L’homme de Néandertal savait allumer le feu, selon une étude


Cela ne fait pas l’unanimité chez les chercheurs, mais d’après plusieurs observations et d’expériences, il est probable que l’homme de Néandertal était capable de faire du feu avec une pierre de silex et des pierre de pyrite, il y a 50 000 ans. Avoir la technique du feu est une aide précieuses pour survivre.
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L’homme de Néandertal savait allumer le feu, selon une étude

 

Représentation d'un homme de Néandertal, lors d'une exposition... (STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

Représentation d’un homme de Néandertal, lors d’une exposition au Musée de l’Homme à Paris.

STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

L’homme de Néandertal savait faire du feu en percutant des pierres, assurent jeudi des chercheurs qui ont analysé plusieurs outils provenant de sites en France datant de 50 000 ans.

On savait déjà que ce cousin de l’homme se servait du feu. Mais on ignorait si c’était seulement grâce à des braises naturelles recueillies après des incendies provoqués par la foudre ou des éruptions volcaniques ou bien si, comme l’homme moderne, il connaissait les techniques pour le produire lui-même.

« Nous apportons la première preuve directe matérielle d’une production de feu régulière et systématique par les Néandertaliens », écrivent les scientifiques dans une étude publiée dans Scientific Reports.

« Nous avons trouvé les briquets qui ont servi à l’homme de Néandertal à faire le feu », explique à l’AFP Marie Soressi, professeur de préhistoire à l’université de Leiden (Pays-Bas) et coauteure de l’étude.

Les chercheurs ont identifié des dizaines de silex taillés sur les deux faces (bifaces) porteurs de traces qui semblent indiquer qu’ils pourraient avoir été utilisés pour percuter un minerai ferreux comme de la pyrite ou de la marcassite.

L’une des techniques pour démarrer un feu consiste à percuter un silex contre de la pyrite. Il se produit alors des étincelles très énergétiques. Si on les fait tomber sur des touffes d’herbes ou des feuilles sèches et que l’on souffle un peu, le feu démarre.

Marie Soressi, qui participe à des chantiers de fouilles préhistoriques en France, connaissait ces bifaces « depuis longtemps », mais elle ne s’expliquait pas la raison de certaines « traces intrigantes » sur ces outils du Paléolithique moyen.

Andrew Sorensen de l’université de Leiden, premier auteur de l’étude, a étudié très attentivement les traces sur ces bifaces qui servaient sans doute aussi à d’autres tâches (découpe de la viande, etc.).

« Le débat va continuer »

À l’oeil nu, on voit des « traces de percussion en forme de C, qui permettent de déduire l’angle et la direction avec lesquels le biface a frappé la pyrite », indique à l’AFP Andrew Sorensen.

Au microscope, les chercheurs ont également découvert des stries et un poli d’usure bien spécifique.

L’équipe a aussi mené plusieurs expériences sur des répliques de bifaces, en les soumettant à diverses tâches (par exemple écraser de l’ocre pour faire du pigment). C’est lorsque le silex frappait la pyrite que les traces étaient les plus ressemblantes à celles trouvées sur les bifaces néandertaliens.

Le fait d’avoir trouvé des dizaines de bifaces portant ces traces montre qu’il s’agissait bien d’« une technologie répandue chez les Néandertaliens dans cette région il y a environ 50 000 ans », considère Andrew Sorensen.

Il ajoute qu’il ne serait « pas surpris » qu’à l’avenir on découvre des bifaces plus anciens, ayant servi eux aussi à faire du feu.

Le chercheur convient toutefois que son analyse des traces « reste une interprétation ». « Je suis sûr que le débat » autour de la capacité de Néandertal à produire son feu « va continuer ».

Pour les Néandertaliens, être capables de produire son feu devait changer bien des choses. S’ils étaient dépendants du feu naturel, ils devaient constamment faire attention à le nourrir et à le transporter avec eux de campement en campement, en veillant à ce qu’il ne s’éteigne pas.

En revanche, s’ils savaient produire du feu, ils pouvaient l’allumer à leur guise, souligne Andrew Sorensen.

« Cela devait leur permettre de gagner beaucoup de temps et d’énergie ! ».

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L’humain chassait bel et bien les paresseux géants


Le paresseux géant vivait il y a 12 millions d’années, il était comme ses cousins lointains, les paresseux d’aujourd’hui, des herbivores. Grâce a des empreintes fossilisées, les scientifiques peuvent affirmer que l’homme chassait ces bêtes. On croit aussi qu’à la dernière glaciation, les hommes on participer à la disparition des paresseux géants tout comme les mammouths, les tigres à dents de sabre et lions américains
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L’humain chassait bel et bien les paresseux géants

 

Représentation artistique d'un groupe d'humains chassant un paresseux géant.

