Le déclin des pollinisateurs menace l’agriculture mondiale


Un monde sans café, sans fruits, sans chocolat serait dramatique ! Alors, il est important de faire de grands changements pour protéger les pollinisateurs
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Le déclin des pollinisateurs menace l’agriculture mondiale

 

 

Les abeilles domestiques sont emblématiques de la pollinisation, mais il existe 20.000 espèces sauvages et bien d'autres animaux participent à ce service rendu à la nature mais aussi à l'agriculture. © Toshihiro Gamo, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Les abeilles domestiques sont emblématiques de la pollinisation, mais il existe 20.000 espèces sauvages et bien d’autres animaux participent à ce service rendu à la nature mais aussi à l’agriculture. © Toshihiro Gamo, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Un groupement de chercheurs internationaux, l’IBPES, vient de boucler une étude de deux ans montrant la dépendance de l’agriculture mondiale aux insectes et autres animaux pollinisateurs. Le rapport montre aussi que ces espèces sont clairement en déclin et que leur protection est de ce fait vitale pour de nombreuses productions agricoles.

Moralité : si vous aimez le chocolat, protégez les abeilles…

« Sans pollinisateurs, beaucoup d’entre nous ne pourraient plus déguster du café, du chocolat ou des pommes » résume Simon Potts, qui travaille à l’université de Reading, au Royaume-Uni.

Comme d’autres, il fait partie de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, ou IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services). Ce réseau international de chercheurs, né en 2010 et officiellement créé en 2012 par 124 pays, est construit sur le modèle du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution duclimat) et, comme son nom l’indique, chargé de faire le point sur la biodiversité mondiale. Il en est à sa quatrième réunion plénière, à Kuala Lumpur, en Malaisie, et à la publication de son premier rapport. Il se concrétise aujourd’hui par une évaluation du rôle de la pollinisation dans la production agricole à but alimentaire (Thematic Assessment of Pollinators, Pollination and Food Production).

Les résultats de cette étude de deux années menée par 80 scientifiques peuvent se résumer en chiffres et en conseils pour protéger les animaux, insectes, bien sûr, mais aussi vertébrés, qui sont utiles à la reproduction des plantes à fleurs, sauvages ou cultivées. Le constat est double : la pollinisation naturelle (qui peut aussi passer par le vent) est cruciale ou importante pour les trois quarts de l’agriculture mondiale et, d’autre part, les espèces pollinisatrices sont un peu partout en déclin.

Les abeilles font face à de multiples dangers, d'origine humaine, comme les pesticides, ou naturels, comme le parasite Varroa destructor, dont on voit ici un individu juché sur la tête de l'insecte. © Gilles San Martin, Flickr, CC by-sa 2.0
Les abeilles font face à de multiples dangers, d’origine humaine, comme les pesticides, ou naturels, comme le parasite Varroa destructor, dont on voit ici un individu juché sur la tête de l’insecte. © Gilles San Martin, Flickr, CC by-sa 2.0

    Les sept chiffres de la pollinisation

    Selon les membres de ce rapport (voir le communiqué de l’IPBES, en anglais), ce sont des centaines de millions de personnes dans le monde et un chiffre d’affaires de plusieurs centaines de milliards d’euros qui dépendent de près ou de loin de la pollinisation naturelle.

    Voilà les sept chiffres mis en exergue par le rapport :

  • 20.000 : le nombre d’espèces d’abeilles sauvages qui participent à la pollinisation. Il faut y ajouter bien d’autres pollinisateurs, des insectes (guêpes, papillons, mites, etc.), des oiseaux, des chauves-souris et d’autres vertébrés.

  • 75 % : pourcentage des cultures mondiales pour l’alimentation qui dépendent, au moins en partie, de la pollinisation.

  • 214 à 525 milliards d’euros : revenus annuels des cultures directement influencées par les pollinisateurs.

  • 300 % : augmentation en cinquante ans de la production, en volume, dépendant de pollinisation.

