Ampleur inquiétante des abus sexuels dans le sport amateur depuis 20 ans


Des parents inscrivent des jeunes à un sport amateur, et font confiance aux entraîneurs. Malheureusement, plusieurs se sentent trompés, car des adultes a qui ils ont confié ont abusé sexuellement des jeunes et certains des entraîneurs ont même été accusé d’exploitations, fabrication ou possession de pornographie juvénile.
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Ampleur inquiétante des abus sexuels dans le sport amateur depuis 20 ans

 

Le hockey compte le plus grand nombre d'entraîneurs... (Photo archives La Presse)

Le hockey compte le plus grand nombre d’entraîneurs accusés avec 86 cas, dont 59 ont donné lieu à des condamnations.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

 

Agence France-Presse
Montréal

Plus de 200 entraîneurs de sport amateur au Canada ont été condamnés pour des délits sexuels contre des mineurs au cours des 20 dernières années, révèle dimanche une enquête de CBC/Radio-Canada.

Selon ce vaste coup de sonde portant sur la période 1998-2018, 340 entraîneurs de jeunes ont fait l’objet d’accusations de délits sexuels, qui ont donné lieu à 222 condamnations pour des abus contre plus de 600 jeunes de moins de 18 ans.

La chaîne ajoute que 34 cas supplémentaires font l’objet de procédures encore en cours.

Pour constituer sa base de données, CBC/Radio-Canada indique avoir épluché des milliers de dossiers judiciaires et visité de nombreux tribunaux dans l’ensemble du pays, ce qui a  permis à la chaîne de brosser un « portrait dérangeant de l’ampleur des délits sexuels commis par des entraîneurs ou des personnes en position de pouvoir dans le sport amateur canadien depuis 20 ans ».

Pour Sandra Kirby, ancienne sportive olympique, professeure de sociologie à l’université de Winnipeg et experte en matière d’abus sexuels dans le sport, les chiffres compilés par CBC/Radio-Canada pourraient n’être que la « partie émergée de l’iceberg » car tous les cas d’abus ne font pas l’objet de dénonciations.

Elle estime que les organisations sportives du pays ne peuvent ignorer ces résultats et qu’une « réforme massive » est nécessaire pour que tous les enfants s’adonnant à une activité sportive puissent le faire en toute sécurité.

Interrogée par CBC, Lorraine Lafrenière, dirigeante de l’association des entraîneurs du Canada, a de son côté jugé « déchirants » ces résultats, notant qu’ils montrent que les « parents ont un sentiment de sécurité trompeur lorsqu’ils laissent leurs enfants dans un club sportif ».

Selon CBC/Radio-Canada, les délits portent sur des abus sexuels, de l’exploitation sexuelle et la fabrication ou possession de pornographie juvénile.

Les condamnations concernent très majoritairement des hommes, 213 sur 222, mais les victimes sont autant des jeunes garçons que des jeunes filles.

Le hockey compte le plus grand nombre d’entraîneurs accusés avec 86 cas, dont 59 ont donné lieu à des condamnations.

Le soccer, qui compte le plus de pratiquants au Canada, arrive en seconde position avec 40 personnes accusées et 27 d’entre elles condamnées, mais tous les sports sont concernés, souligne l’enquête de CBC/Radio-Canada.

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Cinq adolescents arrêtés après un viol collectif à Montréal-Nord


Ce n’est pas juste en Inde qu’il y a des viols collectifs, la différence, c’est qu’en Occident, il y a des témoins qui ne font rien et on partage sur le Web des crimes odieux. C’ est  aussi effrayant que le tout est filmé par  une femme idiote et qui a partager  sa vidéo sur Internet.
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Cinq adolescents arrêtés après un viol collectif à Montréal-Nord

 

... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

 

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse

Cinq adolescents âgés de 13 à 15 ans ont été arrêtés jeudi dernier pour agression sexuelle, production et distribution de pornographie juvénile, a rapporté ce matin le 98,5 FM.

Ces arrestations font suite à un viol collectif perpétré sur une jeune fille de 13 ans dans un appartement de Montréal-Nord. L’adolescente a raconté avoir été intoxiquée par une drogue injectable et agressée à répétition lors d’une soirée entre amis. Une dizaine de personnes auraient assisté à la scène, filmée par une jeune femme et distribuée sur différentes plateformes numériques.

Par crainte de représailles, l’adolescente n’a parlé de l’événement à personne.

