Le Saviez-Vous ► Six mythes scientifiques erronés sur Einstein, les humains, les animaux et la nature au sens large


Nous avons déjà entendu qu’Einstein, plus jeune était mauvais en maths, que les tournesols suivent le soleil, que l’homme descend du singe et autres affirmations .. Est-ce vrai ?
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Six mythes scientifiques erronés sur Einstein, les humains, les animaux et la nature au sens large


mythes scientifiques croyance

| Mesa Schumacher/Princeton University

Thomas Boisson

Au cours des années, certaines histoires et affirmations, le plus souvent péremptoires, se sont tellement propagées au sein des populations qu’elles ont fini par être hissées au statut de vérités, voire de croyances. Toutefois, nombreuses sont celles dont le fond et le contexte ont été détournés, tandis que d’autres sont tout simplement fausses. V

Voici une liste de six mythes scientifiques largement répandus.

1. Albert Einstein était mauvais en mathématiques

Dans de nombreux articles écrits par des médias peu informés, ou tout simplement dans des discussions à propos du célèbre physicien, il est souvent dit qu’Albert Einstein était « mauvais en maths » et qu’il peinait à suivre correctement ses cours de mathématiques ainsi qu’à réussir ses examens.

Toutefois, la vérité est toute autre. En effet, le père de la relativité était un excellent mathématicien. Il l’explique lui-même lors d’une interview à propos d’un journal qui avait écrit que le physicien avait échoué à plusieurs reprises à ses examens de mathématiques à l’école :

« Je n’ai jamais échoué à mes cours de mathématiques… Avant mes 15 ans, je maîtrisais déjà le calcul différentiel et intégral ».

Einstein a effectivement échoué lors de sa première tentative d’entrée à l’École polytechnique fédérale de Zürich (EPFZ) en 1895, lorsqu’il était âgé de deux ans de moins que les autres concurrents. Cependant, lors de l’examen, il obtint d’excellentes notes en mathématiques et en physique, mais pas dans les autres matières. C’est pourquoi il réussit à rentrer lors de sa seconde tentative.

2. Les requins blancs confondent parfois les humains et les phoques

Très souvent, l’on entend dire que les attaques de requins blancs concernant des surfeurs ou des nageurs ne sont pas volontairement dirigées contre ces derniers, mais que l’animal attaque car il confond l’humain avec un phoque (ou plus rarement une tortue). Cependant, cette affirmation est incorrecte.

grand requin blanc

Le système optique du grand requin blanc est suffisamment optimisé pour qu’il puisse différencier sans mal humains et phoques. Les morsures subies par l’Homme ne sont pas motivées par la prédation. Crédits : Terry Gross

En effet, tout d’abord, les requins blancs ont une bonne vision et voient en couleurs. Ensuite, des observations ont montré que la stratégie du requin est différente lorsqu’il cible un humain et un phoque. Lorsqu’il s’en prend à un phoque, le requin blanc surgit de l’eau violemment et rapidement en attaquant sa proie. Mais pour les humains, le requin est beaucoup plus lent et prend son temps ; il avance à vitesse normale, mord et prend ensuite la fuite. La morsure n’est donc pas un acte de prédation, mais une manière d’identifier un objet inconnu.

3. La pollinisation des abeilles est cruciale pour la production de nourriture humaine issue de l’agriculture

Dans de très nombreux articles, l’on peut lire que les abeilles européennes mellifères sont essentielles à l’agro-alimentation humaine. Ainsi, il n’est pas rare de lire que sans ces pollinisatrices, l’humanité mourrait de famine. Toutefois, là encore, cette affirmation n’est basée sur aucun socle scientifique.

Au contraire, la majorité des cultures agricoles ne nécessitent aucune pollinisation de la part des insectes. Les 10 cultures les plus répandues, représentant environ 60% de la nourriture humaine mondiale, font partie de cette catégorie.

Les bananes plantains sont stériles et cultivées par bouturage, de la même manière que le manioc. Les pommes de terre, ignames et patates douces sont des légumes racinaires se propageant via le tubercule. Le soja est auto-pollinisé. Tandis que le riz, le blé et le maïs sont pollinisés par le vent (anémophilie).

