La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction


Si les bactéries ne peuvent survivre sur Mars alors trouvé un signe de vie serait impossible. J’ai l’impression que ça va, plus il est clair que Mars ne sera jamais colonisé
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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction

 

La planète Mars

La planète Mars Photo : iStock

Des chercheurs ont publié une étude peu encourageante pour ceux qui espèrent la découverte de vie bactérienne sur Mars. La surface de la planète rouge serait non seulement stérile, mais également hautement toxique pour les bactéries.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pour en arriver à cette conclusion. les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, en Écosse, ont étudié des molécules oxydantes présentes dans le sol de Mars : les perchlorates. La présence de ces agents chimiques, toxiques pour les cellules et les bactéries, est confirmée depuis presque 10 ans par plusieurs sondes de la NASA.

Mais leur présence n’empêchait pas initialement la vie sur Mars; certaines bactéries terrestres sont capables d’y résister et même de les utiliser comme source d’énergie. Si des bactéries peuvent s’en servir sur Terre, pourquoi d’hypothétiques bactéries martiennes ne pourraient-elles pas en faire autant?

Protection contre les espèces invasives

En l’absence de bactéries martiennes connues, les chercheurs se sont tournés vers une bactérie nommée Bacillus subtilis. Présente partout dans l’environnement terrestre, elle possède plusieurs qualités qui pourraient lui permettre de survivre dans l’environnement martien.

Elle est très difficile à éliminer et on peut la répandre facilement sur les objets que l’on touche, y compris sur des engins spatiaux. La bactérie est capable de survivre aux radiations et aux températures extrêmes d’un voyage dans l’espace.

Mais ses propriétés font qu’elle présente un risque de contamination dès qu’on envoie un objet sur une autre planète. Ce risque est à ce point pris au sérieux que les ingénieurs de la NASA détruiront volontairement la sonde Cassini à la fin de sa mission autour de Saturne, en septembre prochain, pour éviter qu’elle contamine l’une de ses lunes abritant de l’eau.

L’importance du contexte

Les chercheurs ont donc observé comment Bacillus subtilis survit en présence de perchlorates. Des études avaient déjà montré que la bactérie était peu affectée par cette molécule dans les concentrations présentes dans le sol de Mars.

Toutefois, sur Mars, les bactéries seraient exposées à beaucoup de facteurs néfastes en même temps, dont de hautes radiations, de basses températures et l’absence d’oxygène.

En combinant le perchlorate aux mêmes doses de radiations UV qui bombardent la surface martienne, les chercheurs ont constaté que son potentiel antibactérien est décuplé. La molécule devient spontanément hautement réactive. Lorsque la bactérie Bacillus subtilis est soumise à cette nouvelle combinaison, c’est l’hécatombe. En quelques minutes, le taux de survie plonge à zéro.

Outre les perchlorates, il existe d’autres molécules toxiques dans le sol martien. Cela fait de sa surface un environnement incroyablement hostile aux bactéries et à la vie en général.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’espoir pour autant. Les chercheurs ont remarqué que l’effet toxique diminuait lorsqu’ils isolaient les perchlorates des rayons UV avec de la roche et du sable.

À plus d’un mètre sous terre, les propriétés bactéricides du perchlorate diminuent. Si jamais il y a eu de la vie dans le lointain passé de Mars, elle pourrait donc encore survivre sous terre.

Pour vérifier si la vie se trouve cachée dans le sol martien, il faudra attendre le lancement de la sonde de l’Agence spatiale européenne ExoMars, en 2020. Cette dernière sera équipée d’une foreuse capable de creuser à deux mètres sous terre.

Reste que les probabilités de découvrir des bactéries vivantes ont quand même beaucoup diminué à la suite de cette étude, publiée dans Scientific Reports.

http://ici.radio-canada.ca/

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Mars va se rapprocher de la Terre


Pour avoir entendu tant parler de la planète Mars, on pourra la voir se rapprocher de la Terre. L’avantage c’est qu’elle sera visible à l’oeil nu surtout le 30 mai
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Mars va se rapprocher de la Terre

 

Mars

La Terre et Mars.Photo Gentside

La planète Mars a rendez-vous avec la Terre.