Les images insoutenables ont toutefois fait leur chemin jusqu’au frère de la victime, qui a alerté son père. Celui-ci, sous le couvert de l’anonymat pour protéger l’identité de la jeune fille, s’est confié au réseau de radio montréalais.

« J’ai vu les images, mais je n’ai pas été capable de regarder jusqu’à la fin. J’ai pleuré, j’ai pleuré, ce sont choses qui m’ont fait tellement mal… Ça va la marquer à vie », a-t-il dit.

« Le mal est fait déjà. J’aimerais tout simplement que d’autres enfants ne puissent pas vivre cette horreur », a-t-il ajouté.

Selon le 98,5 FM, les suspects devraient comparaître au cours de la semaine en chambre jeunesse. Ils ont été arrêtés en pleine cour d’école jeudi dernier et ont été libérés sur promesse de comparaître après avoir été interrogés.

Le Service de police de Montréal a confirmé qu’une enquête était en cours, mais a refusé de commenter davantage.

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Crimes sexuels sur des enfants à l’étranger: des mesures plus dures réclamées


C’est pitoyable que des délinquants sexuels sur mineurs inscrit au registre national des délinquants sexuels au Canada peuvent circuler hors pays pour s’adonner aux trafics sexuels en tant que pédophiles. Les enfants qu’importe le pays doivent être protégés. Aux États-Unis et en Australie, ils ont pris des mesures qui sont importantes et auraient sûrement une diminution sur ce genre de tourisme
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Crimes sexuels sur des enfants à l’étranger: des mesures plus dures réclamées

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Ceux qui sont inscrits au «registre national des délinquants sexuels» pour des crimes commis sur des mineurs peuvent se déplacer incognito à l’étranger.

Indigné que des pédophiles canadiens puissent toujours faire du tourisme sexuel et agresser des mineurs à l’étranger, un groupe de protection des droits des enfants continue de faire pression sur Ottawa pour qu’il adopte une ligne plus dure envers les délinquants sexuels, inspiré notamment par les États-Unis qui peuvent les identifier directement sur leurs passeports.

Début novembre, une nouvelle mesure est entrée en vigueur chez notre voisin du sud. Les États-Unis peuvent révoquer les passeports des délinquants sexuels condamnés et ajouter, lorsqu’ils sont émis de nouveau, la mention suivante:

 «Ce titulaire a été condamné aux États-Unis d’un crime sexuel sur un mineur et est un délinquant sexuel couvert en vertu de la (loi américaine)».

L’Australie vient aussi tout juste de revoir ses mesures. Le ministre responsable aura bientôt l’obligation d’annuler un passeport d’un délinquant sexuel inscrit sur demande d’une autorité compétente.

Mais rien de tel au Canada, déplore l’organisme Au-delà des frontières (ECPAT-Canada).

Il se désole qu’au pays, ceux qui sont inscrits au «registre national des délinquants sexuels» pour des crimes commis sur des mineurs puissent se déplacer en toute impunité et se rendre incognito en Thaïlande ou dans d’autres pays prisés par les touristes sexuels — y compris pour y effectuer du bénévolat dans des orphelinats.

Pas d’interdiction, à moins qu’ils ne soient sous le coup d’une probation les empêchant de se rendre à l’étranger ou que les conditions de leur remise en liberté ne les en empêchent.

Annuler les passeports des délinquants sexuels

Le gouvernement fédéral devrait en faire plus pour protéger les enfants dans des pays étrangers, plaide l’organisme qui demande deux choses. D’abord, que les lois canadiennes soient modifiées afin qu’il soit obligatoire pour le ministre — et non pas discrétionnaire comme c’est le cas actuellement — d’annuler les passeports des délinquants lorsqu’une autorité canadienne le demande, soit un juge ou une agence de protection de l’enfance. Une façon de faire similaire à l’Australie, explique David Matas, un porte-parole de l’organisation, qui précise que la loi australienne n’est pas encore en vigueur.

L’organisme réclame aussi un timbre comme aux États-Unis, sur les passeports des délinquants inscrits au registre, condamnés pour des crimes sexuels commis sur des enfants. Cela aurait pour effet d’aviser les autorités étrangères qu’un délinquant sexuel s’apprête à entrer sur leur territoire.

Bref, là où le voyage serait permis, ces pays seraient à tout le moins avisés du passé du voyageur pédophile.

«Les autres pays, incluant ceux des pays en voie de développement, seraient alors bien mieux équipés pour protéger leurs enfants des prédateurs en voyage et des touristes sexuels visant les enfants. Ils pourraient simplement et facilement leur refuser l’entrée», en refusant d’émettre un visa par exemple, soutient Au-delà des frontières-Canada.

