Intoxication du chien et du chat : quels poisons se cachent à votre domicile ?


Nous savons maintenant que certains aliments sont dangereux pour nos animaux de compagnie, mais cela n’écarte pas les autres dangers d’empoisonnement. Dans la maison, dans le jardin, partout, il peut y avoir des substances, des plantes, des insectes qui sont toxiques pour ces bêtes
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Intoxication du chien et du chat : quels poisons se cachent à votre domicile ?

 

Pendant sa promenade, Bidule doit éviter de lécher des crapauds ou des chenilles processionnaires du pin. Entre autres : liste complète des poisons du quotidien, en infographie, par le laboratoire TVM. © Cécile Fouquemberg.

Pendant sa promenade, Bidule doit éviter de lécher des crapauds ou des chenilles processionnaires du pin. Entre autres : liste complète des poisons du quotidien, en infographie, par le laboratoire TVM. © Cécile Fouquemberg.

Par Valentine Delattre

Une infographie produite par un laboratoire vétérinaire récapitule les sources d’intoxication majeures de nos animaux de compagnie au quotidien.

INTOXICATION. J’accuse le chocolat avec sa théobromine dans la cuisine. J’accuse les mégots de cigarette avec leur nicotine dans le petit salon. J’accuse… La plaidoirie est longue. Car les poisons potentiels de nos animaux domestiques sont légion au quotidien : depuis la salle de bain jusqu’au jardin, le laboratoire vétérinaire TVM a réalisé une infographie listant les principales sources d’intoxication chez nos amis quadrupèdes.

Dans le jardin tout d’abord, méfions-nous des crapauds, de l’anti-limace et de la chenille processionnaire du pin.

« L’écrasement des glandes cutanées du crapaud libère un venin dangereux pour les animaux, explique TVM dans un fascicule d’information. L’envenimation est grave et peut conduire rapidement à la mort, surtout pour les animaux de petite taille. »

Gare aussi à l’anti-limace (métaldéhyde), des granulés bleus au goût sucré dont les chiens raffolent. C’est un poison qui entraîne des convulsions et irrite le tractus digestif, alertent les vétérinaires. Quant aux chenilles processionnaires du pin, leurs poils urticants contiennent une toxine (appelée thaumétopoéine) très allergisante. L’envenimation des animaux, par contact direct avec la chenille ou avec les soies urticantes, est souvent très grave et peut être mortelle, surtout en cas d’ingestion. Salivation excessive, vomissements, démangeaisons, gonflement de la gorge, fièvre et nécrose de la langue sont autant de symptômes survenant 2 à 3 heures après l’exposition à la toxine.

« Ne pas toucher l’animal au niveau de la zone de contact avec la chenille, préconise le laboratoire, les poils urticants sont encore présents et vous pourriez vous envenimer également. »

Le mot d’ordre : empêcher l’animal de se gratter et l’amener en urgence chez le vétérinaire.

Principaux agents d’intoxication chez les animaux domestiques au quotidien. © TVM.

Raticide, antigel, solvants et détergents

Gare aussi au raticide, un anticoagulant qui provoque des hémorragies souvent mortelles, et de l’antigel, un alcool qui, même à faibles doses, entraîne la formation de cristaux dans les reins potentiellement mortels pour l’animal.

« Attention, son goût sucré attire les chiens et les chats : ne pas laisser un bidon ouvert traîner. »

En outre, gare aux détergents qui provoquent des lésions par irritation – les chats sont particulièrement attirés par certains détergents comme l’eau de Javel, notent les vétérinaires et les solvants domestiques tels que white spirit, acétone, dissolvants ou essence de térébenthine.

« Facilement volatiles, l’intoxication peut avoir lieu par inhalation, par contact ou par ingestion. Le contact même avec une faible quantité de produit peut déjà entraîner des lésions », avertit le laboratoire.

Irritation des yeux, troubles respiratoires et nerveux… les symptômes surviennent rapidement après l’exposition à l’agent toxique.

MÉDICAMENTS. Dans la cuisine, les vétérinaires de TVM attirent l’attention sur plusieurs ingrédients toxiques pour les animaux de compagnie : du chocolat à l’oignon en passant par l’édulcorant, Sciences et Avenir a réalisé une liste de ces dangers en mai 2016. Méfions-nous également des médicaments comme le paracétamol ou l’ibuprofène, les chats sont très sensibles au moindre surdosage et cela provoque chez eux des troubles nerveux, rénaux et digestifs.

« Attention aux antiparasitaires externes (puces et tiques) pour chien, à base de perméthrine : ne jamais en utiliser sur un chat ! En effet, cette molécule est très toxique chez cette espèce et provoque des troubles digestifs et nerveux (convulsions, coma) pouvant conduire à la mort. »

Pour finir, les vétérinaires soulignent la dangerosité des cigarettes (entières, mégots ou patchs de nicotine), le tabac et la nicotine étant toxiques chez les animaux dès lors qu’ils sont ingérés en grandes quantités. Idem pour certaines fleurs comme le lys. Ingérées ou mâchonnées, sa tige, ses fleurs ou ses feuilles peuvent empoisonner les reins des chats et provoquent des troubles digestifs non graves chez le chien et les petits mammifères.

« Si votre animal a été en contact avec l’un de ces agents toxiques, sachez que les vétérinaires possèdent l’arsenal thérapeutique adapté à la prise en charge des intoxications et que la majorité du temps, l’animal s’en sort bien. Toutefois, pour cela, il y a quelques règles importantes à respecter », tempère pour Sciences et Avenir Dr Céline Maillet, vétérinaire à TVM.

Dansson fascicule, le laboratoire préconise ainsi de « ne pas attendre l’apparition de symptômes d’intoxication. Ne pas tenter les remèdes de ‘grand-mère’ ni de faire vomir soi-même l’animal, car cela peut être dangereux et aggraver la situation. Appeler immédiatement votre vétérinaire ou un service d’urgences vétérinaires. Si possible, indiquer le produit et la quantité ingérée ainsi que l’heure à laquelle cela est arrivé ».

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ►7 aliments les plus dangereux pour les chiens et chats


Ce n’est pas la première fois que je mets ce genre d’article, certains aliments comme le chocolat est reconnu comme très dangereux pour nos animaux domestiques, mais d’autres aliments sont moins connus
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7 aliments les plus dangereux pour les chiens et chats

Ce chiot Doberman a-t-il tout mangé le chocolat ? © Wikimedia Commons.

Ce chiot Doberman a-t-il tout mangé le chocolat ? © Wikimedia Commons.

Par Valentine Delattre

Deux chercheuses italiennes ont publié la liste des poisons du quotidien les plus toxiques pour les animaux domestiques.

