Sur les femmes et la graisse au ventre


Tout au long de la vie d’une femme, des changements s’opèrent sur son corps mais quand viens les années de ménopause le corps a tendance d’accumuler les graisses au ventre et les problèmes de santé peuvent se présenter …
Nuage

 

Sur les femmes et la graisse au ventre

 

Une femme avec un surpoids

Photo :  iStockphoto

La relation entre l’apparition des graisses et l’œstrogène chez la femme est maintenant mieux comprise grâce aux travaux de la Pre Sylvia Santosa de l’Université Concordia et Michael D. Jensen, de la clinique Mayo aux États-Unis.

Les deux auteurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Diabetes, ont découvert que certaines protéines et enzymes sont plus actives chez les femmes en postménopause. Ce phénomène explique pourquoi elles accumulent des réserves lipidiques plus importantes, particulièrement  au ventre.

Contexte
Les hommes portent généralement leur excès de graisses à l’abdomen. Les femmes, pour leur part, ont plus souvent tendance à prendre du poids aux hanches et aux cuisses. Une réalité qui change après la ménopause.


À ce moment-là, plusieurs femmes constatent que leur corps commence à entreposer les graisses comme celui des hommes. Ce phénomène indique l’existence d’un lien entre l’œstrogène et la constitution de réserves adipeuses. Cette réalité a été confirmée par de nombreuses études. Les mécanismes sous-jacents demeuraient cependant mal expliqués.

Il existe une grande différence entre la graisse dermique, située sur nos hanches et nos cuisses, et la graisse viscérale, qui couvre l’abdomen. La première est plutôt inoffensive alors que la deuxième est plus dangereuse. Elle peut en effet mener aux diabètes, aux maladies cardiaques et à certains cancers.

Les femmes en postménopause risquent de devoir affronter ces problèmes de santé lorsqu’elles accumulent plus de graisse viscérale. La compréhension du lien entre ce type de graisse et les niveaux d’œstrogène réduits associés à la ménopause est importante.

L’étude

Le duo de chercheurs a étudié l’entreposage des graisses chez les 23 femmes avant et après la ménopause. Ces participantes appartenaient au même groupe d’âge et se ressemblaient sur le plan de l’indice de masse corporelle et de la composition des tissus adipeux. Ces similitudes ont permis de mettre en évidence les effets de l’œstrogène sur l’absorption et l’entreposage des graisses.

De plus, ils ont découvert que les femmes en postménopause brûlent moins de graisses que leurs semblables en préménopause. Non seulement leurs cellules en emmagasinent davantage, mais elles sont également plus réticentes à s’en défaire.

« Collectivement, ces changements dans les processus corporels peuvent surprendre et même bouleverser les femmes qui n’avaient jamais eu de difficulté à gérer leur poids. » — Pre Santosa

Selon la Pre Santosa, ces nouvelles connaissances seront utiles aussi bien aux femmes en postménopause et à leur médecin qu’aux chercheurs qui s’intéressent à l’obésité en général. Elles pourront aider à cibler la lutte contre l’obésité.

La bedaine d'un homme 

Photo :  iStockphoto

Le saviez-vous?

En mai 2012, des chercheurs suédois de l’Université de Göteborg affirmaient que l’apparition de la bedaine de bière ne serait pas liée à la consommation de cette boisson.Selon eux, la bière n’est pas le coupable numéro 1 du gonflement du ventre. Il pourrait plutôt être associé à un laisser-aller général de l’individu.

http://www.radio-canada.ca