Selon l’organisme, les changements législatifs au Canada se heurtent toutefois à un obstacle de taille: la Charte canadienne des droits et libertés, qui prévoit que la mobilité est un droit fondamental. M. Matas soupçonne que ce droit à la mobilité est ce qui pose problème ici.

«Je n’accepte pas cet argument», dit-il toutefois, précisant que ce droit n’est pas absolu. «Nous avons deux droits concurrents ici. Le droit des enfants d’être protégés contre des sévices sexuels et le droit des adultes à la liberté de mouvement. Entre ces deux droits, celui des enfants devrait prévaloir.»

Quant à une violation de la vie privée, causée par un cachet dans le passeport qui indiquerait que le détenteur a été condamné pour un crime sexuel contre les enfants, et les exposant à des représailles de personnes outrées de leurs crimes, là aussi M. Matas croit que la protection des enfants devrait avoir le dessus.

L’organisme tente de recueillir un maximum de signatures pour une pétition qu’il entend déposer au Parlement et présenter au ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen.

Questionné à savoir s’il envisageait les changements législatifs mis de l’avant par l’organisme, le bureau du ministre Hussen n’a pas répondu, transférant notre demande au ministère, qui a rétorqué qu’il ne peut commenter sur des décisions politiques ou des changements législatifs futurs.

Il précise toutefois que le Décret sur les passeports canadiens a été modifié en 2015.

Cet article prévoit que «le ministre peut refuser de délivrer un passeport s’il a des motifs raisonnables de croire que cela est nécessaire pour prévenir la commission de tout fait visé au paragraphe 7(4.1) du Code criminel», soit les infractions d’ordre sexuel impliquant des enfants à l’extérieur du Canada. Pour les mêmes motifs, il peut révoquer un passeport.

C’est bien, mais «cela ne va pas assez loin», soutient M. Matas, qui souhaite que la révocation soit obligatoire.

À noter que le Canada avait aussi modifié ses lois en 2002 afin de mettre un frein au tourisme sexuel et de permettre aux autorités de traduire en justice ici les Canadiens ayant commis des crimes sexuels à l’étranger, peu importe les lois du pays visité.

Des prédateurs canadiens ayant sévi à l’étranger

Ernest Fenwick MacIntosh

L’homme de la Nouvelle-Écosse a été arrêté au Népal en 2014 pour agression sur un garçon handicapé vivant dans un orphelinat. Il a écopé de sept ans de prison.

Après deux procès tenus en 2010 au Canada, MacIntosh avait été condamné sur 17 chefs d’accusation pour grossière indécence et agression sur des mineurs dans les années 1970. Ces condamnations avaient été cassées par la Cour suprême du Canada en 2013 en raison de trop longs délais écoulés pour les procédures criminelles.

Donald Bakker

Le Vancouvérois a été arrêté par la police de Vancouver en 2003 après avoir agressé une prostituée. À ce moment, il a reconnu avoir commis dix agressions sexuelles auparavant, dont sept sur des fillettes au Cambodge, âgées de 7 à 12 ans.

Il est le premier Canadien à avoir été condamné en vertu de la Loi sur le tourisme sexuel. En 2005, il a écopé de 10 ans de prison. Il a été libéré en 2012.

James McTurk

L’homme, inscrit au registre national des délinquants sexuels, a été arrêté en mars 2012 à Toronto après être rentré de Cuba avec des photos troublantes de lui prenant part à des actes sexuels avec des enfants. Il a ensuite été accusé de neuf chefs de crimes de tourisme sexuel et de production de pornographie juvénile.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Enfants nus sur le web à sept ans, un «drame humain»


Même si les parents sont vigilants, ce genre de chose qui met en scène un enfant dans des images intimes peuvent malheureusement se retrouver sur le web pour des mauvaises intentions. L’enfant ne peut pas savoir toutes les conséquences qui risquent de le suivre pendant longtemps. Pour les parents, certaines photos de leurs enfants, ne devraient jamais se retrouver sur Internet
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Enfants nus sur le web à sept ans, un «drame humain»

 

 

De plus en plus d’enfants, parfois aussi jeunes que sept ans, offrent volontairement leur corps, en photos et en vidéos sur le web, sans se douter des conséquences.

Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) aurait à gérer trois à quatre nouveaux cas d’auto exploitation juvénile chaque semaine, a rapporté le 98,5 sur son site web.

