Le Saviez-Vous ►7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver


Les pommes seraient un fruit de choix en cette saison froide. Tout le monde connaît le proverbe qui dit : manger une pomme par jour éloigne le médecin !. En fait, ce fruit ne guérit peut-être pas, mais il a plusieurs atouts qui aident à protéger le corps
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7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

7 bonnes raisons de manger des pommes cet hiver

Grand classique de la saison froide à mettre dans notre assiette, la pomme n’en reste pas moins un concentré de bons nutriments qui nous aident à rester en forme.

Une pomme par jour éloigne le médecin… ce n’est pas pour rien que les qualités nutritionnelles de la pomme sont vantées depuis longtemps. Riche en antioxydants et en fibres solubles, ce fruit cumule les bienfaits pour la santé. En voici les principaux, pour convaincre même les plus réticents à ne pas s’en priver cet hiver.

Les dents

Les pommes ne remplaceront pas votre brosse à dents. Mais y croquer dedans stimule la production de salive dans la bouche, ce qui diminue les niveaux de bactéries et réduit ainsi les risques de caries.

La prévention

De nombreuses études citées par Best Health Mag mettent en avant l’effet protecteur des nutriments de la pomme. En consommer régulièrement permettrait de diminuer les risques de maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson, de certains cancers, de diabète de type 2, de cataracte, et d’hémorroïdes. Les fibres et les composés antioxydants du fruit sont excellents pour le système digestif et pour la santé globale de l’organisme.

Le cœur

Les fibres solubles qu’on trouve dans les pommes se lient aux graisses de l’intestin. Résultat : une baisse du « mauvais » cholestérol, des artères en bonne santé, et un cœur en pleine forme. Manger des pommes, comme conseillait l’ancien chef de l’État Jacques Chirac, permettrait ainsi de réduire les risques de troubles cardiaques.

La digestion

Que vous soyez gêné par une constipation, ou par une diarrhée, les fibres des pommes peuvent vous aider. Soit elles absorbent l’eau en excès dans l’intestin et stimulent ainsi le processus de digestion, soit elles absorbent l’eau des selles, pour ralentir l’intestin. Ce bénéfice peut s’avérer particulièrement utile en cas de syndrome du côlon irritable, une maladie caractérisée par une constipation, de la diarrhée, des douleurs abdominales et des ballonnements.

Le poids

Pour gérer le poids et améliorer la santé globale, les médecins recommandent une alimentation riche en fibres, comme les pommes, qui apportent un sentiment de satiété associé à peu de calories. En maintenant un poids équilibré, nous évitons un grand nombre de maladies comme les troubles cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 et l’apnée du sommeil.

Le foie

Notre foie est responsable de l’élimination des toxines du corps. Si de nombreux régimes « détox » douteux peuvent se révéler peu efficaces, la consommation de pommes peut réellement soulager cet organe.

Le système immunitaire

Les pommes rouges contiennent un antioxydant appelé quercétine, capable de stimuler et renforcer le système immunitaire, surtout en cas de stress. N’oubliez pas de garder une pomme à portée de main pour toutes les situations difficiles.

http://www.santemagazine.fr/

Pourquoi mal dormir fait grossir


Qui dort dine dit l’adage, est scientifiquement, c’est pas mal vrai. Mal dormir entraine un dérèglement du cerveau qui nous fait prendre de mauvais choix alimentaire
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Pourquoi mal dormir fait grossir

 

Viennoiseries, 2010, notfrançois via FlickrCC Licence by

Viennoiseries, 2010, notfrançois via FlickrCC Licence by

Margaux Leridon

En 2011, on vous parlait de cette étude montrant que les enfants qui dorment moins prennent plus de poids. Une réalité qui se vérifie aussi chez les adultes, comme on vous l’expliquait dans notre article sur les dix vices bons pour la santé, dans lequel le sommeil arrivait en première position.

Une étude menée par Matthew P. Walker, chercheur à l’université de Berkeley en Californie, propose une explication intéressante à cette corrélation entre manque de sommeil et prise de poids, rapporte le New York Times.

Selon ses résultats, lorsque l’on ne dort pas assez, la zone du cerveau évaluant la satiété se dérègle, tandis que celle associée aux envies irrationnelles est stimulée.