POISONS. « J’ai tout mangé le chocolat, j’ai tout vidé le rhum coca«  : si Sabine Paturel était un chien, son espérance de vie serait sans doute réduite à peau de chagrin. Cacao et alcool comptent en effet parmi les sept aliments les plus nocifs pour les animaux domestiques. Après avoir passé en revue la littérature scientifique, deux chercheuses italiennes ont dressé la liste de ces poisons en apparence inoffensifs. Leur compte-rendu est paru le 22 mars 2016 dans le journal Frontiers in Veterinary Science.

1. Le chocolat, le cacao, le café et le thé

Ce n’est pas un fait nouveau, mais la plupart des intoxications mortelles d’animaux domestiques sont causées par l’ingestion de telles substances. En cause : la théobromine, une molécule contenue dans le cacao qui devient dangereuse lorsqu’elle est stockée en grande quantité dans le foie. Cette molécule est dégradée lentement chez les chiens (comparé aux humains), qui mettent plus de vingt heures pour l’éliminer. Son accumulation dans l’organisme peut devenir toxique – avec vomissements, diarrhée, tachycardie et convulsions à la clé – voire mortelle. La caféine, quant à elle, est assimilée très rapidement par l’organisme des animaux. Contenue dans le café, le thé et les préparations à base de guarana (boissons énergisantes) et aussi dans le chocolat (en faibles doses), elle occasionne chez les chiens des problèmes cardiaques (tachycardie, arythmie), de l’hypertension, une rigidité musculaire et peut même engendrer un coma, voire le décès de l’animal.

2. Les produits contenant du xylitol

Un édulcorant ou faux-sucre présent notamment dans les dentifrices, le sirop pour la toux, les vitamines, les chewing gums et autres friandises sans sucre. En mai 2016, l’agence sanitaire américaine a d’ailleurs publié un communiqué visant à alerter les propriétaires de chiens des dangers du xylitol. A l’opposé de la théobromine contenue dans le chocolat, le xylitol est très vite assimilé par l’organisme des chiens. En réaction, ceux-ci produisent de l’insuline en grandes quantités, une hormone sécrétée par le pancréas qui diminue le taux de sucre dans le sang. Une hypoglycémie, potentiellement mortelle, survient alors – incluant des symptômes tels que vomissements, faiblesse, convulsions ou chute. Les chats, toutefois, resteraient hors de danger.

3. Ail, oignon et ciboulette

Non, ne faites pas goûter votre soupe à votre compagnon à quatre pattes. Ces plantes riches en arômes et regroupées dans le genre Allium abritent un redoutable ennemi des animaux domestiques : les organosulfoxydes. En clair, des molécules à base d’atomes de carbone, de soufre et d’oxygène. Ces substances, toxiques pour les chiens et les chats, ne sont pas éliminées par la cuisson des légumes. Une fois dans l’organisme, elles provoquent un stress oxydant chez l’animal, c’est-à-dire qu’elles engendrent une réaction chimique qui attaque ses cellules. Les symptômes, apparaissant un à plusieurs jours après l’ingestion, incluent des vomissements, une diarrhée, des douleurs abdominales et une perte d’appétit. L’intoxication peut également engendrer une anémie, c’est-à-dire une quantité insuffisante d’hémoglobine dans le sang (qui cause une faiblesse et une fatigue intenses). Cette protéine issue des globules rouges se retrouve dans les urines de l’animal, leur conférant une coloration rougeâtre à brune.

4. L’alcool

L’éthanol se trouve non seulement dans les boissons alcoolisées, mais aussi dans les peintures, le vernis, le parfum, certains médicaments, le bain de bouche, certains thermomètres et quelquefois dans l’antigel (dont, soit dit en passant, l’éthylène glycol qu’il contient est lui aussi toxique pour les chiens et chats). Si l’ingestion d’alcool chez les animaux est le plus souvent accidentelle, il arrive que nos quadrupèdes préférés s’intoxiquent eux-mêmes en consommant des pommes blettes ou de la pâte à pain (ou à pizza) crue, dont la levure (Saccharomyces cerevisiae) produit de l’alcool en fermentant. Bilan : léthargie, hypothermie, difficultés à respirer, et un abdomen distendu par une production de gaz excessive en cas d’ingestion de pâte crue. Une solution efficace en cas d’intoxication à l’éthanol réside dans l’hémodialyse. Cette filtration du sang permet d’éliminer l’alcool dans l’organisme de l’animal. D’après un cas d’étude, la consommation fréquente de tels produits aurait endommagé le foie d’un chien et causé son décès.

5. Le raisin

Sec ou naturel, cuit ou cru, seul ou incorporé dans une préparation, Vitis vinifera engendre des problèmes rénaux chez les chiens. Idem pour le jus de raisin : exit donc le vin sans alcool pour animaux. Cette affection est encore mal connue à l’heure actuelle : le mécanisme exact conduisant à l’intoxication reste un mystère et les symptômes sont aussi très variables selon les individus. Alors que certains chiens n’affichent aucun signe de faiblesse après avoir englouti un kilogramme de raisin, d’autres flanchent après 4 à 5 grappes : vomissements, diarrhée, léthargie, douleurs abdominales sont suivis d’une insuffisance rénale qui, dans certains cas, peut s’avérer létale à court terme.

6. Le houblon

Vous vous êtes lancés dans le brassage artisanal de bière ? Attention à garder le houblon (Humulus lupulus) hors de portée de vos animaux domestiques. Il pourrait causer une hyperthermie (fièvre) chez les chiens, et particulièrement certaines races telles que les Labradors Retriever, les Saint-Bernard, les Dobermans ou les Border Collie. En cause, plusieurs éléments constituants du houblon : des résines, des huiles essentielles, des tanins et des composés azotés. Ces substances déclenchent une réaction chimique appelée phosphorylation oxydative, qui fait s’emballer la machine énergétique des cellules. Tournant à plein régime, le corps des chiens se met à augmenter sa température et son rythme cardiaque. L’intoxication au houblon peut aussi générer une anxiété, des vomissements et des urines brun foncé.

« Quatre chiens sur cinq sont morts malgré des soins intensifs« , rapportent les chercheuses.

7. Les noix de Macadamia

Leur place est dans un brownie, pas dans l’estomac de votre toutou. Les deux espèces de noix de Macadamia, Macadamia integrifolia etMacadamia tetraphylla, provoquent chez les chiens une faiblesse, des vomissements, de la fièvre, des douleurs abdominales et des muqueuses pâles. Toutefois, aucun chien ne serait mort après avoir ingéré des noix de Macadamia et la plupart des molosses se remettent de leurs émotions en 24 à 48 heures.

