Le Saviez-Vous ► Éclair, grêle, précipitations : top 5 des phénomènes météorologiques les plus extrêmes


Depuis que les donnés météorologiques sont comptabilisés, on peut faire des comparaisons à travers le monde et voir les records. Avec les changements climatiques, nous en verrons sûrement beaucoup d’autres qui suivront
Nuage

 

Éclair, grêle, précipitations : top 5 des phénomènes météorologiques les plus extrêmes

 

Nathalie Mayer, Futura-Sciences

 

Les Archives mondiales de données concernant les extrêmes météorologiques et climatiques relevant de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sont accessibles à tous sur Internet. En 2016, deux nouvelles lignes ont fait leur apparition dans le tableau. Elles concernent la foudre.

L’éclair le plus long

Les éclairs ne s’étendent généralement pas sur une distance de plus de 12 kilomètres et ne durent que quelques centièmes de seconde. © Jean-Marie Muggianu, Flickr, CC by-NC-ND 2.0

Les éclairs ne s’étendent généralement pas sur une distance de plus de 12 kilomètres et ne durent que quelques centièmes de seconde. © Jean-Marie Muggianu, Flickr, CC by-NC-ND 2.0

Selon les experts de l’OMM, un éclair enregistré en juin 2007 dans l’Oklahoma a parcouru une distance record de 321 kilomètres. Généralement, la longueur d’un éclair se situe aux alentours de 12 kilomètres…

Quant à l’éclair qui a duré le plus longtemps, il a été enregistré dans le sud de la France – du côté de la Drôme pour être plus précis – en août 2012. Il a duré pas moins de 7,74 secondes alors que la plupart des éclairs ne brillent pas plus de quelques centièmes de seconde.

Des grêlons gros comme des boules de pétanque

Les averses de grêle peuvent être particulièrement destructrices. © Nikolay Litov, Shutterstock

Les averses de grêle peuvent être particulièrement destructrices. © Nikolay Litov, Shutterstock

La grêle est un phénomène météorologique que nous connaissons autant que nous le craignons. Car les grêlons, qui ont en général un diamètre compris entre 5 millimètres et 5 centimètres, peuvent causer beaucoup de dégâts. Et en avril 1986, c’est un grêlon de 1,02 kilogrammequi est tombé au Bangladesh lors d’une averse de grêle qui fit 92 morts.

Des records de précipitations

En juin 2013, il est tombé entre 110 et 180 millimètres de pluie sur le relief des Pyrénées en seulement 48 heures. © Crispin Semmens, CC by SA-2.0

En juin 2013, il est tombé entre 110 et 180 millimètres de pluie sur le relief des Pyrénées en seulement 48 heures. © Crispin Semmens, CC by SA-2.0

Du côté des précipitations, les records enregistrés par l’OMM sont nombreux puisqu’ils détaillent le nombre de millimètres de pluie tombé en 1 minute, en 1 heure, en 12 heures, etc. Ainsi par exemple, en 1956, aux États-Unis, il est tombé 31,2 millimètres de pluie en 1 minute seulement et en Inde, 2,493 mètres en 48 heures.

À l’inverse, une région du Chili a connu une période de sécheresse record, longue de 173 mois, entre octobre 1903 et janvier 1918.

Quand le vent souffle

À partir d’une vitesse de 89 kilomètres par heure, Météo France attribue aux vents la qualité de tempête. © smolyaninov, Shutterstock

À partir d’une vitesse de 89 kilomètres par heure, Météo France attribue aux vents la qualité de tempête. © smolyaninov, Shutterstock

La rafale de vent la plus impressionnante a été enregistrée en Australie, en avril 1996. Ce jour-là, le vent a soufflé à 113,2 mètres par seconde soit environ 407,5 kilomètres par heure ! À titre de comparaison, les vents qui ont balayé l’Europe en décembre 1999 n’avaient pas dépassé les 260 kilomètres par heure.

