Une nouvelle espèce de dragon de mer découverte en Australie


Les dragons des mers sont des cousins des hippocampes, ces animaux marins qui ressemblent à des chevaux. Une nouvelle espèce à été découverte d’une couleur rouge rubis d’ou le choix de son nom
Nuage

 

Une nouvelle espèce de dragon de mer découverte en Australie

 

Ce mâle portant des œufs est à l'origine de la découverte de la nouvelle espèce de dragon de mer, baptisée "dragon de mer rubis". ©Western Australian Museum

Ce mâle portant des œufs est à l’origine de la découverte de la nouvelle espèce de dragon de mer, baptisée « dragon de mer rubis ». ©Western Australian Museum

Par Morgane Kergoat

Des chercheurs américains viennent de découvrir une nouvelle espèce de dragon de mer en Australie. Voici Phyllopteryx dewysea, alias dragon de mer rubis.

BIODIVERSITÉ. C’est en étudiant des dragons de mer, afin de mieux comprendre et protéger ces poissons marins proches des hippocampes, que des chercheurs de l’Institut d’océanographie Scripps, en Californie (États-unis) ont découvert une nouvelle espèce. L’équipe l’a baptisée Phyllopteryx dewysea, ou « dragon de mer rubis », en raison de la couleur de l’animal qui rappelle celle de la gemme. Elle vient s’ajouter aux deux autres espèces de dragon de mer connues – le dragon de mer feuillu (Phycodurus eques) et le dragon de mer commun (Phyllopteryx taeniolatus) – également endémiques de l’Australie.

Répartition des trois espèces de dragon de mer – le dragon de mer feuillu (Phycodurus eques), le dragon de mer commun (Phyllopteryx taeniolatus) et le dragon de mer rubis (Phyllopteryx dewysea) – toutes endémiques de l’Australie.

La preuve en image

Les chercheurs ont d’abord relevé des différences génétiques entre un mâle rouge portant des œufs et les autres individus qu’ils étudiaient. Pour être certains d’avoir affaire à une nouvelle espèce, ils ont alors réalisé un modèle 3D rotatif à partir d’images obtenues par tomographie.

« Nous avons alors pu voir plusieurs éléments du squelette qui étaient distincts des deux autres espèces, ce qui corrobore la preuve génétique », conclut Josefin Stiller, l’une des co-auteurs .

L’équipe pense que la couleur de l’animal suggère qu’il vit dans les eaux plus profondes que les dragons de mer feuillus et communs : la longueur d’onde correspondant à ce rouge rubis serait absorbée en profondeur et lui servirait efficacement de tenue de camouflage.

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