Représentation artistique d’un groupe d’humains chassant un paresseux géant.  Photo : Université Bournemouth/Alex McClelland

Scène préhistorique : quelque part, il y a environ 12 000 ans, un paresseux géant d’Amérique du Nord, une bête poilue de la taille d’un éléphant, est suivi par un groupe de chasseurs puis, se sachant traqué, il se redresse sur ses pattes arrière pour, du haut de ses deux mètres, tenter de se défendre avec ses griffes géantes et pointues.

Un texte d’Alain Labelle

Voilà la reconstitution d’un événement de prédation de quelques minutes qui s’est déroulé il y a des milliers d’années près d’un lac du Nouveau-Mexique. Cette reconstitution est rendue possible grâce à la mise au jour d’une série d’empreintes fossilisées appartenant à un paresseux géant et à des humains.

Préservées pendant des millénaires, ces empreintes sont les toutes premières pistes qui placent des chasseurs humains en action contre ces grosses proies.

Les empreintes découvertes au Nouveau-Mexique.

Les empreintes découvertes au Nouveau-Mexique.  Photo : Université Bournemouth/Matthew Bennett

Elles ont été découvertes au parc national White Sands National Monument.

Malgré leur physique imposant, les paresseux géants étaient herbivores. Leurs griffes n’étaient pas adaptées à la prédation, mais plutôt à la préhension nécessaire à la cueillette de fruits et de feuilles d’arbres.

Il n’est pas rare de trouver des empreintes de paresseux géants, mais celles-ci sont particulièrement intéressantes, puisqu’elles sont accompagnées de traces humaines.

Il y en a au moins une dizaine au même endroit.

Dans certains cas, les pas humains se trouvent à l’intérieur même de celles des paresseux (voir photo).

Une empreinte humaine dans une empreinte d'un paresseux géant.

Une empreinte humaine dans une empreinte d’un paresseux géant.  Photo : Université Bournemouth/Matthew Bennett

Un travail de détective

C’est en analysant la scène que le Pr Matthew Bennett de l’Université Bournemouth et ses collègues ont compris ce qui s’était passé à l’époque à cet endroit.

J’ai tranquillement compris ce qui s’était passé ici il y a des milliers d’années.

Matthew Bennett

Cette scène indique en fait, selon lui, l’action d’une poursuite associée à une prédation.

Représentation artistique d'un paresseux géant.

Représentation artistique d’un paresseux géant Photo : iStock

Les chercheurs estiment que si cet animal géant avait suivi des humains, la plus grande empreinte aurait détruit la plus petite, ce qui n’est pas le cas.

Si les chasseurs marchaient dans d’anciennes pistes d’un paresseux, leurs pieds n’auraient pas créé les mêmes motifs dans les sédiments.

Des humains et des disparitions

Cette mise au jour donne également de la crédibilité à la théorie selon laquelle, lors du déclin de la dernière période glaciaire, les humains ont pu jouer un grand rôle dans l’extinction de ces créatures et d’autres mammifères géants comme les mammouths et les mastodontes.

En fait, ils ont tous disparu au moment où les populations humaines s’étendaient en Amérique du Nord.

Quatre espèces de paresseux géants ont vécu en Amérique du Nord et sont aujourd’hui disparues.

Leurs prédateurs devaient inclure les tigres à dents de sabre (smilodon) et les lions américains.

Ils sont des cousins éloignés des paresseux arboricoles qui vivent actuellement dans les forêts de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud.

Ainsi, toutes les preuves indiquent que les chasseurs suivaient un animal qui se trouvait devant eux.

 

Un paresseux dans une forêt du Costa Rica.

Un paresseux dans une forêt du Costa Rica Photo : iStock

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science Advances.

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Ce que nos ancêtres ont aperçu dans le ciel il y a 70 000 ans


Vous imaginez ce que l’on voit dans le ciel aujourd’hui n’est pas tout à fait pareil il y a 70 000 ans ? Et dans un lointain futur, le ciel aura encore changé !! Par exemple, les astronomes sont quasiment sûr, que l’étoile de Scholz aurait été visible par les hommes de la préhistoire alors qu’elle était a moins de 1 année lumière du soleil, alors qu’aujourd’hui elle est a 20 années-lumière de notre soleil
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Ce que nos ancêtres ont aperçu dans le ciel il y a 70 000 ans

 

Il est fort probable que les humains aient observé la faible lumière rougeâtre de l’étoile de Scholz dans la nuit préhistorique.

