Le Saviez-Vous ► Que mangent les insectes ?


Être un insecte, le choix de l’alimentation est très variée dépendant de l’espèce. Ce qui compte pour eux, c’est que la bouffe doit être équilibrée tout comme chez l’humain. Il y a les phytophages, les prédateurs, les parasites et les détrivores.
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Que mangent les insectes ?


par Clara Zerbib, journaliste animalière

Les insectes, qui possèdent toujours six pattes et deux antennes, sont les animaux les plus nombreux sur Terre. Et pour cause, pas moins d’1 million d’espèces ont déjà été identifiées mais il pourrait en fait y en avoir plus de 10 millions. Ainsi, à eux seuls, ils représentent 75% du règne animal.

Mais la question qui se pose est : étant donné que les insectes se situent au bas de la chaîne alimentaire, que peuvent-ils bien manger ? Voici la réponse !

À peu près tout !

En réalité, tout dépend évidemment des espèces d’insectes. En effet, chaque espèce possède sa propre alimentation. Mais à eux tous ils mangent à peu près tout, du moment qu’il s’agit de matières organiques. La question à se poser serait donc plutôt : qu’est-ce que les insectes ne mangent pas ?

Comme nous, les insectes doivent avoir un régime alimentaire équilibré, composé de glucides, de protéines, de lipides, de vitamines ou encore de minéraux. Ces nutriments leur fournissent non seulement de l’énergie mais favorisent également leur croissance ainsi que le développement et la résistance de leur exosquelette.

Environ la moitié des insectes sont des phytophages, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent uniquement de matières végétales (feuilles, racines, graines, nectar, fruit, pollen, sève, bois…).

D’autres, comme les mantes religieuses, sont des prédateurs, leur alimentation étant constituée d’organismes entiers (autres insectes, araignées, petits oiseaux…).

D’autres encore, comme les puces ou les poux, sont des parasites, c’est-à-dire qu’ils mangent la chair ou le sang des animaux plus grands sans les tuer.

coccinelle

Crédits : Pixnio

Enfin, certains insectes, comme les mouches, se nourrissent de matières végétales ou animales en décomposition. On les appelle les insectes détrivores. Il peut s’agir de moisissures, de feuilles mortes, de fruits pourris, d’excréments et même de cadavres. C’est d’ailleurs grâce à eux que les déchets sont éliminés de la surface de la Terre. Et que le risque de maladie est largement diminué.

Et les produits fabriqués par l’Homme ? 

Bien évidemment, depuis l’apparition de l’Homme sur la planète, les insectes ont eu accès à un tout nouveau type de nourriture. Ainsi, ils n’hésitent pas à manger les produits conçus par ce dernier. Mais à condition qu’ils aient été fabriqués à partir de matière organique.

En ce sens, les meubles en bois, le papier, le cuir, la laine, le coton, les céréales ou encore la farine sont très appréciés par les insectes. En revanche, les produits fabriqués à partir de minéraux, de métaux ou de pétrole ne sont pas à leur goût.

Source

https://animalaxy.fr/

Des oiseaux terrestres dévorés par des requins


Des scientifiques ont découvert par hasard que les requins-tigres étaient de redoutables prédateurs pour les oiseaux migrateurs. Déjà, ces oiseaux doivent affronter plusieurs obstacles que les jeunes requins sont en grand nombre à la période de migrations. Parmi les victimes, aucun oiseau étaient marins. Ce n’est que des oiseaux venant des forêts de l’Amérique du Nord.
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Des oiseaux terrestres dévorés par des requins


Des biologistes recueillent le contenu de l'estomac des requins-tigres afin de savoir ce qu'ils mangent.

Des biologistes recueillent le contenu de l’estomac des requins-tigres pour savoir ce qu’ils mangent. Photo: Université d’État du Mississippi/Marcus Drymon.

