Le Saviez-Vous ► 12 taches et lésions sur votre corps, à prendre au sérieux


Que ce soit sur la peau, les yeux, les ongles, les dents, les taches sur la peau peuvent nous renseigner sur notre état de santé. Encore une fois, ce n’est que le médecin qui peut porter un diagnostique.
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12 taches et lésions sur votre corps, à prendre au sérieux


Signe inquiétant du corps : une rougeur en forme de cible.

«Mieux vaut prévenir que guérir» est un proverbe qui s’adapte à de nombreuses situations. Et surtout quand il est question de santé : si vous remarquez l’une de ces 12 choses sur votre corps, appelez votre médecin.


Si votre corps présente des changements, consultez votre médecin.GREJAK/SHUTTERSTOCK

C’est toujours une bonne idée de consulter votre médecin

Votre peau en dit long sur votre état de santé. Des changements allant des bosses aux décolorations sont souvent un symptôme d’une maladie sous-jacente.

Ce peut être une simple carence alimentaire ou, dans certains cas, quelque chose de plus sérieux: le diabète, une maladie du cœur ou une maladie auto-immune, l’arthrite ou même un cancer. Il est donc important de rester à l’affût de tout changement dans ou sur votre corps.

Votre médecin vous aidera à exclure d’autres maladies ou problèmes de santé. Si vous remarquez l’une des manifestations suivantes, il est temps de prendre rendez-vous.

Signe inquiétant du corps : des grains de beauté nouveaux ou changeants.DOLORES GIRALDEZ ALONSO/SHUTTERSTOCK

Des marques ou des grains de beauté nouveaux ou changeants

Lorsqu’il s’agit de grains de beauté nouveaux ou changeants ou encore d’autres marques sur le corps, vérifiez l’ABCDE du mélanome, conseille la Dre Natalie Yin, professeure adjointe en dermatologie au Columbia University Medical Center.

  • A pour asymétrie;
  • B pour bords (irréguliers ou mal définis);
  • C pour couleur (plus d’une couleur est préoccupant);
  • D pour diamètre (les lésions plus grandes nécessitent un examen);
  • E pour évolution (des lésions qui changent avec le temps).

Les plaies qui ne guérissent pas et les nouveaux grains de beauté qui apparaissent plus tard dans la vie constituent d’autres marques corporelles préoccupantes pouvant être le signe d’un cancer de la peau.

« Les patients devraient consulter leur dermatologue le plus rapidement possible s’ils remarquent des taches inquiétantes sur leur corps », affirme-t-elle.

Signe inquiétant du corps : des bosses en tous genres.ANDREY_POPOV/SHUTTERSTOCK

Des bosses en tous genres

La règle est que vous devriez vous occuper de tout changement ou lésion suspecte que vous remarquez sur votre corps, particulièrement les bosses, selon la Dre Nesochi Okeke-Igbokwe, médecin spécialiste de la santé.

« Tout grain de beauté, bosse ou lésion nouveau ou changeant que vous trouvez sur votre corps devrait être examiné immédiatement par un médecin. C’est important de vérifier ces lésions, car si elles se révèlent cancéreuses, une détection et un traitement précoces peuvent faire une énorme différence quant au résultat », déclare-t-elle.

Signe inquiétant du corps : une ligne sombre sur les ongles.OLIVERCH/SHUTTERSTOCK

Une ligne sombre sur les ongles

Les ongles peuvent en dire aussi long que la peau sur votre état de santé. Bien que certaines lésions puissent être attribuables à une simple carence alimentaire ou à l’hérédité, il en existe de plus graves. Par exemple, des lignes brun foncé ou noires traversant l’ongle peuvent être le signe d’un mélanome de l’ongle ou d’un mélanome sous-unguéal. Il survient sous l’ongle et affecte seulement 0,7 à 3,5 % des personnes ayant un mélanome.

