Un plésiosaure vivait en Antarctique il y a 150 millions d’années


Avec l’archéologie, il arrive souvent que les découvertes reculent de plusieurs milliers voir millions d’années la présence d’animaux de la préhistoire. C’est ce qui est arrivé avec le plésiosaure trouver en Antarctique. À l’époque de la dérive des continents, alors que l’Antarctique était relié à l’Afrique
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Un plésiosaure vivait en Antarctique il y a 150 millions d’années

 

Représentation artistique des restes fossilisés découverts en Antarctique.

Représentation artistique des restes fossilisés découverts en Antarctique.   Photo : Conicet

Les restes fossilisés d’un reptile marin carnivore qui vivait il y a 150 millions d’années en Antarctique ont été mis au jour par une équipe de paléontologues argentins.

Les ossements ont été découverts dans un nouveau gisement paléontologique situé à 113 kilomètres au sud-ouest de la station de recherche argentine de Marambio.

À cet endroit, nous avons trouvé une grande diversité de [fossiles] de poissons et de mollusques, mais nous ne pensions pas trouver un plésiosaure aussi ancien. Soledad Cavalli, Centre national d’études scientifiques et techniques d’Argentine associé à l’Université de La Matanza

La taille du reptile pourrait atteindre 12 mètres. Il avait un long cou et quatre nageoires.

Cette découverte repousse de 80 millions d’années la présence de plésiosaures en Antarctique.

À ce moment de l’ère jurassique, la température des océans était beaucoup plus élevée qu’aujourd’hui et la carte du monde était fort différente. La dérive des continents était bien enclenchée. En fait, l’Antarctique venait de se séparer de l’Afrique après avoir fait partie d’une grande plateforme commune avec l’Australie, l’Inde, Madagascar, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Selon le paléontologue José O’Gorman, ce plésiosaure, en plus d’être le premier du genre découvert en Antarctique qui y vivait durant cette ère, apporte une preuve concrète de la dispersion de ces reptiles au moyen d’un passage qui existait entre l’Afrique et l’Antarctique.

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Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine


Avoir de telles dents, il est surprenant que cet animal marin préhistorique se nourrissait comme les baleines d’aujourd’hui. Faut dire que la façon que sont disposées ses dents, il n’avait pas tellement choix de manger des petites crevettes, des coquillages et de petits poissons
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Le plésiosaure qui se nourrissait comme une baleine

 

Morturneria seymourensis

Reconstruction artistique de Morturneria seymourensis.

S. J. GODFREY/TEXAS TECH UNIVERSITY

Par Joël Ignasse

C’est le premier reptile marin identifié à avoir adopté un mode d’alimentation par filtration.

Le fossile de ce plésiosaure a été découvert en 1984, sur l’île de Seymour en Antarctique, par Sankar Chatterjee, actuellement conservateur au musée de l’université Texas Tech. La patience est décidément une vertu puisque 30 ans plus tard, une nouvelle étude de son crâne révèle une étonnante adaptation de cet animal.

Un amateur de Krill

Les plésiosaures étaient des reptiles marins qui vivaient dans les mers et les océans du Jurassique et du Crétacé. A la même époque, les dinosaures occupaient la plupart des niches écologiques sur la terre ferme. Les deux groupes se sont éteints en même temps, il y a environ 65 millions d’années. Depuis lors, aucune créature semblable aux plésiosaures n’a existé et les paléontologues étudient toujours ces animaux avec intérêt et notamment la façon dont ils nageaient. La plupart d’entre eux étaient dotés d’un (très) long cou, de quatre membres-nageoires et d’une mâchoire munie de dents robustes et coniques.

Mais ce n’est pas le cas de Morturneria seymourensis dont les dents sont longues, minces et orientées vers l’extérieur comme le montre la reconstitution que les chercheurs ont réalisée. Une mâchoire pas du tout adaptée à la capture et à l’ingestion des grosses proies qui constituent la nourriture des autres plésiosaures. Pour eux, qui publient leurs analyses dans le Journal of Vertebrate Paleontology, Mortumeria devait avoir un mode d’alimentation bien particulier : par filtration, comme chez les baleines à fanons.

L’animal devait ingérer de grandes quantité d’eau contenant du Krill (des sortes de minuscules crevettes), des petits poissons ou des coquillages. Puis rejeter l’eau à travers ses dents qui retenaient la nourriture qu’il lui suffisait ensuite d’ingurgiter. Ce mode d’alimentation n’avait jamais été observé jusqu’à présent chez un reptile marin ; c’est un cas frappant d’évolution convergente. Face aux même contraintes environnementales certaines espèces, parfois très éloignées sur l’arbre évolutif, peuvent adopter les mêmes solutions – comme pour les dauphins et les requins, étrangement ressemblant, même si les uns sont des mammifères et les autres des poissons. 

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Un nouveau monstre marin découvert en Allemagne


Nouveau, oui et non, car ce reptile marin qui a vécu il y a 132 millions d’années à été découvert en 1964, sauf qu’il a été étudié, il n’y a pas longtemps. Il était assez gigantesque et son corps est différent de tous les animaux connu. Il souffrir d’une maladie chronique due à une infection. C’est fou quand même ce que des fossiles peuvent révéler malgré les millions d’années qui nous séparent d’eux
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Un nouveau monstre marin découvert en Allemagne

 

Lagenanectes richterae

Reconstruction artistique de Lagenanectes richterae.

