Voici la plus grande imprimante 3D du monde


La plus grande imprimante du monde a été présentée aux États-Unis. Elle pourra construire des objets de 30 mètres de long sur 7 mètres de large et 3 mètres de hauteur. Elle peut donc imprimer
des bateaux, des abris, des ponts etc . De plus, il utilise un matériau écologique, à base de nanofibres de cellulose qui parait-il est aussi solide que le métal tout en étant très léger
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Voici la plus grande imprimante 3D du monde


Céline Deluzarche

Journaliste


L’université du Maine a dévoilé la plus grande imprimante 3D polymère au monde, capable d’imprimer des objets de 30 mètres de long. Un bateau de 8 mètres a ainsi été imprimé en moins de 3 jours, soit le plus gros objet imprimé en 3D.

L’université du Maine a enregistré trois records du monde simultanément le 10 octobre dernier : celui du plus gros objet imprimé en 3D, celui du plus gros bateau imprimé en 3D et celui de la plus grande imprimante polymère 3D. Cette dernière est capable d’imprimer des objets de 30 mètres de long sur 7 mètres de large et 3 mètres de hauteur, à une vitesse de 227 kg par heure. En guise de démonstration, un bateau de 7,62 mètres de long a été créé en moins de 72 heures en septembre.


Le plus gros bateau imprimé en 3D du monde, de plus de 7 mètres de long et 2,3 tonnes a été fabriqué en moins de 72 heures par la gigantesque imprimante 3D de l’UMaine Composites Center.  © UMaine Composites Center


Fabriquer en quelques jours des bateaux, des abris d’urgence et des ponts


L’université vise de nombreux débouchés. Une collaboration avec l’industrie navale a déjà été signée, afin d’accroître la compétitivité de la filière avec des bateaux moins chers et construits beaucoup plus vite. L’imprimante 3D pourra également servir à fabriquer des abris militaires ou civils rapidement déployables dans les situations d’urgence ou de catastrophe naturelle, ou encore à produire des coffrages de béton dans les délais les plus brefs.

« C’est une solution idéale pour la construction d’infrastructures à déploiement rapide et faible capacité logistique », font valoir les ingénieurs du Composites Center.

À l’été 2020, une poutrelle de pont de 23 mètres à Hampden, dans le Maine, sera fabriquée grâce à ce type de moule géant.

Un biomatériau à base de cellulose

Depuis plusieurs années, l’université travaille en collaboration avec le laboratoire national d’Oak Ridge (ORNL) afin de mettre au point des biomatériaux compatibles avec la technologie additive. Elle a conçu un matériau composite à base de nanofibres de cellulose intégrées à des thermoplastiques. On obtient ainsi un matériau biosourcé très léger, rigide et recyclable, transformable en filament pour l’impression 3D.

« La nanocellulose est plus résistante que l’acier et plus rigide que le Kevlar, assure Moe Khaleel, directeur associé du laboratoire des sciences de l’énergie et de l’environnement d’Oak Ridge, au site MaineBiz. La formulation « verte » permet de réduire de 50 % les coûts et de 90 % le bilan carbone des produits imprimés ».

L’objectif est de fabriquer des objets comportant 50 % de bois tout en ayant des propriétés identiques à celles des métaux.

L’utilisation de matériaux biosourcés pour l’impression 3D permet de réduire les coûts de 50 % et le bilan carbone de 90 %. © Université du Maine

L’utilisation de matériaux biosourcés pour l’impression 3D permet de réduire les coûts de 50 % et le bilan carbone de 90 %. © Université du Maine

Un nouveau débouché pour l’industrie forestière

Outre son intérêt pour l’industrie, l’utilisation de nanofibres de cellulose dans l’impression 3D représente un nouveau débouché pour l’industrie forestière.

« Le Maine est l’état le plus boisé du pays, et cette imprimante 3D va nous permettre d’utiliser cette ressource abondante à grande échelle », s’est félicité le sénateur Angus King.

Réservée autrefois au plastique, l’impression 3D est aujourd’hui compatible avec des centaines de matériaux : PVA, nylon, silicone, polymères composites, métal, graphène, verre fondu, fibre de carbone, fibres conductrices et bien sûr, le béton pour les bâtiments. Sans oublier la bioimpression ou les pizzas et le chocolat !

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • La plus grande imprimante du monde a été présentée par l’université du Maine.

  • Elle permet d’imprimer des structures civiles et militaires, comme un bateau entier, en quelques jours.

  • L’imprimante utilise un nouveau matériau écologique à base de nanofibres de cellulose, aussi solide que le métal et très léger.

https://www.futura-sciences.com/

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Bientôt du plastique qui se recycle à l’infini ?