Selon l’American Academy of Dermatology, d’autres marques sur votre ongle pourraient également être le signe d’un mélanome, incluant de la peau foncée autour de l’ongle, du sang et des fissures dans l’ongle.

Signe inquiétant du corps : des taches blanches sur les ongles.STANISLAV71/SHUTTERSTOCK

Des taches blanches sur les ongles

Il existe deux types de taches blanches : la « leuconychie totale » (des taches sur l’ongle lui-même) et la « leuconychie apparente » (des taches qui semblent se trouver sur l’ongle, mais qui sont en fait sur la peau sous l’ongle).

La leuconychie totale pourrait être le symptôme d’un empoisonnement à l’arsenic ou à un métal lourd, bien que ce soit plutôt rare. Voyez ces choses dangereuses que vous mangez sans le savoir. La leuconychie apparente, pour sa part, peut être due à des problèmes rénaux, hépatiques ou cardiaques. Faites le test en appuyant sur l’ongle : si les taches blanches demeurent, cela signifie qu’elles sont sur l’ongle lui-même et qu’il n’y a généralement pas lieu de s’inquiéter. Cela arrive parfois en se frappant le doigt contre une porte.

Si les taches blanches disparaissent ou changent de couleur, cela vient alors de la peau du lit de l’ongle et pourrait signifier un problème de santé plus grave, explique la Dre Ivy Lee, dermatologue à Pasadena, en Californie, et professeure clinique adjointe en dermatologie à l’Université de la Californie à Los Angeles (UCLA).

Signe inquiétant du corps : des trous dans les ongles.SERGEY PRIVALOV/SHUTTERSTOCK

Des trous dans les ongles

On retrouve habituellement des creux ou des trous dans les ongles des doigts plutôt que des pieds. Un traumatisme, la perte des cheveux ou le psoriasis des ongles pourrait être la cause de ces trous, déclare la Dre Shari Lipner, dermatologue au New York-Presbyterian and Weill Cornell Medicine.

Les patients qui souffrent de psoriasis des ongles peuvent également souffrir d’arthrite ou d’une inflammation

Signe inquiétant du corps : des taches sur les dents.DARAC/SHUTTERSTOCK

Des taches sur les dents

Si vous remarquez des taches blanches, jaunes ou brunes sur vos dents qui ne peuvent être attribuables au café, au thé ou à la cigarette, elles pourraient être le signe de la maladie cœliaque.

Cette maladie auto-immune est une réaction au gluten, une protéine contenue dans le blé, le seigle et l’orge, qui entraîne des dommages à l’estomac et des problèmes d’absorption des nutriments.

Le calcium, qui fait partie de ces nutriments, joue un rôle important dans une saine dentition.

 « On constate ces symptômes chez 40 à 50 % des nouveaux patients cœliaques pédiatriques comparativement à 6 % chez les personnes en santé », déclare la Dre Hilary Jericho, spécialiste en gastro-entérologie pédiatrique à l’Université de Chicago

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Signe inquiétant du corps : des taches sur le cou.JAJAM_E/SHUTTERSTOCK

Des taches sur le cou

Des taches sur le cou ressemblant à de la saleté pourraient être une éruption d’acanthosis nigricans indiquant qu’un patient souffre de diabète ou d’insulinorésistance, selon la Dre Shari Lipner. Cette éruption est peut-être causée par un problème endocrinien sous-jacent, comme la maladie thyroïdienne ou le syndrome des ovaires polykystiques. Ou encore par un problème surrénal, explique-t-elle.

En outre, dans de rares cas, ce pourrait être la manifestation d’un cancer sous-jacent dans l’estomac, le côlon ou le foie.

« C’est aussi plus courant chez les personnes obèses et chez qui c’est héréditaire. Il est donc important de consulter un dermatologue qui pourra établir un diagnostic et préparer le patient à la possibilité de problèmes sous-jacents. »

Bien que cette éruption puisse être causée par la simple prise de médicaments comme la pilule contraceptive ou l’acide nicotinique, c’est tout de même une bonne idée d’en parler à votre médecin.

