Nous serions maintenant adolescents de 10 à 24 ans


Il est arrivé souvent que la puberté a plus ou moins été plus tard ou plus tôt. La puberté s’est adaptée aux situations sociales des jeunes. Cependant, le début de l’âge adulte n’a jamais été très évident. D’après des chercheurs australiens, la puberté se jouerait entre 10 et 24 ans. Reste à savoir si cela va changer quelques choses dans les lois
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Nous serions maintenant adolescents de 10 à 24 ans

 

Les adolescents devraient maintenant être définis par un âge de 10 à 24 ans

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les adolescents sont caractérisés par un développement physique, cognitif, social, émotionnel et sexuel rapide, un élargissement du fossé entre la maturité biologique et la transition sociale vers l’âge adulte et un équilibre entre protection et autonomie.

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Par Camille Gaubert

L’âge adolescent doit être maintenant compris entre 10 et 24 ans, selon une étude australienne s’appuyant à la fois sur une tendance à la puberté précoce et une entrée sociologiquement retardée dans l’âge adulte.

L’adolescence, que la croyance populaire situe principalement entre 14 et 19 ans, couvrirait en réalité les 10-24 ans, selon une étude australienne parue le 17 janvier 2018 dans la revue The Lancet – Child and Adolescent Health.

Selon la Société Canadienne de Pédiatrie, en 2003 encore l’adolescence était définie comme une période allant de 10 à 19 ans :

« l’adolescence débute avec l’apparition de la puberté physiologiquement normale et se termine lorsque l’identité et le comportement des adultes sont acceptés ».

Une fourchette d’âge correspondant également à la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2017.

Selon les auteurs de l’étude du Lancet, « l’adolescence englobe des éléments de croissance biologique et des transitions de rôles sociaux majeurs, qui ont tous deux changé au cours du siècle dernier ».

Ainsi, la puberté dont la survenue définit l’entrée dans l’adolescence, devient plus précoce, tandis qu’à l’autre bout du spectre, l’âge de « l’achèvement de l’éducation, le mariage et la parentalité, continue de faire évoluer les perceptions populaires du début de l’âge adulte ».

Une puberté plus précoce… Comme pendant la préhistoire

Selon un article paru en 2016, « pendant la majeure partie du 20ème siècle l’âge de survenue des règles a diminué d’environ 3 mois par décennie ».

Selon son auteur, plusieurs études ont démontré « que la tendance séculaire à développer une puberté précoce se manifeste encore au début du XXIe siècle, non seulement dans les pays en développement mais aussi dans les pays développés », tels que le Canada, le Danemark ou la Corée, « en raison de l’amélioration des conditions socio-économiques ».

Ainsi, aux États-Unis l’âge moyen des premières menstruations « est passé de 14 ans au 19e siècle à 12,43 ans à la fin du 20e siècle (entre 1988 et 1994) », soit… Le même âge qu’au moment de la préhistoire, où les règles survenaient entre 7 et 13 ans, mais cette fois pour d’autres raisons : leur espérance de vie étant faible, elles devaient se reproduire plus vite.

Entre les deux, l’auteur précise qu’un retard significatif s’était produit « au début des temps modernes, peu après la révolution industrielle, probablement en raison de la détérioration des conditions de vie » en termes d’hygiène et de densité de la population.

Conséquence probable selon l’auteur : la « facilitation de la propagation des maladies », aurait affecté « la croissance et le développement des enfants », retardant ainsi la maturation pubertaire et les menstruations, de sorte que l’âge des menstruations était plutôt de 12 à 15 ans. La diminution significative de l’âge de la puberté chez les jeunes filles dans la seconde moitié du 20e siècle « semble aujourd’hui ralentir ou se stabiliser », conclut l’auteur.

Une entrée dans l’âge adulte socialement retardée

« On peut admettre que la période de transition de l’enfance à l’âge adulte occupe maintenant une plus grande partie de la vie », exposent les chercheurs australiens dans The Lancet, expliquant qu’à notre époque, « des forces sociales sans précédent, notamment le marketing et les médias numériques, affectent la santé et le bien-être au cours de ces années ».

Une observation qui explique qu’ils considèrent que 24 ans est la nouvelle limite supérieure définissant l’âge de l’adolescence.