Ce n’est qu’en laboratoire, mais il sera probablement possible de recycler bientôt le plastique à l’infini, car pour le moment ce n’est pas tous les plastiques qui le sont et ceux qui peuvent être recyclé le sont généralement une fois et la qualité est altérer.
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Bientôt du plastique qui se recycle à l’infini ?


plastique dechets

Bientôt une méthode pour recycler le plastique à l’infini ? Crédits : PxHere

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Des chercheurs annoncent avoir mis au point une méthode permettant la décomposition du plastique au niveau moléculaire. Un nouveau procédé qui pourrait autoriser le recyclage infini, sans détériorer la qualité de la matière.

Recycler le plastique, c’est compliqué. Ça coûte cher aussi, et dans la plupart des cas, on n’arrive à le recycler qu’une seule fois, altérant au passage la qualité de la matière. Il va donc falloir trouver une solution au problème global de pollution plastique. Si certains préfèrent se tourner vers d’autres matières plus durables, d’autres en revanche se focalisent sur un moyen de perfectionner le processus de recyclage. C’est notamment le cas d’une équipe de chercheurs du Berkeley Lab, aux États-Unis.

« La plupart des plastiques n’ont jamais été faits pour être recyclés, explique dans un communiqué Peter Christensen, principal auteur de l’étude. Mais nous avons découvert une nouvelle façon d’assembler les plastiques. Une méthode qui prend en compte le recyclage d’un point de vue moléculaire ».

Disséquer le plastique

Le plastique se compose de polymères, des grosses molécules elles-mêmes composées de plus petites molécules appelées monomères. Fabriquer du plastique consiste ensuite à ajouter des produits chimiques qui viennent se coller aux monomères. Vous rendez ainsi la matière plus dure, plus souple, de telle ou telle couleur, etc. Le problème, c’est que ces produits sont très difficiles à éliminer pendant le processus de recyclage. En conséquence, des morceaux de plastique de différentes compositions chimiques se retrouvent mélangés. Vous obtenez alors un plastique de mauvaise qualité qui, dans la plupart du temps, ne peut plus supporter un second procédé de recyclage.

Un nouveau processus, détaillé dans la revue Nature, s’appuie sur l’ajout d’un acide permettant de séparer les additifs chimiques des monomères. Une fois la décomposition moléculaire opérée, il est possible de créer un nouveau plastique tout en garantissant la même intégrité que l’original. Pour l’heure, les premiers tests se sont effectués uniquement en laboratoire. Il va donc falloir optimiser le processus pour que nous puissions, peut-être un jour, nous appuyer dessus. Mais les chercheurs sont sur la bonne voie.

« C’est le moment de commencer à réfléchir à la façon de concevoir des matériaux et des installations de recyclage permettant l’utilisation de plastiques circulaires », note Brett Helms, co-auteur de l’étude.

Et il y a urgence. Des micro-plastiques sont aujourd’hui retrouvés dans les entrailles de la Terre, et jusqu’aux plus hauts sommets. Les plastiques sont partout, et leur utilisation ne fait qu’augmenter. Il y a quelques jours, un rapport alarmant du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) estimait que la présence de plastique dans les océans pourrait même doubler au cours de la décennie 2020-2030.

Source

https://sciencepost.fr/

Les vilains petits canards de nos baignoires


Les canards en plastiques qui flottent dans le bain sont de vrais nids à bactéries. L’eau du bain s’accumule et le canard ne se vide pas complètement, il peut avoir plus 5 et 75 millions de cellules qui peuplent le ventre d’un seul canard.Tous les jouets pour le bain dont l’eau peut entrer est une ouverture pour les bactéries et champignons
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Les vilains petits canards de nos baignoires

 

Nathalie Mayer

Journaliste

 

Du classique jaune au bec orangé, au chevalier en passant par la princesse… Des canards en plastique, il en existe pour tous les goûts. Ils flottent dans nos baignoires pour le plus grand plaisir de nos petits. Et parfois même pour celui des plus grand(e)s… Mais attention, car ce plaisir qui semble innocent pourrait bien avoir des conséquences dramatiques.

Le naufrage du Titanic immortalisé par le film de James Cameron en 1997. Vous vous souvenez ? Quel rapport avec les canards en plastique ? Si vous posez cette question, c’est que vous avez échappé à cette vidéo qui a fait le buzz sur le web à l’été 2017. Un Youtubeur reprenait alors l’une des scènes les plus émouvantes du film avec… deux canards en plastique pour figurer Rose et Jack. Il fallait y penser.

