Le Saviez-Vous ► Que veut-on dire par probabilité de précipitation?


Sur Facebook, sur la page de meteomedia, on peut lire toutes sortes de commentaires désobligeant et insultant par des gens qui pense que la météo est une science exacte. La science météorologie ne peut pas assurer 100 % l’évolution du temps qu’il fera, par contre avec la technologie, il est plus précis qu’avant si bien sûr, les courants d’air, le vent et autres phénomènes naturels ne changent pas au dernier moment. Ceci dit, je croyais que les pourcentages en probabilité étaient plutôt les  »chances » que le temps sera de la pluie, ou du soleil, ou de la neige … Mais, non, et c’est d’autant plus intéressant à regarder sur le site de météo le radar pour mieux se préparer.
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Que veut-on dire par probabilité de précipitation?

Une femme monte un escalier avec un parapluie multicolore.

Les probabilités d’averses influencent nos journées, mais la science derrière leur détermination demeure mystérieuse pour bien des gens.

PHOTO : ASSOCIATED PRESS / ALASTAIR GRANT

On me demande souvent des éclaircissements sur la notion de probabilité de précipitation. Qu’est-ce que c’est, au juste?

Pour certains, une faible probabilité signifie qu’on attend simplement quelques gouttes, alors que pour d’autres, une probabilité de 40 %, par exemple, signifie que seulement 40 % du territoire sera touché (pour la région de prévision) par des précipitations.

Quelques personnes voient aussi la probabilité comme une mesure du degré de confiance dans la prévision : plus la probabilité est faible, moins on est certain qu’il pleuvra.

Alors, qu’en est-il vraiment?

En fait, la probabilité de précipitation se définit comme étant la probabilité qu’en tout point d’une région il tombe au moins 0,2 mm de pluie (ou 0,2 cm de neige en hiver) durant la période de prévision.

Ainsi, une probabilité de 30 % correspond à quelques précipitations isolées, et 40 %, à des précipitations dispersées. Des probabilités de 60 %, par exemple, pointent plus vers des précipitations plus étendues. Au-delà de 70 %, les précipitations sont encore plus étendues et plus fréquentes.

La probabilité est donc liée à une distribution spatiale des précipitations et il faut donc voir ce concept comme une manière d’illustrer la situation météorologique à venir.

Lorsque les probabilités sont faibles, il est alors tout à fait indiqué de jeter un œil aux données des radars météorologiques. Le radar permet de détecter les précipitations et l’intensité de ces dernières. Il aidera à situer précisément les précipitations et permettra d’évaluer leurs déplacements probables grâce à la tendance passée (animation de 30 minutes à quelques heures).

La grande majorité des radars ont des portées horizontales de près de 250 km. Lorsqu’ils sont combinés, ils nous donnent une idée relativement précise de la situation météorologique et de son évolution probable à court terme sur une vaste région.

Le radar est devenu aujourd’hui un outil incontournable, et il est maintenant à la portée de tous grâce à de nombreux sites Internet qui affichent ces données en temps réel. Le site de l’Université du Québec à Montréal(Nouvelle fenêtre) est particulièrement intéressant, car on y propose des données des radars météo canadiens, américains et même européens.

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Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude


On prend de plus en plus conscience des changements climatiques avec ses inondations, sécheresse, vague de chaleur. Cela n’ira pas en s’améliorant surtout si nous ne faisons pas de geste concret pour diminuer l’impact. Si nous ne le faisons pas pour nous, pensons à nos enfants et ceux qui suivront.
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Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude

PHOTO DMITRI LOVETSKY, ASSOCIATED PRESS

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le Nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord.

(Paris) Canicules, sécheresses, pluies… Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère Nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2 °C, selon une étude publiée lundi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penché sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord.

« Si le monde se réchauffe de 2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le Nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord.

La probabilité de persistance de périodes à la fois chaudes et sèches est similaire, mais avec des pics régionaux importants, jusqu’à 20 % dans l’est de l’Amérique du Nord.

Les risques d’une période de sept jours de précipitations importantes augmentent eux de 26 %, faisant peser des menaces d’inondations.

