Sept planètes de la taille de la Terre découvertes autour d’une petite étoile


La Nasa a annoncé a grande pompe d’une grande découverte de 7 planètes qui gravite autour d’une petite étoile. D’après les premières études, certaines seraient propices à la vie. Il reste encore d’autres études pour confirmer l’état de l’atmosphère pour en être certain
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Sept planètes de la taille de la Terre découvertes autour d’une petite étoile

 

Cette illustration d'un artiste montre une possible surface... (NASA/JPL-Caltech)

Cette illustration d’un artiste montre une possible surface de TRAPPIST-1f, l’une des planètes découvertes dans le système TRAPPIST-1. Les scientifiques utilisant le télescope Spitzer ont découvert qu’il y avait sept planètes de la taille de la Terre dans ce système.

NASA/JPL-CALTECH

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Des astronomes ont découvert autour d’une étoile naine un fascinant système de sept planètes de la taille de la Terre dont trois d’entre elles pourraient abriter des océans d’eau liquide et donc potentiellement de la vie, revèle une étude publiée mercredi dans Nature.

Figurent sur cette illustration le système solaire et... (Illustration de la NASA) - image 1.0

 

Figurent sur cette illustration le système solaire et celui de la petite étoile TRAPPIST-1.

ILLUSTRATION DE LA NASA

« À présent, nous avons la bonne cible » pour rechercher la présence de vie éventuelle sur des exoplanètes, a déclaré Amaury Triaud, de l’Université de Cambridge, coauteur de l’étude.

Les sept planètes, qui pourraient avoir des températures assez proches de celles de la Terre, tournent autour d’une toute petite étoile peu lumineuse et ultra-froide TRAPPIST-1, située dans notre galaxie, à « seulement » 40 années-lumière de nous.

« Vingt ans après les premières exoplanètes, il s’agit sans nul doute d’une des plus grandes découvertes dans le domaine des planètes extrasolaires », estime Didier Queloz, de l’Université de Genève, coauteur de l’étude. « La recherche du vivant sur une autre planète est aujourd’hui à portée de main », ajoute-t-il.

L’équipe internationale, dirigée par l’astronome belge Michaël Gillon de l’Université de Liège, avait déjà découvert fin 2015 trois de ces planètes à partir du petit télescope TRAPPIST de l’ESO (Observatoire européen austral) basé au Chili.

Mais grâce notamment au télescope spatial Spitzer de la NASA, les scientifiques ont pu progresser à grands pas dans leurs observations et ont recensé finalement sept planètes de la taille de la Terre.

« C’est la première fois que l’on détecte autant de planètes de taille terrestre dont trois potentiellement « habitables », pour lesquelles une étude poussée est possible avec la technologie actuelle, y compris la détermination de la composition atmosphérique et la recherche de traces chimiques de vie », déclare à l’AFP Michaël Gillon, principal auteur de l’étude.

Le système planétaire a été détecté grâce à la méthode des transits. Elle permet de repérer la présence d’une planète lorsque celle-ci passe devant le disque de son étoile, car cela provoque une légère baisse de la luminosité (appelée transit).

« C’est le Graal pour les astronomes »

« Ce qui est surprenant c’est que les sept planètes ont une grande régularité en taille », déclare à l’AFP Franck Selsis, chercheur CNRS à l’Université de Bordeaux, et coauteur de l’étude.

Leur rayon est plus ou moins 15 % celui de la Terre.

Elles ont des insolations et donc des températures moyennes proches de celles de la Terre.

Six de ces planètes tournent autour de la naine rouge en 1,5 à 12 jours. Elles sont beaucoup plus proches de leur étoile que la Terre du Soleil. Du fait des forces de marée, elles présentent toujours la même face à leur étoile.

Trois des planètes (TRAPPIST-1 e, f et g) se trouvent dans la zone « habitable » du système, c’est-à-dire susceptible d’abriter de l’eau liquide sur la majeure partie de la surface. « C’est le Graal pour les astronomes », souligne l’ESO.

« L’eau liquide est un prérequis à l’existence de la vie » même si cela n’est pas une condition suffisante, car il faut aussi « la présence des bonnes molécules », rappelle Franck Selsis.

« Coup de chance », les planètes sont « en résonance » entre elles, ce qui permet de mesurer leur masse, indique à l’AFP Didier Queloz.

Les premières indications de la masse pour six d’entre elles suggèrent la nature tellurique de ces planètes, c’est-à-dire qu’elles sont solides et composées en partie de roches.

En outre, « grâce au contraste de taille favorable entre les planètes et leur petite étoile, nous allons pouvoir mesurer leur atmosphère », se réjouit Didier Queloz. « C’est absolument unique. »

L’étude de cette suite de planètes va s’intensifier avec le télescope spatial James Webb qui sera lancé par la NASA en 2018.

« Il va nous permettre de caractériser les propriétés des atmosphères de ces planètes et peut-être même de trouver des biomarqueurs c’est-à-dire des molécules comme l’eau, l’ozone, le gaz carbonique, le méthane, qui pourraient indiquer qu’il y a de la vie sur ces planètes », précise Michaël Gillon.

Le spectacle sur ces planètes doit être « assez beau », selon Amaury Triaud. « Il doit y avoir environ 200 fois moins de lumière qu’à midi sur la Terre ». Cela doit ressembler un peu à « la fin d’un coucher de Soleil », selon lui.

En plus d’être publiée dans le revue, la découverte a été annoncée par la NASA lors d’une conférence de presse à 13h, une annonce qui était très attendue.