Records de températures

Durant l’été 2015, des températures ressenties (qui ne correspondent pas à la température de l’air) ont dépassé 70 °C. © Acid Pix, Flickr, CC by 2.0

Enfin, l’OMM recense également les records affichés par les thermomètres et en la matière, ce sont les États-Unis et l’Antarctique qui l’emportent avec une température de 56,7 °C affichée en juillet 1913 d’une part et de -89,2 °C affichée en juillet 1983 d’autre part. La pointe à -93,2 °C mesurée en août 2010 en Antarctique n’est pas encore officielle…

En France, c’est la Corse qui détient le record (données Météo France depuis 1900) avec un modeste 43 °C affiché en juillet 2009. Et c’est en Franche-Comté que la température la plus basse a été enregistrée en 1985 aux alentours de -41 °C.

http://www.futura-sciences.com/

Un hiver plus froid que la normale


L’hiver, c’est froid, mais certain hivers sont pires que d’autres. Cette année, il semble que nous ne serons pas épargnés. Pour le moment, c’est les vents qui ne cessent de hurler leurs frayeurs a la saison hivernale
Nuage

 

Un hiver plus froid que la normale

 

Par contre, les températures froides ne devraient être... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

Par contre, les températures froides ne devraient être ni aussi persistantes ni aussi glaciales que l’hiver dernier.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse Canadienne

MétéoMédia prévoit que les températures seront sous les normales saisonnières l’hiver prochain dans plusieurs régions du Canada, y compris au Québec.

Marie-Josée Grégoire, chef météorologue à MétéoMédia, précise que des signes d’un El Niño faible dans l’océan Pacifique indiquent des températures sous les normales pour le Québec, l’Ontario et l’est des Prairies, alors que la Colombie-Britannique devrait connaître des températures près ou au-dessus des normales.

Par contre, les températures froides ne devraient être ni aussi persistantes ni aussi glaciales que l’hiver dernier.

Des températures près des normales sont attendues pour les Maritimes et Terre-Neuve-et-Labrador. Une grande partie de la région devrait recevoir des précipitations au-dessus des normales alors qu’elle sera influencée par les tempêtes en provenance du nord-est des États-Unis.

Dans plusieurs régions, le mois de décembre sera ponctué d’épisodes d’air froid associés à des périodes de températures plus douces. Pendant les mois de janvier et février, des périodes de très grands froids seront plus fréquentes.

La trajectoire de chaque tempête déterminera si le nord-est des États-Unis ou le sud du Canada recevra le plus de neige cet hiver. De leur côté, la côte sud de la Colombie-Britannique et l’extrême sud de l’Alberta devraient recevoir des précipitations sous les normales.

http://www.lapresse.ca

Rocheuses : le couvert neigeux s’amincit et menace l’approvisionnement en eau


Malgré le printemps plus capricieux, cette année, il en demeure pas moins que le réchauffement climatique a un impact sérieux sur l’avenir de l’eau potable, sur l’énergie électrique, feux de forêt, l’agriculture … si la neige des Rocheuses se met a fondre de plus en plus vite. Preuve que même dans les hauteurs, les neiges éternelles sont éphémères
Nuage

 

Rocheuses : le couvert neigeux s’amincit et menace l’approvisionnement en eau

 

Les Rocheuses

Les Rocheuses  Photo :  Rébecca Salomon/Radio-Canada

Les températures printanières plus douces depuis les années 1980 provoquent une baisse d’environ 20 % de la couverture de neige dans les montagnes Rocheuses nord-américaines, selon une étude du U.S. Geological Survey (USGS) publiée en ligne à la mi-mai dans Geophysical Research Letters.

La diminution de la couche de neige est particulièrement rapide dans la portion nord de la chaîne de montagnes.

Or, la fonte du couvert de neige hivernal des Rocheuses compte pour entre 60 % et 80 % de l’approvisionnement en eau annuel pour plus de 70 millions de personnes vivant dans l’Ouest des États-Unis.

« Peu importe les causes ultimes, la poursuite de la tendance pour la couverture de neige pourrait poser des défis importants pour la gestion de l’eau dans l’Ouest américain » — Julio Betancourt, coauteur de l’étude

La nouvelle étude se base sur une enquête précédente du USGS qui montrait que, jusqu’aux années 1980, le nord des Rocheuses voyait s’accumuler d’importante quantité de neige lorsque le centre et le sud en recevaient moins et vice-versa, d’après un communiqué.

Toutefois, depuis cette décennie, la couverture de neige a diminué le long de la chaîne de montagnes et encore davantage plus au nord.

« Tous les ans, nous avons étudié les variations de températures et de précipitations et la quantité d’eau contenue dans la couverture neigeuse en avril », a soutenu Greg Pederson, l’auteur principal de l’étude.

« Depuis 1980 les températures printanières chaudes ont fait fondre le couvert de neige tôt à travers les Rocheuses, peu importe la quantité de précipitations hivernales. Notre modèle montre que la température est le facteur le plus important dans le déclin au cours des 30 dernières années », a-t-il ajouté.