Il est fort probable que les humains aient observé la faible lumière rougeâtre de l’étoile de Scholz dans la nuit préhistorique.  Photo : José A. Peñas/SINC

Alors que les humains modernes commençaient à quitter l’Afrique et que les Néandertaliens peuplaient encore la Terre, l’étoile de Scholz – du nom de l’astronome allemand qui l’a découverte en 2013 – s’est approchée à moins d’une année-lumière du Soleil. Une visite dont les effets sont toujours palpables aujourd’hui.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge, qui a environ 9 % de la masse du Soleil, autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et plus petite.

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et encore plus petite.

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et encore plus petite.  Photo : Université de Rochester/Michael Osadciw

Elle s’est retrouvée à environ 0,82 année-lumière du Soleil il y a 70 000 ans, à la limite du nuage d’Oort, une région située bien au-delà de l’orbite des planètes et de la ceinture de Kuiper de notre système.

Cette distance est considérée comme très proche en termes astronomiques. Il est fort probable que les premiers humains ont vu sa faible lumière rougeâtre dans la nuit préhistorique.

C’est une équipe internationale de scientifiques qui avait documenté la présence de l’étoile dans notre voisinage cosmique dans des travaux publiés en 2015.

Le nuage d’Oort est composé de milliards de comètes de tailles variables. La partie externe de ce nuage forme la frontière gravitationnelle du système solaire. Il est situé à plus de 1000 fois la distance entre le Soleil et Pluton.

Le nuage d'Oort entoure notre système solaire.

Le nuage d’Oort entoure notre système solaire.  Photo : Calvin Hamilton

Or, selon une étude européenne publiée cette semaine, des chercheurs affirment que le mouvement de certains objets qui le composent est encore marqué par le passage de l’étoile.

Le saviez-vous?

À ce jour, les astronomes ne connaissent pas d’autre étoile qui se soit approchée autant de notre système, à savoir cinq fois plus près que l’étoile la plus proche du Soleil, Proxima du Centaure (4,2 années-lumière).

Pour en arriver à établir l’effet à long terme du passage du duo stellaire, les chercheurs ont étudié 340 objets qui possèdent des orbites hyperboliques, c’est-à-dire en forme de V et non conforme aux orbites elliptiques, comme celles des planètes.

C’est à partir de cette analyse qu’ils ont établi que la trajectoire de ces objets est toujours influencée par le passage de l’étoile de Scholz.

À l’aide de simulations numériques, nous avons calculé les radiants ou les positions dans le ciel d’où semblent provenir ces objets hyperboliques. Carlos de la Fuente Marcos, université Complutense de Madrid

Selon les chercheurs, la présence de cette étoile n’a pas perturbé tous les objets hyperboliques du système solaire, seulement ceux qui étaient le plus proche d’elle à l’époque.

Par exemple, le rayonnement du célèbre astéroïde interstellaire Oumuamua se trouve dans la constellation de Lyre, très loin de celle des Gémeaux. Donc, il ne fait pas partie de la surdensité détectée. Carlos de la Fuente Marcos

De nos jours, l’étoile de Scholz se trouve à environ 20 années-lumière du Soleil.

Le détail de ces travaux est publié dans les Royal Astronomical Society Letters (en anglais).

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Ce crayon d’ocre était utilisé il y a 10.000 ans


Le crayon est l’outil qui relit la parole par l’écriture ou dessin. Il y a plus ou moins 10 000 ans que semblant de crayon en ocre a été utilisé. Le début de la connaissance partagé qui a franchit le temps
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Ce crayon d’ocre était utilisé il y a 10.000 ans

 

Crayon d'ocre

Ce caillou d’ocre taillé pourrait être un des tous premiers crayons utilisés par un humain.

PAUL SHIELDS/UNIVERSITY OF YORK

Par Joël Ignasse

Ce petit morceau d’ocre taillé aurait servi de crayon il y a plus de 10.000 ans. 

C’est près de la ville de Scarborough, dans le nord-ouest de l’Angleterre que des archéologues de l’université de York ont découvert, sur un site connu pour ses vestiges préhistoriques, ce petit bout d’ocre rouge de 22 mm de long sur 7 de large. Il a été extirpé près d’un ancien lac recouvert de tourbe et a tout de suite attiré l’attention des spécialistes. Ils y voient en effet l’un des tous premiers crayons de l’histoire !