Signe inquiétant du corps : une peau ressemblant à une peau d’orange.BUDIMIR JEVTIC/SHUTTERSTOCK

Une peau ressemblant à une peau d’orange

Des capitons dans la peau qui la font ressembler à une peau d’orange pourraient être causés par différents problèmes de santé, dont un cancer inflammatoire du sein provoquant de la rougeur et de l’enflure, selon Dre Lipner. La même réaction cutanée est courante sur les bras et les jambes des personnes souffrant d’un diabète incontrôlable. Votre médecin sera en mesure de vous examiner et d’établir le bon diagnostic.

Signe inquiétant du corps : l'apparition excessive de bleus.THARNAPOOM VORANAVIN/SHUTTERSTOCK

L’apparition excessive de bleus

Si des bleus peuvent apparaître en raison d’une perte de poids naturelle, de la prise de médicaments ou même de l’application de stéroïdes topiques, d’autres raisons expliquant l’apparition excessive de bleus sont plus préoccupantes.

Selon les Cancer Treatment Centers of America, des bleus inexplicables pourraient notamment être un symptôme précoce de leucémie. Avec le temps, la leucémie diminue la capacité du sang à transporter l’oxygène et à coaguler, ce qui peut provoquer des bleus. Il est aussi possible qu’une carence en vitamine C ou une numération faible ou anormale des globules puisse causer l’apparition excessive de bleus, explique Dre Lipner.

Signe inquiétant du corps : des taches sur les paumes.DC_APERTURE/SHUTTERSTOCK

Des taches sur les paumes

Il existe de nombreuses causes aux taches rouges sur les paumes, et certaines sont plus graves que d’autres. Ces taches peuvent se manifester chez des personnes vivant avec un état inflammatoire comme l’eczéma ou le psoriasis, ou souffrant de maladies infectieuses comme la dermatophytose, la syphilis, ou des virus, déclare Dre Lipner. Les autres causes incluent la maladie hépatique, la maladie endocrinienne et l’arthrite rhumatoïde.

Signe inquiétant du corps : des taches récurrentes de sang dans l’œil.895_THE_STUDIO/SHUTTERSTOCK

Des taches récurrentes de sang dans l’œil

Bien qu’elle soit alarmante à voir, une hémorragie sous-conjonctivale – un vaisseau sanguin qui éclate dans l’œil – est habituellement sans danger et disparaît en environ deux semaines, selon la clinique Mayo.

Cela dit, les hémorragies récurrentes sont fréquentes chez les personnes souffrant d’hypertension ou de diabète, affirme l’American Heart Association.

Signe inquiétant du corps : une rougeur en forme de cible.ANASTASIAKOPA/SHUTTERSTOCK

Une rougeur en forme de cible

La maladie de Lyme peut causer une rougeur en forme de cible, soit un cercle rouge et un autre grand cercle avec une zone de peau de couleur normale entre les deux, explique Dre Lipner. La maladie de Lyme s’attrape par une bactérie transmise par une tique. Si vous remarquez pareille rougeur sur votre corps, faites aussi attention à la fièvre et à la fatigue.

Non traitée, cette maladie peut affecter le cœur, le cerveau et les articulations, ajoute-t-elle. D’autres rougeurs pouvant lui ressembler sont en fait des piqûres de moustiques ou d’insectes, de l’urticaire ou la teigne. Votre dermatologue pourra vous faire un test sanguin, une biopsie de la peau ou un grattage cutané pour en découvrir la véritable cause.


https://www.selection.ca

Traiter des plaies avec une imprimante 3D


Les imprimantes 3D on évoluer d’une façon vraiment spectaculaire. En médecine, il est devenu un outil indispensable et en évolution. Avec l’imprimante 3D, ils pourront dans un proche avenir, il sera utilisé pour réparer des plaies qui sont difficiles à guérir. Juste le fait de créer avec cet appareil des structures organiques dans lesquels des cellules vivantes peuvent proliférer est un grand pas médical
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Traiter des plaies avec une imprimante 3D