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Ouvrez l’œil, cinq plantes peuvent vous rendre très malade


Avec la belle saison, les plantes sont de plus en plus présentes. Certaines parmi eux sont toxiques voir mortelles. Que ce soit au toucher ou par ingestions, il faut se méfier de ses plantes. Cependant, malgré leur dangerosité, quelqu’une sont utiles en médecine
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Ouvrez l’œil, cinq plantes peuvent vous rendre très malade

 

Brûlures, tremblements, convulsions, empoisonnement… Certaines plantes qui poussent au Québec représentent un véritable danger pour notre santé et peuvent même causer la mort. En voici cinq qui se retrouvent sur la liste des plus dangereuses pour l’humain.

1-Cicutaire maculée (Cicuta maculata)

Cette plante indigène est considérée comme la plante la plus toxique en Amérique du Nord. Elle pousse dans les sols humides et les marais de la plupart des régions du Canada. Endémique de l’estuaire du Saint-Laurent, on la retrouve de Grondines à Beaupré sur la rive nord et de Lotbinière à Saint-Jean-Port-Joli sur la rive sud. Elle fait partie de la famille des ombellifères. Les feuilles, les jeunes pousses et les racines contiennent de la cicutoxine, un alcool très toxique. La consommation d’une petite partie de la racine est suffisante pour tuer un adulte.

L’apparition des symptômes est souvent si soudaine et si violente que les traitements n’ont pas toujours l’effet escompté. Dans tous les cas d’empoisonnement, les symptômes se ressemblent: salivation, spasmes musculaires, convulsions violentes, coma et mort par asphyxie. La mort peut survenir entre moins de 15 minutes et deux ou trois heures après l’administration d’une dose suffisante. L’ingestion de 2,5 g de racine suffit pour tuer un adulte. Les animaux de ferme s’empoisonnent en mangeant le feuillage.

2-If du Canada (Taxus canadensis)

L’If du Canada est un arbuste indigène que l’on trouve au Québec, en Ontario, dans les Maritimes, à Terre-Neuve ainsi que dans quelques régions au nord des États-Unis. Sa toxicité est due au paclitaxel présent dans l’écorce, les branches, les aiguilles et les graines, mais pas dans l’arille (fruit). Le poison agit très vite. Son effet se fait sentir au niveau du système nerveux : une période de tremblement se change en paralysie, hypotension, dépression cardiaque et arrêt respiratoire. Il faut provoquer le vomissement immédiatement après l’ingestion, car une fois que le poison a traversé l’estomac, il agit très rapidement, la mort survient aussitôt.

L’ingestion d’aiguilles en infusion suffit à causer la mort. La viande et le lait des animaux intoxiqués constituent également un risque d’empoisonnement. Un arbuste pourtant qui sauve des vies : le paclitaxel est une molécule utilisée en chimiothérapie contre les cancers du sein et des ovaires. Cette molécule fait partie de la grande famille des taxanes, des substances anticancéreuses naturelles.

3-La Pomme épineuse ou datura stramoine (Datura stramonium)

D’origine incertaine, du Mexique pour certains auteurs, elle s’est naturalisée un peu partout dans le monde. Elle pousse à l’état sauvage sur les terrains en friche, dans les champs cultivés et les terres incultes. C’est une plante nitrophile, qui préfère les sols frais, limoneux et argilo-siliceux. Elle est considérée comme une mauvaise herbe qui peut être localement très envahissante. Elle concurrence les cultures estivales notamment le maïs et le soja ainsi que les cultures maraichères. Elle fait partie de la famille des solanacées. Elle forme un buisson de 30 cm à 2 mètres de hauteur, à odeur fétide. Elle contient des alcaloïdes toxiques puissants, dérivés du tropane.

Le nom anglais de la plante, « Jimsonweed », vient d’un cas d’intoxication survenu à Jamestown, en Virginie: des soldats avaient souffert de délire et d’hallucinations après avoir mangé cette plante en salade. Toutes les parties de la plante sont toxiques, son ingestion entraine des hallucinations, de la tachycardie, une faiblesse musculaire, des amnésies et la mort. Attirées par les feuilles du Datura, les larves du doryphore meurent empoisonnées en y goûtant ce qui fait de cette plante une excellente compagne des pommes de terre ou des aubergines. La plante est aussi utilisée à titre médicinal dans le monde en tant que sédatif, mais aussi pour traiter l’asthme ou la toux.

4-La Ciguë maculée (Conium maculatum)

Cette espèce est présente dans de très nombreuses régions du monde et est acclimatée en Amérique du Nord. Elle pousse sur des sols secs à humides, dans des endroits frais, les haies et les friches, au bord des chemins et des cours d’eau. La ciguë maculée, proche parente du persil, est une plante extrêmement toxique de la famille des ombellifères.

Pour la petite histoire, cette espèce fournissait, en majeure partie du moins, le breuvage que les Athéniens faisaient prendre aux condamnés à mort. La mort de Socrate constitue l’empoisonnement le plus célèbre de la Grèce antique. Toutes les parties de la ciguë maculée contiennent des alcaloïdes toxiques, dont la conine. Ce sont toutefois les semences qui en contiennent la concentration la plus élevée.

De 12 minutes à 1 heure après l’ingestion, l’empoisonnement débute par des vertiges, des éblouissements, des maux de tête, de la nervosité, des tremblements, puis apparaissent l’incoordination des membres inférieurs et la dépression. Le cœur ralentit, coma et la mort par arrêt respiratoire.

5-La berce du Caucase (Heracleum caucasicum)

Au contact de la peau, la berce du Caucase engendre une brûlure virulente au premier et deuxième degré. Contrairement à l’herbe à puce, dont la réaction découle d’une réaction allergique, ce qui signifie qu’il faut un contact répété pour développer des dermatites, la sève de la berce du Caucase contient des composés toxiques. Lorsque cette substance entre en contact avec la peau et la lumière, il y a brûlure (photodermatite).

Après guérison des plaies, des taches peuvent persister pendant plusieurs mois, voire quelques années et demeurer photosensibles. Cette espèce a été répertoriée pour la première fois au Québec en 1990. C’est une plante exotique que l’on retrouve le long des berges et des routes, dans les fossés, mais également dans les prés et les terrains vagues. Cette mauvaise herbe devient très vite envahissante, car elle produit une très grande quantité de graines qui se dispersent.

C’est en la touchant que cette plante de la famille des ombellifères devient dangereuse. Sa sève, que l’on retrouve sur toutes les parties de la plante, contient des toxines, des furocoumarines.

La brûlure de la berge du Caucase peut être très intense.