« La variation des températures et le réchauffement causé par l’homme ont contribué au déclin. Départager leur influence reste difficile », a quant à lui déclaré le coauteur de l’étude Julio Betancourt.

La Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan pourraient aussi être touchées selon le chercheur.

Le moment et la vitesse de la fonte ont un large éventail d’effets sur la population allant de la production hydroélectrique, en passant par les récoltes ou la gestion des feux de forêt.

En 2011, des scientifiques avaient tiré des conclusions similaires dans la revue Science.

http://www.radio-canada.ca

Encore de la neige au Québec, jusqu’à 10 cm dans certains secteurs


Nous achevons le mois de mai et le printemps semble frileux. Il semble que ce soit la même chose chez nos cousins les Français Dans mon coin du Québec, il semble que nous aurons du soleil, si ces nuages veulent bien quitter  ce ciel
Nuage

 

Encore de la neige au Québec, jusqu’à 10 cm dans certains secteurs

 

La   Réserve faunique des Laurentides pourraient... (Photo : Rocket Lavoie, archives Le Quotidien)

La Réserve faunique des Laurentides pourraient recevoir entre cinq et dix centimètres de neige d’ici la fin de la journée, selon Environnement Canada.

PHOTO : ROCKET LAVOIE, ARCHIVES LE QUOTIDIEN

La Presse Canadienne

À cinq jours du mois de juin, de la neige est prévue pour plusieurs régions du Québec dimanche.

Selon Environnement Canada, entre cinq et dix centimètres de neige pourraient tomber sur les secteurs montagneux de Charlevoix et de la Réserve faunique des Laurentides d’ici la fin de la journée.

Transports Québec a dû interdire, pendant quelques heures dans la nuit de samedi à dimanche, la route 138 aux camions lourds, entre Beaupré et Baie-Saint-Paul, en raison des précipitations et de la visibilité qui était nulle.

L’Estrie et la Beauce, qui ont reçu entre 2 et 4 centimètres de neige samedi, devraient en accumuler deux centimètres de plus dimanche, surtout dans les secteurs montagneux.

Pendant ce temps, la pluie affecte les autres régions. À Québec, notamment, les précipitations risquent de faire déborder certains cours d’eau, qui sont sous surveillance.

http://www.lapresse.ca

Les flocons de neige photographiés en plein vol


Pourquoi étudier les flocons de neige ? Surtout qu’en parler à cette époque de l’année alors que nous tous là à attendre un peu plus de chaleur à la saison printanière qui est pourtant bien amorcée. Il semblerait que leur forme pourrait éventuellement aider aux prévisions météorologiques. Quoi qu’il en soit, regarder la structure des flocons, est une pure merveille étant donnée leur petitesse
Nuage

 

Les flocons de neige photographiés en plein vol

Il existe sept catégories de cristaux de neige : les étoiles, les colonnes, les aiguilles, les dendrites, les boutons de manchette et les cristaux réguliers

Crédits Photo : Tim Garrett, University of Utah

Le plus souvent, les cristaux de neige, s’aggrègent pour former les flocons que nous connaissons

Crédits Photo : Tim Garrett, University of Utah

De l’eau vient souvent givrer autour des cristaux, formant ainsi aoutr de ces fragiles structures un fin manteau de glace

Crédits Photo : Tim Garrett, University of Utah

Les flocons de neige ne sont pas toujours de beaux cristaux solitaires de glace réguliers. La plupart du temps, ce sont même des agrégats assez complexes de cristaux, parfois recouverts de microgouttelettes glacées, qui tombent en abondance. La géométrie de ces formations fragiles est assez mal connue car il est difficile de les observer en plein vol avant qu’elles ne s’écrasent au sol, perdant ainsi une partie de leurs propriétés.

Des chercheurs de l’université de l’Utah ont ainsi mis au point, avec le partenariat financier de la Nasa et de l’armée américaine, un dispositif permettant de photographier les flocons pendant leur chute.

Constitué de trois appareils à déclenchement ultra-rapide (1/40.000 s) et de capteurs de vitesse, il permet de saisir sur le vif des milliers de flocons en une seule nuit. Les trois appareils sont espacés de 36°, ce qui doit permettre de reconstituer des images en 3D. Des algorithmes de traitement permettent de déterminer leur vitesse de chute, et leur masse présumée et tentent de les classer automatiquement depuis maintenant deux hivers.