Il est vrai que sa forme (un peu grossière) rappelle fortement cet instrument et plus encore une de ses extrémités en facette « qui était arrondie au départ et qui est devenue extrêmement aiguisée suggérant qu’elle a été utilisée » souligne Andy Needham du département d’archéologie de l’Université de York, dans un communiqué.

Selon le chercheur, ce crayon aurait pu être utilisé il y a un peu plus de 10.000 ans pour colorer ou orner des peaux d’animaux. Dans la même zone mais sur un site situé de l’autre côté du lac, les chercheurs ont aussi retrouvé un gros caillou, toujours en ocre, présentant une surface fortement striée. Elle a sans doute été grattée pour en extraire de la poudre d’ocre. 

 

Ce caillou d’ocre a été gratté pour récolter de la poudre rouge. Crédit : Paul Shields / Université de York

L’ocre est un pigment minéral important utilisé par les chasseurs-cueilleurs préhistoriques à travers le monde. Les dernières découvertes suggèrent que les humains ont collecté de l’ocre et l’ont traité de différentes manières pendant la période mésolithique, entre 10.000 et 5.000 ans avant notre ère. L’ocre est une roche composée d’argile qui peut être rouge quand elle contient un pigment d’origine minérale, l’hématite. 

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Des ours préhistoriques qui étaient déjà friands de sucre


Peut-être à cause de l’ours Winnie, on peut imaginer un ours friand du miel, et cela ne date pas d’hier que l’ours à la dent sucrée. En Articque canadien, ils ont découvert un ours de plus de 3 millions d’années qui seraient probablement la première migration d’ours de l’Asie jusqu’en Amérique du Nord. Même à cette époque lointaine, ils aimaient les fruits sucrés qui ont causées des caries
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Des ours préhistoriques qui étaient déjà friands de sucre

 

Représentation artistique d'un Protarctos abstrusus

Représentation artistique d’un Protarctos abstrusus   Photo : Musée canadien de la nature/Mauricio Antón

L’analyse de restes fossilisés d’ours primitifs qui vivaient dans l’Arctique canadien au Pliocène montre que ces bêtes appartenaient à une espèce proche des ancêtres des ours modernes et qu’elles appréciaient déjà la nourriture sucrée.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle

Ces ossements fossilisés ont été mis au jour sur une période de 20 ans par des paléontologues canadiens à partir du site fossilifère de l’île d’Ellesmere, mieux connu sous le nom de Beaver Pond.

Ils ont ensuite été analysés par l’équipe canadienne et des collègues américains du Musée d’histoire naturelle du comté de Los Angeles.

Les paléontologues ont ainsi établi qu’il s’agissait d’ours de l’espèce Protarctos abstrusus, un proche parent des ancêtres des ours modernes, à l’exception du panda géant. Cette espèce vivait en Arctique il y a environ 3,5 millions d’années.

Les dépôts de tourbe analysés comprenaient également des plantes fossiles indicatrices d’une forêt humide de type boréal ainsi que d’autres fossiles, notamment des poissons, un castor, de petits carnivores, des chevrotains et un cheval tridactyle.

Beaucoup de caries

L’équipe de recherche a trouvé de nombreuses traces de caries sur les dents fossilisées des deux spécimens.

Ces individus souffraient en fait d’une affection que les humains connaissent bien! Natalia Rybczynski, paléontologue au Musée canadien de la nature

La présence de caries dentaires montre que les infections buccales ont une longue histoire évolutionnaire chez les animaux. Elles laissent également croire que ces ours avaient une alimentation contenant beaucoup de sucre, qui provenait probablement de baies.

« La consommation d’aliments riches en sucre, comme les baies, pour se préparer à hiberner est une stratégie de survie qui s’est mise en œuvre tôt dans l’évolution des ours », explique Natalia Rybczynski.

C’est la première et la plus ancienne occurrence documentée d’un régime riche en calories chez l’ours primitif, lequel est vraisemblablement lié à la nécessité d’emmagasiner du gras en prévision des hivers arctiques rigoureux. Xiaoming Wang, Musée d’histoire naturelle du comté de Los Angeles

Remonter dans le temps

Les chercheurs ont réussi à établir que l’origine du Protarctos abstrususremonte à celle d’ours éteints provenant de l’Est asiatique.

