Néandertal était un homme droit


Plus on étudie les hommes du Neandertal, plus on comprend qu’ils n’étaient pas si bêtes, ni si violents que les gens les présumaient. Dernièrement, avec l’étude d’un squelette bien conservé d’un homme Neandertal, viens démontrer qu’il n’a pas vraiment de différence avec un squelette d’un homme moderne. Ils conclurent qu’ils se tenaient droit.
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Néandertal était un homme droit

 

Deux hommes de Néandertal regardent une lance.

Des hommes de Néandertal Photo: Université de l’Utah

Alain Labelle

    Contrairement aux idées reçues qui les dépeignent souvent dans une posture penchée, les Néandertaliens marchaient en position debout comme les humains actuels, montrent les récentes analyses d’anthropologues suisses.

    Des travaux qui mettent encore une fois à mal le fameux portrait peu flatteur apparu dans les années 1950 de cet humain préhistorique souvent présenté comme une créature mi-homme mi-bête qui ne sortait que rarement des cavernes.

    Le saviez-vous?

  • Les Homo neanderthalensis ont disparu de la surface terrestre il y a 30 000 à 40 000 ans. Ils ont toutefois vécu en même temps que nos ancêtres Homo sapiens pendant plusieurs milliers d’années en Eurasie.

  • Les premiers ossements retrouvés associés à l’espèce ont été découverts en 1856 dans une carrière du vallon de Neander en Allemagne (Neandertal en allemand). Ce n’est que plus tard que d’autres restes fossilisés mis au jour plus tôt lui ont été associés.

Si, dans les dernières décennies, des similitudes sociales et intellectuelles avec l’Homo sapiens sont apparues au gré de l’avancement de nos connaissances, l’analyse de quelques vertèbres isolées tendait il y a quelques années à montrer une grande différence sur le plan de l’anatomie.

Squelettes d’un néandertalien et d’un humain.

Squelettes d’un néandertalien (à gauche) et d’un humain (à droite). Photo : Musée américain d’histoire naturelle/Ian Tattersall

Selon ces investigations, les Néandertaliens ne possédaient pas encore une colonne vertébrale en forme de double S bien développée comme leurs cousins Homo sapiens.

Les présents travaux contredisent cette théorie.

L’expert en médecine évolutionniste Martin Haeusler et ses collègues de l’Université de Zurich ont reconstruit virtuellement le bassin et la colonne vertébrale d’un homme de Néandertal à partir d’un squelette très bien préservé mis au jour en 1908 à La Chapelle-aux-Saints, en France.

Ce modèle anatomique généré par ordinateur montre que l’individu en question présentait une région lombaire et un cou courbés, tout comme les humains d’aujourd’hui.

Illustration de l'ancienne reconstitution (à gauche) et la nouvelle.

lL’ancienne reconstitution (à gauche) du bassin et de la colonne vertébrale et la nouvelle. Photo : Université de Zurich

C’est en reconstruisant son bassin que les chercheurs ont découvert que son sacrum était positionné de la même manière que chez l’humain moderne, une réalité qui montre qu’il possédait une courbure bien développée de la région lombaire.

En outre, des marques d’usure proéminentes montrent qu’elles étaient en partie causées par la courbure de la colonne.

Dans l’ensemble, il n’y a pratiquement aucune preuve que les Néandertaliens avaient une anatomie fondamentalement différente. Martin Haeusler, expert en médecine évolutionniste

« Le moment est venu de reconnaître les similitudes fondamentales entre les Néandertaliens et les humains modernes et de mettre l’accent sur les changements biologiques et comportementaux subtils qui se sont produits chez les humains à la fin du Pléistocène », conclut Martin Haeusler.

Reconstruction virtuelle du squelette de La Chapelle-aux-Saints, basée sur des imageries 3D haute résolution de la colonne vertébrale et du bassin.

Agrandir l’imageReconstruction virtuelle du squelette de La Chapelle-aux-Saints, basée sur des imageries 3D haute résolution de la colonne vertébrale et du bassin. Photo : Université de Zurich

En novembre dernier, une étude des crânes de plus de 200 néandertaliens et humains qui vivaient au paléolithique supérieur avait permis d’établir que les deux espèces présentaient des taux similaires de lésions, ce qui laisse à penser que leurs vies n’étaient pas plus violentes que celles de nos ancêtres.