D’autant que de nos jours, lorsqu’ils voient des canards en plastique, les adultes pensent généralement à toute autre chose. Inutile de le nier. Depuis quelques années, le canard en plastique de nos enfants s’est transformé en sex toy ultra tendance, aussi discret qu’amusant. Et maintenant, quand on est dans son bain, on ne fait plus de grosses bulles. On ne joue plus au sous-marin. Mais on est toujours aussi bien.

Vous en êtes vraiment sûr ? Des chercheurs de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag (Suisse), de l’École polytechnique fédérale de Zurich (Suisse) et de l’université de l’Illinois (États-Unis) ont eu un doute. À cause du plastique qui constitue ces canards ? Certes. Mais aussi parce qu’ils se demandaient s’ils ne risquaient pas d’abriter quelques bactéries et autres champignons.

Dans nos salles de bains, il fait généralement chaud et humide. Un environnement idéal pour que se développent, au cœur des canards en plastique de nos enfants, champignons et bactéries. Notamment si elles sont alimentées par le carbone organique libéré par les polymères qui constituent ces jouets. © Eawag

Dans nos salles de bains, il fait généralement chaud et humide. Un environnement idéal pour que se développent, au cœur des canards en plastique de nos enfants, champignons et bactéries. Notamment si elles sont alimentées par le carbone organique libéré par les polymères qui constituent ces jouets. © Eawag

    Bactéries et champignons par millions

    Alors pendant plusieurs semaines, ils ont plongé des canards dans de l’eau, de bains — contenant donc des résidus de savon, de sueur, etc. — d’une part et propre d’autre part. Résultat : 80 % des canards qui avaient frayé en eaux troubles ont développé en leur cœur, des germes potentiellement pathogènes (légionnelles, bactéries résistantes, etc.).

    Entre 5 et 75 millions de cellules sur chaque centimètre carré de canard

    Une conclusion plutôt alarmante lorsque l’on considère l’usage que font généralement les plus petits de ce genre de jouets. Car le plus drôle avec ces canards, quand on n’a pas plus de 4 ans, c’est de faire gicler de l’eau en appuyant sur leur ventre. Et c’est malheureusement à ce moment-là que peuvent être libérées des bactéries.

    Juste de quoi renforcer les défenses immunitaires de nos bambins rassurent certains. Mais aussi de quoi irriter leurs yeux et leurs oreilles ou provoquer des infections gastro-intestinales affirment les experts. L’occasion pour eux d’appeler à durcir la réglementation sur les polymères utilisés pour la fabrication des canards — et autres jouets — en plastique destinés à flotter dans nos baignoires. Le principal responsable du phénomène en effet serait le carbone organique libéré par les polymères qui constituent ces jouets.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les canards en plastique plongés dans une eau déjà polluée par nos ablutions deviennent une véritable bombe à bactéries et champignons.

  • 80 % des canards qui nagent dans nos baignoires sont potentiellement contaminés.

  • La réglementation sur les plastiques dont sont faits ces canards doit être revue.

https://www.futura-sciences.com/

En se dégradant, le plastique libère des gaz à effet de serre


Nous  critiquons beaucoup les gouvernements (et avec raison) de ne pas réagir suffisamment contre le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, mais en temps que citoyen de cette terre nous pouvons faire notre part pour que les choses changent. Comme par exemple, substituer les sacs de plastique, les bouteilles d’eau en plastique etc … par quelque chose de réutilisable.
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En se dégradant, le plastique libère des gaz à effet de serre

 

Quelque 8 milliards de tonnes de plastique sont... (ARCHIVES AFP)

Quelque 8 milliards de tonnes de plastique sont répandus sur terre.

ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
Tampa

Inesthétiques et dangereux pour la faune, les déchets en plastique libèrent aussi des gaz à effet de serre en se dégradant, contribuant probablement au réchauffement climatique, affirme mercredi une étude publiée aux États-Unis.

Ces émissions de gaz – comme le méthane ou l’éthylène – ne sont pour l’heure pas prises en compte dans les calculs des scientifiques tentant de mesurer la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre et leur impact sur le climat, selon cette étude publiée dans la revue PLOS ONE.

Les chercheurs ont fait des tests sur tous types de produits – bouteilles d’eau, sacs, emballages ou produits industriels – et sont arrivés à la conclusion que le polyéthylène, le polymère le plus répandu, «était l’émetteur le plus prolifique».

Les chercheurs n’ont pas encore déterminé la quantité de gaz à effet de serre ainsi libérée, «mais il est urgent de le faire», a souligné David Karl, l’auteur principal de cette étude, au regard des 8 milliards de tonnes de plastique répandus sur terre et une production qui est prévue de doubler dans les deux prochaines décennies.

