Comment transformer poissons et crevettes en espions?


L’étude des animaux marins pourrait permettre d’indiquer des intrus comme des sous-marins ou des drones aquatiques sont dans les parages. C’est ce que les recherches militaires explorent pour faire de ces animaux des espions. Cela pourrait aussi à mon avis renseigner l’impact sur la faune marine des activités humaines dans les mers et océans. En autant que cela ne dérangent pas ces animaux ou organismes unicellulaires dans leurs habitudes
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Comment transformer poissons et crevettes en espions?


Une crevettes très colorée vue de près.

Synalpheus modestus, un type de crevette qui claque continuellement ses griffes ensemble. Celle-ci vit en Indonésie. Photo: iStockPhoto / RibeirodosSantos

Radio-Canada

Pourrions-nous un jour devoir nous méfier de la surveillance que pourraient exercer les poissons, crevettes et plancton qui peuplent les fonds marins? Si cette question peut sembler un peu ridicule pour le commun des mortels, certains scientifiques se la posent et des recherches sérieuses ont même été entreprises par des organisations de renom pour vérifier cette possibilité.

Parmi les organisations qui se penchent sur le sujet, on trouve la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), l’agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement de nouvelles technologies destinées à un usage militaire. Le dernier projet de la DARPA est en effet d’améliorer le renseignement militaire en utilisant une gamme de créatures aquatiques, des gros poissons aux organismes unicellulaires, comme systèmes d’alerte sous-marins.

« Nous essayons de comprendre ce que ces organismes peuvent nous dire sur la présence et les mouvements de toutes sortes de véhicules sous-marins dans l’océan », précise la Dre Lori Adornato, responsable du programme.

Celle-ci explique que les créatures vivantes réagissent de diverses manières à la présence de véhicules. L’une des plus connues, et objet de l’un des axes de recherche de la DARPA, est le phénomène de bioluminescence, qui induit certains organismes marins à se mettre à briller lorsqu’ils sont dérangés.

« Si vous avez un organisme comme la Noctiluca [algue unicellulaire] présent à la surface de l’océan et un véhicule sous-marin proche de la surface, vous pourrez le voir d’un avion grâce à la piste bioluminescente », illustre la spécialiste.

Son équipe espère cependant avoir une compréhension beaucoup plus détaillée des mouvements des sous-marins et des drones aquatiques.

« Nous voulons comprendre s’il est possible de distinguer la réaction des organismes aux perturbations naturelles par rapport aux perturbations causées par les humains, ou peut-être même à certains types d’objets particuliers », note Vern Boyle, vice-président des programmes avancés et des capacités émergentes chez Northrop Grumman, qui participe au projet.

Une longue traînée de plancton qui brille dans l'eau.Phénomène de bioluminescence du plancton. Photo : iStockPhoto / Natthapon Muttabunnakarn

Une variété d’espèces étudiées

Les scientifiques se penchent sur un large éventail de créatures et de comportements. Le mérou Goliath, par exemple, qui peut atteindre 2,5 mètres de long, est connu pour faire un bruit strident lorsqu’il est approché par des plongeurs. Il démontre aussi beaucoup de curiosité lorsqu’un nouvel objet entre dans son habitat.

En fait, de nombreuses espèces de poissons font constamment du bruit pour communiquer entre elles ou en réponse à des menaces extérieures.

Une des études implique la surveillance de l’environnement sonore sous-marin.

« Nous en sommes encore aux premières étapes du projet. Nous revenons d’un voyage aux îles Vierges américaines où nous avons pris des mesures du paysage sonore en présence d’un véhicule et en l’absence d’un véhicule. Nous commençons seulement à analyser ces données maintenant », mentionne Alison Laferrière de Raytheon BBN Technologies, également partenaire du projet.

Mme Laferrière envisage également d’explorer les possibilités qu’offre un certain type de crevette qui claque continuellement ses griffes ensemble, créant ainsi un signal sonore constant qui rebondit sur les objets environnants.