Une vue rapprochée d'une tête de bio-impression de la peau

Une vue rapprochée d’une tête de bio-impression de la peau Photo: Wake Forest Institute for Regenerative Medicine

Renaud Manuguerra-Gagné

Une imprimante 3D capable d’appliquer des cellules de peau à même la surface du corps a été testée avec succès sur des souris et des porcs. Elle pourrait maintenant être utilisée sur des humains souffrant de plaies chroniques.

Reconstruire la peau humaine directement à la surface d’une lésion : l’image a plusieurs fois été utilisée dans différents films de science-fiction, mais pourrait bientôt rejoindre les rangs des technologies réelles grâce aux efforts de chercheurs américains à l’Institut de médecine régénératrice de Wake Forest, en Caroline du Nord.

Leur méthode nécessite l’utilisation d’une imprimante 3D, un appareil utilisé en recherche médicale depuis plusieurs années.

Initialement envisagée pour la production sur mesure de certains implants en plastique, l’impression 3D a depuis commencé à être utilisée pour créer des structures organiques dans lesquelles des cellules vivantes s’installent et prolifèrent.

En combinant certaines de ces « encres biologiques » avec des cellules du patient, les chercheurs croient qu’il serait possible de reconstruire la peau endommagée directement sur la blessure (Nouvelle fenêtre).

Quand la peau ne se répare plus

Lorsque notre peau est endommagée, les cellules qui forment les couches inférieures de notre épiderme migrent vers la lésion et se multiplient activement afin de refermer la plaie avec de la nouvelle peau.

Toutefois, certaines blessures traversent plusieurs couches de la peau, détruisant ainsi les cellules nécessaires à leur guérison.

Lorsque la cicatrisation ne se réalise pas dans un délai de quelques semaines, on dit que ces plaies sont chroniques. En dehors de certaines brûlures, on en trouve surtout chez des personnes diabétiques, des personnes ayant des ulcères ou chez des personnes longtemps hospitalisées et immobilisées.

En temps normal, il est possible de traiter ces lésions en effectuant des greffes de peau, mais lorsque ces plaies surviennent chez des gens âgés, il est parfois difficile de prélever de la peau sur le patient. Dans certains cas, il peut aussi être difficile de préparer la greffe de façon à couvrir adéquatement la lésion.

Un pansement personnalisé

L’idée d’utiliser l’impression 3D pour créer de la peau n’est pas nouvelle, mais les travaux réalisés dans cette étude diffèrent des méthodes précédentes par leur précision.

Dans tous les cas, l’impression de la peau doit commencer avec la récupération par biopsie des deux principaux types de cellules responsables de sa structure. Les premières sont les kératinocytes, ces cellules qu’on retrouve à la surface de la peau et qui produisent l’épiderme.

Les autres sont les fibroblastes, qui se trouvent dans plusieurs régions du corps et qui sont parmi les premières à arriver dans une région endommagée pour amorcer le processus de guérison. Elles produisent entre autres des matrices de collagène qui servent d’échafaudage à nos tissus.

Après avoir laissé se multiplier ces cellules en laboratoire, les chercheurs les combinent à différents hydrogels, qui serviront d’encre pour l’imprimante 3D.

Par la suite, les chercheurs analysent la topographie de la plaie grâce au système d’imagerie intégré à leur appareil. En utilisant cette information, l’imprimante saura où déposer chaque type cellulaire : les fibroblastes dans les régions plus profondes et les kératinocytes dans les couches supérieures.

Ils ont d’abord testé leur appareil sur des souris sans poils, puis sur des porcs. Dans les deux cas, la formation d’un épiderme neuf a été observée en deux semaines. Malgré cette rapidité, il faudra quand même de quatre à six semaines pour que la blessure se referme complètement.