Il s’agit de l’occurrence la plus septentrionale d’un ours primitif, et ce fossile donne une idée de ce à quoi pouvait ressembler l’ancêtre des ours modernes. Xiaoming Wang, Musée d’histoire naturelle du comté de Los Angeles

Cette bête était un peu plus petite que l’ours noir moderne, avec une tête plus plate et une dentition présentant une combinaison de traits primitifs et évolués, ce qui confirme un caractère transitionnel.

« L’ours d’Ellesmere revêt une grande importance, car il laisse à penser que la capacité d’exploiter les forêts les plus septentrionales et les plus inhospitalières de la planète n’est pas une innovation des grizzlis et des ours noirs modernes, mais qu’elle a pu caractériser la lignée des ursidés depuis son origine », poursuit Natalia Rybczynski.

Selon les chercheurs, ces fossiles représentent l’une des premières migrations de l’Asie vers l’Amérique du Nord, mais ils ne sont probablement pas ceux d’un ancêtre direct de l’ours noir moderne d’Amérique.

Ces fossiles sont conservés dans les collections du Musée canadien de la nature à Gatineau, au Québec.

Le détail de ces travaux est publié dans les Scientific Reports.

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Les femmes préhistoriques plus fortes que les championnes d’aviron d’aujourd’hui


D’après l’analyse des os, on peut se douter qu’une personne a fait au cours de sa vie. Chez les femmes de la préhistoire, très peu d’études sont faites sur ce sujet. Ces femmes avaient une vie beaucoup plus difficile, elles labouraient, récoltaient, broyaient des graines à l’aide de pierres lourdes permettaient de développer une grande force au bras et aux poignets. Cela tente à démontrer qu’elles étaient plus fortes que les championnes en aviron
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Les femmes préhistoriques plus fortes que les championnes d’aviron d’aujourd’hui

 

L’équipe féminine d’aviron de l’Université de Cambridge.

L’équipe féminine d’aviron de l’Université de Cambridge lors d’une compétition en avril 2017. Photo : Alastair Fyfe

Les femmes qui vivaient au néolithique, il y a plus de 7000 ans, en Europe centrale avaient des bras bien plus forts que ceux de la crème des avironneuses actuelles, selon une étude publiée mercredi.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET CBC

Les chercheurs de l’Université de Cambridge, dont les travaux ont été publiés dans le journal Science Advances, avancent que cette force physique serait le résultat d’un style de vie agricole exigeant.

Labourer le sol, récolter les céréales et faire de la farine en broyant des graines à l’aide de lourdes meules en pierre aurait permis à ces femmes de développer la force non seulement de leurs bras, mais aussi de leurs poignets.

« En analysant les os de personnes vivantes qui font régulièrement de l’exercice intensivement et en les comparant aux os anciens, il est possible d’en déduire les types de travaux que nos ancêtres faisaient », explique Alison Macintosh, la principale auteure de l’étude.

Ces femmes labouraient les terres sans charrue et sans appareil mécanique. C’est beaucoup de travail manuel.

Alison Macintosh, chercheure à l’université de Cambridge

Les scientifiques de l’Université de Cambridge ont analysé l’humérus (l’os qui se trouve entre l’épaule et le coude) et le tibia (dans le bas de la jambe) des membres d’une équipe d’aviron sur une période de trois semaines.

Âgées d’une vingtaine d’années, les femmes s’entraînaient deux fois par jour et ramaient en moyenne 120 kilomètres par semaine.

Malgré tout, ce sont les femmes de la préhistoire qui l’emportent haut la main : les résultats de l’étude démontrent que leur humérus était de 11 à 16 % plus puissant que ceux des rameuses.

Ce résultat s’élève à 30 % en comparaison avec d’autres étudiantes de Cambridge, au mode de vie moins actif.

« Ces mouvements répétitifs des bras pour frotter les deux pierres pendant des heures ont probablement eu les mêmes effets que de ramer », avance Mme Macintoch.

Après analyse, la force osseuse des tibias était toutefois similaire.

Les femmes préhistoriques, grandes oubliées

Les travaux de Mme Macintosh et de ses collègues Ron Phinhasi et Jay T. Stock sont en quelque sorte une réplique à une étude antérieure, qui comparait les os des femmes préhistoriques à ceux des hommes de la même époque. Les résultats démontraient alors que la force des hommes était supérieure à celle des femmes.

Aux yeux d’Alison Mactintosh, ce genre d’étude ne permet pas de dresser un juste portrait de la vie que menaient les femmes du néolithique, grandes absentes des études sur la préhistoire.

« Je savais que le rôle des femmes ne se limitait pas à rester assises sur leur derrière, mais j’étais heureuse de pouvoir mettre en lumière, à l’aide de données, cette histoire méconnue du travail des femmes de la préhistoire », souligne-t-elle.