4. Les humains (Homo sapiens) descendent des chimpanzés

Souvent mal interprété ou mal compris, l’arbre phylogénétique d’Homo Sapiens fait l’objet de diverses confusions en termes de classification et dévolution. Notamment, l’idée selon laquelle l’Homme descendrait du chimpanzé est largement répandue. Cela résulte d’une mauvaise lecture de l’arbre évolutif des deux espèces.

evolution humains chimpanzes

Lorsqu’il est correctement étudié, l’arbre évolutif débutant à partir du dernier ancêtre commun de l’Homme et du chimpanzé (rouge), montre qu’Homo sapiens (bleu) et le chimpanzé (vert) ont évolué selon deux voies différentes. Le premier ne descend donc pas du second. Crédits : UCLA

L’Homme ne descend pas du chimpanzé ; les deux espèces ont évolué chacune selon leur voie. Néanmoins, elles ont effectivement partagé un ancêtre commun appelé CHLCA (chimpanzee–human last common ancestor).

À cause de la complexité de la spéciation par hybridation, il est compliqué d’estimer la date à laquelle les deux espèces ont divergé. Cette divergence se serait produite il y a environ 13 millions d’années, mais des hybridations se sont potentiellement poursuivies jusqu’à il y a entre 5 et 8 millions d’années.

5. Réveiller un somnambule est dangereux et peut entraîner la mort

L’un des mythes les plus répandus est celui concernant les somnambules : les réveiller serait dangereux, voire fatal pour ces derniers. Si cette croyance est fortement ancrée, elle ne repose toutefois sur aucune base scientifique. En effet, réveiller un somnambule ne représente aucun danger spécifique pour celui-ci.

Bien qu’une légère désorientation et confusion temporaire puisse suivre le réveil du somnambule, aucun autre effet néfaste n’est à craindre. Il est tout à fait possible de réveiller une personne somnambule sans lui causer de mal ou provoquer une crise cardiaque. À l’inverse, laisser une telle personne déambuler peut être dangereux pour elle. Les médecins spécialistes du sommeil préconisent donc généralement de raccompagner doucement la personne dans son lit, ou de tout simplement la réveiller.

6. La tête des tournesols suit le mouvement du Soleil dans le ciel

Tout le monde vous le dira : les têtes des tournesols (Helianthus annuus) suivent le Soleil tout au long de la journée. Malheureusement, cette idée est également incorrecte. En réalité, l’héliotropisme, c’est-à-dire le phénomène consistant pour une plante à se tourner vers la lumière solaire, n’apparaît chez le tournesol qu’au stade immature, lorsque la plante n’a pas encore fleuri. Ainsi, seuls les bourgeons suivent effectivement la course du Soleil.

tournesols direction soleil


Comme le montre ce cliché, une fois atteint le stade mâture (floraison), les tournesols ne suivent plus la course du Soleil ; ils demeurent fixés dans une direction qui est généralement celle de l’Est. Crédits : Thomas Quaritsch

Cependant, une fois que les bourgeons se sont ouverts et qu’ils ont fleuri, la tige se raidit et la tête du tournesol se retrouve définitivement fixée dans sa position de floraison. Dans la très grande majorité des cas, la direction dans laquelle la tête est fixée est l’Est. Les tournesols matures n’arborent donc aucun phénomène d’héliotropisme.

https://trustmyscience.com/

Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde


Un monde sans insecte, ça vous tente ? Cela serait une catastrophe et il semble que les insectes vont tout droit a une extinction comme les dinosaures. Si cela arrive, l’écosystème sera en péril.
Il faut interdire au plus vite les pesticides, restaurer les lieux humides, etc…
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Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde

 

ALE-KS VIA GETTY IMAGES

L’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire: à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction « et chaque année environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland.

Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10%) huit fois plus, » soulignent-ils.

Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires »: « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement des écosystèmes naturels qui serait catastrophique », insistent les scientifiques, dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Exemple de service vital rendu par les insectes, et sans doute le plus connu, la pollinisation des cultures.

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition sur toute la chaîne alimentaire: le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018.

« Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait alors un des auteurs de l’étude française, Vincent Bretagnolle: car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

Papillons, coccinelles, fourmis

Selon une étude parue fin 2017 et basée sur des captures réalisées en Allemagne, l’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Oiseaux, mais aussi hérissons, lézards, amphibiens, poissons… tous dépendent de cette nourriture.

