Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues


Ce n’est pas la première fois que l’on parle que des femmes consomment le placenta après l’accouchement de leur bébé. En 2017, aux États-Unis, ils avaient émis eux aussi un avertissement. Les femmes mangent le placenta, en transformant généralement en gélule disent que des bienfaits, mais aucune étude n’a vraiment été faite. Cependant, on sait qu’il y a quand même des risques de transmission d’infections et que tant qu’il n’y a pas de protocole, mieux vaut s’abstenir. En tout cas, moi, je ne serais pas du tout intéressé, même en gélule, beurk ! J’aurais eu l’impression d’avoir eu un coté cannibale.
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Ne consommez pas votre placenta, disent les gynécologues

L'une des façons les plus courantes de consommer... (PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

L’une des façons les plus courantes de consommer le placenta est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté.

PHOTO MEGAN MAY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

VALÉRIE SIMARD
La Presse

Kim Kardashian l’a ingéré sous forme de capsules. Hillary Duff en a intégré à ses smoothies. Consommer son placenta après l’accouchement est une pratique qui, bien qu’assez peu répandue, suscite l’inquiétude des autorités de santé. Après Santé Canada en novembre dernier, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) publie une directive clinique dans laquelle elle déconseille cette pratique.

Après avoir effectué une revue des données scientifiques disponibles jusqu’à présent sur la consommation de placenta, la SOGC conclut, dans une directive publiée dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada du mois de mai, qu’elle ne peut recommander la placentophagie en raison du « manque de solides données probantes sur les bienfaits » et des effets nuisibles potentiels, soit principalement un risque d’infection chez la mère et sa transmission au nouveau-né par l’allaitement.

Les adeptes de cette pratique prêtent à la consommation du placenta, cet organe qui apporte oxygène et nutriments au foetus, plusieurs bienfaits, dont le rééquilibre du taux de fer et d’hormones, la diminution de la dépression post-partum et l’amélioration de la production de lait. On trouve sur des forums en ligne plusieurs témoignages de femmes qui disent avoir remarqué ces effets. Des sondages réalisés aux États-Unis auprès de femmes ayant consommé leur placenta rapportent aussi ces bienfaits. Leur méthodologie est toutefois critiquée par la SOGC.

« Il y a eu quelques études réalisées sur le sujet, mais qui étaient très mal faites sur le plan méthodologique, donc qui ne permettaient pas de conclure à un bénéfice, souligne la Dre Isabelle Boucoiran, obstétricienne-gynécologue au CHU Sainte-Justine et membre du comité des maladies infectieuses de la SOCG. Par contre, les risques sont clairs. Il y a des risques de transmission d’infection qui peuvent être considérés comme sévères. »

La Dre Boucoiran cite notamment le cas d’un nouveau-né, rapporté aux États-Unis par les Centers for Disease Control and Prevention, qui a été traité pour une infection au streptocoque B, une bactérie qui avait fait l’objet d’un test de dépistage négatif chez la mère pendant la grossesse et qui a été retrouvée dans les capsules de placenta déshydraté consommées par la mère.

Une pratique marginale

Kim Kardashian a consommé son placenta sous forme de gélules.

CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE TWITTER

Bien que la SOGC évoque une tendance à la hausse, au Québec, la placentophagie demeure peu répandue, selon la Dre Boucoiran. Depuis 2017, les hôpitaux sont tenus de remettre le placenta aux parents qui en font la demande, à moins qu’une analyse en laboratoire soit requise.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ne compile pas de données sur le nombre de femmes qui quittent l’hôpital avec leur placenta. Mais une porte-parole du MSSS parle d’une tendance qui semble « marginale ». Précisons que les femmes qui demandent à avoir leur placenta ne souhaitent pas toutes le consommer. Certaines souhaitent l’enterrer sous un arbre, en faire fabriquer une oeuvre d’art ou un baume pour la peau.