Renaud Manuguerra-Gagné

Les oiseaux migrateurs doivent affronter d’innombrables périls durant leurs longs voyages. Or, des chercheurs américains ont découvert que, pour plusieurs de ces oiseaux, ces périples peuvent se terminer entre les dents de prédateurs inattendus : des requins.

La prochaine fois que vous voyez certains oiseaux voler près de vos maisons, comme des hirondelles des pics-bois ou même certains moineaux, dites-vous qu’il y a un risque non négligeable que ces oiseaux finissent leurs jours dans le ventre d’un requin.

C’est ce qu’ont montré les travaux de chercheurs américains publiés dans la revue Ecology (Nouvelle fenêtre) qui ont démarré totalement par hasard pendant que ces scientifiques étudiaient le comportement de requins-tigres dans le golfe du Mexique.

Ces importants prédateurs sont connus pour leur tendance à être bien peu sélectifs dans leur alimentation. D’autres études ont montré qu’ils s’attaquaient à certains poissons, à des mammifères marins, à des tortues de mer et même à des déchets rejetés par les humains, comme des pneus.

En 2010, alors que les scientifiques étaient en train de capturer certains spécimens au large du Mississippi pour les baguer, l’un des plus jeunes requins, fort probablement stressé par sa capture, a régurgité son dernier repas sur le quai du navire de recherche.

Parmi les restes se trouvaient des plumes d’oiseaux, que les scientifiques ont décidé de récupérer pour analyse. S’attendant à un oiseau marin, ces derniers ont été très surpris lorsque les tests de laboratoire ont indiqué qu’il s’agissait d’un moqueur roux, un oiseau qui se trouve habituellement dans les forêts, les zones agricoles et les banlieues, bien loin du golfe du Mexique.

En fouillant dans la littérature scientifique, ils ont trouvé d’autres cas de requins ayant mangé un oiseau terrestre, mais chaque fois, l’événement était classé comme anecdotique.

Voulant voir s’il n’y avait pas autre chose de plus important derrière ces coïncidences, les chercheurs ont lancé une étude sur le sujet.

Des oiseaux forestiers au menu

L’équipe a entrepris de systématiquement évaluer le contenu de l’estomac des requins qu’ils attrapaient pendant leurs recensements. Entre 2010 et 2018, ils ont capturé 105 spécimens de requins-tigres jeunes. De ce nombre, 41 avaient dévoré un oiseau terrestre peu de temps avant leur capture.

En utilisant le séquençage ADN, les chercheurs ont identifié 11 espèces d’oiseaux différentes, tous des migrateurs qu’on trouve normalement dans des forêts d’Amérique du Nord, et aucun oiseau marin n’était parmi les victimes.

Deux éléments ont émergé de leurs données : d’abord, la vaste majorité des oiseaux dévorés ont été trouvés dans des requins entre les mois d’août et de novembre, exactement au moment où les espèces migratrices entament leur parcours vers l’Amérique du Sud.

L’autre découverte est que cette période coïncide presque toujours avec une augmentation de la population des requins-tigres. Il y a presque trois fois plus de jeunes requins-tigres durant cette période que le reste de l’année, comme si ces requins adaptaient leur cycle de reproduction à cette arrivée de nourriture venue du ciel.

Les périls du voyage

Les migrations d’oiseaux sont parmi les plus importants déplacements de populations animales du monde. Deux milliards d’oiseaux terrestres survolent le golfe du Mexique pendant leur périple au cours duquel ils devront affronter de nombreux événements météorologiques extrêmes, surtout à l’automne.

De plus, ces espèces continentales ne possèdent pas les mêmes huiles que celles qui recouvrent le plumage d’oiseaux marins, dont le rôle est de les protéger de l’eau salée. Si ces oiseaux tombent dans l’océan, que ce soit par accident ou d’épuisement, l’eau dans leurs plumes les rendra trop lourds pour redécoller, ce qui en fait une proie facile pour les requins.

Avec le nombre gigantesque d’oiseaux migrateurs passant au-dessus du golfe, même un petit nombre d’accidents peut fournir une grande quantité de nourriture facilement accessible pour des prédateurs.