Lundi 30 mai, la planète rouge se trouvera en effet à une distance minimale de la nôtre. Un évènement astronomique à ne pas manquer. La planète rouge apparaitra beaucoup plus brillante que d’ordinaire et sera de ce fait plus facile à observer.

Cela fait déjà quelques semaines que la distance entre les deux planètes s’amenuise. Cette période privilégiée pour les amoureux de ciel et de l’espace correspond à celle où Mars se trouve à l’opposition.

UN ALIGNEMENT ET UN RAPPROCHEMENT

En d’autres termes, cela signifie que le Soleil, la Terre et la planète rouge sont alignés dans l’espace. Si cette situation advient généralement tous les deux ans (environ 780 jours), elle diffère toutefois sensiblement à chaque occurrence.

Nous savons en effet que la Terre orbite de manière quasi circulaire autour du Soleil. On ne peut toutefois en dire de même de sa voisine dont le parcours se veut un peu plus elliptique. Ainsi, la distance entre les deux corps durant l’opposition dépend principalement de la position de Mars sur son orbite.

Celle-ci peut se trouver alors au plus loin de la Terre ou au contraire au plus proche. L’alignement a été atteint le 22 mai et cette fois-ci, la planète rouge s’est trouvée à  une distance minimale par rapport aux quatre précédentes situations observées durant les 11 dernières années.

Les astronomes ont néanmoins prévu que cette distance se réduise encore après le 22 mai, pour atteindre le minimum de quelque 75,3 millions de kilomètres le 30 mai à  23 h 35. Mars n’a pas été aussi proche de la Terre depuis octobre 2005. En 2003, toutefois, elle s’est retrouvée encore plus près à quelque 55 millions de kilomètres.

UN PHÉNOMÈNE À OBSERVER DANS LE CIEL

En raison de cette proche distance, il sera particulièrement aisé de l’apercevoir et ce, même si le ciel n’est pas parfaitement dégagé. Son éclat sera en effet tellement intense qu’il pourra être identifié entre deux nuages. Pour ceux qui voudraient profiter au maximum du spectacle, les spécialistes conseillent de privilégier les lieux loin des villes et de la pollution lumineuse.

La planète sera repérable à  l’oeil nu ou aux jumelles mais pourra être observé avec plus de précisions au télescope. Ce type d’équipement pourra permettre d’obtenir un aperçu de la calotte polaire et de quelques structures martiennes. Toutefois, une observation plus détaillée nécessitera un télescope plus performant.

L’évènement sera également retransmis en direct et commenté par des spécialistes sur certains sites comme Slooh ou Virtual Telescope. Pour ceux qui manqueront l’évènement, il faudra attendre 2018 avant que Mars ne se rapproche à nouveau. Cette fois-ci, elle se trouvera à une distance encore plus réduite: environ 58 millions de kilomètres. 

http://fr.canoe.ca/

D’étonnants paysages à la surface de Mars


Le paysage de Mars est particulier tout en étant magnifiques du moins vu de haut grande à la sonde MRO
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D’étonnants paysages à la surface de Mars

De la glace de dioxyde de carbone sur la calotte polaire de Mars © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

De la glace de dioxyde de carbone sur la calotte polaire de Mars © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

La sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) sillonne la planète Rouge pour la cartographier. La mission, lancée en août 2005, devait durer seulement deux ans. Mais ses instruments fonctionnent encore aujourd’hui.

Résultat : 200 000 clichés en haute résolution qui dévoilent la beauté de la surface martienne.

Au fond d’un cratère, d’étranges motifs polygonaux © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona.

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Un nuage de poussière serpente au-dessus des plaines de la région Amazonis Planitia, au nord de Mars. © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

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Impact de météorite. © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

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D’étonnantes dunes sur le sol d’un ancien cratère de Noachis Terra, l’un des endroits les plus anciens de Mars. ©NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

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Une vallée striée par des arêtes aux formes étonnantes. © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

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Des ejecta issus de l’impact d’un cratère. Suite à l’impact, différents types de roches se sont mélangés, donnant naissance à toutes ces couleurs. © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

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Le relief de Noctis Labyrinthus, au centre du renflement de Tharsis. © NASA/JPL-Caltech/University of Arizona

http://www.nationalgeographic.fr/

Irons-nous sur Mars en vaisseau-couchettes ?