A l’origine de cette chute des insectes, les chercheurs australiens désignent la perte de leur habitat (urbanisation, déforestation, conversion agricole) et le recours aux pesticides et engrais de synthèse, au coeur de l’intensification des pratiques agricoles ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur les cas de l’Europe et des États-Unis, où l’on dispose des suivis les plus réguliers.

« Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ».

A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes (virus, parasites), les espèces invasives et enfin le changement climatique mais surtout à ce stade dans les régions tropicales.

Le recul des insectes, qui forment les deux tiers des espèces terrestres, remonte au début du XXe siècle, mais s’est accéléré dans les années 1950-60 pour atteindre « des proportions alarmantes » ces 20 dernières.

Parmi les plus affectés, les lépidoptères (les papillons), les hyménoptères (abeilles, guèpes, fourmis, frelons… présents sur tous les continents sauf en Antarctique) et les coléoptères (scarabées, coccinelles).

Quelque 60% des espèces de bousiers sont ainsi sur le déclin dans le bassin méditerranéen. Et une espèce d’abeilles sur six a disparu au niveau régional, dans le monde.

Les insectes aquatiques ne sont pas épargnés, qu’il s’agisse des libellules ou des éphémères.

« Restaurer les habitats, repenser les pratiques agricoles, avec en particulier un frein sérieux à l’usage de pesticides et leur substitution par des pratiques plus durables, s’imposent urgemment », soulignent les auteurs du rapport, qui appellent aussi à assainir les eaux polluées, en ville comme en milieu rural.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des centaines de millions d’abeilles mortes au Canada


Printemps tardif, puceron et pesticide néonicotinoïde sont des conséquences de la mort des millions d’abeilles partout au Canada. C’est une situation grave, car sans abeilles pas de miel et les agriculteurs risquent de voir leurs productions de fruits et légumes en baisse. Même si la saison a commencé tard et que le varois cette espèce de pucerons qui s’attaque aux abeilles, on soupçonne fortement les pesticides néonicotinoïdes d’être les plus grands responsables de l’hécatombe de ces pollinisateurs
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Des centaines de millions d’abeilles mortes au Canada

 

L'Association des apiculteurs de l'Ontario rapporte qu'entre 50 et 80 % des abeilles sont mortes ce printemps.

L’Association des apiculteurs de l’Ontario rapporte qu’entre 50 et 80 % des abeilles sont mortes ce printemps. Photo : Getty images/iStock

C’est la catastrophe pour les apiculteurs d’un bout à l’autre du pays. Selon des données préliminaires, la moitié des abeilles du Canada pourraient avoir trouvé la mort ce printemps. Radio-Canada a appris que les apiculteurs du Québec sollicitent l’aide du gouvernement provincial, comme l’ont fait leurs collègues de l’Ontario.

Un texte de Thomas Gerbet

« On a perdu 80 % de nos abeilles », se désole Gabrielle Nadeau, apicultrice à Kapuskasing, dans le nord de l’Ontario.

Elle n’est pas la seule. Un apiculteur ontarien sur trois rapporte des pertes de plus de 70 %, selon les données de l’Association des apiculteurs de l’Ontario.

« Il est démoralisant et dévastateur pour des apiculteurs de subir de telles pertes, dit Jim Coneybeare, le président de l’Association. Les abeilles sont trop importantes pour tout le monde. Nous ne pouvons pas laisser cette industrie échouer. »

Le nombre de colonies mortes ou faibles est étonnant. Ces pertes pourraient s’avérer les pires qui n’ont jamais été enregistrées. Jim Coneybeare, président de l’Association des apiculteurs de l’Ontario.

Partout au pays

 

Les apiculteurs de MartinGill Bees, à Saint-Anicet en Montérégie, ont constaté de nombreux décès d'abeilles ce printemps. Ils accusent les pesticides néonicotinoïdes. Des tests en laboratoire devront le prouver.

Les apiculteurs de MartinGill Bees, à Saint-Anicet en Montérégie, ont constaté de nombreux décès d’abeilles ce printemps. Ils accusent les pesticides néonicotinoïdes. Des tests en laboratoire devront le prouver.  Photo : Courtoisie MartinGill Bees

Les scènes d’hécatombe se répètent d’un bout à l’autre du Canada. L’Association des apiculteurs de l’Alberta constate des pertes bien supérieures aux années précédentes.

