En Colombie, les couleurs féériques de la rivière Caño Cristales


En Colombie, une plante aquatique activée par les rayons du soleil ses pigments rougeâtres au moment de la baisse des eaux. C’est un paysage magnifique qui se déploie. Nous avons des sites vraiment extraordinaires, il est dommage que cela puisse disparaitre
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En Colombie, les couleurs féériques de la rivière Caño Cristales

 

La rivière dévale en cascade de son lit tapissé de Macarenia clavigera. Cette plante aquatique de la famille des podostémacées est endémique de la région de La Macarena.

PHOTOGRAPHIE DE OLIVIER GRUNEWALD.

Le Caño Cristales se situe dans le parc national Sierra de La Macarena, au centre de la Colombie. Ancien bastion de la guérilla, il attire de plus en plus de touristes. 

PHOTOGRAPHIE DE OLIVIER GRUNEWALD.

Au moment de la baisse des eaux, les pigments rougeâtres de Macarenia clavigera s’activent grâce aux rayons du soleil.

PHOTOGRAPHIE DE OLIVIER GRUNEWALD.

Macarenia clavigera ondule pour résister aux assauts continus de l’eau. La coloration de la rivière n’a lieu que certains mois de l’année, quand le niveau de l’eau est assez bas.

PHOTOGRAPHIE DE OLIVIER GRUNEWALD.

Un iguane vert (Iguana iguana) se repose sur les branches d’un arbre du Rio Guayabero, dont le Caño Cristales est un affluent. Ces reptiles sont courants dans la zone.

PHOTOGRAPHIE DE OLIVIER GRUNEWALD.

Sur les rives du Caño Cristales, un hoazin huppé  fait sécher ses plumes. La décomposition des végétaux dont cet oiseau se nourrit lui confère une odeur nauséabonde. 

PHOTOGRAPHIE DE OLIVIER GRUNEWALD.

http://www.nationalgeographic.fr/

Ces poissons gelés ne sont pas morts de la façon que l’on pense


C’est un décor bizarre que de voir sur lac des poissons dans des blocs de glace. Pourtant, ce sont des conditions météorologiques qui ont fait que les poissons épuisés n’avaient pas assez d’oxygène pour survivre
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Ces poissons gelés ne sont pas morts de la façon que l’on pense

 

|  Par Hilary Hanson

    C’est un cliché dur et beau à la fois. Le ministère de l’Intérieur américain a partagé cette semaine sur son compte Twitter une image d’un banc de poissons morts, gelés dans des blocs de glace.

    La photographe Kelly Preheim, qui a pris ce cliché au lac Andes dans Dakota du Sud aux Etats-Unis en 2015, a raconté que la vraie raison de la mort de ces poissons était le manque d’oxygène dans ce lac.

    « Quand la glace épaisse se forme à la surface d’un lac, surtout si elle est couverte de neige, elle bloque le soleil et les algues, les plantes ne photosynthétisent pas et ne produisent pas d’oxygène, ce qui épuise les niveaux d’oxygène, explique Kelly Preheim. Si les plantes aquatiques et les algues meurent et se décomposent par la suite, elles consomment également de l’oxygène, (…) de sorte que les poissons finissent par suffoquer par manque. »

    Comment expliquer maintenant la présence de ces blocs de glace?

    « Quand le temps est extrêmement froid, de la glace se forme en abondance. Elle peut avoir été entraînée ici vers le rivage par des vents violents. »

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La première plante à fleur poussait au temps des Brachiosaures


Un fossile du temps des dinosaures, rien d’extraordinaire, enfin, disons qu’on en trouve encore et encore .. sauf que cette fois-ci, c’est une plante, ont dit la première plante à fleur dont les auraient permis l’évolution de la flore jusqu’à aujourd’hui
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La première plante à fleur poussait au temps des Brachiosaures

Un fossile de Montsechia.

Un fossile de Montsechia Crédits photo : David Dilcher

Identifiée par une équipe de chercheurs comme la première plante à fleur de la planète, la Montsechia vidalii pourrait apporter un éclairage fascinant sur l’évolution de la flore depuis 130 millions d’années.

Une des premières plantes à fleur de notre planète aurait été identifiée. C’est en tous cas le résultat des recherches menées par l’équipe de David Dilcher, de l’Université d’Indiana, en association avec une équipe de chercheurs français.

La découverte de cette plante fossilisée, appelée Montsechia, représenterait une avancée majeure dans la connaissance des plantes primaires, et notamment des angiospermes, les plantes à fleur. Ces plantes, dont le terme signifie «graine dans un récipient», développent une graine à l’abri d’un fruit. Elles seraient apparues après les gymnospermes, plantes à graine nue, et auraient ensuite colonisé l’ensemble de la planète.

«Cette découverte soulève d’importantes questions concernant l’histoire de l’évolution des plantes à fleur», a déclaré David Dilcher, professeur émérite au département des sciences géologiques de l’Université d’Indiana.

Le mythe de la «première fleur»

La Montsechia vidalii, plante aquatique, aurait poussé dans les eaux lacustres d’une région désormais montagneuse d’Espagne. Les premiers fossiles de la plante ont été découverts il y a près d’un siècle dans des dépôts limoneux au cœur de la chaîne Ibérique en Espagne et dans les Pyrénées. Toutefois, seule cette étude récente a permis d’identifier cette plante comme la première plante à fleur au monde.

«Une “première fleur” est techniquement un mythe, comme le “premier humain”», a déclaré le chercheur, «mais si l’on se base sur cette nouvelle analyse, la Montsechia serait contemporaine, si ce n’est plus ancienne que l’Archaefructus».

Cette plante aquatique, découverte en Chine, était considérée jusqu’à présent comme la première plante à fleur au monde par une étude remise en cause par l’équipe de David Dilcher.

«Les fossiles [de l’Archaefructus] analysés n’ont pas été compris et ont même été mal interprétés», affirme-t-il.

«Cette réinterprétation donne un nouvel éclairage fascinant sur un grand mystère de la biologie des plantes», juge Donald Les, professeur d’écologie et de biologie à l’Université du Connecticut , auteur d’un éditorial sur la découverte publiée dans le PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences). «Ces travaux représentent une contribution importante dans la quête continue pour reconstituer les différents événements écologiques qui ont accompagné l’évolution des plantes à fleur dans leur proéminence planétaire», a-t-il affirmé.

Retour il y a 130 millions d’années

La Montsechia ne possède pas les signes signicatifs d’une fleur, tels pétales ou structures nectarifères. Toutefois, elle possède une graine, unique, l’identifiant comme une plante angiosperme, division regroupant plus de 90% des espèces végétales qui nous entourent.

Grâce à l’étude de plus de mille fossiles de Montsechia à l’aide de stéréomicroscopes (loupes binoculaires), les chercheurs ont daté la plante de 125 à 130 millions d’années. Une datation permise par l’analyse d’autres fossiles de la même région, notamment ceux d’ «algae charophytes», des algues d’eaux douces, qui auraient permis de situer la plante au début du Crétacé. La plante poussait donc au temps des dinosaures tels que des brachiosaures ou des iguanodons. Une plante pleine de ressources.

«Il y a tant à découvrir sur la manière dont un petit nombre de plantes à graine ont permis le développement d’une énorme et variée variétés de fleurs qui peuplent désormais la Terre», s’est enthousiasmé le chercheur.

La Montsechia pourrait donc peut être détenir la clé de l’évolution de la flore. Fascinant.

http://www.lefigaro.fr/