Vous avez probablement déjà fait cette expérience, après une mauvaise nuit: le matin, vous faite un détour inhabituel par la boulangerie et vous vous précipitez sur ce qui vous semble le plus gras et le plus sucré. Vous vous rassurez en considérant que cela vous permettra simplement de compenser le déficit d’énergie provoqué par le manque de sommeil.

Mais en réalité, d’après les résultats de l’étude de Walker, le grignotage compulsif des jours de grosse fatigue n’a pas d’explications métaboliques liées au manque d’énergie, mais des explications cognitives, liées au dérèglement du cerveau.

Dans son expérience, Walker a testé la réaction de 23 adultes face à la nourriture après une nuit de sommeil de huit heures, et une semaine plus tard, les mêmes, après une nuit de quatre heures. Pour compenser le déficit d’énergie, ils disposaient de nourriture pendant la nuit de quatre heures. Le matin, on leur demandait de classer une série de photos d’aliments en fonction de ce qui leur faisait le plus envie. Après la nuit de quatre heures, ils se sont montrés attirés par des produits beaucoup plus caloriques qu’après la nuit de huit heures, alors que, comme ils avaient mangé pendant la période où ils étaient éveillés, ils avaient la même énergie que les autres.

En outre, les scanners effectués au cours de l’expérience montrent que chez les sujets privés de sommeil, la vue des aliments les plus caloriques a provoqué une activité intense du complexe amygdalien, impliqué dans nos émotions et nos désirs de nourriture, tandis que les zones du lobe frontal associées à la prise de décision rationnelle ne répondaient que faiblement.

Pour éviter de vous retrouver dans cette situation, la seule chose à faire est de dormir selon vos besoins. Des besoins qui ne sont pas les mêmes pour tous, comme on vous l’expliquait dans cet article destiné à vous aider à déterminer les vôtres avec précision. 

http://www.slate.fr

En hiver, on ne grossit pas autant qu’on ne le pense


Si cela peut nous encourager devant l’hiver qui s’en vient et endurer le froid, il y a quand même des côtés positifs à cette saison. Notre alimentation peut être un peu plus copieuse, mais notre corps cherche des calories pour affronter le froid a l’extérieur qui peut même nous aider à maigrir …
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En hiver, on ne grossit pas autant qu’on ne le pense

 

© thinkstock.

Et ce même si on se goinfre de raclettes et de tartiflettes.

Exit les maillots, les petites robes et les shorts et place maintenant aux gros pulls, aux doudounes mais surtout à la nourriture grasse! Si on se plaît à manger une petite salade en été, en hiver, nos envies se tournent davantage vers les raclettes et les tartiflettes.

De quoi nous faire prendre quelques kilos durant ces mois froids? Pas tant que ça. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on ne grossit autant qu’on ne le pense en hiver.

Selon une étude publiée sur le site eurekalert, l’hiver nous ferait même maigrir! La raison de ce phénomène: le froid augmente notre quantité de graisses « brunes ». Ces dernières permettent à notre corps de se réchauffer tout en brûlant les calories contrairement aux graisses dites « blanches ».

Le risque de prendre du poids est donc le même en été qu’en hiver à la différence qu’on perdra le surplus plus rapidement grâce au froid. Une condition, bien évidemment: il vous faudra être dehors et non pas sous un amas de couettes devant une série télé.

Comment les chats peuvent-ils parfois survivre à de terribles chutes?


Les chats en cas de chute ont une capacité de survivre. D’après des calculs en physique, un chat qui tombe de 6 étages seraient un gros risque pour lui, mais plus haut, il a des chances de survivre
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Comment les chats peuvent-ils parfois survivre à de terribles chutes?

 

Chat | via Maxpixel CC License by

Chat | via Maxpixel CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur WIRED

Les chats sont décidément bien fascinants, et paradoxaux. En effet, il est acquis qu’ils peuvent survivre à des chutes depuis des fenêtres ou des balcons, à condition que ces derniers ne tombent pas du cinquième étage. Mais saviez-vous que les félins peuvent également espérer survivre à des chutes depuis des étages très élevés, par exemple du neuvième ou du dixième étage?

Sur Wired, un spécialiste de la physique a étudié cet étrange phénomène et explique que tout dépend de la résistance à l’air et du poids apparent lié à la force de gravité.

«Quand un objet tombe, note Wired, il y a essentiellement deux forces qui agissent dessus. Il y a la force de gravité qui dépend du champ gravitationnel (9,8 N/kg sur Terre) et de la masse de l’objet. L’autre force est la force de résistance de l’air.»