Une fillette de sept ans a partagé une vidéo d’elle sur le web, «malgré la bienveillance de ses parents», a expliqué la lieutenante-détective du SPVM, Nathalie Morin.

C’est un citoyen qui a alerté les policiers de la présence d’une telle vidéo sur YouTube. La lieutenante-détective n’a pas voulu donner de précisions sur la vidéo, qu’on soupçonne être aux limites de la pornographie.

«L’enfant a réussi à faire un bout de vidéo et le publier, volontairement ou non», a ajouté Mme Morin.

Bien que ce cas soit «exceptionnel», selon la lieutenante-détective, «les cas sont tous égaux, et c’est un drame humain dans chacun des cas», a soutenu Nathalie Morin en entrevue avec Mario Dumont.

La lieutenante-détective du SPVM a tenu à rappeler l’importance de sensibiliser les enfants, dès leur très jeune âge, aux risques reliés à la production d’images intimes sur les appareils électroniques.

Pas de conscience des conséquences

Les images souvent explicites de la femme dans les magazines, dans les vidéoclips, sur le web peuvent inciter des jeunes filles à reproduire certains comportements.

«À cet âge-là, on n’a pas la conscience en terme d’anticipation des conséquences de nos gestes», a expliqué la psychoéducatrice Stéphanie Deslauriers.

La vie de ces enfants, qui souhaitent plaire à tout prix, tourne rapidement au cauchemar après la création de telles images. Honte, gêne et dépression accompagnent ces jeunes qui se mettent à nu sur le web.

«C’est très lourd à porter», a confié la psychoéducatrice.

Parler de sexualité

Afin de prévenir de tels comportements, la sexologue clinicienne Michèle Saint-Amand a souligné l’importance de parler de sexualité avec ses jeunes.

«Il faut parler de sexualité. C’est supposé être beau, épanouissant, égalitaire et respectueux», a-t-elle dit en entrevue à 100 % Nouvelles, sur les ondes de LCN.

Les parents doivent garder une attitude d’ouverture avec les enfants lorsqu’ils discutent de sexualité.

«Il faut que les jeunes aient envie de parler de sexualité», a conclu la sexologue clinicienne.

Les risques

Partager une image intime transmise volontairement, sans le consentement de la personne, peut être passible d’accusations criminelles, a rappelé la lieutenante-détective Morin.

«Dans certains cas, les images intimes distribuées peuvent atteindre les niveaux de pornographie juvénile», a-t-elle ajouté.

http://www.tvanouvelles.ca/

Dans les filets de la sextorsion


Que ce soit Facebook, Avatar, le sextage, qui lui peut devenir le sextorsion, par des prédateurs qui veulent de l’argent sinon, ils font circuler la vidéo compromettante qu’ils ont réussi à prendre avec une grande manipulation d’un jeune a jouer un jeu sexuel qui probablement n’aurait jamais fait dans des conditions normales … et évidemment l’éternelle cyberintimidation, nos jeunes sont des victimes faciles et il est important d’en parler avec eux et de leur donner des ressources en cas de problèmes
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Dans les filets de la sextorsion

 

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des...

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des ados inquiète le Centre canadien de protection de l’enfance qui enregistre une hausse importante des dénonciations.

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

(Québec) Le Centre canadien de protection de l’enfance sonne l’alarme. Les jeunes d’ici sont la cible d’organisations criminelles étrangères, probablement africaines, qui tentent de les extorquer, de les «sextorquer». Et ce n’est qu’un des périls qui guettent les enfants et les ados, bien candides en pianotant sur leurs claviers, sur leurs cellulaires dernier cri…

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des ados inquiète le Centre canadien de protection de l’enfance qui enregistre une hausse importante des dénonciations.

«Dans le dernier mois seulement, on a reçu quelques dizaines de signalements concernant des jeunes qui se sont fait prendre à ce piège-là», avance le porte-parole francophone, René Morin. «C’est quelque chose qui nous préoccupe depuis quelques semaines, la multiplication des cas de sextorsion pour les jeunes. […] Ces gens opèrent de l’étranger pour s’en prendre aux adolescents de chez nous.»

Des garçons et des filles dans le pétrin, déboussolés, se font menacer. La scène ressemble à ceci :

«Si tu ne nous envoies pas de l’argent, on transfère ta vidéo, celle où on te voit nu, celle où tu te livres à des gestes sexuels. Tes amis, ta famille, peut-être même tes profs et ton patron vont la recevoir.»

