La prolifération des armes pourrait s’aggraver aux États-Unis


Peut-on vraiment comparer un permis de port d’armes à un permis de conduire ? Ainsi ou qu’une personne peut-être avec son permis de port d’armes, il aura cette permission dans tous les états. Avec les enfants qui tuent par accident, les tueries qui arrivent trop souvent. Est-ce vraiment un moyen pour se protéger ?
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La prolifération des armes pourrait s’aggraver aux États-Unis

 

Va-t-on pouvoir se promener avec une arme à feu au coeur de Manhattan ou autour... (Photo Philip Kamrass, archives Associated Press)

PHOTO PHILIP KAMRASS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

SÉBASTIEN BLANC
Agence France-Presse
Washington

Va-t-on pouvoir se promener avec une arme à feu au coeur de Manhattan ou autour de la Maison-Blanche ? La Chambre des représentants vote mercredi une proposition de loi qui permettrait à tout détenteur de permis local de port d’arme de voyager dans tous les États américains.

Cette mesure, devenue une priorité pour la National Rifle Association (NRA), le premier lobby des armes, s’inspire de ce qui existe en matière automobile: quel que soit l’État américain dans lequel on l’a obtenu, le permis de conduire est valide sur l’ensemble du territoire.

Cette idée qualifiée d’«incroyablement stupide» par le Los Angeles Times et dénoncée par les associations luttant contre les violences par balles concerne les autorisations de transport d’une arme dissimulée sous les vêtements, dans le coffre ou la boîte à gants d’une voiture.

Tous les États américains et la capitale fédérale Washington prévoient cette possibilité pour leurs citoyens. Dans 12 États, elle va de soi. Mais, dans 28 États, elle est assortie de la présentation impérative d’un permis plus ou moins aisé à obtenir.

En pratique, il est très difficile d’obtenir un tel permis dans des États comme la Californie ou New York, qui exigent que le candidat avance une «bonne raison» justifiant sa nécessité de se déplacer armé.

Mais, «dans 41 des 50 États, le citoyen lambda n’a pas besoin de montrer grand-chose pour obtenir un permis d’arme dissimulée», explique à l’AFP Gregg Carter, un expert de la Bryant University à Rhode Island.

Malgré les tueries

L’idée de la NRA est d’imposer une réciprocité entre les États. New York et la Californie seraient alors contraints d’accepter qu’un habitant de Louisiane ou de Floride, où les armes pullulent et les permis sont facilement attribués, puisse se comporter chez eux comme chez lui.

Si elle est adoptée, la loi «permettra à d’innombrables auteurs de violences conjugales et harceleurs de se déplacer armés dans tout le pays», a averti cette semaine Everytown for Gun Safety, une organisation qui lutte contre la prolifération des armes aux États-Unis.

L’examen de cette proposition de loi au Congrès témoigne qu’en dépit de récentes fusillades qui ont choqué l’Amérique, le lobby des armes parvient à faire progresser ses objectifs.

Un retraité a tué 58 personnes et en a blessé près de 500 en ouvrant le feu sur les spectateurs d’un concert de musique country à Las Vegas en octobre. Le 5 novembre, un ex-caporal a fait 25 morts dans une église du Texas, dont des enfants et une femme enceinte.

Pas moins de 24 procureurs généraux – chefs des autorités judiciaires de leur État – ont adressé vendredi au Congrès une lettre de soutien à la mesure de réciprocité des permis.

«Les États qui empêchent les visiteurs respectueux des lois de porter leur arme dissimulée mettent leurs habitants en plus grand danger de violence armée, et non en moindre danger. Ces États laissent les citoyens sans véritable option pour se défendre», ont-ils écrit.

Soutien républicain

Quelques jours plus tôt, 17 procureurs généraux s’étaient au contraire déclarés contre la proposition de loi.

D’autres organisations représentant les maires ou les parquets judiciaires, comme la Conference of Mayors ou l’Association of Prosecuting Attorneys, ont prévenu que la loi effacerait les restrictions prises localement et compliquerait la mission des policiers.

Un grand rassemblement était prévu mercredi sur la colline du Capitole, réunissant notamment des familles de victimes de récentes tueries comme celle de l’école primaire Sandy Hook (20 enfants tués), l’église de Charleston (neuf paroissiens noirs tués), le cinéma d’Aurora (12 tués) ou San Bernardino (14 morts).

La très vaste majorité des républicains qui contrôlent le Congrès soutiennent la proposition de loi.

