Le Saviez-Vous ► Pourquoi dit-on « à tes souhaits » lorsque quelqu’un éternue ?


À vos souhaits que l’on dit quand une personne éternue remonte probablement à l’antiquité qui avait un caractère divin ou ailleurs serait un mauvais sort. Aujourd’hui, c’est plus qu’une formule de politesse qu’autre chose
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Pourquoi dit-on « à tes souhaits » lorsque quelqu’un éternue ?

 

Autrefois, certains pensaient que l’âme pouvaient quitter le corps lors d’un éternuement ou qu’un esprit malin pouvait sortir des narines. – crédit photo : Alliance | © ShutterStock

Quand un collègue ou un proche éternue, les règles de politesse nous invitent à lui adresser un discret « À tes souhaits ». Une expression qui serait née en Grèce, pendant l’Antiquité.

Mais d’où vient cette habitude ? Quel est le lien entre le fait d’éternuer et l’expression d’un souhait ? Pour le comprendre, direction l’Antiquité. C’est du moins ce que suggère Théodore Basset de Jolimont, un écrivain français du XIXe siècle, qui s’est intéressé de près au sujet.

« À tes souhaits ! » : une formule pour conjurer le mauvais sort ?

Selon les croyances grecques, le premier homme – conçu par Prométhée avec de l’argile – éternua lorsque le souffle de la déesse Athéna lui donna la vie. « Que les dieux te soient en aide ! », aurait alors crié Prométhée. Les Grecs percevaient ainsi l’éternuement comme la manifestation d’un esprit divin, auquel on pouvait adresser des vœux. On retrouve cette histoire dans les écrits rabbiniques, qui indiquent que l’éternuement est le premier signe de vie d’Adam : « Dieu souffla et le premier homme éternua ».

Mais les origines de l’expression restent floues. Autrefois, l’éternuement pouvait également être associé au mauvais sort ou à la maladie. Certains pensaient que l’âme pouvait quitter le corps lors de cette réaction de l’organisme ou qu’un esprit malin pouvait sortir des narines. Lancer un « À tes souhaits » à celui qui éternue serait une manière de le protéger ou de lui souhaiter une bonne santé.

Cette habitude n’est pas une spécificité française. On retrouve notamment son équivalent en anglais (« God bless you » : « Que Dieu te bénisse »), en espagnol (« Jesús » : « Jésus ») et en italien (« salute » : « santé »).

 

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Le savoir-vivre se renouvelle à l’ère du numérique


Le savoir-vivre est-il en péril sur Internet ? Des gens qui écrivent en lettre MAJUSCULE qui en langage informatique signifie crier. Des photos de famille sans permission. Des mots qui n’auraient jamais dû apparaitre sur les réseaux sociaux. Et toute cette technologie va-t-elle rendre les gens plus méfiants, moins présent pour les proches ?
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Le savoir-vivre se renouvelle à l’ère du numérique

 

Le savoir-vivre se renouvelle à l'ère du numérique

Photo Fotolia

WASHINGTONQue répondre à son patron qui veut être votre «ami» sur Facebook? Faut-il partager les photos du mariage de votre meilleur ami? Quand enlever ses lunettes Google? L’ère numérique a créé de nouvelles règles de savoir-vivre.

«La technologie est source d’angoisse», explique Steven Petrow, auteur de manuels de savoir-vivre qui prodigue depuis le mois dernier des conseils sur les manières numériques pour le journal USA Today.

Il a ainsi récemment évoqué les courriels à envois multiples qui donnent le nom de tous les récipiendaires: pas bien, note-t-il. Les photos de mariage partagées par téléphone envoyées avant les images officielles: demander avant aux mariés.

«En fait, il s’agit de revenir aux principes de base: respect, gentillesse et politesse», affirme M. Petrow.

Les réseaux sociaux comme Facebook posent des problèmes particuliers d’étiquette: si des utilisateurs postent un message annonçant un décès, une naissance ou des fiançailles avant que les proches n’en soient informés, cela crée des tensions dans les familles.

«Sur Facebook, même si votre vie privée peut être protégée, le message peut être capté et renvoyé par quelqu’un d’autre», rappelle Emily Yoffe, qui prodigue ses conseils dans la colonne «Dear Prudence» sur Slate.

«Vous ne pouvez plus contrôler votre message une fois qu’il est posté», ajoute Mme Yoffe, qui conseille de traiter tous les messages sur les réseaux sociaux comme s’ils étaient publics.

