait s’habituer à l’obscurité.

Dans l’alimentation, les deux principales sources de vitamine A sont le rétinol contenu dans le foie, les abats ou les jaunes d’œufs et les caroténoïdes, principalement le bêta-carotène que contiennent les fruits et légumes au pigment jaune, orange ou vert vif (patate douce, poivron rouge, épinards, carotte, mangue, pêche, etc.). Une fois absorbé par l’organisme, le bêta-carotène se transforme et produit de la vitamine A. Bien que rare, une carence importante en vitamine A conduit à la perte de vision nocturne, et dans des cas très graves, à la cécité. Voilà pourquoi nos grands-mères disaient que « les carottes donnent de bons yeux ».

Boire de la liqueur dégazéifiée pour se réhydrater en cas de gastro


On ne sait pas d’où vient cette croyance populaire, mais elle a la vie tenace. Pourtant, boire un Seven Up dont on a retiré le gaz pour soulager les symptômes de la diarrhée ou de la gastro n’est pas recommandé. Au contraire, cette boisson, trop sucrée, risque d’entretenir la diarrhée plutôt que de l’arrêter. Pour éviter la déshydratation, il faut boire, et pour que le liquide absorbé ne soit pas rapidement éliminé sous forme d’urine, il doit contenir des électrolytes (ex. : potassium et sodium). Des solutions spéciales sont vendues en pharmacie, mais vous pouvez aussi en concocter une à la maison.

Mélangez 360 ml de jus d’orange non sucré avec 600 ml d’eau et une demi-cuillerée à thé rase de sel. Prenez en petites quantités toutes les 30 minutes

Boire un verre de lait chaud aide à s’endormir


Derrière cette croyance se cache au moins une demi-vérité : le lait contient du tryptophane, un acide aminé provenant des protéines qui, combiné aux glucides que contient également le lait, favoriserait la production de sérotonine et de mélatonine. Ces deux hormones facilitent le sommeil.

Deux chercheurs de l’Université de Toronto, Chapman et Greenwood, ont d’ailleurs démontré l’action sédative du tryptophane, qu’on retrouve aussi dans les graines de courge. Celui-ci est d’ailleurs vendu sous ordonnance pour les troubles du sommeil.

Théoriquement, le fameux verre de lait favoriserait donc le sommeil, mais en pratique, c’est une autre histoire.

 « Pris seul, le verre de lait ne contient pas assez de tryptophane pour faciliter le sommeil et contient d’autres nutriments qui nuisent à cet effet », soutient Louise Thibault, Ph. D. à l’Université McGill et auteure de Nourrir son cerveau. Manger intelligemment (Éditions de l’Homme, 2004).

Le site Le savoir laitier rapporte que selon certains, le lait doit être combiné à un aliment riche en glucides pour obtenir un effet sédatif.

Enfin, aucune donnée scientifique ne vient appuyer le fait que le lait doive être bu chaud. Tout au plus, le fait qu’il soit chaud lui ajoute une note réconfortante, et tant mieux si cela vous aide à dormir…

Regarder la télé de trop près abîme les yeux


Lorsque vous regardez de près, le cristallin de votre œil se bombe pour permettre une meilleure focalisation. En regardant la télévision à quelques pouces de l’écran seulement ou en tenant votre livre trop rapproché pour lire, vous demandez un effort constant à votre cristallin. Bien qu’aucune preuve n’ait été établie en ce sens, certains experts soutiennent que le cristallin pourrait, à long terme, éprouver des difficultés à reprendre sa forme aplatie lorsque l’œil doit regarder de loin.

La prudence étant mère de sagesse,

l’Association des optométristes du Québec (AOQ) recommande sur sonsite Web de « regarder la télévision dans une position assise à une distance d’au moins deux mètres du téléviseur ».

Pour l’écran de l’ordinateur, l’AOQ recommande la même distance minimale que pour la lecture, soit la longueur de l’avant-bras.

Boire du vin rouge, c’est bon pour le cœur


Voilà une idée plutôt alléchante! Et contrairement à la croyance, le vin blanc aurait aussi des vertus protectrices.

Selon les experts d’Extenso, deux substances sont souvent pointées du doigt par les chercheurs pour expliquer l’effet bénéfique du vin : l’alcool comme tel et les substances antioxydantes appelées polyphénols, dont les propriétés anti-inflammatoires diminueraient les risques de maladies cardio-vasculaires. Le polyphénol du vin rouge est le resvératrol, et dans le cas du vin blanc, il s’agit du tyrosol et de l’hydroxytyrosol.

Consommer du vin à raison de 2 verres par jour (maximum 10/semaine pour les femmes) pourrait donc avoir un certain effet protecteur. Mais au-delà de cette limite, l’alcool, même s’il s’agit de vin, peut être un facteur de risque de problèmes cardiaques; il est déconseillé aux personnes diabétiques, à celles qui ont un taux élevé de triglycérides dans le sang et à celles qui ont un surplus de poids.

Sans compter que l’alcool affecte la paroi des artères, qu’elle rend plus perméable au cholestérol.

Autre point important : les études qui ont démontré l’effet protecteur du vin ont été réalisées dans des régions où les gens mangent également plus de fruits, de légumes et de poisson. Bref, la santé du cœur ne tient pas dans une seule coupe de vin, si bon soit-il.

Prendre de la vitamine C pour prévenir ou casser la grippe


Voilà un mythe presque aussi résistant que les virus de la grippe ou du rhume eux-mêmes. Les experts d’Extenso, le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal, rapportent qu’une récente analyse des résultats de 29 études effectuées sur plus de 11 000 participants a révélé qu’il n’y a pas moins d’épisodes de rhume chez les gens consommant des suppléments de vitamine C. L’analyse a également confirmé qu’on ne peut pas « casser » une grippe ou un rhume, déjà amorcé, avec de tels suppléments, et aucune étude n’a démontré que les symptômes peuvent être atténués avec de la vitamine C.

La même analyse démontre tout de même que le nombre de jours de symptômes serait inférieur de 8 % chez l’adulte et de 13,6 % chez l’enfant qui consomme des doses de 1 g par jour… l’année durant!

Une surconsommation inutile, si on considère que pour un adulte, on comptera 11 jours de symptômes plutôt que 12 par an!

Selon Santé Canada, l’apport quotidien recommandé (AQR) en vitamine C est de 60 mg, ce qu’une orange ou un pamplemousse par jour suffit à combler. Il faut aussi savoir que l’organisme n’emmagasine pas les surplus de vitamine. Au-delà d’un certain seuil, ils sont éliminés dans l’urine. Par contre, les mégadoses peuvent provoquer chez certaines personnes des diarrhées et des maux de ventre. Mettez plutôt des fruits à haute teneur en vitamine C à votre menu, et ce, à l’année

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