Cette dernière augmente avec la vitesse de l’objet car elle pousse dans la direction inverse du déplacement de l’objet.

Dix-huit mètres, la hauteur de la mort

Le spécialiste de Wired a alors utilisé un calcul numérique pour appliquer ces règles de physique à la chute d’un chat et faire dans un premier temps une estimation de sa vitesse à plusieurs étapes du déplacement.

 «Durant chacune de ces étapes, les forces sont plus ou moins constantes, donc le mouvement peut-être calculé. Plus l’écart entre chaque étape sera petit, et meilleur sera le calcul. Néanmoins, plus il y a d’étapes et plus vous aurez besoin de faire des calculs.»

D’où l’importance de l’ordinateur pour analyser une chute de chat et nous apprendre qu’il lui faudrait un peu plus de cinq secondes pour faire une chute de cent mètres.

Après avoir détaillé ses calculs, il a défini deux critères importants pour savoir quand est-ce qu’un chat peut espérer survivre ou non à ces longues chutes.

«D’abord, la vitesse d’impact. Les vitesses d’impact élevées sont mauvaises parce que le chat va arriver plus vite au sol. Ensuite, il y a le poids apparent à l’impact. Les poids apparents moins élevés sont mauvais parce que le chat sera en position d’atterrir sur ses pattes au lieu de s’étendre et de se détendre.»

Pour qu’un chat puisse éventuellement survive à une chute, il faut donc trouver la hauteur à laquelle la vitesse d’impact sera la plus faible et le poids apparent le plus élevé. Grâce à des calculs, Wired a donc mis en place un taux de survie en fonction de la hauteur de la chute. Résultat, le risque le plus élevé se situe à 18 mètres de hauteur, soit six étages environ. Au-delà, il est intéressant de noter que les chances de survie repartent à la hausse. En théorie en tout cas. 

http://www.slate.fr

Pourquoi nous prenons du poids avec l’âge


Ceux qui ont 40 et plus, peuvent remarquer qu’ils ont pris ont pris du poids. Plusieurs causes en sont responsables, la sédentarité, mauvaises alimentations …, mais aussi la perte de masse musculaire. Il est possible quand même d’améliorer cette masse avec de l’exercice et une bonne alimentation. Et oui, on ne s’en sort pas, il faut bouger
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Pourquoi nous prenons du poids avec l’âge

 

© thinkstock.

Et comment faire pour l’éviter.

Beaucoup d’entre nous s’en sont rendus compte: au fil des années, nos kilos en trop deviennent de plus en plus difficiles à perdre, et ce, malgré un régime alimentaire identique. Pire, nous aurions même tendance à grossir davantage. Mais savez-vous pourquoi, en prenant de l’âge, nous sommes plus susceptibles de grossir?

Selon le Dr. Caroline Apovian, directrice du Centre de nutrition et de gestion du poids au Boston Medical Center, il y a plusieurs explications possibles à ce phénomène, parmi lesquelles un changement dans les hormones, un mode de vie plus sédentaire, une augmentation du stress et une diminution du sommeil en raison de responsabilités supplémentaires qui pèsent sur nous.

Mais la principale raison, c’est que nous perdons, en vieillissant, une partie de notre masse musculaire:

« L’une des raisons majeures du gain de poids en prenant de l’âge est que nous éprouvons tous une perte musculaire », a ainsi déclaré le Dr. Apovian, dans des propos rapportés par Redbook.

« Plus nous avons une importante masse musculaire, plus nous brûlons les calories. Or, notre masse musculaire commence naturellement à diminuer vers l’âge de 30 ans et ce processus, appelé ‘sarcopénie’, s’accélère vers l’âge de 40 ans. À moins que quelque chose ne soit fait pour protéger activement cette masse musculaire, nos corps auront besoin de moins de calories, nos métabolismes ralentiront et le muscle perdu sera remplacé par la graisse », a-t-elle ajouté.