L’une des façons les plus courantes de le consommer est par l’entremise de gélules, fabriquées à partir de placenta déshydraté. La transformation est faite par de petites entreprises, dont certaines ne s’affichent pas officiellement et qui ne font l’objet d’aucun contrôle. En novembre dernier, dans un avis mettant en garde les mères contre ces services, Santé Canada a précisé que ces produits correspondaient à la définition de drogue dans la Loi sur les aliments et les drogues et qu’elle n’avait autorisé aucun produit de santé contenant du placenta humain. C’est toujours le cas aujourd’hui, nous a confirmé un porte-parole de Santé Canada.

Propriétaire de l’entreprise Vie-ta-mine, Mélanie Mayrand offre l’encapsulation de placenta dans la région de Québec depuis 2012. Elle est d’avis qu’il est nécessaire qu’un protocole soit établi pour encadrer les services de transformation placentaire.

« Présentement, ce n’est pas fait de façon uniforme et régulée et ça pose en effet un risque potentiel de transmission d’infection ou de maladies par le sang. »

« Il y a moyen d’offrir ce service de façon sécuritaire, mais je suis d’accord avec eux [la SOGC] que présentement, il n’y a aucune façon pour une maman de s’assurer que la transformation sera faite d’une façon sécuritaire », ajoute-t-elle.

Elle se dit prête à se conformer aux exigences de Santé Canada.

« Donnez-nous les directives. J’ai appelé à quelques reprises et je n’ai pas eu de retour d’appel. De considérer que c’est un médicament, soit, mais dites-nous comment on peut se plier à la loi. »

Mme Mayrand, qui a transformé et consommé son placenta après la naissance de ses deux derniers enfants, affirme avoir vu son sommeil, son humeur et son niveau d’énergie s’améliorer.

« Autour de moi, les bénéfices qui ont été rapportés ont toujours été les mêmes, fait-elle valoir. Ce serait dommage de déposséder les femmes de cette ressource-là », croit-elle.

https://www.lapresse.ca

Après un cas d’infection, les autorités américaines déclarent qu’il ne faut pas manger son placenta


Manger du placenta humain, j’aurais l’impression de devenir cannibale. Les animaux le font, mais une maman humaine ? Il n’y a pas de preuves scientifiques sur les effets positifs de manger le placenta, et il ne semble pas avoir de norme spécifique pour éviter les bactéries
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Après un cas d’infection, les autorités américaines déclarent qu’il ne faut pas manger son placenta

 

PLACENTA | MATTHEW SHEALES via Flickr CC License by

PLACENTA | MATTHEW SHEALES via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur The Daily Beast

Aux Etats-Unis, un nourrisson a été hospitalisé pour une infection causée par les gélules de placenta ingérée par sa mère.

Selon les blogs d’accouchement naturel et plusieurs célébrités américaines, manger son placenta (en gélule, soupe ou milkshake) est un moyen formidable d’éviter la dépression post-partum et d’augmenter sa production de lait maternel.

Mais un cas d’infection rapportée par les autorités sanitaires américaines pourrait rendre difficile de défendre cette pratique. Dans l’Oregon, un nourrisson a contracté une infection respiratoire et a dû être hospitalisé car les gélules de placenta prises par sa mère étaient contaminées par des bactéries. La mère a transmise ses bactéries au bébé en l’allaitant. Les docteurs lui ont demandé de cesser de prendre les gélules de placenta déshydraté et le nourrisson a été guéri grâce à des antibiotiques.

«Le processus de mise en capsule du placenta n’éradique pas les pathogènes infectieux, donc l’ingestion de capsules de placenta doit être évitée» ont conclu les chercheurs du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

Selon The Daily Beast, ce rapport est probablement l’évaluation officielle la plus critique de la consommation de placenta, depuis que cette pratique est devenue tendance il y a environ dix ans.

Un des problèmes est qu’il n’existe pas de normes officielles en ce qui concerne le traitement du placenta pour consommation. La seule indication est de chauffer les tissus à plus de 54 degrés pour deux heures afin de réduire les bactéries de samonellose.

Plusieurs entreprises proposent des formations pour être certifié en préparation de placenta, mais le secteur n’est absolument pas régulé.