Le projet Mars One est toujours d’actualité. C’est un très long voyage qui demande beaucoup d’organisation. La NASA semble aller dans la direction des films de science-fiction et voit un grand avantage a faire le voyage en dormant
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Irons-nous sur Mars en vaisseau-couchettes ?

 

L’ article ci-dessous vient de paraître dans le deuxième numéro d’un nouveau magazine consacré à la recherche, Thinkovery (148 p., 15 €), émanation papier du site Thinkovery.com, dont j’ai déjà parlé ici et qui propose des vidéos où les scientifiques exposent leurs résultats de manière pédagogique. La rédaction a bien voulu me confier une chronique intitulée « L’imaginaire des sciences », dans laquelle je confronte la science-fiction à la réalité…  Je remercie Thinkovery de m’autoriser à reproduire ce texte.

Pierre Barthélémy

Quel point commun entre 2001, Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, Alien, le huitième passager de Ridley Scott et le plus récent Interstellar de Christopher Nolan ?

Au-delà de la réponse évidente – la promenade spatiale –, ce qui relie ces trois films, c’est la manière dont les astronautes passent une partie du voyage : ils roupillent. Ou plutôt, ils hibernent.

Etant donné les distances véritablement astronomiques qui séparent les différents corps du Système solaire (sans parler des années-lumière qu’il faudrait parcourir pour se rendre autour d’autres étoiles), il y a un véritable intérêt à ne rien faire pendant le parcours et la NASA, qui garde l’expédition vers Mars dans un coin de son agenda, l’a bien compris, qui envisage sérieusement de passer de la fiction à la réalité.

Via son Institute for Advanced Concepts, l’agence spatiale américaine a ainsi confié à la société SpaceWorks l’étude d’un projet de voyage vers la Planète rouge – six mois pour l’aller, six mois pour le retour –, au cours duquel les astronautes seraient placés en biostase, quelque part entre sommeil et coma. A l’occasion du 65e Congrès international d’astronautique qui s’est tenu début octobre 2014 à Toronto, SpaceWorks a, par la bouche de l’ingénieur Mark Schaffer, fait le point sur l’avancée de ses travaux. L’idée consiste à placer les explorateurs spatiaux dans un état de torpeur en faisant baisser de 3 à 5°C leur température corporelle, afin de réduire et de ralentir leur métabolisme. Rien de bien sorcier là-dedans puisqu’on s’inspire directement de pratiques médicales éprouvées depuis plusieurs années :

« Des protocoles existent dans la plupart des grands hôpitaux pour induire une hypothermie thérapeutique chez des patients », a expliqué Mark Schaffer.

La manœuvre est en général pratiquée chez les personnes ayant subi un arrêt cardiaque – afin de préserver leur encéphale le temps que le cœur reparte – ou un accident vasculaire cérébral, mais aussi chez les nourrissons dont le cerveau n’est pas assez oxygéné. Suite à l’accident de ski dont a été victime Michael Schumacher fin 2013, le CHU de Grenoble a ainsi eu recours à cette technique pour protéger le cerveau de l’ancien champion du monde de Formule 1. Simplement, dans le cadre de l’hypothermie thérapeutique, les patients ne sont maintenus que quelques jours dans cet état de torpeur.

Or, comme le reconnaît Mark Schaffer, « pour des missions humaines vers Mars, il faudra repousser ce maximum à 90 ou 180 jours ».

Le protocole présenté par SpaceWorks prévoit de refroidir les astronautes grâce au système RhinoChill de la société américaine BeneChill : un tuyau diffusant un produit réfrigérant est introduit dans la cavité nasale car seule une membrane la sépare du cerveau. En se diffusant, ce produit fait baisser la température de l’encéphale puis du reste du corps, le sang rafraîchi dans la matière grise gagnant ensuite tout l’organisme. Placées sous monitoring, les marmottes de l’espace seraient alimentées par intraveineuse et, leur système digestif se mettant lui aussi en sommeil, il faudrait uniquement récupérer leur urine. Un système robotisé activerait quotidiennement la stimulation électrique des muscles pour les empêcher de fondre pendant le voyage. C’est joli sur le papier mais SpaceWorks n’a pour l’instant pas précisé comment on validera l’innocuité du protocole « Belle au bois dormant » sur de si longues périodes…