Cette source de gaz à effet de serre «n’est pas encore prise en compte dans les calculs pour les cycles du méthane et de l’éthylène, et pourrait s’avérer significative», a insisté David Karl, qui enseigne à l’université de Hawaï.

«Notre découverte apporte encore une fois la preuve qu’il faut arrêter la production de plastiques à la source, en particulier les produits à usage unique», a affirmé une co-auteure de l’article, Sarah-Jeanne Royer, chercheuse à l’International Pacific Research Center de l’université de Hawaï.

http://www.lapresse.ca/

Pourquoi le plastique noir pollue la planète et menace notre santé


Le plastique noir recyclé peut contenir des produits chimiques qui sont utiliser un peu partout. Il est d’ailleurs plus facile de faire la couleur noire qu’autre couleur. Cependant quand des objets de plastiques noirs sont en contact avec la consommation, il peut présenter un danger pour la santé à cause des produits chimiques qui le composent.
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Pourquoi le plastique noir pollue la planète et menace notre santé

 

Les objets en plastique noir contiennent de nombreuses traces de produits toxiques. © Andrew Turner, Environment International

Les objets en plastique noir contiennent de nombreuses traces de produits toxiques. © Andrew Turner, Environment International

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Utilisé massivement dans l’industrie électronique, le plastique noir contenant des substances toxiques se retrouve mélangé à d’autres plastiques lors du recyclage, utilisé pour des biens de consommation alimentaire ou des jouets.

Le plastique est partout. Chaque jour, nous en produisons 400 millions de tonnes dans le monde. Mais tous les plastiques ne sont pas équivalents. Selon leur usage, on leur ajoute parfois des additifs pour les colorer, les rendre résistants à la chaleur, plus solides ou plus souples, etc. Certains résidus chimiques proviennent même du processus de polymérisation lui-même.

Parmi tous ces plastiques, celui de couleur noire pose un problème majeur, met en avant une étude publiée dans la revue Environment International. Car ce plastique provient principalement de produits électroniques, qui contiennent de nombreux additifs chimiques : antimoine, cadmium, chrome, mercure, plomb, ou retardateurs de flammes. Or, ce plastique est mélangé à tous les autres lors du processus de recyclage et se retrouve donc dans une multitude d’objets, dont certains potentiellement en contact avec la bouche comme les emballages alimentaires, les ustensiles de cuisine ou les jouets.

La moitié des objets en plastique noir contaminés

15 % du plastique arrivant dans les centres de recyclage est du plastique noir, d’après Andrew Turner, qui a mené l’étude. Car outre ses qualités esthétiques, le plastique noir est plus facile à fabriquer à partir de matériaux recyclés, puisqu’on peut mélanger différentes couleurs, contrairement aux bouteilles transparentes par exemple, qui ne peuvent pas être fabriquées à partir de bouteilles rouges, vertes ou opaques.

Après avoir analysé plus de 600 échantillons de plastique de différents objets noirs (pince à cheveux, écouteur, tournevis, capuchon de feutre, mug thermos, clé USB, boîtier de CD, pique à cocktail…), le chercheur a détecté une présence plus ou moins élevée de substances toxiques dans ces objets. La moitié contient du brome, un quart du plomb et de l’antimoine et 7 % de cadmium. Si les concentrations ne posent pas de véritable danger pour les produits électroniques, il n’en n’est pas de même pour ceux prévus pour un contact alimentaire.

Le cercle vicieux de la contamination

Mais pourquoi utilise-t-on ce plastique noir issu de déchets électroniques plutôt que de recycler celui provenant d’autres sources (emballages alimentaires, boîtiers de CD…) ? Tout simplement parce que celui-ci est jeté à la poubelle. La plupart des centres de tri utilisent la spectrométrieinfrarouge, incapable de détecter le noir de carbone, le pigment utilisé pour colorer le plastique noir. Les emballages de couleur noire sont donc systématiquement écartés et les fabricants sont obligés de se rabattre sur des vieux plastiques noirs déjà recyclés.

Le plastique noir utilisé dans les objets courants est lui-même issu d’autres plastiques recyclés et déjà contaminés. © Andrew Turner, Environment International

Le plastique noir utilisé dans les objets courants est lui-même issu d’autres plastiques recyclés et déjà contaminés. © Andrew Turner, Environment International

    Un cercle vicieux, puisque ces derniers ont déjà été fabriqués eux-mêmes à partir de déchets électroniques. Il contient jusqu’à 15 polymères différents, issus de recyclages successifs.

    « On entretient ainsi une sorte d’économie circulaire de la pollution », observe Andrew Turner.