Pour l’instant, aucune étude scientifique n’a montré que la consommation de placenta était bénéfique (ou dangereuse). Une étude publiée l’année dernière avait montré que les gélules de placenta ne donnaient pas plus de fer aux mères qu’un placeo de boeuf.

Une autre étude avait montré un effet anti-douleur de la consommation de placenta, mais seulement lorsque les tissus étaient consommés juste après l’accouchement.

http://www.slate.fr/

Virus Zika: les inquiétudes grandissent


Le virus Zika est encore sous la loupe des scientifiques, car il serait la cause de malformation comme microcéphalie, mais aussi d’autres graves malformations. Le problème est que les personnes infectées n’ont pas nécessairement de symptômes et que même si l’enfant ne semble pas avoir de problème, il se peut qu’en grandissant, il puisse avoir des séquelles. La meilleure chose à faire pour une femme enceinte ou qui prévoit d’avoir un enfant (ainsi que le futur père) de ne pas aller dans les zones à risques
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Virus Zika: les inquiétudes grandissent

 

Selon une nouvelle étude américaine, les femmes qui... (Photo Ueslei Marcelino, archives Reuters)

Selon une nouvelle étude américaine, les femmes qui ne présentent aucun symptôme après avoir contracté le Zika courent elles aussi le risque d’avoir des bébés souffrant de malformations.

PHOTO UESLEI MARCELINO, ARCHIVES REUTERS

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

On savait déjà que le virus Zika pouvait causer des microcéphalies chez les bébés, mais ce genre de complication est-il rare ou courant ? Une première étude menée aux États-Unis sur 442 femmes infectées montre que 6 % de leurs foetus ou de leurs bébés ont présenté des malformations. Quand on examine les femmes infectées pendant le premier trimestre de grossesse, la proportion grimpe à 11 %.

« On parle de malformations extrêmement graves. Alors un risque de 11 % au premier trimestre, c’est très, très élevé », commente Cédric Yansouni, directeur adjoint du Centre des maladies tropicales J.D. MacLean de l’Université McGill.

L’expert explique que ces études qui quantifient les risques du Zika sont très importantes.

« Il est extrêmement difficile de conseiller les femmes sur des aspects comme la continuation de leur grossesse quand on ignore si le risque de malformation est d’un sur deux ou d’un sur dix mille, comme c’était le cas au début de l’épidémie », illustre-t-il.

L’étude américaine a été publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

PAS DE SYMPTÔMES… PAS DE CERTITUDE

L’étude publiée dans le JAMA contient aussi une information cruciale : les femmes qui ne présentent aucun symptôme après avoir contracté le Zika courent exactement le même risque d’avoir des bébés souffrant de malformations que celles qui en présentent. Rappelons que 80 % des gens qui contractent le Zika ne présentent aucun symptôme.

« Du point de vue de la santé publique, ça a des implications importantes. Ça veut dire que les femmes enceintes qui reviennent de pays touchés devraient toutes se faire tester pour le Zika, même si elles n’ont pas de symptômes », souligne Anne Gatignol, chercheuse à l’Institut Lady Davis et professeure au département de médecine de l’Université McGill.

PAS QUE DES MICROCÉPHALIES

On a beaucoup parlé de ces bébés à petite tête nés de mères infectées par le Zika. On constate cependant qu’il ne s’agit pas des seules malformations causées par le virus.

« On s’aperçoit maintenant qu’il y a une multitude d’anomalies qui peuvent être associées à l’infection à virus Zika, que ce soient des calcifications intracrâniennes, des hydrocéphalies, d’autres atteintes au système nerveux central ou même des atteintes auditives et oculaires », dit Guy Boivin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les virus en émergence et la résistance aux antiviraux à l’Université Laval.

L’expert estime que les enfants nés de mères infectées qui ne présentent pas de malformations devront aussi être suivis de près.

« Il n’est pas impossible qu’ils développent des anomalies plus subtiles qui se manifesteront plus tard. On voit ça dans le cas du cytomégalovirus, un autre agent qui cause des microcéphalies », dit-il.