Ce que la firme américaine a en revanche calculé avec précision, c’est le bénéfice qu’il y aura à envoyer vers Mars des dormeurs dans un vaisseau-couchettes. Outre le fait qu’on ne risque pas d’avoir de disputes à bord, le gain de place et de poids qu’entraîne l’hibernation générale est considérable. Moins de mètres cubes, d’électricité, de nourriture : pour un équipage de quatre personnes, on pourrait ainsi économiser plus de 50 % de la masse du vaisseau et passer d’un gros « bidon » de 475 mètres cubes et de 41,3 tonnes à une structure de 105 m3pour 19,8 t. Par ricochet, il faudrait aussi moins de carburant pour expédier tout ce matériel dans l’espace. Quand on sait que le prix du kilo mis en orbite tourne autour des 10 000 dollars, rabioter 20 tonnes revient à économiser quelque 200 millions de billets verts… Quant aux futurs explorateurs martiens, on leur conseillera juste de ne pas vexer le « taulier » informatique qui les surveillera : on se souvient que, dans 2001, Odyssée de l’espace, le superordinateur Hal fait une hécatombe parmi les membres d’équipage en désactivant leurs caissons d’hibernation.

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Curiosity trouve des échantillons troublants sur Mars


La planète Mars semble vouloir offrir des surprises étonnantes pour les scientifiques. Des objets colorés qui pourraient laissé croire qu’ils auraient été fabriqué par l’homme mais qui peut-être aussi et qui serait je pense plus probable des minéraux … reste a savoir les quelles
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Curiosity trouve des échantillons troublants sur Mars

 

Le robot Curiosity a aspiré ses premiers échantillons de poussière à la surface... (Photo AP)

PHOTO AP

Agence France-Presse
Los Angeles

Le robot Curiosity a aspiré ses premiers échantillons de poussière à la surface de Mars et a découvert des objets aux couleurs vives que les experts ont pensé un temps comme pouvant avoir été façonnés par l’homme, a annoncé la Nasa jeudi.

Les instruments d’analyse placés à l’intérieur du robot vont à présent examiner précisément ces échantillons de sol.

Des experts se sont demandés si l’un des objets de couleur vive aperçu sur une photo d’un trou dans le sol n’aurait pas pu être façonné par l’homme, tout comme un autre objet vu il y a quelques jours et que les ingénieurs de la Nasa pensaient être un bout de plastique tombé du robot lui-même.

«Nous avons commencé à voir des taches brillantes à l’endroit où le robot avait aspiré», a indiqué un scientifique de l’équipe basée à Pasadena, en Californie.

Certains ont suggéré que ces objets auraient pu être façonnés par l’homme, mais après discussions entre scientifiques et ingénieurs, un «fort consensus» est apparu pour conclure que ces objets provenaient de la planète rouge.

Ce point de vue a été appuyé par le fait que les objets en question ont été vus au fond des trous creusés par Curiosity, et qu’ils sont donc placés sous la surface de Mars.

«On ne peut pas complètement exclure que ces objets ont été façonnés par l’homme mais nous pensons que ce n’est pas le cas», a ajouté le scientifique.

La Nasa était arrivée à la conclusion la semaine passée qu’un objet brillant observé sur le sol près du robot dans les jours précédents était un bout de plastique qui aurait pu tomber du robot lui-même, ce qui ne compromettait pas son bon fonctionnement.

Mais pour les scientifiques, pouvoir utiliser les instruments d’analyse chimique et minéralogique (baptisés CheMin) est un pas important.

«On arrive à un seuil significatif de la mission en utilisant CheMin sur notre premier échantillon», a souligné John Grotzinger, chef de la mission.

«Cet instrument nous donne une méthode d’identification des minéraux plus efficace. Pouvoir identifier de manière certaine les minéraux est important parce qu’ils enregistrent les conditions et l’environnement dans lesquels ils se forment», a-t-il ajouté.

L’engin spatial, d’une valeur de 2,5 milliards de dollars a atterri le 6 août dans le cratère de Gale, marquant un nouveau chapitre dans l’histoire de l’exploration interplanétaire.