Pour l’équipe, la prochaine étape est maintenant de tester l’appareil sur des humains.

Selon ces chercheurs, leur technologie pourrait éventuellement éliminer le besoin de greffes cutanées douloureuses pour les patients qui souffrent déjà de plaies ou de brûlures importantes.

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Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés


Un vieux remède refait surface pour aider les zones de conflits, de crises humanitaires ou les blessées sont difficiles d’accès. Des larves de mouches placées sur une plaie se nourrissent que de chairs mortes. Ces asticots sont des puissants antibactériens.
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Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés

 

Les asticots mangent des tissus et de la chair morts et contrôlent l'infection car leur crachat et leur salive agissent comme un désinfectant et favorisent la guérison.

Des asticots pour nourrir chiens et chats de compagnie ? Crédits : Wikipédia

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Le gouvernement britannique prévoit de favoriser la guérison des blessures de guerre en appliquant des larves de mouches directement sur les plaies. Plusieurs zones de conflits sont concernées, où les accès aux premiers soins restent limités.

C’est un vieux remède – certes, fort peu ragoûtant – mais redoutablement efficace. Les aborigènes australiens, par exemple, y sont habitués. Ces asticots étaient également parfois utilisés pendant la Première Guerre mondiale pour soigner les soldats blessés dans les tranchées. Depuis, les accès aux premiers soins se sont très largement démocratisés, mais il existe encore des zones de guerre, souvent reculées, au milieu desquelles le simple fait de soigner une plaie reste une entreprise compliquée. Pour endiguer le problème, le gouvernement britannique a décidé de puiser dans les vieilles ressources : les larves de mouches.

Un puissant antibactérien

Ces larves (mouches vertes) ont en effet le pouvoir de freiner la contamination des plaies en se nourrissant des tissus humains morts et en propageant leur salive antibactérienne. Ce traitement est inhabituel au premier abord, mais redoutablement efficace. Un budget d’un peu plus de 200 000 euros sera prochainement alloué dans le but de soigner les blessés de guerre en Syrie, au Yémen, ou encore dans le Sud-Soudan.

« Les victimes de conflits et de crises humanitaires meurent encore de blessures qui pourraient facilement être guéries grâce à un accès correct aux soins », explique en effet au Telegraph Penny Mordaunt, secrétaire d’État britannique au Développement international.

mouches larves

Des larves de mouches vertes seront bientôt utilisées en zones de guerre pour soigner les blessés. Crédits : Wikipédia

Jusqu’à 250 plaies soignées par jour

Pour ce faire, l’armée britannique demandera aux hôpitaux de campagne d’élever des larves directement sur place. Celles-ci, stérilisées dès la naissance puis incubées pendant quelques heures, pourront ensuite être envoyées dans les zones concernées pour soigner les plaies. Elles seront soit placées directement dessus pendant deux à quatre jours, soit dans des BioBags qui seront ensuite enveloppés autour de blessures. Ces larves – qui ne se nourrissent que de tissus morts, et non de chair encore saine – ne seront destinées qu’à un usage unique, et seront ensuite placées dans des contenants cliniques après chaque utilisation pour éviter tout risque d’infection.

D’ici un an, les responsables du projet espèrent que suffisamment de larves pourront être élevées pour traiter jusqu’à 250 plaies par jour. Ces asticots peuvent de plus être utilisés pour traiter de nombreuses blessures, des brûlures aux plaies par balles. À terme, les autorités britanniques envisagent également de permettre aux communautés les plus isolées d’élever elles-mêmes leurs propres larves dans le but de panser d’éventuelles blessures.

https://sciencepost.fr//

Il est désormais possible de guérir une blessure grâce à un laser !