LE VIRUS SE RÉPLIQUE DANS LES FOETUS

Une autre étude publiée cette semaine a montré que le virus du Zika peut se répliquer dans le placenta et dans le cerveau des foetus jusqu’après leur naissance.

« Le problème avec les foetus est que leur système immunitaire n’est pas mature. Le virus peut donc s’y répliquer beaucoup plus longtemps que chez un adulte en bonne santé », explique Guy Boivin, de l’Université Laval.

Les chercheurs soulignent qu’on ne connaît pas encore à quel âge un enfant peut être exposé au virus Zika sans courir de risques importants. Le fait que le système immunitaire des enfants ne soit pas encore pleinement développé et que leur cerveau soit en plein développement pourrait en effet les rendre vulnérables.

D’AUTRES SURPRISES

Cédric Yansouni, du Centre des maladies tropicales J.D. MacLean de l’Université McGill, rappelle que la science en est encore à l’étape de documenter et de tenter de comprendre les effets que peut avoir le virus Zika sur l’être humain.

« On ne connaît pas tout et il faut s’attendre à d’autres surprises, estime-t-il. La dernière fois qu’on a vu l’émergence d’un pathogène qui cause des malformations congénitales, c’était il y a 60 ans avec la rubéole. Il y a longtemps qu’on n’a pas fait face à ça, comme espèce, et c’est un casse-tête extraordinaire. »

LA FLORIDE À ÉVITER

Aux États-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont identifié des zones de transmission du virus dans le sud de la Floride, notamment dans la ville de Miami et à Miami Beach. L’Agence de santé publique du Canada recommande aux femmes enceintes ou à celles qui veulent le devenir d’éviter ces zones, et de différer tout voyage dans le reste de la Floride.

CONSEILS AUX VOYAGEURS

L’Agence de la santé publique du Canada donne les recommandations suivantes aux voyageurs :

Les femmes enceintes et celles qui envisagent de le devenir devraient éviter tout voyage dans les régions touchées, dont plusieurs régions de la Floride.

Les femmes qui reviennent d’une zone touchée devraient attendre au moins deux mois avant d’essayer de concevoir.

Les hommes qui reviennent d’une région touchée devraient utiliser des préservatifs pour une période de six mois après leur retour et éviter de concevoir pendant ce temps.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Manger le placenta: d’hier à aujourd’hui


Il y a quelque temps, les médias avaient souligné un fait insolite d’un vol de placenta dans un hôpital pour semble-t-il le manger. Cependant, il y a très peu d’adeptes de la placentophagie à notre époque. Dans des temps plus reculés, il y a eu quand même quelques sociétés qui trouvaient des propriétés à utiliser le placenta, mais la majorité préféraient le brûler ou l’enterrer.
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Manger le placenta: d’hier à aujourd’hui

 

    Dans ma dernière revue de presse, je faisais référence à un article du site Scientific American qui abordait une pratique peu répandue : manger le placenta après l’accouchement. On sait en effet que peu de mères occidentales du 21e siècle le consomment après naissance de leur enfant. Qu’en est-il toutefois des mères ailleurs dans le monde ou de celles qui nous ont précédées? La réponse risque malheureusement de décevoir les adeptes de la placentophagie.

    En effet, ce n’est pas d’hier que la placentophagie a mauvaise presse. Déjà dans l’Ancien Testament, on met en garde les Israélites en disant que s’ils ne suivent pas les préceptes de Dieu, ils vivront comme des bêtes, allant jusqu’à pratiquer la placentophagie. Selon les anthropologues, ce passage ferait référence à une ancienne pratique tribale. La famine serait toutefois la principale raison expliquant la placentophagie dans les temps anciens, croient-ils.

    Dans les 300 dernières années, seule une très petite minorité d’humains modernes consomme le placenta humain, révèlent la plupart des études anthropologiques. Dans certaines cultures, on condamne même fortement la placentophagie, ce qui indiquerait qu’elle n’est pratiquée qu’à l’occasion. La majorité des cultures brûle ou enterre le placenta.