    Deux échantillons de plastique noir contenant des taux élevés de brome suffisent à contaminer 32 autres produits qui n’en contenaient pas du tout !

    Des trous dans la règlementation

    Plusieurs directives européennes ont pourtant imposé des restrictions sur les substances toxiques dans les produits électroniques. Une filière spécifique de recyclage a été mise en place en 2006 pour les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). La directive 2011/65/UE du 8 juin 2011 (dite directive RoHS II) renforce les exigences de la réglementation sur les limitations en substances dangereuses.

    Contacté, l’organisme Éco-systèmes chargé de la filière du recyclage des DEEE en France nous a confirmé séparer le plastique issu de ces appareils des autres déchets plastiques.

    Néanmoins, pour les produits importés, « nous ne pouvons  garantir qu’ils ne contiennent pas de plastique bromé recyclé car nous ne maîtrisons que les processus de recyclage sur notre territoire ».

    Autrement dit, il est parfaitement possible que du plastique noir contaminé se retrouve dans nos barquettes alimentaires via le recyclage comme le montre l’étude d’Andrew Turner. Et ce d’autant plus que des failles existent dans la législation : l’importation de déchets électroniques provenant d’Asie, en principe interdite, est contournée en qualifiant les déchets de « produits réparables » ou « produits d’occasion ».

    Face à ce constat, plusieurs entreprises ont déjà pris les devants. En Angleterre, les distributeurs Iceland et Waitrose ont annoncé la suppression du plastique noir de tous leurs emballages alimentaires. L’association Waste and Resources Action Programme (WRAP) plaide elle pour l’utilisation de pigments noirs détectables aux infrarouges afin de pouvoir recycler le plastique noir.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les objets en plastique noir sont fabriqués avec du plastique issu de déchets électroniques.

  • Ils contiennent de nombreuses traces de substances potentiellement toxiques, y compris ceux destinés à un contact alimentaire. 

  • Le plastique noir n’est pas recyclé et provient donc d’autres produits recyclés potentiellement contaminés.

https://www.futura-sciences.com/

Les canards de bain sont des nids à bactéries


Les canards jaunes qu’on met dans le bain pour les enfants sont susceptibles de contenir des bactéries qui seraient très résistantes. Cela serait qu’ils sont faits de polymère de mauvaise qualité. En fait, je crois personnellement, que tout les jouets ayant des trous et difficiles a vider complètement peuvent contenir des bactéries ..
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Les canards de bain sont des nids à bactéries

 

Dans quatre cas sur cinq, le liquide qui s’échappe de ces animaux marins contient des bactéries potentiellement pathogènes.

  • The Associated Press

Le petit canard jaune qui trône dans votre salle de bain n’est peut-être pas aussi inoffensif qu’il ne paraît. Une étude réalisée par des chercheurs suisses et américains a établi que les jouets de bain en plastique qui peuvent faire gicler de l’eau contiennent une pléthore de bactéries.

Les chercheurs de l’Université de l’Illinois et de l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau ont comptabilisé et répertorié les bactéries qui prolifèrent à l’intérieur de ces jouets.

Le résultat est inquiétant: dans quatre cas sur cinq, le liquide qui s’échappe de ces animaux marins contient des bactéries potentiellement pathogènes.

Parmi les germes identifiés se trouvent des légionnelles et « des bactéries très résistantes de l’espèce Pseudomonas aeruginosa, connues pour causer de nombreuses maladies nosocomiales ».

Les résultats de cette étude ont été publiés mardi dans la revue « Biofilms and Microbiomes ».

Bien que plusieurs parents se doutaient que ces jouets de bain représentent un risque potentiel pour la santé de leurs chérubins, il s’agit de l’une des études les plus poussées sur le sujet.

Entre 5 et 75 millions de cellules de biofilms bactériens et fongiques ont été trouvés sur chaque centimètre carré de surface située à l’intérieur des petits canards jaunes placés dans des salles de bain.

Les scientifiques ont établi que le caoutchouc qui compose les jouets de bain nourrit ce développement bactérien, puisqu’il est « souvent composé de polymères de qualité inférieure qui libère de grandes quantités de carbone organique ».

Une solution évoquée par les chercheurs serait donc de durcir la réglementation sur les polymères utilisés dans la fabrication des canards.