« Les données préliminaires montrent des pertes de plus de 40 % dans la province », rapporte le président de l’Association de la Saskatchewan, Jake Berg.

Au Nouveau-Brunswick aussi le printemps est difficile. Seule la Nouvelle-Écosse semble être passée au travers de la catastrophe, avec des pertes semblables à celles des années précédentes.

Les causes possibles de ces fortes mortalités sont diverses et restent à clarifier. Il y a le printemps tardif qui a affaibli les abeilles. Il y a toujours le varois, un puceron qui les tue depuis des années, et puis les fameux pesticides néonicotinoïdes qui sont montrés du doigt.

Nombreuses mortalités au Québec

La Fédération des apiculteurs du Québec estime les pertes à plus de 50 %.

« Cette année, plusieurs membres m’appellent pour me dire qu’ils ont perdu 50, 60, même 80 % de leurs ruches », raconte le président de la Fédération, Stéphane Leclerc.

Il encourage ses membres à rapporter les pertes auprès du ministère de l’Agriculture qui est en train de compiler les données. Le gouvernement prévoit déjà que l’année sera pire que les précédentes (21 % de pertes en 2017 et 16 % en 2016).

De son côté, la Financière agricole rapporte des indemnisations quatre fois plus élevées que pour toute l’année dernière. Au 31 mai, elle avait versé 720 000 $ à des apiculteurs québécois. Il faut aussi mentionner que beaucoup ne sont pas assurés.

Des conséquences sur la production de fruits et légumes

Gros plan sur une abeille dans un bouquet de fleurs blanches.

Une abeille en pleine récolte de pollen Photo : iStock

Le problème du déclin des abeilles n’est pas à prendre à la légère. Grâce à la pollinisation, elles sont responsables de près de 90 % des productions de bleuets, de pommes, de canneberges, de concombres et de framboises.

« Les producteurs ont besoin des abeilles pour avoir de meilleurs fruits, pour avoir une plus grosse quantité, explique Stéphane Leclerc. Donc, si on ne réussit pas à fournir la quantité demandée, ils vont perdre leur production. »

Appels à l’aide des gouvernements

Dans une lettre obtenue par Radio-Canada, datée du 28 mai, la Fédération des apiculteurs québécois sollicite une rencontre avec le ministre de l’Agriculture Laurent Lessard, dans l’espoir d’obtenir un soutien financier. Les apiculteurs de l’Ontario ont fait la même démarche au début du mois de mai.

Pour le moment, le Québec ne s’engage pas à apporter une aide financière. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) explique qu’il soutient les apiculteurs en leur offrant gratuitement les services de médecins vétérinaires.

« Le MAPAQ est également sensible à la problématique des cas suspectés d’empoisonnement d’abeilles par des pesticides », dit la porte-parole Yohan Dallaire Boily.

Des abeilles de l’Australie pour sauver la production de miel

 

La production de miel devrait diminuer partout au Canada cette année. Photo : iStock

Dans les circonstances, la production de miel devrait diminuer partout au Canada, cette année. Les apiculteurs sont nombreux à recourir aux services d’importateurs d’abeilles pour repeupler leurs ruches.

« On a fait venir six chargements par avion de l’Australie. C’est une année record, raconte Joël Laberge de la compagnie Stan Abeilles Importation, en Montérégie. Les autres années, c’était un ou deux. »

Au total, il a fait venir plus de 150 millions d’abeilles destinées au Québec et à l’est du Canada.

« Tout le monde nous appelle, tous ceux qui sont en manque », raconte Joël Laberge.

 

https://ici.radio-canada.ca/

Les abeilles vont (un peu) mieux


Si les abeilles vont un peu mieux, cela ne veut dire que le combat contre les parasites et pesticides ainsi que les plantes qu’elles affectionnent n’est pas fini.
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Les abeilles vont (un peu) mieux

 

Les populations d'abeilles et d'autres pollinisateurs se sont... (Photo archives Associated Press)

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Les populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs se sont effondrées depuis plus de dix ans.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

SETH BORENSTEIN
Associated Press
Washington

 

Les abeilles américaines vont un peu mieux, mais un expert prévient que la situation est simplement passée de «horrible» à «mauvaise».

