Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues


Ce n’est pas la première fois que l’on parle que des femmes consomment le placenta après l’accouchement de leur bébé. En 2017, aux États-Unis, ils avaient émis eux aussi un avertissement. Les femmes mangent le placenta, en transformant généralement en gélule disent que des bienfaits, mais aucune étude n’a vraiment été faite. Cependant, on sait qu’il y a quand même des risques de transmission d’infections et que tant qu’il n’y a pas de protocole, mieux vaut s’abstenir. En tout cas, moi, je ne serais pas du tout intéressé, même en gélule, beurk ! J’aurais eu l’impression d’avoir eu un coté cannibale.
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Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues

L'une des façons les plus courantes de consommer... (PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

L’une des façons les plus courantes de consommer le placenta est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté.

PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

VALÉRIE SIMARD
La Presse

Kim Kardashian l’a ingéré sous forme de capsules. Hillary Duff en a intégré à ses smoothies. Consommer son placenta après l’accouchement est une pratique qui, bien qu’assez peu répandue, suscite l’inquiétude des autorités de santé. Après Santé Canada en novembre dernier, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) publie une directive clinique dans laquelle elle déconseille cette pratique.

Après avoir effectué une revue des données scientifiques disponibles jusqu’à présent sur la consommation de placenta, la SOGC conclut, dans une directive publiée dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada du mois de mai, qu’elle ne peut recommander la placentophagie en raison du « manque de solides données probantes sur les bienfaits » et des effets nuisibles potentiels, soit principalement un risque d’infection chez la mère et sa transmission au nouveau-né par l’allaitement.

Les adeptes de cette pratique prêtent à la consommation du placenta, cet organe qui apporte oxygène et nutriments au foetus, plusieurs bienfaits, dont le rééquilibre du taux de fer et d’hormones, la diminution de la dépression post-partum et l’amélioration de la production de lait. On trouve sur des forums en ligne plusieurs témoignages de femmes qui disent avoir remarqué ces effets. Des sondages réalisés aux États-Unis auprès de femmes ayant consommé leur placenta rapportent aussi ces bienfaits. Leur méthodologie est toutefois critiquée par la SOGC.

« Il y a eu quelques études réalisées sur le sujet, mais qui étaient très mal faites sur le plan méthodologique, donc qui ne permettaient pas de conclure à un bénéfice, souligne la Dre Isabelle Boucoiran, obstétricienne-gynécologue au CHU Sainte-Justine et membre du comité des maladies infectieuses de la SOCG. Par contre, les risques sont clairs. Il y a des risques de transmission d’infection qui peuvent être considérés comme sévères. »

La Dre Boucoiran cite notamment le cas d’un nouveau-né, rapporté aux États-Unis par les Centers for Disease Control and Prevention, qui a été traité pour une infection au streptocoque B, une bactérie qui avait fait l’objet d’un test de dépistage négatif chez la mère pendant la grossesse et qui a été retrouvée dans les capsules de placenta déshydraté consommées par la mère.

Une pratique marginale

Kim Kardashian a consommé son placenta sous forme de gélules.

CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE TWITTER

Bien que la SOGC évoque une tendance à la hausse, au Québec, la placentophagie demeure peu répandue, selon la Dre Boucoiran. Depuis 2017, les hôpitaux sont tenus de remettre le placenta aux parents qui en font la demande, à moins qu’une analyse en laboratoire soit requise.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ne compile pas de données sur le nombre de femmes qui quittent l’hôpital avec leur placenta. Mais une porte-parole du MSSS parle d’une tendance qui semble « marginale ». Précisons que les femmes qui demandent à avoir leur placenta ne souhaitent pas toutes le consommer. Certaines souhaitent l’enterrer sous un arbre, en faire fabriquer une oeuvre d’art ou un baume pour la peau.