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Une première semaine de travail pour Curiosity


Maintenant que Curiosity a fait son entrée réussit sur le sol martien, il faut bien qu’il oeuvre a ce dont il a été conçu. Nombre de personnes sur Terre le prépare a distance pour qu’il puisse accomplir son travail
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Une première semaine de travail pour Curiosity

 

La NASA a publié jeudi cette portion de la première photo panoramique en couleur prise par sa sonde robotisée Curiosity.

PHOTO: REUTERS

Mathieu Perreault
La Presse

L’euphorie a été de courte durée. Depuis l’atterrissage acrobatique de la sonde robotisée Curiosity sur Mars, lundi, la NASA teste lentement chaque instrument, un processus qui s’étendra sur plusieurs semaines.

Aujourd’hui, par exemple, Curiosity subira ce qui s’apparente à une greffe de cerveau: ses logiciels seront optimisés pour lui permettre de mieux se déplacer sur la planète rouge. Jusqu’à maintenant, ils étaient réglés pour l’atterrissage. L’opération durera quatre jours, ce qui signifie que les premiers tests des environs de la sonde ne surviendront pas avant le milieu de la semaine prochaine.

«Pour le moment, toutes les équipes testent et calibrent les équipements», explique Richard Léveillé, scientifique spécialisé dans les planètes pour l’Agence spatiale canadienne.

Il se trouve actuellement au Jet Propulsion Laboratory, en Californie, et travaille sur la Chemcam, l’instrument qui pourra pulvériser des rochers pour qu’on puisse les analyser.

Horaire martien

Les équipes vivent à l’heure martienne: par exemple, jeudi, la réunion de début de journée a eu lieu vers 18h, heure de Montréal. Le jour sur Mars dure 40 minutes de plus que sur Terre, ce qui ajoute une distorsion supplémentaire. Et Curiosity est atterri à la fin de l’hiver martien, ce qui signifie que les jours allongent au lieu de raccourcir.

La première cible de Curiosity sera une montagne de cinq kilomètres, Aeolis, qui est au centre du cratère Gale où elle a atterri. Les satellites en orbite – il y en a actuellement trois en activité – ont détecté des signes de discontinuité géologique sur les flancs d’Aeolis, ce qui permettra de mieux comprendre l’évolution du climat sur Mars. Les chercheurs pensent que la planète a subi une «grande dessiccation» il y a trois milliards d’années, passant d’un environnement humide à une grande sécheresse.

En route vers Aeolis, un trajet de 6,5 km qui pourrait prendre jusqu’à un an selon les arrêts d’échantillonnage, Curiosity s’arrêtera à différents écueils visibles de l’espace et examinera un cône alluvial, une région où jadis un cours d’eau déposait des sédiments. Si les sédiments du cône alluvial sont plus récents, par exemple, cela pourrait signifier qu’il y a déjà eu sur Mars de l’eau liquide, condition probablement essentielle à la vie, dans un passé plus récent.

Curiosity humera également l’atmosphère martienne à la recherche de méthane, détecté par les sondes en orbite. L’origine de ce méthane est mystérieuse, parce que Mars ne devrait pas avoir d’activité géologique, seul élément, en plus de la vie, pouvant expliquer sa présence.

***

Viking, prise 2

La mission de Curiosity pourrait mener à une nouvelle analyse des résultats des sondes Viking, selon le magazine britannique The New Scientist.

L’un des chercheurs du programme Viking, Gilbert Levin, entend demander publiquement à la NASA de lui redonner le titre de découvreur de la vie sur Mars si Curiosity en détecte des traces.

M. Levin était le chef d’une expérience de Viking qui a ajouté un peu de carbone liquide à une poignée de sol martien; la mixture a émis du dioxyde de carbone (CO2), ce qui normalement est le signe que des bactéries avaient digéré le carbone.

M. Levin et son équipe ont sablé le champagne et reçu un appel de félicitations de l’astronome-vedette Carl Sagan.

Mais quelques jours plus tard, la NASA lui a appris qu’une autre expérience de Viking n’avait pas détecté de molécules organiques dans le sol martien. Ses résultats étaient donc un faux positif. Le New Scientist rapporte que l’instrument de détection des molécules organiques s’est par la suite révélé peu sensible, ce qui signifie que M. Levin pourrait avoir été victime d’un faux négatif.

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