  • Près de 90 % : pourcentage de plantes à fleurs sauvages qui dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les animaux.

  • 1,6 million de tonnes : production annuelle de miel en Occident. 16,5 % : pourcentage de vertébrés pollinisateurs en danger d’extinction.

  • Plus de 40 % : pourcentage d’invertébrés pollinisateurs (surtout les abeilles et les papillons) en danger d’extinction.

Rapportée par Le Monde, une réaction de scientifiques vient de mettre un peu d’ombre sur ce rapport. Elle souligne que deux des chapitres « sont sous la responsabilité de Bayer et de Syngenta », entreprises productrices de pesticides régulièrement accusées de participer au déclin des insectes pollinisateurs (pas seulement les abeilles domestiques).

Quoi qu’il en soit, le rapport apporte des faits instructifs et chiffrés montrant l’importance de protéger les populations animales participant à la pollinisation. Il servira de base à de futures politiques de protection de l’environnement.

http://www.futura-sciences.com/

Des plantes se «parfument» pour mieux se propager


Les plantes ne sont pas si innocentes qu’elles veulent bien nous faire croire. Certaines vont oser tromper des insectes pour être pollinisées.
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Des plantes se «parfument» pour mieux se propager

 

La tromperie est une stratégie de pollinisation chez... (PHOTO ARNO BURGI, AFP)

La tromperie est une stratégie de pollinisation chez certaines fleurs. Sur cette photo, une abeille pollinise une fleur de tournesol.

PHOTO ARNO BURGI, AFP

Certains insectes se feraient-ils berner par des plantes? Selon des scientifiques les graines de certaines plantes imitent les crottes d’antilopes (de la forme jusqu’à l’odeur) pour attirer les insectes friands de matières fécales qui les emportent pensant en faire leur repas.

«Ceci est probablement le meilleur exemple d’une plante utilisant la tromperie pour disséminer ses graines, un phénomène intéressant», explique à l’AFP Jeremy Midley coauteur d’une étude publiée lundi dans Nature Plants.

C’est une caméra postée devant une plante, le Ceratocaryum argenteum, dans la réserve naturelle De Hoop en Afrique du Sud, qui a permis de comprendre ce phénomène.

Le mode opératoire est assez simple. Les noix de cette plante dégagent une odeur âcre rappelant la fiente des antilopes. Les insectes, trompés par l’odeur, les emportent, pensant les savourer plus tard.

Des chercheurs sud-africains ont constaté que des coléoptères coprophages (qui consomment les matières fécales) emportent les noix en les faisant rouler et les enterrent.

Pourtant ces noix sont trop dures pour être mangées par les insectes ou leurs larves. Voilà, donc, un bel exemple de tromperie biologique.

«On sait que la tromperie est une stratégie de pollinisation chez certaines fleurs», rappelle Jeremy Midley de l’université de Cap Town.

L’orchidée miroir, par exemple, possède la forme et la couleur d’une abeille femelle afin d’attirer les abeilles mâles qui se posent dessus et cherchent à copuler.

Ce faisant, leurs corps touchent les pollens qui s’y collent. Devant l’absence de réaction du pseudo partenaire, l’abeille mâle va voir ailleurs, assurant ainsi la pollinisation.

Les orchidées ne possédant pas de nectar, il s’agit de tromperie biologique sans intérêt, sans contrepartie pour l’insecte.

Mais l’utilisation de ce subterfuge pour disséminer des graines reste beaucoup plus rare et sujet à polémique parmi les chercheurs, selon l’étude.

«Les résultats semblent, en première lecture, concluants», précise Jeremy Midley.

«Nous sommes sûrs qu’il y a tromperie, mais nous avons besoin d’un peu plus de preuves pour dire qu’il y a mimétisme».