L’une des façons les plus courantes de le consommer est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté. La transformation est faite par de petites entreprises, dont certaines ne s’affichent pas officiellement et qui ne font l’objet d’aucun contrôle. En novembre dernier, dans un avis mettant en garde les mères contre ces services, Santé Canada a précisé que ces produits correspondaient à la définition de drogue dans la Loi sur les aliments et les drogues et qu’elle n’avait autorisé aucun produit de santé contenant du placenta humain. C’est toujours le cas aujourd’hui, nous a confirmé un porte-parole de Santé Canada.

Propriétaire de l’entreprise Vie-ta-mine, Mélanie Mayrand offre l’encapsulation de placenta dans la région de Québec depuis 2012. Elle est d’avis qu’il est nécessaire qu’un protocole soit établi pour encadrer les services de transformation placentaire.

« Présentement, ce n’est pas fait de façon uniforme et régulée et ça pose en effet un risque potentiel de transmission d’infection ou de maladies par le sang. »

« Il y a moyen d’offrir ce service de façon sécuritaire, mais je suis d’accord avec eux [la SOGC] que présentement, il n’y a aucune façon pour une maman de s’assurer que la transformation sera faite d’une façon sécuritaire », ajoute-t-elle.

Elle se dit prête à se conformer aux exigences de Santé Canada.

« Donnez-nous les directives. J’ai appelé à quelques reprises et je n’ai pas eu de retour d’appel. De considérer que c’est un médicament, soit, mais dites-nous comment on peut se plier à la loi. »

Mme Mayrand, qui a transformé et consommé son placenta après la naissance de ses deux derniers enfants, affirme avoir vu son sommeil, son humeur et son niveau d’énergie s’améliorer.

« Autour de moi, les bénéfices qui ont été rapportés ont toujours été les mêmes, fait-elle valoir. Ce serait dommage de déposséder les femmes de cette ressource-là », croit-elle.

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Le Saviez-Vous ► Manger le placenta: d’hier à aujourd’hui


Il y a quelque temps, les médias avaient souligné un fait insolite d’un vol de placenta dans un hôpital pour semble-t-il le manger. Cependant, il y a très peu d’adeptes de la placentophagie à notre époque. Dans des temps plus reculés, il y a eu quand même quelques sociétés qui trouvaient des propriétés à utiliser le placenta, mais la majorité préféraient le brûler ou l’enterrer.
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Manger le placenta: d’hier à aujourd’hui

 

    Dans ma dernière revue de presse, je faisais référence à un article du site Scientific American qui abordait une pratique peu répandue : manger le placenta après l’accouchement. On sait en effet que peu de mères occidentales du 21e siècle le consomment après naissance de leur enfant. Qu’en est-il toutefois des mères ailleurs dans le monde ou de celles qui nous ont précédées? La réponse risque malheureusement de décevoir les adeptes de la placentophagie.

    En effet, ce n’est pas d’hier que la placentophagie a mauvaise presse. Déjà dans l’Ancien Testament, on met en garde les Israélites en disant que s’ils ne suivent pas les préceptes de Dieu, ils vivront comme des bêtes, allant jusqu’à pratiquer la placentophagie. Selon les anthropologues, ce passage ferait référence à une ancienne pratique tribale. La famine serait toutefois la principale raison expliquant la placentophagie dans les temps anciens, croient-ils.

    Dans les 300 dernières années, seule une très petite minorité d’humains modernes consomme le placenta humain, révèlent la plupart des études anthropologiques. Dans certaines cultures, on condamne même fortement la placentophagie, ce qui indiquerait qu’elle n’est pratiquée qu’à l’occasion. La majorité des cultures brûle ou enterre le placenta.

    Ainsi, dans une étude réalisée en 1975 sur 296 groupes culturels humains, aucune trace de placentophagie n’a été notée. Dans un autre article passant en revue des rapports ethnologiques concernant 179 sociétés humaines, une seule culture mentionne la placentophagie, mais la pratique rarement.