Bien que d’autres études soient nécessaires pour avoir une meilleure vue d’ensemble de cette situation, l’ingestion d’oiseaux terrestres par de jeunes requins-tigres représente un type d’adaptation qu’on n’avait encore jamais observée et qui pourrait s’avérer très importante pour le mode de vie des requins.

https://ici.radio-canada.ca/

Les plumes de ces oiseaux qui volaient il y a 100 millions d’années surprennent les paléontologues


L’ambre a mis à jour plusieurs découvertes préhistoriques. Cette fois-ci, ce sont des plumes d’oiseaux bien conservés dans l’ambre, il y a 100 millions d’années. Les paléontologues croient que les plumes avaient une utilité de protection contre les prédateurs.
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Les plumes de ces oiseaux qui volaient il y a 100 millions d’années surprennent les paléontologues

Nathalie Mayer
Journaliste

Elles ont été prises au piège de l’ambre il y a quelque 100 millions d’années. Et aujourd’hui, ces plumes créent la surprise dans le milieu de la paléontologie. Elles présentent en effet une structure totalement inattendue.

Beaucoup d’oiseaux préhistoriques arboraient de longues plumes que les paléontologues considéraient jusqu’à aujourd’hui comme ornementales. Mais une série de plumes étonnamment bien conservées pourraient les encourager à revoir leur copie. Leur structure laisse penser qu’il s’agissait plutôt de leurres défensifs visant à tromper les prédateurs.

La plupart des fossiles qui étaient jusqu’alors à disposition des chercheurs étaient endommagés, empêchant l’étude de leur structure en trois dimensions. Mais celles datant de quelques 100 millions d’années et retrouvées du côté de l’ex-Birmanie ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives.

L’ambre a incroyablement bien conservé quelques plumes d’oiseaux préhistoriques. Des chercheurs en ont profité pour étudier leur étonnante structure. © Pierre Cockx, université de Regina, Canada

Un ingénieux système de défense

Le rachis des plumes modernes est un tube creux. Sur ces plumes anciennes, en revanche, le rachis prend la forme d’un demi-cylindre aplati et couvert d’un côté. Une structure par ailleurs incroyablement fine. Sur certains spécimens, le rachis ne dépasse pas, en effet, les trois microns d’épaisseur. C’est moins que la taille moyenne d’une cellule ! Les barbes des plumes anciennes se sont aussi révélées moins grandes.

Un rachis extrêmement fin, une certaine rigidité structurelle, le fait que tous ces fossiles de plumes aient été retrouvés sans les corps des oiseaux, sont autant d’indices pour les paléontologues de l’Université des géosciences de Chine qui imaginent, à l’instar de la queue du lézard, que ces plumes auraient pu aider les oiseaux préhistoriques à échapper aux griffes de leurs prédateurs.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Le félin le plus meurtrier du monde n’est pas celui


Un beau minet qui mine de rien est un excellent chasseur. Même s’il ressemble beaucoup au chat domestique, il est un chat sauvage vivant en Afrique du Sud.
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Le félin le plus meurtrier du monde n’est pas celui

 

 

par Brice Louvet

 

Plusieurs félins sont aujourd’hui considérés comme de véritables « machines à tuer ». On pense notamment aux lions, ou aux léopards. S’ils sont effectivement imposants, ils ne sont en revanche pas les plus efficaces. Non, car cet honneur revient au plus petit félin d’Afrique : le chat à pieds noirs.

Vous le retrouverez – avec beaucoup de chance – dans les prairies de Namibie, du Botswana et en Afrique du Sud. Le chat à pieds noirs (ou chat à pattes noires) n’est pas très grand : 36 à 52 centimètres de long pour 20 cm de haut, et il ne dépasse pas les trois kilos. Imaginez alors un gros chat domestique. Difficile de rivaliser avec les plus grands félins du monde avec de telles mensurations, donc.