Le détail de ces travaux est publié dans les Annales de l’académie américaine des sciences

https://ici.radio-canada.ca/

Neandertal avait l’eau chaude à la maison


Les découvertes sur les hommes de la préhistoire, les néandertaliens démontrent qu’ils étaient plus futés qu’ils en avaient l’air
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Neandertal avait l’eau chaude à la maison

 

Une néandertalienne reconstituée à partir du crâne de Saint Césaire, Charente Maritime NOSSANT JEAN MICHEL/SIPA

Une néandertalienne reconstituée à partir du crâne de Saint Césaire, Charente Maritime NOSSANT JEAN MICHEL/SIPA

Par Rachel Mulot

La fouille d’un abri catalan, occupé il y a 60.000 ans, a révélé un récipient creusé à même le sol, entouré de foyers et de pierres à chauffer. Pour se laver ou cuisiner ?

CHAMBRE. Délicat, Neandertal ? En tous cas, il connaissait le confort de l’eau chaude à domicile. La fouille de l’abri Romani, en Catalogne(Espagne), a livré cet été de nouveaux indices sur le degré de raffinement de ce cousin préhistorique mystérieusement éteint il y a environ 40.000 ans. 100 000 nouveaux vestiges archéologiques ont permis d’en savoir plus sur les activités domestiques d’Homo neanderthalensis.

« L’abri, occupé il y a 60 000 ans, a ses aires de vie bien délimitées », explique l’archéologue Maria Gema Chacón de l’Institut Catala de Paleoecologica Humana i Evolucio Social (IPHES) : « dans ces 180 m2, on repère la chambre à coucher près du foyer, presque vierge de vestiges ;  la boucherie/cuisine avec ses ossements de chevaux, daims, aurochs et chèvres proprement découpés ;  l’atelier de façonnage des outils et ses nombreuses pointes racloirs, couteaux de pierre et enfin la ‘déchetterie’, qui a livré une accumulation très importante de restes animaux ». 

Pierres brûlantes dans l’eau

Surtout, les néandertaliens ont creusé un trou concave de 40 x 30 x 10 cm à même le sol, montrent les dernières fouilles.

« Il a été creusé pour conserver de l’eau chaude », estiment les chercheurs de l’IPHES. La cuvette, située près de la paroi de l’abri sous roche est en effet entourée de plusieurs foyers et de spéléothèmes –des concrétions calcaires fréquentes dans les grottes– qui ont été autrefois fracturées sous l’effet de la chaleur.

Conclusion ?

« Neandertal jetait ces pierres brûlantes dans l’eau pour la chauffer puis la garder à température ».

La cuvette néandertalienne de l’abri Romani, en Espagne. Crédit IPHES Palmira Saladié.

Toilette ou mijotage préhistorique?

Mais le trou a-t-il servi de cuvette pour la toilette ? Ou de fosse culinaire pour cuire un ragoût ou un pot au feu? Nous avons peu d’indices sur l’hygiène de Neandertal, même si nous savons qu’il ne dédaignait pas la coquetterie, les parures de coquillages, les teintures d’ocre sur la peau. En revanche, pour l’archéologue John Speth de l’université du Michigan, pas de doute, il savait cuisiner, en tous cas faire mijoter ou bouillir sa viande:

« Les os d’animaux trouvés sur les sites occupés par les néandertaliens sont exempts à 90% de marques de dents humaines, et n’ont donc pas été rongés », explique-t-il.

La viande et la graisse se détachaient peut-être facilement des os car la chair avait été cuite. Des grains cuits ont également été retrouvés entre les dents d’un des Néandertaliens de la tombe de Shanidar, en Irak, rappelle t-il. Evidemment, rien n’atteste que les Néandertaliens avaient des pots ou des casseroles pour cuisiner. mais pour John Speth

, »ils ont utilisé les panses ou des peaux d’animaux ainsi que de l’écorce pliée pour faire des sachets de cuissons qu’ils emplissaient de nourriture puis jetaient dans l’eau bouillante « .