Les apiculteurs ont perdu 21 % de leurs colonies l’hiver dernier, comparativement à 27 % au cours de l’hiver précédent. Il s’agit des pertes les plus modestes depuis que l’on a commencé à surveiller la situation en 2006.

La moyenne des pertes hivernales des dix dernières années est de 28,4 %. Les autorités américaines souhaitent des pertes de 15 % ou moins.

L’amélioration de la situation est attribuée à une lutte plus efficace contre le varroa, un parasite mortel.

Les populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs se sont effondrées depuis plus de dix ans, une situation que les experts attribuent à l’impact combiné des parasites, de la maladie, des pesticides et d’une alimentation déficiente.

Les pertes annuelles des apiculteurs sont aussi moins lourdes. Environ le tiers des colonies actives en avril 2016 étaient mortes un an plus tard, comparativement à un taux de mortalité de plus de 40 % au cours de l’année précédente.

http://www.lapresse.ca/

Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?


Le moustique est le plus meurtrier de tous les animaux, cependant, il existe plus de 3, 000 espèces et seulement une petite portion d’entre eux sont porteurs de maladies. Éradiquer tous les moustiques serait donc injuste. De plus, les moustiques ont un rôle à jouer dans la pollinisation et de nettoyer les plans d’eau, sans compter qu’ils sont une source d’aliments pour certains animaux.
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Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?

 

Quel est l’animal le plus meurtrier sur Terre ? Loupé, ce n’est pas le requin, ni le crocodile, mais bien le moustique. Facteur de maladies, le moustique est l’animal causant le plus de morts chez l’homme. Dans une moindre mesure, c’est aussi l’ennemi de vos belles nuits d’été. Un monde sans moustique en a donc fait rêver plus d’un. Mais cela serait-il possible ?

Chaque été, c’est la même rengaine : votre meilleur ami, le moustique sort de sa tanière pour venir perturber vos nuits et vous offrir plein de petits boutons qui grattent. Une manie qui fait de lui l’un des insectes les plus détestés. Mais c’est aussi et surtout l’animal le plus meurtrier sur Terre. Certains moustiques sont en effet un vrai fléau pour l’Homme, transportant plusieurs maladies mortelles, comme le paludisme, la fièvre jaune ou encore la dengue.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le moustique serait responsable de sept millions de morts par an. Il est alors légitime d’en venir à se demander « à quoi sert vraiment un moustique ? Pourquoi ne pas les faire disparaitre jusqu’au dernier ? » Slate a posé ces questions à des entomologistes, et malheureusement, l’idée d’un monde sans moustiques relève bel et bien de l’utopie.

Éradiquer les moustiques : un impact écologique incertain

L’importance du moustique dans la chaine alimentaire et les écosystèmes n’est pas encore bien définie. Si la plupart des femelles optent pour un régime hématophage (à base de sang) quand il s’agit de pondre, les moustiques se nourrissent généralement à partir du nectar des fleurs. Il est ainsi admis qu’ils participent au même titre que d’autres insectes, à la pollinisation des végétaux.

Côté prédateurs, on sait aujourd’hui que le moustique est assez facile à attraper et qu’il fait partie du menu de nombreux animaux, d’autres insectes, des lézards ainsi que des oiseaux notamment. Par ailleurs, les scientifiques ont démontré que les larves de moustiques jouent un rôle de filtre dans les écosystèmes aquatiques où elles se nourrissent de déchets et de micro-organismes, nettoyant ainsi les eaux.

Mais tous ces rôles sont-ils réellement capitaux pour la biodiversité ? D’autres insectes ne pourraient-ils pas remplacer le moustique s’il venait à disparaitre ? Lorsqu’on leur demande, les chercheurs eux-mêmes ne sont pas sûrs des retombées écologiques d’une disparition totale des moustiques. Ils affirment toutefois qu’il y aurait bel et bien de sérieuses conséquences.

D’autant qu’en plus de les tuer, à l’aide de pesticides, il faudrait aussi endommager leurs habitats, en vidant des étangs, lacs, ruisseaux, ce qui aurait forcément des répercussions sur d’autres espèces animales. Mais détruire leur habitat ne serait pas suffisant, il faudrait aussi tuer les larves à l’aide de larvicide, ce qui multiplierait les conséquences probables.