Qu’une stratégie adaptative d’imitation est bien à l’origine de la tromperie.

http://www.lapresse.ca/

Des coccinelles esclaves accouchent de guêpes


Les coccinelles sont des petites bêtes très appréciées en agriculture, car elles sont les prédateurs des pucerons tout en étant des pollinisatrices. Malheureusement, elles sont victimes d’esclavages de minuscules petites guêpes
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Des coccinelles esclaves accouchent de guêpes

 

 

C’est dans un champ de maïs en plein mois d’août, que le biologiste Jacques Brodeur a observé l’organisation quasi mafieuse que les guêpes imposent aux coccinelles sans défense.

 

Des coccinelles sont réduites en esclavage par de minuscules guêpes parasites qui les forcent à porter leurs œufs et à protéger leurs larves, en manipulant leur cerveau à l’aide d’un virus ultraspécialisé.

C’est ce qu’a découvert le biologiste Jacques Brodeur, de l’Université de Montréal, dont les travaux font le tour du monde à la une du prestigieux magazine National Geographic.

Le scientifique montréalais est le premier à avoir observé l’organisation quasi mafieuse qu’une petite guêpe parasite native du Québec impose à la coccinelle maculée. Il s’est immédiatement inquiété de l’impact de ce phénomène sur la survie et la reproduction des précieuses bêtes à bon Dieu.

Ses recherches montrent que les guêpes parasites représentent un risque pour les populations de coccinelles maculées et nuisent, de ce fait, à la lutte biologique puisque les petits coléoptères tachetés sont les meilleurs alliés des agriculteurs contre les pucerons.

Malheureusement, «on ne peut pas contrôler le parasite», dit le Pr Brodeur.

Il n’y a en effet aucun moyen d’empêcher la mise en esclavage des coccinelles par les guêpes parasites, qui sont elles aussi utiles aux cultures par la pollinisation.

http://www.journaldequebec.com

Si les abeilles disparaissaient, ces 6 repas ne seraient jamais plus les mêmes


On dit souvent que les images valent mille mots, c’est le cas ici des gifs qui démontrent des repas avec et sans les pollinisateurs tel que les abeilles. La variété des aliments seront compromis, mais aussi les aliments de base importants pour notre survie
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Si les abeilles disparaissaient, ces 6 repas ne seraient jamais plus les mêmes

 

Que mangerions-nous si les abeilles disparaissaient? | Morten Falch Sortland via Getty Images

Un tueur silencieux affecte notre système alimentaire: le déclin des pollinisateurs. Selon de nombreuses recherches, abeilles et autres pollinisateurs disparaîtraient pour de nombreuses raisons telles que le Syndrome d’effondrement des colonies (CCD), une épidémie mondiale affectant les abeilles identifiée en 2006. Les causes sont assez floues, mais les experts ont cité entre autres la prolifération de varroa, la malnutrition, les pesticides ou même les téléphones cellulaires.

Si le problème venait à persister, notre réserve alimentaire serait en sérieux danger. Les abeilles fécondent 70 des 100 cultures humaines, qui fournissent 90% des repas dans le monde. De fait, l’Apis mellifera est à l’origine d’un tiers des bouchées que nous avalons.

Mais comment la disparition des abeilles affecterait-elle notre façon de manger? Nous nous sommes associés avec Cascadian Farm pour vous l’expliquer.

1. Le repas des Actions de grâce:

Turkey Dinner

Sans les abeilles, les récoltes seraient moins fiables. Pas de canneberges, de choux de Bruxelles, de courges, de citrouilles ou de tartes aux pommes.

2. Le barbecue:

Fourth of July

En cas d’extinction des abeilles,il n’y aurait pas de melons d’eau, de baies, ou de salade de concombres.

3. Les repas mexicains:

Mexican Meal

Les tortillas, le riz et les haricots seraient incomplets sans les avocats fécondés par les abeilles ainsi que les tomates, poivrons et fromages produits par les vaches brouteuses d’alfalfa et de trèfles, deux plantes fécondées par les abeilles.