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Au Pays basque espagnol, les incroyables bisons d’Aitzbitarte


Une autre grotte avec des gravures au temps de la préhistoire à été découverte, cette fois-ci en Espagne. Des animaux ont été gravé  au doigt avec l’aide de silex, il y a plus de 14, 000 ans
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Au Pays basque espagnol, les incroyables bisons d’Aitzbitarte

 

bison

Des œuvres d’art paléolithique inédites découvertes au Pays basque, espagnol. Parmi elles, ce bison tracé dans l’argile.

CRÉDITS: DIEGO GARATE / GIPUZKOA

Bernadette Arnaud

Spécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

D’exceptionnelles figures vieilles de 14.000 ans ont été découvertes dans une grotte au Pays basque espagnol.

PRÉHISTOIRE. Du jamais vu en Espagne ! Vieilles de 14.000 ans, une quinzaine d’exceptionnelles figures animales ont été fortuitement découvertes dans la grotte paléolithique d’Aitzbitarte IV, près de la ville d’Errenteria, dans la province autonome de Gipuzkoa, au Pays basque espagnol. Chevaux, bisons et cervidés ont été gravés au doigt ou incisés à l’aide de silex sur des parois d’argile. Effectuée début avril, cette découverte n’a été révélée qu’à la mi-juillet.

“Il s’agit de trouvailles sans précédent pour l’Espagne et la région cantabrique”, explique à Sciences et Avenir le préhistorien espagnol de Bilbao, Diego Garate Maidagan, également rattaché au laboratoire TRACES-UMR 5608 de l’université de Toulouse-Le Mirail.

Figure de bison d’époque magdalénienne mise au jour dans la grotte d’Aitzbitarte. © Diego Garate / Guipuzkoa

Présent sur les lieux, l’expert reste admiratif du modelage de ces œuvres très bien conservées — selon une technique jusqu’alors inconnue dans ces régions — destinée à restituer les volumes et accroître le réalisme. Outre ces représentations, dont le nombre pourrait encore augmenter car des galeries restent à explorer, figurent également une empreinte de main et deux “vulves”.

Numérisation d’une des figures de « vulve ». © Diego Garate / Gipuzkoa

Ces dernières sont des allégories du sexe féminin, dont l’une atteint plus de un mètre. Il s’agit d’un thème relativement abondant à l’époque magdalénienne, la dernière phase du paléolithique supérieur (-17 000/-12 000 ans) à laquelle ont été reliées ces œuvres préhistoriques.

“Ces créations se trouvaient dans une zone d’accès très difficile, nécessitant le passage d’un profond puits vertical”, poursuit Diego Garate.

C’est en effet à une équipe de spéléologues que l’on doit cette découverte, l’inaccessibilité étant sans doute à l’origine de leur parfaite “congélation” pendant des dizaines de milliers d’années.

Les spéléologues à l’origine de la découverte des figures d’art pariétal d’Aitzbitarte © Diego Garate /Gipuzkoa

Les grottes d’Aitzbitarte, constituées d’un ensemble d’une trentaine de cavités naturelles situées dans un massif karstique (calcaire), sont pourtant connues et étudiées depuis 1892, mais elles n’avaient pas révélé tous leurs secrets.

“Dès 2015, nous avions toutefois commencé à rencontrer des vestiges d’ocre rouge datant du gravétien et du magdalénien, mais rien d’aussi inédit dans toute la péninsule ibérique que ces figures tracées dans l’argile fraîche”, précise l’archéologue.

Reste à organiser l’étude de ces très fragiles vestiges, que le moindre contact pourrait altérer. L’utilisation d’un drone a été évoquée.

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En Chine, des « géants » vieux de 5.000 ans découverts


Des géants ont été retrouver en Chine, ils étaient plus grands que les Chinois d’aujourd’hui et plus grands que ceux en Europe de la même époque que les squelettes retrouvés. Avaient-ils un rang social plus élevé dû à les autres, c’est ce que pensent les archéologues ?
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En Chine, des « géants » vieux de 5.000 ans découverts

 

Jean-Luc Goudet
Journaliste

 

Des archéologues ont exhumé, en Chine, des squelettes d’hommes de 1,80 m, et même de 1,90 m, sur le site d’une opulente cité ayant prospéré il y a 5.000 ans. Cette haute taille était peut-être associée à un statut social élevé. On ne connaît pas la norme de l’époque mais, encore aujourd’hui, cette taille demeure supérieure à la moyenne chinoise.