Tous les moustiques ne sont pas coupables

Il faut savoir qu’il existe plus de 3.000 espèces différentes de moustiques à travers le monde. Mais seules quelques dizaines d’entre elles sont vectrices de maladies pour l’homme, tandis que d’autres ne piquent même pas l’humain. Aussi, des études précédentes ont prouvé que deux espèces de moustiques distinctes pouvaient être aussi différentes qu’un colibri et un aigle.

Éradiquer tous les moustiques reviendrait donc à faire payer à des centaines d’espèces, le comportement d’une poignée d’entre elles, ce qui ne serait pas justifié. Une méthode plus sélective et n’affectant pas l’environnement serait donc à préconiser et l’idée d’un monde sans moustiques est d’ores et déjà à exclure.

Une méthode sélective pour viser certaines espèces

Jusqu’ici, les spécialistes luttaient contre les moustiques essentiellement en utilisant des insecticides. Néanmoins, des résistances sont apparues chez les insectes au cours des dernières années, poussant les chercheurs à trouver d’autres méthodes d’éradication plus complexes mais aussi plus efficaces. Parmi elles, figure la « naissance contrôlée du moustique ».

Développée par un chercheur de l’Université du Kentucky, elle consiste à employer une bactérie appelée « Wolbachia« . Ce micro-organisme infecte la plupart des arthropodes à travers le monde. Or, lorsque deux moustiques souhaitent se reproduire, si l’un des deux est infecté, l’autre doit l’être aussi et par la même souche, sans quoi leur descendance sera stérile.

L’idée est donc d’introduire des mâles infectés par des souches différentes afin de bloquer la reproduction des moustiques. D’autres méthodes avec une stratégie semblable ont été mises au point et parfois testées. Au Brésil notamment, l’entreprise britannique Oxitec produit actuellement des mâles génétiquement modifiés destinés à donner naissance à une progéniture incapable de survivre.

Quoi qu’il en soit, l’ère d’un monde sans moustiques n’est pas pour demain mais réussir à réduire et contrôler les espèces de moustiques qui transmettent des maladies, pourrait représenter l’une des plus grandes victoires de la santé publique de l’histoire.

Publié par Stanislas Lechevallier, le 21 juillet 2015

http://www.maxisciences.com

Le Saviez-Vous ► Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?


Certains vegan ne mange pas de figue à cause de ce qu’il y a dedans. J’aime vraiment beaucoup les figues et même si je suis surprise de la façon que la nature produit se petit bijou alimentaire, et même si un jour que je serait végan, j’en mangerais encore
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Savez-vous vraiment ce qu’il y a dans une figue?

 

Par Julie R. Thomson

    Apprendre que les artichauts sont des fleurs et les câpres, des boutons de fleurs marinés, nous a ouvert les yeux. Mais quand on a su ce qu’il y avait dans les figues — et comment elles dépendaient des guêpes —, on a remis en cause tout ce qu’on croyait savoir sur le monde qui nous entoure.

    Pour faire simple, les figues ne sont pas des fruits mais des fleurs inversées. Les figuiers ne fleurissent pas comme les pommiers ou les poiriers. Leurs fleurs éclosent à l’intérieur du réceptacle en forme de poire qui donnera le fruit que nous mangeons. Une fleur de figuier ne produit qu’un fruit contenant une seule graine et une coquille rigide, l’akène (c’est ce qui lui donne son côté croquant). Chaque figue est constituée de plusieurs akènes. Quand nous mangeons une figue, nous croquons en fait dans plusieurs fruits.

    figue

    Mais ce n’est pas la seule particularité de la figue.

    Parce que les fleurs du figuier éclosent en interne, elles dépendent d’un processus spécifique pour la pollinisation, car elles ne peuvent dépendre du vent ou des abeilles pour répandre leur pollen. C’est là qu’intervient la guêpe du figuier. La figue ne peut survivre sans elle, et réciproquement, car c’est dans la figue que la guêpe dépose ses larves. C’est ce que l’on appelle le mutualisme.

    guêpe au figuier

    La guêpe femelle dépose ses œufs dans la figue mâle (nous ne consommons que celles des figuiers femelles), dont la forme facilite l’accueil des larves de guêpes mais les ailes et les antennes de la guêpe se cassent lorsqu’elle pénètre dans la figue, ce qui l’empêche d’en ressortir. Seul le bébé guêpe sera assez petit pour se libérer. Les mâles naissent sans ailes, parce que leur seule fonction est de se reproduire avec les bébés femelles — qui sont techniquement leurs sœurs — et de creuser un tunnel pour sortir de la figue. Ce sont les femelles qui s’échappent, en emportant le pollen avec elles.

