Le Saviez-Vous ► Combien d’humains ont vécu sur Terre ?


Peut-on vraiment savoir comment d’humain ont vécu sur la Terre ? Des démographes ont choisi une méthode semi-scientifique, car il faut admettre qu’il manque beaucoup de donnés. L’estimation en 2011 était de 108 milliards, mais ces chiffres devraient être plus hauts surtout avec les découvertes de ces derniers mois qui font reculer l’apparition de l’homme sur Terre
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Combien d’humains ont vécu sur Terre ?

Question de la semaine : combien d'humains ont vécu sur Terre ?

Au début du 20e siècle, la population mondiale était d’environ 1,7 milliard, selon le PRB.

© LEEMAGE / AFP

En voilà une question difficile, à bien des égards. La première de toutes : quand faire débuter l’histoire de l’humanité ? Jusqu’au 7 juin 2017, l’on pensait que notre espèce, Homo sapiens, était née en Afrique de l’Est il y a environ 200.000 ans. Mais les découvertes du site de Jebel Irhoud au Maroc font désormais reculer de 100.000 ans les origines de notre espèce !

108 milliards d’êtres humains auraient foulé la Terre

Étonnamment, un centre de recherche fournit une estimation du nombre d’hommes et de femmes qui auraient vécu sur Terre : le « Population Reference Bureau » (PRB), basé à Washington, en charge de fournir des informations sur les tendances démographiques américaines et internationales et leurs implications. Selon les chercheurs du PRB, 108 milliards d’humains ont vécu sur la Terre. Mais ce nombre, dernièrement mis à jour en 2011, reste très approximatif, comme on peut facilement l’imaginer.

« L’on ne dispose d’absolument aucune donnée démographique pour 99% de l’existence de l’humanité sur la Terre », précise le PRB.

Alors comment les démographes ont-ils procédé ? Ils ont appliqué, selon leurs propres termes, une méthode « semi-scientifique », dans la mesure où il ont dû établir des suppositions sur les populations nées avant notre ère. Ils ont raisonné par « grandes périodes », en se basant sur les estimations officielles des taux de natalité (fournies par les Nations Unies, des études, etc.) et des hypothèses là où les données manquent, c’est-à-dire dans la plupart des cas.

Leur première estimation de la population remonte à 8 000 ans avant Jésus-Christ.

« À l’aube de l’agriculture, la population du monde se situe alors aux alentours de 5 millions », expliquent-ils.

Au cours de ces huit millénaires avant Jésus-Christ, le taux de croissance est très faible – de seulement 0,0512% par an – pour arriver à environ 300 millions en l’an 1 de notre ère.

« Selon toute vraisemblance, les populations humaines des différentes régions ont augmenté ou diminué suite aux famines, aux aléas des troupeaux d’animaux, aux hostilités et aux changements de conditions atmosphériques et climatiques », avancent les chercheurs.

Et à l’époque, la vie est de très courte durée : par exemple, en France, durant l’Âge de Fer (de 1.100 à 700 avant JC), l’espérance de vie à la naissance est en moyenne de… 10 à 12 ans ! 

La mortalité infantile est très élevée, « peut-être de 500 décès de nourrissons pour 1.000 naissances, voire davantage », estiment les démographes.

 Vers l’an 1 de l’ère chrétienne, le nombre total d’êtres humains vivant sur la planète est évalué à 300 millions. Vers 1650, la population mondiale augmente probablement jusqu’à 500 millions environ, ce qui ne représente pas une forte hausse depuis plus de 1.000 ans, entre autres parce qu’en Asie occidentale puis en Europe, la peste noire sévit. Enfin, vers 1800, la population mondiale dépasse le cap du milliard de personnes et continue de s’accroître depuis, atteignant un peu près de 7,5 milliards en 2017. Les estimations du PRB sont récapitulées dans le tableau ci-dessous.

6,5 % des personnes nées sur Terre seraient toujours en vie

Première grande limite de l’exercice : les démographes n’ont pas pris en compte les naissances antérieures à 50.000 avant notre ère, faute d’informations.

 Toutefois, selon eux, cela pourrait augmenter le nombre de naissances final, « mais probablement pas de beaucoup ».

La deuxième problématique majeure qu’ils ont rencontrés est l’absence de données sur le taux de natalité avant l’époque moderne, les obligeant donc à appliquer un même taux sur une longue période : 80 naissances pour 1.000 habitants par an jusqu’à la première année de l’ère chrétienne, 60 pour 1.000 de l’an 2 à 1750, puis au-dessus de 30 pour 1.000 à l’époque moderne, et encore plus bas dans les années récentes (ce taux était de 12 pour 1.000 en France en 2015). Une méthode qui pourrait sous-estimer le nombre de naissances total, supposent les démographes.