« Nous pouvons prévoir des impacts de plus en plus importants des événements météo extrêmes pendant l’été, mais nos recherches montrent qu’en limitant le réchauffement à 1,5 °C, comme prévu dans l’Accord de Paris sur le climat, les réduiraient considérablement », a noté dans un communiqué Carl-Friedrich Schleussner, de Climate Analytics.

« Ayant à l’esprit le fait qu’avec le rythme actuel de réductions des émissions [de gaz à effet de serre], le monde se dirige vers 3 °C, notre étude souligne le besoin urgent d’action », a-t-il ajouté.

L’accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, voire à +1,5 °C. 

Mais le monde s’est déjà réchauffé de +1 °C, entraînant déjà une augmentation des canicules, sécheresses ou tempêtes. Et les signes d’une persistance plus longue de ces événements sont déjà là, note l’étude.

Par exemple, l’Europe a vécu en 2018 une période chaude et sèche particulièrement longue, d’avril à septembre, interrompue par de brèves périodes de rafraichissement et de pluie, entrainant notamment une baisse des récoltes de blé en Allemagne de 15 %, selon les chercheurs.

Et au printemps 2016, trois périodes rapprochées de plusieurs jours consécutifs de pluies avaient contribué au débordement de la Seine à Paris. 

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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport


Quand on voit les pays en pleine sécheresse, inondations, et toutes les catastrophes relier au climat, nous sommes conscient que le Canada aussi subit des changements dû aux réchauffements climatiques. Ce que nous sommes moins conscient, c’est qu’à cause la fonte des glaces et le manque de volonté de diminuer nos activités humaines qui ont des impacts beaucoup plus importants. En effet, le Canada se réchauffe plus vite qu’ailleurs dans le monde.
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Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète, selon un rapport

Radio-Canada

Le Canada se réchauffe, en moyenne, à un rythme deux fois plus élevé que le reste de la planète, et le nord du pays se réchauffe encore plus rapidement, selon un rapport d’Environnement Canada rendu public lundi.

Le document, intitulé Rapport sur les changements climatiques au Canada, indique que, depuis 1948, la température moyenne annuelle sur la terre ferme au Canada s’est réchauffée de 1,7 °C, les taux étant plus élevés dans le Nord, les Prairies et le nord de la Colombie-Britannique. Dans le nord du Canada, la température moyenne annuelle a augmenté de 2,3 °C.

En comparaison, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, depuis 1948, les températures moyennes mondiales ont augmenté d’environ 0,8 °C.

En plus de ces hausses de température, le rapport souligne que le Canada connaît une augmentation des précipitations, en particulier l’hiver, ainsi que des conditions « extrêmes » pour les feux de forêt et les pénuries d’eau l’été.

Le rapport a été rédigé par des scientifiques des ministères de l’Environnement et du Changement climatique, des Pêches et Océans et des Ressources naturelles, avec la contribution d’experts universitaires.

Le document indique que, si le réchauffement au Canada est le résultat à la fois de l’activité humaine et des variations naturelles du climat, « le facteur humain est dominant », en particulier les émissions de gaz à effet de serre.

Inondations, risques de sécheresse

Le réchauffement climatique a déjà eu des conséquences importantes au Canada, selon le rapport.

Les observations des auteurs montrent que les précipitations annuelles ont augmenté partout au pays depuis 1948, avec des hausses plus importantes dans le nord du Canada et dans certaines parties du Manitoba, de l’Ontario, du nord du Québec et du Canada atlantique. Le réchauffement a également entraîné une réduction de la quantité de neige qui représente les précipitations totales dans le sud du Canada.

Bien que les inondations soient souvent le résultat d’une multitude de facteurs, des précipitations plus intenses feront augmenter les risques d’inondation en milieu urbain.

Le réchauffement intensifiera la gravité des vagues de chaleur et contribuera à accroître les risques de sécheresse et d’incendies de forêt.

Le rapport prévoit également une augmentation alarmante du niveau local de la mer presque partout le long des côtes de l’Atlantique, du Pacifique et de la côte de Beaufort dans l’Arctique. D’ici la fin du siècle, le niveau de l’eau pourrait avoir augmenté de 75 cm à 100 cm dans les provinces atlantiques.

Tarification du carbone

Le rapport du gouvernement devait être publié mardi à 13 h, heure de l’Est, soit le lendemain de l’entrée en vigueur du plan de tarification du carbone du gouvernement fédéral au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en Saskatchewan. L’embargo a finalement été levé plus tôt, puisque certaines informations avaient déjà filtré dans les médias.

