Le sable de chaque plage a sa propre signature sonore, ce qui permet de déterminer sa provenance exacte


Grâce à la technologie, il est possible de détecter la signature sonore du sable de chaque plage à travers le monde. Cela peut donc aider a trouver du sable vendu illégalement. Car le sable, est rendu un matériau qui sera bientôt en pénurie. En plus, cela pourrait être utile en médico-légales.
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Le sable de chaque plage a sa propre signature sonore, ce qui permet de déterminer sa provenance exacte


Jonathan Paiano

Pour un oeil non entraîné, tous les sables de plage (pour autant que ce soit le même type, par exemple du sable fin) se ressemblent fortement, mais ils contiennent pourtant des produits chimiques carbonatés différents dans chaque cas, laissés par les coquilles de créatures marines mortes depuis longtemps, comme les mollusques.

Après l’eau, le sable et le gravier sont les matériaux naturels les plus utilisés dans le monde. Mais une pénurie mondiale imminente a conduit à une forte augmentation de l’extraction clandestine de sable, et même au vol. En Inde notamment, les autorités se battent contre une “mafia du sable” qui approvisionne l’industrie de la construction par le dragage illégal des rives.

Grâce à cette nouvelle méthode de détection, il est possible de faire la distinction entre des échantillons de sable prélevés (légalement) sur neuf sites en bord de mer le long de la côte néerlandaise. Grâce à ces informations comme outil de référence, les chercheurs ont pu déterminer de quelle plage un échantillon de sable donné provenait. De la même manière, la méthode rend donc possible la détection de sable illégalement extrait, selon sa provenance.

Méthode et technique de mesure

La concentration en carbonate varie en fonction de la géologie locale.

Saskia van Ruth, chercheuse à l’Université de Wageningen aux Pays-Bas, et ses collègues, expliquent que cela donne à chaque lot de sable son propre “son” distinctif unique.

Pour déterminer d’où provient un échantillon de sable, les chercheurs le déposent dans un acide qui décompose les produits chimiques carbonatés du sable (provenant des coquilles d’animaux marins) en bulles de dioxyde carbone. À l’aide d’un dispositif d’écoute sensible, ils mesurent ensuite la manière dont ces bulles modifient la façon dont le son se déplace dans le mélange, produisant une fréquence unique.

Les scientifiques ont utilisé une technique appelée Broad Acoustic Dissolution Spectroscopy analysis (BARDS). Elle consiste en un dispositif d’écoute sensible qui détecte les changements de propriétés acoustiques. Les changements chimiques, y compris la décomposition des carbonates en dioxyde de carbone, libèrent des bulles qui augmentent la compressibilité du liquide et ralentissent ainsi le passage du son à travers celui-ci. Après quelques minutes, tout le carbonate est décomposé, la production de gaz ralentit et s’arrête. En réponse, la fréquence du son traversant le liquide revient à la normale. Cela donne à chaque échantillon de sable deux mesures distinctes : la vitesse à laquelle le son change de hauteur, et la mesure dans laquelle il change de hauteur.

Dara Fitzpatrick, chimiste à l’University College Cork, qui a mis au point la technique BARDS, explique que le passage des notes aiguës aux notes graves et inversement, peut être entendu lorsque de nombreux éléments se dissolvent, un phénomène connu par les physiciens sous le nom “d’effet chocolat chaud” ou “effet allassonic”.

Son équipe vend un kit de mesure aux laboratoires pharmaceutiques pour une analyse plus rapide et moins coûteuse des poudres. Il a également été utilisé pour distinguer le sel de table himalayen de haute qualité des contrefaçons de qualité inférieure.

Dans le cas du sable, plus il y a de carbonate pour produire du dioxyde de carbone gazeux, plus le décalage acoustique est important. C’est ce qui permet aux scientifiques d’en localiser la source. Ils peuvent également capter des influences plus subtiles, y compris l’effet des restes de coquilles de formes différentes, en raison des variations d’épaisseur et de vitesse de surface, ou de la lenteur de la libération du gaz.