Généralement, on leur réclame entre 200 $ et 900 $.

Le site Cyberaide.ca recueille les signalements des internautes dégoûtés par de présumés cas d’exploitation sexuelle d’enfants. Mis en ligne par le Centre canadien de protection de l’enfance, il reçoit quelque 2200 plaintes par mois.

«C’est énorme!» balance M. Morin.

Dans le lot, on avait l’habitude de dénombrer un ou deux cas de cyberextorsion par semaine. L’objectif du criminel était souvent d’obtenir, sous la menace, des images plus osées de la victime, pour sa collection privée.

De plus en plus nombreux

Depuis quelques semaines, on observe toutefois un changement: les dossiers sont de plus en plus nombreux et les malfaiteurs veulent de l’argent. Un indice qu’un réseau criminel installé en Afrique ou en Asie mène peut-être la charge, analyse René Morin.

L’arnaque serait fréquente dans l’univers adulte. «C’est un phénomène qui n’est pas nouveau. Des tas d’adultes se font prendre.»

Le Centre canadien de protection de l’enfance observe toutefois avec crainte le virage jeunesse des «brouteurs» – c’est le nom affublé aux arnaqueurs en France et en Afrique de l’Ouest.

Le scénario. Un ado se fait aborder par un autre «jeune» sur les réseaux sociaux. Une relation se développe. Le malfaiteur, sous sa fausse identité, propose alors rapidement de poursuivre les échanges sur un service d’appel vidéo, comme Skype ou FaceTime.

«Ils sont conduits à s’exhiber sans savoir que ce qu’ils font à la caméra est en train d’être enregistré.»

Quelques jours plus tard, un individu contacte l’ado attiré dans ses filets. La victime apprend que ses actes sexuels ont été immortalisés. Il est piégé, se sent impuissant, ne veut surtout pas en parler à ses parents.

Sensibilisation

«Les parents doivent rappeler sans cesse aux ados qu’il est risqué de se livrer à des actes sexuels sur Internet et que les images peuvent être utilisées contre eux», prévient le Centre canadien de protection de l’enfance, dans une communication écrite.

«La vidéo en direct, combinée à la curiosité sexuelle des jeunes, rend les jeunes particulièrement vulnérables à la sextorsion et à la coercition. Les parents doivent savoir que cela peut arriver à n’importe quel ado.»

Que faire s’il est trop tard?

«Ne pas verser l’argent qui leur est demandé.»

Il ne faut pas faire confiance au criminel, répond René Morin. Ne pas penser qu’en décaissant, on achètera la paix. Reste à faire face, à porter plainte et à essayer de faire effacer les images. On cesse toute communication avec le criminel en le bloquant sur tous les réseaux. Puis on désactive les comptes ayant servi à communiquer avec l’arnaqueur. On en parle à un adulte et on communique avec les policiers et Cyberaide.ca. Quelques pistes ici : www.aidezmoisvp.ca

On trouve également une fiche pour les parents sur http://www.cyberaide.ca, intitulée Comment aborder l’extorsion sur Internet avec des ados. On se rend sur le site, on clique sur l’onglet «Sécurité Internet». Choisissez la section «Pour les ados». Plusieurs documents y sont offerts.

Intimidation

Armé d’un clavier

«L’intimidation peut avoir des conséquences graves.»

 Des ados se sont suicidés parce que leur estime s’était étiolée à coup de messages haineux sur les médias sociaux.

Devant leur clavier, les jeunes se sentent anonymes, se sentent totalement détachés, observe l’agente Marie-Ève Painchaud, affectée aux communications du Service de police de la Ville de Québec.

«Ils ne réalisent pas la portée.»

Que les insultes soient balancées au visage de la victime ou que les commentaires désobligeants soient publiés en ligne, l’effet dévastateur est le même, fait remarquer Mme Painchaud.

Avant de proférer des menaces ou de déprécier, photo à l’appui, un camarade de classe, mieux vaut prendre une pause : face à face, dans le blanc des yeux, lui dirais-tu?

La parole, les écrits, deviennent une arme. La répétition des insultes mine la victime. La détresse est réelle, note Mme Painchaud.

Pour que ça cesse, elle invite à la dénonciation. Pas seulement les victimes, tous les témoins silencieux aussi.

Selon l’organisme Jeunesse, J’écoute, «la plupart des témoins ne font rien lorsqu’ils voient de l’intimidation».