Ils ont joint au texte une disposition améliorant les contrôles d’antécédents judiciaires et psychiatriques pour tout acheteur xd’arme, une façon de piéger leurs rivaux démocrates qui exigent depuis longtemps une telle mesure de «bon sens».

Si la proposition de loi est votée à la Chambre des représentants, elle devra alors franchir l’étape du Sénat où son avenir n’est toutefois pas garanti.

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Seuls les pro-armes peuvent stopper Clinton, dit Trump


Je crois que les élections américaines sont les plus suivies au monde à cause des frasques de Donald Trump. Ces propos sont vraiment ambigus qu’une personne moindrement dérangée pourrait pour le prendre au mot pour se sentir d’une forme de mission
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Seuls les pro-armes peuvent stopper Clinton, dit Trump

 

La campagne de Trump a immédiatement trouvé le... (PHOTO REUTERS)

La campagne de Trump a immédiatement trouvé le soutien du puissant lobby des armes à feu, la NRA, qui a appelé à voter pour le second amendement et par conséquent pour le candidat répulicain.

PHOTO REUTERS

MICHAEL MATHES
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a laissé entendre mardi que seuls les défenseurs du port d’arme étaient à même de stopper son adversaire démocrate Hillary Clinton ou les juges qu’elle pourrait nommer à la Cour suprême américaine, provoquant un nouveau tollé.

La déclaration du milliardaire et candidat du parti républicain dans la course à la Maison-Blanche a en effet été interprétée par de nombreux médias et observateurs comme un appel à user de la violence pour stopper Mme Clinton ou des juges.

«En gros, Hillary veut abolir le second amendement» de la Constitution, qui garantit le droit de posséder des armes, a déclaré M. Trump lors d’une réunion électorale à Wilmington, en Caroline du Nord.

«Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n’y a rien que vous puissiez faire, les gars», a dit M. Trump. «Quoique, avec le second amendement – peut-être qu’il y a une solution, je ne sais pas», a-t-il ajouté, laissant sa phrase en suspens.

L’équipe de campagne de Donald Trump n’a pas tardé à publier un communiqué face au déferlement de critiques, intitulé «communiqué de la campagne Trump sur les médias malhonnêtes».

Elle y affirme que le milliardaire voulait dire que le groupe très soudé de défenseurs du port d’armes empêcherait Mme Clinton d’être élue en votant massivement pour Donald Trump.

Soutien du lobby des armes 

«Cela s’appelle le pouvoir d’unifier – les supporters du second amendement sont très dynamiques et sont complètement unis, ce qui leur confère un grand pouvoir politique», a écrit Jason Miller, principal conseiller en communication de M. Trump.

Et l’ancien maire de New York Rudolph Giulani de lui venir en aide:

«Ce qu’il (Trump) voulait dire, c’est que vous avez le pouvoir de voter contre elle (Clinton)», a-t-il dit lors d’un autre meeting du candidat républicain en Caroline du Nord.

M. Trump a immédiatement trouvé le soutien du puissant lobby des armes à feu, la NRA, qui a appelé sur Twitter à soutenir le second amendement et par conséquent à voter pour Donald Trump.

Seule la Cour suprême serait à même de modifier cet amendement. L’un des neuf postes est vacant depuis la mort mi-février du juge ultra-conservateur Antonin Scalia, et la Cour est désormais divisée entre 4 progressistes et 4 conservateurs.

Il y a de fortes chances qu’il revienne au successeur de Barack Obama – dont le candidat désigné est dans les limbes devant le blocage du Sénat républicain – de nommer le nouveau juge.

C’est l’un des enjeux cruciaux de cette présidentielle. Nommés à vie, ces juges ont un pouvoir énorme sur les questions de société.

Mais l’argument de la campagne du milliardaire n’a pas vraiment convaincu, si l’on en croit la réaction sur les réseaux sociaux.

Le directeur de campagne de Hillary Clinton, Robby Mook, a lui aussi rapidement réagi, en accusant M. Trump d’utiliser un «langage dangereux».

«Une personne qui cherche à devenir président des Etats-Unis ne devrait pas lancer un appel à la violence sous quelle que forme que ce soit», a-t-il souligné. 

«Saisissants» 

Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut, où 20 enfants ont été abattus dans une école par un déséquilibré armé d’un fusil-mitrailleur en 2012, s’est dit dégoûté.

«Ce n’est pas un jeu, des gens instables armés de puissantes armes à feu et une haine irrationnelle pour Hillary vous écoutent, @realDonaldTrump», a tweeté le sénateur. «Abject», a renchéri le parlementaire démocrate David Cicilline.

La réprobation s’est élevée également dans le camp républicain.