Lorsque des scientifiques ont écouté des échantillons de sable provenant de plusieurs plages différentes aux Pays-Bas, ils ont constaté que chacun avait une signature unique, ont-ils rapporté dans la revue Applied Acoustics. Les résultats de l’étude pourraient étendre certaines techniques médico-légales et fournir un moyen rapide de déterminer la source d’un sable impliqué.

https://trustmyscience.com//

Des taches après le soleil? C’est peut-être à cause du «champignon de l’été»


L’été, la plage, le soleil tout pour rendre les journées agréables. Cependant, un champion peut infecter la peau : il est connu sous le pityriasis versicolor ou plus simplement : champignon d’été. Heureusement, cette infection n’est pas contagieuse et n’est pas dangereuse, par contre les traitements dépendant de l’infection.

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Des taches après le soleil? C’est peut-être à cause du «champignon de l’été»


Sur une peau bronzée le champignon crée des taches blanches et sur peau claires des taches

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Marion Durand

Sur une peau bronzée le champignon crée des taches blanches et sur peau claires des taches rosées. Pityriasis versicolor ou champignon de l’été. Une infection dont on ne parle pas souvent.

SANTÉ – Si chaque été vous remarquez des petites taches apparaître sur le haut de votre corps (bras–torse–coup–dos), c’est peut-être le signe que vous avez le Pityriasis versicolor, aussi appelé le “champignon de l’été”. Même si le nom peut en effrayer plus d’un, cette mycose bénigne est due à une levure (un champignon unicellulaire) que l’on retrouve dans les couches superficielles de la peau.

Le “champignon de l’été” n’est pas une maladie contagieuse mais une infection,

“On la contracte très facilement, sur toutes les plages du monde”, explique Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue interrogée par Le HuffPost, “que ce soit à la Baule ou à Bangkok”, s’en amuse t-elle.

Ce champignon, beaucoup plus actif l’été que l’hiver prolifère grâce à la transpiration et au PH acide de notre corps, “les champignons et la levure raffolent des milieux acides”, révèle le docteure Oliveres-Ghouti, aussi membre du conseil syndical des dermatologues.

Exemple de Pityriasis versicolor sur peau

DOCTEUR CATHERINE OLIVERES-GHOUTIExemple de Pityriasis versicolor sur peau claire

Pour lutter contre, il faut avoir recours aux antifongiques locaux (médicaments capables de traiter les mycoses…). Souvent présentés sous formes de gel moussant, ces médicaments devront être appliqués sur tout le corps.

Le sulfure de sélénium, à la fois antifongique et antiséborrhéique, peut également être utilisé.

“Je préconise à mes patients d’acheter en pharmacie le Ketoderm” (un antifongique), conseille la dermatologue.

Pour les personnes avec la peau blanche, les taches disparaissent très rapidement, pour celles avec la peau plus foncée, il faudra attendre de bronzer à nouveau par-dessus. 

Le Pityriasis versicolor récidivant

En général les récidives chez le même patient sont fréquentes, jusqu’à 90 % dans les 2 ans après la première infection. Environ 10 %, récidivent sur le long terme,

“Certaines personnes font ça depuis 10-15 ans et dès que les beaux jours arrivent les tâches réapparaissent”, précise la dermatologue

“Dans ces cas là, un traitement plus long est à prévoir”.