Pourtant, «60 % du temps, l’intimidation cesse dans les 10 premières secondes lorsque des témoins interviennent», lit-on sur le site Web.

La cyberintimidation est particulièrement insidieuse, ajoute la Gendarmerie royale du Canada.

«Contrairement à l’intimidation traditionnelle, la cyberintimidation suit sa victime en tout temps, de l’école au centre commercial et jusqu’à la maison, où la victime serait à l’abri de l’intimidation traditionnelle», explique-t-on en ligne, sur une page dédiée à cette problématique. «Les jeunes qui sont victimes d’intimidation sont plus susceptibles de souffrir de maux de tête et de ventre, de dépression et d’anxiété. Les problèmes de santé mentale associés à l’intimidation peuvent troubler la victime pendant de nombreuses années.»

Si tu es victime, ne réponds pas. Conserve les preuves et parle à un adulte. Tu peux contacter Jeunesse, J’écoute au 1 800 668-6868. Il y a aussi des informations pertinentes ici : www.aidezmoisvp.ca. Ensuite, on demande au fournisseur du service téléphonique de bloquer le harceleur et on écrit à Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux pour que ses comptes soient fermés. On avertit également l’école et les policiers.

Sextage (sexting)

 

«C’est en train de prendre des proportions démesurées.»

Le sextage foisonne :

«C’est en train de prendre des proportions démesurées.»

Deux ados se fréquentent, s’amourachent. Mais l’idylle s’effondre, il y a rupture. Et il y a ces photos sexuelles échangées par les amants, stockées. Un matin, un des coeurs brisés envoie les plus osées à ses amis, qui transfèrent aussitôt à tous leurs amis, qui s’empressent de faire suivre…

«Ça se voit couramment dans les écoles du Québec. C’est un problème qui prend de court les familles, les jeunes, les écoles et les corps policiers», explique le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin. «Ça vient avec la popularité des téléphones intelligents.»

«Lorsque des images intimes de vous-même sont en circulation sur Internet, vous perdez le contrôle», enchaîne-t-il.

Du jour au lendemain, des dizaines d’élèves, voire des centaines, se promènent avec vos photos, vos vidéos, dans leur poche.

«Psychologiquement, ça peut être très, très dur.» Certains jeunes craquent, se suicident.

Dans le feu de l’action, les victimes s’effondrent en pensant aux conséquences sociales de la diffusion de leur intimité, ajoute M. Morin. Elles ne pensent pas à l’aspect légal, elles ne pensent pas à contacter Facebook pour faire retirer ces photos de pornographie juvénile. Car c’est souvent de la pornographie juvénile.

L’ancien amoureux qui diffuse pourrait se retrouver dans de beaux draps.

«Les jeunes ne réalisent pas qu’ils deviennent eux-mêmes des producteurs de pornographie juvénile.»

«Il est illégal de produire, posséder ou distribuer de la pornographie juvénile», acquiesce Marie-Ève Painchaud, agente aux communications du Service de police de la Ville de Québec. «À partir de 12 ans, ils peuvent être reconnus coupables.»

Pris dans le tourbillon? Il faut en parler à un adulte, à ses parents. Et pour savoir comment faire cesser la diffusion, comment faire retirer une photo ou une vidéo des sites sociaux populaires, comment déposer une plainte, comment prendre soin de soi durant la tempête: http://www.aidezmoisvp.ca ou Jeunesse, J’écoute 1 800 668-6868.

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Mon «ami» de jeu en ligne veut me rencontrer

La popularité des jeux vidéo en ligne est grandissante chez les internautes. Et là où on retrouve beaucoup de mineurs, quelques prédateurs chassent.

L’activité semble banale : un jeune met son casque d’écoute, se branche sur la Toile pour y retrouver ses amis de jeu. Mais ces «amis», aux noms fort inventifs, ne reviennent pas tous de l’école. Selon les dernières données disponibles auprès du CEFRIO, un centre de recherche et d’innovation, environ 36 % des internautes adultes sont adeptes de jeux en ligne.

Dans la capitale, treize policiers sillonnent les écoles. Durant leurs rencontres avec les jeunes, un message:

«Ne pas donner de renseignements personnels, ne pas rencontrer les autres joueurs», explique Marie-Ève Painchaud, agente aux communications du Service de police de la Ville de Québec. On ne sait pas qui se cache derrière l’avatar, le pseudonyme.

Du haut de leur adolescence, les jeunes ne saisissent pas tout le danger potentiel. Les policiers doivent leur rappeler qu’il est aisé de modifier son identité, de se bâtir un profil imaginaire.