« Bien que de nombreux privilèges juridiques commencent à 18 ans, les responsabilités de l’âge adulte arrivent généralement plus tard », estime Susan Sawyer auprès de Mashable, directrice du centre pour la santé des adolescents du Royal Children’s Hospital de Melbourne et auteure principale de l’étude.

 Selon eux, cette définition élargie serait « essentielle » pour une élaboration plus appropriée des « lois, politiques sociales et systèmes de services ».

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Une gomme à mâcher de 9.000 ans révèle des surprises sur la fabrication des outils


Grâce à la gomme à mâcher préhistorique de la brai de bouleau, ils ont pu trouver de l’ADN datant de milliers d’années. Ils ont pu dire le sexe et un approximatif de l’âge des mâcheurs. Cette résine végétale servait aussi pour la fabrication des outils.
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Une gomme à mâcher de 9.000 ans révèle des surprises sur la fabrication des outils

 

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

Mâché comme un chewing-gum, le brai de bouleau servait de glu pour la fabrication d’outils préhistoriques. L’analyse de l’ADN retrouvé sur des gommes d’un site archéologique suédois suggère qu’hommes, femmes et enfants mâchaient ces gommes.

 

Lorsque vous mâchez un chewing-gum, vous y laissez un peu de votre salive et donc, de votre ADN. Imaginez que nos ancêtres aient, eux aussi, mâché des gommes à la Préhistoire : leur ADN y est-il conservé et pour combien de temps ? C’est la question que s’est posé une équipe de chercheurs qui étudiaient des morceaux de gommes préhistoriques trouvées dans un site archéologique : Huseby Klev, à l’ouest de la Suède, où se pratique une technologie lithique venue de l’est.

Dans une fosse mise à jour à la fin des années 1980, des archéologues suédois ont découvert une centaine de ces chewing-gums de couleur sombre, de la taille d’un pouce, criblés de marques de dents. L’analyse chimique de certains de ces morceaux a montré qu’il s’agissait de brai de bouleau, une sorte de colle issue de résine végétale.

Le saviez-vous ?

La bétuline, ou brai de bouleau, s’obtient par calcination à l’étouffée de l’écorce de l’arbre. Pendant la Préhistoire, ce mastic servait à fixer une pointe de flèche sur du bois ou à réparer des poteries, des vases…

Le brai de bouleau servait à la fabrication d’outils et d’armes mais il était aussi mâché, ce qui pouvait le rendre plus malléable pour ensuite coller de la pierre à de l’os ou du bois. Les chercheurs des universités d’Oslo et de Stockholm ont donc voulu savoir si ces gommes pouvaient encore contenir de l’ADN des personnes qui les avaient mâchées. Leurs résultats paraissent sur le site de prépublication en ligne BioRχiv.

De l’ADN conservé pendant des millénaires dans des chewing-gums

Les échantillons testés avaient plus de 9.000 ans. L’ADN a été amplifié et les chercheurs ont identifié de l’ADN humain dans trois échantillons. Chaque ADN venait d’un individu différent, deux étaient féminins et un masculin. Au vu de la taille des dents estimée par les marques laissées sur la gomme, les « mâcheurs » étaient des jeunes âgés entre 5 et 18 ans.

Un chewing-gum d’Huseby Klev (au milieu) et les empreintes des dents sur des moulages, à gauche et à droite. La barre représente 50 millimètres. © Kashuba et al 2018, BioRχiv, photo de Verner Alexandersen

Un chewing-gum d’Huseby Klev (au milieu) et les empreintes des dents sur des moulages, à gauche et à droite. La barre représente 50 millimètres. © Kashuba et al 2018, BioRχiv, photo de Verner Alexandersen

D’autres marques de dents adultes ont été trouvées sur le même site. On peut donc imaginer que des individus de tous âges et des deux sexes mâchaient ces gommes et s’en servaient pour la fabrication d’outils. L’analyse génétique a aussi révélé que l’ADN provenait de chasseurs-cueilleurs scandinaves qui chassaient le renne en Suède et en Norvège, au mésolithique.