L’idée ici est de mesurer, comme avec les sonars traditionnels, le temps nécessaire au retour de ce signal ainsi que la force de celui-ci, ce qui pourrait révéler la taille, la forme et la distance des objets sous-marins passant près du crustacé.

« Le concept ne repose pas sur le fait que la crevette modifie son comportement de quelque façon que ce soit lorsque le véhicule s’approche, il utilise simplement le son qu’elle crée », souligne la chercheuse.

Ces crevettes pourraient donc constituer un système de surveillance indétectable et très efficace.

« C’est un système passif. Il sera de faible puissance et capable de détecter même les véhicules les plus silencieux », ajoute Mme Laferrière.

Le poisson est au fond de la mer.Le mérou Goliath démontre beaucoup de curiosité lorsqu’un nouvel objet entre dans son habitat. Photo : iStockPhoto / papa1266

Une armée d’espions à peu de frais

Quant au bar, il a été observé en train de plonger au fond de la mer après avoir entendu un bruit fort. Les chercheurs se demandent s’il pourrait réagir systématiquement de la même façon lorsqu’il rencontre un véhicule.

La Dre Helen Bailey, professeure agrégée de recherche au Center for Environmental Science de l’Université du Maryland, envisage avec grand optimisme le succès de cette recherche.

« Nous pouvons implanter des capteurs miniatures sur les poissons pour détecter le mouvement et la profondeur. La technologie existe déjà pour que ce soit un système en temps réel », dit-elle.

Selon l’experte, il n’y a aucune raison pour qu’une armée de poissons ne puisse pas servir de système d’alerte à peu de frais contre les sous-marins ennemis.

« Il faut comparer avec le système actuel et le montant d’argent qu’ils [les gouvernements] dépensent pour les avions, les navires, l’équipement hydrophone [microphone utilisé sous l’eau] et l’équipement de surveillance. Tout cela leur permet d’obtenir de très petits instantanés, alors que le système dont nous parlons durerait des mois », estime-t-elle

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Le réchauf­fe­ment clima­tique va rendre la planète bleue encore plus bleue


Notre planète bleue deviendra d’ici quelques années probablement encore plus bleue et ce n’est pas un bon signe.
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Le réchauf­fe­ment clima­tique va rendre la planète bleue encore plus bleue

 

Crédits : NASA

par  Ulyces

D’après les scien­ti­fiques du Massa­chu­setts Insti­tute of Tech­no­logy (MIT), les océans sont voués à deve­nir de plus en plus bleus, à cause de la hausse des tempé­ra­tures

Le réchauf­fe­ment clima­tique plané­taire va en effet modi­fier la présence du phyto­planc­ton, les micro-orga­nismes végé­taux marins, qui absorbent et réflé­chissent la lumière. Dans les années à venir, une partie de ce planc­ton végé­tal va être amené à dispa­raître, ce qui devrait conduire à un chan­ge­ment de couleur dans 50 % des mers et océans d’ici 2100, rapporte la BBC.

« Les couleurs vont chan­ger, proba­ble­ment pas de manière visible à l’œil nu, mais les capteurs seront capables de détec­ter cette évolu­tion, et il s’agira proba­ble­ment de l’un des premiers signaux d’aver­tis­se­ment indiquant que nous avons trans­formé l’éco­lo­gie des océans », a expliqué le Dr Stepha­nie Dutkie­wicz, l’au­teure prin­ci­pale de l’étude publiée ce 4 février 2019.

D’après les cher­cheurs, le chan­ge­ment de couleur devrait d’abord toucher le nord de l’At­lan­tique, avant de se faire ressen­tir dans l’océan glacial Antar­c­tique.

En plus de modi­fier la couleur des océans, la dispa­ri­tion d’une partie du phyto­planc­ton pour­rait avoir plus de consé­quences, notam­ment sur les autres écosys­tèmes marins.

« Cela pour­rait poten­tiel­le­ment être très grave. Diffé­rents types de phyto­planc­tons absorbent la lumière, et si le chan­ge­ment clima­tique déplace une commu­nauté de phyto­planc­tons vers une autre, cela modi­fiera égale­ment les types de réseaux alimen­taires auxquels ils subviennent », a prévenu la scien­ti­fique. 