Le mieux à faire, pour ralentir au maximum ce processus, est de faire du sport, de bien dormir et de suivre un régime alimentaire riche en protéines.

http://www.7sur7.be/

Combiner repas protéiné et boisson sucrée fait prendre plus de poids


Manger un hamburger avec un soda bien sucré contient des protéines, des lipides et des glucides, ce mélange semble affecter notre énergie et devient un obstacle sur la perte de la graisse et fait brûler moins de calories. De plus, cela incite à manger plus tard des mets plus salés
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Combiner repas protéiné et boisson sucrée fait prendre plus de poids

 

Plus le repas est protéiné, plus la combinaison avec une boisson sucrée est susceptible de faire prendre du poids. RelaxNews  /  StudioThreeDots / Istock.com

Selon une étude américaine publiée dans BMC Nutrition, le fait de boire une boisson sucrée type soda tout en prenant un repas riche en protéines diminuerait de 8% la combustion des graisses et ferait donc brûler moins de calories.

Consommer une boisson sucrée type sodas ou « energy drinks » tout en prenant un repas riche en protéines rend l’organisme moins performant pour brûler des calories, se traduisant par un stockage plus important des graisses, indique une étude du Human Nutrition Research Center de Grand Forks aux Etats-Unis menée auprès de 27 adultes en bonne santé, âgés en moyenne de 23 ans.

Malgré le petit panel exploré, l’étude montre des résultats significatifs après avoir placé les participants dans une chambre calorimétrique permettant de mesurer les substrats énergétiques (protéines, lipides, glucides) dépensés et le nombre de calories brûler toutes les minutes pendant 24 heures.

D’après les observations, environ un tiers des calories supplémentaires fournies par les boissons sucrées n’ont pas été dépensées.

Dans le détail, selon que le repas est composé à 15 ou 30% de protéines, chacun contenant 500 calories et 17 grammes de graisses, l’oxydation des graisses a été diminuée respectivement de 7,2 grammes et 12,6 grammes en moyenne.

Autrement dit, plus le repas est protéiné, plus la dépense énergétique est perturbée et diminuée. 

L’étude montre également que cette combinaison augmente l’envie de manger des aliments savoureux et salés jusqu’à 4 heures après le repas. 

Pour consulter l’étude : https://bmcnutr.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40795-017-0170-2

http://www.ladepeche.fr/

Non, ce n’est pas vous qui n’avez pas tenu votre régime: c’est le régime qui ne tient pas


Nous sommes polluées avec toutes sortes de régimes miracles qui ne remplient à long terme leurs promesses.Et cela, Mieux vaut bannir les régimes, opter pour une alimentation plus équilibrée si possible fait maison avec de l’exercice, cela sera surement plus positif et le cerveau s’adaptera beaucoup mieux a une hygiène de vie plus sain
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Non, ce n’est pas vous qui n’avez pas tenu votre régime: c’est le régime qui ne tient pas

Près d’un tiers de la population a déjà effectué un régime amaigrissant | jeff_golden via Flickr CC License by

Près d’un tiers de la population a déjà effectué un régime amaigrissant | jeff_golden via Flickr CC License by

Daphnée Leportois

C’est (neuro)scientifiquement et cognitivement prouvé. Les régimes ne peuvent pas fonctionner.

Avec l’arrivée des beaux jours et des vacances d’été, les articles consacrés aux kilos à perdre pour pouvoir rentrer dans le maillot de bain sont légion. Un duo régime-corps «de rêve» qui n’a rien d’étonnant. Comme le relevait en 2014 un article scientifique sur la perception des régimes, la pression sociale à exhiber un corps mince pousse à vouloir maigrir. C’est ce dont témoigne Léa, 27 ans:

«Chez moi, le régime est extrêmement lié aux autres, à leurs regards. Depuis que j’ai l’âge de m’en souvenir, j’entends la même chose: “tu es super jolie, c’est dommage que tu aies ces kilos en trop” ou alors sa variante policée, “tu es belle quand même”. Lorsque l’on émet un “avis” sur mon physique, il est automatiquement lié à mes kilos, toujours. Même les hommes qui m’ont aimée et à qui j’ai plu. J’ai toujours entendu “moi, j’aime bien tes rondeurs” ou “ça ne me dérange pas, je préfère ça”, ce qui sous-entend que j’ai une particularité.»