En collaboration avec Joey Olivier, rédacteur à MétéoMédia.

http://www.meteomedia.com/

Le Saviez-Vous ► 18 photos terrifiantes qui vont hanter vos nuits


Contente que nous soyons rendus à notre époque, quoiqu’il y a surement encore aujourd’hui, des outils tout aussi sordides que ceux d’antan
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18 photos terrifiantes qui vont hanter vos nuits

 

Ce sont des photos issues du passé, et c’est en grande partie cela qui rassure. Dans un premier temps.

Car quand on pousse le raisonnement un peu plus loin, l’inquiétude se fait ressentir et les grondements se multiplient…

Oui tout cela est bien derrière nous, et heureusement pour la plupart, mais ce furent des actes, des techniques, des objets, des ensembles d’outils utilisés il y a seulement un siècle, moins d’un siècle ou même encore aujourd’hui.

Logiquement, dans beaucoup de leurs cas, ces objets sont en rapport avec la religion et la science.

Comme quoi, rien ne change vraiment jamais à ce niveau-là, dans cette immense bataille pour déterminer qui prendra l’ascendant dans la course à l’explication de ce monde bien étrange…

Voici 18 photographies flippantes et gênantes pour vous et vous seul :

1. Des constatations médicales conservées au Musée Mütter

2. La chaise à sorcières, avec sa multitude de picots hérissés (XVIIIe)

3. Une armoire à poisons utilisée au XVIIème siècle

4. Durant un carnaval, au début du XXème siècle, un crâne de momie déposé sur un déguisement

5. Une moto de la marque Morton avec à côté d’elle (sur une sorte de side car), un cercueil.

6. Quelques lames utilisées spécialement pour faire les saignées (technique médicale que l’on croyait bénéfique jusqu’à la fin du XIXème siècle)

7. Dans les années 1930, à Londres, il était autorisé d’envoyer du gibier via La Poste

8. Un horrible « gros orteil » prothétique a été retrouvé dans le tombeau de Tabeketenmut, un Égyptien de haut rang, enfoui dans la nécropole de Thèbes, près de Luxor.

9. La parfaite petite mallette anti-vampires, utilisée au XIXème siècle

10. Une scie à os médicale

11. La prothèse d’un bras gauche utilisée par un homme entre 1850 et 1910

12. Un petit kit de morphine à utiliser en état d’urgence, durant la période victorienne au 19e siècle

13. Marie-Madeleine telle qu’elle apparaît dans la crypte de la basilique de Saint-Maximin la Sainte Baume (dans l’Oise, en France)

14. Des modèles anatomiques humains datant du XVIIème siècle

15. Deux artistes, dont une contorsionniste, durant une représentation. Tous les deux sont déguisés en diable.

16. L’œuvre du docteur Louis Auzoux : plusieurs pièces et parties d’un vagin que l’on peut manipuler avec prudence… pour en apprendre plus.

17. Un homme déguisé avec un costume d’Halloween de son époque. On est loin des lentilles de couleur que l’on met sur les yeux de nos jours, le maquillage, les bonbons, les déguisements achetés…

18. Une cage (elle aussi datant de l’époque victorienne) aux barreaux bien épais et solides a été construite autour de la surface d’une tombe, pour prévenir les possibles attaques de vampires sur les cadavres !

http://www.demotivateur.fr/

Le Saviez-Vous ► 8 tendances beauté très douloureuses qui ont marqué l’histoire


Les critères de beauté à travers les siècles ont suivi certaines modes, mais non sans risques. Les femmes ont souffert, et même sont mortes pour parvenir à suivre les standards de l’époque. Aujourd’hui, cela a changer, mais malheureusement, les risques peuvent être tout aussi grands, nous avons juste a penser aux régimes miracles, au corset qui réapparaît, etc.
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8 tendances beauté très douloureuses qui ont marqué l’histoire

Longtemps, les femmes ont altéré leur apparence pour entrer dans les canons de beauté de l’époque. Des pieds bandés aux corsets en passant par le réducteur de menton, zoom sur 10 tendances beauté complètement sadiques qui ont marqué l’histoire au féminin.

1/Les pieds bandés

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Née au début du Xe siècle en Chine, la coutume des pieds bandés est restée pendant plus d’un millénaire le symbole ultime de la féminité pour bon nombre de Chinoises. Mais pour atteindre cet idéal, il fallait passer par une douleur physique très intense. Le bandage des pieds commençait à l’âge de cinq ou six ans et nécessitait environ deux années de calvaire pour que leur taille atteigne environ 7,5 centimètres. D’abord trempés dans de l’eau chaude et des herbes médicinales, les orteils des petites filles – à l’exception du gros – étaient ensuite pliés contre la plante du pied et tenus 24/24 par des bandages et des chaussures pointus. Ainsi, la forme que prenait le pied était-elle censée représenter un bouton de lotus. Interdite par le gouvernement en 1912, la pratique des pieds bandés a pourtant continué pendant quelques années encore. Outre les orteils nécrosés et les lésions articulaires, on estime à 10% le taux de mortalité chez les jeunes Chinoises des suites d’une septicémie.

2/Le corset

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Une silhouette en forme de sablier, une taille ultra fine et une poitrine soutenue, voilà ce que promettait le corset. Apparu pour la première fois à la cour d’Espagne au XVIe siècle (Renaissance), cet accessoire ultra rigide a modelé le corps de la femme jusqu’au début du XXe siècle. Durant plusieurs décennies, dames et demoiselles ont donc enduré les pires souffrances pour la finesse de leur taille : organes comprimés, capacités pulmonaires diminuées, côtes déplacées, muscles atrophiés, constipation ou encore malaises dû au manque d’air.

Remisé au placard aux alentours des années 1910, le corset a malheureusement fait un retour remarqué ces dernières années. Jessica Alba, Kate Middleton et surtout Kim Kardashian n’ont ainsi pas hésité à vanter les mérites du « régime corset ». Décrié par les spécialistes, ce « court-circuit gastrique » fait pourtant de plus en plus d’adeptes parmi les jeunes femmes qui rêvent des courbes surnaturelles de la célèbre Kim K.

3/Les gouttes de Belladone

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On le sait aujourd’hui, la Belladone est une plante très toxique, ses baies noires contenant de l’atropine. Mais celle que l’on surnomme la cerise du diable a pourtant longtemps été étroitement liée à la femme.

Au Moyen-Âge, on racontait ainsi que les sorcières mélangeaient la Belladone à d’autres plantes toxiques pour créer une pommade. Une fois appliqué sur la peau, ce baume leur donnait alors l’impression de pouvoir voler ou de parler à Satan lui-même.