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Comètes, anneaux, débris spatiaux: quelques nouvelles de l’espace


Des nouvelles de l’espace, car oui, l’espace va encore nous apprendre des choses, des réponses, mais aussi beaucoup plus de questions
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Comètes, anneaux, débris spatiaux: quelques nouvelles de l’espace

 

Une équipe internationale d'astrophysiciens a détecté pour la... (Phjoto fournie par l'Institut d'astrophysique des Canaries)

Une équipe internationale d’astrophysiciens a détecté pour la première fois les restes d’une exoplanète probablement détruite par la gravité de son étoile.

PHJOTO FOURNIE PAR L’INSTITUT D’ASTROPHYSIQUE DES CANARIES

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les dangers liés aux comètes, les anneaux et lunes de Saturne, une solution au problème des débris spatiaux en orbite. L’exploration de l’espace se poursuit à un rythme effréné.

Voici quelques nouveautés dans le domaine de l’astrophysique.

Un parachute spatial

La NASA a envoyé sur la station spatiale un parachute remplaçant les fusées de manoeuvre pour la sortie d’orbite, afin de le tester. Le défi est de diriger le parachute malgré la faible pression atmosphérique en orbite. Exo Brake, qui servirait pour des nanosatellites, a été testé en haute atmosphère depuis 2012 avec des ballons et des fusées, et une fois en 2013 à partir de la station spatiale, un essai qui avait mis au jour des problèmes avec le système de guidage.

Destruction de planète

Une équipe internationale d’astrophysiciens a détecté pour la première fois les restes d’une exoplanète probablement détruite par la gravité de son étoile. HIP68468 est un astre autour duquel tournent au moins une « super-Terre » très rapprochée, dont l’orbite est de trois jours, et une géante gazeuse plus éloignée. Les traces de l’exoplanète phagocytée par « l’étoile de la mort », probablement une super-Terre encore plus rapprochée, incluent une concentration anormale de lithium, élément qui normalement ne devrait plus être présent dans HIP68468 vu son âge de six milliards d’années. L’étoile de la mort est située à 300 années-lumière de la Terre.

Un harpon en orbite

L’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) testera cet hiver, depuis la station spatiale, une nouvelle technologie anti-débris spatiaux. Kite enverra un harpon au bout d’un fil se fixer à un gros débris spatial ou à un satellite en fin de vie. Kite enverra un courant dans le fil, ce qui le fera interagir avec le plasma électromagnétique entourant la Terre et propulsera ainsi Kite et sa cible vers le plancher des vaches. Plus de 500 000 débris sont surveillés par la NASA, dont 21 000 qui font plus de 10 cm, qui ont peut-être été responsables de la perte du satellite scientifique nippon Hitomi en mars dernier. La JAXA veut faire en 2020 un deuxième test de Kite avec un fil de 10 km – celui qui vient d’arriver en orbite ne fait que 700 m.

Lune et anneaux

Mimma, l’une des 62 lunes de Saturne, est si proche de ses anneaux qu’elle les déforme avec sa gravité. Cette annonce de la NASA, à la mi-décembre, découle de la dernière phase de la mission de la sonde Cassini, lancée en 1997. Cassini s’est approchée cet automne des anneaux de Saturne et une photographie qu’elle a prise de Mimma, la plus proche de la planète, laissait à tort croire qu’elle allait foncer sur les anneaux. Cassini va plonger dans Saturne en septembre prochain. À partir d’avril, elle va passer entre les anneaux et la planète, autour de laquelle elle est en orbite depuis 2004.

Tempête de sable martienne

Des astrophysiciens américains sont en passe d’identifier les régions de Mars les plus touchées par les tempêtes de sable. Cet automne, ils révélaient qu’elles étaient plus fréquentes à l’été et à l’automne et que les hémisphères septentrional et austral de la planète rouge sont touchés par des types différents de tempêtes. Ces tempêtes ne posent pas de risque pour l’intégrité physique des missions robotisées ou humaines, contrairement à ce que suggérait le film The Martian, sorti en 2015, mais comme elles limitent l’apport en énergie solaire, elles peuvent les mettre en péril.

Attention, comètes

Au dernier congrès de l’Union géophysique américaine, un chercheur de la NASA a sonné l’alarme sur les périls que font courir les comètes à la Terre. Joseph Nuth, chercheur du centre de recherche Goddard de la NASA, a consacré une conférence de presse à la difficulté de prédire quand une comète frapperait notre planète, à cause de la vitesse deux à trois fois plus grande que celle des astéroïdes et de leurs orbites très excentriques – certaines comètes mettent des dizaines de milliers d’années à faire le tour du Soleil et sont donc inconnues des scientifiques. De plus, les comètes sont de taille supérieure. En 2014, une comète détectée seulement en 2013 a frôlé Mars. M. Nuth propose de construire un impacteur capable de dévier une comète et de le stocker en cas d’urgence.

Sources: NASA, JAXA, Agence spatiale européenne, Institut d’astrophysique des Canaries

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Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016


2016 a été une année productive pour la science dans différents domaines
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Rétrospective : 16 découvertes qui ont marqué la science en 2016

 

De la détection d’ondes gravitationnelles à la naissance d’un premier enfant conçu par deux mères et un père, l’année qui se termine a été riche en premières et en découvertes. Voici notre rétrospective scientifique de l’année 2016.


1.UNE NOUVELLE ÈRE GÉOLOGIQUE S’AMORCE POUR LA TERRE

Photo : NASA

La planète est entrée dans l’anthropocène, une nouvelle ère géologique marquée par l’impact des activités humaines sur l’écosystème terrestre, ont annoncé 35 géologues. L’accumulation de matériaux polluants dans l’environnement comme le plastique, l’érosion de la biodiversité et les changements climatiques provoqués par les gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère marqueront l’avenir de la planète et deviendront la signature humaine.

Ce passage marque la fin de l’holocène, qui a duré plus de 10 000 ans, et qui avait commencé avec la fin de l’ère glaciaire.