Certains médecins prescrivent un traitement d’entretien avec une ou deux applications par semaine pendant plusieurs mois, d’autres préfèrent un traitement préventif qui consiste à reprendre le traitement local avant ou au début de la saison estivale.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Au lieu de tuer les requins, éduquons les êtres humains


Les quelques attaques de requins sont, je crois, plus souvent des gens qui se trouvent dans l’eau pour le plaisir. Tuer des requins pour la protection humaine, alors que c’est leur environnement, me parait exagéré. Les propriétaires de bateau, et croisières vont jeter de la nourriture où il est susceptible d’avoir des humains. Ils sont une des grandes causes de la présence des requins qui deviennent sédentaires. Pourquoi aller à la chasse si la bouffe est tout là ? L’homme à ce côté égoïste de vouloir tout au détriment de la nature.
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Au lieu de tuer les requins, éduquons les êtres humains

Des associations, des personnes lambda et des spécialistent s'insurgent contre cette décision. | skeeze / Pixabay

Des associations, des personnes lambda et des spécialistent s’insurgent contre cette décision. | skeeze / Pixabay

Sylvie Nadin

La province Sud de Nouméa a autorisé l’euthanasie d’une vingtaine de squales pour calmer les craintes de la population après deux attaques successives à quelques jours d’intervalle.

Anthony, un jeune garçon de 10 ans, a été victime d’une attaque de requin bouledogue le 25 mai alors qu’il nageait dans la baie de l’Orphelinat à Nouméa. Grièvement blessé, il a ému la population calédonienne, qui a soutenu sa mère lorsqu’elle a mis une cagnotte en ligne.

Quelques jours plus tard, le 29 mai, dans l’extrême nord de la Nouvelle-Calédonie, une seconde attaque a eu lieu. Un pêcheur est mort.

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, la diffusion de photos et de vidéos de requins vus près de Nouméa ne s’est pas fait attendre. Les plages se sont vidées malgré l’arrivée des vacances scolaires.

Pour remédier à cette hémorragie, la province Sud et la ville de Nouméa ont immédiatement mis en place un programme de lutte contre le risque requin dont la première phase a consisté à en «prélever» une vingtaine afin de les euthanasier. Le plan d’actions dévoilé par la province Sud et la mairie de Nouméa prévoit des mesures à court, moyen et long terme.

«Shark feeding» et sédentarisation

Depuis quelques mois, de nombreux requins bouledogues ont été repérés aux abords de Nouméa, en particulier à Nouville et dans les marinas. La présence de nourriture les ferait sortir des eaux sombres et s’approcher des bords. Le shark feeding, pratique consistant à les nourrir dans le but de les observer, est pourtant strictement interdit en Nouvelle-Calédonie.

La cause de la sédentarisation de ces squales serait liée à d’autres facteurs: les professionnel·les de la pêche –dont les spécialistes de la haute mer accusés de jeter leurs déchets organiques en arrivant vers Nouméa–, les propriétaires de bateaux qui jetteraient leurs déchets dans les zones de mouillages (ports, baies, îlots), les bateaux de croisière et les résidus d’égouts déversés dans les ports, etc., nombre de personnes sont considérées comme responsables même si aucune ne semble prête à assumer.

«Penser qu’il y a une véritable prolifération des requins résulte d’un biais cognitif.» Éric Clua, directeur de recherches au CRIOBE

La province Sud estime que cette «prolifération» de requins bouledogues est à l’origine de l’attaque de l’enfant mais on ne dispose d’aucun chiffre ni d’aucune étude pour étayer cette observation. Ces populations d’animaux marins n’ont pas été estimées.

Éric Clua, directeur de recherche au Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (CRIOBE) et spécialiste des requins, est sceptique: «Ce sont des conjectures liées à de simples observations. Penser qu’il y a une véritable prolifération résulte d’un biais cognitif. Ce n’est pas parce que nous voyons plus de requins qu’il y en a réellement plus. Cela signifie juste que nous les voyons plus facilement qu’avant. Les requins remontent des eaux sombres où ils étaient depuis toujours et où on ne les voyait pas, à cause de ce nourrissage, volontaire et involontaire, qui les attire à la surface, proche des berges.»

Selon ce chercheur qui a vécu de 2002 à 2012 en Nouvelle-Calédonie et qui étudie aujourd’hui les requins en Polynésie française, ces deux attaques violentes, sans connexion mais à seulement quelques jours d’intervalle ont induit un problème de perception.

