Un dinosaure au plumage arc-en-ciel


Quand on pense dinosaure, on n’imagine pas qu’ils puissent avoir des couleurs flamboyantes, Pourtant, les paléontologues ont pu trouver un dinosaure grand comme un canard et qui avaient encore des plumes et probablement que cet animal vieux de 160 millions d’années avait probablement un plumage irisé en donnant une couleur arc-en-ciel.
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Un dinosaure au plumage arc-en-ciel

 

Représentation artistique du Caihong juji

Représentation artistique du Caihong juji    Photo : Field Museum de Chicago

L’analyse microscopique d’un fossile vieux de 160 millions d’années laisse à penser que le plumage coloré du dinosaure Caihong juji ressemblait à celui de certaines espèces d’oiseaux actuelles comme les colibris.

Un texte d’Alain Labelle

Les restes de ce dinosaure de la taille d’un canard ont été mis au jour en Chine par un agriculteur. Il présentait une tête et une poitrine recouvertes de plumes brillantes.

Son nom en mandarin, Caihong juji, signifie « arc-en-ciel avec une grande crête ».

Ses plumes irisées devaient avoir un éclat métallique et changeaient probablement de couleur lorsqu’elles étaient observées sous différents angles.

Les restes fossilisés du Caihong juji. Il est possible d'y observer le plumage.

Les restes fossilisés du Caihong juji. Il est possible d’y observer le plumage.   Photo : Field Museum de Chicago

Lorsque vous observez le détail des fossiles, vous ne voyez habituellement que des parties dures comme les os, mais, de temps en temps, des parties molles, comme des plumes, sont conservées et donnent un aperçu du passé. Dr Chad Eliason, Field Museum de Chicago

« L’état de préservation de ce spécimen est incroyable. Nous étions très excités lorsque nous avons réalisé le niveau de détail que nous pouvions apercevoir dans les plumes », ajoute le paléontologue Chad Eliason.

Il est même possible de voir l’empreinte laissée par les cellules mélanosomes qui contiennent les pigments qui donnent aux animaux leurs couleurs. Le pigment s’est dégradé depuis longtemps, mais les scientifiques ont pu retracer l’apparence du dinosaure à partir de la structure cellulaire.

Le crâne du Caihong ressemblait à celui du Velociraptor. Il avait également une crête osseuse au milieu de sa tête.

Cette découverte soulève des questions sur l’évolution de l’irisation, propriété qui permet de disperser la lumière en rayons ayant les couleurs de l’arc-en-ciel.

Ce type de plumage était peut-être utilisé pour attirer les partenaires amoureux, tout comme les paons utilisent leur queue colorée.

Le détail de ces travaux est publiés dans la revue Nature Communications.

http://ici.radio-canada.ca/

Un oisillon du temps des dinosaures retrouvé fossilisé dans de l’ambre


Une belle découverte d’un oisillon de quelques jours qui a connu une fin de vie en étant emprisonné dans l’ambre au temps des dinosaures et maintenant refait surface à notre époque, son corps est assez bien conservé ainsi que sa couleur
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Un oisillon du temps des dinosaures retrouvé fossilisé dans de l’ambre

 

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur National Geographic

Le fossile du volatile, vieux de 99 millions d’années, est l’un des mieux conservés jamais découverts dans une ambre.

Non, il ne s’agit pas d’un remake du Jurassic Park de Spielberg mais bel et bien d’une trouvaille d’une équipe de chercheurs de l’université chinoise de géosciences de Pékin: un petit oiseau piégé dans de l’ambre depuis près de 100 millions d’années, comme l’explique National Geographic.

Découvert dans la Hukawng Valley en Birmanie, le morceau de résine ne mesurait que 7 centimètres. Dans la revue Gondwana Research, les scientifiques affirment que l’animal retrouvé appartenait à la classe des enantiornithes, des oiseaux ayant vécu au Crétacé et disparus en même temps que les dinosaures, il y a 65 millions d’années. Pour Lida Xing, paléontologue et directrice du groupe de recherche, cette découverte fut une «énorme surprise».