C’est là que réside peut-être le secret du récipient de l’abri Romani.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Un ancêtre de 44 000 ans


Depuis quand existe l’homme moderne qui a mon avis s’il est si vieux que ca .. je n’appellerais pas cela l’homme moderne mais bon ! Alors qui a t’il côtoyer au temps de la préhistoire… alors qu’un être humain mort il y a plusieurs millénaire a laissé en héritage ses dents qui pourraient avancer voir confirmer certaines hypothèse
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Un ancêtre de 44 000 ans

Le morceau d'os et les trois dents qui y restaient attachées ont été découverts dans une caverne préhistorique du sud de l'Angleterre en 1927.

Le morceau d’os et les trois dents qui y restaient attachées ont été découverts dans une caverne préhistorique du sud de l’Angleterre en 1927.

Photo AFP

Agence France-Presse
Paris, France

Durant des décennies, les paléontologues ont pensé que ce maxillaire humain n’était qu’un fossile préhistorique parmi d’autres. En y regardant de plus près, ils se sont aperçus que son propriétaire était le plus vieil homme moderne jamais identifié en Europe occidentale.

Selon une étude publiée mercredi, le maxillaire est en effet âgé de 41 000 à 44 000 ans et appartenait à l’un de nos ancêtres Homo sapiens, qui aurait donc pu croiser un de nos lointains cousins Neandertal à la même époque, une idée qui fait toujours l’objet d’une vive polémique entre spécialistes.

Le morceau d’os et les trois dents qui y restaient attachées ont été découverts dans une caverne préhistorique du sud de l’Angleterre en 1927.

Une soixantaine d’années plus tard, des scientifiques de l’Université d’Oxford dataient le fossile, l’estimant vieux d’environ 35 000 ans. Un âge respectable, mais pas extraordinaire à l’aune des connaissances sur le peuplement de l’Europe par nos ancêtres «Homo sapiens sapiens».

Des chercheurs se sont cependant mis à douter de la validité de cette datation après avoir découvert sur ce maxillaire supérieur des traces de colle, qui a servi à conserver l’os après sa découverte et aurait pu fausser l’analyse.

«Nous savions que nous allions devoir effectuer des tests supplémentaires pour obtenir une nouvelle datation», explique Beth Shapiro, professeur à la Penn State University (USA) et coauteur de l’étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Mais l’échantillon d’os épargné par la colle était trop petit pour autoriser une nouvelle datation au carbone 14 !

Mme Shapiro et ses collègues ont donc décidé de prendre le problème à l’envers: dans le sol de la caverne, ils ont prélevé des ossements d’animaux situés au-dessus et en dessous de la strate où le maxillaire humain avait été découvert.

Ils ont ensuite daté cet ossuaire de la faune préhistorique mêlant loups, cerfs, ours des cavernes et rhinocéros laineux, obtenant une fourchette comprise entre 50 000 et 26 000 ans. En utilisant des techniques de modélisation statistique pour situer le maxillaire dans cette chronologie, ils l’estiment désormais vieux de 41 000 à 44 000 ans.

«Nous pensons que ce morceau de maxillaire est la plus ancienne preuve directe que nous avons sur la présence des humains modernes dans le nord-ouest de l’Europe», souligne Tom Higham, responsable de l’unité de datation par le radiocarbone de l’Université britannique d’Oxford.

«Cela veut aussi dire que les premiers humains ont coexisté avec les Neandertals dans cette partie du monde, ce dont doutent certains chercheurs», assure-t-il.

Autre élément qui plaide en faveur d’une coexistence des deux espèces durant plusieurs millénaires: deux molaires découvertes dans le sud de l’Italie en 1964, et jusqu’alors attribuées à tort à un Neandertal, appartiennent en fait à un Homo sapiens.

Selon une nouvelle analyse au carbone 14 réalisée par Stefano Benazzi, de l’Université de Vienne, et publiée par Nature dans une étude distincte, ces dents sont âgées de 43 000 à 45 000 ans, soit au moins aussi vieilles que le maxillaire anglais.

Les Neandertals sont apparus voici environ 300 000 ans et ont vécu en Europe, en Asie centrale et au Proche-Orient avant de disparaître voici un peu moins de 40 000 ans, pour des raisons inconnues.

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