Mais malgré son aspect chétif, « le chat aux pieds noirs chasse et tue plus de proies en une nuit qu’un léopard en six mois », apprend-on dans la série Super Cats, diffusée sur la chaîne américaine PBS Nature.

Le deuxième épisode de la mini-série s’est en effet penché sur l’animal, particulièrement discret. Pour ce faire, Alex Sliwa, conservateur au zoo de Cologne en Allemagne et qui étudie le chat à pattes noires depuis les années 1990, a équipé plusieurs spécimens de colliers GPS en Afrique du Sud. Après avoir les avoir suivis durant plusieurs nuits, il s’est alors avéré que l’animal était effectivement un prédateur très, très efficace.

En l’espace d’une seule nuit, un chat à pattes noires tuerait en effet en moyenne 10 à 14 rongeurs ou oiseaux, soit une proie toutes les 50 minutes environ. Le taux de réussite est également extraordinaire : 60 %, soit quasiment trois fois plus que les lions ou les léopards. Pour les chercheurs, ce taux de réussite en fait « le félin le plus meurtrier sur Terre ».

Mais alors, comment expliquer cette redoutable efficacité ? Comme le détaille Luke Hunter, de l’association Panthera, qui œuvre à la conservation des félins, les chats sauvages à pattes noires présentent en fait un métabolisme accéléré. En d’autres termes, ils doivent chasser constamment.

Notons par ailleurs que l’IUCN considère l’espèce comme étant « vulnérable ». Comme beaucoup d’autres félins, elle est menacée entre autres par la perte de son habitat, transformé depuis quelques décennies en pâturages.

Source

https://sciencepost.fr

Le Saviez-Vous ► 17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la scutigère


Un insecte non, correction, ce n’est pas un insecte, mais bel et bien un animal que j’ai rencontrée 2 fois dans ma vie. Bien qu’il soit impressionnant par son physique et la vitesse quand il prend la fuite, il est sans danger et il est très utile.
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17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la scutigère

 

LEONID EREMEYCHUK VIA GETTY IMAGES

 

Par Philippe Lépine

N’appelez pas l’exterminateur trop vite!

 

Lorsque vous la voyez, impossible de l’oublier. Elle vous hante la nuit, surtout lorsqu’elle vous échappe. La scutigère, cette immense bibitte d’intérieur aux pattes multiples qui file à vive allure, grouille dans la plupart des maisons québécoises, mais s’avère une meilleure coloc que vous le pensez.

Voici ce que vous devez savoir sur la scutigera coleoptrata.

1. Elle fuit la lumière (donc vous n’êtes pas censé la voir trop souvent).

2. C’est une redoutable prédatrice. Elle mange les petits insectes, tels les cloportes, les araignées, les mouches, les blattes. (Il vaut donc mieux la laisser s’enfuir et continuer de chasser… si vous en avez le courage).

3. Elle chasse aussi les punaises de lit, mais moins efficacement comme les deux bestioles ne se tiennent pas dans les mêmes endroits.

4. Plus vous en voyez, plus vous avez des insectes dans la maison. L’automne est donc une bonne saison pour les scutigères, comme les bestioles ont tendance à rentrer à l’intérieur quand le mercure redescend.

5. La scutigère a un venin. Il sert à paralyser ses proies. Il n’est pas «reconnu» comme dangereux pour l’humain ou les animaux domestiques, mais peut causer des réactions allergiques chez certains.

LEONID EREMEYCHUK VIA GETTY IMAGES

6. Elle peut dégager une odeur nauséabonde lorsqu’elle est perturbée. Donc, pas touche!

7. La scutigère possède deux yeux qui contiennent jusqu’à 600 «yeux simples» appelés ocelles. Ark. Ark. Ark!!!

8. Elle mesure entre trois et cinq centimètres, SANS. LES. PATTES.

9. Elle est plus présente dans les endroits chauds et humides. On les retrouve souvent dans la baignoire, l’évier, les fissures, la tuyauterie, sur les cimaises et parfois sur les murs.