Selon le PRB, la population actuelle représente donc 6,5% de toute celle née dans l’histoire de l’humanité.

Ce qui « démonte une bonne fois pour toutes un mythe persistant depuis les années 1970, à savoir que 75 % de toutes les personnes nées sur la Terre depuis l’histoire de l’humanité étaient en vie à ce moment-là », ajoutent les démographes.

Cette statistique, qui semble très peu vraisemblable avec un peu de réflexion, « n’était pas si facile que cela à démonter, faute de données », font-ils remarquer.

C’est désormais chose faite.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Une seule vague de voyageurs venue d’Afrique à l’origine des populations actuelles


C’est en Afrique que des gens ont émigré il y a des milliers d’années, alors ceux qui sont racistes devraient savoir qu’ils transportent dans leurs gènes des traces de très loin ancêtres africains
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Une seule vague de voyageurs venue d’Afrique à l’origine des populations actuelles

 


La grande majorité des populations actuelles serait issue d'une vague unique de... (Image Google maps)

IMAGE GOOGLE MAPS

Agence France-Presse
Paris

La grande majorité des populations actuelles serait issue d’une vague unique de migrants qui auraient quitté l’Afrique il y a environ 80 000 ans selon des études distinctes publiées mercredi dans la revue britannique Nature.

Actuellement deux théories s’opposent au sein du monde scientifique.

Selon la première, nos ancêtres ont quitté leur berceau africain en une seule grande vague migratoire, il y a environ 80 000 ans. Selon cette théorie, tous les non-Africains du globe ont une seule et même origine.

Un autre scénario évoque des vagues multiples, avec une première migration il y a 120 000 années. Ces premiers hommes modernes à avoir voyagé hors d’Afrique auraient gagné le sud-est du continent asiatique et l’Australie.

Une deuxième vague, plus tardive, aurait peuplé l’Eurasie continentale.

Pour alimenter les conclusions de trois études publiées mercredi, l’ADN de près de 800 individus, reflétant la diversité humaine, a été séquencé.

Pour la première, David Reich de la Harvard Medical School aux États-Unis et son équipe ont étudié le génome de 300 personnes appartenant à 142 populations différentes, dispersées aux quatre coins du monde.

«Nous montrons que les autochtones australiens et néo-guinéens sont originaires de la même migration que les autres non-Africains du globe», précise l’étude.

Conclusion similaire du côté de Eske Willerslev, chercheur de l’Université de Copenhague et ses collègues. Leurs analyses génétiques de 83 aborigènes australiens et de 25 habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée démontrent que toutes les populations sont issues d’une même vague de migrants qui auraient quitté l’Afrique il y a quelque 72 000 ans.

Selon cette deuxième étude, les migrants se seraient séparés immédiatement après avoir quitté le continent africain, empruntant deux routes différentes. Une partie des explorateurs allant peupler l’Asie australe, l’autre l’Eurasie.

La troisième étude apporte toutefois un petit bémol à cette théorie.

Se basant sur des génomes déjà séquencés, enrichis de 379 nouveaux génomes européens, Luca Pagani, du Biocentre estonien, et ses collègues notent qu’au moins 2% du génome des habitants de la Nouvelle-Guinée reflète l’ascendance d’une population distincte qui aurait quitté l’Afrique il y a 120 000 ans, plus tôt que ceux qui ont peuplé l’Eurasie.

Pour Serena Tucci et Joshua Akey de l’Université de Washington dont un commentaire est publié également dans Nature, les résultats des équipes d’Eske Willerslev et de David Reich sont compatibles avec l’existence de migrations antérieures à la grande migration, car ces premiers voyageurs ont génétiquement peu contribué aux populations contemporaines.

http://www.lapresse.ca/

Notre civilisation pourrait disparaître, prévient la NASA


L’histoire des civilisations démontre qu’un jour ou l’autre les empires, les pays qui se sont distingués par leur force militaire, leur avancée technologique ont tous chuter, alors pourquoi pas nous, a moins que nous soyons assez intelligents (ce que je doute) pour rétablir l’équilibre sociale et économique tout en préservant les ressources alimentaires et naturelles
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Notre civilisation pourrait disparaître, prévient la NASA

 

L'Amérique du Nord vue de l'espace

L’Amérique du Nord vue de l’espace Photo :  iStockphoto

Notre civilisation telle que nous la connaissons aujourd’hui pourrait disparaître dans les prochaines décennies, à cause de la mauvaise gestion des ressources et de la mauvaise répartition des richesses mondiales, selon un projet de recherche du Goddard Space Flight Center, affilié à la NASA.