Avec près de la moitié du corps visible à l’œil nu, la résine a particulièrement bien conservé l’oisillon, dont on peut apercevoir les ailes, une patte pourvue de serres ainsi que la tête. Son observation apporte aux scientifiques des éléments essentiels pour comprendre le mode de vie de cette espèce éteinte et sa différence par rapport à nos oiseaux contemporains.

Une future vedette

En observant le plumage de l’animal –dont les couleurs ont elles-aussi été conservées–, les chercheurs ont présumé que l’oisillon n’avait que quelques jours lorsqu’il a été fait prisonnier de l’ambre. Selon l’équipe de Linda Xing, l’ossature de l’animal prouve que les bébés énantiornithes avaient la possibilité de voler, ce qui les rendaient très indépendants vis-à-vis de leurs parents, contrairement aux oisillons actuels. Peut-être trop indépendant d’ailleurs, puisque ce jeune spécimen n’a pas survécu plus de quelques jours.

Une grande variété d’espèces de plantes et d’animaux ayant vécu au Crétacé sont régulièrement découvertes dans de l’ambre par les scientifiques. En décembre dernier, il s’agissait de la queue d’un dinosaure, pourvue de plumes, qui avait été exhumée par l’équipe de Lisa Xing. Une trouvaille qui avait permi d’étayer la thèse selon laquelle les dinosaures étaient probablement recouverts de plumes.

L’oisillon, baptisé «Belone», devrait bientôt voyager jusqu’à Shanghaï pour devenir la vedette de l’exposition du Muséum d’Histoire naturelle de la ville.

http://www.slate.fr

Comment les manchots empereurs résistent-ils au froid polaire ?


Pour le manchot empereur, la saison des amours est pendant les pires températures à l’Antarctique. Des températures oscillant -40 C pouvant aller pendant des vents à 250km/h ressentir une température de – 200 C. Pourtant les mâles manchots réussissent à garder leur chaleur pendant la couvaison pendant plusieurs jours, et ce, sans manger. Malheureusement pour eux, les changements climatiques pourraient avoir des répercussions sur eux pouvant aller jusqu’à disparaitre
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Comment les manchots empereurs résistent-ils au froid polaire ?

Forme du corps, plumage, système sanguin : le manchot empereur a tout prévu pour éviter au maximum les déperditions de chaleur. ©SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Forme du corps, plumage, système sanguin : le manchot empereur a tout prévu pour éviter au maximum les déperditions de chaleur. ©SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Morgane Kergoat

Les manchots empereurs survivent quatre mois en Antarctique sans se nourrir… ni geler, même par – 40° ! Leur secret : une isolation thermique à toute épreuve et une organisation sociale millimétrée.

NUMÉRIQUE. Cet article est extrait du magazine hors-série de Sciences et Avenir n°181. 

SURVIE. Il choisit l’hiver comme saison des amours et l’Antarctique comme lieu de reproduction… autrement dit, l’environnement le plus froid qu’il puisse trouver sur Terre. Les températures moyennes y descendent jusqu’à – 40°C au mois de juin, durant la longue nuit polaire. Et lorsque le blizzard souffle sur la côte à 250 km/h, la température ressentie est de -200°C ! Comment le manchot empereur, Aptenodytes forsteri, parvient-il à survivre dans cet enfer ? Son secret réside dans toute une série d’adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales qui lui permettent notamment de maintenir sa température corporelle en dépensant un minimum d’énergie.

Le plumage du manchot : un coupe-vent chaud et imperméable

Comme tout animal à sang chaud, il dispose d’une zone de neutralité thermique : une fourchette de températures extérieures entre lesquelles son organisme ne lutte ni contre le froid, ni contre le chaud… et ne consomme donc aucune énergie pour sa régulation thermique. Alors que chez l’homme, cet écart est très mince (entre +25°C et +30°C),

« il s’étend, chez le manchot empereur, de -10°C a? +20°C », soulignent les auteurs d’une récente étude franco-écossaise.