10. Ce n’est pas un insecte, mais un A-NI-MAL! Les insectes ont trois paires de pattes. La scutigère, un centipède, est un animal au même titre qu’une araignée.

DAVEMHUNTPHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGESHouse centipede on the underside of a rock

11. La scutigère n’a pas 1000 pattes, mais 30 qui s’allongent vers l’extrémité de son corps. Ainsi, elle ne s’enfarge pas dans ses propres pattes.

12. La femelle peut avoir des pattes qui font deux fois la longueur de son corps.

13. Elle peut filer à une vitesse de 40 cm/seconde.

14. Elle est cannibale : elle peut se nourrir d’autres scutigères.

NEUSON11 VIA GETTY IMAGESScutigera smithii Newport (long-legged house centipede) on a white background.

15. La scutigère ne cause pas de dommage matériel. Elle laisse la structure de votre bâtiment et vos avoirs tranquille.

16. La femelle pond entre 130 et 290 œufs individuellement sur le sol.

17. Pour l’exterminer, bonne chance! Il faudra vous attaquer aux autres bibittes de la maison afin qu’elle soit privée de nourriture. Si votre demeure est bien ventilée et que le taux d’humidité y est bas, il y a moins de chances qu’elle vienne faire coucou.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Mon chat tue excessivement, faut-il réagir ?


Les chats en santé ne chassent pas nécessairement par faim, mais aussi pour son plaisir et son bien-être. Je ne suis pas une adepte d’enfermer un chat dans la maison étant donné qu’il est a la fois, domestiquée et sauvage. Bien qu’il est important de préserver la faune, il faut comprendre que c’est l’humain la première cause de la disparition des animaux sauvages. Par contre on se rend compte que le chat est un trop bon prédateur et qu’il serait bon de mieux gérer leur nombre
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Mon chat tue excessivement, faut-il réagir ?

 

chat chasseur

« Mon chat est un tueur », « Il nous ramène tout le temps des oiseaux et des rongeurs », « Il ne les tue même pas, mon chat est sadique » : tous ces témoignages sont fréquents avec le chat. Est-ce normal ? Que peut-on faire pour limiter ce phénomène ? Doit-on le laisser faire ?

Nous avons souvent du mal à aborder la prédation, sans éprouver une forme de compassion pour la pauvre proie qui sert de repas. Mais en ce qui concerne nos chats domestiques, nos émotions sont encore plus touchées : pourquoi chasse-t-il alors que nous lui assurons une alimentation souvent supérieure à ses besoins ?

De plus, des chercheurs ont lancé une alerte, concernant la disparition des espèces de petite faune sauvage : oiseaux, mammifères… nous vivons une période écologiquement très difficile. Et l’impact des 12 millions de chats vivant sur le territoire français est potentiellement une cause à ces disparitions.

C’est donc une question complexe, à aborder sous différents angles : celui du chat, celui de l’écologie, et enfin l’éthique.

Pourquoi mon chat chasse ?

Tout d’abord, il faut bien comprendre que l’activité principale du chat, dans la nature, est la chasse. Le chat a besoin d’une douzaine de souris pour assurer ses besoins journaliers, ce qui lui fait pratiquement un repas toutes les deux heures. Donc le mode d’alimentation du chat est le grignotage : des petits repas très fréquents.

Dans nos foyers, la nourriture est souvent disponible à volonté, et accessible. C’est une situation qui n’existe pas, dans la nature (une source de nourriture ne reste pas abandonnée très longtemps !). Donc le chat n’a plus besoin de réaliser son comportement naturel pour des raisons alimentaires.

Cependant, il continue malgré cela à réaliser l’activité pour laquelle son espèce est programmée ! C’est une question de bien-être, la chasse lui apporte une activité cérébrale et physique. Et quand ses besoins alimentaires sont comblés, il va juste tuer la proie sans la consommer, tout du moins pas entièrement. Mais le chat tire du plaisir de la chasse et ce d’autant plus qu’il a une récompense alimentaire à la fin.