2. DES ONDES GRAVITATIONNELLES ENFIN DÉTECTÉES

Photo : NASA

Des ondulations de l’espace-temps, appelées ondes gravitationnelles, ont été détectées directement pour la première fois par des astrophysiciens américains. La détection confirme une prédiction majeure de la théorie de la relativité générale énoncée par Albert Einstein en 1915 et promet de révolutionner l’étude de notre Univers.

Les scientifiques ont déterminé que les ondes détectées sont nées pendant la dernière fraction de seconde avant la fusion de deux trous noirs, des objets célestes encore mystérieux résultant de l’effondrement gravitationnel d’étoiles massives.

Cette détection est, par le fait même, la première observation de la « danse » finale de deux trous noirs qui finissent par fusionner.


3. UNE NEUVIÈME PLANÈTE DANS NOTRE SYSTÈME SOLAIRE

Photo : La Presse canadienne/R. Hurt

Dotée d’une masse d’environ 10 fois celle de la Terre, cette planète se trouverait sur une orbite 20 fois plus éloignée que celle de Neptune. Très lente, elle mettrait entre 10 000 et 20 000 ans pour boucler son tour autour du Soleil.

Ce sont des astronomes américains de l’Institut de technologie de Californie (Caltech) qui, à partir de calculs mathématiques et de simulations par ordinateur, ont établi la présence de la planète.

Jusqu’à présent, l’astre en question n’a pas été observé directement. Il pourrait être détecté par un télescope d’ici cinq ans. – http://bit.ly/2hawfOe


4.DES VACCINS CONTRE LE VIRUS ZIKA DÉJÀ EN PRÉPARATION

Photo : Reuters/Juan Carlos Ulate

La médecine répond plus rapidement que jamais à la menace présentée par un virus. Plusieurs vaccins contre le Zika sont actuellement en préparation sur la planète, dont l’un créé par Gary Kobinge et ses collègues du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval.

Il a été le premier au monde à obtenir l’autorisation de la Food and Drug Administration des États-Unis et de Santé Canada pour son développement. M. Kobinger a d’ailleurs été nommé scientifique de l’année 2016 de Radio-Canada pour sa contribution à la mise au point d’un vaccin contre le virus Ebola.


5. L’EXOPLANÈTE LA PLUS PROCHE DE NOUS

Photo : ESO/M. Kornmesser

L’Observatoire européen austral a découvert Proxima B, l’exoplanète la plus proche de la Terre détectée à ce jour. Située à quatre années-lumière du système solaire, soit 40 000 milliards de kilomètres, cette planète rocheuse d’une dimension semblable à celle de la Terre gravite autour de l’étoile la plus proche en dehors du système solaire, Proxima du Centaure.

Elle se trouve dans une zone qui rend possible la présence d’eau liquide. Mais, il y a un petit problème : une sonde utilisant la technologie actuelle mettrait des milliers d’années pour y parvenir.


6. LA MACHINE DÉPASSE ENCORE L’HUMAIN

Photo : Google

Un ordinateur a battu un joueur professionnel au jeu de go, un exercice de stratégie d’origine chinoise. Aucune machine n’avait réussi l’exploit de battre un humain expérimenté à ce jeu, considéré comme l’un des plus complexes du monde.

Le programme qui a réussi l’exploit est AlphaGo, mis au point par DeepMind, une entreprise appartenant à Google. Il y a 20 ans, le programme Deep Blue d’IBM avait battu le champion d’échecs Garry Kasparov.


7. DEUX MÈRES, UN PÈRE ET UN COUFFIN

Bébé naissant dans les mains d'une femme

Un bébé Photo : iStock

Pour la première fois, un bébé est né d’un embryon constitué de l’ADN de deux femmes. La technique utilisée a permis d’éviter la transmission d’une maladie héréditaire de la mère à l’enfant.

Les médecins à l’origine de cette prouesse controversée ont implanté l’ADN du noyau de l’ovule de la mère dans l’ovule d’une donneuse, duquel le matériel génétique nucléaire avait été retiré, mais qui contenait de l’ADN mitochondrial normal.


8. LE SPECTRE DE LA LUMIÈRE DE L’ANTIMATIÈRE MESURÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS

L'expérience ALPHA

L’expérience ALPHA   Photo : CERN/ALPHA

Le spectre optique d’atomes d’antihydrogène a été mesuré pour la première fois par des scientifiques de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Les atomes ont été capturés dans un piège magnétique mis au point par les chercheurs de l’expérience ALPHA. Le résultat obtenu est en fait la première observation d’une raie spectrale dans un atome d’antihydrogène, ce qui permet de comparer pour la première fois le spectre de lumière de la matière et de l’antimatière.

Dans les limites de l’expérience, la conclusion est qu’il n’y a pas de différence par rapport à la raie spectrale équivalente de l’hydrogène.


9. LA THÉORIE DE L’ESPRIT N’EST PAS UNIQUE À L’HUMAIN

Photo : iStock

La capacité d’attribuer aux autres des capacités mentales invisibles comme des émotions, des désirs et des croyances n’est pas réservée aux humains. L’aptitude a été observée chez trois espèces de grands singes.

La primatologue américaine Frans de Waal, professeur à l’Université Emory, a montré que les chimpanzés, les bonobos et les orangs-outans parviennent à comprendre les fausses croyances d’autrui. Cette nouvelle connaissance laisse à penser que cette capacité était peut-être présente chez leur ancêtre commun, qui est aussi le nôtre.


10. VOLER PENDANT 10 MOIS

Photo : iStock

Le martinet noir (Apus apus) a battu le record de vol sans se poser de toutes les espèces d’oiseaux en restant dans les airs jusqu’à 10 mois, ont déterminé des ornithologues suédois.