4.La nourriture du Moyen-Orient:

middle eastern

Les végétariens adorent la nourriture du Moyen-Orient. Mais sans pollinisateurs, la plupart des ingrédients régionaux classiques comme l’aubergine, la fève, le kale, la menthe, le percil, et un grand nombre de noix et épices disparaîtraient.

5. Les dîners italiens:

Spaghetti

De la sauce tomate aux légumes, les plats italiens comme la pizza ou les pâtes ne seraient pas les mêmes sans nos précieux pollinisateurs. Et oubliez aussi les épices classiques comme le basilic ou l’origan.

6. Les en-cas pendant la nuit:

Cookies and Milk

À la fin d’une longue journée, rien n’est plus satisfaisant que du chocolat, du lait ou une bonne tasse de café. Mais sans les abeilles, seuls les cookies nous permettraient de tenir jusqu’au souper.

Bonne nouvelle: la situation peut s’améliorer. Même si presque un quart des colonies d’abeilles d’Amérique du Nord se sont éteintes cet hiver, c’est beaucoup moins que l’année précédente et ses 30% de pertes.

Pour plus d’informations, renseignez-vous auprès d’organisations telles que Beeinformed.org, Pollinator.org, Backyardbeekeepers.com ou The Xerces Society.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Extinction massive des abeilles : Santé Canada ne bouge pas


Bon, d’accord, la plupart sont comme moi des profanes sur les pesticides, mais sachant que c’est chimique et que les abeilles meurent en masse, me semble que cela serait logique, alors pourquoi qu’au Canada, on est si lent à réagir ? Qu’est-ce que l’Europe sait que Santé Canada ne sait pas ?
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Extinction massive des abeilles : Santé Canada ne bouge pas

 

Photo Fotolia

Même si plusieurs organismes canadiens réclament l’arrêt de l’utilisation d’un pesticide qui serait responsable de la mort de millions d’abeilles, Santé Canada confirme qu’elle n’a pas l’intention de bannir le produit.

Au début du mois, l’Union européenne a décidé de suspendre l’utilisation des néonicotinoïdes, fabriqués par la compagnie allemande Bayer, pour une période de deux ans.

Plusieurs groupes canadiens ont par la suite interpellé Santé Canada afin que le gouvernement emboîte le pas, d’autant plus que ce pesticide est utilisé dans presque tous les champs de maïs du pays, notamment au Québec.

«Poison»

C’est le cas de l’organisme Les Ami(e)s de la Terre, dirigé par Beatrice Olivastri, qui exige la même suspension qu’en Europe par une pétition en ligne.

«Aussitôt que le néonicotinoïde touche les abeilles, elles meurent immédiatement. Lorsque le produit se retrouve dans le sol, cela a pour conséquence de diminuer leur système immunitaire. Dans les deux cas, on prévoit un avenir sombre pour les abeilles et les apiculteurs, qui méritent mieux que ça», plaide-t-elle.

Le haut taux de mortalité des insectes pollinisateurs enregistré ces dernières années serait dû à l’utilisation de ce pesticide, selon Pascal Dubreuil, professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Montréal.

«Les semences sont enrobées de ce poison, qui crée de réels dommages, dit-il. Cet été, j’avais des ruches sur le toit de la faculté de médecine vétérinaire et les abeilles ont été empoisonnées. J’ai été en mesure de confirmer que c’est le pesticide qui les a tuées», a-t-elle expliqué.

Risque pour les humains?

Selon lui, un très grand pourcentage de ce que nous consommons provient de la pollinisation qu’effectuent les abeilles.

«Pas d’abeilles, pas de canneberges, a illustré M. Dubreuil. Pas d’abeilles, ça veut aussi dire très peu de pommes et très peu de bleuets. Je ne veux pas faire peur aux gens, mais je me demande si l’utilisation du néonicotinoïde représente un risque pour les humains.»

De son côté, Santé Canada assure que rien n’indique que ce pesticide serait nocif pour les humains. Mais Frédéric Bissonnette, conseiller principal chez Santé Canada, en reconnaît tout de même les dangers.