Plus tard, à la Renaissance, la Belladone est devenue l’atout beauté des Italiennes. Ces dernières préparaient des gouttes à base des baies noires de la plante qu’elles pressaient ensuite dans leurs yeux. Les gouttes dilataient leurs pupilles et leur prodiguaient de profonds yeux noirs censés donner une illusion de pureté et d’innocence. C’est d’ailleurs de cette pratique que vient le nom de la fleur, « Belladonna » voulant dire « belle femme » en italien.

Si cette tendance beauté véhicule une certaine aura de mystère, elle n’en reste pas moins douloureuse. Les gouttes de Belladone pouvaient provoquer le strabisme, l’incapacité à se concentrer sur des objets, des palpitations cardiaques, et une possible et irrévocable perte de la vue.

4/Le fard au plomb

Élisabeth 1re d'Angleterre

Élisabeth 1re d’Angleterre

Au XVIe et XVIIe siècle, les femmes veulent plus que tout ressembler à la reine Élisabeth 1re d’Angleterre. Comme la souveraine, elles s’appliquent ainsi sur le visage un fard blanc épais à base de céruse – ou carbonate de plomb – et de vinaigre. Résultat ? Un teint très pâle mais aussi la possibilité de camoufler les traces laissées par la petite variole. Au XVIIIe siècle, les marques de cosmétiques vont même jusqu’à commercialiser des fards au plomb comme le « Bloom of Ninon de l’Enclos » (inspiré de la courtisane du même nom) Mais la beauté a un prix et les femmes qui utilisaient ces fards s’empoisonnaient en fait à petit feu tout en souffrant d’effets secondaires peu ragoutants (peau asséchée, constipation, apparition de cheveux gris, douleurs abdominales, paralysie, défaillance des organes). Tout un programme.

5/Le régime à l’arsenic

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L’arsenic est probablement l’un des poisons les plus célèbres. Mais si sa toxicité a été prouvée il y a bien longtemps, cela n’a pas empêché les femmes de l’utiliser comme arme de beauté massive. A la Renaissance (décidément, quelle belle époque), alors que la mode est au front bien dégagé, les dames de la cour décident de s’épiler le visage avec de l’orpiment – ou arsenic jaune.

Puis au XIXe siècle, l’utilité de l’arsenic change. Comme le rapporte Mental Floss , le poison se consomme alors en pilule et est censé « donner un teint frais, des yeux brillants et apporter un embonpoint sexy » à celle qui se plie au traitement. Malheureusement, ce qu’on ne disait pas à ces demoiselles, c’est que l’arsenic en gélule les empoisonnait peu à peu et apportait avec lui diarrhée, vomissements, sang dans l’urine, crampes musculaires, douleurs à l’estomac, perte de cheveux et convulsions.

6/Les perruques au saindoux

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Le XVIIIe siècle est marqué par la mort de Louis XIV et l’apparition des Lumières. Et si on visualise assez bien le look de la femme de l’époque – corset, jupons, visage poudré de blanc, postiche XXL – on sait moins que ces dernières allaient jusqu’à badigeonner leurs perruques de saindoux (substance blanche à base de graisse de porc) pour que leurs coiffes en forme de pièce montée tiennent en place.

Résultat ? Le saindoux attirait les poux qui attiraient ensuite les rats. A la nuit tombée, les courtisanes et autres femmes de la cour se voyaient donc obligées d’enfermer leurs postiches en cage pour éviter que les rongeurs ne viennent dévorer le tout. Pas forcément douloureux mais pas très hygiénique non plus.

7/Le détecteur de défauts

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Dans le genre objet de torture, je demande le « Beauty Micrometer » de Maksymilian Faktorowicz. En 1909, l’homme lance sa marque de cosmétiques sous le nom de Max Factor, ses produits deviennent vite les meilleurs alliés des stars de cinéma hollywoodiennes et il réussit même à populariser le mot  » make-up « . Mais Max Factor n’est pas seulement un entrepreneur richissime, c’est également un innovateur.

En 1932, il lance donc le « Beauty Micrometer », un instrument en acier censé repérer les défauts physiques d’une femme, défauts ensuite camouflés à l’aide d’une bonne dose de maquillage. Si vous avez vu Hellraiser et Saw , vous comprenez pourquoi on parle d’objet de torture.

8/L’opération des « pieds obèses »

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On appelle ça la « stiletto surgery » ou « chirurgie de l’escarpin ». Pour être à l’aise sur leurs talons de 12, les Américaines n’hésitent plus à passer sur le billard pour se faire injecter du gras dans le talon ou se faire raccourcir ou retirer entièrement des orteils. Cette tendance beauté complètement barbare a fleuri aux États-Unis avec l’arrivée de chausseurs stars comme Christian Louboutin, Manolo Blahnik ou encore Nicholas Kirkwood.

Contre nature et extrêmement douloureuse, cette opération censée affiner des « pieds obèses » n’est pas sans danger. Infections et nouvelles opérations imprévues sont ainsi le lot de celles qui n’arrivent pas à trouver chaussure à leurs pieds…

http://www.terrafemina.com/

Le Saviez-Vous ► Les 7 plantes les plus dangereuses du monde


Des plantes qui peuvent être attirantes, mais leurs fruits, leur sève ou leur graine peut être très toxique
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Les 7 plantes les plus dangereuses du monde

 

Les baies d’Actae pachypoda sont toxiques. © Creative Commons

Les baies d’Actae pachypoda sont toxiques. © Creative Commons

Par Lise Loumé

Si certaines plantes sont connues pour leurs vertus curatives, d’autres le sont pour… leur toxicité. Ces dernières peuvent entraîner de graves conséquences pour la santé, voire conduire au décès.

 

Certaines plantes sont connues pour leurs vertus curatives. La caroube, par exemple, dont les graines brunes contenues dans une cosse en forme de haricot plat constituent un excellent antidiarrhéique. On extrait des molécules contenues dans le gingko biloba (nommé également l’abricotier d’argent) pour synthétiser des médicaments contre les varices, les crampes et les hémorroïdes. La Belladone, connue sous le nom de belle dame, cerise enragée ou morelle furieuse, possède des baies noires dilatant les pupilles et entrant dans la composition de collyres. Mais cette dernière ne doit surtout pas être utilisée en dehors d’une préparation pharmaceutique, car elle peut se révéler autant salvatrice que toxique. En effet, ses baies noires contiennent une substance nommée atropine et paralysant les voies respiratoires, conduisant parfois au décès de l’individu. Certaines plantes se révèlent ainsi très toxiques pour l’homme. Et si l’on a pris l’habitude de vérifier systématiquement les champignons ramassés dans nos contrées avant de les consommer, l’on oublie parfois de surveiller quelles baies les plus jeunes ingurgitent lors d’une ballade en forêt. Afin de ne prendre aucun risque, découvrez les plantes (présentes dans nos contrées ou exotiques) les plus dangereuses pour l’homme dans notre diaporama ci-dessous.