Les hauts fonctionnaires qui ont participé à la séance de breffage technique offerte aux journalistes en matinée ont insisté sur le fait que le rapport n’est pas une initiative politique et qu’ils planchent sur le document depuis quatre ans. Il s’agit d’un premier rapport d’une série destinée à renforcer les connaissances sur les conséquences des changements climatiques au pays.

« J’espère que les politiciens conservateurs prennent le temps de lire le rapport, parce que ça démontre combien on doit travailler sur les changements climatiques, que ce ne devrait pas être un enjeu politique et qu’on doit prendre des mesures qui fonctionnent, comme un prix sur la pollution », a soutenu la ministre de l’Environnement Catherine McKenna.

Ottawa a imposé une taxe sur le carburant dans ces provinces comme filet de sécurité, parce qu’elles n’ont pas leur propre système de tarification du carbone. Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford s’est d’ailleurs engagé à utiliser « tous les outils » à sa disposition pour lutter contre cette taxe fédérale.

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Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle


L’an dernier, les ouragans, les tempêtes tropicales ont fait beaucoup de dégâts parce qu’ils ont fait du surplace, malheureusement cela semble être la nouvelle norme causée par les changements climatiques.
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Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle

 

Crédits : Wikilmages / Pixabay

par Brice Louvet

Le rythme auquel les ouragans se déplacent à travers la planète ralentit, selon de nouvelles recherches, qui pointent du doigt le réchauffement climatique. Les tempêtes tropicales destructrices et à évolution lente deviendront de plus en plus fréquentes.

Pourquoi l’ouragan Harvey fut si destructeur l’an dernier ? Parce qu’il a fait du sur-place, stagnant sur Houston et ses environs pendant cinq jours. Environ 90 personnes ont été tuées dans le sud-est du Texas et plus de 200 000 foyers et entreprises ont été détruits. James Kossin, de la NOAA à Madison, dans le Wisconsin, affirme que la lenteur de Harvey peut être symptomatique d’une tendance plus inquiétante. Son nouveau document, publié dans Nature, fournit des preuves montrant que la vitesse à laquelle les ouragans se déplacent à travers la planète, un phénomène connu sous le nom de vitesse de translation, ralentit.

Ces nouvelles données montrent que, en moyenne, les ouragans dans le monde ont ralenti d’environ 10% au cours des sept dernières décennies. Plus précisément, en regardant les données historiques sur les ouragans de 1949 à 2016, le chercheur a constaté que les cyclones tropicaux dans l’Atlantique Nord ont ralenti de 6% au cours de la période observée. Dans l’est du Pacifique Nord et dans la région de Madagascar, il était plus proche de 4%, mais les ralentissements ont été de 15% dans les eaux australiennes et de 20% dans le Pacifique Nord-Ouest. Dans l’ensemble, les cyclones tropicaux ont ralenti dans les deux hémisphères et dans tous les océans, à l’exception de l’océan Indien du Nord.

Les données suggèrent par ailleurs que ces effets de ralentissement s’aggravent lorsque les ouragans atteignent la terre. Des ralentissements statistiquement significatifs de 20 à 30% ont été documentés sur les régions terrestres à proximité de l’ouest du Pacifique Nord, de l’océan Atlantique Nord et autour de l’Australie. Ces ouragans « stagnants » provoquent ainsi beaucoup plus de dégâts, en particulier à cause des inondations.

Selon le chercheur, la raison de ce ralentissement mondial pourrait être liée aux changements de direction de l’air qui régissent la direction et la vitesse des tempêtes tropicales. Il craint que le réchauffement de la planète ne change – et ne faiblisse – la façon dont l’air circule dans l’atmosphère. Le changement climatique est déjà considéré comme un facteur d’augmentation de la sévérité des cyclones tropicaux, et nous savons également qu’un réchauffement de la planète conduit également à des taux de précipitations plus élevés. Nous pourrions donc ajouter aujourd’hui une énième conséquence : des tempêtes tropicales plus lentes.

Source

http://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Et si la Terre s’était mise à tourner dans l’autre sens ?