    Dans quelques cultures, des propriétés magiques ou médicinales peuvent toutefois être associées au placenta. Un fragment du placenta ou du cordon ombilical peut alors être conservé comme un talisman. Voici quelques exemples :

  • Dans la grande Pharmacopée de Li Shih-chen vers 1596, on recommande une mixture de lait humain et de tissus placentaires pour soigner un type d’épuisement caractérisé par de l’anémie, de la faiblesse dans les extrémités et la froideur des organes sexuels associée à l’éjaculation involontaire de sperme. Dans certaines régions de l’Indonésie, le placenta était enterré avec soin et préservé pendant la première année de vie de l’enfant pour l’utiliser en cas de maladie.

  • Dans la campagne polonaise, certains paysans sèchent le placenta et l’utilisent sous forme de poudre comme un médicament.

  • Les Kurtachi des Iles Salomon préservent le placenta dans un pot de chaux qui contient la réserve de chaux en poudre de la mère.

  • En Jamaïque, les membranes placentaires sont utilisées pour prévenir les convulsions chez un enfant irrité par un fantôme.

  • Les Chaga du Tanganyika mettent le placenta dans un réceptacle puis le rangent au grenier. Il est alors moulu en farine pour faire un gruau offert aux femmes âgées de la famille.

  • Dans la tribu des Kol au centre de l’Inde, une femme infertile peut manger du placenta pour retrouver la fertilité, mais cela pourrait porter malheur à la famille à qui appartenait le placenta.

    Pourquoi les humains ne mangent-ils pas le placenta?

    L’absence visible de traditions culturelles associées à la placentophagie dans les rapports ethnographiques soulève des questions sur son absence dans la culture humaine préhistorique, historique et moderne.

    Du point de vue anthropologique, on peut se demander pourquoi les humains ne pratiquent pas la placentophagie. Pourrait-il y avoir des avantages évolutifs à ne pas le faire? Plusieurs hypothèses, dont certaines un peu farfelues, ont été émises par les anthropologues :

    • Puisque le placenta contiendrait des substances analgésiques, le fait que les femmes ne consomment pas le placenta pourrait leur causer une plus grande douleur lors de la naissance et cela les obligerait à aller chercher l’aide des autres membres du groupe auquel elles appartiennent. Ultimement, l’absence de placentophagie pourrait renforcer les liens sociaux au sein du groupe;

    • la consommation de placenta ou de liquide amniotique cru serait nuisible pour l’humain, les différences entre le placenta humain et le placenta des autres espèces augmentant la dangerosité de sa consommation;

    • l’utilisation du feu par les humains a mené à l’évitement de la placentophagie chez notre espèce. Les femmes enceintes qui seraient exposées à la fumée et à la cendre filtreraient en effet ces produits toxiques avec leur placenta. L’accumulation de toxines dans le placenta pourrait donc être problématique si celui-ci est consommé, ce qui aurait mené à l’élimination de ce comportement.

    Quelques chiffres sur la placentophagie aujourd’hui (selon des données de 2013) :

    •    66 % des gens ont entendu parler de la placentophagie.

    •    23,1 % en ont entendu parler dans les médias.

    •    À peine 3% des répondants avaient déjà consommé des tissus placentaires.

    •    Raisons données pour consommer le placenta : 34 % pour améliorer l’humeur, 10 % parce que cela leur a été recommandé par un partisan de la placentophagie, 8 % pour restaurer les hormones, 7 % pour augmenter la lactation et 7 % pour récupérer après l’accouchement.