Mon chat a-t-il faim alors que je le nourris correctement ?

Un paramètre à prendre en compte, et qui peut jouer, est la satiété. Avec 10-12 souris, le volume des repas sur la journée est bien supérieur à ce qu’on lui donne avec nos aliments souvent concentrés. Il faut donc souvent augmenter le volume des repas, avec une alimentation humide par exemple. Cela permet au chat de moins ressentir la faim, et peut limiter son activité de chasse.

Mais il est très probable que ça ne diminue en rien ces comportements de chasse, qui seront toujours sa principale occupation, et ce même s’il ne mange pas les proies (ce que font beaucoup de chats). Vous risquez de voir revenir les mêmes animaux morts, mais pas dévorés.

Car oui, le chat rapporte souvent ses proies dans un refuge calme et sécurisant pour les consommer. Et non, ce n’est pas pour vous faire un cadeau !

Mon chat tue excessivement, faut-il réagir ?

Les chats seraient responsables des disparitions d’oiseaux ou petits mammifères. Info ou intox ?

De nombreux chercheurs ont étudié la question, et témoignent d’un fort impact des chatssur la petite faune sauvage.

Ce que leur discours omet souvent de préciser, c’est que les chats ne sont pas là par eux-mêmes : ils vivent près de nos foyers. Même les chats dits « sauvages » vivent majoritairement dans des environnements urbains ou péri-urbains.

Ce n’est donc pas la faute des chats, mais la nôtre : c’est l’activité humaine qui, directement ou indirectement, participe à la destruction des milieux de vie de ces animaux. En France, on bétonne l’équivalent d’un département tous les 10 ans : il ne reste aujourd’hui plus assez de territoires vierges où ces espèces peuvent trouver abris et nourriture pour prospérer.

De plus, le chat chasse de manière naturelle et écologique (son aliment n’utilise pas de pétrole pour arriver dans son estomac). En étant pragmatique, on pourrait même supposer que c’est l’élevage nécessaire pour produire leurs aliments qui provoquent plus de dégâts sur la faune sauvage ; et la solution réellement écologique serait alors de laisser les cycles biologiques se reformer naturellement, en arrêtant de vouloir contrôler la pyramide alimentaire.

Dois-je laisser mon chat chasser et tuer ?

Est-il bon de laisser son chat agir de la sorte ? A-t-on le droit d’intervenir ? L’humain ne fait-il pas preuve d’un peu trop d’ingérence ? Après tout, on n’intervient pas systématiquement dans la nature pour ce genre de cas (et heureusement).

L’argument écologique sur la petite faune sauvage reste valable, mais n’enfermez pas votre chat pour autant, car c’est tout notre modèle de vie et d’exploitation de notre environnement qu’il faut revoir. Vous risquez juste de rendre malheureux votre chat sans réellement améliorer la condition de la faune sauvage. Par contre, communiquer pour avoir moins de chats et ne pas favoriser leur reproduction est essentiel pour gérer ce problème sur le moyen-long terme !

Éthiquement parlant, mon choix se porte donc sur le bien-être du chat, et la possibilité pour lui d’exprimer ses comportements naturels : dans la mesure où la seule solution pour l’empêcher d’agir de la sorte est de l’enfermer, je préfère le laisser faire, et à côté, créer des abris sécurisés pour les autres animaux, et éviter de détruire leur milieu de vie !

 

Mon chat tue excessivement, faut-il réagir ?

Il faut faire attention à ne pas faire de l’abri un buffet self-service pour le chat !

Et l’impact sur la petite faune sauvage ?

C’est une question philosophique pertinente, sur la manière dont on se positionne moralement par rapport au comportement animal, comme la prédation. Car la nature est amorale, la morale étant une invention de l’humain. La nature est à la fois belle et abominable, et c’est notre regard et nos émotions qui nous font porter ces jugements.