Pour le constater, le Pr Anders Hedenström, biologiste à l’Université Lund, et ses collègues ont utilisé les données transmises par de petits récepteurs attachés à 13 martinets. Ils ont ainsi pu déterminer que ces oiseaux, qui mesurent de 16 cm à 17 cm de longueur, se posaient seulement pendant deux mois de l’année, au moment de la reproduction.

Pendant les 10 autres mois, ils sont en vol, se nourrissant et hibernant tout en migrant vers le sud du Sahara.


11. DE GRANDS YEUX SUR L’UNIVERS

Photo : Reuters

Le plus grand radiotélescope du monde est entré en service cette année dans le sud-ouest de la Chine. Le Five-hundred-meter Aperture Spherical Radio Telescope (FAST), qui présente une ouverture sphérique d’un diamètre de 500 mètres, couvrant une surface équivalente à 30 terrains de football, est installé dans une zone rurale de la province du Guizhou, entre trois collines karstiques. Les scientifiques l’utilisent pour sonder la présence d’hydrogène dans les galaxies lointaines, déceler la présence d’étoiles à neutrons et peut-être détecter une vie intelligente extraterrestre.


12. UN OS SYNTHÉTIQUE STIMULE LA RÉGÉNÉRESCENCE OSSEUSE

Un os synthétique

Un os synthétique   Photo : Adam E. Jakus

Des chercheurs américains ont mis au point une imprimante 3D qui fabrique des os synthétiques composés d’un biomatériau malléable et résistant stimulant la régénérescence osseuse. Cette percée permet d’espérer la création d’implants et de prothèses bon marché pour traiter un ensemble de blessures osseuses et dentaires, mais aussi pour la chirurgie plastique.

À la différence des autres greffes osseuses synthétiques existantes, ce nouveau matériau est à la fois élastique et très solide. Il peut aisément et rapidement être mis en place dans un bloc opératoire.


13. UNE TÊTE TRANSPLANTÉE

Photo : iStock/Jeff J Mitchell

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero a annoncé avoir supervisé la greffe de la tête d’un singe sur le corps d’un autre singe. Cette opération a été réalisée avec la collaboration du Dr XiaoPing Ren Ren, de l’Université de Harbin, en Chine. Les expérimentateurs ont laissé vivre le singe greffé une vingtaine d’heures avant de le débrancher. À ce jour, ces expériences sur des souris ont été répétées des centaines de fois avec de bons résultats, explique le Dr Canavero.

Ce n’est pas la première fois qu’une greffe semblable est réalisée. En 1970, le neurochirurgien américain Robert White en avait effectué une, mais le primate, paralysé, n’avait survécu que quelques jours. Le Dr Canavero se dit prêt à passer aux choses sérieuses et à expérimenter la méthode sur des humains. Il a déjà un volontaire, Valery Spiridonov, un Russe qui souffre d’une maladie dégénérative.


14. UN SEUL EXODE AFRICAIN AURAIT PEUPLÉ LA PLANÈTE

Photo : iStock

Nos ancêtres ont-ils quitté leur berceau africain en une seule grande vague migratoire? C’est ce que tendent à montrer trois analyses génétiques publiées cette année.

L’homme moderne aurait ainsi quitté l’Afrique il y a de 60 000 à 80 000 ans pour coloniser le reste du globe. Ces résultats contredisent d’autres études qui laissaient entendre que l’Asie du Sud-Est et l’Australie auraient été peuplées lors d’une migration distincte.


15. UNE ENZYME AU RÔLE CRUCIAL POUR LE CONTRÔLE DU SUCRE ET DE L’OBÉSITÉ

Photo : iStock

Une équipe québécoise a découvert une enzyme qui pourrait contribuer à la lutte contre l’obésité et le diabète. Le glycérol-3-phosphate-phosphatase (G3PP), dont on ignorait l’existence dans les cellules des mammifères, a pour rôle d’éliminer les effets liés à un excès de sucre.

Les travaux des chercheurs, dirigés par Marc Prentki et Murthy Madiraju, du CRCHUM, ont démontré que cette enzyme régule l’utilisation du glucose et des lipides dans les organes.

À partir de cette découverte, les chercheurs veulent créer « de petites molécules capables d’activer l’enzyme G3PP ».

La réussite de l’expérience, qui devra être testée sur des animaux, ouvrira la porte à la création de nouveaux traitements pour les personnes qui souffrent de diabète ou d’obésité.


16. AU PLUS PRÈS DE JUPITER

Photo : NASA

Cinq ans après son lancement et un périple d’environ 3 milliards de kilomètres, la sonde Juno de la NASA s’est placée en orbite autour de Jupiter pour une mission qui vise à percer les mystères de la plus grande planète du système solaire.

Les images en haute définition prises par une caméra « JunoCam » révèlent des tempêtes et des systèmes météorologiques jamais observés auparavant. Des images en infrarouge des deux régions polaires ont également été transmises, lesquelles révèlent des zones de chaleur méconnues.

http://ici.radio-canada.ca/

On a trouvé pour la première fois des nuages sur une exoplanète (et ils pourraient bien être remplis de rubis et de saphirs)


Imaginez qu’à 1000 années-lumières une exoplanète aurait des saphirs et des rubis. Surement que des explorateurs aimeraient bien aller sur cette planète, sauf, il fait trop chaud, une chaleur est a peu près 1927°C de quoi a refroidir les ardeurs
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On a trouvé pour la première fois des nuages sur une exoplanète (et ils pourraient bien être remplis de rubis et de saphirs)

 

HAT P 7B

Si vous vous rendez un jour sur HAT-P-7b, pensez à prendre un parapluie résistant, car les nuages pourraient y être remplis de rubis et de saphirs. Bon, il faudrait déjà pouvoir vous rendre jusqu’à cette planète, située à plus de 1000 années-lumière de la Terre. Et de toute façon, sa température en surface de 1927°C ne vous donnerait certainement pas envie de vous y poser.