Le Pois rouge

Le Pois rouge (Abrus precatorius) est un arbuste originaire d’Indonésie et se trouve notamment en Amérique du Sud. Contenant un poison nommé « abrine », la graine s’avère hautement toxique, voir mortelle. Les graines furent même autrefois utilisées en Inde pour faire des flèches empoisonnées et au VietNam pour… se suicider. © Creative Commons

La berce du Caucase

Présente en Europe (aussi au Canada ndlr) et considérée comme une espèce invasive, la berce du Caucase (ou Heracleum mantegazzianum) peut mesurer entre 2 et 5 mètres de haut. Sa sève contient des toxines qui, activées par la lumière, provoque des inflammations et brûlures de la peau. Les cloques peuvent même atteindre la taille d’une pomme de terre ! © ARDEA/MARY EVANS/SIPA

L’Aconitum napellus

Réparties dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord, les Aconits sont pratiquement toutes toxiques. L’Aconitum napellus, aussi appelée la reine des poisons, serait la plus toxique : ingérer 1 à 3 grammes de sa racine pourrait entraîner la mort dans l’heure qui suit. © Creative Commons

La Ciguë tachetée

Elle est connue pour avoir servi de poison au philosophe grec Socrate, condamné à mort. Présente en Europe, la Ciguë tachetée (aussi nommée Grande Ciguë) est une plante très toxique, pouvant entraîner la paralysie temporaire de la moelle épinière, un ralentissement du cœur, des convulsions, le délire et finalement la mort par arrêt respiratoire. © Creative Commons

La Belladone

La Belladone (Atropa belladonna), aussi appelée Belle Dame, Bouton-noir ou Cerise du diable, peut se révéler très toxique : ses baies noires contiennent de l’atropine, substance agissant sur le système nerveux et paralysant les voies respiratoires (ce qui peut entraîner la mort de l’individu). Elle était jadis associée à la magie noire. Bien dosée, la belladonne peut toutefois servir de calmant et d’antidouleur. © Karelj / Creative Commons

Les baies d’Actae pachypoda

Présente dans l’ouest et le centre du Québec, les baies d’Actae pachypoda contiennent des toxines qui peuvent avoir un effet sédatif immédiat sur le tissu musculaire du coeur, pouvant ainsi conduire à un arrêt cardiaque. © Creative Commons

Le laurier-rose

Le laurier-rose (Nerium oleander), arbuste présent dans nos jardins, est toxique puisqu’il recèle des molécules appelées hétérosides cardiotoniques, capables de ralentir le rythme cardiaque et de diminuer la résistance artérielle. L’ingestion d’une seule feuille peut être mortelle. © Creative Commons

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des vrais savants fous, les zinzins en blouse blanche qui ont existé


Des scientifiques dont leurs méthodes et résultats donnent des frissons dans le dos. On pourrait juger certains de tueurs en séries sous le prétexte de la science. D’autres, c’est à se poser des questions sur leur intelligence et certains leurs affreuses méthodes a quand même servi à la science
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Top 10 des vrais savants fous, les zinzins en blouse blanche qui ont existé

 

  • L’image d’Épinal du savant fou voudrait nous montrer un taré avec des cheveux blancs en bataille qui manipule des liquides de toutes les couleurs dans un labo un soir d’orage en riant comme un maniaque. Et parfois il faut reconnaître qu’on en n’est pas loin du tout. En voulant vous faire une liste des scientifiques complètement perchés, on s’est rendus comptes qu’ils ne rentraient pas tous dans la même catégorie : entre les doux-dingues, les tarés cruels et les curieux malsains, le panel était plutôt fourni. Une chose est sûre cependant, tous ces mecs en avaient un grain et leurs cobayes ne sont souvent pas là pour en témoigner.

    1- Josef Mengele – L’ange de la mort

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    Source photo : polityka

Mengele est le symbole des atrocités que commirent les nazis dans les camps au nom de la médecine et de la recherche, même s’il n’y avait rien de médical dans les tortures infligées aux prisonniers d’Auschwitz.

Officier SS passionné par la génétique, Josef Mengele voit dans la masse de déportés un vivier sans fin sur lequel expérimenter.

Pour trouver une résonance médicale aux thèses aryennes (c’est ce qu’il dit en tout cas), il étudie en détail des centaines de jumeaux auxquels il injecte le typhus ou qu’il ampute sans raison. Son fait d’arme, avoir essayé de constituer des siamois en attachant 2 jumeaux (ça n’a pas fonctionné. Du tout.)

2-Shiro Ishii – Unité 731

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Source photo : answers

On vous a déjà parlé ici même de l’Unité 731, un centre japonais de recherche sur les armes bactériologiques pendant la guerre sino-japonaise de 37-45. Cette jolie installation était tenue par le lieutenant-général Shiro Ishii qui s’était spécialisé dans les expérimentations sur cobayes humains (constitués principalement de prisonniers de guerre).

Il leur fit injecter le bacille du charbon, le choléra ou la peste avant de passer à des produits exotiques comme des transfusions de sang de cheval ou d’eau de mer. Ensuite, il décidé de tester la réponse du corps humain à tout un panel de stimuli : eau bouillante, lance-flammes, congélation, électrocution, rayons X, déshydratation, privation de sommeil etc. Sans surprise, la réponse du corps humain était négative, à tel point qu’on estime le nombre de victimes à près de 10 000 hommes, femmes et enfants.

3-Vladimir Demikhov – Le chien à 2 têtes

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Ndlr : ceci est une photo du chien, pas de Vladimir

Source photo : youtube

Un chien à une tête c’est bien, un chien à deux têtes c’est mieux. C’est en tout cas ce que pense Demikhov, scientifique soviétique spécialisé dans une discipline qu’il a, sinon inventée, en tout cas fortement développée : la « transplantologie ».

 Coeur d’un animal dans un autre, remplacement des poumons et du coeur, et donc, pour finir, la greffe d’une tête de chiot sur un berger-allemand adulte qu’il réalise pour la première fois en 1954. En 15 ans, Vladou créa près d’une vingtaine de petits monstres qui ne survivaient malheureusement (ou heureusement) jamais très longtemps.

4-Sergei Brukhonenko – Autojektor

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Source photo : insanidadeshumanas

Dans les années 20, le scientifique soviétique Brukhonenko met au point une machine nommée « Autojektor » qui est constituée d’un poumon et d’un cœur artificiels.