Non, les requins ne se trompent pas de proies

Éric Clua critique ce type de campagnes punitives dans un article publié par la revue Conservation Letters. Selon lui, les attaques mortelles ne sont pas dues à une densité élevée de squales mais plutôt au comportement singulier de certains spécimens. Rares, ces individus auraient un profil «déviant».

L’éco-anthropologue juge simpliste l’idée selon laquelle le requin attaque l’homme dans un but alimentaire:

«Les requins sont pragmatiques, ils vont avant tout manger ce qu’ils connaissent. Il lui faut beaucoup d’audace pour cibler une proie de la taille d’un homme Cette audace est un facteur plus déterminant que la pénurie alimentaire. Sinon, comment expliquer que certains requins attaquaient déjà l’homme alors même qu’il y avait des poissons à profusion dans les zones affectées aujourd’hui par la surpêche? Ce n’est pas le nombre d’attaques qui a significativement augmenté (sinon légèrement) mais la perception qu’on en a. Par ailleurs, aucun facteur de causalité ne relie le nourrissage avec l’augmentation des attaques.»

«S’ils croquent un doigt, les requins ne confondent pas pour autant un humain avec du thon ou une autre proie habituelle.» Éric Clua, directeur de recherches au CRIOBE

Le seul facteur de causalité établi par deux études australienne et américaine pour expliquer la fréquence de ces agressions est l’augmentation de la fréquentation des plages. La probabilité qu’un requin morde un humain reste inchangée. Les êtres humains, en revanche, vont de plus en plus vers les requins. Plus de gens sur les plages, ce sont aussi plus de gens dans l’eau parmi lesquels certains pratiquent des sports aquatiques qui les rapprochent de nouvelles zones de rencontre potentielle avec les squales.

«Les requins, à cause du feeding, deviennent de moins en moins timides. S’ils croquent un doigt avec l’idée de récupérer à manger ils ne confondent pas pour autant un humain avec du thon ou une autre proie habituelle. Les requins ne se trompent pas. La théorie selon laquelle leurs attaques seraient liées à une erreur de leur part, confondant un surfeur avec une tortue, est désormais mise à mal»,ajoute Éric Clua, qui déplore la pénurie de spécialistes dans ce domaine.

Une décision qui ne plaît pas à tout le monde

Julien Chable, président de l’antenne de Sea Shepherd en Nouvelle-Calédonie, s’interroge à propos de la décision de capturer et d’euthanasier ces vingt requins:

«Sur quelles bases scientifiques repose cette décision? Pourquoi là, pourquoi maintenant, pourquoi en abattre vingt? D’où vient ce chiffre?»

L’association, impliquée dans la conservation et la préservation des milieux et des espèces marines, s’intéresse à la question depuis plusieurs années.

«L’attaque qui a eu lieu à Nouméa est dramatique mais il ne faut pas prendre des décisions hâtives sous le coup de l’émotion. C’est un dossier qui mérite des études, des concertations, un travail de fond.»

Karine Lambert, directrice de l’environnement de la province Sud, justifie cette décision: «Le nombre de vingt n’est pas donné au hasard. La quantité de requins a été estimée sur la grande rade. Aux dires des experts, c’est le nombre suffisant pour faire diminuer la densité de ces requins qui s’installent dans la durée et qui se comportent anormalemnt car ils sont habitués à être nourris dans les ports et à se précipiter vers tout ce qui tombe dans l’eau.»

L’espèce est protégée par le code de l’Environnement de la province mais celui-ci permet aussi la régulation par prélèvement d’un certain nombre de squales sur un périmètre réduit «lorsque des intérêts relatifs à la protection de la vie humaine le justifient» (Article 240-5).

Julien Chable considère malgré tout cette mesure comme inutile.