Surtout qu’au lieu de belles gemmes, vous y trouveriez avant tout du corindon vaporisé, le minéral dont est composé les fameuses pierres précieuses. Mais c’est tout de même la première fois que l’on a réussi à détecter des nuages autour d’une exoplanète, soit un astre situé en dehors du système solaire, rapporte le New Scientist.

Dans une étude publiée dans Nature Astronomy lundi 12 décembre, des chercheurs expliquent comment ils ont réussi à observer la météo à près de 10 millions de milliards de kilomètres de la Terre. Ils ont pour cela analysé quatre ans de données recueillies par le télescope spatial Kepler, spécialisé dans la chasse d’exoplanètes.

Une planète double-face

En observant HAT-P-7b, une planète 40% plus grande que Jupiter, ils se sont rendus compte que sa luminosité changeait dans le temps. L’explication la plus logique, c’est que des nuages se baladent à sa surface. Mais comment des nuages peuvent-ils se former avec cette chaleur? Car il faut dire que cette planète est très, très près de son étoile: elle en fait le tour en seulement deux jours!

Sauf que comme la Lune par rapport à la Terre, HAT-P-7b montre toujours la même face à son soleil: elle tourne sur elle-même aussi « vite » qu’elle tourne autour de l’étoile. Du coup, les scientifiques pensent que des nuages peuvent tranquillement se former à l’abris, sur la « face cachée ». Ensuite, les différences de températures créent un fort vent qui envoie les nuages sur la face lumineuse où ils finissent par s’évaporer.

Quant à la composition des nuages, c’est pour le moment une suggestion des chercheurs. En effet, le corindon, qui compose les saphirs et rubis, « bout » à une température inférieure à celle de la planète. Il serait donc logique que ces nuages soient en partie composés de ce minéral. Mais il faudra de nouvelles études et de nouvelles observations pour en avoir le cœur net.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

L’homme peut-il modifier la vitesse de rotation de la Terre?


Avons-nous la capacité d’influencer la vitesse de la rotation de la Terre. Bon, on sait que de grosse catastrophe naturelle comme le séisme de magnitude 9 en 2004 avait eu une influence de 2,68 microsecondes sur la durée du jour. Mais l’homme le peut-il ?
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L’homme peut-il modifier la vitesse de rotation de la Terre?

 

23 heures 56 minutes et quelques secondes. C’est le temps qu’il faut à  notre planète pour réaliser un tour sur elle-même. Selon les spécialistes, elle présente ainsi une vitesse de rotation estimée à  environ 465 mètres par seconde ou 1 670 kilomètres par heure au niveau de l’équateur. Cette vitesse est évidemment influencée par de nombreux facteurs mais l’Homme peut-il en faire partie?

Un mythe affirme en effet que l’Homme serait capable de modifier la vitesse de rotation de la Terre. Alors vrai ou faux? Eh bien, c’est vrai et on le fait même déjà! Grâce à une construction mise en service dans les années 2000: le barrage des Trois-Gorges situé sur le Yangzi Jiang, le plus long fleuve d’Asie.

LE PLUS GRAND BARRAGE HYDRO-ÉLECTRIQUE AU MONDE

Construit dans la province du Hubei en Chine, le barrage des Trois-Gorges est ni plus ni moins le plus grand barrage hydro-électrique et la plus grande centrale hydro-électrique au monde. Mis en service en 2009 et achevé en 2012, il a une puissance installée de 22.500 mégawatts (MW) pour une production annuelle de 98,8 milliards de kilowattheures.

Autant dire que pour afficher de telles performances, la construction affiche des mensurations records. Long de 1 335 mètres, le barrage contient en effet un gigantesque réservoir qui s’étend sur une surface totale de 154 500 hectares. Depuis qu’il est achevé, ce dernier contient ainsi pas moins de 45,3 milliards de mètres cubes d’eau.  

D’après les calculs, cette immense quantité d’eau représente une masse de plus de 42 milliards de tonnes, localisée à 175 mètres au-dessus du niveau de la mer. Beaucoup d’eau concentrée en un même endroit, vous voyez où on veut en venir? La présence de ce barrage a en réalité modifié ce qu’on appelle le moment d’inertie de la planète en rotation.

UNE RÉPARTITION DE LA MASSE MODIFIÉE 

En d’autres termes, la présence de ces 42 milliards de tonnes d’eau a modifié la répartition de la masse de la Terre par rapport à son axe de rotation (entre les pôles). Un changement qui a pour effet de ralentir la vitesse de rotation. Difficile à concevoir? Pour imager le phénomène, l’exemple classique est celui du patineur artistique qui tourne sur lui-même. 

S’il réalise une pirouette, le patineur pivotera bien plus vite si ses bras sont le long du corps que s’ils sont à  l’horizontale. Pour la Terre, c’est la même chose. Plus la masse est importante et éloignée de l’axe de rotation, plus cela va ralentir la rotation de la Terre. Pas de panique pour autant, la Terre ne va pas arrêter de tourner à  cause d’un barrage chinois !

En effet, si la masse d’eau parait colossale, elle n’a qu’un effet infime sur le phénomène. Selon la NASA, sa présence allongerait la rotation de la Terre de 0,06 microseconde (millionièmes de seconde) et rendrait la Terre légèrement plus ronde au milieu et plus plate au sommet. Considérant l’axe de rotation, elle déplacerait la position du pôle d’environ 2 centimètres.