 

  • The Associated Press

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le nouveau défi sur la toile: avaler des capsules de lessive


Il y a une publicité chez-moi qui passe à la télé qui préviennent de ne pas mettre les capsules de détergent Tide dans des lieux sûrs à l’abri des enfants, ils devraient aussi mettre un avertissement pour les idiots. À quoi pensent les gens qui font des challenger tellement stupide qui les conduira directement à l’hôpital voir à la morgue. Cela vaut vraiment la peine pour épater les gens sur les réseaux sociaux
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Le nouveau défi sur la toile: avaler des capsules de lessive

 

Christophe Da Silva

Les capsules de détergent à lessive de la marque Tide ont l’aspect d’un bonbon doux, coloré et appétissant. Mais comme toute substance industrielle pour le nettoyage de vêtements, elles sont surtout très toxiques. © (capture d’écran).

VIDÉO Connaissez-vous le « Tide Pod Challenge »?

© Twitter.

Selon CBS, les médecins ont mis en garde contre un nouveau défi sur les réseaux sociaux, qui représente un énorme danger pour la santé des adolescents: mordiller des capsules de détergent à lessive de la marque Tide. C’est le « Tide Pod Challenge ».

« C’est allé trop loin »

« C’est parti d’une blague sur internet et maintenant c’est allé trop loin », a indiqué Ann Marie Buerkle de la Consumer Product Safety Commission.

Les capsules de détergent à lessive de la marque Tide ont l’aspect d’un bonbon doux, coloré et appétissant. Mais comme toute substance industrielle pour le nettoyage de vêtements, elles sont surtout très toxiques. Elles contiennent de l’éthanol, du peroxyde d’hydrogène et des polymères. Dit autrement: un mélange de détergent hautement toxique très dangereux pour la santé.

« Je ne regrette rien »

Il y a quelques mois, le site College Humor avait partagé une vidéo à ce sujet. Un homme avait finalement succombé à la tentation et avait avalé des capsules de détergent à lessive de la marque Tide. Emmené d’urgence à l’hôpital, il dira plus tard:

« Je ne regrette rien ».

La vidéo était devenue virale et avait inspiré plusieurs adolescents. Sur Twitter, on a même vu des photos de pizzas avec des capsules de la marque Tide à la place d’olives.

« Il ne faut pas jouer avec. Même si c’est une blague. La sécurité n’est pas un problème à prendre à la légère », a ajouté Procter & Gamble qui fabrique les capsules Tide.

http://www.7sur7.be/

Un matériau qui agit comme un climatiseur


Un matériau qui serait écologique, mince et pas cher a produire tout en diminuant de 10 C dans les chaleurs d’été aurait serait utile autant pour les panneaux solaires, la climatisation des bâtiments et aider pour le refroidissement des centrales thermo-électrique. Espérons qu’il sera utile pour les particuliers au lieu d’utiliser des climatiseurs qui polluent ou du moins diminuer leur utilisation
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Un matériau qui agit comme un climatiseur

 

Photo : Y. Zhai et al.

Un matériau mis au point par des ingénieurs américains refroidit de 10 °C tout ce qu’il touche.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Utilisé sous forme d’un film appliqué sur une surface, ce méta-matériau qui n’existe pas à l’état naturel reflète efficacement l’énergie solaire tout en permettant simultanément à l’objet qu’il recouvre de se débarrasser de la chaleur emmagasinée sous forme de radiations infrarouges.

Le film de 50 micromètres d’épaisseur est à peine plus épais qu’une feuille d’aluminium. Il est composé d’un mélange de plastique, de sphères de verre et d’une très fine couche d’argent.

Mieux, ce polymère hybride est écologique, facile à produire en grandes quantités et n’est pas cher à fabriquer.

Photo : Y. Zhai et al.,

Ses créateurs, des ingénieurs des universités du Colorado et du Wyoming , expliquent que leur matériau a la capacité de refroidir les objets même en étant exposé directement au soleil, agissant comme un climatiseur sans utiliser ni d’énergie ni d’eau.

De dix à vingt mètres carrés de ce matériau sur le toit d’une maison suffisent à bien la rafraîchir en été. Pr Gang Tan, Université du Wyoming

En outre, ce matériau peut aussi améliorer l’efficacité et la durée de vie des panneaux solaires qui en plein soleil peuvent surchauffer, ce qui réduit leur capacité à convertir l’énergie du soleil en électricité.

ll sera parfait pour la climatisation des bâtiments, et pourrait ainsi être utilisé pour le refroidissement des centrales thermo-électriques qui actuellement nécessitent d’importants volumes d’eau et une grande quantité d’électricité pour maintenir des températures compatibles avec le fonctionnement de leurs équipements.