C’est passionnant de pouvoir obtenir de l’ADN de quelque chose que les gens ont mâché il y a des milliers d’années

Cette étude montre qu’il est possible d’étudier des populations anciennes même sans restes humains. Dans Sciencemag, Lisa Matisoo-Smith, anthropologue à l’université d’Otago à Dunedin (Nouvelle-Zélande), a déclaré :

« C’est passionnant… de pouvoir obtenir de l’ADN de quelque chose que les gens ont mâché il y a des milliers d’années. »

Cependant, elle fait remarquer qu’il n’est pas certain que les personnes qui ont mâché les gommes fabriquaient aussi des outils car le brai de bouleau ne provenait pas d’outils.

Peut-être que les gommes analysées n’étaient que de vulgaires « chewing-gums », peut-être aussi étaient-elles mâchées pour leurs vertus thérapeutiques… Mais elles restent des outils d’étude intéressants. Elles pourraient par exemple servir à identifier le microbiome de populations préhistoriques.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une centaine de chewing-gums préhistoriques a été retrouvé sur un site archéologique suédois.
  • Ces gommes, faites de brai de bouleau, étaient mâchées et servaient de colle pour fabriquer des outils.
  • L’analyse ADN de trois échantillons suggère que des enfants et des adultes des deux sexes mâchaient ces gommes avant de les utiliser dans la fabrication d’outils.

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Les plus anciennes peintures figuratives du monde ont plus de 40.000 ans


    Ce n’est pas une découverte de cette année, mais les scientifiques ont établis que les peintures dans une grotte en Indonésie seraient datées de plus de 40 000 ans. Ce n’est donc pas en Europe, ais bien en Asie que serait le berceau de l’art rupestre.
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    Les plus anciennes peintures figuratives du monde ont plus de 40.000 ans

    En bas à gauche de cette photo, le dessin d’un bœuf sauvage datant de plus de 40.000 ans. © Luc-Henro Fage

    En bas à gauche de cette photo, le dessin d’un bœuf sauvage datant de plus de 40.000 ans. © Luc-Henro Fage

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Depuis les années 1990, les chercheurs savent qu’il se cache, dans les montagnes reculées et accidentées de Bornéo, des grottes contenant des peintures datant de la Préhistoire. Aujourd’hui, ils révèlent qu’il s’agit probablement des plus anciennes représentations figurées au monde. Elles dateraient de plus de 40.000 ans.

    L’art rupestre figuratif constitue l’une des principales innovations liées à la culture humaine. Et contrairement à ce qu’imaginaient les chercheurs, il n’a peut-être pas vu le jour en Europe. Mais plutôt en Asie du sud-est comme semblent le suggérer des peintures datant d’au moins 40.000 ans. Elles recouvrent les parois calcaires d’une grotte de Bornéo (Indonésie) et elles représentent un animal étrange, ressemblant vaguement à un bœuf sauvage.

    Des évolutions technologiques à l’origine de la découverte.

    Ces peintures avaient déjà été décrites au milieu des années 1990. Il manquait pourtant une estimation de leur âge. C’est aujourd’hui chose faite grâce notamment à des chercheurs de l’université de Griffith (Australie). Ils se sont appuyés sur une méthode de datation par l’uranium-thorium. Une technique déjà connue depuis plusieurs décennies.

    « Mais avec les évolutions technologiques, nous pouvons aujourd’hui travailler sur de plus petits échantillons », précise Maxime Aubert, l’un des chercheurs impliqués dans l’étude.

    Comment ça marche ? Il faut d’abord savoir que l’uranium est soluble dans l’eau. Et qu’il se désintègre lentement. Sa demi-vie est de l’ordre de 4,5 milliards d’années. En bout de chaîne, il reste du thorium. En mesurant le rapport isotopique de thorium par rapport à l’uranium, il est possible de dater un échantillon.

    Les premiers artistes originaires d’Asie

    Ainsi, les chercheurs ont ici prélevé, autour des dessins rupestres, des échantillons de carbonate de calcium pour lesquels ils ont pu déterminer ce rapport uranium/thorium. Conclusion : la représentation de cet animal sauvage date d’au moins 40.000 ans. Jusqu’alors, la palme du plus vieux dessin du monde revenait à celui d’un babiroussa de 35.400 ans également découvert en Indonésie.