«Nous savons que ça ne marche pas! En Australie, ils ont abattu de très nombreux requins et pourtant il y a toujours des attaques. Il faut s’intéresser aux retours d’expériences d’autres pays. Jusqu’où irons-nous? Jusqu’à abattre l’ensemble des requins pour qu’il n’y ait plus aucun risque? Ce n’est pas cohérent de prendre cette décision sans avoir demandé au préalable des études à de vrais spécialistes et sans avoir un minimum de données.»

L’opposition à la décision de la province Sud ne se résume pas à l’association. La pétition en ligne a recueilli quasi 10.000 signatures dès le lendemain de sa mise en ligne et dépasse les 21.552 le 3 juillet

Un programme qui ne s’arrête pas au «prélèvement»

La province Sud insiste: le programme ne se résume pas au «prélèvement» mais aussi à une phase de prévention et à une surveillance accrue du feeding –déjà interdit.

«La décision de capturer et d’euthanasier les requins n’a pas été prise à la hâte», se défend Karine Lambert.

D’autres solutions ont été testées auparavant.

«Les essais menés par la province visant à capturer certains individus pour les relâcher de l’autre côté de la barrière corallienne n’ont pas été concluants. Tous les spécimens bagués sont revenus côté lagon», indique un communiqué de presse de la province Sud.

Avant de pouvoir appliquer ces mesures préventives, la province Sud souhaite diminuer le nombre de requins sédentarisés aux abords de Nouméa. La décision a été prise en s’appuyant sur une étude permettant d’estimer la densité de squales dans la zone.

«Nous avons croisé les données de visualisation spatiale et temporelle avec les observations des usagers des ports», explique Karine Lambert.

«Les gens doivent pouvoir nettoyer la coque de leur bateau sans avoir à craindre la présence de requins bouledogue.» Karine Lambert, directrice de l’environnement de la province Sud de Nouméa

La mise en place du programme a été accélérée par l’attaque du jeune Anthony à Nouméa mais la province Sud y réfléchissait déjà depuis plusieurs mois car «normalement, les requins ne restent pas au même endroit».

Leur sédentarisation serait à l’origine de leur comportement «déviant», selon la directrice de l’environnement de la province Sud, qui reprend le terme employé par Éric Clua. «Les requins sont trop nombreux pour rester dans un espace où l’activité humaine est dense, comme dans les baies et les ports. Les gens doivent pouvoir nettoyer la coque de leur bateau sans avoir à craindre leur présence. Nous ne sommes pas allés capturer ces requins au milieu de l’océan mais dans un port, précise-t-elle. Surtout, ce plan va bien au-delà de cette régulation.»

Pour empêcher le feeding, le programme interdit les mouillages forains en baie des Citrons, (Nouméa), l’une des plus fréquentées par les personnes qui se baignent. Un programme de sensibilisation à la réduction des déchets versés dans les eaux portuaires a aussi été mis en place auprès des populations qui font usage des ports.

Ces mesures sont destinées à calmer les craintes de la population locale. Elles pourront éventuellement diminuer la densité de requins sédentaires. Reste qu’une vraie compréhension du comportement de ces espèces et une augmentation des études scientifiques sur ce sujet seraient nécessaires pour appliquer des actions concrètes et pérennes dans les zones où êtres humains et requins cohabitent.


http://www.slate.fr/

Les plages de rêve des îles Cocos sont main­te­nant couvertes par 414 millions de déchets plas­tiques


Sans connaitre ces îles, il est vraiment inadmissible que les déchets jeter en mer se retrouve au fond de l’océan et sur des îles
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Les plages de rêve des îles Cocos sont main­te­nant couvertes par 414 millions de déchets plas­tiques

Crédits : Dustan Wood­house

par  Mathilda Caron

D’après un rapport publié ce 16 mai 2019 dans la revue scien­ti­fique Nature Research, les plages austra­liennes des îles Cocos (Keeling), autre­fois para­di­siaques, sont couvertes d’au moins 414 millions de déchets plas­tiques, rapporte BBC News .