Il décapite ensuite des chiens, et attache la tête du toutou à la machine infernale et là miracle, la tête s’agite et répond aux stimuli divers. Ces expériences furent cruciales dans le développement et la perfection des opérations à cœur-ouvert, même s’il a fallu pour cela décapiter des pauvres toutous.

5-Sidney Gottlieb – le Sorcier Noir

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Source photo : madscientistblog

Gottlieb était un psychiatre et chimiste de l’armée américaine qui reçu au cour de sa vie plusieurs surnoms sympas comme le Sorcier Noir ou le Sale Escroc

Sa spécialité, les poisons et le contrôle mental mais aussi la danse folklorique, Sidney aimait s’amuser. Son CV est long comme le bras, le mec était pour les cobayes humains, le lavage de cerveau, ou empoisonner Fidel Castro via un cigare, une veste, des chaussures ou un stylo empoisonné et même un coquillage explosif. Touche-à-tout, il fit des recherches sur le contrôle mental en trépanant des prisonniers, et passa un peu de temps à mettre au point des armes ne détruisant que certaines populations comme les cubains ou les nicaraguayens, sans succès là non plus. Un vrai curieux qui ira même jusqu’à travailler sur le paranormal et la « vision à distance ».

6-Johann Conrad Dippel – l’alchimiste allumé

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photo (creative commons) : wikipedia

Devinez où habitait Dippel, théologien, médecin et alchimiste allemand du XVIIe ? Au château de Frankenstein. Le rapport semble tout fait avec le personnage du roman de Mary Shelley mais rien n’est moins sûr.

 On sait cependant que Dippel ne reculait devant aucune expérience. Il aurait tenté un temps de transvaser une âme d’un corps à un autre (sans résultat, bizarrement), mais s’il est connu aujourd’hui c’est pour avoir inventé un élixir de jouvence, une huile nauséabonde obtenue en partie grâce à des os d’animaux.

Si l’huile n’a pas fonctionné pour son créateur mort en 1734, elle fut quand même utilisée jusqu’à la 2nde Guerre mondiale pour empoisonner des puits et repousser des animaux nuisibles. C’est mieux que rien.

 

7-Harry Harlow – le mal nécessaire ?

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Source photo : famouspsychologists

Pour étudier l’amour et l’importance de la présence d’une mère dans les premiers mois d’un enfant, Harlow décida de séparer dès singes de leur mère dès la naissance en les isolant complètement pendant plusieurs mois dans le « pit of despair », le puits du désespoir.

Ces méthodes cruelles et à l’éthique douteuse qui lui valurent l’ire des défenseurs de la cause animale permirent cependant de sensibiliser l’opinion à l’importance de l’accompagnement lors des premiers stades du développement, ce qui n’était pas chose acquise à l’époque. Mal nécessaire ou cruauté inutile, le débat est encore ouvert.

8-Jack Parsons – fusées et messes noires

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Source photo : wikimedia

Prototype même du savant fou, Jack Parsons est un inventeur, ingénieur et chimiste américain sans qui la conquête spatiale eut été impossible.

Il aurait pu entrer dans l’histoire comme un spécialiste des propulseurs et des fusées mais c’était sans compter son petit penchant pour l’occultisme. Disciple d’Aleister Crowley, il commença à participer à des messes noires, s’essayant même à un rituel avec son pote L. Ron Hubbard pour invoquer la déesse Babalon (sans succès).

Après cela, Hubbard parti fonder le mouvement scientologue et Jack Parsons mourut quand son labo-maison explosa. La police conclut à l’accident mais les emmerdes que Parsons avait eues avec le gouvernement (comme quoi il était un rouge, un coco) ont nourri la thèse de l’assassinat (ou du suicide).

9-Giovanni Aldini – Mister Electric

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Crédits photo (creative commons) : Wikipedia

Son oncle Galvani était un vrai génie. Il avait découvert l’existence d’une électricité animale et des impulsions lancées par le cerveau vers les muscles. Son neveu a décidé d’aller en plus loin en oubliant les grenouilles qui servaient de cobaye pour travailler sur des cadavres humains, notamment celui de George Foster, un meurtrier pendu qu’il « galvanisa » en lui envoyant des chocs électriques. Le cadavre ainsi réanimé marqua les esprits et Aldini rentra dans l’histoire pour avoir fait danser les morts.

10-Stubbins Ffirth – Vomito

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Source photo : kudok

Pas bien méchant le Stubbins, mais un peu zinzin quand même. Alors que la ville où il étudie la médecine, Philadelphie, est ravagée par la fièvre jaune, il émet l’hypothèse qu’elle n’est pas contagieuse et entend bien le prouver.

Il s’expose à des fluides corporels de personnes malades en étalant du vomi contaminé dans ses plaies ou dans ses yeux. Ensuite, il fait frire ce vomi et le respire, sans pour autant tomber malade. Plus sûr de lui que jamais, il s’enduit le corps de sang, de salive et d’urine contaminés, ce qui pour lui est la preuve ultime : la fièvre jaune n’est pas contagieuse. S’il n’avait pas foncièrement tort, la rigueur scientifique de ces expérimentations a été maintes fois remise en causes, certains ajoutant même que c’était « quand même vachement dégueulasse ».

Le Saviez-Vous ► L’Outarde barbue consomme volontairement des insectes toxiques pour attirer les femelles


Il y a des mâles qui risquent beaucoup pour séduire une compagne dans le but de perpétuer l’espèce. Cet oiseau entre autres, risque beaucoup pour avoir une hygiène acceptable pour celle qui convoite
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 L’Outarde barbue consomme volontairement des insectes toxiques pour attirer les femelles

 

Lors de la parade nuptiale, chaque espèce a ses propres codes et habitudes. Intéressons-nous aujourd’hui à l’outarde barbue, un oiseau qui n’hésite pas à se mettre en danger en mangeant du poison pour prouver sa force et attirer les femelles.

Explication.

Les scientifiques savaient déjà que ces grands oiseaux, qui sont originaires de régions de l’Europe et de l’Asie, cassent la croûte sur des insectes toxiques pour nettoyer leurs tripes de certains parasites intestinaux. Il semble que ce comportement ait également une autre signification.

En effet, les outardes mâles consomment volontairement des insectes toxiques pour attirer les femelles. Surtout pendant la saison des amours, les outardes barbues (Otis tarda) mangent certaines espèces toxiques de cantharides (insecte coléoptère) pour prouver à quel point ils sont en bonne santé.

Comme nous vous l’avions signifié plus haut, il n’y a pas que la bravoure qui pousse les outardes à consommer des insectes toxiques ; les toxines des coléoptères tuent aussi des parasites qui vivent dans l’orifice de reproduction des oiseaux, connu sous le nom de cloaque.

