La pollution de l’air aurait causé 7700 décès prématurés au Canada en 2015


La pollution coûte cher, autant pour la santé que la décontamination des eaux, la prolifération des algues, la maladie des abeilles, etc. Cependant, ne rien faire coûterait encore plus cher …
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La pollution de l’air aurait causé 7700 décès prématurés au Canada en 2015

 

La pollution de l'air a coûté aux Canadiens 36 milliards en 2015 à cause de... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

MIA RABSON
La Presse Canadienne
Ottawa

La pollution de l’air a coûté aux Canadiens 36 milliards en 2015 à cause de décès prématurés et de maladies, estime une nouvelle étude.

Le rapport, publié jeudi par l’Institut international pour le développement durable, un organisme indépendant sans but lucratif, s’appuie sur les données scientifiques existantes couvrant différents aspects de la pollution, du smog aux déversements pétroliers en passant par l’utilisation de fertilisants.

L’auteur principal du rapport, Robert Smith, soutient que plus les scientifiques se penchent sur les coûts de la pollution atmosphérique, plus ils constatent que ces coûts sont élevés.

Une étude réalisée en 2008 par l’Association médicale canadienne concluait ainsi qu’environ 2300 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air – une étude considérée comme très sérieuse, indique M. Smith.

Or, on s’est aperçu récemment que cette étude avait grandement sous-estimé les impacts de la pollution de l’air: un rapport de 2015 concluait que le nombre de décès prématurés attribuables à cette pollution au Canada pourrait plutôt se chiffrer à 7700 par année – cinq fois plus.

Le rapport de l’Institut international pour le développement durable a compilé divers coûts associés à la pollution, comme la santé humaine et animale, les dépenses des entreprises et des gouvernements, la décontamination, les algues dans les cours d’eau, l’impact des pluies acides ou la maladie des abeilles.

Ainsi, les pathogènes dans l’eau du robinet coûtent à eux seuls 895 millions, alors que les canicules liées aux changements climatiques ont coûté 1,6 milliard en 2015, estime-t-on. Le coût des tempêtes et des sécheresses est plus difficile à chiffrer parce qu’on ignore jusqu’à quel point ces événements sont liés aux changements climatiques.

Certains des coûts de la pollution ne sont d’ailleurs pas connus parce que la recherche est inexistante, note le rapport.

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Un homme filme l’intérieur d’un volcan avec une caméra GoPro, et le résultat est hallucinant (VIDÉO)


Les volcans, c’est fascinant et cela doit être assez fantastique a voir d’une certaine distance. Mais, aller aussi près que ces deux hommes, c’est affronter la mort de proche. Bon, l’expérience a bien été, mais c’était vraiment trop risqué
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Un homme filme l’intérieur d’un volcan avec une caméra GoPro, et le résultat est hallucinant (VIDÉO)

 

George Kourounis se tenait au bord d’un lac de lave rouge-orangée, alors que des pluies acides éclaboussaient ses vêtements de protection.

Une véritable «fenêtre en enfer», selon lui. «Dramatique et violent.»

 

Kourounis est un explorateur et un documentariste. Le mois dernier, le réalisateur Sam Cossman s’est joint à lui pour aller plonger dans le cratère du Marum, sur l’archipel du Vanuatu dans le Pacifique – et le courageux duo avait des caméras en main pour immortaliser leurs aventures.

(La vidéo ci-dessus, mise en ligne la semaine dernière, a été filmée avec une GoPro, ainsi que des caméras Canon 5D Mark III et Sony NX Cam.)

«Visiter le cratère du Marum est mon rêve depuis plusieurs années», a écrit Kourounis au Huffington Post via courriel. «C’était grisant, il va sans dire.»

crater

Kourounis, Cossman ainsi que leurs deux guides, Geoff Mackley et Brad Ambrose, ont passé quatre jours dans le volcan et sont descendus deux fois dans le cratère – une descente d’environ 365 mètres.

C’était «presque aussi profond que le Empire State Building est haut», a ajouté Kourounis.

Ils étaient si près de la lave que des éclaboussures ont transpercé son manteau de pluie et l’une de ses caméras.

«Nous étions à des endroits très dangereux, explique Kourounis. Ça faisait un peu peur. Si quelque chose avait mal tourné, ç’aurait été catastrophique.»

Les aventuriers précisent que même si l’expérience était terrifiante, cette expédition extraordinaire constitue dans doute l’apogée de leur vie.