Toutefois, cela peut être rassurant de savoir que de nombreuses civilisations ont connu le même sort. Le concept d’effondrement d’une civilisation est certes controversé, mais le phénomène n’en demeure pas moins récurrent dans l’histoire.

« Les cas de perturbation d’une civilisation à cause d’une chute précipitée – qui dure souvent plusieurs siècles – sont plutôt communs », indique la recherche.

« La chute de l’Empire romain, et des empires Han, Maurya et Gupta, qui étaient tout aussi avancés (sinon, plus), sont des témoignages qui montrent que des civilisations avancées, sophistiquées, complexes et créatives sont non seulement fragiles, mais aussi transitoires », constate l’étude.

Le projet de recherche se base sur un modèle mathématique qui prend en compte plusieurs disciplines appelées Human and Nature dynamical. L’équipe de scientifiques comprend des spécialistes des sciences sociales, mais aussi des sciences naturelles. Elle est affiliée à la Fondation nationale des sciences aux États-Unis.

Le projet s’est penché sur les faits saillants entourant la chute des empires à travers l’histoire, afin de comprendre si notre civilisation est à risque. Les scientifiques ont relevé cinq facteurs récurrents : la population, l’eau, le climat, l’agriculture et l’énergie. La convergence de ces facteurs peut créer deux phénomènes sociaux : la stratification de la société entre les élites et les masses, et une mauvaise gestion des ressources mondiales.

Actuellement, la stratification économique est directement liée à la surconsommation des ressources naturelles. Les élites accumulent les richesses mondiales. La masse produit les richesses, mais ne reçoit qu’une faible rétribution. Les gains de productivité en agriculture et dans le domaine industriel n’ont pas fait diminuer l’utilisation des ressources, indique l’étude, citée parThe Guardian.

La chute n’est pas inévitable

Les chercheurs estiment que la chute de la civilisation actuelle est difficile à éviter. Un des scénarios envisagés serait celui d’une famine qui toucherait les travailleurs, qui serait générée par une surconsommation de la part des élites.

L’autre scénario serait celui d’une surconsommation des ressources jusqu’à épuisement de celles-ci. Toutefois, la chute de la civilisation actuelle n’est pas inévitable, assurent les chercheurs. Une meilleure répartition des richesses mondiales et une meilleure gestion des ressources pourraient même faire en sorte que la civilisation actuelle serait plus stable.

L’étude est toutefois largement théorique, estime Nafeez Ahmed, le directeur de l’Institute for Policy Research & Development au Royaume-Uni, sur le site web du Guardian. Mais d’autres études plus empiriques menées par la firme KPGM ou l’Office of Science au Royaume-Uni expliquent que la convergence d’une crise alimentaire et énergétique ainsi que les problèmes d’accès à l’eau pourraient créer une « tempête parfaite » d’ici 15 ans, écrit M. Ahmed.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-vous ► 10 cartes qui vont changer votre vision du monde


Les cartes du monde ne sont pas juste faites pour retrouver la route ou apprendre l’emplacement des continents et pays, mais aussi pour d’autres usages tout à fait instructifs … Enfin généralement
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10 cartes qui vont changer votre vision du monde

 

Vous pensiez être bon en géographie ? Voici 10 cartes du monde, exposant des données plus ou moins sérieuses, qui pourraient vous étonner.

1. La carte des tremblements de terre depuis 1989. L’Australie se situe au milieu de la carte. (Source : UC Berkeley)

2. Si les Etats actuels étaient disposés sur la Pangée (le supercontinent à l’origine de l’ensemble des continents), cela donnerait…

3. Davantage de personnes vivent dans le cercle à droite que dans le reste de la carte.

4. Tous les pays où Ernesto « Che » Guevara s’est rendu. En vert, les pays où il a participé à une révolution communiste.

5. L’évolution des saisons depuis l’espace (source : Nasa)

6. Le « réseau Internet » en décembre 1969

7. Et aujourd’hui…

8. La circulation aérienne dans le monde en 24h

 

9. La carte de la consommation d’alcool dans le monde (source : World Health Organisation)

10. Les lieux les plus frappés par la foudre

BONUS : la carte des personnages Disney

http://www.linternaute.com