Une nouvelle espèce de lézard découverte dans l’estomac d’un dinosaure !


Un microraptor zhaoianus est de la même famille que le vélociraptor a été découvert en Chine avec le contenu de son estomac presqu’intact. Il s’agit d’un lézard qui était inconnu des scientifiques. Avec d’autres découvertes du même genre, ils ont pu découvrir le régime alimentaire de ces dinosaures.
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Une nouvelle espèce de lézard découverte dans l’estomac d’un dinosaure !

Fossile de microraptor avec un lézard

Un fossile de microraptor découvert avec un fossile ingéré de lézard.

JINGMAI O’CONNOR

Par Joël Ignasse

La découverte de ce lézard permet de mieux comprendre le régime alimentaire de ces petits dinosaures.

Microraptor zhaoianus est un petit dinosaure à plumes qui appartient à la famille des Dromaeosauridae qui compte dans ces membres le célèbre vélociraptor et d’autres microraptors connus pour leur capacité au vol. Un de ces fossiles a été retrouvé dans la province du Liaoning au nord-est de la Chine avec une proie presque entière dans son estomac.

Un représentant de la faune de Jehol

La proie en question est un lézard qui a été baptisé Indrasaurus wangi et il est le représentant d’une espèce inconnue jusqu’alors. Il possède un type de dents encore jamais observé chez les fossiles de reptiles découverts dans la même zone et qui, avec de nombreux autres animaux, forment la faune de Jehol. Depuis deux décennies, les paléontologues extraient en effet des roches du Liaoning des dizaines de fossiles de reptiles donc mais aussi de mammifères, d’oiseaux et de dinosaures à plumes. La plupart de ces spécimens appartiennent au Crétacé inférieur, il y a plus de 100 à 130 millions d’années. Toutefois dans ces mêmes sites, les paléontologues ont aussi retrouvé des fossiles datés d’environ 160 millions d’années, une période correspondant au Jurassique. 

Des dinosaures au régime alimentaire varié

Il s’agit du quatrième cas documenté d’un microraptor retrouvé avec le contenu de son estomac. On sait maintenant que ce dinosaure se nourrissait de mammifères, de poissons, d’oiseaux et de lézards. Ce qui conforte l’idée que c’était un prédateur opportuniste, estiment ses découvreurs dans la revue Current Biology. Le lézard a été retrouvé presque complet avec son squelette bien conservé, ce qui indique qu’il a été avalé entier, la tête la première. Une technique qu’utilisent de nos jours les oiseaux carnivores et certains reptiles. Dans la faune de Jehol, d’autres animaux ont été retrouvés avec le contenu de leur bol alimentaire. En tout, les scientifiques dénombrent une vingtaine de fossiles qui permettent de dresser un premier aperçu des interactions trophiques de l’époque. Dans la majorité des cas, ce sont les poissons qui semblent constituer la proie préférentielle.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► 17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la scutigère


La scutigère est assez impressionnante comme animale, car elle n’est pas un insecte. Les gens qui la voient seront probablement portés à la supprimer et pourtant, elle peut être une alliée dans la maison. Elle est gourmande et mange que des insectes et parfois même ses congénères. En plus, elle ne fait pas de dégâts au mur ni d’ailleurs à tout autre matériel. Si elle est présente dans la maison, c’est qu’elle a de quoi pour vivre.
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17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la scutigère

17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la

LEONID EREMEYCHUK VIA GETTY IMAGES

N’appelez pas l’exterminateur trop vite!

  • Par Philippe Lépine

Lorsque vous la voyez, impossible de l’oublier. Elle vous hante la nuit, surtout lorsqu’elle vous échappe. La scutigère, cette immense bibitte d’intérieur aux pattes multiples qui file à vive allure, grouille dans la plupart des maisons québécoises, mais s’avère une meilleure coloc que vous le pensez.

Voici ce que vous devez savoir sur la scutigera coleoptrata.

1. Elle fuit la lumière (donc vous n’êtes pas censé la voir trop souvent).

2. C’est une redoutable prédatrice. Elle mange les petits insectes, tels les cloportes, les araignées, les mouches, les blattes. (Il vaut donc mieux la laisser s’enfuir et continuer de chasser… si vous en avez le courage).

3. Elle chasse aussi les punaises de lit, mais moins efficacement comme les deux bestioles ne se tiennent pas dans les mêmes endroits.