D’après les scientifiques, cette insensibilité au froid est essentiellement assurée par le plumage. Le manchot est l’oiseau qui présente la plus grande densité de plumes par centimètre carré de peau. Courtes et raides, elles sont disposées en diagonale et s’imbriquent les unes dans les autres, ce qui crée une structure « coupe-vent » imperméable à l’eau. Des images infrarouges montrent que la température du plumage externe est égale à celle de l’air ambiant. Les seuls points plus chauds – traduisant un échange thermique entre l’air et le corps et donc une perte de chaleur – sont les yeux et une partie des ailerons, ainsi que, dans une moindre mesure, le bec et les pieds.

Des pieds qui ne gèlent pas

En outre, la silhouette de ce gros oiseau contribue à limiter les déperditions de chaleur :

un corps fusiforme et « des organes périphériques – ailerons, queue – petits par rapport à sa taille« , explique Christophe Barbraud, chercheur CNRS au Centre d’études biologiques de Chizé et conseiller scientifique du film de Luc Jacquet La Marche de l’empereur.

Cela confère au manchot empereur une surface corporelle inférieure (de 15 % à 30 %) à celle d’autres oiseaux du même gabarit… Et donc une surface d’échange réduite avec l’air froid extérieur.

Par ailleurs, comme tous les manchots, l’empereur dispose d’une épaisse couche de graisse sous la peau (2 à 3 cm) et d’un système de circulation sanguine particulier grâce auquel non seulement ses pieds ne gèlent pas, mais maintiennent leur température corporelle.

Comment ? Par un transfert de chaleur entre les artères et les veines adjacentes. Le sang qui remonte des pattes vers le cœur est réchauffé par la chaleur émanant de l’artère voisine. Et celui qui arrive dans le pied est déjà refroidi (ce qui évite une déperdition atmosphérique de la chaleur au contact du sol).

 « Ainsi, ses pieds sont maintenus à une température supérieure de 0,4 ° à 1,9 ° à la température extérieure », précise Christophe Barbraud.

TORTUE. Reste que tout ceci ne suffirait pas si l’oiseau n’avait développé une ultime stratégie : la thermorégulation sociale. Au cœur de l’hiver, les femelles retournent en mer afin de reconstituer leurs réserves énergétiques. Les mâles, qui couvent les œufs pendant leur absence, se serrent alors les uns contre les autres afin de se tenir chaud. Ils forment une « tortue » de plusieurs centaines d’individus qui changent constamment de place pour éviter que les mêmes restent exposés au froid.

« Sur un mètre carré, on trouve cinq ou six manchots compressés, détaille Christophe Barbraud. Les appareils de mesure ont relevé au centre de la formation une température de + 34 °C quand il faisait -35 °C à l’extérieur. »

Les manchots acquièrent très tôt ce comportement : on le retrouve dans les crèches, ces regroupements de poussins qui ont lieu notamment lorsque les parents s’absentent pour se nourrir en mer.

Lait de jabot

La femelle est donc la première à partir en quête de nourriture après la ponte ; elle n’a alors rien mangé depuis deux mois. Mais la capacité à jeûner du mâle est encore plus impressionnante puisqu’il peut tenir 120 jours. Passé ce délai, il se met en route pour regagner la mer et se nourrir à son tour… que sa compagne ait ou non pris le relais. À ce moment, il a perdu près de la moitié de son poids et s’approche dangereusement du seuil létal : 18 kg. Il lui reste alors une toute petite réserve d’énergie sous forme de nourriture non digérée dans l’estomac (lait de jabot) et de graisse corporelle. Il donne ce « lait » à son poussin afin d’assurer sa survie en attendant le retour de sa mère. Et puisera dans la graisse pour accomplir à son tour son retour à la mer (qui, l’hiver, est à plusieurs dizaines de kilomètres, car la côte a gelé). Mais le festin de l’empereur risque d’être de courte durée. Selon les travaux menés par Christophe Barbraud et son équipe, soutenus par l’Institut polaire français, le réchauffement climatique aura un impact très fort sur ses proies, entraînant une raréfaction du krill et des poissons mangeurs de krill. En effet, cette crevette d’eau froide disparaît en même temps que la glace de la banquise.

« Et l’on observe que certaines populations ont diminué depuis plusieurs années. L’une d’entre elles a déjà disparu », avertit le chercheur.

http://www.sciencesetavenir.fr/