«On cherche à diminuer l’utilisation du produit à un niveau plus acceptable. Pour l’instant, la science ne suggère pas le besoin de le bannir comme en Europe», a-t-il précisé.

http://fr.canoe.ca

Les éoliennes fauchent les chauves-souris par milliers


Les chauves-souris ont déjà a lutté contre le syndrome du museau blanc, ont aussi d’autres problèmes comme les éoliennes En France, il semble qu’ils ont implanté un système qui soit assez efficace tout en gardant les éoliennes
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Les éoliennes fauchent les chauves-souris par milliers

 

La chauve-souris rousse

La chauve-souris rousse Photo :  François Fabianek

Une nouvelle étude conclut que plus de 600 000 chauves-souris sont probablement mortes à cause d’éoliennes aux États-Unis en 2012.

L’étude, publiée dans la dernière édition de la revue américaine BioScience, en vient à cette estimation par le biais de techniques statistiques poussées appliquées au nombre de chauves-souris mortes retrouvées dans 21 parcs d’éoliennes.

Les chauves-souris jouent un rôle important mais méconnu dans l’écosystème en tant que prédateurs d’insectes et pollinisateurs de certaines plantes.

Les éoliennes sont fatales pour ces mammifères, non seulement à cause des collisions avec les pales, mais surtout à cause de « barotraumatismes », c’est-à-dire des variations de pression atmosphérique causées par le déplacement des pales qui font exploser les poumons de ces petits mammifères volants lorsqu’ils s’en approchent.

Selon le chercheur Mark Hayes, de l’Université du Colorado, le chiffre de 600 000 est une estimation prudente et pourrait en fait atteindre près de 900 000.

Les données colligées par M. Hayes suggèrent que certaines parties des États-Unis pourraient avoir des taux de mortalité plus élevés que d’autres. La région des Appalaches présentait le taux de mortalité le plus fort dans son étude.

Les conséquences de cette mortalité sont difficiles à évaluer, car l’importance des populations de chauves-souris est mal documentée. Cependant, on sait que ces populations sont déjà gravement menacées par le syndrome du museau blanc, au point où le ministère de l’Environnement et de la Faune a lancé l’été dernier un appel à la population afin de l’aider à localiser des colonies.

Le syndrome du museau blanc a jusqu’ici causé la mort d’environ 5,7 à 6,7 millions de chauves-souris dans l’est du continent, soit dans 22 États américains et 5 provinces canadiennes. Au Québec, plusieurs mines et grottes qui abritaient des populations de milliers de chauves-souris durant l’hiver ont été touchées. Aujourd’hui, on compte généralement moins d’une trentaine de chauves-souris par site et, dans certains cas, elles ont même toutes disparu.

Le problème de la mortalité des chauves-souris autour des éoliennes est connu depuis plusieurs années. Une société française, Biotope, a mis au point un programme d’interruption à distance des éoliennes en période de forte activité des chauves-souris, qui réussit apparemment à réduire jusqu’à 74 % la mortalité chez ces chiroptères, avec un impact minime sur la production d’électricité.

Le système a été implanté dans plusieurs parcs éoliens en France.

http://www.radio-canada.ca

Un pesticide qui nuit aux abeilles toujours approuvé au Canada


C’est bizarre, ils mettent des pesticides pour préserver les fruits, pelouse…. et cela semble prouver que les abeilles en souffrent tellement que leur population baisse dangereusement, bien le gouvernement ne fait pas grand chose et pourtant sans les abeilles, l’agriculture en souffrirait vraiment
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Un pesticide qui nuit aux abeilles toujours approuvé au Canada

 

Les populations d'abeilles en forte décroissance.... (Janick Marois)

Les populations d’abeilles en forte décroissance.