Si dr McCoy alias Bones de Star Trek revenait en 2018 (point de vu fictif bien sûr ) il se dirait peut-être que les scientifiques sont sur la bonne voie pour réparer des blessures grâce a un pistolet laser bien spécial
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Il est désormais possible de guérir une blessure grâce à un laser !

 

 

Crédits : Advanced Functional Materials / Arizona State University

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Non, nous ne sommes pas dans Star Trek, mais des chercheurs américains ont bel et bien mis au point une sorte de pistolet laser contenant un biopolymère capable de réparer les plaies. Il s’agit donc d’une alternative à la méthode classique ayant recours au fil et à l’aiguille !

Une méthode inédite de réparation des plaies

Le « régénérateur dermique » de la série à succès Star Trek : nouvelle génération semble être devenu réalité. Dans la fiction, il est question d’un pistolet laser réparant instantanément les blessures. Qu’en est-il de la réalité ?

Dans leur publication du 5 septembre 2018 dans la revue Advanced Functional Materials, les chercheurs de l’Arizona State University (États-Unis) expliquent une nouvelle méthode pour réparer les plaies. Si actuellement, ces dernières sont refermées à l’aide de points de sutures ou d’agrafes, les scientifiques évoquent un nanomatériau activé au laser à base de fibroïne, les protéines de structure des cocons de vers à soie ! Le but est d’éviter les désagréments des méthodes classiques, à savoir une cicatrisation plus lente et des marques laissées sur le corps.

Comment marche le dispositif ?

Le pistolet laser mis au point par les chercheurs a pour but de favoriser la pénétration de la fibroïne dans les tissus. Le souci réside dans le fait qu’en dessous de la fréquence de 600 nm, la lumière ne pénètre pas assez profondément dans l’épiderme, à savoir seulement un millimètre. En ce qui concerne l’infrarouge capable de pénétrer jusqu’à 5 mm, celui-ci n’est pas assez efficace. Il incombe donc de monter la puissance du laser, mais le risque de brûlure augmente alors en conséquence.

Les meneurs de l’étude ont eu l’idée d’ajouter des nanoparticules d’or à la fibroïne. Ainsi, lorsque la lumière laser rencontre l’or, ce dernier concentre la chaleur et permet la formation d’une liaison solide entre la fibroïne et les protéines de collagène de la peau ! Des tests ont été pratiqués sur des souris ainsi qu’un intestin de porc, et l’efficacité serait 7 fois plus importante que les méthodes traditionnelles, avec en bonus une suture 40 % plus élastique.

Les chercheurs indiquent que le procédé permettant d’utiliser des fréquences de 800 nanomètres sans risques offrira de nombreuses possibilités. Citons par exemple le fait de réparer des vaisseaux sanguins et des nerfs, souvent difficiles d’accès et prenant beaucoup de temps pour se régénérer.

Sources : Phys.OrgFutura Sciences

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► À quoi peuvent bien servir les mouches ?


Les mouches que l’on chasse de la main, ou muni d’une tapette à mouche, sont probablement vu par la plupart d’entre nous des insectes nuisibles. Pourtant, leurs présences sont importantes que ce soit dans les enquêtes criminelles, pour guérir des plaies, pour la pollinisation ne sont que quelques exemples de leur utilité
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À quoi peuvent bien servir les mouches ?

 

Crédits : tuhinkhamaru740/Pixabay

Chercher une réponse à cette question c’est se retrouver confronté à un nombre important d’articles pour lutter contre ces bestioles. Effectivement, les mouches agacent et nous souhaitons bien souvent en venir à bout à coup de tapette, de papiers tue-mouches, de mains agiles ou encore, d’insecticides. Mais, finalement, auraient-elles un autre objectif que celui de nous irriter ? Figurez-vous qu’elles sont plus utiles que nous l’imaginions…

Saviez-vous que les diptères (mouches, moucherons et autres taons) ne représentent pas moins de 15 à 20 % des espèces présentes sur notre planète ? Un chiffre d’autant plus stupéfiant que nous, mammifères, ne correspondons qu’à à peine un et demi pour cent des espèces terrestres. Alors, si les mouches ont une réelle utilité dans ce monde, leur nombre aurait de quoi nous satisfaire.