Sources : BBC

https://www.ulyces.co/

Les baleines n’ont pas toujours été aussi grosses


Les baleines à fanons n’ont pas toujours été gigantesques, en fait cela fait 3 millions d’années que les changements ont mit à l’avant pour s’adapter à leur environnement changeant à cause d’un changement climatiques du passé et la redistribution de leurs ressources alimentaires. Maintenant, nous sommes en plein changement climatiques, on parlent plus d’espèces menacées que de changement physique de ces animaux marins
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Les baleines n’ont pas toujours été aussi grosses

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

 Quand il pense aux baleines en effet, l’Homme les imagine en général gigantesques. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas depuis le début de leur histoire commencée il y a environ 36 millions d’années. Qu’est-ce qui a provoqué cette augmentation de taille caractéristique des baleines à fanons d’aujourd’hui ?

Des chercheurs pensent avoir trouvé la réponse à l’énigme.

Article paru le 29/05/2017

Parmi les mysticètes (le nom vient du grec mystax qui signifie lèvre supérieure), un sous-ordre des cétacés regroupant toutes les baleines à fanons, on trouve le rorqual bleu austral, l’un des plus grands animaux qui aient jamais vécu sur Terre (certains mesurent un peu plus de 30 m). Avec un poids pouvant atteindre pour certains 200 tonnes, ce sont sans doute les créatures les plus lourdes de tous les temps, surpassant dans ce domaine les plus gros dinosaures.

Ces créatures qui fascinent Homo sapiens depuis qu’il les a rencontrées se présentent généralement dans son imaginaire comme des animaux gigantesques tantôt terrifiants tantôt pacifiques. Pourtant les baleines à fanons n’ont pas toujours eu ces tailles records.

En effet, « si l’on observe leur histoire longue de 36 millions d’années, elles n’ont été géantes que pendant un dixième de cette période », indique dans The Guardian le biologiste Graham Slater.

Il y a deux à trois millions d’années, les membres de cette famille de cétacés avaient encore des tailles inférieures à 10 mètres. Alors pourquoi sont-ils devenus si grands ? C’est la question que lui et ses collègues de l’université de Chicago se sont posée. Les résultats de leurs recherches viennent de paraître dans les Pnas (Proceedings of the Royal Society B ).

Plusieurs cétacés ont grandi en même temps

Pour mener leur enquête, les chercheurs ont bénéficié de nombreux fossiles qui leur ont permis de reconstituer l’évolution de ces mammifères marins : pas moins de 63 crânes d’espèces éteintes et 13 autres d’espèces toujours vivantes. Pour celles disparues, leurs longueurs ont été déduites à partir des restes disponibles. En examinant l’arbre généalogique qu’ils ont construit avec l’aide de modèles informatiques, les chercheurs ont observé que la tendance au gigantisme semble être apparue à peu près en même temps pour nombre de ces cétacés. Et cela, pas seulement pour ceux qui étaient déjà les plus grands. La baleine pygmée par exemple, longue aujourd’hui de 5 m en moyenne, est aussi concernée.

Ce gigantisme aurait commencé progressivement il y a environ 4,5 millions d’années. La cause ? Un changement climatique important, selon les auteurs. Il aurait donc eu pour conséquence une redistribution dans les océans de la nourriture préférée de ces grands animaux, le plancton. Le refroidissement des eaux et la présence de prédateurs comme les requins géants ne sont pas pointés du doigt.