Dans la province du Shandong, à l’est de la Chine, près de la capitale Jinan, il est coutume de dire que les Hommes sont plus grands qu’ailleurs. Le célèbre philosophe Confucius, originaire de cette région, avec 1,90 m, était considéré comme un grand homme, au sens figuré comme au sens propre. Aujourd’hui, la moyenne de cette province, pour les hommes, est de 1,753 m, contre 1,72 m pour l’ensemble de la Chine (chiffres de 2015).

C’est ce que précise l’agence de presse Xinhua dans un communiqué présentant une découverte archéologique originale : des tombes, datant de 5.000 ans, abritant des squelettes d’hommes dont plusieurs mesurent 1,80 m et le plus grand 1,90 m. Le site, fouillé depuis l’an dernier par une équipe de l’université du Shandong, appartient à la culture Longshan, d’abord décrite par des découvertes autour du fleuve Jaune, et que le communiqué situe au Néolithique tardif. À titre de comparaison, en Europe, les hommes de cette époque s’en tenaient à 1,65 m et les femmes à 1,50 m, d’après Michael Hermanussen.

L'un des squelettes retrouvés, avec ses parures et les poteries qui l'ont accompagné dans l'au-delà. Ce personnage devait bénéficier d'un statut social élevé. © Université du Shandong

L’un des squelettes retrouvés, avec ses parures et les poteries qui l’ont accompagné dans l’au-delà. Ce personnage devait bénéficier d’un statut social élevé. © Université du Shandong

Ces « géants » avaient peut-être un statut social privilégié

 

Le site découvert abrite 104 maisons, 205 tombes et 20 « fosses sacrificielles ». Autour de ce grand centre économique, qui a prospéré entre -5.000 et -4.500 ans, on cultivait le millet et on élevait des porcs. Les habitations disposaient de plusieurs chambres et d’une cuisine ; leurs habitants possédaient de belles poteries colorées et des objets de jade. Au même moment, dans la province du Shaanxi, loin à l’ouest, les Hommes fabriquaient de la bière en grandes quantités, en utilisant la fermentation du millet.

Les chercheurs notent que les tombes les plus vastes abritent les hommes les plus grands. Ils en concluent qu’une forte stature conférait peut-être un statut social élevé. Cette prospérité semble s’être arrêtée subitement. C’est du moins la conclusion des archéologues qui ont remarqué des saccages sur les ossements et les objets retrouvés dans six tombes, qui ont eu lieu peu après l’enterrement. La scène évoque un pillage après un conflit armé entre deux communautés.

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Un drôle d’animal trouve sa place dans l’arbre évolutif


Un animal de l’ère glacière avait un physique vraiment particulier que les scientifiques ne savaient pas vraiment de quelle famille il était dans l’évolution animale. L’ADN a fini par parler, enfin le génome mitochondrial a fini par révéler certaines affiliations avec des animaux d’aujourd’hui
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Un drôle d’animal trouve sa place dans l’arbre évolutif

 

Macrauchenia patachonica dessin

Représentation artistique de Macrauchenia patachonica, drôle d’animal découvert par Charles Darwin.

JORGE BLANCO / AMERICAN MUSEUM OF NATURAL HISTORY / AFP

Avec son corps de chameau et son museau en forme de trompe, le Macrauchenia intrigue les biologistes depuis la découverte de ses ossements par Charles Darwin au XIXe siècle. Fin du suspense : des scientifiques ont annoncé lui avoir trouvé une famille.

« Pour la première fois, nous avons pu séquencer l’ADN du Macrauchenia patachonica et nous avons déterminé sa place dans l’arbre de l’évolution », explique à l’AFP Michael Hofreiter, de l’Université de Potsdam en Allemagne, coauteur de l’étude.

 En 1834, lors d’une expédition en Uruguay et en Argentine, Charles Darwintombe nez à nez avec un squelette de Macrauchenia patachonica, un animal disparu sans laisser de descendant dont le cou rappelle celui du chameau mais dont la tête est dotée d’une trompe.

Une bête que Charles Darwin qualifie alors d' »animal le plus étrange jamais découvert ».

Les biologistes tentent, depuis, de lui trouver une place dans le règne animal, de lui attribuer des ancêtres ou au moins des cousins.