Selon les scien­ti­fiques, 93 % de ces déchets seraient ense­ve­lis sous le sable de ces îles de l’océan Indien.

Ils pensent que la réelle quan­tité de déchets plas­tiques présents sur les plages étudiées serait 26 fois supé­rieure à ceux visi­bles…

« Une de mes plus grandes surprises a été de consta­ter que plus je creu­sais, plus il y avait de déchets enfouis sous le sable », raconte Jenni­fer Lavers, prin­ci­pale auteure de l’étude. « C’est très préoc­cu­pant. »

Pour beau­coup d’Aus­tra­liens, les îles Cocos étaient l’un des derniers « para­dis encore préser­vés ». Mais le monde a sous-estimé la quan­tité de déchets présents le long de leurs côtes. Les millions de tonnes de déchets jetés en mer chaque année se retrouvent sur les plages de sable blanc, celles-ci notam­ment.

Sources : BBC News/Nature Research

https://www.ulyces.co

30 ans après, la trace de l’Exxon Valdez perdure sur la planète


Il y a 30 ans, l’Exxon Valdez, un pétrolier un banc de glace en Alaska. Avec des grands vents, le pétrole s’est répandu très vite et a fait des dommages irréparables à la faune. Malgré les 10 mille bénévoles qui ont travaillé pendant 4 ans et 2 milliards de dollars dépensés. La vie marine a continue à souffrir. C’est une bonne chose qu l’Exxon Valdez revient à la surface lors des discutions pour des projets d’oléoduc dans un territoire que la vie est fragile.
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30 ans après, la trace de l’Exxon Valdez perdure sur la planète

 

Un oiseau couvert de pétrole, après la catastrophe.

Des milliers d’oiseaux ont été mazoutés au cours de la catastrophe. Photo: La Presse canadienne / AP/Jack Smith

 

Alexis Gacon

Le 23 mars 1989, le pétrolier Exxon Valdez quitte le terminal de Valdez en Alaska. À son bord, 180 000 tonnes de pétrole brut. Alors que le commandant John Hazelwood a quitté la passerelle de navigation et laissé les commandes à son lieutenant, le pétrolier se fracasse sur le banc Bligh Reef. Plus de 35 000 tonnes de pétrole brut sont déversées. C’était il y a 30 ans, mais les plages de l’Alaska en subissent encore les effets.

Le jeune lieutenant inexpérimenté n’a jamais réussi à dévier la trajectoire du bateau à temps, et le commis à l’aide aux manœuvres du centre de trafic maritime, assoupi, n’a jamais répondu à ses appels.

Ici le Valdez, vous devriez nous voir sur votre radar… on vient d’échouer Appel du Capitaine John Hazelwood au centre de trafic maritime

Quelques jours après le début du déversement, des vents de 120 km/h ont fini de disperser la nappe de pétrole, pour en faire la plus importante catastrophe pétrolière d’alors, en Amérique du Nord.

Carte animé du déversement de pétrole à Valdez, en Alaska. On voit la marée s'étendre près de la côte.

Évolution de la marée noire d’Exxon Valdez, en mars 1989. Photo : Radio-Canada / Design Ouest

10 000 bénévoles se mobilisèrent pendant quatre étés pour le nettoyage, et la facture grimpa jusqu’à près de deux milliards de dollars.

Le hareng ne s’en est pas relevé

Opération de récupération du pétrole en mer dans le détroit du Prince William, une semaine après le déversement.

Opération de récupération du pétrole en mer dans le détroit du Prince William, une semaine après le déversement. Photo : AFP / CHRIS WILKINS

Mais le coût le plus élevé fut pour la nature. Pour la faune de l’Alaska, les chiffres pèsent lourd : 12,9 millions de harengs, 1,9 million de saumons, 250 000 oiseaux, 2 800 loutres et plus de 300 phoques périrent.