4. Plus vous en voyez, plus vous avez des insectes dans la maison. L’automne est donc une bonne saison pour les scutigères, comme les bestioles ont tendance à rentrer à l’intérieur quand le mercure redescend.

5. La scutigère a un venin. Il sert à paralyser ses proies. Il n’est pas «reconnu» comme dangereux pour l’humain ou les animaux domestiques, mais peut causer des réactions allergiques chez certains.

17 choses à savoir sur votre répugnante coloc, la

LEONID EREMEYCHUK VIA GETTY IMAGES

6. Elle peut dégager une odeur nauséabonde lorsqu’elle est perturbée, Donc, pas touche!

7. La scutigère possède deux yeux qui contiennent jusqu’à 600 «yeux simples» appelés ocelles. Ark. Ark. Ark!!!

8. Elle mesure entre trois et cinq centimètres, SANS. LES. PATTES.

9. Elle est plus présente dans les endroits chauds et humides. On les retrouve souvent dans la baignoire, l’évier, les fissures, la tuyauterie, sur les cimaises et parfois sur les murs.

10. Ce n’est pas un insecte, mais un A-NI-MAL! Les insectes ont trois paires de pattes. La scutigère, un centipède, est un animal au même titre qu’une araignée.

House centipede on the underside of a

DAVEMHUNTPHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGESHouse centipede on the underside of a rock

11. La scutigère n’a pas 1000 pattes, mais 30 qui s’allongent vers l’extrémité de son corps. Ainsi, elle ne s’enfarge pas dans ses propres pattes.

12. La femelle peut avoir des pattes qui font deux fois la longueur de son corps.

13. Elle peut filer à une vitesse de 40 cm/seconde.

14. Elle est cannibale : elle peut se nourrir d’autres scutigères.

15. La scutigère ne cause pas de dommage matériel. Elle laisse la structure de votre bâtiment et vos avoirs tranquille.

16. La femelle pond entre 130 et 290 œufs individuellement sur le sol.

17. Pour l’exterminer, bonne chance! Il faudra vous attaquer aux autres bibittes de la maison afin qu’elle soit privée de nourriture. Si votre demeure est bien ventilée et que le taux d’humidité y est bas, il y a moins de chances qu’elle vienne faire coucou.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Coccinelle : 6 choses étonnantes à savoir sur cet insecte


Les coccinelles sont les préférés des insectes de beaucoup de personnes. Elles sont très utiles dans les jardins, les cultures, car elles sont des insecticides naturels. On connaît surtout les rouges, et les jaunes, mais il y en a de d’autres couleurs, faut dire qu’il existe 5 000 espèces de ces petites bestioles dans le monde.
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Coccinelle : 6 choses étonnantes à savoir sur cet insecte

Coccinelle rampant sur une fleur

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Contrairement à de nombreux insectes qui inspirent de la peur, voire même du dégoût, les coccinelles, elles, sont simplement jugées trop mignonnes.

En effet, tout le monde aime les coccinelles, et notamment les enfants. Et pour cause, avec leur jolie couleur rouge surmontée de points noirs, ces insectes ressemblent à des personnages de dessins animés. Et si une coccinelle atterrit sur votre main, cela est même considéré comme porte-bonheur ! Mais, malgré que la coccinelle soit l’insecte le plus populaire au monde, elle reste très mystérieuse pour la plupart d’entre nous… Voici donc quelques informations essentielles permettant de lever un peu le voile sur ce petit animal vraiment pas comme les autres !

1. Ses points noirs sont des moyens de défense

Contrairement à ce que sous-entend la croyance populaire, le nombre de points que possède une coccinelle sur son dos ne dépend pas de son âge. En revanche, les points peuvent permettre d’identifier à quelle espèce appartient une coccinelle. En effet, certaines espèces de coccinelles ne possèdent pas du tout de points, tandis que d’autres possèdent des taches qui ressemblent davantage à des rayures.

Par ailleurs, les points d’une coccinelle ainsi que sa couleur vive sont avant tout des moyens de défense. En effet, cela indique aux prédateurs que la coccinelle est toxique, et donc qu’elle n’est pas bonne à manger. Elle est d’ailleurs capable de sécréter un liquide jaune au goût désagréable lorsqu’elle est attaquée. Encore mieux, elle sait faire le mort ! Pour cette raison, les coccinelles n’ont que très peu de prédateurs, le plus souvent des grenouilles et des araignées.

coccinelle

Crédits : iStock

2. Elle est une alliée du jardinier

La coccinelle fait partie de ces rares insectes particulièrement utiles au jardin. En effet, elle a tendance à se nourrir de pucerons, d’acariens et même de cochenilles. Une coccinelle peut, à elle seule, manger plus de 5000 pucerons au cours de sa vie! De plus, l’avantage est que les coccinelles pondent leur oeufs dans les colonies de pucerons. Or, lorsque les larves écloses, elles commencent immédiatement à se nourrir.

