Les smileys aussi vrais que nature


Tout le monde connait les émoticônes pour exprimer nos émotions, si nous avons une facilité de reconnaitre un sourire, une déception, une tristesse, etc. Si on oublie l’image :-) , le cerveau représente la ponctuation : – ) comme un visage si elle est placée d’une certaine façon
Nuage

 

Les smileys aussi vrais que nature

 

par Camille L’Epine

Notre cerveau perçoit les émoticônes comme étant de véritables visages humains.

La première fois que sont apparus sur votre téléphone la suite de signes : – ) vous n’y avez peut-être vu qu’une erreur de ponctuation. 

Mais après 30 années d’utilisation, ces symboles typographiques et leurs nombreuses variantes telles que : – /, : – D ou : – ( symbolisant nos émotions, appelés émoticônes ou plus couramment par le terme en anglais smileys, transmettent leur message sans ambiguïté.

Selon Owen Churches et ses collègues de l’université Flinders, en Australie, ils seraient aujourd’hui traités par notre cerveau comme des visages humains. [1]

Pour obtenir ce résultat, les psychologues australiens ont placé des électrodes sur le cuir chevelu d’une vingtaine d’étudiants, afin de mesurer l’activité électrique de leur cerveau. En particulier, ils ont guetté l’apparition d’une onde électrique particulière nommée « N170 », qui apparaît 170 millisecondes après la présentation d’un visage (et exclusivement dans ce cas).

Les étudiants ont alors vu défiler sur un écran plusieurs images d’objets, de visages et de smileys. Et le résultat ne fait aucun doute : l’onde N170 est bien émise lors de l’affichage d’un smiley! Celui-ci est donc analysé spontanément comme un visage.

Au contraire, si le smiley est présenté à l’envers, par exemple ( – :, notre cerveau n’y voit que de la ponctuation. Une photographie de visage, elle, est reconnue comme telle quelque soit le sens de sa présentation.

« Ces smileys disposés dans leur forme traditionnelle sont perçus comme un visage non seulement par leur ressemblance physique aux visages mais surtout par l’association culturelle aux visages que nous avons développé en les utilisant », en conclue Owen Churches.

Reste, pour le confirmer, à trouver des individus non familiers des smileys qui accepteraient de se prêter à l’expérience. Une tâche sans doute assez difficile en Australie, où il y a plus de téléphones mobiles que d’habitants

Par Camille L’Epine

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