Pas de quoi s’affoler donc. D’autant plus que des changements modifient régulièrement la vitesse de rotation de la Terre de façon trop infime pour être détecté. Les scientifiques de la NASA ont par exemple calculé que le séisme de magnitude 9 survenu en 2004 à  Sumatra en Indonésie avait allongé la durée du jour de 2,68 microsecondes.

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► Le point le plus isolé de la planète


Qui aurait cru que le point le plus isolé sur notre planète, que ce sont les astronautes de la Station Spatiale Internationale qui passent le plus près. C’est aussi malheureusement, un endroit tellement isolé que des épaves spatiales sont larguées à cet endroit
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Le point le plus isolé de la planète

 

© Google Earth.

« Point Nemo » se trouve à 2.688 kilomètres de la terre ferme. C’est le point le plus isolé du monde.

Non seulement le « Point Nemo » se trouve à 2.688 kilomètres de toute terre, mais ces territoires sont également extrêmement isolés eux-mêmes. Ainsi, au nord, l’île Ducie est un atoll inhabité du Pacifique sud appartenant aux îles Pitcairn (Royaume-Uni), au nord-est Motu Nui est un îlot de quatre hectares à la pointe de l’île de Pâques et, au sud, l’ïle Maher se trouve à l’extrémité de l’Antarctique.

Plus proche des… astronautes

Le « Point Nemo » est tellement éloigné de la terre ferme que l’être humain qui s’en approche le plus souvent ne se trouve même pas vraiment sur Terre. En effet, la Station Spatiale Internationale (ISS) qui gravite en orbite à une altitude maximale de 416 kilomètres, est régulièrement l’équipage habité le plus « proche » de ce point géographique.

Cimetière spatial

D’ailleurs, cette zone purement maritime du Pacifique sud est généralement exploitée par les agences spatiales pour larguer le matériel en fin de mission sans risque pour la population mondiale. Selon la BBC, plus de cent épaves spatiales occuperaient en effet ces profondeurs insondables.

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Il y a 170 ans, Neptune


A ma connaissance, les planètes ont été découverte et nommée grâce à l’observation. Neptune à été détecté par plusieurs astronomes sans toutefois décrire sa nature, mais elle a été officiellement découverte grâce aux mathématiques …
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Il y a 170 ans, Neptune

 

La planète Neptune

PHOTO : NASA

En 1846, le Français Urbain Le Verrier devenait l’astronome le plus célèbre du XIXe siècle grâce à sa découverte de la huitième planète de notre système solaire : Neptune. Une découverte remarquable également par sa méthode.

Un texte d’Alain Labelle

Dans le cas de Neptune, c’était la première fois qu’un objet céleste était découvert grâce au calcul mathématique avant de l’être par l’observation.

Au début du XIXe siècle, un astronome de l’Observatoire de Paris, Alexis Bouvard, chargé de calculer les éphémérides d’Uranus, constata qu’il était impossible de représenter correctement par le calcul le mouvement de cette planète. Il réalisa que ce mouvement pouvait être perturbé par l’attraction d’une autre planète inconnue.

Plusieurs astronomes s’employèrent à essayer de vérifier cette hypothèse et de trouver cette nouvelle planète. François Arago, qui était responsable de l’Observatoire, demanda à son assistant, l’astronome Urbain Le Verrier (1811-1877) de s’en occuper.

Le Verrier résolut le problème en 1846 grâce à de lourds calculs, et prédit la position de la nouvelle planète, qui fut trouvée presque immédiatement par Johann Gottfried Galle, de l’Observatoire de Berlin.

Le Français Urbain Le Verrier

Paternité contestée

Longtemps objet de débats quant à sa paternité, la découverte est aujourd’hui attribuée à l’astronome Le Verrier. Ses résultats sur la position ont été publiés à la fin d’août 1846 après deux ans de calculs.

L’astronome allemand Johann Gottfried Galle l’a observée presque au même moment, dans la nuit du 23 au 24 septembre 1846. La planète se trouvait à moins de 1 degré de la position théorique déterminée par Le Verrier.

On sait maintenant que Neptune avait déjà été observée par plusieurs astronomes parmi lesquels Galilée et John Herschel. Toutefois, ces derniers n’avaient pas détecté sa nature planétaire.

La paternité de la découverte a également suscité une controverse entre la France et l’Angleterre, où John Couch Adams avait effectué des calculs antérieurs à Le Verrier sur la nature d’un « corps perturbateur » de l’orbite d’Uranus.

Le saviez-vous?

La découverte de Neptune a aussi conduit à la découverte de sa lune, Triton, 17 jours plus tard par William Lassell.

Baptisée dans la controverse

À la suite de sa découverte, l’objet céleste fut appelé simplement la planète extérieure à Uranus ou la planète Le Verrier.

Le Verrier a rapidement proposé le nom de Neptune, tout en déclarant faussement que cela avait été officiellement approuvé par le Bureau des longitudes de France qui gère encore aujourd’hui les données astronomiques. Il a ensuite cherché à nommer la planète Le Verrier, une suggestion qui s’est heurtée à une vive résistance hors de France.

Neptune est finalement devenu le nom accepté internationalement. Dans la mythologie romaine, Neptune est le dieu de la mer. Un nom mythologique concordait avec la nomenclature des autres planètes, qui toutes, à l’exception de la Terre, doivent leur nom à la mythologie grecque et romaine.

Neptune 101

Neptune, la dernière du système, est située à 4490 millions de km du Soleil. Elle reçoit 900 fois moins de lumière que la Terre.

Avec son diamètre de 49 000 km, Neptune est la plus petite des planètes géantes gazeuses. Elle couvre son orbite presque parfaitement circulaire en un peu moins de 165 ans, et tourne sur elle-même en un peu plus de 16 h.