JANICK MAROIS

La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Un pesticide qui nuit aux abeilles et à la pollinisation est toujours approuvé au Canada. Équiterre a demandé à Ottawa de reconsidérer sa position, d’autant que l’Europe a déjà restreint l’utilisation du même produit.

La demande de surseoir à l’approbation du clothianidine est fondée sur plusieurs études qui ont démontré que ce pesticide utilisé sur les fruits, les pommes de terre et les pelouses est en cause dans les mortalités massives d’abeilles.

Les avocats de l’Association canadienne du droit de l’environnement et d’Écojustice, qui représentent plusieurs groupes environnementaux, dont Équiterre et la Fondation David Suzuki, ont déposé un avis d’opposition à la ministre de la Santé, soutenant que ce pesticide devrait être banni au Canada.

Au cours des deux dernières années, les pesticides de la classe des néonicotinoïdes, dont fait partie le clothianidine, ont été associés à des cas de mortalités massives d’abeilles au Québec, au Manitoba et en Ontario.

Ces produits affectent la capacité des abeilles à rechercher leur nourriture et les empêchent de retrouver leur ruche. Leurs fonctions métaboliques, immunitaires et reproductives sont aussi altérées.

Santé Canada a soumis une proposition de mesures d’atténuation pour les semences de soya et de maïs traitées aux néonicotinoïdes. Le tout est soumis aux commentaires. Ce geste est qualifié d’insuffisant par les organisations environnementales qui réclament un bannissement complet de tous les usages agricoles du clothianidine.

Isabelle St-Germain, directrice générale adjointe d’Équiterre, affirme que l’usage de ces pesticides représente une véritable menace agricole.

«Considérant que l’agriculture est un secteur économique d’importance pour le Canada, notre gouvernement a le devoir de protéger cette industrie et d’assurer du même coup la sécurité alimentaire des Canadiens», a-t-elle soutenu.

La presque totalité des plantes à fleurs a besoin des pollinisateurs pour survivre. Un déclin des pollinisateurs risque d’avoir un impact direct sur les rendements agricoles.

http://www.lapresse.ca

A QUOI RESSEMBLERAIT UN SUPERMARCHÉ SANS LES ABEILLES?


Un monde sans abeille serait un désastre pour tout le monde autant sur le plan de l’alimentation que sur le plan économique. Les fruits et légumes, même le café et le chocolat en souffriraient.
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A QUOI RESSEMBLERAIT UN SUPERMARCHÉ SANS LES ABEILLES?

 

Fruits et légumes aux Halles par Bruce Tuten via FlickrCC

Par Marion Degeorges

Vous avez des pommes, des courgettes, des oignons et des carottes sur votre liste pour le prochain saut au supermarché? Perdu, repassez plus tard.

Dans une campagne repérée par The Huffington Post, la chaîne de distribution américaine Whole Foods, en partenariat avec l’organisme de protection des animaux The Xerces Society, rappelle à notre bon souvenir que sans les abeilles sur terre, nous n’aurions plus grand-chose à nous mettre sous la dent.

La preuve au supermarché:

Plus de fruits, de légumes, ni de café

Sur la photo du bas, 237 produits sur 453 ont été retirés. Soit 52% de ce que contient normalement cette partie du magasin. En réalité 1/3 de notre nourriture dépend des abeilles. Cela concerne trois catégories: les fruits, les légumes et les stimulants (café, cacao).

Sauf que depuis quelques années, elles ont eu la mauvaise idée de mourir un peu aux quatre coins de la planète, les abeilles.

Aux Etats-Unis, le site Quartz titrait en mai dernier que l’Amérique était «à un mauvais hiver du désastre alimentaire, la faute aux abeilles qui meurent».

D’après le journaliste Todd Woody, le déclin des abeilles pourrait coûter 30 milliards de dollars au pays.