    Sources:
    Gwendolyn E. Cremers & Kathryn Graff Low.
    Attitudes Toward Placentophagy: A Brief Report. Health Care for Women International, 2013 May 2013.
    Kristal MB.
    Placentophagia: a biobehavioral enigma (or De gustibus non disputandum est). Neurosci Biobehav Rev. 1980 Summer;4(2):141-50.
    Kristal MB, DiPirro JM, Thompson AC.
    Placentophagia in humans and nonhuman mammals: causes and consequences. Ecol Food Nutr. 2012; 51(3):177-97. doi: 10.1080/03670244.2012.661325
    Menges M. [
    Evolutional and biological aspects of placentophagia]. Anthropol Anz. 2007 Mar; 65(1):97-108.)
    Selander J, Cantor A, Young SM, Benyshek DC.
    Human maternal placentophagy: a survey of self-reported motivations and experiences associated with placenta consumption. Ecol Food Nutr. 2013;52(2):93-115.
    Young SM, Benyshek DC, Lienard P.
    The conspicuous absence of placenta consumption in human postpartum females: the fire hypothesis. Ecol Food Nutr. 2012;51(3):198-217. doi: 10.1080/03670244.2012.661349.
    Young SM, Benyshek DC.
    In search of human placentophagy: a cross-cultural survey of human placenta consumption, disposal practices, and cultural beliefs. Ecol Food Nutr. 2010 Nov-Dec;49(6):467-84. doi: 10.1080/03670244.2010.524106.

    Rédigé par Kathleen Couillard

    http://www.mamaneprouvette.com/

    Et votre placenta, vous le voulez comment? Cru ou en gélules?


    Je sais que les animaux mangent leur placenta, mais semble-t-il, que cela évite qu’un prédateur sente qu’il y a des petits sans défense dans les parages, alors que dire, les êtres humains mangent le placenta qu’on dit qu’il a des vertus médicinales. Pour ma part, je trouve cela dégoutant, et même une forme de cannibalisme
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    Et votre placenta, vous le voulez comment? Cru ou en gélules?

     

    Le placenta d'une femme va être déshydraté par la sage-femme Claudia Booker, qui fabrique des gélules à partir de cet ingrédient, le 9 février 2015 à Washington

    Le placenta d’une femme va être déshydraté par la sage-femme Claudia Booker, qui fabrique des gélules à partir de cet ingrédient, le 9 février 2015 à Washington © AFP – Raphaelle Picard

    A première vue, le plat semble peu appétissant. Mais loin d’être rebutées, un nombre croissant de mères américaines – quoique très limité – mangent leur placenta après l’accouchement pour, espèrent-elles, augmenter leur production de lait ou encore réduire le baby blues.

    D’ordinaire, le placenta qui pendant 40 semaines nourrit le foetus, finit dans la poubelle de l’hôpital ou dans des laboratoires, mais la pratique de le manger, appelée la « placentophagie », attire de jeunes mères encouragées par des sages-femmes qui en louent les vertus curatives.

    Le placenta, un amas de tissus spongieux et très vascularisés qui nourrit le futur bébé, via le cordon ombilical, est riche en hormones et nutriments, affirment-elles.

    Catherine raconte ainsi s’être enfermée dans la salle de bain trois heures après son accouchement pour détailler son placenta en gros cubes qu’elle a broyé avec du lait d’amande, du miel et des myrtilles « pour couvrir le goût », avant de congeler le reste.

    D’autres le cuisent au four et préparent des lasagnes, des tacos ou font encore des truffes au chocolat.

    La sage-femme Claudia Booker fabrique des gélules à partir de placenta, le 9 février 2015 à Washington © Raphaelle Picard AFP

    « Cela m’avait paru une bonne idée puisque j’ai tendance à oublier mes vitamines, ce qui n’est pas le cas avec le chocolat! », plaisante Melissa, une mère de trois enfants dans le Maryland (est).

    Mais la majorité le consomme en gélules.

    Pour 270 dollars, Claudia Booker, une sage-femme de 65 ans aux cheveux rasés et aux oreilles tatouées, met en capsule après l’avoir desséché, le placenta de ses patientes qui, quand elle ne peut se déplacer, le déposent sur le pas de sa porte dans une cantine réfrigérée.