    Ainsi, dans une étude réalisée en 1975 sur 296 groupes culturels humains, aucune trace de placentophagie n’a été notée. Dans un autre article passant en revue des rapports ethnologiques concernant 179 sociétés humaines, une seule culture mentionne la placentophagie, mais la pratique rarement.

    Dans quelques cultures, des propriétés magiques ou médicinales peuvent toutefois être associées au placenta. Un fragment du placenta ou du cordon ombilical peut alors être conservé comme un talisman. Voici quelques exemples :

  • Dans la grande Pharmacopée de Li Shih-chen vers 1596, on recommande une mixture de lait humain et de tissus placentaires pour soigner un type d’épuisement caractérisé par de l’anémie, de la faiblesse dans les extrémités et la froideur des organes sexuels associée à l’éjaculation involontaire de sperme. Dans certaines régions de l’Indonésie, le placenta était enterré avec soin et préservé pendant la première année de vie de l’enfant pour l’utiliser en cas de maladie.

  • Dans la campagne polonaise, certains paysans sèchent le placenta et l’utilisent sous forme de poudre comme un médicament.

  • Les Kurtachi des Iles Salomon préservent le placenta dans un pot de chaux qui contient la réserve de chaux en poudre de la mère.

  • En Jamaïque, les membranes placentaires sont utilisées pour prévenir les convulsions chez un enfant irrité par un fantôme.

  • Les Chaga du Tanganyika mettent le placenta dans un réceptacle puis le rangent au grenier. Il est alors moulu en farine pour faire un gruau offert aux femmes âgées de la famille.

  • Dans la tribu des Kol au centre de l’Inde, une femme infertile peut manger du placenta pour retrouver la fertilité, mais cela pourrait porter malheur à la famille à qui appartenait le placenta.

    Pourquoi les humains ne mangent-ils pas le placenta?

    L’absence visible de traditions culturelles associées à la placentophagie dans les rapports ethnographiques soulève des questions sur son absence dans la culture humaine préhistorique, historique et moderne.

    Du point de vue anthropologique, on peut se demander pourquoi les humains ne pratiquent pas la placentophagie. Pourrait-il y avoir des avantages évolutifs à ne pas le faire? Plusieurs hypothèses, dont certaines un peu farfelues, ont été émises par les anthropologues :

    • Puisque le placenta contiendrait des substances analgésiques, le fait que les femmes ne consomment pas le placenta pourrait leur causer une plus grande douleur lors de la naissance et cela les obligerait à aller chercher l’aide des autres membres du groupe auquel elles appartiennent. Ultimement, l’absence de placentophagie pourrait renforcer les liens sociaux au sein du groupe;

    • la consommation de placenta ou de liquide amniotique cru serait nuisible pour l’humain, les différences entre le placenta humain et le placenta des autres espèces augmentant la dangerosité de sa consommation;

    • l’utilisation du feu par les humains a mené à l’évitement de la placentophagie chez notre espèce. Les femmes enceintes qui seraient exposées à la fumée et à la cendre filtreraient en effet ces produits toxiques avec leur placenta. L’accumulation de toxines dans le placenta pourrait donc être problématique si celui-ci est consommé, ce qui aurait mené à l’élimination de ce comportement.

    Quelques chiffres sur la placentophagie aujourd’hui (selon des données de 2013) :

    •    66 % des gens ont entendu parler de la placentophagie.

    •    23,1 % en ont entendu parler dans les médias.

    •    À peine 3% des répondants avaient déjà consommé des tissus placentaires.

    •    Raisons données pour consommer le placenta : 34 % pour améliorer l’humeur, 10 % parce que cela leur a été recommandé par un partisan de la placentophagie, 8 % pour restaurer les hormones, 7 % pour augmenter la lactation et 7 % pour récupérer après l’accouchement.