En 2003, des chercheurs écrivent dans la revue Science que les effets du déversement sont plus dévastateurs que prévu. Le pétrole a stagné plus longtemps en « quantité étonnamment importante […] dans des réservoirs souterrains sous des sédiments ».

Les saumons ont particulièrement écopé. Leur mortalité est demeurée accrue quatre ans après la catastrophe. Les chercheurs estiment qu’il a fallu 30 ans pour que les espèces des rivages, telles que les moules, se rétablissent complètement.

Quant aux harengs, Craig Tillery, sous-procureur général de l’Alaska, affirme que leur population n’est jamais revenue au niveau d’avant la catastrophe.

Et si les plages ont l’air propres, il suffit de creuser quelques mètres pour retrouver 50 tonnes de pétrole enfouies dans le sol, entre une couche de gravier poreuse et une autre plus profonde, imperméable.

Le déversement est peut-être un des pires, car le matériau des plages a permis la pénétration du pétrole. Michel Bouffadel, ingénieur environnemental au New Jersey Technology Institute

Le spectre de l’Exxon Valdez hante le projet de l’oléoduc Trans Mountain

L’entreprise a fini par payer pour la catastrophe. En 2008, après une longue bataille juridique, Exxon a dû verser 2,5 milliards à l’état de l’Alaska et aux résidents de la côte sud.

Ce traumatisme a aussi généré des changements dans l’industrie. Désormais, la double coque est obligatoire sur tous les pétroliers, et la navigation électronique est devenue la norme. Les effets sont positifs : le nombre de déversements dans le monde a radicalement diminué depuis 1989, passant de 45 à 6 en 2018.

Mais le fantôme de l’Exxon Valdez rôde encore. Selon Robert Hage, de l’Institut canadien des affaires mondiales, il est toujours évoqué au cours des discussions sur les projets d’oléoduc

« On voit les mêmes débats sur la question de Trans Mountain, on ne peut oublier l’Exxon Valdez », soutient-il.

Après la catastrophe, l’Exxon Valdez a repris la mer. Banni des eaux américaines, il a mis le cap sur l’Europe. Après une flopée d’avaries, il a fini sa course démantelé sur les côtes indiennes par 500 ouvriers, selon la revue Nature.

Avec les informations de Dominique Arnoldi

https://ici.radio-canada.ca/

Sa fille lui donne "des jolis coquillages", il évite le pire: "J’ai de la chance d’être encore en vie"


Ramasser des coquillages est une activité très populaire sur la plage, mais certains endroits, il vaut mieux éviter de les ramasser ou du moins les prendre avec beaucoup de précautions. Un coquillage peut abriter un animal qui pourrait être très dangereux voir mortel.
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Sa fille lui donne « des jolis coquillages », il évite le pire: « J’ai de la chance d’être encore en vie »

 

© getty.

Source: Perth Now, New Zealand Herald

Une journée de détente sur la plage de Quindalup dans le sud-ouest de l’Australie a failli virer au drame pour cette famille originaire de Perth. Sans le savoir, elle a ramené à la maison l’un des animaux les plus toxiques au monde, la pieuvre à anneaux bleus.

Sur la plage fréquentée, coquillages et grand danger… Voilà comment la famille Pix pourrait revisiter le célèbre air entonné par Brigitte Bardot pour partager sa mésaventure.

« J’aurais pu mourir devant mes enfants la veille de Noël », entame Aaron, le père.

La faute à deux « jolis coquillages » ramassés par sa fille de onze ans sur la plage.

« De retour à la maison, j’entame le nettoyage des coquilles. Une petite pieuvre apparaît alors soudainement dans ma main », explique-t-il en précisant qu’à ce moment-là, il n’est pas encore conscient du risque qu’il encourt. « Une autre pieuvre à l’allure identique est posée contre ma jambe. Je lance une recherche sur Google et c’est là que je comprends que nous avons affaire à une espèce venimeuse. » 

« Une morsure peut tuer en trois minutes »

Le venin contenu dans la salive du céphalopode peut provoquer une insuffisance respiratoire et tuer un homme en l’espace de quelques minutes. Le poison empêche l’oxygène de circuler dans l’organisme et paralyse la victime, qui reste consciente.