    – Odeur de sang chaud –

    Depuis six ans, son idée est d’aider certaines femmes à traverser cette période où, quelques jours après l’accouchement, elles se sentent « comme des machines usées ».

    « Les capsules stimulent la libération de prolactine responsable de la production de lait », affirme Claudia Booker, tout en préparant un placenta dans l’évier de sa cuisine à Washington.

    Elle le nettoie, le presse pour en faire sortir le maximum de sang puis le dispose dans un simple panier vapeur, comme le lui a appris un acupuncteur spécialisé en médecine chinoise.

    Lors de cette période où les mères peuvent ressentir une extrême fatigue, voire une dépression, ces capsules « participent à la stabilisation des niveaux sanguins et hormonaux », ajoute-t-elle alors que sa maison s’emplit d’une forte odeur de sang cuit. « C’est une des pièces du puzzle qui permet de traverser ces montagnes russes de manière plus sereine ».

    Après une heure de cuisson, elle coupe le placenta en tranches qu’elle place dans un déshydrateur alimentaire pendant une nuit. Puis elle moud les bandes desséchées dans un moulin à café et avec la poudre brunâtre obtenue, emplit des dizaines de gélules.

    Ces morceaux déshydratés de placenta vont être transformés en gélules © Raphaelle Picard AFP

    Si la science reconnaît les bienfaits hormonaux et nutritifs du placenta in utero, il n’existe aucune étude scientifique aboutie sur les bienfaits de la placentophagie chez les humains, affirme Daniel Benyshek, un anthropologue de la santé à l’université du Nevada (ouest). De même, aucun chiffre officiel ne circule sur le nombre d’adeptes de cette pratique née dans les années 1970 aux Etats-Unis.

    – Vertus antidouleur –

    Des études du début du XXe siècle, une autre dans les années 1950 ont mis en avant les bénéfices de l’ingestion du placenta sur la production et la qualité du lait maternel mais leurs protocoles n’étaient pas assez rigoureux, fait-il valoir.

    Il souligne également la haute teneur en fer du placenta préparé qui peut s’avérer être une arme importante contre la fatigue et la dépression post-natale.

    De fait, de nombreux témoignages portent aux nues cette pratique, avance-t-il. Selon un sondage qu’il a réalisé en 2013, 98% des 189 femmes interrogées, des Américaines mariées, blanches et éduquées, ont jugé l’expérience « positive ».

    Le psychologue Mark Kristal de l’université de Buffalo (nord-est), explique-t-il, en a également démontré les vertus antidouleur chez la souris, à l’instar de nombreux mammifères qui le consomment juste après la naissance de leurs petits.

    Daniel Benyshek publiera cet été ce qu’il affirme être la première véritable étude scientifique, réalisée auprès de trente femmes.

    Pour son troisième enfant, Laura Ransom, qui habite à Las Vegas, a tenté l’expérience. Elle affirme que les capsules lui ont permis de mener de front un déménagement, un nouveau métier pour son mari et une famille nombreuse.

    « Elles m’ont donné de l’énergie, ont modéré mes sautes d’humeur et une fois finies, j’ai eu des crises de larmes et je suis passée par une dépression ».

    Il est difficile d’en mesurer les bénéfices réels, nuance Melissa: « Mais pour mon deuxième je n’ai pas eu de dépression post-partum, ce qui ne veut pas dire que j’en aurais eue si je n’en avais pas pris ».

     

    http://www.lepoint.fr/

    Manger son placenta reste une pratique courante en Chine


    Non, non et re non, Bon, les animaux mangent le placenta, mais l’être humain même avec des petits oignons ou dans un bouillons,  je n’aurais pas voulu manger le placenta .. Il y a des traditions qui sont franchement difficile a concevoir
    Nuage

     

    Manger son placenta reste une pratique courante en Chine

     

    PHOTO PETER PARKS, AFP

    Bill SAVADOVE
    Agence France-Presse
    SHANGHAI

    Après son accouchement, Wang Lan a ramené chez elle sa petite fille tout juste née, ainsi que son placenta qu’elle envisage de déguster bientôt en soupe, selon une pratique séculaire de la médecine traditionnelle chinoise.