Et elle n’est pas la seule. Ainsi, en 2012, 51% des femmes et 40% des hommes se trouvaient trop gro(se)s et 70% des femmes et 52% des hommes souhaitaient peser moins, révélait l’enquête NutriNet-Santé. Sans forcément avoir une surcharge pondérale, puisque 58% des femmes et 27% des hommes de poids normal souhaitaient peser moins. Or 75% de ces femmes et 45% de ces hommes qui se trouvaient trop gro(se)s et 67% de ces femmes et 39% de ces hommes qui souhaitaient peser moins avaient fait au moins un régime dans leur vie. Le problème, avec ces régimes, c’est qu’ils ne fonctionnent pas.

«L’impression d’être au régime toute ma vie»

«Toute ma vie, la plus grande peur de mes parents était que je sois grosse. Spoiler: quasi trente-deux ans plus tard, je le suis, raconte Éléonore. Des petites privations aux régimes drastiques, j’ai tout fait. À à peine 10 ans, dans mon journal intime, j’écrivais mes résolutions pour l’année suivante. La première sur la liste: faire un régime et perdre 5 kg. À l’adolescence, j’étais obsédée par la balance. Si je dépassais les 55 kg, mon monde s’écroulait. Mais, dès que je descendais à 53 en me privant, je remontais à 57 en mangeant normalement. Et ça a continué comme ça toute ma vie. Plus je faisais attention, plus je me privais, et plus je grossissais.»

 En toute logique, l’échec de ces régimes devrait conduire à la diminution de leur nombre. Dans les faits, c’est l’inverse qui se produit.

Plus je faisais attention, plus je me privais, et plus je grossissais Éléonore, 31 ans

Près d’un tiers de la population a déjà effectué un régime amaigrissant, détaille la docteure Chantal Julia, chercheuse en épidémiologie nutritionnelle. Très exactement 26,7% des 48.435 individus ayant répondu aux questionnaires dédiés de l’étude NutriNet-Santé en 2012 ont déclaré avoir effectué au moins un régime dans les trois années précédentes.

Or, «la probabilité de faire un régime est associée au fait d’en avoir déjà fait un avant».

 La preuve: plus d’une femme sur quatre et d’un homme sur sept ont suivi plus de cinq régimes au cours de leur vie.

Et ce, en les jugeant en fin de compte infructueux: «plus de deux tiers des Nutrinautes ayant suivi plus de cinq régimes au cours de leur vie les jugent inefficaces».

«J’ai eu l’impression d’être au régime toute ma vie, complète Éléonore. Ça a commencé assez jeune, en CE2: un médecin qui faisait la visite médicale à l’école a noté sur mon carnet de santé que j’avais un problème de poids (il avait écrit un truc du genre “prépondérance abdominale à surveiller”). J’avais même pas 9 ans, un petit bidon d’enfant, mais moi j’ai entendu “t’as du bide, t’es grosse” et mes parents aussi. Donc à partir de ce moment-là, pour moi, il y avait deux façons de manger: faire un régime et maigrir, manger normalement et grossir.»

Rien à voir avec la volonté

Ce paradoxe s’explique.

«Si le régime ne fonctionne pas, on considère que c’est de la faute de la personne qui l’a suivi, on se dit “c’est moi qui ai craqué”. Il y a peu de remise en question du principe lui-même du régime, qui pourtant est à l’origine de l’échec», pointe Chantal Julia.

En atteste l’expérience de Léa: «J’ai automatiquement repris tout ce que j’avais perdu, et plus, après chaque régime. C’est terrible, parce qu’on ressent un tel sentiment d’échec ensuite. À son niveau, d’abord, parce qu’on se sent faible. Et puis aux yeux des autres qui se faisaient un plaisir de te dire tout le temps “c’est fou, comme tu as maigri, ça te va bien”. Quand tu regrossis, personne ne te le dit mais qu’est-ce que ça se lit dans les yeux des gens…»

Alors que les fiascos des régimes n’ont rien à voir avec un manque de détermination, abonde Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm spécialisé en neurosciences cognitives et auteur de l’ouvrage L’anti-régime – Maigrir pour de bon (Belin, 2015):

«Les gens croient toujours que c’est une question de volonté. Mais la volonté va se fracasser sur la physiologie. C’est un défaut de la structure du régime. Le coupable, c’est celui qui a prescrit le régime en sachant très bien qu’il ne fonctionne pas sur le long terme.»

 Pas étonnant, comme le fait remarquer Chantal Julia dans l’article cité plus haut sur la perception des régimes, que les régimes dits «commerciaux» n’acceptent pas d’être évalués selon des méthodes scientifiques et préfèrent s’appuyer sur des données empiriques pour établir leur efficacité.