«On peut faire face à des gens mal intentionnés.»

Les conseils de l’agente Painchaud: ne pas utiliser de pseudonyme qui donne son âge afin d’éviter de devenir une cible, ne pas donner d’informations personnelles aux autres joueurs sans en parler à un adulte de la maison. Surtout, toujours avertir ses parents si on planifie une rencontre avec ses «amis» et s’assurer d’y être accompagné. Ne pas y aller seul.

«On ne sait jamais à qui on a affaire», renchérit le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin. Toute personne qui a un attrait sexuel pour des enfants va se tourner vers des endroits où se regroupent les jeunes. On en retrouve chez les bénévoles d’équipes sportives, par exemple. Et maintenant dans le cyberespace, sur les sites de réseautage les plus populaires. «Ce qui se passe sur Internet est un peu le miroir de ce qui se passe dans la vie.»

Facebook

Ma vie, ce livre ouvert

«Les jeunes dévoilent sans souci une quantité phénoménale d’informations à leur sujet au vu et au su de tous. Ça les expose considérablement à des dangers qu’ils ne soupçonnent même pas.»

Quand la popularité se mesure en nombre d’amis sur Facebook, on comprend que plusieurs jeunes les accumulent à un rythme accéléré : ils acceptent «un peu n’importe qui», observe le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin.

Le problème, c’est que les 3000 abonnés voient tout. Ces relations reçoivent les publications du jeune, peuvent en apprendre beaucoup sur ses intérêts, ont accès à ses autres «amis».

Le cyberprédateur reste à l’affût, guette les signes de vulnérabilité. Un jeune criant sa solitude sur les médias sociaux, par exemple.

«Il y a un conditionnement pour gagner sa confiance, sexualiser lentement les échanges, puis banaliser la question du sexe adulte-enfant…»

Le printemps dernier, nous avions d’ailleurs relaté le stratagème élaboré par un conseiller en assurances de Cap-Rouge, père de deux petits, pour séduire sept enfants de 10 à 12 ans sur Facebook. Il avait utilisé trois identités fictives de jeunes pour tisser des liens intimes, avoir une relation sexuelle avec une fille prépubère.

René Morin recommande donc aux jeunes de n’accepter comme amis que les personnes qu’ils connaissent dans la «vraie» vie.

L’agente Marie-Ève Painchaud, du Service de police de la Ville de Québec, rappelle l’importance de modifier ses paramètres de confidentialité dans les réseaux sociaux virtuels. Cela permet de déterminer qui peut voir les informations diffusées. Tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit néanmoins de lieux publics : «Il faut rester prudent.»

http://www.lapresse.ca

Comment protéger vos ados contre l’exploitation sexuelle sur Internet?


C’est un sujet qui me tient à coeur. Nous profitons tous de la technologie, mais malheureusement, certains l’utilisent à mauvais escient. Ce sont les enfants, les adolescents qui peuvent être victimes d’abus, de leurre afin de profiter d’eux, car beaucoup sont des cibles potentiellement faciles pour l’exploitation sexuelle sur Internet
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Comment protéger vos ados contre l’exploitation sexuelle sur Internet?

 

Malgré toutes les campagnes de sensibilisation, la vaste majorité des enfants victimes de leurre sur le web ne rapportent pas avoir été la cible d’un acte criminel, selon une étude du Centre canadien de la protection de l’enfance (CCPE).

« Dans plus de 90 % des cas [96 sur 104], l’enfant victime n’a pas brisé le silence pour dévoiler l’abus. Dans 75 % des cas [8] où l’enfant a signalé ses inquiétudes, il avait déjà été victime d’abus pédosexuel ou d’exploitation sexuelle avant de briser le silence », indique l’organisme voué à la sécurité personnelle des enfants.

Dans le cadre de la Journée de la sécurité sur Internet, le CCPE propose un guide intitulé Comment protéger vos ados contre l’exploitation sexuelle sur Internet.

« La création de cette trousse se justifie par les nouveaux dangers qui apparaissent sur Internet et les récentes tragédies qui ont coûté la vie à de jeunes Canadiens », souligne l’organisme.

« Il faut faire beaucoup plus pour aider les enfants à comprendre dans quelles circonstances ils ont besoin d’aide, où trouver cette aide et pourquoi ils ont intérêt à se tourner vers un adulte de confiance », soutient Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance.