    Les qualités présumées des placentas en tant qu’aliments suscitent beaucoup de débats dans les pays occidentaux, où certains lui attribuent comme vertus de parer au «baby blues», cette dépression passagère postnatale, d’améliorer les montées de lait maternel et de doper l’énergie.

    Mais la placentophagie est une pratique séculaire en Chine, et elle reste relativement courante aujourd’hui. On pense ici que le placenta a des propriétés antivieillissement.

    «Il est en ce moment dans mon réfrigérateur et j’attends l’arrivée de ma mère pour le faire cuire et le manger. Une fois nettoyé, il peut être préparé en soupe, sans qu’il ait cette actuelle odeur de poisson», déclare Mme Wang.

    Elle confie espérer que ce festin l’aidera à se remettre de son accouchement.

    Qin Shihuang, premier empereur d’une Chine unifiée, est réputé avoir vanté, il y a quelque 2.200 ans, les bienfaits pour la santé des placentas. Et pendant la dernière dynastie chinoise, celle des Qing, l’impératrice douairière Cixi en aurait consommé pour rester jeune.

    Un texte médical classique de la dynastie Ming (1368-1644) maintient que le placenta est «très nutritif» et qu’en ingérer régulièrement permet de «prolonger sa longévité».

    La pratique de manger son placenta semble s’être renforcée au cours de la dernière décennie, selon des médias d’État.

    Une maternité de la ville orientale de Nankin a par exemple indiqué qu’environ 10% des parturientes repartaient avec leur placenta après l’accouchement.

    Sur l’internet s’échangent des recettes culinaires. Un site très populaire suggère de préparer le placenta sous forme de soupe, de boulettes, de raviolis ou de le mélanger avec d’autres ingrédients de la médecine traditionnelle chinoise.

    Alors que le commerce des organes humains est interdit depuis 2005 en Chine, des gélules contenant des placentas réduits en poudre sont disponibles dans les pharmacies.

    «Cela tonifie et enrichit le sang», assure ainsi un médecin traditionnel chinois de la pharmacie Lei Yun Shang de Shanghai.

    Marché noir florissant

    «Les ventes sont très bonnes. En gros, chaque fois que nous en recevons, cela s’écoule très rapidement», souligne un vendeur de la boutique.

    Ce ne sont pas seulement les mères qui désirent manger du placenta, mais aussi les pères, voire leurs amis qui peuvent en recevoir en cadeau à la place d’une boîte de chocolat ou d’une bouteille de vin.

    «Ma femme et moi étions toujours à l’hôpital… et ils l’ont mangé», relate un Shanghaïen qui a offert le placenta expulsé par son épouse à des membres de sa famille.

    D’autres ont des réticences, voire une opposition ferme.

    «Je sais que c’est bon pour la santé, mais l’idée de manger de la chair humaine me donne tout simplement la nausée. C’est quelque chose que je ne peux pas faire», confie Grace Jiang, une comptable jeune mère de famille.

    La forte demande a même créé un marché noir florissant, impliquant les hôpitaux, les personnels soignants et même les parturientes, en violation de la loi.

    L’année dernière, les autorités ont lancé une enquête dans un hôpital de la ville méridionale de Canton où les placentas se vendaient 20 yuans (2,5 euros) l’unité.

    Les infirmières «utilisaient l’argent gagné pour acheter leur petit déjeuner», a relaté une source dans l’hôpital au journal local Xin Kuai.

    Dans d’autres régions de la Chine, comme par exemple dans la ville de Jinan (est), les placentas atteignent un prix plus élevé: les vendeurs demandent pas moins de 300 yuans (37 euros- 48 $ CAD) la pièce, la plupart provenant des hôpitaux selon la presse officielle.

    http://www.lapresse.ca