    Sources:
    Gwendolyn E. Cremers & Kathryn Graff Low.
    Attitudes Toward Placentophagy: A Brief Report. Health Care for Women International, 2013 May 2013.
    Kristal MB.
    Placentophagia: a biobehavioral enigma (or De gustibus non disputandum est). Neurosci Biobehav Rev. 1980 Summer;4(2):141-50.
    Kristal MB, DiPirro JM, Thompson AC.
    Placentophagia in humans and nonhuman mammals: causes and consequences. Ecol Food Nutr. 2012; 51(3):177-97. doi: 10.1080/03670244.2012.661325
    Menges M. [
    Evolutional and biological aspects of placentophagia]. Anthropol Anz. 2007 Mar; 65(1):97-108.)
    Selander J, Cantor A, Young SM, Benyshek DC.
    Human maternal placentophagy: a survey of self-reported motivations and experiences associated with placenta consumption. Ecol Food Nutr. 2013;52(2):93-115.
    Young SM, Benyshek DC, Lienard P.
    The conspicuous absence of placenta consumption in human postpartum females: the fire hypothesis. Ecol Food Nutr. 2012;51(3):198-217. doi: 10.1080/03670244.2012.661349.
    Young SM, Benyshek DC.
    In search of human placentophagy: a cross-cultural survey of human placenta consumption, disposal practices, and cultural beliefs. Ecol Food Nutr. 2010 Nov-Dec;49(6):467-84. doi: 10.1080/03670244.2010.524106.

    Rédigé par Kathleen Couillard

    http://www.mamaneprouvette.com/

    Et votre placenta, vous le voulez comment? Cru ou en gélules?


    Je sais que les animaux mangent leur placenta, mais semble-t-il, que cela évite qu’un prédateur sente qu’il y a des petits sans défense dans les parages, alors que dire, les êtres humains mangent le placenta qu’on dit qu’il a des vertus médicinales. Pour ma part, je trouve cela dégoutant, et même une forme de cannibalisme
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    Et votre placenta, vous le voulez comment? Cru ou en gélules?

     

    Le placenta d'une femme va être déshydraté par la sage-femme Claudia Booker, qui fabrique des gélules à partir de cet ingrédient, le 9 février 2015 à Washington

    Le placenta d’une femme va être déshydraté par la sage-femme Claudia Booker, qui fabrique des gélules à partir de cet ingrédient, le 9 février 2015 à Washington © AFP – Raphaelle Picard

    A première vue, le plat semble peu appétissant. Mais loin d’être rebutées, un nombre croissant de mères américaines – quoique très limité – mangent leur placenta après l’accouchement pour, espèrent-elles, augmenter leur production de lait ou encore réduire le baby blues.

    D’ordinaire, le placenta qui pendant 40 semaines nourrit le foetus, finit dans la poubelle de l’hôpital ou dans des laboratoires, mais la pratique de le manger, appelée la « placentophagie », attire de jeunes mères encouragées par des sages-femmes qui en louent les vertus curatives.

    Le placenta, un amas de tissus spongieux et très vascularisés qui nourrit le futur bébé, via le cordon ombilical, est riche en hormones et nutriments, affirment-elles.

    Catherine raconte ainsi s’être enfermée dans la salle de bain trois heures après son accouchement pour détailler son placenta en gros cubes qu’elle a broyé avec du lait d’amande, du miel et des myrtilles « pour couvrir le goût », avant de congeler le reste.

    D’autres le cuisent au four et préparent des lasagnes, des tacos ou font encore des truffes au chocolat.

    La sage-femme Claudia Booker fabrique des gélules à partir de placenta, le 9 février 2015 à Washington © Raphaelle Picard AFP

    « Cela m’avait paru une bonne idée puisque j’ai tendance à oublier mes vitamines, ce qui n’est pas le cas avec le chocolat! », plaisante Melissa, une mère de trois enfants dans le Maryland (est).

    Mais la majorité le consomme en gélules.

    Pour 270 dollars, Claudia Booker, une sage-femme de 65 ans aux cheveux rasés et aux oreilles tatouées, met en capsule après l’avoir desséché, le placenta de ses patientes qui, quand elle ne peut se déplacer, le déposent sur le pas de sa porte dans une cantine réfrigérée.