Les baleines à fanons continuent d’être chassées. © IUCN, SeaShepherd, IWC, NOAA, ProjectMinke.org, Japan Fisheries Agency, Marinebio.org

Les baleines à fanons continuent d’être chassées. © IUCN, SeaShepherd, IWC, NOAA, ProjectMinke.org, Japan Fisheries Agency, Marinebio.org

    Les baleines à fanons sont confrontées à des changements climatiques rapides

    Ces changements coïncident avec l’avènement d’une ère glaciaire. Ce refroidissement aurait modifié les courants de circulation océanique et éclaté les ressources en plancton en petites poches éloignées les unes des autres. Le temps d’une répartition uniforme était fini… Pour aller chercher leur nourriture, les baleines ont dû alors parcourir de plus grandes distances. Augmenter leur taille aurait été une réponse à ce besoin :

     « quand vous êtes plus gros, vous pouvez stocker plus d’énergie et donc, vous avez un plus grand réservoir pour aller où vous voulez » , explique Graham Slater. En outre, « plus votre bouche est grande, plus vous pouvez absorber en dépensant un minimum d’énergie ».

    Interrogé par The Guardian sur son opinion sur ces recherches, Olivier Lambert, paléontologue à l’Institut royal des sciences naturelles en Belgique, estime que, même si la conclusion est convaincante, il ne faut peut-être pas exclure que les prédateurs ou des changements dans l’environnement aient pu aussi jouer un rôle majeur.

    Néanmoins, il remarque qu’un « un tel travail souligne l’actuelle situation précaire des populations de baleines à fanons, lesquelles sont confrontées à des menaces majeures compte tenu des effets à court terme du changement climatique sur la circulation océanique et le transport de nutriments ».

    Ce que ne contredit pas Graham Slater : « si nous fermons le robinet d’eau froide, et si le changement climatique se poursuit, ce que nous pensons, il va y avoir de mauvaises nouvelles pour ces grandes baleines ».

    La diminution du plancton, qui apprécie les eaux froides, ajoutée à la chasse à la baleine qui continue de se pratiquer, « tout cela peut avoir des conséquences écologiques graves que nous ignorons encore, a déclaré Nick Pyenson, coauteur de l’étude. Que se passera-t-il quand nous aurons perdu toute cette biomasse dans l’océan ? Tout cela, nous tentons encore de le découvrir ».

    Les baleines mais aussi de nombreuses autres espèces sur Terre sont face à un grand défi que tous ne pourront pas relever.

    « Il y aura des gagnants et des perdants. »

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les baleines à fanons ne sont devenues gigantesques que depuis trois millions d’années.

  • Cette augmentation de la taille, qui affecte plusieurs espèces, serait la conséquence d’un changement climatique.

  • Les mysticètes auraient été contraints de grandir pour faire face à la dispersion des ressources de plancton dans l’océan mondial.

https://www.futura-sciences.com/

Une étrange créature filmée au fond du golfe du Mexique


Une rencontre avec un drôle de phénomène rencontré en 2014 dans le golfe du Mexique. Un siphonophore qui je trouve ressembles à deux plumes. Ce n’est pas un animal, mais des animaux qui vivent en colonie, certains sont spécialisés pour le mouvent dans les eaux. Ils naissent tous sur cette sorte de tige et pas question de quitter la colonie, cela serait une mort assurée
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Une étrange créature filmée au fond du golfe du Mexique

 

Par Jean-Luc Goudet, Futura

 

En 2014, un engin sous-marin a surpris par hasard un curieux animal de couleur violette, d’espèce indéterminée dans le fond du golfe du Mexique. Il s’agit d’un siphonophore, un groupe bien curieux où une colonie d’individus très spécialisés forme ce qui ressemble à un animal mais qui n’en est pas vraiment un. Retour sur une rencontre improbable.

Dans le golfe du Mexique, l’expédition Nautilus Live a mené une série de campagnes avec des objectifs variés. L’une d’elles, Ecogic(Ecosystem Impacts of Oil and Gas Inputs into the Gulf of Mexico), consistait à explorer les fonds, entre 900 et 1.600 m sous la surface, pour y estimer l’impact de la catastrophe de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, le 20 avril 2010. Fin juin 2014, Hercules le ROV (pour Remote Operated Vehicle), engin télécommandé muni d’une caméra, a filmé un bien étrange animal, qui a suscité des commentaires émerveillés de la part des deux scientifiques qui contrôlaient l’appareil depuis le navire Nautilus.