Le cloaque, qui est également utilisé pour déféquer, est alors rigoureusement inspecté par la femelle. Le plumage blanc du mâle est pensé pour rendre cet examen plus facile, comme l’orifice sombre se détache sur les plumes brillantes.

Si la femelle juge que le taux de parasites du mâle est assez faible, la paire s’accouplera. Ah, c’est beau l’amour !

Source : sciencemag

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Le Saviez-Vous ► En Turquie, ce miel rend fou


On sait que le miel a des vertus, mais en Turquie, il y a un miel qui rend malade et pourrait être mortel quoique ces effets secondaires semble s’atténuer après une journée. Ce miel a même servi comme arme de guerre, pour rendre les ennemis trop faibles pour combattre
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En Turquie, ce miel rend fou

 

Les fleurs de rhododendrons contiennent une toxine qui donne cette particularité au miel. Photo : Damian Dovarganes / AP / SIPA

 

Par Justine Knapp

INSOLITE – Le miel de rhododendron, produit en Turquie, peut provoquer vertiges et troubles de la parole voire entraîner la mort.

Utilisé autrefois comme arme de guerre, il reste prisé des locaux « Le miel qui rend fou », c’est le surnom attribué à cette douceur vicieuse produite dans la région de la mer Noire, en Turquie. Au Printemps, les apiculteurs atteignent les champs de rhododendrons à flanc de montage où ils libèrent leurs abeilles. Les fleurs contiennent une toxine appelé grayanatoxine, à l’origine de ce miel redoutable.

« Il y a plus de 700 espèces différentes de rhododendrons dans le monde, mais à notre connaissance seulement deux ou trois comprennent de la grayanotoxine dans leurs nectars », précise au Modernfarmer Süleyman Turedi, docteur à l’université Technique de Karadeniza.

La concentration de ce poison dans le produit final est d’autant plus importante que les mono-cultures propres au rhododendron empêchent aux abeilles de polliniser d’autres plantes.

Une arme de guerre

Sa puissance se ressent dans les premiers symptômes après ingestion : salivation excessive, transpiration, vomissements, étourdissements, picotements aux extrémités du corps et autour de la bouche. En grande quantité, le miel peut provoquer une perte de la coordination, une faiblesse musculaire, de la tachycardie, voire la mort. Mais les effets s’estompent généralement avant cette fin funeste, et en moins d’une journée.

Autrefois, le miel servait carrément d’arme de guerre, destinée à défendre la région. En 67 avant J.-C., l’armée du roi Mithridate laissait des « nids d’abeilles folles » sur le chemin de l’ennemi romain, qui après avoir goûté au nectar perdait la tête et pouvait être tué sans difficulté. Une utilisation plus soft a ensuite été privilégiée au XVIIIe siècle : exporté vers l’Europe, il était ajouté à des boissons alcoolisées pour leur apporter un coup de fouet.

Améliore les performances sexuelles

En Turquie, le « miel qui rend fou » est toujours très populaire, bouilli dans un peu de lait par exemple. Les locaux lui prêtent des vertus médicinales, contre l’hypertension artérielle ou les maux d’estomac notamment. Il améliorerait même les performances sexuelles !

« Les populations locales sont capables de distinguer le miel fou des autres miels. Il provoque une sensation forte de brûlure dans la gorge. De ce fait, il est aussi appelé miel amer », a constaté Johnny Morris, un journaliste globe-trotter qui s’est penché sur la question.

Cela dit, il faut tout de même batailler pour s’en procurer. Les commerçants le vendent derrière le comptoir, se méfiant des touristes peu avertis. Et pour cause, des cas d’empoisonnement sont à déplorer chaque année.

 

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Extinction massive des abeilles : Santé Canada ne bouge pas


Bon, d’accord, la plupart sont comme moi des profanes sur les pesticides, mais sachant que c’est chimique et que les abeilles meurent en masse, me semble que cela serait logique, alors pourquoi qu’au Canada, on est si lent à réagir ? Qu’est-ce que l’Europe sait que Santé Canada ne sait pas ?
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Extinction massive des abeilles : Santé Canada ne bouge pas

 

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Même si plusieurs organismes canadiens réclament l’arrêt de l’utilisation d’un pesticide qui serait responsable de la mort de millions d’abeilles, Santé Canada confirme qu’elle n’a pas l’intention de bannir le produit.

Au début du mois, l’Union européenne a décidé de suspendre l’utilisation des néonicotinoïdes, fabriqués par la compagnie allemande Bayer, pour une période de deux ans.

Plusieurs groupes canadiens ont par la suite interpellé Santé Canada afin que le gouvernement emboîte le pas, d’autant plus que ce pesticide est utilisé dans presque tous les champs de maïs du pays, notamment au Québec.

«Poison»

C’est le cas de l’organisme Les Ami(e)s de la Terre, dirigé par Beatrice Olivastri, qui exige la même suspension qu’en Europe par une pétition en ligne.

«Aussitôt que le néonicotinoïde touche les abeilles, elles meurent immédiatement. Lorsque le produit se retrouve dans le sol, cela a pour conséquence de diminuer leur système immunitaire. Dans les deux cas, on prévoit un avenir sombre pour les abeilles et les apiculteurs, qui méritent mieux que ça», plaide-t-elle.

Le haut taux de mortalité des insectes pollinisateurs enregistré ces dernières années serait dû à l’utilisation de ce pesticide, selon Pascal Dubreuil, professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Montréal.

«Les semences sont enrobées de ce poison, qui crée de réels dommages, dit-il. Cet été, j’avais des ruches sur le toit de la faculté de médecine vétérinaire et les abeilles ont été empoisonnées. J’ai été en mesure de confirmer que c’est le pesticide qui les a tuées», a-t-elle expliqué.

Risque pour les humains?

Selon lui, un très grand pourcentage de ce que nous consommons provient de la pollinisation qu’effectuent les abeilles.

«Pas d’abeilles, pas de canneberges, a illustré M. Dubreuil. Pas d’abeilles, ça veut aussi dire très peu de pommes et très peu de bleuets. Je ne veux pas faire peur aux gens, mais je me demande si l’utilisation du néonicotinoïde représente un risque pour les humains.»

De son côté, Santé Canada assure que rien n’indique que ce pesticide serait nocif pour les humains. Mais Frédéric Bissonnette, conseiller principal chez Santé Canada, en reconnaît tout de même les dangers.

«On cherche à diminuer l’utilisation du produit à un niveau plus acceptable. Pour l’instant, la science ne suggère pas le besoin de le bannir comme en Europe», a-t-il précisé.

http://fr.canoe.ca