« Apparemment, la morsure n’est pas douloureuse, vous ne savez probablement même pas que vous êtes mordu. Pourtant, vous êtes mort en trois minutes », reprend Aaron, qui a été admis à l’hôpital par mesure précaution. « Nous avons eu beaucoup de chance, mais l’incident m’inquiète. Combien de personnes font la même chose sans se rendre compte du danger? »

La pieuvre à anneaux bleus a déjà fait deux victimes en Australie.

https://www.7sur7.be/

Les mégots de cigarettes, principale source de déchets marins


Il y a environ plus de 5 milliards de filtres pour cigarettes fabriqués dans le monde fait en acétate de cellulose. Les 2/3 seraient jeté dans la nature. Plusieurs de ces mégots se retrouveront dans des cours d’eau et dans les océans. Fumer est un choix, mais où jeter ses mégots sont la responsabilité des fumeurs
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Les mégots de cigarettes, principale source de déchets marins

 

cigarette mégot plage

 

Crédits : Pixabay / Sulox32

par Brice Louvet

Si les pailles et autres sacs plastiques ont attiré l’attention du public depuis quelques années, d’autres déchets, plus vicieux, participent grandement à la pollution des océans : les mégots de cigarettes. En 32 ans, une ONG en a recueilli plus de 60 millions sur les plages.

La pollution marine est l’un des fléaux les plus importants de la planète, impliquant l’ensemble de la chaîne alimentaire. Si depuis quelques années le viseur est pointé sur les sacs plastiques, et plus récemment sur les pailles, les mégots de cigarettes sont de leurs côté passés inaperçus – du moins au plus grand nombre. L’organisation Ocean Conservancy, qui sponsorise le nettoyage de plages du monde entier chaque année depuis 1986, explique en effet avoir récolté plus de 60 millions de filtres au cours de ces 32 dernières années. C’est un tiers de tous les déchets collectés. Et c’est un gros problème.

La grande majorité des 5 600 milliards de filtres fabriqués dans le monde chaque année sont en effet chargés en acétate de cellulose, une forme de plastique qui peut mettre plusieurs années à se décomposer. On estime aujourd’hui que les deux tiers de ces filtres sont jetés dans la nature. Par le biais des égouts pluviaux, des ruisseaux et autres rivières, beaucoup se retrouvent dans les océans, nuisant à la faune marine. Des micro-plastiques auraient ainsi été décelés chez environ 70 % des oiseaux de mer et 30 % des tortues marines.

En ce sens, de nombreuses personnes tirent la sonnette d’alarme, demandant l’interdiction pure et simple de la fabrication de ces filtres.

« Ils ne présentent aucun avantage pour la santé. Ils ne sont qu’un outil de marketing. Et ils facilitent la consommation de tabac, explique Thomas Novotny, professeur de santé publique à l’Université de San Diego (États-Unis). C’est aussi un contaminant majeur, avec tous ces déchets plastiques. Il me semble évident que nous ne pouvons continuer à autoriser cela ».

Les campagnes anti-tabac et autres rappels de civilités ne portant pas leurs fruits, certains se penchent directement sur la composition de ces filtres, avec pour objectif de les rendre biodégradables. En ce sens, le chimiste Mervyn Witherspoon, par exemple, qui travaillait autrefois pour le plus grand fabricant de filtres en acétate, œuvre actuellement en tant que conseiller technique auprès de Greenbutts. Il s’agit d’une startup basée à San Diego qui tente de développer un filtre composé de chanvre de Manille et de pâte de bois, liés ensemble par un amidon naturel.

Source

https://sciencepost.fr/