    Si une guêpe entre par erreur dans une figue femelle ― celles que nous mangeons ―, elle n’a pas la place de se reproduire, et elle ne peut plus sortir puisque ses ailes et ses antennes se sont détachées. La guêpe meurt donc à l’intérieur, ce qui est hélas nécessaire parce qu’elle apporte ainsi le pollen qui donnera le fruit que nous aimons.

    Attention : le croquant que vous sentez sous votre dent n’est pas dû à la carcasse de la guêpe! La figue se sert d’une enzyme, la ficine, pour la transformer en protéines. Mais, techniquement, quand vous mangez une figue, vous avalez aussi une guêpe du figuier (du moins, ce qu’il en reste). Certains végans décident d’ailleurs de ne plus en consommer pour cette raison.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un pesticide responsable d’une perte de mémoire chez les abeilles


Qu’est-ce que ça prend pour comprendre que les pesticides, insecticides sont nocifs pour tout le monde ainsi que pour certains oiseaux, mammifères et insectes dont les abeilles.
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Un pesticide responsable d’une perte de mémoire chez les abeilles

 

Sans leur mémoire olfactive, les abeilles ne seraient plus capables de permettre le processus de pollinisation. © Crédit Zhou Xiujian / XINHUA

Sans leur mémoire olfactive, les abeilles ne seraient plus capables de permettre le processus de pollinisation. © Crédit Zhou Xiujian / XINHUA

Un nouveau pesticide menace la survie des abeilles du monde entier. D’après de récents résultats, il serait responsable d’une perte de mémoire significative et inquiétante.

MENACE. Alors que l’interdiction d’autres insecticides, comme les néonicotinoïdes (à l’origine d’effets sévères sur la reproduction ou l’orientation des insectes touchés), est encore débattue à l’Assemblée Nationale et au Sénat dans le cadre du « GIEC de la biodiversité », une étude néo-zélandaise de l’université d’Otago rapporte les dégâts observés du chlorpyrifos, un pesticide organophosphoré (déjà interdit dans certains pays comme le Danemark, la Finlande ou encore le Yémen), sur les colonies d’abeilles – plus particulièrement Apis mellifera, l’espèce étudiée ici. Pourvu d’une toxicité avérée chez certains oiseaux et mammifères selon le mode d’intoxication, ce pesticide très volatil est utilisé comme insecticide pour la protection de cultures agricoles aux quatre coins de la planète. Et d’après les résultats avancés par la française Dr Elodie Urlacher et Kim Hageman, la responsable du département de Chimie de l’Université d’Otago, une très faible dose de ce chlorpyrifos – jusqu’alors considérée comme « inoffensive » – suffirait à altérer la mémoire olfactive si développée des abeilles, un atout absolument nécessaire à la survie et au développement de leurs colonies.

Par conséquent, sans cette mémoire et cet apprentissage, il leur est impossible de cibler les fleurs dont elles extraient préférentiellement le nectar, ce qui endommage donc le processus de pollinisation de ces plantes, auquel les abeilles participent activement. Durant leurs observations, les deux chercheuses se sont notamment aperçues que la plupart des abeilles, testées pour une certaine dose du pesticide ingéré, réagissaient de la même manière à trois odeurs bien distinctes, un comportement très différent de celui des abeilles non-testées.

« La dose [pour les dommages observés, ndlr]est de 50 picogrammes de chlorpyrifos ingérés par abeille, soit mille fois inférieur à la dose de chlorpyrifos pur considéré comme létal », énonce le Dr. Urlacher. Enfin, elle ajoute : « Avec nos découvertes, il est désormais clair que les pesticides à effets létaux sur les abeilles ne sont plus les seuls à prendre en compte, mais aussi ceux à dégâts sub-létaux. »

http://www.sciencesetavenir.fr/