J’ai automatiquement repris tout ce que j’avais perdu, et plus, après chaque régime. C’est terrible, parce qu’on ressent un tel sentiment d’échec Léa, 27 ans

Alerte, réserves de graisse attaquées

Comme l’écrit dans son ouvrage Ville affamée – Comment l’alimentation façonne nos vies (2016, éditions Rue de l’échiquier) Carolyn Steel, «nous devons tous manger. D’une façon ou d’une autre, nous devrions tous être des experts en la matière –mais le sommes-nous? Notre environnement évolue plus vite que la capacité de nos corps à s’adapter: nous menons, pour la plupart, des vies sédentaires dans des bâtiments surchauffés, et pourtant nos appétits semblent se caler sur tout ce que l’industrie agroalimentaire peut nous balancer. Plusieurs études ont confirmé que notre instinct de survie est toujours intact, nous poussant à continuer à manger tout ce qu’on nous met sous le nez, que nous ayons faim ou non. Par conséquent, plus on nous propose de nourriture, plus nous avons tendance à manger. Autrement dit, les offres “Maxi format” et “1 acheté = 1 gratuit” séduisent ces parties de nos cerveaux qui n’ont pas évolué depuis le temps où nous vivions dans les déserts glacés et chassions le mammouth laineux».

Le problème se situe là, confirme Michel Desmurget.

«Depuis des milliers d’années, le corps humain a plus souvent souffert de la famine que l’inverse. Il a donc développé une armée de défenses pour se protéger de la famine tandis qu’il n’y a pas de capteurs pour dire que nos artères sont en train de se boucher. Pour le cerveau, ce qui pose problème, ce n’est pas l’excès de graisse. La seule chose qui le terrifie, c’est de voir ses réserves de graisse attaquées.»

Quand c’est le cas, il va résister. Et c’est ce qui va engendrer les difficultés pendant et surtout après le régime.

Le corps humain a plus souvent souffert de la famine que l’inverse. Il a donc développé une armée de défenses pour s’en protéger Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm spécialisé en neurosciences cognitives

Déséquilibre à long terme

C’est d’abord le système hormonal qui va être déséquilibré. La ghréline, l’hormone de la faim, et la leptine, l’hormone de la satiété, vont être détraquées.

«On va observer une diminution jusqu’à 95% de la concentration de la leptine dans le flux sanguin, poursuit le docteur en neurosciences. Même en mangeant comme un goret, on aura toujours faim et on ne sera jamais à satiété.»

Et ce mécanisme est détérioré sur la durée.

Une étude menée sur les participants de l’émission de téléréalité The Biggest Loser et dont les résultats sont parus dans la revue Obesityindique ainsi que, «tant que le poids initial n’a pas été restauré, le système ne lâche pas: le niveau de leptine est toujours déprécié, c’est un mécanisme sur le long terme», résume Michel Desmurget.

D’autres changements s’opèrent, toujours dans cette optique de protection de nos réserves de graisses:

«Les signaux des capteurs d’étirement se trouvant dans l’estomac, qui disent qu’il est plus ou moins plein, vont être tempérés.»

En outre, le corps va chercher à s’économiser, à faire la même chose, mais avec moins.

«Admettons que vous ayez besoin de 1.200 calories pour fonctionner. Après un régime, le corps aura serré les boulons, vous en aurez besoin de 800.»

De quoi forcément reprendre des kilos une fois le régime terminé et une alimentation normale reprise. D’autant que, ces rouages-là, qui fonctionnent sans relâche, vous n’avez absolument aucune prise dessus.

Calories approximatives

On pourrait se dire qu’il convient de compter les calories, comme l’a fait Henri, 28 ans, ou le fait encore Thaïs, 35 ans, tous deux à l’aide de l’application MyFitnessPal.

Il suffit de rentrer sa taille, son poids, ses habitudes de déplacement et l’application recommande un nombre idéal de calories par jour pour parvenir à son objectif de perte de poids. Après tout, si le cerveau inconscient nous fait trop manger, pourquoi ne pas l’aider à compter un poids d’équilibre, définie comme «la valeur de consigne défendue par le système de régulation corporel» par le nutritionniste Jean-Philippe Zermati, président d’honneur du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (Gros)?

Sauf que ce n’est pas si simple et même «forcément perdu d’avance».