Ainsi, la coccinelle élimine les insectes nuisibles aux plantes tout en préservant les cultures. Un véritable insecticide naturel, en somme !

3. Elle n’est pas toujours rouge

Il existe près de 5 000 espèces de coccinelles dans le monde. Et, comme vous pouvez vous en douter, toutes les coccinelles ne sont pas rouges. Certaines peuvent être jaunes, oranges, marrons, grises, bleues, roses ou même noires.

coccinelleCrédits : Wendy-Baars/Pixabay

4. Elle est un coléoptère

Même si la coccinelle appartient à la grande famille des insectes, elle est avant tout un coléoptère. Tout comme les scarabées ou encore les hannetons. Elle possède d’ailleurs des ailes fines bien cachées sous sa carapace et qu’elle doit déplier pour s’envoler.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est très répandue. En effet, on retrouve des coccinelles sur tous les continents !

5. Elle hiberne

La coccinelle est, le plus souvent, associée aux belles journées d’été. Mais une fois que l’hiver arrive, elle ne meurt pas, elle hiberne.

Ainsi, la plupart du temps, les coccinelles se blottissent en groupe sous des bûches de bois ou sous des feuilles ou des rochers. De cette façon, elles peuvent vivre environ un an.

coccinelleCrédits : cocoparisienne/Pixabay

6. Elle peut être cannibale

Malgré son petit air mignon et inoffensif, la coccinelle possède aussi ses côtés sombres… En effet, en cas d’absence de nourriture, elle est tout à fait capable de manger les larves de ses congénères pour survivre.

Par ailleurs, les scientifiques ont découvert que les coccinelles pondaient délibérément des oeufs stériles afin que leurs larves puissent s’en nourrir dès leur éclosion. Ainsi, lorsque les temps sont durs, les femelles peuvent pondre plus d’oeufs stériles que de coutume afin de donner les meilleures chances de survie à leur progéniture.

Source

https://animalaxy.fr/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-il arrivé au dernier dodo ?


On croit probablement à tort que ce sont les hommes qui ont exterminé le dodo sur l’île Maurice, il y a près 80 ans. Bien sûr, que cela n’a pas aidé cet oiseau, surtout que la femelle ne pondait qu’un oeuf à la fois. Quand les étrangers sont arrivés sur l’île, des espèces envahissantes sont venus avec eux. Le dodo n’avait auparavant aucun prédateur qui le pourchassait jusqu’à l’arrivée de certains animaux.
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Qu’est-il arrivé au dernier dodo ?

Nicolas Coter, étudie à Lycée (2020) Traducteur ·

Stefan Pociask Auteur original

Cette réponse peut ne pas être une traduction fidèle de la réponse de Stefan Pociask à Quora en anglais : What happened to the last Dodo Bird?

Le destin du pauvre dodo est légèrement déformé par l’Histoire. Il est bien connu que tous les dodos ont été traqués par les visiteurs européens car ils étaient lents et n’avaient pas de peur innée de l’Homme. Ce n’est que partiellement vrai. Ce n’est pas la raison principale de leur disparition. La vérité est plus tragique. Voici le reste de l’histoire qui explique ce qu’il est advenu du dernier dodo.

En effet, les marins ont traqués bon nombre d’entre eux simplement en s’approchant d’eux, en les attrapant ou en utilisant une machette. Cette histoire seule est vraiment triste, étant donné que les dodos n’étaient en rien stupides (comme ils le sont tristement célèbres). Ils ont juste fait confiance aux humains car ils n’avaient jamais vu d’animaux capables de leur faire du mal de quelque manière que ce soit. On pourrait donc décrire leur comportement de curiosité intrépide plutôt que de stupidité. On ne peut qu’imaginer ce à quoi ils pensaient lorsque les grands visiteurs bipèdes se sont mis à les massacrer.