Le détail de cette invention est décrit dans un article publié dans la revue Science. Ses créateurs ont déposé une demande de brevet afin de protéger leur technologie.

http://ici.radio-canada.ca

La première rose «bionique» dotée de circuits électroniques


Une cyberplante, c’est très science-fiction et pourtant, cela est devenue une réalité. Il parait qu’on pourra entre autre mieux gérer la croissance des plantes, mais est-ce vraiment nécessaire ? La nature n’est-elle pas maître en la matière ?
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La première rose «bionique» dotée de circuits électroniques

 

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Un aperçu de la cyber-rose. Capture d’écran Gentside

L’invention semble tout droit sortie de la science-fiction. Des scientifiques suédois sont parvenus à créer pour la première fois des cyberplantes ou plus précisément, des roses «bioniques».

La performance a été réalisée par une équipe du Laboratoire d’Électronique Organique à l’université de Linköping. Au sein de la structure, les chercheurs sont parvenus à cultiver de vraies roses coupées dont le système vasculaire comportait des circuits électroniques fonctionnels.

Pour parvenir à de tels résultats, l’équipe a travaillé sans relâche durant vingt ans à la recherche d’un matériau conducteur capable d’être absorbé par la plante sans pour autant l’affecter et risquer de la faner. C’est ainsi qu’ils ont découvert PEDOT-S:H, un polymère spécifique qui peut être aspiré par capillarité via le système vasculaire de la rose coupée de la même manière que l’eau qui se trouve dans son vase.

DES CIRCUITS CONDUCTEURS

Les mécanismes de fonctionnement du polymère ont fait l’objet d’une publication dans la revue Science. Selon les auteurs, le PEDOT-S:H est capable de former des fils à l’intérieur du xylème, une partie des tissus de la plante.

Guidés par les nervures, les feuilles et les vaisseaux du tissus, ces fils créent un véritable circuit conducteur de 10 centimètres de long, capable de transmettre des signaux électriques sans pour autant nuire au végétal.

Grâce à ce système, les chercheurs ont été en mesure de développer un véritable transistor électrochimique capable de convertir le signal ionique de la plante en signal numérique. Celui-ci a même été utilisé pour créer une porte logique, base d’un système informatique. En parallèle, l’équipe a utilisé un polymère similaire au PEDOT-S:H pour créer un affichage de couleurs sur les feuilles de la rose.

PRODUIRE DE L’ÉNERGIE

Selon Magnus Berggren, auteur principal de l’étude, le procédé pourrait servir à des fins scientifiques pour analyser et réguler la croissance des plantes et pourrait même avoir des application énergétiques.

«Nous pouvons désormais vraiment parler de power plants (nom des centrales en anglais, ndlr)», explique-t-il.

«Nous pouvons placer des capteurs dans les plantes et utiliser l’énergie formée dans la chlorophylle, réaliser des antennes vertes, ou produire de nouveaux matériaux. Tout se produit naturellement et nous utilisons le propre système unique et très avancé des plantes», conclut-il.

http://fr.canoe.ca/

Les microbilles en plastique de vos produits de soin finissent dans les océans


8000 milliards de microbilles à tous les jours issues des cosmétiques et autres produits qui prennent la direction des océans, rivières, lacs et par l’entremise des poissons peuvent se retrouver dans nos assiettes
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Les microbilles en plastique de vos produits de soin finissent dans les océans

 

Un petit gommage ce week-end? Votre peau vous en remercie. Les cellules mortes à sa surface sont éliminées, elle est plus douce et elle respire mieux. Mais dans cette affaire, d’autres sont moins contents : les océans, les lacs, les rivières et les poissons. Les petites billes qui se trouvent dans les exfoliants sont en effet, bien souvent, en plastique. Trop petites pour être filtrées, elles finissent leur vie dans l’océan.

Un mouvement de défiance envers ces microbilles qui se trouvent dans les produits cosmétiques se fait de plus en plus fort. Certains états des États-Unis et provinces du Canada, notamment, les ont déjà interdites.

Ces microbilles ne sévissent pas uniquement dans les produits exfoliants pour le visage ou le corps. Elles se trouvent également dans certains shampoings, dentifrices, savons et produits ménagers.

Le matériau incriminé s’appelle le polyéthylène. Ce polymère de synthèse compose notamment les sacs plastiques, qu’on n’aurait pas idée de jeter dans les océans.

micro billes plastique

Rien que dans l’État de New York, 19 tonnes de microbilles seraient rejetées dans les conduits tous les ans, selon les recherches de Sherri Mason, qui étudie les microbilles à la State University of New York. Au Royaume-Uni, 16 à 86 tonnes de microplastique provenant des exfoliants pour le visage seraient rejetés dans les eaux tous les ans.

8000 milliards de microbilles par jour

Selon une récente étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology, plus de 8000 milliards de microbilles s’invitent dans les habitats aquatiques… chaque jour. Cela vous semble beaucoup?