La restriction calorique et la frustration alimentaire ne sont pas tenables à long terme Dr Chantal Julia, chercheuse en épidémiologie nutritionnelle

Avant tout, parce que «personne n’est capable de déterminer ses dépenses caloriques de tous les jours et de ne pas manger plus que ce qu’il convient, assène le spécialiste. Même une application, qui travaille à partir de bases de données et de la composition des aliments. Tout cela est bien trop approximatif. Il y a par exemple une différence entre une tranche de jambon de Paris et de jambon de Bayonne, et cela dépend aussi du boucher. Sans compter qu’il faudrait peser au gramme près.»

C’est ce qu’a fait à quatre reprises Léa:

«Je pesais chacun des aliments car j’avais des programmes très précis: tant de grammes de féculents, tant de grammes de pain, tant de viande blanche, légumes à volonté… Donc je me promenais partout avec ma mini-balance de cuisine.»

Obsessions

Mais ce n’est pas la solution miracle. Au contraire.

 «La restriction calorique et la frustration alimentaire ne sont pas tenables à long terme», insiste la docteure Chantal Julia. Tout simplement parce que, «à partir du moment où le régime génère une frustration, il peut créer des compulsions alimentaires et davantage de rebond pondéral».

«Chaque fois qu’on m’a demandé de maigrir, j’ai grossi», écrit d’ailleurs la journaliste Gabrielle Deydier dans son livre On ne naît pas grosse. «Je réagis violemment à ces injonctions, je me braque, transforme la souffrance en frénésie alimentaire.»

C’est bien ce qu’exprime aussi Thaïs:

«Ce que je déteste le plus dans les régimes, c’est la manière dont ça me rend obsédée de bouffe. Tu dois passer ta journée à réfléchir à ce que tu vas bouffer, comment, etc.»

Si Henri dit ne pas s’être senti affecté par la nourriture des autres, il avoue en être venu à se dire «si je bois une deuxième pinte, il ne va pas falloir que je mange ce soir».

Un raisonnement qu’il admet ne pas être des plus logiques après coup, et montre que dans les moments de détente le régime vient se rappeler à vos bons souvenirs.

L’alimentation occupe le champ mental, pas seulement trois fois par jour pendant les repas mais aussi pendant les courses, à chaque fois que l’on passe devant de la nourriture… Le cerveau n’est pas conçu pour: s’il fait ça, c’est au détriment d’autre chose Jean-Philippe Zermati, président d’honneur du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (Gros)

Le régime, comme le décrit Carolyn Steel dans son ouvrage, est un «acte qui, quel que soit son effet sur notre tour de taille, ne contribue guère à développer une attitude mentale positive. Il n’y a rien de mieux pour nous réduire à un état d’isolement sinistre et faire de la nourriture une obsession».

Cette obsession gargantuesque est due à un changement de fonctionnement cérébral, précise Michel Desmurget:

«Le cerveau va devenir hyper attentif à la nourriture. En temps normal, la conscience ne reçoit qu’une partie infime de ce que nous percevons. Le reste est filtré. Au régime, le cerveau fait remonter à la conscience, de manière exacerbée, toutes les infos relatives à la nourriture.» Résultat: «Vous voyez de la bouffe partout!»

Et non seulement la nourriture envahit tous vos sens mais les mécanismes inhibiteurs inconscients («ceux qui vous empêchent, quand vous voyez un morceau de chocolat, de vous jeter dessus comme un mort de faim», image le neuroscientifique) vont s’affaisser progressivement.

Et avec eux toute résistance à la tentation. Vous pourrez continuer de vouloir suivre votre régime mais, au bout d’un moment, cette volonté intellectualisée sera mise à genoux par le cerveau lui-même.

Puisque, pour lui, c’est la famine qui guette et donc «c’est une question de survie». «Quand elle s’oppose à la physiologie, la volonté ne gagne jamais», ponctue-t-il.

Épuisement

Sans compter que cet effort mental est épuisant. Quand on demande si le régime a compliqué la vie (courses, préparation des repas, repas avec des proches, repas pris à l’extérieur…) des Nutrinautes, ils répondent à 15,6% «oui, beaucoup» et à 21,3% «moyennement» pour les régimes restrictifs comme Dukan ou Atkins.