JOSCHUA KNUPPE

Par Joël Ignasse

Il mesurait près de huit mètres de long mais souffrait d’une infection chronique qui lui a peut-être coûté la vie. 

Lagenanectes richterae était un reptile marin qui vivait il y a 132 millions d’années dans l’océan et dont les restes fossilisés ont été retrouvés près de Hanovre, en Allemagne, en 1964. Il vivait à l’époque où les plus gros dinosaures arpentaient la Terre mais il n’appartient pas à cette catégorie : c’est un plésiosaure, un carnivore aquatique au long cou. Ces animaux ont disparu en même temps que les dinosaures même si certaines rumeurs, tenaces, font du monstre du Loch Ness le dernier descendant des plésiosaures. Doté de quatre membres, leur anatomie et leur plan de corps sont différents de tout ce qui existe aujourd’hui dans le règne animal.

Un cou avec une cinquantaine de vertèbres

Si la découverte du fossile de L.richterae date de 1964, les ossements n’ont été étudiés que tout récemment au Musée national de Basse-Saxe à Hanovre par une équipe internationale de paléontologues, sous la direction de Sven Sachs du Natural History Museum à Bielefeld, toujours en Allemagne. L’étude de son fossile composé de la majeure partie du crâne, de nombreuses vertèbres et de quelques os des membres, est publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

Les os retrouvés du fossile de L.richterae. © Joschua Knuppe.

Elle révèle que l’animal appartient à la famille des élasmosaures, un groupe de plésiosaure qui a connu un franc succès évolutif. Ils se caractérisent par un cou particulièrement long abritant de nombreuses vertèbres, jusqu’à 75 pour les plus grands spécimens retrouvés. Ce dernier devait en posséder entre quarante et cinquante selon les auteurs. Ils ont également noté des traces particulières sur ses os laissant penser à des cicatrices d’infection ; ils supposent qu’il devait souffrir d’un mal chronique qui lui a sans douté été fatal. Son crâne et une partie de son squelette seront prochainement exposés au Musée national de Basse-Saxe, dans le cadre d’une exposition consacrée aux « Mondes de l’eau ».

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Le fossile d’un reptile marin rarissime découvert en France


Un dinosaure marin qui est connu en Afrique et aux États-Unis, a été découvert en France. Et cela est une découverte pour les paléontologues qui vont essayer de comprendre comment ce plésiosaure marin s’est retrouver dans ce territoire français. Une migration ? Une nouvelle espèce ?
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Le fossile d’un reptile marin rarissime découvert en France

Ces ossements - un fémur de 51 cm de... (Photo Loic Venance, Agence France-Presse)

Ces ossements – un fémur de 51 cm de long, des «morceaux de membres d’un poignet ou d’un pied», une «série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire», mais aussi une mandibule complète d’un mètre de long – ont été extraits à l’automne.

PHOTO LOIC VENANCE, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse

Angers

Le fossile d’un grand reptile marin vieux de 90 millions d’années et rarissime en Europe, récemment extrait d’une cave troglodyte privée à Tuffalun, dans le centre de la France, a été présenté jeudi au muséum des sciences naturelles d’Angers et salué comme une «découverte exceptionnelle».

Les ossements fossilisés de ce prédateur de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l’époque des dinosaures dans les mers et les océans, ont été retrouvés en 2013, après être tombés du plafond de la cave troglodyte de particuliers, encore emprisonnés dans du tuffeau, a expliqué Benoît Mellier, chargé des collections du muséum d’Angers.

Ces ossements – un fémur de 51 cm de long, des «morceaux de membres d’un poignet ou d’un pied», une «série de petites phalanges qui constituaient une palette natatoire», mais aussi une mandibule complète d’un mètre de long – ont été extraits à l’automne et rapportés en février au muséum, où ils feront l’objet d’une étude paléontologique complète avant d’être présentés au grand public.

La découverte de ce spécimen, qui mesurait probablement cinq à six mètres de long, est «exceptionnelle et va intéresser tous les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier», a souligné Peggy Vincent, paléontologue au muséum national d’histoire naturelle de Paris, spécialiste des reptiles marins de l’ère secondaire.

«Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d’il y a 90 millions d’années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d’aussi important et d’aussi complet», a-t-elle indiqué.

Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis

. «Le fait de savoir qu’il y en avait en Europe, cela change beaucoup de choses. (…) Ce n’est pas certain, mais c’est probable qu’il s’agisse d’une nouvelle espèce. Si c’est une espèce qui existe déjà, ça veut dire qu’il y a eu des migrations», a assuré Mme Vincent.

«Dans le monde, sur toute la période du Mésozoïque, c’est-à-dire de 250 millions d’années jusqu’à 65 millions d’années, on a seulement une centaine d’espèces de plésiosaures qui sont connues, c’est quasiment rien. Donc chaque découverte est importante pour essayer de retracer leur histoire et leur évolution, de comprendre comment ils sont apparus, comment ils ont évolué et pourquoi ils ont disparu», a souligné la paléontologue.

 

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