Cette image prise par Voyager 2 en août 1989 montre la grande tache sombre (vers le haut à gauche) et la tache sombre 2 (vers le bas).

Cette image prise par Voyager 2 en août 1989 montre la grande tache sombre (vers le haut à gauche) et la tache sombre 2 (vers le bas).   PHOTO : NASA

Comme Uranus, elle possède très probablement un noyau solide de silicates et de fer d’à peu près la masse de la Terre.

Son atmosphère, épaisse de plus de 8000 km, est composée principalement de dihydrogène pour 85 %, d’hélium pour 13 %, et de méthane pour 2 %.

La couleur bleue de Neptune provient principalement du méthane qui absorbe la lumière dans les longueurs d’onde du rouge. Cependant, un autre composé donne aux nuages de Neptune leur couleur bleue caractéristique, mais il n’a pas encore été identifié.

Les vents de Neptune sont les plus rapides du système solaire et atteignent 2000 km/h.

La planète possède un système d’anneaux très fins et peu visibles. Leur composition reste inconnue.

Elle possède au moins 13 satellites naturels, dont le plus important est Triton. Ce dernier, composé de glace et de roche, serait l’objet le plus froid du système, avec des températures de surface de -236 degrés Celsius.

Comme Jupiter, Neptune présente une énorme tempête semi-permanente à sa surface : la grande tache sombre.

Elle n’a été visitée que par une sonde, Voyager 2, en 1989.

En septembre 2007, des observations menées à partir du télescope de l’Observatoire européen austral situé au Chili permettent de constater que le pôle Sud de Neptune est beaucoup plus chaud que le reste de l’astre.

Cette caractéristique particulière de la dernière planète du système solaire permettrait au méthane de s’échapper de cette atmosphère dense.

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À quoi ressemble le soleil vu des autres planètes du système solaire


  • Un illustrateur américain : Ron Miller a représenté le soleil vu par les autres planètes du système solaire. Ce qu’il devait savoir était la distance du soleil par rapport aux planètes en ayant comme référence la distance entre le soleil et la Terre. Grâce a ses calculs et d’image créés numériquement, cela donne de magnifiques résultats
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  • À quoi ressemble le soleil vu des autres planètes du système solaire

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  • Mercure

  • Ron Miller

    Sur Mercure, le soleil apparaît trois fois plus gros que sur la Terre. Sa distance depuis l’étoile varie entre 46 et 70 millions de kilomètres, contre 149 millions pour notre planète.

  • Venus

  • Ron Miller

    Située à 108 millions de kilomètres du soleil (72% de la distance Terre-soleil), Venus est recouverte d’une couche dense de nuages d’acide sulfurique qui fait que l’astre n’est pas vraiment visible depuis sa surface.

  • Terre

  • Ron Miller

    La Terre étant à 149 millions de kilomètres de l’étoile, cette dernière semble aussi grosse que la lune, située à 384.000 km. Ce qui explique que le soleil disparaisse derrière en cas d’éclipse, comme sur la photo ci-dessus.

  • Mars

  • Ron Miller

    Depuis Mars, à 228 millions de km du soleil, l’astre apparaît plus petit que depuis notre planète.

  • Jupiter

    Voici le soleil comme on le verrait depuis Europe, un des satellites de Jupiter, planète située à 779 millions de km de l’étoile (5,2 fois la distance Terre-soleil) et qui est sur le point de l’éclipser. La lumière du soleil qui traverse l’atmosphère dense de la géante gazeuse créé un halo de rougeâtre.

  • Saturne

  • Ron Miller

    Saturne est située à 1,4 milliards de km du soleil. La présence de cristaux d’eau et de gaz comme l’ammoniaque dans l’atmosphère de la planète réfracte la lumière de l’astre, ce qui créé des effets d’optiques comme on peut le voir sur l’image.

  • Uranus

  • Ron Miller

    Le soleil vu d’Ariel, une des lunes d’Uranus, à 2,8 milliards de km du soleil (19 fois la distance Terre-soleil)

  • Neptune

  • Ron Miller

    Le soleil vu de Triton, un des satellites de Neptune, à 4,5 milliards de km du soleil. La poussière émise par un des geysers présent sur l’astre cachent l’étoile qui parait minuscule.

  • Pluton

  • Ron Miller

    Difficile de distinguer le soleil des autres étoiles depuis la surface de la planète naine, située à 5,9 milliards de km de celui-ci. C’est 40 fois la distance qui le sépare de notre planète

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Mercure passera lundi entre la Terre et le Soleil


Plusieurs parties du monde pourront être témoin de la visite de Mercure qui passera entre la Terre et le soleil. Tout le monde ? Bien s’ils sont équipés d’instrument d’astronomie, sinon, il faut faire attention de ne pas regarder le soleil sans protection, car il y a un risque pour les yeux
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Mercure passera lundi entre la Terre et le Soleil

 

La planète Mercure.... (PHOTO ARCHIVES NASA)

La planète Mercure.

PHOTO ARCHIVES NASA

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Une occasion rare : Mercure, la plus petite planète du système solaire, passera lundi entre la Terre et le Soleil, un phénomène qui sera visible dans la partie du monde où il fera jour à ce moment-là, notamment en Europe de l’Ouest.

Pendant plusieurs heures, les amateurs pourront suivre le trajet de Mercure, qui apparaîtra comme un tout petit disque noir se déplaçant devant l’astre. Il faudra être équipé d’instruments astronomiques pour découvrir ce spectacle.

Le phénomène débutera à 11h12 GMT (13h12 heure de Paris) et prendra fin à 18h42 GMT (20h42 heure de Paris). L’heure pourra varier légèrement selon les endroits.