Mais revenons-en à la question… oui, beaucoup d’entre eux ont bien été récupérés par les marins néerlandais. Cependant, il y a autre chose qui a eu un plus grand impact sur leur disparition définitive… les animaux envahisseurs que les marins ont apportés avec eux à bord de leurs navires; c’est-à-dire, des rats, des chats et des cochons qui sont retournés à l’état sauvage. Avant leur arrivée par la mer, il n’y avait jamais eu de rats sur l’île. Et les marins ont toujours eu cette façon de laisser les cochons ou les chèvres s’échapper sur les diverses îles qu’ils visitaient. Et les chats étaient amenés en tant qu’animaux de travail. Donc les cochons et les rats se sont proliférés dans la nature étant donné qu’ils n’avaient aucun ennemis naturels sur l’île. Et ils ont, en réalité, scellé le destin du dodo en mangeant tous les œufs de dodo qu’ils ont pu trouver, ceux-ci étant tous par terre dans les nids simples et non-protégés des dodos. La mère dodo ne pouvait poser qu’un œuf par saison. Cela n’a alors pas pris beaucoup de temps pour que la production de nouveaux bébés dodos subisse un très dur déclin. Aucun nid n’était à l’abri des cochons sauvages à la recherche de nourriture et des rats récemment introduits sur place. Le dodo en tant qu’espèce n’a pas eu de chance à ce moment-là; ces oiseaux étaient donc condamnés. Même ceux qui avaient fait leurs nids dans des lieux isolés ont fini par voir leurs petits ou leurs œufs se faire dévorer par les envahisseurs.

Sans ces animaux en maraudage, le dodo aurait bien pu survivre aux assauts des marins et des colonisateurs les chassant sur les 1800 m2 de l’île Maurice. Beaucoup d’entre eux sont mêmes devenus plus prudents par rapport aux chasseurs humains et ont adapté leur comportement en conséquence. C’est une petite consolation mais il a été rapporté que de nombreux chasseurs ont été tués par l’énorme bec crochu du dodo durant ce qui a été peut-être été leur tout dernier acte de défi. Donc oui… ils ont riposté. Mais il n’y avait aucun moyen de cacher les nids et les bébés des cochons et des rats. Et le gentil et confiant dodo en a payé l’ultime prix. “Le Dernier Dodo” peut très bien avoir été un bébé ou un œuf solitaire, perdu quelque part dans la jungle, sur lequel s’est précipité un rat et qu’il a décidé de manger… ne sachant pas qu’il ou elle, après un parcours d’un million d’années, était le dernier… le dernier de toute cette espèce.

Et cela s’est passé à peine 80 ans après que le premier dodo ait aperçu un homme tomber sur les rivages pacifiques de l’île. Il s’est dandiné avec courage ainsi qu’une curiosité simple et innocente afin d’observer ces nouveaux visiteurs… et a été massacré là où il se trouvait.

https://fr.quora.com/

Le Saviez-Vous ► Que mangent les insectes ?


Être un insecte, le choix de l’alimentation est très variée dépendant de l’espèce. Ce qui compte pour eux, c’est que la bouffe doit être équilibrée tout comme chez l’humain. Il y a les phytophages, les prédateurs, les parasites et les détrivores.
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Que mangent les insectes ?


par Clara Zerbib, journaliste animalière

Les insectes, qui possèdent toujours six pattes et deux antennes, sont les animaux les plus nombreux sur Terre. Et pour cause, pas moins d’1 million d’espèces ont déjà été identifiées mais il pourrait en fait y en avoir plus de 10 millions. Ainsi, à eux seuls, ils représentent 75% du règne animal.

Mais la question qui se pose est : étant donné que les insectes se situent au bas de la chaîne alimentaire, que peuvent-ils bien manger ? Voici la réponse !

À peu près tout !

En réalité, tout dépend évidemment des espèces d’insectes. En effet, chaque espèce possède sa propre alimentation. Mais à eux tous ils mangent à peu près tout, du moment qu’il s’agit de matières organiques. La question à se poser serait donc plutôt : qu’est-ce que les insectes ne mangent pas ?

Comme nous, les insectes doivent avoir un régime alimentaire équilibré, composé de glucides, de protéines, de lipides, de vitamines ou encore de minéraux. Ces nutriments leur fournissent non seulement de l’énergie mais favorisent également leur croissance ainsi que le développement et la résistance de leur exosquelette.

Environ la moitié des insectes sont des phytophages, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent uniquement de matières végétales (feuilles, racines, graines, nectar, fruit, pollen, sève, bois…).

D’autres, comme les mantes religieuses, sont des prédateurs, leur alimentation étant constituée d’organismes entiers (autres insectes, araignées, petits oiseaux…).