« En cette Journée mondiale pour un Internet plus sûr, j’encourage tous les Canadiens et Canadiennes à visiter des ressources telles que

pensezcybersecurite.gc.ca,Canada.ca/Nonalacyberintimidation etprotegeonsnosenfants.ca 

pour en apprendre davantage sur la façon de se protéger en ligne. »— Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

« La cyberintimidation, l’autoexploitation juvénile, le leurre et l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet sont quelques-uns des délits qui sont perpétrés par le biais des nouvelles technologies. Ils peuvent constituer des actes criminels qui, bien qu’ils soient commis dans un univers virtuel, font des victimes bien réelles », rappelle la Sûreté du Québec.

Le Code criminel interdit à un adulte de communiquer avec un mineur en vue de commettre une infraction d’ordre sexuelle telle que d’avoir des contacts sexuels avec un jeune de moins de 16 ans, d’inciter un jeune à avoir des contacts sexuels, de l’inciter à s’exhiber devant sa caméra ou de visionner du matériel pornographique.

Les autorités incitent les victimes de leurre à enregistrer leurs conversations et à communiquer avec un service de police.

Il est également possible de signaler toute information au sujet de l’exploitation sexuelle des jeunes sur Internet au Centre canadien de protection de l’enfance, qui invite par ailleurs la population à s’abonner à son nouveau service Alertes Cyberaide.ca, qui diffuse des renseignements sur les tendances en matière de technologie et les nouveaux outils pour protéger les enfants.

http://ici.radio-canada.ca/

Twitter: de la pornographie juvénile y circule librement


Qu’est qui se passe dans la tête de ces gens qui trouvent n’importe quel moyen pour assouvir leurs perversions. Alors qu’on apprend que Google prend les grands moyens dans les mois avenir … Voilà que Twitter devient un réseau privilégié pour ces malades
Nuage

 

Twitter: de la pornographie juvénile y circule librement

 

Twitter:

Photo Archives / Reuters

Michel Jean

 

Des images révoltantes d’enfants agressés sexuellement circulent librement sur Twitter. Une enquête de TVA Nouvelles montre que les pédophiles et les cyberprédateurs s’y affichent impunément et qu’ils utilisent le deuxième réseau social en importance pour faire circuler de la pornographie juvénile.

TVA Nouvelles a recensé des centaines et des centaines de profils où l’on affiche et distribue du matériel illégal. Ces images, ainsi que les comptes Twitter, proviennent des quatre coins du globe. Beaucoup viennent d’Asie et du Moyen-Orient, mais il y en a également en Amérique du Sud.

«C’est triste à dire, mais ce n’est pas une priorité», déplore Me Justin Roberge, d’Au-delà des Frontières, une organisation internationale qui combat l’exploitation sexuelle des enfants.

L’avocat rappelle que peu importe d’où elles viennent, les images restent du matériel criminel.

«Si c’était des enfants québécois qui se faisaient exploiter, déplore-t-il, il y aurait des interventions beaucoup plus rapides.»

PROSTITUTION VIA WEBCAM

Des réseaux de prostitution juvénile, via webcam, utilisent également Twitter pour offrir les services de mineurs et recruter des clients. La Sureté du Québec a refusé d’accorder une entrevue à la caméra de TVA Nouvelles. Mais le sergent-détective Frank Goldschmidt, qui dirige l’escouade spécialisée dans la lutte à l’exploitation sexuelle des enfants de la Police provinciale ontarienne, confirme que le fléau est important. La province voisine consacre plus de budget et arrête plus de cyberprédateurs que le Québec.

«Malgré tous nos efforts, le nombre de victimes explose», explique M. Goldschmidt.

Les policiers ne sont pas les seuls à paraître dépassés par l’ampleur du phénomène. Twitter semble l’être également. Dans un courriel, le siège social de l’entreprise en Californie affirme ne pas tolérer l’exploitation sexuelle des enfants.

«Nous suspendons constamment des comptes qui font la promotion où contiennent des éléments reliés à l’exploitation sexuelle des enfants», peut-on lire.

«Le problème, c’est que beaucoup des entreprises de haute technologie n’arrivent pas à contrôler leurs réseaux», soutient le sergent-détective Frank Goldschmidt.

Certaines y arrivent mieux que d’autres cependant. Comme Google qui vient d’annoncer la mise au point d’une nouvelle technologie qui va permettre de bloquer 100 000 recherches de pornographie. Malgré ses prétentions, on attend toujours des gestes semblables de la part de Twitter.

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