Polliniser à la main

En Chine on est riche… En main d’œuvre. C’est pourquoi la situation n’inquiète pas franchement. Pourtant, dans certaines régions de l’Empire du Milieu, il n’y a plus une seule abeille qui survit. Du coup, les paysans emploient des petites mains bien patientes pour polliniser les fleurs.  A défaut, ils louent des ruches qu’ils posent quelques heures dans leurs champs. Mais on sait déjà que tout cela ne suffira pas.

En Europe, on légifère. La classe de pesticides accusés depuis les années 1990 de trucider les abeilles, les néonicotinoïdes, ont été bannis par l’UE en avril dernier, et ce pour au moins deux ans.

Les scientifiques s’activent et tentent de trouver des solutions, comme créer une banque de sperme pour abeilles (c’est la reine qui va être contente). Mais un monde sans abeilles semble se dessiner malgré tout. 

 

Une version plus «choupi», si jamais la vidéo précédente vous a fait peur:

Sachez qu’à notre petite échelle d’humain, tout n’est pas perdu. Le site Share The Buzz vous dit quoi faire en 9 points… Au hasard:

  • Choisir des marques qui financent la préservation des abeilles
  • Planter des fleurs que les abeilles aiment bien dans son jardin (et surtout différentes sortes, par exemple: colza, tournesol, luzerne)
  • N’utilisez pas de pesticides
  • Soyez la babysitter d’une ruche au fond de votre jardin

http://www.slate.fr

De l’importance des pollinisateurs sauvages


On sait que les abeilles domestiques éprouvent de grands problèmes entre autre avec les insecticides, mais il y a aussi les abeilles sauvages qui sont en difficultés pour plusieurs raisons tel que les changements climatiques Et que sera le monde sans les abeilles ???
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De l’importance des pollinisateurs sauvages

 

Un bourdon 

Photo :  iStockphoto

Depuis quelques années, la science a porté beaucoup d’attention à la santé des abeilles domestiques. Or, deux nouvelles études montrent aujourd’hui que le déclin des pollinisateurs sauvages fait peser une menace encore plus inquiétante sur les récoltes.

Une première étude réalisée par l’Argentin Lucas Garibaldi et ses collègues de l’Université nationale de Rio Negro a porté sur 41 types de productions agricoles situées sur six continents. Les chercheurs ont constaté que les insectes sauvages pollinisaient les cultures plus efficacement que les abeilles domestiques. En fait, les insectes induisent deux fois plus de fleurs fécondées qui se développeront en fruits ou en graines que les abeilles. Fait nouveau illustré par cette recherche : les abeilles domestiques ne feraient que s’ajouter à la puissance pollinisatrice des insectes sauvages et ne remplaceraient pas leur travail.

Les auteurs de ces travaux estiment donc que la protection de ces insectes et de leur habitat est essentielle pour ne pas compromettre les rendements agricoles.


Une seconde recherche réalisée par des biologistes de l’Université de l’Illinois illustre combien les services apportés par la pollinisation naturelle peuvent être affectés par la perte d’espèces et d’habitats ainsi que par le changement climatique. Pour en arriver à cette constatation, Laura Burkle et ses collègues ont examiné des réseaux de plantes et de pollinisateurs dans une zone particulière, à partir de données recueillies sur une période de 120 ans.

Leur constat est clair : la qualité et la quantité du service de pollinisation ont décliné au cours du temps. Plusieurs facteurs ont affecté la baisse de la pollinisation, comme l’éradication de la moitié des espèces d’abeilles présentes à l’origine, des discordances dans les périodes de floraison et de pics d’activité des insectes, et les changements dans les surfaces occupées par les plantes et les insectes.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science.

http://www.radio-canada.ca

Le courant (électrique) passe entre les fleurs et les abeilles


Une étonnante découverte entre les fleurs et les abeilles lors de la pollinisation … Une forme de communication d’électricité statiques en vue d’attirer les bourdons à venir recueillir le nectar .. Pas d’électricité, les abeilles ne semblent pas être intéressé et ce même si la fleur possède du nectar
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Le courant (électrique) passe entre les fleurs et les abeilles

 


Crédits photo : Llee Wu/Flickr sous licence Creative Commons

Les fleurs émettent un faible champ électrique qui signale aux insectes pollinisateurs la présence de nectar dans leur corolle.