Les mouches, ces pollinisateurs méconnus

La disparition des abeilles que nous observons ces dernières années est éminemment inquiétante. La recherche d’autres pollinisateurs devient alors une préoccupation de taille. Et vous serez peut-être surpris par ces résultats, car les mouches apparaissent comme l’un des principaux pollinisateurs, notamment en hautes altitudes et dans la zone arctique.

Une aide médicale insoupçonnée

Et ce n’est pas tout ! Il existe des mouches qui ne se nourrissent que de tissus nécrosés, dont quelques mouches vertes. Ces dernières étaient utilisées dans certaines civilisations pour éviter la gangrène. Une méthode qui a été redécouverte pendant la Seconde Guerre mondiale. Les larves de mouches, lucilia sericata, se révèlent être de belles solutions pour nettoyer une plaie.

Toujours dans le domaine médical, les drosophiles (lesdites « mouches du vinaigre ») sont particulièrement utiles aux généticiens. Elles sont utilisées comme cobayes et ont d’ailleurs permis la confection du viagra.

 Quant aux dolicopodidae, elles servent d’indicateurs de la qualité d’un milieu naturel grâce à leur fuite des endroits pollués.

Par ailleurs, les calliphora viscina sont celles qui permettent aux enquêteurs de police d’estimer le moment du décès d’un individu grâce à la ponte d’œufs et de larves qui subvient dans les 48 heures après la mort.

Des détecteurs de truffes

Enfin, elles sont également profitables aux amateurs de truffes. Les mouches dites truffières, sont sollicitées dans le Périgord pour dégoter des truffes. Il s’agit de mouches qui déposent leurs larves dans ces tubercules alors, il suffit de les traquer pour mettre la main sur ces champignons.

Maintenant vous le savez, les mouches ne sont pas que ces insectes sournois aux pattes velues qui s’amusent à nous tourner autour, elles servent aussi de multiples causes, et pas des moindres ! Indices pour la police criminelle, repères pour la qualité environnementale, cicatrisantes, cobayes, truffières, elles sont aussi pollinisatrices ! Que de vertus pour un insecte que l’on cherchait à exterminer à tout prix…

Sources : Arte.tv ; çaminteresse.com ; swissinfo

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Pourquoi ça démange encore plus quand on se gratte ?


Attention, cette lecture risque de provoquer des démangeaisons ! Les plaies qui guérissent, les piqûres d’insecte ont la fâcheuse tendance à provoquer un grattage démesuré jusqu’à la douleur. Le problème, c’est que la sérotonine qui s’étend du cerveau vers la moelle épinière et neurones sensibles à la douleur peut influencer la démangeaison. Quand le corps répond aux signaux de la douleur, la réponse s’en suite en intensifiant la démangeaison
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Pourquoi ça démange encore plus quand on se gratte ?

 

Avoir envie de se gratter

Lorsqu’on se gratte, on remplace la démangeaison par une très légère sensation de douleur qui provoque une libération de sérotonine par le cerveau dans le corps.

© MARIA FUCHS/CULTURA CREATIVE/AFP

Par Lise Loumé et Hugo Jalinière

Pourquoi ça vous démange encore plus quand vous vous grattez ?

Plaie qui démange, piqûre d’insecte : peu importe la raison pour laquelle on a envie de se gratter, se retenir demande un effort très difficile. Et plus on se gratte, plus ça gratte (au même endroit ou ailleurs), jusqu’à en devenir douloureux. Un véritable cercle vicieux expliqué au niveau moléculaire par des chercheurs américains en 2014. Ces derniers ont mené des travaux sur des souris qui leur ont permis de conclure que lorsqu’on se gratte, on remplace la démangeaison par une très légère sensation de douleur qui provoque une libération de sérotonine par le cerveau dans le corps. En supplantant la démangeaison, cette sensation parait donc agréable, alors même qu’il s’agit en fait d’une douleur, même si celle-ci est infime. Le problème, c’est qu’à force de se gratter, cette sensation va s’intensifier et révéler ainsi sa vraie nature : une brûlure douloureuse !