    Ces résultats permettent aux chercheurs de découper désormais l’histoire de l’art rupestre ancien à Bornéo en trois grandes périodes. La première s’étend entre -52.000 et -40.000 ans et comprend des pochoirs à main ainsi que de premiers animaux. Le tout dans des couleurs ocres rouge orangé. À partir de -20.000 ans, les œuvres se tournent vers le monde humain. De couleur plutôt violette, les personnages sont représentés dansant ou chassant. Et les premiers signes abstraits apparaissent. La dernière phase ne semble pas débuter avant -4.000 ans. Elle offre des motifs géométriques et des bateaux en plus des personnages humains et fait la part belle aux pigments noirs. Ces différentes phases marquent-elles le travail de deux groupes humains distincts ou simplement une évolution culturelle ? Les chercheurs se posent toujours la question.

    . Ce qui positionne l’Asie comme le berceau de cet art puisque les plus anciennes peintures européennes semblent dater de quQuoi qu’il en soit, cette nouvelle datation semble en accord avec les informations récentes découvertes sur les premiers Hommes. Homo sapiens a quitté l’Afrique il y a environ 70.000 à 60.000 ans. Une fois dispersé en Eurasie, il se serait donc mis à l’art figuratif il y a plus de 40.000 anselque 35.000 ans et les plus vieux dessins rupestres africains d’environ 30.000 ans seulement.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs ont daté, par la méthode de l’uranium-thorium, des dessins rupestres découverts dans les années 1990 dans une grotte de Bornéo.

  • Ils auraient plus de 40.000 ans. Ce qui en fait les plus anciennes peintures figuratives jamais découvertes.

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L’homme de Néandertal savait allumer le feu, selon une étude


Cela ne fait pas l’unanimité chez les chercheurs, mais d’après plusieurs observations et d’expériences, il est probable que l’homme de Néandertal était capable de faire du feu avec une pierre de silex et des pierre de pyrite, il y a 50 000 ans. Avoir la technique du feu est une aide précieuses pour survivre.
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L’homme de Néandertal savait allumer le feu, selon une étude

 

Représentation d'un homme de Néandertal, lors d'une exposition... (STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

Représentation d’un homme de Néandertal, lors d’une exposition au Musée de l’Homme à Paris.

STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

L’homme de Néandertal savait faire du feu en percutant des pierres, assurent jeudi des chercheurs qui ont analysé plusieurs outils provenant de sites en France datant de 50 000 ans.

On savait déjà que ce cousin de l’homme se servait du feu. Mais on ignorait si c’était seulement grâce à des braises naturelles recueillies après des incendies provoqués par la foudre ou des éruptions volcaniques ou bien si, comme l’homme moderne, il connaissait les techniques pour le produire lui-même.

« Nous apportons la première preuve directe matérielle d’une production de feu régulière et systématique par les Néandertaliens », écrivent les scientifiques dans une étude publiée dans Scientific Reports.

« Nous avons trouvé les briquets qui ont servi à l’homme de Néandertal à faire le feu », explique à l’AFP Marie Soressi, professeur de préhistoire à l’université de Leiden (Pays-Bas) et coauteure de l’étude.

Les chercheurs ont identifié des dizaines de silex taillés sur les deux faces (bifaces) porteurs de traces qui semblent indiquer qu’ils pourraient avoir été utilisés pour percuter un minerai ferreux comme de la pyrite ou de la marcassite.

L’une des techniques pour démarrer un feu consiste à percuter un silex contre de la pyrite. Il se produit alors des étincelles très énergétiques. Si on les fait tomber sur des touffes d’herbes ou des feuilles sèches et que l’on souffle un peu, le feu démarre.

Marie Soressi, qui participe à des chantiers de fouilles préhistoriques en France, connaissait ces bifaces « depuis longtemps », mais elle ne s’expliquait pas la raison de certaines « traces intrigantes » sur ces outils du Paléolithique moyen.

Andrew Sorensen de l’université de Leiden, premier auteur de l’étude, a étudié très attentivement les traces sur ces bifaces qui servaient sans doute aussi à d’autres tâches (découpe de la viande, etc.).