L’ex-directeur de la CIA Michael Hayden a qualifié ces propos d’«extrêmement saisissants», qui «suggèrent soit une référence de très mauvais goût à un assassinat politique et une tentative d’humour, soit un incroyable manque de sensibilité».

Il fait partie de cinquante républicains ayant exercé d’importantes fonctions dans l’appareil américain de sécurité nationale qui ont dénoncé lundi l’ignorance et l’incompétence de Donald Trump.

Dans une lettre ouverte publiée dans le New York Times, ils ont estimé que le milliardaire serait «le président le plus dangereux de l’histoire américaine».

L’influente sénatrice Susan Collins est allée dans le même sens mardi, affirmant dans le Washington Post qu’il «ne mérite» pas la Maison-Blanche et qu’elle ne le soutiendra pas.

Le Secret Service – qui assure la sécurité de hautes personnalités et notamment des deux candidats – a dit être «au courant» des commentaires de M. Trump, sans préciser s’il avait l’intention d’enquêter.

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Les Texans peuvent désormais se balader en montrant leur arme


Je ne sais pas si d’autres états aux USA, les gens peuvent aussi exhiber leurs armes, mais je trouve cela désolant. A moins d’un avis contraire, au Texas, montrer son arme à l’école, dans les églises, dans un commerce serait accepté. Dans la rue, aucun problème ! Les Texans vont pouvoir se vautrer avec une arme à la ceinture. Si tous les jours 90 personnes meurent à cause d’une arme à feu aux États-Unis, les chiffres n’iront-ils pas en augmentation ?
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Les Texans peuvent désormais se balader en montrant leur arme

 

Open Carry Advocates - Virginie, 2014 | Eli Christman via Flickr CC License by

Open Carry Advocates – Virginie, 2014 | Eli Christman via Flickr CC License by

Repéré par Grégor Brandy

Les Texans n’avaient pas le droit de montrer qu’ils portaient une arme en public depuis 1871.

C’est une petite révolution qui a eu lieu ce 1er janvier au Texas, dans le sud des États-Unis. Pour la première fois depuis 1871, les Texans ont le droit de porter visiblement une arme, raconte le New York Times. Alors forcément, certains ont profité du passage à 2016 pour fêter ce changement:

«Epi Camacho, 34 ans, était tellement enthousiaste à l’idée de pouvoir tirer avantage de cette loi qu’il est arrivé au Capitol vers 22h30, le 31 décembre, et a ensuite symboliquement dévoilé son pistolet —un Glock 23— aux douze coups de minuit. « Il était temps », a-t-il indiqué plus tard

Le lendemain, ils étaient une centaine à Austin, la capitale de l’État, à se réunir pour célébrer ensemble le fait de pouvoir montrer qu’ils portent une arme.

«Des manifestations similaires ont eu lieu dans plus autres villes texanes.»

Car, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, c’était loin d’être le cas jusque-là, raconte le Guardian:

«Malgré sa réputation de centre de la culture cowboy, les lois du Texas sur les armes étaient assez modérées, comparé aux autres états. Jusqu’à aujourd’hui. Depuis vendredi, l’État de l’étoile solitaire (Lone Star State) est le plus peuplé du pays —et Houston et Dallas les deux plus grosses villes— à autoriser le port d’armes visibles.»

Au total ce sont 925.000 personnes (sur les presque 27 millions que compte le Texas) qui seront affectées directement par ce changement, explique le quotidien new-yorkais.

Sur son site, RFI précise ainsi que «tout détenteur d’un permis peut aller faire ses courses ou se rendre au bureau en arborant un pistolet à la ceinture. Tout établissement, église, école, commerce, qui n’est pas d’accord devra le préciser. Un site internet très détaillé explique les modalités de cette loi.»

Le New York Times détaille que si pour les partisans de cette nouvelle loi, «cela va aider à dissuader les potentiels criminels, les opposants affirment qu’il n’y a aucune preuve démontrant que les états ayant adopté une législation similaires sont plus sûrs».

Le Guardian souligne par ailleurs qu’un sondage publié l’année dernière indiquait que 75% des chefs de police texans «étaient contre ce concept».

Pas sûr que l’application de cette nouvelle loi plaise non plus au président américain.

«Barack Obama s’est fixé vendredi 1er janvier comme première résolution pour 2016 la lutte contre « l’épidémie » des violences par armes à feu aux Etats-Unis, malgré le blocage quasi-rédhibitoire du Congrès sur la question», raconte l’AFP.

En moyenne, 90 personnes meurent chaque jour par balle, aux États-Unis.

http://www.slate.fr/