 

Une bonne question ? Si la Terre tournerait de l’autre sens, la face du monde serait tout autre. L’Amérique du Nord serait probablement un pays en voie développement avec ses déserts arides et l’Afrique une végétation luxuriante ..
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Et si la Terre s’était mise à tourner dans l’autre sens ?

 

Crédits : iStock

par Brice Louvet

La Terre tourne dans la même direction que le Soleil depuis sa formation il y a environ 4,5 milliards d’années.

Mais que ce serait-il passé si elle s’était mise à tourner dans l’autre sens ?

Selon une simulation informatique présentée plus tôt ce mois-ci à l’European Geosciences Union qui se déroulait en Autriche, les déserts couvriraient l’Amérique du Nord, des dunes arides remplaceraient les étendues de la forêt amazonienne d’Amérique du Sud, et des paysages luxuriants et verdoyants s’épanouiraient de l’Afrique centrale au Moyen-Orient.

Au cours de l’orbite d’une année de la Terre autour du Soleil, celle-ci effectue une rotation complète sur son axe – du Pôle Nord au Pôle Sud – toutes les 24 heures, tournant à une vitesse d’environ 1 670 km/h (qui est mesurée à équateur). Sa direction de rotation est dite « prograde », c’est-à-dire d’Ouest en Est, commune à toutes les planètes de notre système solaire – exceptées Vénus et Uranus.

Au fur et à mesure que la Terre tourne, la poussée et la traction de son impulsion façonnent les courants océaniques qui, avec les vents atmosphériques, produisent une gamme de modèles climatiques autour du globe. Ces modèles entraînent des précipitations abondantes dans les jungles humides ou détournent l’humidité des zones desséchés, par exemple.

Pour étudier comment le système climatique de la Terre est affecté par sa rotation, les scientifiques ont récemment modélisé une version numérique de la rotation de la Terre, mais en sens inverse.

La rotation semble ici conserver toutes les caractéristiques majeures de la topographie, comme les tailles, les formes et les positions des continents et des océans. Cette nouvelle configuration permet en revanche au courants océaniques et aux vents d’interagir différemment avec les continents, générant dans le monde entier des conditions climatiques entièrement nouvelles.

Dans l’ensemble, les chercheurs ont découvert qu’une Terre en rotation d’Est en Ouest était une Terre plus « verte ». Pour preuve, la couverture mondiale du désert passe d’environ 42 millions de kilomètres carrés à environ 31 millions de kilomètres carrés. Les herbes ont germé sur la moitié des anciennes zones désertiques, et les plantes ligneuses ont émergé pour couvrir l’autre moitié. Cependant, les déserts sont apparus là où ils n’ont jamais été vus auparavant : dans le sud-est des États-Unis, dans le sud du Brésil et en Argentine ainsi qu’au nord de la Chine.

L’inversion de la rotation a également permuté les tendances du vent global, apportant des changements de température aux régions subtropicales et aux latitudes moyennes. Les zones occidentales des continents se sont refroidies, lorsque les frontières orientales se sont réchauffées, et les hivers sont devenus nettement plus froids dans le nord-ouest de l’Europe.

Les courants océaniques ont également changé de direction, réchauffant les frontières orientales des mers et refroidissant les frontières occidentales, rapportent les chercheurs pendant la conférence. La circulation méridienne atlantique (AMOC), un important courant océanique régulant le climat dans l’Atlantique, s’est éteint pour finalement refaire surface dans le nord de l’océan Pacifique, transportant de la chaleur vers l’est de la Russie. Dans ce cas de figure, la modification des courants marins dans l’océan Indien a également permis aux cyanobactéries de dominer la région, ce qu’elles n’ont jamais réussi à accomplir avec la rotation actuelle.

Source

http://sciencepost.fr/

Harvey, monstre imprévisible aux conséquences catastrophiques


C’est une inondation 100 fois pire ce que nous avons vécu chez moi, au printemps et cela n’est pas encore terminer pour le Texas. Surtout une grande ville comme Houston, ce sont des dégâts et des pertes à ne plus finir. Je ne sais pas si les changements climatiques y sont pour quelque chose, mais nous allons vivre ce genre d’épisodes plus souvent. Cela va t’il ouvrir les yeux des climato sceptique ?
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Harvey, monstre imprévisible aux conséquences catastrophiques

 

© reuters.