    – Odeur de sang chaud –

    Depuis six ans, son idée est d’aider certaines femmes à traverser cette période où, quelques jours après l’accouchement, elles se sentent « comme des machines usées ».

    « Les capsules stimulent la libération de prolactine responsable de la production de lait », affirme Claudia Booker, tout en préparant un placenta dans l’évier de sa cuisine à Washington.

    Elle le nettoie, le presse pour en faire sortir le maximum de sang puis le dispose dans un simple panier vapeur, comme le lui a appris un acupuncteur spécialisé en médecine chinoise.

    Lors de cette période où les mères peuvent ressentir une extrême fatigue, voire une dépression, ces capsules « participent à la stabilisation des niveaux sanguins et hormonaux », ajoute-t-elle alors que sa maison s’emplit d’une forte odeur de sang cuit. « C’est une des pièces du puzzle qui permet de traverser ces montagnes russes de manière plus sereine ».

    Après une heure de cuisson, elle coupe le placenta en tranches qu’elle place dans un déshydrateur alimentaire pendant une nuit. Puis elle moud les bandes desséchées dans un moulin à café et avec la poudre brunâtre obtenue, emplit des dizaines de gélules.

    Ces morceaux déshydratés de placenta vont être transformés en gélules © Raphaelle Picard AFP

    Si la science reconnaît les bienfaits hormonaux et nutritifs du placenta in utero, il n’existe aucune étude scientifique aboutie sur les bienfaits de la placentophagie chez les humains, affirme Daniel Benyshek, un anthropologue de la santé à l’université du Nevada (ouest). De même, aucun chiffre officiel ne circule sur le nombre d’adeptes de cette pratique née dans les années 1970 aux Etats-Unis.

    – Vertus antidouleur –

    Des études du début du XXe siècle, une autre dans les années 1950 ont mis en avant les bénéfices de l’ingestion du placenta sur la production et la qualité du lait maternel mais leurs protocoles n’étaient pas assez rigoureux, fait-il valoir.

    Il souligne également la haute teneur en fer du placenta préparé qui peut s’avérer être une arme importante contre la fatigue et la dépression post-natale.

    De fait, de nombreux témoignages portent aux nues cette pratique, avance-t-il. Selon un sondage qu’il a réalisé en 2013, 98% des 189 femmes interrogées, des Américaines mariées, blanches et éduquées, ont jugé l’expérience « positive ».

    Le psychologue Mark Kristal de l’université de Buffalo (nord-est), explique-t-il, en a également démontré les vertus antidouleur chez la souris, à l’instar de nombreux mammifères qui le consomment juste après la naissance de leurs petits.

    Daniel Benyshek publiera cet été ce qu’il affirme être la première véritable étude scientifique, réalisée auprès de trente femmes.

    Pour son troisième enfant, Laura Ransom, qui habite à Las Vegas, a tenté l’expérience. Elle affirme que les capsules lui ont permis de mener de front un déménagement, un nouveau métier pour son mari et une famille nombreuse.

    « Elles m’ont donné de l’énergie, ont modéré mes sautes d’humeur et une fois finies, j’ai eu des crises de larmes et je suis passée par une dépression ».

    Il est difficile d’en mesurer les bénéfices réels, nuance Melissa: « Mais pour mon deuxième je n’ai pas eu de dépression post-partum, ce qui ne veut pas dire que j’en aurais eue si je n’en avais pas pris ».

     

    http://www.lepoint.fr/

    Californie : Un bébé naît prématurément dans son sac amniotique


    C’est comme voir un bébé dans le ventre transparent de la maman, mais qu’en fait, l’enveloppe qui recouvre le bébé est à l’air ambiant et le bébé dedans.
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    Californie : Un bébé naît prématurément dans son sac amniotique

    (Crédit photo: capture d’écran CBS)

    Chelsea Phillips a eu toute une surprise lorsqu’elle a donné naissance au petit Silas : le bébé se trouvait encore dans son sac amniotique lorsqu’il a été sorti de son ventre.