Certes, «pendant le régime, étrangement, j’avais l’impression d’avoir une meilleure relation à la nourriture, tempère Léa. J’étais tellement fière de réussir à le faire et de voir les résultats sur moi que j’avais l’impression de sortir victorieuse de chaque repas. C’était presque un jeu amusant: comment j’allais faire pour manger équilibré même en situation de tentation, trouver des stratagèmes pour avoir l’impression de manger un truc qui me plaît. Mais il y a toujours un moment, à la fin, où cet état de grâce vole en éclats et c’est là que mon rapport à la nourriture redevient très conflictuel.»

Rien d’étonnant pour Jean-Philippe Zermati:

«L’alimentation occupe le champ mental, pas seulement trois fois par jour pendant les repas mais aussi pendant les courses, à chaque fois que l’on passe devant de la nourriture puisque l’on se demande si l’on peut ou pas, et dans quelle quantité. Le cerveau n’est pas conçu pour: s’il fait ça, c’est au détriment d’autre chose. Il y a donc une usure du contrôle: même pas besoin de facteur déclenchant, on s’arrête par épuisement.»

Comme le récapitule Thaïs, «c’est vraiment une perte de temps de cerveau disponible».

Le régime est un acte qui ne contribue guère à développer une attitude mentale positive. Il n’y a rien de mieux pour nous réduire à un état d’isolement sinistre Carolyn Steel, auteure de Ville affamée – Comment l’alimentation façonne nos vies

Frustrations

Et peser chaque aliment que l’on va ingérer ou réfléchir à son apport calorique met de côté deux choses essentielles, pointe Jean-Philippe Zermati.

La première, c’est «la fonction réconfortante et régulatrice de la nourriture».

Mettre du contrôle là-dessus (même préventif en cas de non-problème de poids) est problématique. Cela engendre des frustrations. Ainsi, 17,4% des Nutrinautes ayant suivi un régime restrictif se sont déclarés beaucoup ou énormément frustrés quant au choix des aliments (et 19,4% moyennement).

Lesquelles frustrations peuvent entraîner des compulsions. Mais aussi un état émotionnel fragile.

«Je me pesais tous les matins. Et ça conditionnait mon humeur du jour. Voir 200 grammes en moins, c’était fou! Mais quand c’était 400 grammes en plus, j’étais dégoûté, pas fier de moi et me remettais en question…» illustre Henri.

«Si vous avez un coup de fatigue et mangez du chocolat, cela fera quelques calories en plus. Mais au repas d’après, il suffit de faire quelques calories en moins pour que ça passe comme une lettre à la Poste», poursuit le nutritionniste.

Attention, cela ne vaut que si, au lieu d’être focalisé sur les apports caloriques et l’envie de contrôle du poids vous êtes à l’écoute de votre corps et de la sensation de satiété (et encore faut-il que celle-ci n’ait pas été détraquée précédemment).

C’est pour cela que, «si vous avez un poids cliniquement normal, ne changez rien», s’exclame Michel Desmurget.

En revanche, si effectivement vous prenez progressivement du poids et devez en perdre, ne sautez en aucun cas sur le régime.

«Tout ce qui est transitoire est lié à l’échec», argue-t-il.

Sans être dans le contrôle absolu, qui vient pervertir jusqu’au cerveau et conduit justement à une perte de contrôle et une prise de poids, il s’agit de piéger son cerveau, d’éviter qu’il se mette en mode famine. Et pour cela, seuls des petits changements non frustrants et tenables à long terme sont envisageables. Pas que des restrictions minimales (même si supprimer deux carrés de chocolat par jour, c’est perdre 4 kg en un an, 6 en deux ans et 8 en quatre ans). Mais aussi le fait de se servir dans une petite assiette au lieu d’une grande pour influer sur le sentiment de satiété ou de manger à table plutôt que devant son ordinateur ou la télé pour davantage prêter attention au plaisir de ce que vous mangez.

C’est bien pour cela que Henri a simplement décidé de prendre le temps de cuisiner:

«Ce n’est pas une corvée, c’est vraiment une récupération active.»

Idem pour Éléonore:

«Aujourd’hui, il faut que je perde du poids. Et j’ai, pour la première fois, je pense, une approche saine de cette question. Je ne me dis pas “je vais me mettre au régime”, mais “je vais adopter un régime alimentaire plus sain, cuisiner et me faire plaisir, découvrir de nouveaux produits ainsi qu’une façon différente de me nourrir”.»

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