Sans blague!

marum

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Des pluies acides ont accompagné la disparition des dinosaures


Des théories sur l’extinction des dinosaures sont mises à l’épreuve pour savoir quel scénario qui est le plus probable. C’est ce qui s’est fait dans un laboratoire pour savoir s’il était plausible que des pluies acides du a l’impact de météorite aurait été la cause …
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Des pluies acides ont accompagné la disparition des dinosaures

 

Des chercheurs japonais ont tenté de recréer dans... (Photo Kazuhiro NOGI, AFP)

Des chercheurs japonais ont tenté de recréer dans leur laboratoire les conditions qui prévalaient lors de la dernière crise d’extinction massive qu’a connue notre planète.

PHOTO KAZUHIRO NOGI, AFP

RICHARD INGHAM
Agence France-Presse

La météorite géante qui a frappé la Terre voici 65 millions d’années n’a pas seulement éradiqué les dinosaures et d’innombrables autres espèces terrestres, elle a aussi provoqué des pluies acides qui ont rendu invivable la surface des océans, selon une étude publiée dimanche.

Des chercheurs japonais ont tenté de recréer dans leur laboratoire les conditions qui prévalaient lors de la dernière crise d’extinction massive qu’a connue notre planète. Selon leurs conclusions, l’impact de la météorite de Chicxulub qui s’est abattue sur la péninsule du Yucatan, dans l’actuel Mexique, a instantanément vaporisé des roches riches en soufre, produisant un épais nuage de trioxyde de soufre (SO3).

Mélangé à la vapeur d’eau de l’atmosphère, ce gaz provoque des pluies d’acide sulfurique qui seraient tombées à la surface de la Terre en l’espace de quelques jours, acidifiant la couche supérieure des océans et tuant de nombreuses espèces marines.

«Des pluies très chargées en acide sulfurique et une intense acidification des océans par des vapeurs riches en SO3 ont sérieusement détérioré l’écosystème global et sont probablement responsables de l’extinction de nombreuses espèces», estime cette étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

Autrement dit, seules les espèces marines capables de résister à ces eaux mortelles ou de se réfugier plus en profondeur auraient survécu, pour ensuite coloniser des mers vidées de leurs autres habitants.

Sur terre, la chute de la météorite de 10 km de diamètre aurait, selon le scénario le plus communément admis par les scientifiques, déchaîné un déluge de feu et soulevé une tempête de poussière à l’échelle mondiale.

De 60 % à 80 % des espèces existantes auraient disparu à la suite de cet événement, qui constitue pour les paléontologues la «limite Crétacé-Tertiaire» marquant le début d’une nouvelle ère géologique.

Un «hiver nucléaire»

Les dinosaures, petits ou grands, qui avaient régné sur terre pendant quelque 165 millions d’années disparurent, laissant toute la place nécessaire aux mammifères pour se développer.

Les raisons exactes de cette extinction massive restent au coeur d’un vif débat. La théorie dominante veut que la météorite ait créé un «hiver nucléaire», le voile de poussière empêchant une partie des rayons du Soleil d’atteindre la surface de la Terre, réduisant les températures et la couverture végétale dont se nourrissaient notamment les gros herbivores.

Une autre théorie évoque aussi le rôle des pluies acides, mais certains scientifiques la réfutent, estimant que l’impact de la météorite a dégagé du dioxyde de soufre (SO2), et non pas du SO3, et que le nuage aurait stagné en altitude au lieu de retomber sous forme de pluie.

En laboratoire, Sohsuke Ohno, du Centre de recherche en exploration planétaire de Chiba (Japon), et son équipe ont tenté de récréer, en miniature, les conditions de l’impact du Yucatan pour mieux comprendre les phénomènes qui ont pu jouer à l’époque.

Selon leurs expériences, menées sur la même roche soufrée que celle de l’impact de Chicxulub, le soufre se vaporise bel et bien directement en SO3 en cas d’impact à des vitesses similaires à celles d’une météorite frappant la Terre (13 à 25 km par seconde).

Mieux encore, les particules d’acide sulfurique en suspension dans l’atmosphère se seraient agglomérées aux débris, plus lourds, émis au point d’impact, se redéposant ensuite à la surface des terres et des océans en l’espace de seulement quelques jours.

L’acidification des eaux de surface expliquerait notamment l’extinction de nombreuses espèces de plancton de la grande famille des foraminifères, des organismes unicellulaires protégés par une enveloppe de carbonate de calcium, composant principal du calcaire et de la craie facilement dissous par l’acide.

Ce scénario des pluies acides permet aussi d’expliquer pourquoi les espèces aquatiques d’eau douce auraient moins souffert de cette crise d’extinction: grâce à la présence d’un autre minéral présent dans l’écorce terrestre, plus résistant à l’acide, et qui les aurait partiellement protégées.

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