M. Petrow remarque d’autres bizarreries, comme le «J’aime» que l’on peut cliquer à l’annonce d’une nouvelle triste.

«En fait, cela veut dire que vous avez pris connaissance de la nouvelle», dit-il, «cela peut se faire, mais je crois qu’il faut ajouter un message pour clarifier ce que vous voulez dire».

Boulettes sur Twitter

Les médias sociaux sont souvent utilisés pour rompre, annoncer une nouvelle relation, ce qui peut totalement surprendre la personne à qui on s’adresse.

«Il vaut mieux prendre son temps, en discuter avec l’autre personne», suggère-t-il.

Quant aux demandes d’un patron, M. Petrow conseille aux personnes faisant partie de l’encadrement de se tenir à l’écart pour éviter d’éventuels conflits. Les employés ne doivent pas ignorer la requête mais doivent proposer, par exemple, à la place une connexion au réseau professionnel LinkedIn, selon lui.

L’ère numérique est également entrée à l’Emily Post Institute, qui enseigne depuis plus d’un demi-siècle les bonnes manières.

«Les nouvelles technologies changent la vie des gens», note Daniel Post Senning, auteur d’un livre l’an dernier sur le savoir-vivre numérique.

Il faut donc savoir éteindre son téléphone portable. «Ces outils détournent notre attention des personnes avec qui nous nous trouvons», dit-il, ajoutant que «la plupart des gens le savent instinctivement».

Sur Twitter, la vitesse d’exécution a causé des problèmes.

«Des gens ont perdu leur emploi à cause d’un tweet peu judicieux», affirme Mme Yoffe.

Des boulettes sur Twitter se sont transformées en cauchemars pour les communicants de grandes firmes.

La compagnie aérienne néerlandaise KLM a ainsi soulevé la colère des Mexicains après avoir tweeté «Adios Amigos» (Adieu les Amis) après la défaite du Mexique face aux Pays-Bas lors du Mondial de soccer. La compagnie a présenté ses excuses, supprimé son tweet, mais le mal était fait.

«Nous encourageons les sociétés à être attractives, mais les personnes doivent comprendre qu’elles parlent au nom de la marque», estime Jeanette Gibson de Hootsuite, conseil en entreprises pour les réseaux sociaux.

Le savoir-vivre est aussi mis à l’épreuve par des objets du style Google Glass, les lunettes interactives.

Google a préventivement offert quelques conseils pour bien les utiliser, et notamment les éteindre dans de nombreuses situations.

Pour M. Petrow, ce genre d’outil fait craindre d’être espionné:

«Je ne crois pas que les éteindre va apaiser ces inquiétudes», dit-il, ajoutant que «chaque nouveau gadget crée ses propres problèmes de savoir-vivre».

Pour M. Senning de l’Emily Post Institute, il faut avoir une perspective historique:

«Toutes les générations ont pensé que le savoir-vivre se perdait. Quand le téléphone est entré dans les maisons, on pensait que cela allait détruire la vie de famille, et cela n’a pas été le cas».

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Poli comme un ouistiti


Bien des gens pourraient prendre l’exemple des Ouistitis quand ils communiquent entre-eux. Ces singes connaissent donc l’art des bases même de la politesse
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Poli comme un ouistiti

 

Ouistiti à toupets blancs[

Ouistiti à toupets blancs[ Photo :  iStockphoto

La plupart des espèces animales produisent des sons, parfois pour attirer un partenaire, alerter le groupe d’un danger ou encore pour défendre un territoire.

Des chercheurs de l’Université de Princeton ont établi que certains singes avaient des échanges plutôt respectueux.

Le Pr Asif Ghazanfar et ses collègues ont observé que les ouistitis ne se coupent pas la parole entre eux.

Ces singes attendent cinq secondes après que l’un d’entre eux a terminé ses vocalises avant de répondre, et ce, même s’ils ne se voient pas.

Cette découverte améliore notre compréhension de l’apparition du langage chez l’homme, affirment les auteurs.

Le détail de cette étude est publié dans la revue Current Biology.

Le saviez-vous?
Le terme ouistiti est utilisé pour désigner plusieurs espèces de singes d’Amérique. Le ouistiti est également appelé marmouset. Il en existe au moins 22 espèces, mais il pourrait en exister davantage.

http://www.radio-canada.ca