    Le bébé est né prématurément à 26 semaines grâce à une césarienne au Centre médical Cedars-Sinai, près de Bevery Hills, en Californie.

    Le petit Silas, aujourd’hui âgé de 10 semaines se porte à merveille. Les médecins n’en reviennent toujours pas de l’événement assez rare qui s’est passé lors de l’accouchement.

    «Ça va sembler vraiment cliché, mais nous avons vraiment retenu notre souffle», a confié William Binder, néonatalogue dans cet hôpital californien.

    «C’est vraiment un moment qui va rester dans ma mémoire pour toujours», a ajouté le médecin.

    C’est lui qui a capturé la scène avec son cellulaire grâce à plusieurs photos.

    Avant que les médecins percent le sac amniotique, le bébé était toujours alimenté en oxygène grâce au placenta.

    «Tout cela s’est comme passé au ralenti dans ma tête. Ça a probablement duré une dizaine de secondes, le temps qu’on réalise ce qui se passait et qu’on se décide à sortir le bébé du sac pour qu’il puisse commencer à respirer», a expliqué William Binder.

    La mère du petit n’a pas tout de suite réalisé tout l’engouement qu’avait suscité son accouchement au sein du personnel de l’hôpital. Ce n’est que lorsqu’elle a vu les photos qu’elle a compris la rareté de l’événement.

    «C’était comme une mince pellicule, on pouvait vraiment voir sa tête et ses cheveux. C’était vraiment spécial à voir», a dit Chelsea Phillips.

    Le bébé, bien que né à seulement 26 semaines, se porte bien et devrait pouvoir quitter le centre hospitalier d’ici les prochaines semaines.

    http://tvanouvelles.ca/

    Des bactéries pourraient jouer un rôle dans les naissances prématurées


    Il y a tout un monde dans le corps humain : des trillions de bactéries provenant de quelque 10 000 espèces. Chez la femme enceinte cela pourrait dépendant des bactéries présentes, faire la différence entre mettre à terme une grossesse, ou un bébé prématuré
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    Des bactéries pourraient jouer un rôle dans les naissances prématurées

     

    Certains microbes permettent de métaboliser les nutriants, pendant... (PHOTO ARCHIVES AP)

    Certains microbes permettent de métaboliser les nutriants, pendant que d’autres luttent contre les parasites ou encore freinent les contractions prématurées.

    PHOTO ARCHIVES AP

    Lauran Neergaard
    Associated Press
    WASHINGTON

    Non seulement les bactéries colonisent-elles le placenta des femmes enceintes en santé, mais elles pourraient même jouer un rôle dans les naissances prématurées, démontre une nouvelle étude rendue publique mercredi.

    On croyait jusqu’à présent que le placenta était un environnement stérile, même si des études antérieures ont démontré que l’humain cohabite avec des trillions de bactéries provenant de quelque 10 000 espèces.

    Des chercheurs de l’université Baylor et de l’Hôpital pour enfants du Texas ont analysé 320 placentas donnés à l’aide d’une technologie qui permet de retracer l’identité génétique des bactéries.

    Ils ont découvert que le placenta contient de faibles niveaux de bactéries, dont celles de la souche E. coli qui colonise l’intestin de la plupart des gens en santé.

    Les chercheurs ont aussi été surpris de constater que la flore microbiale du placenta s’apparente le plus étroitement à celle retrouvée dans la bouche. Ils croient que les microbes se glissent possiblement dans la circulation sanguine de la mère, depuis la bouche, pour rejoindre le placenta.

    Certains microbes permettent de métaboliser les nutriants, pendant que d’autres luttent contre les parasites ou encore freinent les contractions prématurées. Les chercheurs ont ainsi décelé, dans 89 placentas donnés après une naissance prématurée, des taux nettement plus faibles des bactéries qui semblent bénéfiques.

    Les chercheurs prévoient maintenant analyser cet aspect en étudiant les microbes retrouvés dans la bouche et le placenta de plus de 500 femmes enceintes et à risque d’une naissance prématurée.

    Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal Science Translational Medicine.

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