De couleur violette, l’animal présente une forme complexe, plutôt longue (mais la taille n’est pas précisée), sans tête ni membres, arborant des clochettes à la partie antérieure et un massif de fanfreluches à l’arrière. Il nage tout près du fond sableux et ne semble prêter aucune attention à Hercules.

Ce magnifique siphonophore s’est laissé surprendre par la caméra du ROV. Ni la taille estimée de l’animal ni la profondeur ne sont indiquées, et la traduction des commentaires, émerveillés, n’apporterait pas grand-chose. Les deux scientifiques ne peuvent indiquer l’espèce, seulement affirmer qu’il s’agit à coup sûr d’un siphonophore, ce curieux groupe d’animaux chez qui les organes sont en fait des regroupements d’individus spécialisés mais indépendants. La partie avant est formée d’individus chargés de la natation. Derrière, la masse plissée et garnie de filaments regroupent des gastrozoïdes, qui capturent les proies. © Nautilus Live

Les siphonophores, des colonies ambulantes

Comme l’indique la biologiste commentant les images, il s’agit d’un siphonophore. Ce groupe d’animaux est classé parmi les cnidaires, aux côtés des méduses, des anémones de mer et des coraux. Ces animaux existent sous deux formes, celle de la méduse, mobile, et celle du polype, fixée. Les deux peuvent alterner dans le cycle de vie mais les siphonophores font mieux en faisant coexister les deux dans une même colonie.

Car cet être nageur n’est pas un animal au sens habituel du terme mais une colonie. Des individus indépendants et réunis autour d’un stolon, les zoïdes, se partagent les tâches. Les uns, plutôt méduses, assurent le mouvement et entraînent la colonie. Ce sont les nectophores. D’autres, plutôt polypes et nommés gastrozoïdes, capturent des proies avec leurs cellules urticantes réparties sur de longs filaments pêcheurs. La reproduction sexuée est assurée par une autre catégorie d’individus, les gonozoïdes.

 

Les zoïdes (ici, les gastrozoïdes pêcheurs) s'accrochent sur une tige centrale, le stolon. On remarque, par leur couleur plus claire, des individus luminescents, un savoir-faire connu chez d'autres siphonophores. © Nautilus Live

Les zoïdes (ici, les gastrozoïdes pêcheurs) s’accrochent sur une tige centrale, le stolon. On remarque, par leur couleur plus claire, des individus luminescents, un savoir-faire connu chez d’autres siphonophores. © Nautilus Live

Les siphonophores font partie du plancton

Tous ces zoïdes ne se sont pas rencontrés par hasard. Ils sont nés par bourgeonnement d’un premier individu et ils possèdent donc le même génome. Chacun s’est ensuite fortement spécialisé et, s’il est indépendant, n’en est pas pour autant autonome. S’il quittait la colonie, il ne survivrait pas. Cette organisation ressemble à celle des animaux avec des cellules spécialisées réunies en organes mais elle est l’aboutissement d’un chemin différent de l’évolution.

Pour voir et comprendre ces animaux des plus originaux, on peut se tourner vers Christian Sardet, biologiste spécialiste (et passionné) du plancton qui a réalisé une galerie pour Futura-Sciences et qui nourrit les Chroniques du plancton sur le Web. Rappelons que le terme planctondésigne tous les organismes qui ne nagent pas suffisamment puissamment pour surmonter les courants et se déplacent avec eux. Les siphonophores en font donc partie.

Dans ce groupe de cnidaires (qui appartient à la classe des hydrozoaires), on rencontre des célébrités, comme la très venimeuse physalie (dont le flotteur lui permet de rester en surface) et l’organisme vivant le plus long du monde, Praya dubia, qui peut dépasser 40 m. Comme le prouve cette rencontre inopinée, bien des espèces restent à décrire.

http://www.futura-sciences.com

Certains paysages ou phénomènes météorologiques semblent irréels


La nature est maître en art et il est difficile d’être à la hauteur devant toute cette beauté offerte à nos yeux. La nature nous réserve souvent des spectacles fabuleux si on prend le temps de la regarder. Certains paysages ou phénomènes météorologiques semblent irréels et grâce à la technologie, nous pouvons voir la beauté de la Terre partout dans le monde
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Certains paysages ou phénomènes météorologiques semblent irréels