« Le débat va continuer »

À l’oeil nu, on voit des « traces de percussion en forme de C, qui permettent de déduire l’angle et la direction avec lesquels le biface a frappé la pyrite », indique à l’AFP Andrew Sorensen.

Au microscope, les chercheurs ont également découvert des stries et un poli d’usure bien spécifique.

L’équipe a aussi mené plusieurs expériences sur des répliques de bifaces, en les soumettant à diverses tâches (par exemple écraser de l’ocre pour faire du pigment). C’est lorsque le silex frappait la pyrite que les traces étaient les plus ressemblantes à celles trouvées sur les bifaces néandertaliens.

Le fait d’avoir trouvé des dizaines de bifaces portant ces traces montre qu’il s’agissait bien d’« une technologie répandue chez les Néandertaliens dans cette région il y a environ 50 000 ans », considère Andrew Sorensen.

Il ajoute qu’il ne serait « pas surpris » qu’à l’avenir on découvre des bifaces plus anciens, ayant servi eux aussi à faire du feu.

Le chercheur convient toutefois que son analyse des traces « reste une interprétation ». « Je suis sûr que le débat » autour de la capacité de Néandertal à produire son feu « va continuer ».

Pour les Néandertaliens, être capables de produire son feu devait changer bien des choses. S’ils étaient dépendants du feu naturel, ils devaient constamment faire attention à le nourrir et à le transporter avec eux de campement en campement, en veillant à ce qu’il ne s’éteigne pas.

En revanche, s’ils savaient produire du feu, ils pouvaient l’allumer à leur guise, souligne Andrew Sorensen.

« Cela devait leur permettre de gagner beaucoup de temps et d’énergie ! ».

http://www.lapresse.ca/

L’humain chassait bel et bien les paresseux géants


Le paresseux géant vivait il y a 12 millions d’années, il était comme ses cousins lointains, les paresseux d’aujourd’hui, des herbivores. Grâce a des empreintes fossilisées, les scientifiques peuvent affirmer que l’homme chassait ces bêtes. On croit aussi qu’à la dernière glaciation, les hommes on participer à la disparition des paresseux géants tout comme les mammouths, les tigres à dents de sabre et lions américains
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L’humain chassait bel et bien les paresseux géants

 

Représentation artistique d'un groupe d'humains chassant un paresseux géant.

Représentation artistique d’un groupe d’humains chassant un paresseux géant.  Photo : Université Bournemouth/Alex McClelland

Scène préhistorique : quelque part, il y a environ 12 000 ans, un paresseux géant d’Amérique du Nord, une bête poilue de la taille d’un éléphant, est suivi par un groupe de chasseurs puis, se sachant traqué, il se redresse sur ses pattes arrière pour, du haut de ses deux mètres, tenter de se défendre avec ses griffes géantes et pointues.

Un texte d’Alain Labelle

Voilà la reconstitution d’un événement de prédation de quelques minutes qui s’est déroulé il y a des milliers d’années près d’un lac du Nouveau-Mexique. Cette reconstitution est rendue possible grâce à la mise au jour d’une série d’empreintes fossilisées appartenant à un paresseux géant et à des humains.

Préservées pendant des millénaires, ces empreintes sont les toutes premières pistes qui placent des chasseurs humains en action contre ces grosses proies.

Les empreintes découvertes au Nouveau-Mexique.

Les empreintes découvertes au Nouveau-Mexique.  Photo : Université Bournemouth/Matthew Bennett

Elles ont été découvertes au parc national White Sands National Monument.

Malgré leur physique imposant, les paresseux géants étaient herbivores. Leurs griffes n’étaient pas adaptées à la prédation, mais plutôt à la préhension nécessaire à la cueillette de fruits et de feuilles d’arbres.

Il n’est pas rare de trouver des empreintes de paresseux géants, mais celles-ci sont particulièrement intéressantes, puisqu’elles sont accompagnées de traces humaines.

Il y en a au moins une dizaine au même endroit.

Dans certains cas, les pas humains se trouvent à l’intérieur même de celles des paresseux (voir photo).

Une empreinte humaine dans une empreinte d'un paresseux géant.