Deux cibles thérapeutiques potentielles

« Alors que la sérotonine se propage du cerveau vers la moelle épinière, nous avons trouvé que l’élément chimique pouvait ‘dérailler’ et passer des neurones sensibles à la douleur aux cellules nerveuses qui peuvent influencer l’intensité de la démangeaison », expliquait à l’époque Zhou-Feng Chen, le directeur du Centre d’étude de la démangeaison (université de Washington) à l’origine de l’étude.

« Le fait de se gratter peut atténuer la démangeaison en la remplaçant par une légère douleur,explique le Dr Chen. Mais lorsque le corps répond aux signaux de la douleur, cette réponse intensifie encore plus la démangeaison. »

Pour autant, bloquer tout simplement la sécrétion de sérotonine pour se débarrasser des démangeaisons n’est pas une option, car elle est essentielle à la croissance et au métabolisme osseux et joue un rôle de régulateur sanguin qui aide par ailleurs à gérer la douleur.

En 2016, une autre équipe de recherche américaine découvre deux cibles thérapeutiques potentielles : les protéines TRPV4 et ERK, impliquées dans l’envie de se gratter. Quand la première, présente dans la couche supérieure du derme, s’active (sous l’effet en particulier de plaies et de piqûres), elle conduit les cellules de la peau à libérer une molécule appelée « endothéline-1 », impliquée dans les sensations de douleur et de démangeaisons. Cette activation déclenche également un flot de calcium dans la cellule, ce qui active une autre protéine appelée ERK. A l’époque, les chercheurs ont déclaré qu’ils étaient parvenus à mettre au point une pommade bloquant TRPV4 et ERK (donc l’envie de se gratter) efficace chez la souris et qu’ils envisageaient de l’adapter à l’homme. En attendant, reste la meilleure solution, celle qui ne plaît à personne : quand ça vous démange, évitez tout simplement de vous gratter !

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Le baume à lèvres EOS causerait des blessures


Ce baume à lèvres en particulier est très en demande probablement par sa forme qui le distingue des autres. Il semble qu’il ne soit pas sans danger de l’utiliser
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Le baume à lèvres EOS causerait des blessures

 

Les baumes à lèvres EOS sont peut-être moins efficaces qu’on le pense.

Selon ce que rapporte Buzzfeed, une poursuite serait en cours contre la marque, après que plusieurs consommateurs aient soutenu avoir été blessés par le baume.

Le baume à lèvres populaire, vendu en pharmacies, aurait non seulement aggravé la sécheresse des lèvres chez plusieurs utilisateurs, mais aussi causé des blessures, des réactions allergiques et des plaies.

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D’après Buzzfeed, c’est loin d’être la première fois que le produit entraîne des réactions chez les clients. La blogueuse Monica Loves Makeup avait raconté sa mésaventure avec le baume sur son site, indiquant qu’il lui avait fallu un bon « mois ou deux » pour guérir complètement ses blessures.

Plusieurs victimes des baumes se sont aussi tournées vers la page Facebook du produit pour les dénoncer.

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N’utilisez jamais ces baumes!! Je les utilisais tout le temps l’automne dernier parce que mes lèvres étaient craquées, mais ça les a seulement rendues pires. Si vous utilisez quoi que ce soit contre les lèvres sèches, utilisez de la Vaseline.

J’ai celui médicamenteux à la tangerine, mes lèvres étaient belles au début. Après un moment, mes lèvres ont commencé à s’assécher. Je préfère le Chapstick ou le Burt’s Bees.

http://quebec.huffingtonpost.ca/