D’autres encore, comme les puces ou les poux, sont des parasites, c’est-à-dire qu’ils mangent la chair ou le sang des animaux plus grands sans les tuer.

coccinelle

Crédits : Pixnio

Enfin, certains insectes, comme les mouches, se nourrissent de matières végétales ou animales en décomposition. On les appelle les insectes détrivores. Il peut s’agir de moisissures, de feuilles mortes, de fruits pourris, d’excréments et même de cadavres. C’est d’ailleurs grâce à eux que les déchets sont éliminés de la surface de la Terre. Et que le risque de maladie est largement diminué.

Et les produits fabriqués par l’Homme ? 

Bien évidemment, depuis l’apparition de l’Homme sur la planète, les insectes ont eu accès à un tout nouveau type de nourriture. Ainsi, ils n’hésitent pas à manger les produits conçus par ce dernier. Mais à condition qu’ils aient été fabriqués à partir de matière organique.

En ce sens, les meubles en bois, le papier, le cuir, la laine, le coton, les céréales ou encore la farine sont très appréciés par les insectes. En revanche, les produits fabriqués à partir de minéraux, de métaux ou de pétrole ne sont pas à leur goût.

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Des oiseaux terrestres dévorés par des requins


Des scientifiques ont découvert par hasard que les requins-tigres étaient de redoutables prédateurs pour les oiseaux migrateurs. Déjà, ces oiseaux doivent affronter plusieurs obstacles que les jeunes requins sont en grand nombre à la période de migrations. Parmi les victimes, aucun oiseau étaient marins. Ce n’est que des oiseaux venant des forêts de l’Amérique du Nord.
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Des oiseaux terrestres dévorés par des requins


Des biologistes recueillent le contenu de l'estomac des requins-tigres afin de savoir ce qu'ils mangent.

Des biologistes recueillent le contenu de l’estomac des requins-tigres pour savoir ce qu’ils mangent. Photo: Université d’État du Mississippi/Marcus Drymon.

Renaud Manuguerra-Gagné

Les oiseaux migrateurs doivent affronter d’innombrables périls durant leurs longs voyages. Or, des chercheurs américains ont découvert que, pour plusieurs de ces oiseaux, ces périples peuvent se terminer entre les dents de prédateurs inattendus : des requins.

La prochaine fois que vous voyez certains oiseaux voler près de vos maisons, comme des hirondelles des pics-bois ou même certains moineaux, dites-vous qu’il y a un risque non négligeable que ces oiseaux finissent leurs jours dans le ventre d’un requin.

C’est ce qu’ont montré les travaux de chercheurs américains publiés dans la revue Ecology (Nouvelle fenêtre) qui ont démarré totalement par hasard pendant que ces scientifiques étudiaient le comportement de requins-tigres dans le golfe du Mexique.

Ces importants prédateurs sont connus pour leur tendance à être bien peu sélectifs dans leur alimentation. D’autres études ont montré qu’ils s’attaquaient à certains poissons, à des mammifères marins, à des tortues de mer et même à des déchets rejetés par les humains, comme des pneus.

En 2010, alors que les scientifiques étaient en train de capturer certains spécimens au large du Mississippi pour les baguer, l’un des plus jeunes requins, fort probablement stressé par sa capture, a régurgité son dernier repas sur le quai du navire de recherche.

Parmi les restes se trouvaient des plumes d’oiseaux, que les scientifiques ont décidé de récupérer pour analyse. S’attendant à un oiseau marin, ces derniers ont été très surpris lorsque les tests de laboratoire ont indiqué qu’il s’agissait d’un moqueur roux, un oiseau qui se trouve habituellement dans les forêts, les zones agricoles et les banlieues, bien loin du golfe du Mexique.

En fouillant dans la littérature scientifique, ils ont trouvé d’autres cas de requins ayant mangé un oiseau terrestre, mais chaque fois, l’événement était classé comme anecdotique.

Voulant voir s’il n’y avait pas autre chose de plus important derrière ces coïncidences, les chercheurs ont lancé une étude sur le sujet.

Des oiseaux forestiers au menu

L’équipe a entrepris de systématiquement évaluer le contenu de l’estomac des requins qu’ils attrapaient pendant leurs recensements. Entre 2010 et 2018, ils ont capturé 105 spécimens de requins-tigres jeunes. De ce nombre, 41 avaient dévoré un oiseau terrestre peu de temps avant leur capture.