«Quand un bourdon s’approche d’une fleur, on voit les grains de pollen sauter sur lui avant qu’il se pose. C’est étonnant», rapporte Daniel Robert, de l’université de Bristol (Grande-Bretagne).

Le chercheur suisse a découvert avec plusieurs de ses collègues que ce phénomène est dû aux différences de potentiel électrique entre la plante et l’insecte. Le bourdon est chargé positivement alors que la fleur émet un faible champ électrique chargé négativement. Certes, les charges d’électricité statique sont faibles, avec des tensions de 30 volts, mais c’est suffisant pour installer une forme de communication entre la fleur et l’abeille ou le bourdon. L’étude est publiée en ligne dans la revue en ligne Science Express , le 22 février 2013.

Les fleurs ne disposent donc pas seulement des odeurs, des couleurs et des formes pour attirer les insectes pollinisateurs. L’électricité entre aussi en jeu. En effet, quand une fleur (-) reçoit la visite d’un bourdon (+) pour aspirer son nectar, elle perd automatiquement une bonne partie de sa charge électrique. Le champ électrique fonctionne donc comme un signal que la fleur donne au bourdon. Si elle est chargée électriquement, cela veut dire que la fleur a du nectar. Sinon, qu’elle n’en a plus et que le bourdon ne doit pas la visiter.

«La fleur ne peut pas décevoir les insectes. Elle a intérêt à ne pas mentir. C’est notre hypothèse», explique Daniel Robert.

«On ne sait pas encore comment l’insecte perçoit ce signal. Cela fait partie de nos prochaines recherches», ajoute-t-il.

Les insectes préfèrent les fleurs les plus électriques

Visualisation (à droite) du champ électriques sur les pétales d'une fleur grâce à de la peinture chargée.
Visualisation (à droite) du champ électriques sur les pétales d’une fleur grâce à de la peinture chargée.Crédits photo : Dominic Clarke et Daniel Robert

Les chercheurs de l’université de Bristol ont fait toute une série d’expériences pour arriver à cette conclusion. C’est un champ entièrement nouveau qu’ils défrichent et ils sont partis de zéro. Ils ont mesuré les transferts de charges entre des bourdons et des pétunias lors du butinage. Les physiciens de l’équipe ont construit une petite boîte de Faraday pour mesurer la charge électrique des bourdons (autour de 200 volts en moyenne). Ces derniers se chargent positivement en vol en entrant en contact avec les poussières.

Ils ont conçu et réalisé aussi des tests avec des fleurs artificielles contenant de l’eau sucrée, plus ou moins chargées électriquement grâce à des électrodes miniatures. Ils ont pu ainsi vérifier que lorsque les bourdons ont le choix, ils ne se posent que sur les fleurs ayant un champ électrique. Ils ne visitent pas celles n’ayant aucune charge électrique ou une charge très faible ne dépassant pas 10 volts, même si elles ont de l’eau sucrée dans leur corolle.

Le laboratoire dispose de trois ruches près de l’université et les chercheurs vont poursuivre leurs études sur le terrain avec des digitales qu’ils vont équiper de dizaines de petites électrodes. Leur découverte pose en effet beaucoup de questions car il n’est pas rare de voir certains insectes pollinisateurs se succéder sur la même fleur. La durée de restauration du potentiel électrique varie d’une espèce végétale à l’autre et on ne sait pas si elle coïncide avec la production de nouveau nectar.

«Certaines espèces délivrent de toutes petites quantités de nectar et sont visitées ainsi par beaucoup d’insectes, ce qui assure une meilleure pollinisation. D’autres au contraire fournissent beaucoup de nectar ce qui suffit à rassasier une abeille en un seul passage», précise Daniel Robert.

http://www.lefigaro.fr