Les pluies diluviennes amenées par l’ouragan Harvey continuent de s’abattre sur la région de Houston, au Texas, et menacent également la Louisiane où l’état d’urgence a été déclaré.© getty.

 

 

© ap.

Les pluies diluviennes amenées par l’ouragan Harvey continuent de s’abattre sur la région de Houston, au Texas, et menacent également la Louisiane où l’état d’urgence a été déclaré.

Voici ce que l’on sait pour l’heure de Harvey et de ses répercussions.

L’ouragan Harvey de catégorie 4 a touché la côte texane dans la nuit de vendredi à samedi avec des vents de 215 km/h. Les pluies torrentielles ont provoqué des « inondations catastrophiques et potentiellement mortelles » dans la ville de Houston et tous le sud-est du Texas.

Les précipitations pourraient dépasser les 120 centimètres à certains endroits, y compris à Houston, la 4e métropole la plus importante des Etats-Unis avec 2,3 millions d’habitants et 6 millions en comptant la périphérie.

Le maire de Houston avait décidé ne pas donner d’ordre d’évacuation avant la tempête, craignant de susciter une situation de chaos sur les routes. Les autorités locales ont été dépassées par l’ampleur des inondations qui ont forcé la fermeture de deux aéroports et l’évacuation d’hôpitaux.

Compliquant encore les opérations, Harvey fait maintenant presque du sur-place sur la côte texane, augmentant les précipitations.

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© ap.

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© photo news.

Bilan humain

Le bilan humain s’élève pour l’instant à trois morts, mais ce chiffre sera probablement plus élevé à mesure que les secours parviennent dans les zones rendues inaccessibles par les eaux.

L’agence fédérale des situations d’urgence (Fema) a dit s’attendre à devoir abriter 30.000 personnes dans des centres d’accueil temporaires.

« Même si les vents ont diminué, je veux souligner que nous ne sommes pas encore sorti d’affaire, loin de là », a mis en garde la ministre de la Sécurité intérieure par intérim Elaine Duke lors d’une conférence de presse. « Des inondations potentiellement mortelles vont se produire dans de larges portions du centre-sud et du sud-est du Texas dans les prochains jours. Les rivières n’atteindront pas leur crue maximum avant la fin de la semaine », a-t-elle ajouté.

Le directeur de la Fema, Brock Long, a précisé que les opérations de recherche et de secours couvrent plus de 50 comtés du Texas.

Des milliards de dollars

Même s’il est encore trop tôt pour évaluer précisément l’ampleur des dégâts, le gouverneur du Texas Greg Abott a jugé que les dommages se chiffreront en milliards de dollars.

Les analystes estimaient lundi que les dégâts matériels s’élèveront entre 30 et 100 milliards de dollars, selon l’agence Bloomberg. La plus grande partie de ces dommages ne sera pas couverte par les assurances.

Le Golfe du Mexique est aussi une région clé pour la production pétrolière américaine. Harvey a provoqué la fermeture d’environ 22% de la production de brut dans le Golfe du Mexique, soit l’équivalent de 375.000 barils par jour.

Le gouverneur Abott a assuré que l’industrie pétrolière était bien préparée et que les opérations de pompage pourront reprendre d’ici une ou deux semaines.

Plusieurs ports le long de la côte texane ont également fermé, y compris le port de Houston, le second du pays en terme de tonnage.

12.000 hommes mobilisés

Les opérations de secours mobilisent d’importants moyens des autorités locales et fédérales qui sont appuyées par des volontaires pour participer aux recherches.

A Houston, certains habitants sont coincés sur les toits de leurs habitations par la brusque montée des eaux. Les vents qui soufflent encore jusqu’à 65 km/h compliquent les sauvetages par hélicoptère.

Le gouverneur du Texas a mobilisé la totalité de la garde nationale texane, soit 12.000 hommes.

Chaos, cambriolages, pillages

Les autorités américaines insistent sur le fait que la catastrophe est toujours en train de se dérouler.

Jusqu’à 450.000 personnes pourraient avoir besoin d’aide d’urgence, a indiqué lundi le directeur de la Fema.