En utilisant le séquençage ADN, les chercheurs ont identifié 11 espèces d’oiseaux différentes, tous des migrateurs qu’on trouve normalement dans des forêts d’Amérique du Nord, et aucun oiseau marin n’était parmi les victimes.

Deux éléments ont émergé de leurs données : d’abord, la vaste majorité des oiseaux dévorés ont été trouvés dans des requins entre les mois d’août et de novembre, exactement au moment où les espèces migratrices entament leur parcours vers l’Amérique du Sud.

L’autre découverte est que cette période coïncide presque toujours avec une augmentation de la population des requins-tigres. Il y a presque trois fois plus de jeunes requins-tigres durant cette période que le reste de l’année, comme si ces requins adaptaient leur cycle de reproduction à cette arrivée de nourriture venue du ciel.

Les périls du voyage

Les migrations d’oiseaux sont parmi les plus importants déplacements de populations animales du monde. Deux milliards d’oiseaux terrestres survolent le golfe du Mexique pendant leur périple au cours duquel ils devront affronter de nombreux événements météorologiques extrêmes, surtout à l’automne.

De plus, ces espèces continentales ne possèdent pas les mêmes huiles que celles qui recouvrent le plumage d’oiseaux marins, dont le rôle est de les protéger de l’eau salée. Si ces oiseaux tombent dans l’océan, que ce soit par accident ou d’épuisement, l’eau dans leurs plumes les rendra trop lourds pour redécoller, ce qui en fait une proie facile pour les requins.

Avec le nombre gigantesque d’oiseaux migrateurs passant au-dessus du golfe, même un petit nombre d’accidents peut fournir une grande quantité de nourriture facilement accessible pour des prédateurs.

Bien que d’autres études soient nécessaires pour avoir une meilleure vue d’ensemble de cette situation, l’ingestion d’oiseaux terrestres par de jeunes requins-tigres représente un type d’adaptation qu’on n’avait encore jamais observée et qui pourrait s’avérer très importante pour le mode de vie des requins.

https://ici.radio-canada.ca/

Les plumes de ces oiseaux qui volaient il y a 100 millions d’années surprennent les paléontologues


L’ambre a mis à jour plusieurs découvertes préhistoriques. Cette fois-ci, ce sont des plumes d’oiseaux bien conservés dans l’ambre, il y a 100 millions d’années. Les paléontologues croient que les plumes avaient une utilité de protection contre les prédateurs.
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Les plumes de ces oiseaux qui volaient il y a 100 millions d’années surprennent les paléontologues

Nathalie Mayer
Journaliste

Elles ont été prises au piège de l’ambre il y a quelque 100 millions d’années. Et aujourd’hui, ces plumes créent la surprise dans le milieu de la paléontologie. Elles présentent en effet une structure totalement inattendue.

Beaucoup d’oiseaux préhistoriques arboraient de longues plumes que les paléontologues considéraient jusqu’à aujourd’hui comme ornementales. Mais une série de plumes étonnamment bien conservées pourraient les encourager à revoir leur copie. Leur structure laisse penser qu’il s’agissait plutôt de leurres défensifs visant à tromper les prédateurs.

La plupart des fossiles qui étaient jusqu’alors à disposition des chercheurs étaient endommagés, empêchant l’étude de leur structure en trois dimensions. Mais celles datant de quelques 100 millions d’années et retrouvées du côté de l’ex-Birmanie ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives.

L’ambre a incroyablement bien conservé quelques plumes d’oiseaux préhistoriques. Des chercheurs en ont profité pour étudier leur étonnante structure. © Pierre Cockx, université de Regina, Canada

Un ingénieux système de défense

Le rachis des plumes modernes est un tube creux. Sur ces plumes anciennes, en revanche, le rachis prend la forme d’un demi-cylindre aplati et couvert d’un côté. Une structure par ailleurs incroyablement fine. Sur certains spécimens, le rachis ne dépasse pas, en effet, les trois microns d’épaisseur. C’est moins que la taille moyenne d’une cellule ! Les barbes des plumes anciennes se sont aussi révélées moins grandes.

Un rachis extrêmement fin, une certaine rigidité structurelle, le fait que tous ces fossiles de plumes aient été retrouvés sans les corps des oiseaux, sont autant d’indices pour les paléontologues de l’Université des géosciences de Chine qui imaginent, à l’instar de la queue du lézard, que ces plumes auraient pu aider les oiseaux préhistoriques à échapper aux griffes de leurs prédateurs.

https://www.futura-sciences.com/