1-UN SPECTACLE MAGIQUE SUR L’ÎLE VAADHOO GRÂCE AU PLANCTON BIOLUMINESCENT

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IMGUR / XENOF

2-DES COLONNES DE BASALTE DE LA CHAUSSÉE DES GÉANTS EN IRLANDE DU NORD

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HOTEL CLUB

3-UN MAGNIFIQUE NUAGE EN FORME D’OURSON

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TWITTER / @CEREALSOCHIN

4-CES ÉTRANGES FORMATIONS SOUS-MARINES SONT L’ŒUVRE D’UN POISSON-GLOBE CHERCHANT AINSI À ATTIRER UN PARTENAIRE

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CONSCIOUS LIFE NEWS

5-SUR L’ÎLE CHRISTMAS, PRÈS DE LA CÔTE AUSTRALIENNE, LES CRABES ROUGES SE REJOIGNENT À L’ÉPOQUE DES MIGRATIONS

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THOUSAND WONDERS

6-LA FOUDRE DE CATATUMBO EST UN PHÉNOMÈNE MÉTÉOROLOGIQUE IMPRESSIONNANT LOCALISÉ AU VENEZUELA

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NEAT NATURE

7-AU TURKMÉNISTAN, LA PORTE DE L’ENFER C’EST CE CHAMP DE GAZ QUI S’EST EFFONDRÉ ET BRÛLE DEPUIS PRÈS DE 50 ANS

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WIKIPEDIA / FLYDIME

8-DES BULLES DE GAZ NATUREL PRISONNIÈRES DES GLACES

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REDDIT / MIND_VIRUS

9-CE LAC SE TROUVE EN TANZANIE ET ON Y A RECENSÉ PRÈS DE 2.5 MILLIONS DE FLAMANDS ROSES

5

BRITISH BIRD LOVERS

10-EN ANGLAIS, LORSQUE PLUS DE 50.000 OISEAUX VOLENT ENSEMBLE, ON APPELLE ÇA «MURMURATION»

7

TAUBERT CONTEMPORARY / ALAIN DELORME

11-ON PENSE QUE CE GIGANTESQUE TROU BLEU PRÈS DE LA CÔTE DU BELIZE S’EST FORMÉ À CAUSE D’UN GLACIER PRÉHISTORIQUE

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TWISTED SIFTER

12-UN LAC QUI SEMBLE TROUÉ AU CANADA

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AMUSING PLANET

13-D’ÉTRANGES CERCLES APPARAISSENT DANS PLUSIEURS PAYS AFRICAINS LAISSANT LES SCIENTIFIQUES STUPÉFAITS

8

INHABITAT

14-UN ORAGE VOLCANIQUE DANS TOUTE SA SPLENDEUR

TWITTER / @JUVENALSV

15-CES COLONNES DE LUMIÈRES SONT EN FAIT COMPOSÉES DE CRISTAUX SUSPENDUS DANS L’AIR ET REFLÉTANT LA LUMIÈRE

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MNN

16-CES FLEURS DE GLACE SONT TELLEMENT POÉTIQUES

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DEEP SEA NEWS

http://incroyable.co

L’oiseau de mer qui aime l’odeur du plastique


Les scientifiques pensent que les oiseaux de mer qui se nourrissent de plastique ne sont pas attirer par la vision, mais l’odeur qui ressemblerait au plancton
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L’oiseau de mer qui aime l’odeur du plastique

 

Une sterne (photo Wikipedia Commons)

(Agence Science-Presse) Pourquoi les oiseaux de mer avalent-ils autant de plastique? Peut-être parce que ça sent bon.

Étonnamment en effet, un bouchon de plastique, après quelques jours en mer, va dégager une odeur similaire au plancton —assez, du moins, pour attirer l’attention de l’oiseau de mer. L’odeur provient des algues qui « colonisent » les objets en question.