«Un continuum de tailles et de formes qui rend la classification des flocons difficile» Tim Garrett, responsable du projet

«La complexité est telle qu’il est presque impossible d’établir des catégories», reconnaît toutefois Tim Garrett, professeur de sciences atmosphériques de l’université en charge du projet. «Tout s’organise dans une sorte de continuum de tailles, de formes et de degrés de coalescence (nom du phénomène qui décrit le gel des microgoutelettes d’eau sur les flocons, NDLR).»

Les chercheurs essayent néanmoins depuis deux ans d’établir des distinctions et de voir l’évolution des flocons entre 3000m et 2500m, les deux altitudes où ils ont mis en place leurs dispositifs.

Outre leur intérêt fondamental et esthétique, ces recherches ont aussi des applications météo et militaires. Les chutes de neige provoquent notamment des perturbations dans les flux de micro-ondes, une gamme de fréquence utilisée par les satellites GPS par exemple pour calculer des distances. La forme des flocons a aussi une influence sur la manière dont ils vont tomber. Ce paramètre a un impact importante sur la prévision de l’importance des précipitations.

http://www.lefigaro.fr

Sandy aura des impacts au Canada dès lundi


Parapluie sera un accessoires indispensable dans les jours a venir .. mais avec le vent comment garder un parapluie intact …??? Plusieurs régions auront de la pluie et plus au nord de la neige ..du aux restes de Sandy qui pique une très grande colère
Nuage

 

Sandy aura des impacts au Canada dès lundi

 

Un employé du Centre canadien des ouragans procède à une séance d'information technique à Halifax, le vendredi 26 octobre 2012.Un Les employé du Centre canadien des ouragans procède à une séance d’information technique à Halifax, le vendredi 26 octobre 2012. Photo :  PC/Andrew Vaughan

Les effets de l’ouragan Sandy se feront sentir au Canada dès lundi soir, entraînant de grands vents, de la pluie et de la neige.

Après avoir tourné vers l’ouest, Sandy devrait frapper l’État américain du New Jersey tôt mardi matin, pour ensuite se diriger vers le secteur des Grands Lacs.

Au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, de fortes bourrasques de vent devraient souffler dès lundi soir. Les secteurs les plus touchés risquent d’être le sud du Québec et de l’Ontario.

De lundi soir à mardi après-midi, des vents pouvant atteindre 90 kilomètres/heure sont prévus, « surtout le long du fleuve Saint-Laurent, dans le corridor Québec-Montréal, mais également en Estrie et en Beauce », a expliqué un responsable du Centre canadien de prévision des ouragans d’Environnement Canada, Bob Robichaud.

Des précipitations devraient s’abattre sur le sud du Québec, où de 20 à 40 millimètres sont attendus pendant une période de près de 48 heures.

À Environnement Canada, le météorologue André Cantin assure qu’il n’y a « pas de problèmes anticipés », mise à part une augmentation du niveau de l’eau dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de la ville de Québec.

Combinées aux vents est-sud-est, les précipitations les plus importantes devraient toucher le secteur de Charlevoix et de la Réserve faunique des Laurentides, au nord de Québec.

La région de l’Abitibi, dans l’ouest du Québec, devrait quant à elle avoir droit à un avant-goût de l’hiver. Dans cette région et les villes ontariennes situées au nord de Sudbury, de la neige est attendue. Dans l’est et le sud de l’Ontario, Environnement Canada prévoit plutôt de 50 à 100 millimètres de pluie.

Les secteurs à proximité du lac Ontario et les autres plus au nord, jusqu’au parc provincial Algonquin, pourraient recevoir davantage de pluie. Environnement Canada évoque également la possibilité que des vagues de six mètres de haut se forment dans les Grands Lacs, en particulier dans le lac Huron.

Dans les provinces maritimes, de 50 à 75 millimètres de pluie sont prévus entre lundi et mercredi. De fortes vagues sont également attendues en Nouvelle-Écosse.

L’ouragan Sandy et ses vents de 120 kilomètres/heure se trouvaient dimanche midi à environ 900 kilomètres au sud de New York.

L’ouragan d’une « ampleur impressionnante » de 800 kilomètres, pour reprendre l’expression de Bob Robichaud, se dirige vers le nord-est à une vitesse de 22 kilomètres/heure. Environnement Canada s’attend cependant à ce que sa trajectoire dévie vers l’ouest dans la nuit de lundi à mardi, pour frapper le New Jersey mardi.