Gardons à l’esprit que le chat n’a pas conscience de ses actes, que ce soit pour la souffrance infligée à la proie, et encore moins pour l’écologie. Il a juste conscience du bon goût de son repas une fois attrapé. Il exprime seulement le comportement que son espèce a sélectionné pour survivre, et qui lui apporte activité et bien-être.

Dans un souci d’écologie, après avoir posé le constat de disparition des espèces sauvages, il faut à tout prix éviter de focaliser sur une cause comme étant déterminante. Même s’il est clair que les chats ont un impact via la prédation sur cette faune, ce ne sont pas les chats qui sont directement responsables. Leur faire payer notre irresponsabilité en les enfermant seraient peu efficace, et surement pas éthique.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

 

https://wamiz.com/

Les lapins peuvent sentir leurs congénères dans les excréments des prédateurs


Pauvres lapins ! C’est une horreur ! D’après cette étude, ils sont capables de détecter d’après les excréments si un prédateur est dans les parages, ce qui est une bonne chose pour les lapins, mais qu’en plus ils peuvent sentir toujours dans les excréments si le prédateur s’est gavé d’un lapin. Signe qu’il ne faut pas s’attarder dans les parages
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Les lapins peuvent sentir leurs congénères dans les excréments des prédateurs

 

lapins excréments selles prédateurs

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Les lapins pourraient sentir leurs congénères dans les excréments des prédateurs. Crédits : Pixabay

par Brice Louvet

Selon une récente étude menée par des chercheurs espagnols, les lapins auraient développé au cours de leur évolution la capacité de reconnaître l’odeur d’autres lapins dans les excréments des prédateurs. Les détails de ces travaux sont rapportés dans la revue Acta Ethologica.

Les lapins ont un sens olfactif ultra développé. Ils sont capables de reconnaître la présence d’un prédateur en reniflant leurs selles, une récente étude menée par José Guerrero-Casado, du Département de zoologie de l’Université de Córdoba, en Espagne, pousse les conclusions encore plus loin. Il suggère que lapins seraient également capables d’identifier les traces d’autres lapins dans ces excréments, signe qu’il ne fait pas bon rester dans les parages.

« La reconnaissance des [autres lapins] dans les fèces des prédateurs permettrait aux lapins d’éviter les zones à risque plus élevé et de se nourrir dans d’autres zones moins exposées au risque de prédation », explique en effet le chercheur interrogé par New Scientist.

Pour en arriver à de telles conclusions, José Guerrero-Casado et son équipe ont mené une expérience en Espagne sur trois parcelles de terrain – prêtées par des agriculteurs – où vivaient des lapins. Pour le bien de l’étude, une de ces parcelles a été pulvérisée quotidiennement avec une odeur neutre. Parallèlement, les deux autres ont été aspergées avec une odeur extraite des excréments de furets ayant consommé soit du lapin (parcelle 2), soit un autre mammifère comme du bœuf (parcelle 3).

En examinant ensuite le nombre de granulés pour lapins laissés sur le sol de chaque parcelle, il en ressort que ceux-ci avaient beaucoup plus fréquenté la parcelle “neutre” par rapport aux deux autres. La quantité de nourriture de lapin était par ailleurs plus faible sur la parcelle tapissée de matières fécales de furets contenant des traces de lapins, comparée à celle qui présentait des excréments contenant des traces de bœuf.

« La sélection naturelle a doté les animaux de mécanismes leur permettant de détecter les prédateurs avant d’être attaqués. Il s’agit d’un nouveau mécanisme. Moins étudié, mais avec de grands avantages », poursuit le chercheur.

Au passage, il note que la distinction pouvait être faite pendant une semaine environ. Après neuf jours, les lapins ne semblent plus être en mesure de faire la différence. Les lapins d’Europe ont ainsi appris à éviter leurs ennemis en évaluant le risque de prédation à court terme.

Source

https://sciencepost.fr/