Si cette conclusion se confirme, elle ira à l’encontre d’une croyance répandue, selon laquelle les oiseaux repèrent plutôt ces objets grâce à leurs couleurs vives. Or, les biologistes en doutent, tant ces oiseaux s’orientent beaucoup plus par leur odorat que par leur vision.

S’appuyant sur les chimistes, qui savent que l’odeur en question est celle du sulfure de diméthyle (DMS), le biologiste Matthew Savoca s’est penché sur les oiseaux de mer que l’on sait depuis peu être les plus susceptibles d’avoir l’estomac rempli d’objets de plastique —et il a constaté qu’ils sont aussi les plus susceptibles de sentir le DMS. Une expérience en mer consistant à accrocher des centaines d’objets de plastique à un filet, pour les récupérer trois semaines plus tard, a permis aussi de confirmer en laboratoire que ces objets, ou plus exactement les micro-algues qui s’y sont accrochées, dégagent une certaine quantité de DMS. L’étude est parue le 9 novembre dans la revue Science Advances.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Le bruit humain bouleverse toute la chaîne de vie océanique


La pollution sonore causé par l’être humain sur l’océan Pacifique peut s’entendre jusqu’a 10,999 mètre de profond, cela affecte plus d’espèces marines que l’on croit, par exemple : des poulpe, calmar, coquillage, poissons etc .. Le bruit peut même être la cause de l’échouage de troupeau entier
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Le bruit humain bouleverse toute la chaîne de vie océanique

 

En 2002, un échouage de baleines-pilotes sur une plage du Massachusetts. © JOHN MOTTERN / AFP

En 2002, un échouage de baleines-pilotes sur une plage du Massachusetts. © JOHN MOTTERN / AFP

Par Sylvie Rouat

Des grands mammifères marins au zooplancton, toute la vie océanique est aujourd’hui affectée par la pollution sonore liée aux activités humaines.

CACOPHONIE. Le « Monde du silence » est de plus en plus cacophonique. Jusque dans le lieu océanique le plus profond du monde, le « Challenger Deep » à 10.900 mètres sous la surface de l’océan Pacifique dans la fosse des Mariannes, les capteurs enregistrent le vrombissement de bateaux croisant à plus de 10 km de là ! C’est l’expérience qu’a mené l’océanographe américain Robert Dziak, de la NOAA (US National Oceanic and Atmospheric Administration), en descendant un hydrophone de céramique inséré dans une coque de titane jusqu’au fin fond de la fosse la plus profonde du monde où s’exerce une pression de près de 1.114 fois la pression atmosphérique. Là, 23 jours durant, en juillet 2015, il a enregistré les sons qui résonnent jusque dans les endroits les plus reculés du globe.

Échouage massif de calmars géants

De fait, à mesure que les océans s’acidifient, le son se propage plus vite, plus loin. Et cette nouvelle pollution affecte directement la vie sous-marine. Le 10 mars 2016 étaient réunis à Paris divers acteurs du monde maritime pour débattre de ce  phénomène récemment découvert. C’est en 2001 en effet que, à la suite d’une étude géophysique réalisée au large des Asturies, en Espagne, s’est produit un échouage massif de calmars géants. L’étude du troupeau d’animaux morts a permis de découvrir une lésion de leur organe sensoriel, découverte qui a conforté l’hypothèse de cause à effet, entre l’utilisation des canons à air des géophysiciens et la désorientation des animaux.

« En 2008, nous avons recréé cette même situation en laboratoire, explique Michel André, directeur du Laboratoire d’Applications Bioacoustiques (LAB), en Catalogne. En utilisant des ondes acoustiques entre 50 et 400 hertz, nous avons mis en évidence que le bruit traumatise les organes d’équilibre des poissons. Mais il est difficile encore de déterminer les seuils de souffrance des espèces. La découverte des impacts de la pollution sonore sur les espèces est très récente. »

D’ores et déjà, les expériences ont montré qu’une baleine peut souffrir jusqu’à 2.000 mètres de la source d’émission !