Visuellement, « Mercure donnera l’impression de grignoter l’un des bords du Soleil puis il le traversera très lentement avant de ressortir de l’autre côté », explique à l’AFP Pascal Descamps, astronome à l’Observatoire de Paris.

Ce phénomène, qui durera sept heures et demie, est « rare, car il exige un alignement presque parfait du Soleil, de Mercure et de la Terre », souligne-t-il.

Encore peu explorée, la mystérieuse Mercure est la planète la plus proche du Soleil et se trouve à une distance moyenne de 58 millions de km de lui.

Toute petite (son diamètre est de 4780 km seulement), elle fait le tour du Soleil en 88 jours.

Elle passe tous les 116 jours entre la Terre et notre étoile. Mais du fait de l’inclinaison de son orbite autour de l’astre par rapport à l’orbite de la Terre, elle nous paraît la plupart du temps se trouver au-dessus ou en dessous du Soleil.

De ce fait, les transits de Mercure devant le Soleil sont peu fréquents : il y en a 13 ou 14 par siècle.

Le dernier s’est produit il y a dix ans. Les prochains seront en novembre 2019, en novembre 2032 et en mai 2049.

Attention aux yeux

L’Europe de l’Ouest et du Nord, l’ouest de l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Ouest, le Canada, l’est de l’Amérique du Nord et une grande partie de l’Amérique latine seront aux premières loges pour observer ce long transit. À condition que la météo soit favorable.

« C’est toujours excitant de voir des phénomènes astronomiques rares de ce type », souligne Martin Barstow, président de la Royal Astronomical Society, dans un communiqué. « Cela montre que l’astronomie est une science accessible à tout le monde ».

Mais il rappelle qu’il est important de respecter les consignes de sécurité. Regarder le Soleil directement sans protection peut provoquer des lésions oculaires irrémédiables.

Les lunettes spéciales pour les éclipses solaires ne seront d’aucune utilité, car la planète est trop petite.

« Il faut un instrument astronomique pour grossir l’image du Soleil », explique Pascal Descamps.

Les astronomes amateurs pourront utiliser lunettes et télescopes à condition de les protéger par des filtres solaires appropriés.

Selon l’astronome, « le moyen le plus simple pour voir Mercure sans risque sera d’utiliser un solarscope », sorte de boîte cartonnée munie d’un objectif avec une lentille, couplé avec un petit miroir convexe. Il permet d’observer sans danger le Soleil par projection de son image inversée sur un écran.

Avec le solarscope, le Soleil aura un diamètre de 12 centimètres et Mercure fera 0,75 millimètre.

C’est un savant français, Pierre Gassendi, qui a observé pour la première fois en 1631 un passage de Mercure devant le Soleil. Ce transit avait été prédit quelques années avant par Johannes Kepler, décédé en 1630 avant d’avoir pu le voir.

Mercure, dont la température à la surface varie de -173 degrés Celsius à 427 degrés Celcius, a été observée par deux sondes spatiales américaines, d’abord par Mariner 10 en 1974 et 1975 puis par Messenger qui a fini sa mission en 2015.

L’Europe et le Japon se préparent à lancer en 2018 un duo de sondes pour la mission BepiColombo qui rejoindra Mercure en 2024.

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Cette carte de Mars a l’air de venir d’une autre époque


Tout le monde, enfin presque, ont déjà vu des cartes médiévales. Voici une carte moderne, tout en étant du même style que le Moyen-âge et ce dessiné à la main ! Sauf que la carte en question ne représente pas notre bonne vieille terre. C’est, je crois, un très beau travail qui a dû demander beaucoup de patience et de persévérance
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Cette carte de Mars a l’air de venir d’une autre époque

 

carte mars

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Le HuffPost  |  Par Maxime Bourdier

Une planète de plus en plus familière. Entre les clichés du robot Curiosity, les photos de la Nasa et même la visite virtuelle proposée par l’agence spatiale américaine, Mars n’est plus si inconnue pour une planète située à des dizaines de millions de kilomètres de nous.

Sans compter les films (comme Seul sur Mars (The Martian)) qui ont livré un aperçu plus ou moins fidèle de sa surface rouge et rocailleuse. Depuis le XIXe siècle, Mars est même cartographiée, et ses zones et reliefs ont été baptisées, à l’image de l’imposant volcan Olympus Mons (21 km d’altitude), point culminant de notre système solaire. Mais ces cartes ne sont pas toujours très esthétiques, à la différence de celle imaginée par la designeure Eleanor Lutz (voir ci-dessus).

Sur son blogue et sur la plateforme Reddit, la jeune femme a partagé le fruit de son travail, une carte des cratères de la planète rouge qui impressionne par sa précision et son graphisme inspiré, comme elle l’explique, des cartes médiévales.

« J’ai pensé que ce serait drôle d’utiliser ce design pour illustrer nos aventures actuelles dans des territoires inexplorés », explique-t-elle sur son blogue.

Eleanor Lutz, alias hellofromthemoon sur Reddit, précise que sa carte topographique a été dessinée à la main et qu’elle a pris soin d’inclure les noms officiels des zones ainsi que des sites d’atterrissage des robots martiens.

« Pour ajouter un petit bonus, j’ai inclus l’histoire du nom de chaque zone sur la carte. Les cratères martiens sont nommés à partir de scientifiques célèbres (pour les grands) ou de villages de la Terre (pour les petits) », ajoute-t-elle.

Pour réaliser sa carte, la designeure s’est basée sur des cartes et données de la Nasa et du Centre d’astrogéologie de l’USGS (Institut d’études géologiques des États-Unis), empruntant notamment des éléments graphiques à de vieilles cartes tombées dans le domaine public. Elle espère désormais vendre son travail, décliné sous la forme d’affiches, mais aussi de cahiers, de tasses et de… leggings.

http://quebec.huffingtonpost.ca/