Les perturbations météorologiques entraînées par Sandy au Canada devraient commencer à s’estomper mercredi, mais de faibles pluies sont prévues jusqu’à vendredi.

http://www.radio-canada.ca

Les vagues de chaleur causées par… le réchauffement


Avec internet et les réseaux sociaux, ainsi que la facilité d’avoir très vite les informations, nous avons plus de plus en plus des rapports directes lors d’une catastrophes naturelles. Il me semble qu’en temps que profane ont peut voir que la température change, que l’environnement est en plein tournant, quoiqu’on essaie de minimiser l’impact de ces changements. Pourtant c’est le moment de prendre conscience de nos actions face a la Terre et même si nous ne pouvons pas changer les choses nous pouvons probablement diminuer l’impact ou du moins le ralentir
Nuage

 

Les vagues de chaleur causées par… le réchauffement

 

«Ces dernières années, nous avons vu un nombre exceptionnellement élevé de vagues de chaleur record et destructrices», écrivent les auteurs de l’étude parue dans la revue Nature Climate Change. Ces considérations n’ont pas empêché les Montréalais de se réjouir et de profiter des chauds rayons du soleil la semaine dernière.

PHOTO: ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Charles Côté

La Presse

Il ne faut plus se gêner pour le dire: les vagues de chaleur qui fracassent tous les records, comme celle qui a enveloppé l’est du continent la semaine dernière, ne se seraient probablement pas produites si la terre n’était pas en train de se réchauffer.

C’est ce qu’affirment deux climatologues dans un article publié dimanche dans la prestigieuse revue Nature Climate Change. Ils invitent les scientifiques à changer leur discours.

«Ces dernières années, nous avons vu un nombre exceptionnellement élevé de vagues de chaleur record et destructrices, écrivent les auteurs. Plusieurs études récentes indiquent que plusieurs de ces vagues de chaleur, et peut-être la plupart d’entre elles, ne se seraient pas produites sans le réchauffement de la planète.»

L’article passe en revue plusieurs études ayant porté sur des phénomènes extrêmes: vagues de chaleur, pluies intenses et tempêtes.

Les auteurs, Dim Coumou et Stefan Rahmstorf, sont tous deux rattachés au réputé Potsdam Institute for Climate Change Research, en Allemagne. Ils signalent que l’affinement des recherches sur le climat nous permet de départager l’effet du réchauffement et les extrêmes «naturels».

«Il est très probable que plusieurs des événements extrêmes de la dernière décennie ne se seraient pas produits sans le réchauffement de la planète dû à l’action humaine», affirment les auteurs.

Jusqu’à huit fois plus de canicules

Actuellement, en Europe, 30% des records de chaleur sont dus au réchauffement. La durée des vagues de chaleur a doublé en Europe de l’Ouest entre 1880 et 2005. Dans l’est de la Méditerranée, l’intensité, la durée et le nombre de vagues de chaleur a été multiplié par six ou huit depuis les années 60.

Actuellement, aux États-Unis et en Australie, il y a deux fois plus de records de chaleur que de records de froid.

Et sur l’ensemble des continents, les étés extrêmement chauds frappent maintenant 10% du territoire, comparativement à seulement 0,1 ou 0,2% durant la période allant de 1951 à 1980. C’est de 50 à 100 fois plus.

Cependant, affirment les climatologues, certains phénomènes continuent d’être mal compris, dont les blocages atmosphériques comme celui qui a donné les températures exceptionnelles de la semaine dernière.

Incertitude

L’impact du nouveau climat est moins facilement décelable en ce qui concerne les précipitations extrêmes, comme celles qui ont causé les inondations au Pakistan en 2010.

Néanmoins, des tendances se dégagent. En Europe, aux États-Unis et en Australie, les indicateurs de précipitations intenses sont à la hausse. Et il est difficile d’ignorer les lois de la physique: plus l’air est chaud, plus il peut contenir de l’humidité. On observe que l’atmosphère terrestre contient 4% plus d’humidité aujourd’hui que dans les années 70.

Pour ce qui est des tempêtes, ouragans et cyclones, l’incertitude demeure.

«Plusieurs climatologues, dont nous-mêmes, ont coutume de répondre aux médias après des événements extrêmes avec la phrase voulant qu’un événement précis ne peut être attribué directement au réchauffement de la planète, relatent les auteurs. Trop souvent, le public comprend que l’événement n’est pas lié au réchauffement, alors que cela peut être le cas.»

http://www.cyberpresse.ca