Une empreinte humaine dans une empreinte d’un paresseux géant.  Photo : Université Bournemouth/Matthew Bennett

Un travail de détective

C’est en analysant la scène que le Pr Matthew Bennett de l’Université Bournemouth et ses collègues ont compris ce qui s’était passé à l’époque à cet endroit.

J’ai tranquillement compris ce qui s’était passé ici il y a des milliers d’années.

Matthew Bennett

Cette scène indique en fait, selon lui, l’action d’une poursuite associée à une prédation.

Représentation artistique d'un paresseux géant.

Représentation artistique d’un paresseux géant Photo : iStock

Les chercheurs estiment que si cet animal géant avait suivi des humains, la plus grande empreinte aurait détruit la plus petite, ce qui n’est pas le cas.

Si les chasseurs marchaient dans d’anciennes pistes d’un paresseux, leurs pieds n’auraient pas créé les mêmes motifs dans les sédiments.

Des humains et des disparitions

Cette mise au jour donne également de la crédibilité à la théorie selon laquelle, lors du déclin de la dernière période glaciaire, les humains ont pu jouer un grand rôle dans l’extinction de ces créatures et d’autres mammifères géants comme les mammouths et les mastodontes.

En fait, ils ont tous disparu au moment où les populations humaines s’étendaient en Amérique du Nord.

Quatre espèces de paresseux géants ont vécu en Amérique du Nord et sont aujourd’hui disparues.

Leurs prédateurs devaient inclure les tigres à dents de sabre (smilodon) et les lions américains.

Ils sont des cousins éloignés des paresseux arboricoles qui vivent actuellement dans les forêts de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud.

Ainsi, toutes les preuves indiquent que les chasseurs suivaient un animal qui se trouvait devant eux.

 

Un paresseux dans une forêt du Costa Rica.

Un paresseux dans une forêt du Costa Rica Photo : iStock

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science Advances.

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Ce que nos ancêtres ont aperçu dans le ciel il y a 70 000 ans


Vous imaginez ce que l’on voit dans le ciel aujourd’hui n’est pas tout à fait pareil il y a 70 000 ans ? Et dans un lointain futur, le ciel aura encore changé !! Par exemple, les astronomes sont quasiment sûr, que l’étoile de Scholz aurait été visible par les hommes de la préhistoire alors qu’elle était a moins de 1 année lumière du soleil, alors qu’aujourd’hui elle est a 20 années-lumière de notre soleil
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Ce que nos ancêtres ont aperçu dans le ciel il y a 70 000 ans

 

Il est fort probable que les humains aient observé la faible lumière rougeâtre de l’étoile de Scholz dans la nuit préhistorique.

Il est fort probable que les humains aient observé la faible lumière rougeâtre de l’étoile de Scholz dans la nuit préhistorique.  Photo : José A. Peñas/SINC

Alors que les humains modernes commençaient à quitter l’Afrique et que les Néandertaliens peuplaient encore la Terre, l’étoile de Scholz – du nom de l’astronome allemand qui l’a découverte en 2013 – s’est approchée à moins d’une année-lumière du Soleil. Une visite dont les effets sont toujours palpables aujourd’hui.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge, qui a environ 9 % de la masse du Soleil, autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et plus petite.

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et encore plus petite.

L’étoile de Scholz est un système stellaire binaire formé par une petite naine rouge autour de laquelle gravite une naine brune beaucoup moins brillante et encore plus petite.  Photo : Université de Rochester/Michael Osadciw

Elle s’est retrouvée à environ 0,82 année-lumière du Soleil il y a 70 000 ans, à la limite du nuage d’Oort, une région située bien au-delà de l’orbite des planètes et de la ceinture de Kuiper de notre système.

Cette distance est considérée comme très proche en termes astronomiques. Il est fort probable que les premiers humains ont vu sa faible lumière rougeâtre dans la nuit préhistorique.

C’est une équipe internationale de scientifiques qui avait documenté la présence de l’étoile dans notre voisinage cosmique dans des travaux publiés en 2015.

Le nuage d’Oort est composé de milliards de comètes de tailles variables. La partie externe de ce nuage forme la frontière gravitationnelle du système solaire. Il est situé à plus de 1000 fois la distance entre le Soleil et Pluton.