Fiche sur le Macrauchenia patachonica, qui intrigue les biologistes depuis le XIXe siècle et a finalement trouvé une famille dans le règne animal. © PAZ PIZARRO, JONATHAN WALTER / AFP

« Un chameau sans bosse, avec des pieds de rhinocéros et le crâne d’une antilope saïga« 

Mais ses caractéristiques physiques forment un mélange plutôt étrange, même pour un animal de l’ère glaciaire, qui défie les méthodes classiques de classification des espèces.

« Imaginez un chameau sans bosse, avec des pieds de rhinocéros et le crâne d’une antilope saïga », s’amuse Michael Hofreiter.

Des particularités auxquelles on peut rajouter la fameuse trompe et un nez placé entre les yeux. Les idées avancées par les scientifiques sont alors parfois aussi saugrenues que le physique de l’animal: certains suggèrent qu’il s’agit d’un animal aquatique qui aurait utilisé sa trompe comme un tuba. D’autres qu’il s’agit d’un cousin du lama, au regard de son long cou… Mais en près de deux siècles, aucune de ces théories n’a fait l’unanimité.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Potsdam et de Muséum américain d’histoire naturelle s’est donc attaquée au mystère. Grâce à des techniques de pointe, ils sont parvenus à séquencer 80% du génome mitochondrial – l’ADN transmise par la mère – de l’animal à partir d’un fossile trouvé dans une grotte du sud du Chili. Selon les chercheurs, le génome de l’animal révèle sa parenté avec la famille des Périssodactyles qui comprend, actuellement, les chevaux, les tapirs et les rhinocéros. Selon eux, le Macrauchenia aurait divergé des Périssodactyles modernes il y a 66 millions d’années.

Mais pourquoi « l’animal le plus étrange jamais découvert » a totalement disparu ? « 

Nous ne savons vraiment pas: à cause des hommes, des changements climatiques ou une combinaison

des deux ? La question reste ouverte », avoue le chercheur.

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Rage de dents préhistoriques


On sait que les hommes de Néandertal avaient appris que le peuplier pouvait soulager des maux dentaires. Maintenant, il semble aussi qu’ils se servaient de cure-dents préhistoriques pour essayer de se soulager. Heureusement que depuis la dentisterie a évoluer depuis, quoique c’est toujours stressant d’aller au cabinet de dentiste
Nuage

 

Rage de dents préhistoriques

 

Représentation de l'homme de Neandertal

Représentation de l’homme de Neandertal Photo : Reuters/Nikola Solic

Plusieurs marques laissées par des « cure-dents » préhistoriques et d’autres signes de manipulations dentaires ont été observés sur les ossements fossilisés d’un homme de Néandertal qui a vécu il y a 130 000 ans.

Un texte d‘Alain Labelle

Ces preuves sont, selon l’anthropologue américain David Frayer de l’Université du Kansas, la démonstration qu’il existait bel et bien un type primitif de dentisterie chez les cousins de l’homme moderne qui ont disparu de la surface de la Terre il y a environ 28 000 ans.

L’équipe du Pr Frayer a analysé au microscope les dents du côté gauche de la mâchoire d’un homme de Néandertal mise au jour il y a plus de 100 ans sur le site de Krapina, en Croatie. Ils y ont observé de multiples rainures et autres marques de manipulation.

Prises ensemble, toutes ces marques correspondent à un certain problème dentaire qui faisait souffrir ce Néandertalien, qui essayait de se soigner lui-même avec un cure-dents. Pr Frayer

Photo : Université du Kansas/David Frayer

Ces dents étaient isolées, mais d’autres travaux avaient déjà permis de reconstituer leur ordre et leur emplacement dans la bouche.

À l’époque, les découvreurs n’avaient pas récupéré la mandibule associée aux dents, ce qui aurait pu aider à déterminer si l’individu était atteint d’une maladie parodontale.

Quoi qu’il en soit, les chercheurs ont constaté que deux dents n’étaient pas dans leur position normale. Ils ont aussi trouvé six rainures sur ces deux dents ainsi que sur les deux autres molaires. Ces marques laissent à penser que l’individu subissait une irritation et un malaise.

Selon le Pr Frayer, les marques présentes sur l’émail indiquent que ce Néandertalien utilisait un morceau de quelque chose (un os ou une racine) pour essayer d’atteindre une prémolaire incluse et peut-être l’extraire.

Le détail de ces travaux est publié dans The Bulletin of the International Association for Paleodontology.

En mars dernier, des chercheurs australiens avaient aussi montré que les Néandertaliens se soignaient à l’aide d’antidouleurs il y a 48 000 ans en mangeant du peuplier, qui libère une substance aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, et de la moisissure produisant naturellement de la pénicilline.

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