Les services de secours tentent aussi de répondre aux nombreux appels à l’aide qui ont saturé les lignes des centres de secours, avant que les pluies ne s’abattent à nouveau sur Houston.

Des réservoirs de la ville menacent de déborder et le Corps d’ingénieurs de l’armée a décidé de relâcher de l’eau dans une rivière afin de contrôler autant que possible la direction des inondations.

La police de Houston a également mis en garde lundi ceux qui envisageraient de profiter du chaos pour commettre des cambriolages ou des pillages.

Enfin, au-delà du danger immédiat, les inondations polluées par des eaux usées font peser un risque sanitaire important sur les populations et qui peut durer parfois des années.

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Des inondations, pourquoi maintenant?


Nous avons présentement dans plusieurs villes du Québec, surtout au Sud des inondations importantes. Les causes : Nous avons eu des grosses bordées de neiges tardives et le tout a fondu rapidement en plus d’une fin d’hiver et début de printemps très pluvieux ce qui n’aide pas à la situation, et j’avoue quand je vois l’eau dans ma rue, et même si on me dit que je ne risque rien étant donné que le terrain du bloc que j’habite a une légère pente, cela ne me rassure pas vraiment. Vivement que cette pluie qui ne finit pas s’arrête …
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Des inondations, pourquoi maintenant?

 

Des inondations à Rigaud

Des inondations à Rigaud Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson

La crue atteint un niveau inégalé dans certaines régions du Québec. Un phénomène qui inquiète, d’autant plus que d’autres précipitations sont prévues dans les prochains jours. Comment expliquer les crues exceptionnelles cette année? Voici quelques éléments de réponses.

La fonte des neiges

Les crues exceptionnelles en Mauricie, en Outaouais, à Lanaudière et dans les Laurentides s’expliquent par une combinaison de facteurs, mais le premier est lié à la fonte des neiges.

Au printemps, les rivières, gorgées par la fonte des neiges, sont généralement hautes. Mais cette année, la neige est restée particulièrement longtemps dans plusieurs régions et ne s’est mise à fondre que dernièrement.

Les précipitations anormales

À la fonte des neiges s’ajoutent les précipitations abondantes des dernières semaines. Frédéric Fabry, professeur au département des sciences atmosphériques et océaniques à McGill, parle de « mauvaises séquences » de pluie qui surviennent une fois par quelques années.

Seulement à Montréal, 156 millimètres de pluie sont tombés en avril, plus du double de la moyenne (67,7 millimètres), selon Environnement Canada. Le record s’établit à 159 millimètres en 2005.

« Pour faire déborder une grosse rivière qui se nourrit de ruisseaux et de rivières, il faut beaucoup de pluie sur une très longue période », résume le professeur Fabry.

« On est rendu à notre troisième dépression provenant du Texas, chacune laisse une cinquantaine de millimètres de pluie, sans compter les rivières qui sont déjà pleines de neige fondue », souligne pour sa part Marc Thibodeau, météorologue à Environnement Canada.

La fonte de la neige et les pluies répétées font aussi en sorte que le sol est déjà gorgé d’eau et ne peut en absorber beaucoup plus.

La pluie et la fonte des neiges avaient également fait monter l’eau de la rivière Richelieu et du lac Champlain en Montérégie, lors des inondations records en 2011.

Et les barrages?

Dans certaines régions du Québec, des résidents se sont inquiétés du lien de cause à effet qu’il pourrait y avoir entre les inondations et la gestion que fait Hydro-Québec de ses barrages et réservoir. Plusieurs croient que la société d’État fait preuve de négligence en laissant l’eau s’écouler alors qu’elle n’aurait qu’à fermer les vannes.

Néanmoins, les experts estiment que l’influence d’Hydro-Québec sur le débit des cours d’eau reste limitée.

« L’ampleur du phénomène est tel que rien ne peut être fait avec les infrastuctures existentes. Techniquement, on peut fermer un barrage, mais il y a tellement d’eau que ça risque de les faire déborder ou de les briser », dit Frédéric Fabry.

Par ailleurs, le Pr Fabry n’entrevoit pas une recrudescence d’inondations au Québec dans un avenir rapproché, ni n’attribue le phénomène au réchauffement climatique, du moins pas directement.

« Dans un contexte de réchauffement climatique, il y aura moins de neige à fondre », souligne-t-il.

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