L’association Surfrider Foundation explique pourtant sur son site qu’« un seul tube de ces cosmétiques, soin visage ou dentifrice, peut en contenir des milliers ».

En plus des petites billes que vous pouvez voir et sentir, des centaines d’autres sont invisibles à l’œil nu.

“La plupart des gens qui utilisent ces exfoliants pour le visage, gels douche, savons, cosmétiques, n’ont pas la moindre idée qu’il y a du plastique dans les produits qu’ils utilisent », explique Sherri Mason sur Public Radio International, un grand réseau de radiodiffusion américain. « Les consommateurs utilisent ces produits, lavent leur visage, ouvrent le robinet et ne réalisent pas qu’ils sont en fait en train de libérer du plastique dans l’environnement », ajoute-t-elle.

Leur petitesse les empêche d’être filtrées lors de leur passage en usine de traitement des eaux usées. Problème: une fois en mer, ces microparticules ont un comportement un peu particulier.

Elles permettent aux microbes de se déplacer dans les océans

« Elles jouent un rôle de transport des contaminants, comme un buvard », explique auHuffPost François Galgani, chercheur à l’Ifremer. « Ces billes de plastique servent de support à des espèces, qui peuvent se propager d’un bout à l’autre de la planète », détaille-t-il.

Ces espèces peuvent être des microbes qui, lorsqu’ils arrivent dans un milieu inconnu, peuvent déséquilibrer la faune et la flore locale, et contaminent plages et fonds marins.

Les microbilles peuvent également être ingérées par les organismes vivant dans les océans ou les lacs, poissons, baleines, plancton, etc. Selon une étude publiée dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, un petit saumon de la Colombie Britannique, pourrait en ingurgiter de deux à sept par jour. Inutile de préciser que, par conséquent, ces microbilles peuvent se retrouver directement dans nos assiettes. Qui plus est, lorsque celles-ci se dégradent, elles peuvent libérer des substances chimiques qui sont des perturbateurs endocriniens.

Mais, tempère François Galgani, « les organismes les rejettent et les prédateurs ne les avalent pas ».

Les microbilles contribuent à la pollution des océans, qui sont déjà envahis par le plastique. Rien qu’en 2010, 8 millions de tonnes de plastique ont fini leur vie dans les océans. Cette quantité pourrait être décuplée d’ici à 10 ans. Au total, plus de 269 000 tonnes de déchets plastiques flotteraient à leur surface.

micro billes plastique

Certains États ont d’ores et déjà pris les devants pour limiter la casse. Le gouvernement canadien a annoncé en juillet dernier sa volonté d’interdire les microbilles de plastique dans les cosmétiques. Il les a également ajoutées à la liste nationale des substances toxiques.

Marques et États contre les microplastiques

Aux États-Unis, l’Illinois a été le premier à décider de les interdire en 2014, avec la coopération des industries cosmétiques. En septembre dernier, c’est la Californie qui a sauté le pas, en votant l’interdiction de la vente des microbilles à partir de 2020.D’autres États, dont le plus récent est celui de New York, ont annoncé qu’ils allaient prendre des mesures pour interdire ou limiter les microbilles.

Leur effet dévastateur avait été rappelé par les Nations Unies dans leur rapport annuel pour l’environnement (PNUE) en 2014. Cette année, elles se sont prononcées pour son interdiction.

Côté marques, Unilever s’est engagée en 2012 à bannir le plastique de ses produits.Selon le Time, L’Oréal aurait aussi commencé à prendre ses distances avec les microbilles. The Body Shop, Hema, Lush, sont autant de sociétés qui ont déclaré avoir arrêté l’utilisation des microplastiques.

En France, la Fédération des entreprises de la beauté (Febea) a affirmé à Libération que les sociétés cosmétiques « cherchent d’autres solutions. Parmi celles-ci, on pense à des billes de bois, qui présentent des inconvénients, comme la porosité, mais constituent l’une des pistes de recherche sérieuses« .

Une application pour les éviter

En attendant que les grandes sociétés arrêtent de produire des cosmétiques constitués de microbilles, une application nommée beatthemicrobeads (combattez les microbilles), créée par deux ONG néerlandaises en 2012, permet de scanner les produits et de détecter la présence de celles-ci.

Comme l’explique l’association Surfrider Foundation, dès qu’il y a écrit « polyéthylène » dans la liste des composants d’un produit, vous pouvez être sûr qu’il s’agit de microbilles.

Plus respectueux de l’environnement, des cosmétiques constitués de produits naturels existent sur le marché. À la place des microbilles en plastique? Des noyaux d’abricot, de la pierre ponce, du sel marin ou encore des éclats de fruits à coque.

http://quebec.huffingtonpost.ca/