Plus de 300 000 objets trouvés sur le site de l’ancien Parlement du Canada-Uni


Pour les férus d’histoire, ce sera sûrement une visite hautement intéressante de l’histoire du Canada. Le Parlement Canadien n’a pas toujours été à Ottawa, il fut avant cela érigé dans le Vieux-Montréal. Après un feu, ils ont tout laissé comme tels et aujourd’hui, des artefacts ont été mis à jour sur l’ancien parlement
Nuage

 

Plus de 300 000 objets trouvés sur le site de l’ancien Parlement du Canada-Uni

 

Par Romain Schué
Métro

Les fouilles archéologiques menées depuis début juillet sur le site de l’ancien Parlement du Canada-Uni, sur la place d’Youville ouest, ont permis de trouver plus de 300 000 artefacts.

Savonniers, pots à crème, bouteilles de parfum, brosses à dent, rasoirs, vaisselles de table, ustensiles ou encore des services de thé d’inspiration anglaise, des écrits d’époque et des sceaux officiels ont été sortis de terre au cours des dernières semaines, sous l’impulsion du musée Pointe-à-Caillère.

Depuis le début de l’été, le musée montréalais s’est penché sur ce site historique qui a accueilli le Parlement fédéral de 1844 à 1849 dans le Vieux-Montréal, avant qu’un incendie n’entraîne sa relocalisation à Ottawa en 1866. Un stationnement de la Ville de Montréal avait ensuite couvert ce lieu.

«Ce site a gardé toute son authenticité et rien n’a été brisé depuis l’incendie, a souligné la directrice générale de Pointe-à-Callière, Francine Lelièvre, avant de rappeler l’importance de ce «site monumental» qui s’étend sur 110 mètres de long et 12 mètres de large. Durant cette période [où le Parlement s’est trouvé à Montréal], la population a augmenté de 10%. Des hôtels et des restaurants ont été créés. Il y a eu un développement économique.»

25 000

Près de 25 000 personnes ont assisté cet été aux visites de ce site historique proposées par le musée Pointe-à-Caillère.

«On a trouvé des objets brûlés et calcinés, mais aussi des objets assez rares et raffinés, a précisé Louise Pothier, archéologue en chef de Pointe-à-Callière. Les députés avaient même un espace pour faire leur toilette et se rafraîchir.»

Alors que ces fouilles, ouvertes au public cet été, devraient s’achever courant novembre, Pointe-à-Caillères compte organiser dans les prochains mois un circuit de visite.

«On commence maintenant le travail de recherche et, de fil en aiguille, on va préparer un projet de mise en valeur, a expliqué Louise Pothier. On veut permettre à toute la population d’être en contact avec les personnages du passé.»

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