Le nuage d'Oort entoure notre système solaire.

Le nuage d’Oort entoure notre système solaire.  Photo : Calvin Hamilton

Or, selon une étude européenne publiée cette semaine, des chercheurs affirment que le mouvement de certains objets qui le composent est encore marqué par le passage de l’étoile.

Le saviez-vous?

À ce jour, les astronomes ne connaissent pas d’autre étoile qui se soit approchée autant de notre système, à savoir cinq fois plus près que l’étoile la plus proche du Soleil, Proxima du Centaure (4,2 années-lumière).

Pour en arriver à établir l’effet à long terme du passage du duo stellaire, les chercheurs ont étudié 340 objets qui possèdent des orbites hyperboliques, c’est-à-dire en forme de V et non conforme aux orbites elliptiques, comme celles des planètes.

C’est à partir de cette analyse qu’ils ont établi que la trajectoire de ces objets est toujours influencée par le passage de l’étoile de Scholz.

À l’aide de simulations numériques, nous avons calculé les radiants ou les positions dans le ciel d’où semblent provenir ces objets hyperboliques. Carlos de la Fuente Marcos, université Complutense de Madrid

Selon les chercheurs, la présence de cette étoile n’a pas perturbé tous les objets hyperboliques du système solaire, seulement ceux qui étaient le plus proche d’elle à l’époque.

Par exemple, le rayonnement du célèbre astéroïde interstellaire Oumuamua se trouve dans la constellation de Lyre, très loin de celle des Gémeaux. Donc, il ne fait pas partie de la surdensité détectée. Carlos de la Fuente Marcos

De nos jours, l’étoile de Scholz se trouve à environ 20 années-lumière du Soleil.

Le détail de ces travaux est publié dans les Royal Astronomical Society Letters (en anglais).

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Ce crayon d’ocre était utilisé il y a 10.000 ans


Le crayon est l’outil qui relit la parole par l’écriture ou dessin. Il y a plus ou moins 10 000 ans que semblant de crayon en ocre a été utilisé. Le début de la connaissance partagé qui a franchit le temps
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Ce crayon d’ocre était utilisé il y a 10.000 ans

 

Crayon d'ocre

Ce caillou d’ocre taillé pourrait être un des tous premiers crayons utilisés par un humain.

PAUL SHIELDS/UNIVERSITY OF YORK

Par Joël Ignasse

Ce petit morceau d’ocre taillé aurait servi de crayon il y a plus de 10.000 ans. 

C’est près de la ville de Scarborough, dans le nord-ouest de l’Angleterre que des archéologues de l’université de York ont découvert, sur un site connu pour ses vestiges préhistoriques, ce petit bout d’ocre rouge de 22 mm de long sur 7 de large. Il a été extirpé près d’un ancien lac recouvert de tourbe et a tout de suite attiré l’attention des spécialistes. Ils y voient en effet l’un des tous premiers crayons de l’histoire !

Il est vrai que sa forme (un peu grossière) rappelle fortement cet instrument et plus encore une de ses extrémités en facette « qui était arrondie au départ et qui est devenue extrêmement aiguisée suggérant qu’elle a été utilisée » souligne Andy Needham du département d’archéologie de l’Université de York, dans un communiqué.

Selon le chercheur, ce crayon aurait pu être utilisé il y a un peu plus de 10.000 ans pour colorer ou orner des peaux d’animaux. Dans la même zone mais sur un site situé de l’autre côté du lac, les chercheurs ont aussi retrouvé un gros caillou, toujours en ocre, présentant une surface fortement striée. Elle a sans doute été grattée pour en extraire de la poudre d’ocre. 

 

Ce caillou d’ocre a été gratté pour récolter de la poudre rouge. Crédit : Paul Shields / Université de York

L’ocre est un pigment minéral important utilisé par les chasseurs-cueilleurs préhistoriques à travers le monde. Les dernières découvertes suggèrent que les humains ont collecté de l’ocre et l’ont traité de différentes manières pendant la période mésolithique, entre 10.000 et 5.000 ans avant notre ère. L’ocre est une roche composée d’argile qui peut être rouge quand elle contient un pigment d’origine minérale, l’hématite. 

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