© NOAA

Le problème du seuil acceptable des bruits en milieu marin est d’une incroyable complexité. Sur Terre, c’est simple : les sonomètres sont calibrés pour l’oreille humaine, notre espèce étant prise comme unique référence. Mais nos organes auditifs ne sont pas adaptés au monde sous-marin : ce que nous qualifions de « Monde du silence » est en réalité un brouhaha sonore permanent pour les cétacés et bien d’autres espèces. Quelles sont les espèces indicatives des niveaux de bruit acceptables ? Les baleines et dauphins – mammifères marins – se sont montrés depuis longtemps sensibles aux perturbations sonores qui entraînent des échouages d’individus isolés ou de troupeaux entiers.

« Le problème, note Michel André, c’est que le groupe des cétacés compte 80 espèces, qui communiquent avec des répertoires sonores variés et des comportements propres. De plus, au sein d’une même espèce ce répertoire est modulé en fonction de l’activité de l’animal – repos, chasse, reproduction… Il est difficile alors de comprendre leurs limites de sensibilité. »

Même les poissons dépourvus d’organe auditif souffrent

Parmi les poissons, certains communiquent également avec les sons, alors que d’autres n’en ont pas la possibilité, n’étant pas dotés d’organe auditif. Depuis 2011, le LAB suit ces espèces sourdes mais dotées d’organes sensoriels nécessaires à leur équilibre et leurs déplacements. Organes qui ont précisément des structures similaires aux organes auditifs. Le résultat des études montre qu’un traumatisme sonore affecte également ces organes. Dès lors, les animaux ne peuvent plus nager, se reproduire, etc. Ils deviennent des proies faciles et meurent en quelques jours. Au final, toute la chaîne alimentaire marine est en réalité touchée par la pollution sonore, des grands prédateurs au plancton :

« Notre travail sur les larves du zooplancton a montré des traumatismes similaires, alerte Michel André.Affectées par des niveaux sonores trop élevés, les larves ne grandissent plus… »

Au final, la pollution sonore affecte tout autant mammifères et poissons qu’invertébrés sourds, grands prédateurs comme minuscule plancton. La chaîne entière de la vie océanique souffre du tintamarre humain, qui empêche communications et sensations vitales.

Pour chaque espèce, il s’agit maintenant de comprendre quel est le niveau le plus dangereux à court et long terme » – Michel André, directeur du Laboratoire d’Applications Bioacoustiques.

Un véritable défi pour les biologistes marins. Car là encore, la diversité des organismes complique le travail : les coquillages, fixes, les seiches et les poulpes, lents, sont exposés plus longtemps au bruit – et souffrent donc plus fortement – que les crustacés véloces qui s’éloignent rapidement de la source de nuisance… Et puis il y a ceux qui s’adaptent. Les cachalots, par exemple, qui accompagnent de près les études géophysiques, au grand étonnement des prospecteurs. Ces expéditions utilisent des canons à air qui produisent un cône de bruit à l’intérieur duquel tout animal est condamné à mort. Toutefois, hors du faisceau le traumatisme n’est pas forcément mortel. Des prospecteurs s’étonnaient de voir de nombreux cachalots tourner autour de leur navire. En fait, ceux-ci guettent leurs proies naturelles, les calmars géants, affaiblis au sein du cône et devenus proies aisées. Cet exemple montre que l’activité humaine à déjà modifié certains comportements animaux.

Le bon équilibre écologique des mers est ainsi étroitement lié à une bonne gestion du bruit humain, tandis que se déploient de par le monde de grands champs d’éoliennes et que s’intensifie le trafic maritime même dans l’océan arctique. Dans cette perspective, le LAB installe dans tous les océans des stations acoustiques.

Une centaine de ces capteurs a déjà été positionnée, « mais c’est très insuffisant, note Michel André. Car le son est une donnée variable, se modulant différemment en fonction des conditions de température, salinité, pression, composition du milieu ».

Une source de bruit en Antarctique n’a de fait pas le même impact sur les espèces que dans les mers tropicales. La découverte de cette pollution sonore jusqu’à peu inconnue entraîne la création d’un nouveau domaine scientifique où tout reste à faire.

http://www.sciencesetavenir.fr/